Page 8

08

ÉCHOS SPÉCIAL PLAYOFFS NBA

LA STORY

Par Pascal GIBERNÉ, à New York

LA PHOTO

Barry Gossage/NBAE via Getty Images

PAXSON VS DEL NEGRO, COMBAT DE COQS

Comme le dit la publicité américaine pour la bière du même nom, « It’s Miller time ». Pour les Blazers, vainqueur du match 1 à Phoenix, ça a été « Miller timer ». Ce brave Andre en a collés 31 aux Suns. Amaré Stoudemire a été trop court pour l’arrêter près du cercle. Gary Dineen/NBAE via Getty Images

AÏE !

DIDIER MBENGA PROTÉGÉ

• C’est avec des lunettes de protections que le pivot remplaçant des Lakers va devoir jouer jusqu’à la fin des playoffs. Après avoir pris un doigt dans l’œil samedi à l’entraînement, le pivot congolais a dû être opéré d’urgence car il souffrait d’une déchirure à la rétine. « J’ai essayé de me lever et de marcher vers les vestiaires », raconte Mbenga. « Mais j’avais un problème d’équilibre. » L’athlétique intérieur angelino n’a pas été en mesure de regarder le match à la télévision, suivant les ordres de son chirurgien, et a dû se faire raconter le match par son assistant.

| En juin 2008, au temps du bonheur entre Del Negro (à gauche) et Paxson (à droite).

C

’est plongé dans une curieuse affaire entre John Paxson (vice-président des Bulls) et Vinny Del Negro (son coach) que les Bulls disputent leur premier tour de playoffs contre les Cleveland Cavaliers. Le 30 mars dernier, à l’issue de la défaite contre Phoenix, le ton monte entre les deux hommes au sujet de la gestion des minutes de Joakim Noah, qui souffre d’une aponévrosite plantaire. D’après certains témoins, John Paxson se serait dirigé en direction de Vinny Del Negro et lui aurait planté son index dans la poitrine à deux reprises tout en tenant sa cravate d’un air menaçant. Les deux hommes, dit-on, auraient été à la limite d’en venir aux mains. L’histoire a été révélée par Adrian Wojnarowski du site Yahoo.sports et était sur toutes les lèvres la semaine dernière. « Une chose est claire », a commenté l’ancien coach des Mavericks Avery Johnson, « Del Negro ne sera plus coach des Bulls l’an prochain, et c’est dommage car il avait fait un excellent travail vu les circonstances, avec le départ de Ben Gordon à l’intersaison. Mais à cause de cette bagarre, aucun entraîneur ne va vouloir aller là bas. La confrontation physique n’est jamais la solution dans ce genre d’histoire. » L’affaire a été un peu oubliée à l’issue du Game 1 et la direction des Bulls aurait ouvert une enquête. Il ne doit pas être évident pour le reste de l’équipe de se concentrer dans des moments pareils tout en sachant pertinemment que Del Negro ne sera plus là l’an prochain. ■

LE RETOUR

KIDD LE SHOOTEUR ?

TRASH TALKING

LA PHRASE CLASSE

Jonathan Daniel/Getty Images

• Le pivot tricolore a attiré l’attention des médias en accusant Garnett d’être un « sale joueur », puis en qualifiant la ville de Cleveland d’ennuyeuse. Au lendemain de la défaite des Bulls lors du Game 1 contre Cleveland, Joakim Noah s’est exprimé sur les coudes saillants du « Big Ticket ». « C’est un sale joueur. C’est une chose d’être intense, cela en est une autre d’être dangereux et d’essayer de faire mal. Il m’a mis un coup de coude dernièrement et cela me fait encore souffrir. » Puis Noah s’est répandu sur les qualités touristiques de Cleveland. « Il n’y a rien à faire ici, si ce n’est rester dans sa chambre d’hôtel », a confié l’intérieur des Bulls à la presse locale. « C’est nul. » Puis à l’issue de la défaite de Chicago dans le Game 2, après avoir été une nouvelle fois interrogé sur l’intérêt de la métropole de l’Ohio, le New-yorkais n’a pas changé son discours. « Je n’aime pas du tout. Vous aimez vous ? Vous pensez que Cleveland est cool ? Je n’ai jamais entendu quelqu’un dire : je vais à Cleveland pour les vacances. »

Glenn James/NBAE via Getty Images

NOAH N’AIME NI CLEVELAND, NI GARNETT

Joakim Noah ne peut pas s’empêcher de l’ouvrir !

« Le système de jeu du Jazz est l’un des meilleurs en NBA. Il n’a pas la reconnaissance qu’il mérite. » Chauncey Billups (Denver)

Depuis son arrivée aux Mavericks, Jason Kidd semblait avoir oublié les joies du scoring. Dans une équipe à la puissance de feu non négligeable, le meneur de Dallas a décidé de se mettre au service de ses coéquipiers. Son anémie offensive a commencé à inquiéter le staff des Mavs qui a été jusqu’à le supplier de shooter. « Tout le monde lui en parlait, enfin surtout moi », avoue le propriétaire Mark Cuban. « Et il a fini par réaliser que s’il marquait, cela rendait la vie meilleure pour tout le monde. » Depuis le All-Star break, Kidd tourne à plus de 12,1 points de moyenne et a même aligné sept matches à plus de 15 points. « Ason » est redevenu Jason (Ason = Jason sans le J de « jumper », c’est-à-dire « tir en suspension »). « Depuis le début de ma carrière, les scouting reports me décrivent comme un type n’ayant pas de tir. » Kidd se fait donc désormais un plaisir de crucifier les défenses le laissant ouvert à trois-points. Contre San Antonio lors du Game 1, il a inscrit trois tirs à trois-points en six tentatives, pour finir avec 12 points et 11 passes (et 8 rbds). Ça n’est pas parce qu’il ne shoote pas beaucoup qu’il ne peut pas shooter, ce bon Jason Kidd.

LA PHRASE PAS CLASSE « Il ne fait aucune doute que San Antonio va battre Dallas. Je ne vois pas comment les Mavs vont s’en sortir dans ce premier tour, mais admettons qu’ils battent les Spurs, qui peuvent-ils réellement arrêter à l’Ouest ? Personne. » Chris Webber, à l’issue de la première temps Mavs-Spurs.

BasketNews-496  

L'hebdodu baskey

BasketNews-496  

L'hebdodu baskey

Advertisement