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Numéro 5 : mars 2012 Le cri de la mouette

Opinions

Séries & Mode

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Le Rap

Musique

Pubs & Jeux

On s'insurge contre l'article sur le concert dans le Courrier ! ● Jad vous parle des chapeaux, et menace de déambuler nu dans les couloirs... ● Sans oublier... la traditionnelle photo-Camille !

Un double article pour briser les clichés répandus sur la musique Rap. D'une part, la culture dans son ensemble, d'autre, seulement l'aspect musical.

La révolution syrienne : un problème ? ● Le service civique : une manière de repenser le rapport à la nation.

Porgy and Bess : la musique classique côtoie le jazz. ● Club Cheval, le grand dada de Nicolas. ● Et enfin... une courte bédé sur la Chanson du Dimanche !

Suite du récapitulatif des séries peu connues à ne pas rater ! ● La collection de Pete Doherty, les tendances et la FashionWeek de Paris.

Pubs en vrac envoyées par des gens du Lycée. Vous aussi pouvez envoyer les vôtres à lamouetteb@gmail.com ! ● Mots fléchés. ● Sudoku.

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Ajoutez La Mouette Bâillonnée à vos pages

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LE CRI DE LA MOUETTE (1) Édito

Courrier des lecteurs

A la lecture du dernier numéro du Journal du Lycée, je me suis enfin décidée à prendre à mon tour la plume, mais ici plutôt pour m’insurger A ce stade avancé de l’année, La Mouette contre un « article » que j’ai lu. A sa première lecture donc, je m’étonne, Bâillonnée est fière de vous présenter son cherche le ton ironique ou même la plaisanterie. Je relis une deuxième cinquième numéro. Fière surtout de le voir regorger fois, lâche quelques jurons sous le regard interrogateur de mes amis. Je d’opinions variées, de thématiques actuelles, cherche qui est l’auteur de ce fameux article et, finalement, explose de inattendues, qui sont autant de sujets à débat. rire. Pour replacer dans son contexte et expliquer ma quasi hilarité à vous lecteurs, il faut revenir encore une édition en arrière, soit à la 2ème Avec sa nouvelle rubrique où les élèves peuvent édition de ce cher journal, où un téméraire élève pousse un coup de promouvoir leur groupe de musique, leurs gueule contre le manque d’engagement du journal du lycée (la marques, leurs blogs ou site internet, le journal du comparaison avec Le Journal de Mickey nous avait en effet tous lycée progresse toujours au plus près de ses marqués). Cet article qui m’avait fait sourire, et admirer les talents de lecteurs. plume du jeune insurgé, m’avait inspiré une sorte de respect immédiat. Déjà dans la classe on disait « hé t’as lu l’article du mec ? – Ouais il est Une vague d’inquiétude plane cependant au trop bon ! ». Et puis, quelques temps après, arrive le fameux soir du dessus de la mouette. Notre équipe rédactionnelle concert, une ambiance qui commence à se placer, les lumières qui est en effet majoritairement composée d’élèves de s’éteignent. Présentation des artistes, remerciements des organisateurs terminale et de classes préparatoires, dont la et bénévoles, distributions de préservatifs à la volée. Et là rentre en scolarité à Berthelot s’achèvera en juin pour la scène, enfin, le premier artiste, un slammeur, présenté sous un nom de plupart. Nous avons donc besoin d’élèves scène. Déjà mon cerveau entre en ébullition, et fait le rapprochement actuellement en première et en seconde pour avec l’auteur de l’article. Je chuchote ravie à mes quelques amis « C’est assurer la relève de ce journal. Vous êtes l’insurgé du Journal ! », exaltée de pouvoir entendre les compositions de intéressés par les médias et la presse ? Comme ce gars si prometteur. Première compo, désappointement. Arrive ensuite nous, vous considérez un journal comme un son deuxième morceau, et là grosse déception. N’ayant retenue qu’une espace d’expression essentiel dans un sorte de morale me disant que je réussirai mieux ma vie en ouvrant un établissement, comme une voix qui ne saurait se kébab qu’en faisant une prépa littéraire, je me suis contentée d’attendre taire ? Nous avons besoin de vous, et serions ravis les artistes suivants. J’ai passé une soirée formidable, et ai apprécié tous de vous rencontrer. ces musiciens qui ont eu le courage de performer devant toute une masse d’élèves vautours prêts à les descendre dans le prochain numéro Merci pour votre soutien, et bonne lecture ! de La Mouette Bâillonnée. Ce qui n’a pas manqué évidemment. Mes éclats de rire sont donc allés à la suffisance d’un des auteurs qui se voit Camille Clément. acclamé par son comparse, et mon étonnement aux mots si durs et si blessants. En effet, je trouve les critiques formulées vraiment très, voire trop dures. Je salue toutes les performances de tous les artistes de la soirée, car ils nous ont produit de la qualité et ont eu un courage énorme en jouant devant tant de personnes. Parce que jouer sur scène, c’est aussi révéler une part de soi et laisser aux autres l’opportunité de nous juger, tout comme écrire dans un journal d’ailleurs. Mais je pense que notre auteur l’a bien compris, d’où mon ébahissement devant les propos de cette personne qui s’est elle-même produite sur scène. Je n’ai pas trouvé les critiques de cet article constructives mais méchantes, tout simplement. Entre l’adoration perpétuelle proférée envers les membres du CVL et les critiques cassantes et arrogantes, cet article a au moins le mérite de bien faire rire. Inès Razgallah.

Réponse de la LMB Team Bonjour Inès, Tout d’abord, je reconnais que nous avons été durs et cassants envers les artistes, bien que nous ayons essayé de mettre deux points de vue face à face, un personnage plutôt gentil et un autre exagérément méchant. C’était cela la logique, confronter deux avis contradictoires pour construire un dialogue qui permettrait à chacun de trouver sa propre opinion, en se disant que l’un jetait trop de fleurs ou que l’autre était trop sévère. Nous voulions que cet article suscite des réactions, voire des indignations de la part des lecteurs et, en regardant ton courrier, je pense que nous avons en partie réussi. Cet article a donc été écrit au second degré et avait pour but de faire sourire plutôt que de froisser les artistes. Après je suis conscient que certaines critiques ont pu blesser des personnes et que nous aurions dû arrondir les angles pour éviter cela. C’est pour ça que je pense que tu fais bien de le souligner car beaucoup ont dû prendre cet article au premier degré, ce qui est normal. Donc sur ce point je pense qu’Antoine et moi sommes d’accord pour nous excuser. Romain Talamoni.

La Mouette Bâillonnée, c'est : - Iannis Barron (rédacteur en chef, séries) - Camille Clément (chef de publication, expression/photo) - Lucille Aschehoug (bannière, bédé musique, logo) - Inès Razgallah (courrier des lecteurs) - Gabriel Lepetit (correction, expression/texte, musique) - Romain Talamoni (article rap) - Nicolas De Grandi (musique) - Louise Jault (mode) - Jad Seif (expression/texte, opinions) - Antoine David (correction, mise en page, ndlr, article rap)


LE CRI DE LA MOUETTE (2) Commentaire photo « Enfance » Lisbonne, avril 2011. Crédit Photo : Camille Clément.

Lisbonne. Une ville de pavés, de détours, d’ombres mouvantes sur les façades usées. Cette fillette attire mon regard, accroupie là, entre deux murs qui, chargés de linges, semblent se refermer sur elle. L’inconfort et le sérieux de sa posture en font un personnage insolite au beau milieu d’une rue déserte. Elle y trône en reine, et semble indélogeable. J’observe l’enfant. Je l’admire et la jalouse. J’envie son innocence, ou plutôt sa capacité à s’abstraire de tout ce qui l’entoure, captivée ici par un livre, demain par une poupée, ce soir par un insecte évoluant sur une vitre. Elle se saisit de tout ce qui l’amuse dans un monde où elle règne, se l’approprie en un jeu, et le délaisse au gré de ses envies. Rien ne saura la perturber, ni la chaleur qui a vidé les rues environnantes, et certainement pas l’odieuse touriste qui la mitraille. Cette petite est ma représentation de l’enfance, au pied de marches dont on ne voit pas l’issue.

Du couvre chef Je lisais l’autre jour l’extrait du règlement intérieur du lycée. Il était accroché à la vitre de la Vie Scolaire du secondaire. Il paraît, c’est ce que m’apprenait l’extrait, qu’avoir la tête nue fait partie des règles de civilité. Je me suis permis de rire, je l’avoue, et vous excuserez mon mépris : je ne voyais pas le rapport entre civilité et port d’un couvre-chef. M. Sumeplin aux oreilles de qui mon rire éclata vint m’expliquer la chose : « Vous osez vous rire, jeune homme, du respect qui doit nous tenir les uns les autres ? Le port du couvre-chef est une insulte envers chacun d’entre nous ! Porter un couvre-chef dans un établissement scolaire, quel être respectable en aurait l’idée ? Vous présenter à nous, nous placés au dessus de vous, je me permets de le dire, nous vos Mentors, cela se dit aussi n’est-ce-pas ?, et même à vos camarades de classe, un couvre-chef vissé sur la tête, en auriez-vous le culot, jeune homme ? Soyez raisonnable, moi-même je ne me permettrais pas d’enfreindre cette règle ! Ah ! votre rire blesse la justice qui doit régir les rapports dans un établissement scolaire. » Je lui devais bien d’avoir plus de lumières sur la question, et j’eus envie de me déshabiller totalement pour lui marquer mon respect profond. Mais j’attendais tout de même certains éclaircissements. Je pris donc la parole : « Je comprends votre attachement au protocole et au respect, et ce n’est pas un quelconque démon qui me faisait hennir : mon cuir chevelu ne me démange pas, porter un couvre chef ne fait pas partie de mes habitudes. Je ne vous contrarierai pas sur ce point. Pourtant, voir quelqu’un avec un couvre-chef ne me contrarie pas. Pour moi, c’est un accessoire de mode qui plait à celui qui le porte, et s’il peut aussi relever d’habitudes religieuses, je ne suis pas assez intolérant pour être choqué. Cela aurait offensé Louis XIV de voir ses sujets la tête couverte, mais les temps ont changé, et la valeur symbolique du couvre-chef n’est plus la même aujourd’hui. » « Ce qui m’étonne beaucoup de votre part, c’est que vous confondiez le légal et le moral. Les lois n’ont pas à nous apprendre à être gentil ou non, à être moral ou non. Or pour vous, le règlement du lycée doit créer de bons sentiments, votre discours le fait sentir. Les lois règlent des rapports extérieurs entre individus. Et ces rapports peuvent être tout à fait hypocrites. Personne n’est parfait, cela est horrible, mais cela est incontestable. On l’oublie aujourd’hui, à force de vouloir entrer dans la vie privée des gens. Les lois n’ont pas à toucher à notre vie privée. Mais le pire avec votre prétendue civilité, c’est qu’au lieu de régler les rapports entre individus, elle ne fait que les détériorer. Vous pensez le contraire, et pourtant, ces lois ont pour effet d’effacer nos particularités et de les rendre étrangères à nous alors qu’un des rôles de l’école est de nous mettre les uns en rapport avec les autres, dans nos différences, et je ne parle pas de morale ici. Je parle de citoyenneté. Mais que voulez-vous, on s’enfonce, on veut tous se ressembler, et ça donne naissance à des lois idiotes. » M. Sumeplin gigotait, gêné. « Voyons, voyons… » disait-il, mais il n’avait plus l’air très convaincu par ce qu’il m’avait dit. Je décidai alors de garder mes vêtements. Jad Seif.


OPINIONS La révolution syrienne : un problème? Nous avons tendance, face à une révolution, comme actuellement la révolution syrienne, à grandir les évènements, à héroïser ses hommes. C’est notre héritage révolutionnaire, notre histoire, l’image qu’on a du passé qui nous poussent à voir les choses de cette manière. Or notre vision du monde fait que nous pensons les choses incorrectement, ceci contre la réalité des choses. Ceux qui déclarent, avec grandeur et éclat, que les Syriens se battent pour la liberté et la démocratie, savent-ils de quoi ils parlent ? Ne rabaissons pas les Syriens, ce que je veux, c’est tenter de penser les choses le plus justement. Quand des hommes se battent en vue de la liberté et de la démocratie, il faut qu’ils aient une définition juste de la liberté et de la démocratie, au risque, en mélangeant et confondant les choses, de se faire manipuler par un homme politique qui leur donnera une liberté qui n’est pas liberté, une démocratie qui n’est pas démocratie. Si je suis contre la révolution syrienne, ce n’est pas parce que je soutiens M. Assad que j’ai toujours méprisé. Mais je ne pense pas que les Syriens soient capables, aujourd’hui, de fonder une démocratie. Le pouvoir en effet s’est si bien chargé de rendre la culture et le savoir impopulaires que les Syriens se sont transformés en ignorants. Certes, l’ignorance n’est pas un crime, mais elle a, cette ignorance, la propriété de faire naître la confusion dans les esprits. Tous les Syriens ne sont pas de purs ignorants ; mais quelle est la place de l’intellectuel dans ce pays ? La culture des Syriens est télévisuelle. Dans tous les foyers où nous étions invités, mes parents et moi, la télévision était constamment allumée. Toutes les classes sociales, d’après ce que j’ai observé, regardent la télévision, avec une préférence pour les clips musicaux et les séries. Et si les programmes de langues non arabes (émissions importées des Etats Unis, films…) sont encore assez souvent sous-titrés, depuis au moins quatre ans, doubler une série en arabe dialectal syrien est de plus en plus courant, si je ne me trompe pas. Ma mère, une fois, parlant de mes goûts pour les grands auteurs tels que Victor Hugo ou Emile Zola, le mari d’une de mes cousines, pourtant haut diplômé, lui demanda : « Ce sont des auteurs de séries télé ? » Que l’on s’en étonne, à l’époque où ma mère étudiait, les Misérables étaient au programme. S'ils ignorent tout de leurs textes politiques et des textes politiques européens et américains sur lesquels ils sont censés pourtant s’appuyer, n’ayant aucun goût pour la culture, et si la seule chose qui pourrait les renseigner est le cinéma américain, qui souvent confond tout et n’en sait pas grand-chose, comment les Syriens pourront-ils fonder une démocratie ? Et imaginons qu’ils soient assez bien inspirés, les Syriens sont-ils assez unis pour que leur démocratie se construisent sur le bien commun ? Ils semblent vivre dans un même pays, et pourtant, ils ne se reconnaissent pas une identité commune. La Syrie est divisée socialement, division entre classes plus forte qu’en France par exemple ; elle est divisée aussi au niveau de la religion, même si, à mon avis, ce clivage s’est surtout affirmé durant la révolution syrienne, une des chanteuses cultes de la génération de mes parents, Fairouz, étant libanaise chrétienne, mais j’avoue ne pas avoir plus de lumière sur ce sujet. Mais les villes sont également opposées entre elles. Il y a souvent une forme de mépris qui transparait dans les relations entre Syriens originaires d’une ville différente, et on pourrait presque penser, en entendant un habitant de Damas parler d’un individu qu'il vient d’Alep ou de Hama, que le fait d’être originaire de ces villes est un vice. Comment peut-on mettre en place dans ces conditions une politique fondée sur la démocratie, la liberté et le bien commun ? Ce que je crains avant tout, ce n’est pas l’islamisme, qui est un danger qui pointe, mais une guerre civile qui ne fera rien avancer et qui aura fait de cette révolution une révolution inutile. Jafe Dis (Jad Seif)

Repenser le rapport à la nation Ces derniers temps, vous avez sûrement pu apercevoir dans le métro des affiches pour le « service civique ». Initié par Martin Hirsch depuis mars 2010, ce n'est que la renaissance du service civil d'antan, sauf que le service civique présente la particularité intéressante d'être volontaire. Tous les jeunes français de 16 à 25 ans peuvent s'engager auprès d'associations ou de collectivités en étant rémunérés à hauteur de 500 € mensuels environ, le but n'étant pas l'argent. Ce dont je me réjouis, c'est de cette opportunité offerte et encouragée par l'Etat de pouvoir découvrir le sens du service de l'autre et du don. En plus de responsabiliser le jeune engagé, cette expérience permet de bouleverser son rapport à ses concitoyens. Car on voit le visage de la nation – ou plutôt les visages – qui se constitue de chacun de nous. A ceux qui voudraient le retour d'un service militaire obligatoire, je voudrais opposer les multiples avantages de ce service civique, qui représente le couronnement d'années de lutte pour le statut d'objecteur de conscience – souvenons-nous de la grève de la faim de Louis Lecoin en 1962. Notamment, l'ONG « Service civil international », créée en 1920 par le Suisse Pierre Ceresole, a grandement contribué à démontrer aux gouvernements la valeur inestimable de cet engagement. En réalité, le service militaire, s'il peut effectivement assurer la cohésion nationale, lie à mon avis les citoyens par la haine : la haine de l'ennemi, du « méchant », contre lequel on est prêt à prendre les armes. En effet, on n'est jamais aussi bien soudé que lorsqu'on l'est contre un ennemi commun. Au contraire, le service civil, dont le service civique en France n'est qu'un cas particulier, tout en liant les parties de la nation – c'est-à-dire chaque citoyen – entre elles, n'est qu'ouverture à l'autre, découverte positive. Quand on s'engage dans une association ou dans un chantier, celui avec ou pour lequel on travaille ne peut pas être perçu comme ennemi. Pierre Ceresole dit à ce sujet : « Le seul moyen de vaincre définitivement, c'est de faire alliance avec tout ce qu'il y a de meilleur chez votre ennemi ». En effet, il s'agit ici de vaincre, non pas tout l'autre, mais la partie haineuse en soi et en l'autre, afin que tombent les barrières de la méfiance et naisse une relation de respect. Finalement, les prémices que constituent ce service civique sont encourageants et j'espère de tout cœur qu'ils seront source d'un débat fructueux, qui pourrait conduire au service civil obligatoire en France. Gabriel Lepetit.


SÉRIES (2)

Better Off Ted Série américaine satirique, elle raconte l'histoire de Ted Crisp, joué par Jay Harrington, père de famille et directeur de recherche respecté à Veridian Dynamics. Cette entreprise représente une sorte de conglomérat maléfique dont les produits ou services restent flous. Ted est aussi le narrateur de la série lorsqu'il se tourne face à la caméra et s'adresse directement aux spectateurs. Il partage la scène avec sa froide et terrifiante supérieure Veronica Palmer, jouée par Portia de Rossi, sa collègue Linda Zwordling, interprétée par Andrea Anders, et les deux scientifiques de laboratoires Philip Myman et Lem

Hewitt, respectivement Jonathan Slavin et Malcolm Barrett. Bien que la série fût acclamée par les critiques, la saison deux n'a réuni qu'à peine 6 millions de téléspectateurs et a été finalement annulée le 13 mai 2010.

Nominé pour 18 Emmy dont meilleure série dramatique, meilleur acteur dans un rôle principal et meilleure actrice dans un rôle secondaire et ayant réuni plus de 7 millions de téléspectateurs le soir de la première diffusion, c'est la série de HBO avec le meilleur début depuis Deadwood en 2004.

Boardwalk Empire

Iannis Baron.

Cette série raconte la vie de Enoch "Nucky" Thompson, joué par Steve Buscemi (Reservoir Dogs, The Big Lebowski, Armageddon…), trésorier d'Atlantic City lors de la prohibition. Alors que la mafia commence à se mettre en place à New York, Nucky, qui était déjà un fonctionnaire corrompu avec un style de vie pour le moins épicurien, se met petit à petit à jour. Il joue aussi le rôle de mentor pour un "vétéran" de la Première Guerre mondiale ayant quitté Princeton pendant ses études pour s'engager. Nucky entre aussi en contact avec de nombreuses personnalités historiques, telle que Al Capone pour n'en citer qu'un, à la fois professionnellement et dans sa vie privée. Le pilot a été dirigé Martin Scorsese et c'est Terence Winter, producteur exécutif et scénariste des Soprano, qui a adapté le livre du même nom en série.

MODE Pete Doherty & The Kooples Après de longs mois d’attente, la collection capsule du célèbre rockeur bristish Pete Doherty est enfin terminée et dévoilée. En vente ce mois-ci, elle compte huit pièces pour femmes, seize pièces pour hommes et cinq mixtes. Navigant entre inspirations romantique, retro & boyish, la collection offre notamment des t-shirts imprimés des dessins du chanteur, des costumes trois pièces, des chemises victoriennes, des shorts à bretelles, des robes sixties en dentelle. La campagne est bien entendue présentée par Pete luimême pour les modèles masculins, et par la si parfaite Irina Lazareanu (mannequin, meilleure amie et ex de ce dernier), pour les modèles féminins. Amaziiiing ! Tendances Cet été sera à nouveau haut en couleurs, à en croire les magasines de mode, du plus pointu au plus véreux, les

comptes rendus de la fashion week sur internet, et même le petit reportage du journal de 20h, bien qu'il fût à côté de la plaque : les chaussures (escarpins, sandales et plateformes en veau velours de préférence), les sacs / cartables / cabas / pochettes, les pantalons (chinos ou slims), les blouses / chemises (en soie, c’est plus chic), les marinières, et même les gloss / rouge à lèvres… Mais je doute profondément de la vertu d’un rouge à lèvres bleu ciel, espérant qu’il en est de même pour vous et que ce n’est qu’une simple lubie réservée aux podiums. Fashion-week Paris Vendredi 2 mars à 20h30, Alber Elbaz a présenté une collection automne-hiver 2012-2013 qui célébrait ses dix ans de maison dans la couleur et la légèreté. ”The idea was angels, and a little bit of hell, next to angels, cause this

is, I think, the world that we are living in”, déclare le couturier au magazine Vogue. La beauté du spectacle justifie les incessantes modifications apportées par ce couturier si perfectionniste tout au long de la création. Ses modèles expriment la force et le pouvoir des femmes, de la tête aux pieds, ou plutôt des épaulettes jusqu’aux chaussures. En effet, la quasi omniprésence des épaulettes dans les modèles présentés par la maison Lanvin est expliquée par le couturier : elles sont sa manière à lui d’aider les femmes, qui ont aujourd’hui tant de tâches à accomplir sur tous les plans. Le défilé s’achève sur une succession de robes pastels, et mon coup de cœur porte sur la fabuleuse robe en mousseline framboise, au buste plissé, qui fut si délicate à réaliser. Bref, si l’envie vous prend de regarder un défilé, c’est celui-ci qu’il faut voir. Louise Jault.


LE RAP Le Rap français, une sous culture ? Les hommes politiques et les médias pointent régulièrement le Rap du doigt, le considérant comme une sous-culture, une véritable incitation à la violence auprès des jeunes générations. Ces constats ternissent l’image du Rap qui résonne alors dans les mentalités comme un mouvement dirigé par des artistes misogynes, vulgaires et violents. Lorsque l’on parle de Rap, on pense presque instinctivement au « gangsta Rap », il est sans cesse dégradé et déprécié. Pourtant ces artistes ne représentent qu’une minorité du mouvement Hip Hop, il faut savoir que la plus grande partie des rappeurs ne sont pas virulents et n’insultent pas les femmes, néanmoins ils ne jouissent pas de la même notoriété. Beaucoup d’artistes contribuent à former un Rap de qualité, mais leur travail n’est pas reconnu par un public large. Dans le milieu du Hip Hop le talent semble parfois être moins important que la notoriété comme dans d’autres domaines artistiques. Le problème est que, étant donné la mauvaise image que les médias diffusent du Rap, les gens ne souhaitent pas s’ouvrir à une culture qu’ils ne connaissent pas. Pourtant tout le monde peut y trouver son compte dans les morceaux de Rap, les thèmes véhiculés par ces artistes sont très diversifiés et peuvent toucher des personnes variées. Le Rap de qualité et sensé existe, il faut juste savoir le dénicher et avoir la volonté de s’ouvrir un minimum, ce n’est pas celui que l’on entend à la radio car il possède un public plus mince que le Rap plus commercial. Les radios ne jugeant pas la qualité des morceaux qu’ils passent mais plutôt leur rentabilité, le grand public

tard, dans son album « Top Départ » (album actuellement dans les bacs du fait d’une réédition pour les dix ans de sa parution), Rocé pointe du doigt le succès non mérité de ces artistes faux, en expliquant que le problème vient des auditeurs : « [de] toute façon le public c’est un mouton, il prend ce que lui indique l’horizon ».

préfère des morceaux dénués de sens aux paroles répétitives et faciles à retenir que des textes réfléchis et des mélodies travaillées. La qualité du Rap n’est donc pas en chute libre de nos jours, mais les goûts des nouvelles générations font que le mauvais Rap est plus écouté, donc plus rentable et médiatisé. Nombreux sont les rappeurs qui possèdent des textes réfléchis. Parmi eux figure Oxmo Puccino, avec sa voix mielleuse il rappe des textes sensibles, parfois poétiques, « des textes durs mais polis » dit-il. Pour répondre aux critiques visant le rap, dans son dernier album L’Arme de Paix paru en 2010, il dit la chose suivante : « Le rap une sousculture mais quelle idée ! Ce sont des propos de fils de canidés. ». Rocé et Fabe sont deux artistes qui ont dénoncé de manière précoce les dérives du rap français. En 1997, Fabe dénonce dans son morceau « Des durs, des boss, … des dombis » la fausseté et l’hypocrisie des rappeurs, qui veulent se donner dans leurs textes une apparence de gangster qu'ils ne sont pas. Quelques années plus

Si vous souhaitez vous ouvrir au rap français voici une liste d’artistes et de morceaux qui méritent d’être écoutés : Oxmo Puccino, L’Enfant seul. Fabe, Au fond de nos cœurs. Rocé, Je chante la France. Milk Coffee and Sugar, Café Zèbre. Odezenne, En Bas de ma Fenêtre. Hocus Pocus, 73 Touches. IAM, Demain c’est loin. Diziz, Le Poids d’un gravillon. Youssoupha, Menace de Mort. Orelsan, Suicide Social. Grems, Chat con. Lucio Bukowski, Tout ira bien. Saïan Supa Crew, Rouge Sang. Kohndo, Soul Inside. Starlion, Petit Homme. Greg Frite, Marche arrière. Hugo Délire, Freestyle #5. BPM, La Ville. Soklak, After L. Kacem Wapalek, Pas de doute… Il est difficile de tous les citer, cette liste est une simple incitation à découvrir des artistes talentueux et de s’ouvrir à un monde musical parfois méconnu. Si vous souhaitez avoir des idées supplémentaires vous pouvez vous rendre sur la page Facebook « Le Vrai Rap Français » qui publie régulièrement les dernières pépites de la discipline. Romain Talamoni.

Le Rap, une sous musique ? D'aucuns trouvent le Rap amusical. Florilège – « Bacchanal de basses et de rimes à deux balles baragouinages d'illettrés tourne rond et rond et qu'est-ce qu'on s'emmerde... Comprend pas les gens qui prennent plaisir à écouter ces drôles... Viennent nous tarabuster avec leur son-de-la-rue ah et ça se réclame du jazz – le blasphème. Eh la pauvreté oh le dénuement! non y a pas de recherche c’est moi qui vous le dis... On est bien loin de la musique – harmonie virtuosité c’est la règle transgressée… Du bruit, que je dirais même. » Halte là aux idées reçues ! halte à l'idée réductrice de la musique comme recherche d'une harmonie codée et bornée ! Précisons – le Rap c’est deux en un deux choses bien distinctes – d’une part le fond sonore ou « instru » – d’autre part le texte – c’est l’originalité du genre. Ceux qui se concentrent sur l’un seul ou l’autre ceux-ci perdent la moitié de la chose. Qu’on l’entende le Rap c’est une histoire d’équilibre de savant mélange... Proposer une instru trop changeante – qui

se suffirait à elle-même empêcherait l’auditeur de se concentrer sur le texte. Mais voilà où je veux en venir – dans le rap la musique sert à poser l’ambiance. Tantôt enjouée dansante mélancolique mystérieuse grotesque caracolante elle est la matière sonore sur laquelle le rappeur va écrire puis réciter son opuscule. L’instru donc doit être simple n’ayons pas peur des mots – et d’une simplicité bien chiadée. Comprenez c’est une histoire d’atmosphère de ressenti pas de course à la virtuosité… L’exercice est difficile. Le compositeur doit condenser en une ou plusieurs boucles assez de notes et d’émotion pour pas lasser l’auditeur à la répétition… Une rythmique – quelques variations fourmillantes – peut-être une mélodie – et toujours cette boucle qui a cette façon de tourner sur elle-même à en devenir non pas ennuyeuse mais entêtante. Ainsi beaucoup de projets Rap méritent qu’on s’intéresse à leur facette musicale non pas pour une recherche archaïque

de perfection harmonieuse ! mais pour celle du (re)nouveau tout simplement. Zone Libre par exemple a cette particularité de réunir un groupe de rock expérimental et deux rappeurs. L’aboutissement de cette collaboration est sans doute le morceau-fleuve Carnet de ma cage… dix rampantes minutes de grincements de guitares et bribes de voix où Serge de Noir Désir et ses acolytes explosent tous les lieux communs et du rap et du rock – c’est vous dire le chef-d’œuvre. En vrac voici donc pour les trois quatre intéressés des pistes que je donne naïvement… Selon les goûts – distorsion planante chez Dälek (album Absence) – electro jazzy fouillé chez O2zen (album Sans.chantilly) – poésie surréaliste sur guitare chez Psykick lyrikah (album Acte) – folie douce et poilade chez Donkishot (album Radiographie du thorax)… sans oublier les plus classiques IAM – NTM – Lunatic dont la musique a souvent été de qualité. Antoine David.


MUSIQUE

GEORGE GERSHWIN – PORGY AND BESS; interprété par Simon Rattle. [OPERA CLASSIQUE]. Longtemps considérée comme une simple comédie musicale, et découpée en « numéros » par de nombreux célèbres joueurs de jazz – dont Louis Armstrong et Ella Fitzgerald - , cette œuvre de Gershwin est pourtant bel et bien un opéra – et quel opéra ! Brillante synthèse d'influences du jazz américain et de la musique classique occidentale, il raconte les aléas de la vie d'une communauté noire à Catfish Row en Caroline du Sud au début du XXème siècle et est centré sur le personnage de Porgy, un estropié. A ceux que le genre effraie : n'ayez crainte... malgré ses trois heures, cet opéra est plein de rebondissements, et s'écoute quasiment d'une traite. En effet, le caractère double de l'opéra – théâtre et musique – souvent bafoué dans d'autres œuvres, retrouve ici tout son sens, grâce à l'équilibre réussi entre le livret de DuBose Heyward et de la musique de

Gershwin, évocative et non illustrative, poignante dans certains passages comme « My man's gone now » ou dans le duo d'amour du second acte, sans oublier le célébrissime « Summertime », et en un mot envoûtante. Cet enregistrement intégral de 1988, devenu une référence, est remarquable de clarté et surtout d'émotion. Même dans les récitatifs les plus plats en apparence, Willard White (Porgy) et Cynthia Hamon (Bess) font vivre leurs personnages avec intensité, et la troupe dans son ensemble est remarquablement investie. « Nous étions devenus les habitants de Catfish Row », confia un chanteur. Un jeune Simon Rattle fait chatoyer la musique de Gershwin comme personne, malgré quelques lourdeurs. Un disque à écouter et à réécouter. Gabriel Lepetit. CLUB CHEVAL. [HOUSE]. La plupart des gens qui me connaissent savent que je suis un fan inconditionnel de Club Cheval et que je rate rarement une occasion d’aller les voir. Ils remplissent désormais tous les clubs parisiens et reviennent d’une tournée américaine plutôt glorieuse où ils ont notamment représenté le Social Club aux côtés de Gesaffelstein et Brodinski lors du Holy Ship !, une espèce de rave party géante sur un paquebot de croisière allant de la Floride jusqu’à une île privée dans les Caraïbes où les drogues de synthèse sont pas chères et les filles ont les seins au vent (si, ça existe) avec les meilleurs disc-jockeys du moment selon les américains. Originaires de Lille, Panteros, Myd, Sam Tiba et Canblaster qualifient leur musique de house mutante. En effet, ce qui rend leur

musique particulièrement intéressante, c’est cette fusion entre de nombreux styles. Ils butinent des rythmes chez la UK funky ou des synthés de la techno de Detroit par exemple, tout en allant piocher dans les poches du mauvais goût: des nappes venant de la trance ou des vieux vocaux de chanteuse de R’n’B oubliée des années 90. Le tout mélangé donne quelque chose de nouveau et c'est cela qui les rend si incroyables. Oui, je sais : le coup du « son neuf », on vous l’a déjà fait mille fois, et vous n’y aviez jamais cru ou presque. Ça donne souvent de la musique qui se la raconte, avec plein de détails prétentieux et des idées de titres lamentables et, esthétiquement parlant, on finit vite avec le sentiment de s’être fait rouler dans la farine. Avec Club Cheval, c’est tout le contraire: on ne sait pas où on est, mais on se sent tellement bien accueilli par ces mecs qui vous parlent une nouvelle langue : c’est comme un rêve éveillé, tous vos fantasmes sonores sont réalisés et pour une fois c’est encore mieux que ce que vous espériez. Les sons de Myd, Panteros, Tiba et Canblaster partagent tous cette tendance capricieuse à ne pas jouer le jeu du morceau linéaire, et à semer d’embûches le chemin du groove – comme les obstacles marrants dans Mario Kart – pour le rendre toujours plus excitant et toujours plus savoureux. Car leurs productions restent finalement respectueuses du format DJ – elles ont des breaks, des montées, des drops, tout ce que vous voulez. Ils ont chacun plus ou moins leur style respectifs tout en gardant une identité commune et en concert dégagent une ambiance vraiment dingue. Si vous en avez l’occasion, allez les voir, vous ne serez pas déçus mais encore plus drogués. Nicolas De Grandi.


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Flamn Vous recherchez toujours de la musique sur internet ? Le prochain titre qui va être au summum de la « hype » ? Mais alors venez sur Flamn.com ! Suivez alors les histoires fantastiques de Francesco, James et leurs compères tout en découvrant de nouveaux artistes.

Tu prends un groupe aux influences jazzy, reggae et funk : The White Niggaz ; tu ajoutes un MC aux textes incisifs : Talam, l'effet est immédiat, cela donne un cocktail musical explosif ! Tu peux écouter leur premier morceau sur la page facebook des "White Niggaz". Tu peux également te rendre sur la chaine Youtube : "Talam", où tu pourras voir ses productions de slam et de rap. Un clip pour le titre "LEGO TRIPE" est en préparation, un appel sera lancé parmi les fans de la page du groupe pour figurer dans la vidéo.

Le premier site dédié aux musiques dont tout le monde parle Jungle, Uk Funky/Uk Garage, techno, nu-disco, moombahton, du dubstep (non, pas Skrillex et toutes les horreurs américaines du même genre) mais aussi du rap, du jazz, du funk, du disco, du bukkake, de la minimale allemande chainte, de la D.V.D.A., et plus d’énumérations encore sur le site ! Début avril, rendez-vous sur l’internet pour une exploration dans un univers musical incroyable sur un fond de thriller érotique passionnant et haletant. www.flamn.com

Nicolas De Grandi.

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Talam ft. The Withe Niggaz.

Le Site d'un Cycle Pour réviser le BAC, je fais des fiches sur mon ordinateur. Comme cela je peux les consulter où je veux et quand je veux. Mon site des TPE, le Site d'un Cycle, a été mis à jour et abrite désormais ces fiches. Ce site est donc non seulement un "mémoire" de nos TPE mais se veut aussi une plateforme de révision. Il y a du chinois, des maths, de la géo, de l'histoire, de la philosophie, de l'allemand et d'autres matières. Afin de faire partager quelques conseils et astuces je propose donc de mettre en liaison mon site internet et les élèves désirant le consulter et se doter de meilleures armes face au BAC qui arrive. Sur le site, des compléments de cours et diverses parties ont vu, voient et verront le jour bientôt. Des quizz, fiches et parties culture générale sont également présentes. Pour aider, une partie sur les Pink Floyd et leur album "Atom earth Mother sera disponible. Vous pouvez proposer des conseils, fiches ou bien connaissances via la partie commentaire ou contact. Le Journal du Lycée, La Mouette Bâillonnée aura sa place sur le site au format PDF. Nous vous souhaitons une bonne année et un maximum de réussites pour cette année 2012. didibleu1.e-monsite.com

Adrien Copier.


La Mouette Bâillonnée - Numéro 5