Page 1

La Mouette Bâillonnée

éjà un 18ème numéro, et pour ma part un 9ème édito... Le thème du mois dernier était l'appel à l'aide, et même s'il reste en vigueur, des élèves ont été touchés par la question de la survie du journal, et semblent motivés pour rejoindre les rangs. Je me pose toutefois depuis longtemps, et assez souvent une question : quelle est l'image du journal ? Est-ce une entité obscure, où la majorité des élèves du lycée pense qu'elle est constituée de quelques boutonneux sans vie sociale ? Est-ce considéré comme le truc hype, celui des « élites », qui manient leur plume avec brio tout comme leur popularité ? Ou alors est-ce considéré comme une bande de potes un peu consanguins, qui se connaissent depuis et pour toujours, et donc par conséquent fermés et peu accueillants ? Et bien je crois que la réponse c'est un peu de tout. Tout simplement parce que, derrière la Mouette, se cachent des élèves, pour certains potes à la base mais qui ont tous appris à se connaître, un peu tous les mêmes à chaque numéro parfois car désireux de faire vivre le bébé, à la fois décalés et totalement normaux, en pleine marge mais pourtant tellement lambda... On m'a répondu que le journal c'était une institution, et que ça faisait pleinement parti du lycée, et qu'il en était devenu indissociable. Cette réponse me va. Nous sommes juste des lycéens en fait. J'irai même plus loin : nous sommes des Bertholiens.

ujourd’hui nous sommes concernés, nous, lycéens, par ce qui arrive à Léonarda Dibrani, cette collégienne de 15 ans expulsée au Kosovo durant une sortie scolaire le 9 octobre dernier. Issue de parents kosovars, elle est née en Italie et sa famille résidait en France clandestinement depuis 2009. Une manifestation est prévue le samedi 16 novembre par l'UNL, l'Union Nationale Lycéenne. C’est un syndicat lycéen qui prône le retour immédiat de Léonarda et d’un autre étudiant arménien expulsé, Khatchik. L'UNL demande aussi une loi visant à empêcher toute expulsion d’un jeune scolarisé sans papier. De plus l’expulsion pendant le temps scolaire, bien que légale, aurait dû être évitée. C’est cela qui a fait prendre de l’ampleur à l’affaire, c’est cette interpellation dans le milieu de l’école qui a fait l’objet d’un tel intérêt. Cela montre la difficulté de l’expulsion, le fait même d’interrompre un individu dans sa vie quotidienne pour l’envoyer à des milliers de kilomètres est une action violente. L’école doit

être « sanctuarisée », c’est-à-dire protégée de ce type d’événements, mais cela ne change pas grand-chose pour Léonarda qui avant le 9 octobre 2013 n’avait jamais mis les pieds au Kosovo. Cette expulsion n’était pas précipitée. En effet à leur arrivée en 2009, cette famille rom dépose une demande de droit d’asile qu’elle n’a pu justifier et qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Depuis lors, la famille n’a fait qu’attaquer en justice les obligations de quitter le territoire, et a donc vraiment épuisé tous les recours possibles. Grâce à leur obstination, les Dibrani ont pu séjourner en France en toute légalité, c’est l’État qui a financé leur séjour en les logeant au centre d’hébergement depuis plus de quatre ans. Cet événement nous interpelle : un jeune scolarisé sans papiers doit-il être immunisé contre l’expulsion au nom du droit à l’éducation pour tous ?


La Mouette Bâillonnée

ue l’infidélité ne soit pas une nouveauté, soit. Que certains couples, considérant qu’on peut s’aimer sans limiter à l’autre ses activités concupiscentes, choisissent de faire la distinction entre relation amoureuse et relations sexuelles ; pourquoi pas ? Mais de là à chercher, sous couvert de refus de l’hypocrisie, à banaliser et à promouvoir la transgression (à savoir, ici, les relations extraconjugales)… Il y a une limite dont Gleeden, à l’instar de la ligne rouge que ce site nous invite plaisamment à franchir, se rit avec une légèreté aussi délicieuse que préoccupante. « Par principe, nous ne proposons pas de carte de fidélité ». « C’est parfois en restant fidèle qu’on se trompe le plus ». « Et si cette année vous trompiez votre amant avec votre mari ? » « Tout le monde peut se tromper, surtout maintenant ».... On l’aura compris, ces affiches charismatiques misent plus sur la séduction que sur l’art de convaincre les « clients » potentiels du bien-fondé de leur offre. Et elles auraient tort de s’en priver vu qu'elles s’adressent à nos pulsions. Désormais, un seul mot d’ordre : se faire plaisir ! L’injonction semble presque érigée en règle morale puisqu’elle discrédite implicitement les frustrés qui, non contents de gâcher leur vie en s’enfermant sagement dans une routine sexuelle pathétique avec leur partenaire attitré(e), voudraient encore « se mêler de corriger le monde » en prétendant infliger à

tous leur modèle si peu alléchant. Vendre du rêve ou rester stupidement fidèle à une pseudo morale périmée, à vous de choisir ! En agrémentant la vie sexuelle des ses membres, Gleeden les aide d’ailleurs à persévérer dans un mariage rendu supportable : comment alors remettre en question sa légitimité morale ? Avant de canoniser les humanistes qui ont fait présent de ce site au genre humain, toutefois, quelques petites réserves pourraient avoir le mauvais goût de se faire entendre. On pourrait même aller jusqu’à accuser Gleeden – cet étendard de la franchise qui, pourtant, souligne complaisamment le caractère transgressif de l’infidélité qu’il assimile, dans un sympathique pied de nez à la tradition chrétienne, au fruit défendu offert par Ève (et de même, ce site se vante d’être pensé par des femmes) à Adam – d’une hypocrisie d’autant plus habile qu’elle passe par l’ostentation. C'est-à-dire que ces publicités misent sur le fait qu’afficher ouvertement l’infidélité, c’est du même coup la banaliser et la dédramatiser. Tout est ainsi pensé pour caresser la conscience dans le sens du poil. Cependant, n’oubliant pas que c’est le charme de la transgression qui rend l’infidélité si attirante, Gleeden dose savamment la dédramatisation : il s’agit de déculpabiliser le client suffisamment pour qu’il puisse passer à l’acte, mais pas forcément assez pour qu’il juge utile d’importuner sa moitié par le récit de ses innocents exploits. C’est là toute la subtilité : la franchise ne concerne que le site, pas l’utilisateur. D’ailleurs, le client peut se livrer sans crainte à ces activités si avouables qu’elles sont vantées dans les mé-

SUITE AU SCANDALE, HOLLANDE PROPOSE UNE « COOPÉRATION BILATÉRALE » AVEC LA NSA

tros les plus fréquentés de Paris : Gleeden se donne malgré tout la peine – pour une raison mystérieuse – de lui garantir « une discrétion totale ». En prétendant nous faire assumer nos pulsions, ces pubs ne font en fait rien d’autre que de nous aider à faire des sophismes avec notre conscience : il ne s’agirait pas de laisser d’importuns scrupules nous empêcher de payer un tel site ! Que ce soit clair : cet article n’est pas là pour condamner les relations extraconjugales. Il s’agit juste de se demander s’il est vraiment souhaitable, après l’avoir libéré des prétentions de l’Église, d’abandonner à présent l’arbitrage de nos mœurs à des logiques mercantiles. Les publicités doivent-elles s’adapter à nos besoins et à nos valeurs ou bien estce à ces derniers de se laisser façonner au gré des possibilités de notre belle société de consommation ? Car les publicités détiennent un véritable pouvoir performatif. Qu’elles puissent changer nos besoins en rendant subitement un iPhone nécessaire à la survie de l’Européen lambda était déjà inquiétant, mais les voir ainsi confirmer leur influence sur le devenir des considérations morales de notre société (considérations qui se voient discréditées avec désinvolture pour peu que ces réflexions puissent gêner la commercialisation d’un produit) nous donne des perspectives d’évolution décidément bien moins séduisantes que celles que laissaient pourtant miroiter des affiches si prometteuses…


La Mouette Bâillonnée

e but ultime et essentiel d’une société ou d’une civilisation n’est-il pas de bien vivre ensemble ? Pourtant, qu’en est-il aujourd’hui ? Qui est heureux dans notre société ? Ces hommes, femmes et enfants souffrant de mal/sousnutrition ? Ces autres ou ces mêmes, vivants dans des bidonvilles parfois gigantesques (dans les pays émergents comme les pays « développés ») ? Ces réfugiés qu’on renvoie avec mépris ? Ces hommes vivants et mourants sous des ponts ? Ces hommes d’affaires ou stars constituants à eux seuls la richesse de milliards d’individus ? Ou encore ces hommes, ouvriers ou ingénieurs qui élaborent les produits stimulant le bien-être matériel (confort, produits de consommation, publicité…) ou immatériel (drogues, antidépresseurs…) ? Les inégalités et le mal-être ancrés dans notre civilisation favorisent la fragmentation et le déchirement d’un monde (atomisation des conflits, ethnoreligieux notamment) qui semblait uni par la mondialisation et le même idéal : le progrès. La démesure de l’homme le pousse vers un désastre écologique et humain : au-delà de l’exploitation de l’homme par l’homme (conditions de travail dans les pays émergents ou mise en place de politiques autoritaires par exemple), les outils (issus des sciences et de la technique) nous déshumanisent puisque notre dépendance suscite le matérialisme et ainsi un mal-être (par la frustration et la destruction des relations sociales). Sans parler de la démesure financière… Allons-nous par ailleurs à l’école pour nous ouvrir à la connaissance et ainsi favoriser l’épanouissement de soi, ou décrocher un diplôme ? Est-ce un lieu de formation des membres de la société future ou une machine à trier les compétiteurs pour faire briller quelques pics superbes ? Les grands projets qui rassemblaient au XIXXXème siècle ont disparu : nous ne savons

plus désormais à quel saint nous vouer, à quel espoir universalisable et partageable nous raccrocher. Ni le libéralisme, ni le communisme, ni le socialisme, ni même l’écologisme seuls ne semblent apporter une réponse aux problèmes fondamentaux. En 1973, Ivan Illich soucieux de la perte de nos vertus humanistes et de la destruction de la biosphère, imaginait une nouvelle société rompant avec les anciennes naïvetés utopiques : la société conviviale, célébrant le bien-vivre ensemble en écartant la nécessité inéluctable de croissance. Oui, l’homme a besoin de progresser, mais pas aveuglement (prévalant les actions solidaires ou autres activités peu quantifiables...). Il faudrait « que les gens saisissent qu’ils seraient plus heureux s’ils pouvaient travailler et prendre soin les uns des autres ». Certains comme Edgar Morin (sociologue et philosophe) ou Stéphane Hessel ont repris ces idées et prônent une métamorphose de notre société à partir d’une indignation personnelle et générale. Pourquoi ne pas retrouver en tout ce que nous offre la nature, depuis les paysages jusqu’au cœur de l’homme, les potentialités d’un développement plus qu’économique, mais humain, le don de soi, et enlever par-là notre mal comme un manteau ? Le bonheur, la solidarité, l’amour, aidés de la culture et de la connaissance ne sont-ils pas ce qui construit le mieux une civilisation plutôt que le développement de l’individualisme, du matérialisme et de l’hubris ? Apprenons donc à nous satisfaire de ce que nous avons, par un travail individuel de réflexion qui pourra être relayé par une politique de poésie de la vie. Celle-ci redonnerait à l’homme ses qualités créatrices (prosaïques ou artistiques) et, soyons ambitieux, verrait l’épanouissement de chacun dans la construction d’une civilisation resplendissante qui s’ouvrirait sur la pluralité des valeurs ultimes, des différentes cultures et façons d’être au monde. Qu’en pensez-vous ?

onnons un grand coup dans la cage dorée des États-Unis pour en faire tomber des parents aimants qui ont réalisé le vœu qui leur était le plus cher : l'adoption, cet enfant tant attendu. Puis ces parents modèles, après quelques mois de tentative pour intégrer des enfants souvent perturbés, se sont lassés de leurs jérémiades incessantes et de leur pseudo crise d'ado et décident de le donner à quelqu'un d'autre. Quel acte généreux ! Mais comment le faire puisque c'est complètement illégal et totalement immoral ? C'est simple, il suffit de joindre un groupe d'échange d'enfant sur le net et de faire leur pub comme un article à vendre sur eBay. Dans leur message les parents s'excusent se trouvant horribles de faire une chose pareille, mais que voulez vous ils sont au bout du rouleau ! Sur ces sites on peut lire des messages tels que : « petit garçon de deux ans, en bonne santé, complètement caucasien... » Tatoué et vacciné tant qu'on y est ? Parce qu'ils ne sont pas la chair de leur chair, ces enfants sont bougés de maison en maison subissant de nouvelles épreuves dans chaque nouveau foyer : un viol en Californie, un shooting photo pornographique dans le Massachusetts... Et quand les premiers « parents » adoptifs apprennent la chose, ils sont désolés, ils ne pouvaient pas savoir ! Pourquoi l'abandonner alors ? Comment oser prendre par la main une fillette de 2 ans qui pense que vous êtes son papa et sa maman et la donner à des étrangers que vous n'aviez jamais vus auparavant ? Oui ce que font ces parents est un quasi homicide. Je ne sais pas quel est le pire : que des familles parfaites triment pour adopter ou que ces monstres ne soient pas sous les barreaux ?

Voir : La Convivialité, Ivan ILLICH ; De la convivialité, Caillé, Humbert, Latouche, Viveret ; Le Chemin de l’espérance, Edgar Morin et Stéphane Hessel + articles Le Monde Edgar Morin ; Propos, Alain

Le cri de la Mouette, c'est un peu le courrier des lecteurs. Quand un truc vous tient à cœur, criez-le, écrivez-le, faites-le sortir de vous, et envoyez-le-nous. Cet espace est le votre, et qu'importe ce dont vous voulez nous parler, votre avis nous intéresse. Alors, n'hésitez pas, envoyez-nous vos courriers ! Et la Mouette peut même répondre à vos questions si besoin, et nous nous ferons également un plaisir de les publier.


La Mouette Bâillonnée

[NDLR cet article est un n'engage que son auteur]

, il

vant les vacances une grande manifestation lycéenne a eu lieu en guise de protestation contre l'expulsion d'étudiants immigrés. Un prénom était sur 10 000 lèvres et 20 000 yeux plein de rage contre ce gouvernement de fausse gauche sans cœur. Leur martyre : Léonarda Dibrani, fille de 15 ans embarquée par la police le jour d'une sortie scolaire. Vous avez peut-être lu les tracts communistes distribués devant l'entrée du lycée ce jour-là, des tracts s’insurgeant contre la violence et la barbarie des policiers à l'égard de la jeune fille, le tout relevé par une « pincée » de dramatisation comme on les aime. Ce jour-là j'ai été fière des étudiants français, solidaires entre eux pour une cause juste, mais deux semaines après j'ai été désolée et indignée de constater comment nous, jeunes pleins d'espoir, pouvons être manipulés par les médias. Manipulés comme des pantins par des journalistes qui ont trouvé les mots justes pour toucher des lycées entiers et qui ont su cacher les bonnes informations. Manif le 5, lever de voile le 18, de quoi se sentir décrédibilisé. On peut dire que cette expulsion était injuste, oui comme tant d'autres, mais elle était légitime. En effet, il est légitime d'expulser un homme qui a falsifié l'origine de sa famille et son statut (52 € pour un contrat de mariage, la procédure en moins, c'est tentant.) Pour toucher des allocations. Non Léonarda n'est pas kosovare et ne mérite donc pas l'asile politique, les allocations avec, elle est Italienne comme sa mère et ses frères et sœurs. La faute à qui ? À la malhonnêteté du père. Il est légitime d'expulser un homme accusé de maltraitance sur sa famille, ses enfants lui ont été retirés pour un temps puis restitués. On leur avait laissé le choix : le foyer en sécurité ou les aléas d'humeur de leur père. Ils ont fait un choix, indirectement contraints oui, mais cela reste un choix. Parlons maintenant insertion pour enfoncer le clou comme il faut, que l'on voit à quel point on nous a pris pour ce que l'on n'est pas : on parle de Léonarda comme d'une collégienne comme une autre avec la « soif d'apprendre ». Vous avez dit comme une autre ? J'aurai adoré qu'il soit normal de louper 22 jours de classe depuis le 3 septembre... nous étions le 5 octobre. Les causes de ses absences répétées sont inconnues, et cela prouvait l'implication de ses parents dans sa scolarité. Au tour du père : au chômage depuis son arrivée en

France en 2009, et on ne compte quasi aucune demande d'emploi, les 300 € d'allocation mensuelle et le logement offert devaient leur suffire à tout les 8. Il est vrai que la proposition de François Hollande était plutôt radicale : ta scolarité ou ta famille, l'embarras du choix n'est pas là ! Mais elle a aussi refusé de se faire scolariser au Kosovo, à vous de juger. Mais il a fait une conférence. Une conférence pour une seule expulsée ! Dont la famille pour le coup « mérite » légalement de l'être. C'est ridicule, surtout pour une affaire pareille. Et la conférence aurait dû être pour un autre. Un autre qui était sur les lèvres le temps d'une journée, mais que l'on a oublié bien vite.... parce qu'il était arménien. Comme quoi l'origine compte avant tout : une « Rom », c'est bien plus attrayant et universel, ça révolte plus. Oui, Khatchik mériterait cette conférence parce qu'il étudiait vraiment. En plein CAP messagerie dans le 18e, arrivé en 2011 sans parler un mot de français il étudiait aussi bien que ses camarades. Lui aussi s'est fait malmener par la police (ligoté pour qu'il rentre dans l'avion, efficace). Il voudrait revenir en France et mourrait d'envie qu'on lui fasse la même proposition que Léonarda. On l'a oublié comme ça, d'un coup, peut être parce qu'il a eu la bêtise d'être majeur, ce n'est pas aussi important, hein en fin de compte... Léonarda a eu plus de chance que des milliers d'expulsés et elle n'a pris aucune des perches, les méritait-elle vraiment ? Cette affaire, mais surtout ses dessous, n'a

fait que stigmatiser les immigrés et le FN a enfin quelque chose de concret, mais si peu universel, sur lequel taper, un bel avenir.... désespérant. Parce que les médias ont joué avec les Français, des milliers d'immigrés risquent d'être encore plus rejetés par les populations où l'extrême droite s'ancre de plus en plus. Un gouvernement de « fausse gauche » comme le clament certains ? Une gauche qui semble dissolue et prise d'assaut plutôt. N'oublions pas que l'arrêt et le renvoi de la jeune fille s'est fait sur ordre direct de la préfecture de la jeune fille : il s'agit plutôt d'un bel effet domino. Les Français grondent, et ne retiennent aujourd'hui plus que l'image d'une gauche qui semble avoir perdu sa crédibilité à leurs yeux et à ceux de l'Europe.

Pour ou contre ? Vous avez une vision originale ou diamétralement opposée à celle de l’article ? Envoyez vos réactions (que ce soit une phrase ou un paragraphe) à à propos de Léonarda (ou de toute autre affaire qui retentira dans les médias !) Vous pouvez aussi réagir sur Twitter à n'importe quel moment !


La Mouette Bâillonnée

e groupe de mots « littérature scientifique » n'est pas un oxymore. Traduction, il existe des livres traitant de science dans un style d'écriture léger et fleuri. Concrètement, ce sont les écrits rangés dans l'étagère au nom austère : « Culture scientifique ». Cette classification reste la même dans un grand nombre de librairies. Pourtant, de même que l'on distingue, roman, poésie et théâtre ou bien « classique » et « science-fiction », on pourrait aisément différencier, chronique, vulgarisation et histoire des sciences. La littérature scientifique a ses Zola et ses Hugo. Elle a ses écrivains contemporains (français et anglais) et ses « grands auteurs ». Ils ont chacun tenté d'apporter leurs réponses à de Grandes Questions en les rendant compréhensibles aux non-initiés. Pour cela, ils se sont inspirés de leurs aînés ou ont été en rupture avec eux. Qu'ils soient des chercheurs de renom ou des rédacteurs de revues scientifiques, ils se sont faits messagers des sciences. Nous leur devons une part de notre vision du monde. Le but de cet article est de balayer, le temps de quelques lignes, une infime parcelle de cet univers culturel. Il y a peut-être encore de la place entre votre exemplaire des Misérables et celui de Mme Bovary…

La vulgarisation est un genre houleux de littérature scientifique. Puisqu'elle s'adresse au grand public, on l'accuse d'utiliser la science pour vendre en proposant une science de qualité douteuse. Dans ces travers les plus obscurs, elle sacrifierait même la sacrosainte véracité scientifique pour toucher les masses. Combien de fois voit-on en kiosque des titres alléchants sensés nous donner des réponses à des questions d'une rare complexité, en un article d'une dizaine de pages ? La vulgarisation, ce n'est pas la panacée. « On a trouvé la particule de Dieu ! » s'étalait en couverture des magazines, il y a peu pour célébrer la découverte du boson de Higgs. Saupoudrez vos Unes avec les termes « Théorie du Chaos », « Physique quantique » et le succès sera au rendez-vous... Si la vulgarisation peut-être longtemps critiquée, ce qui précède témoigne de l'intérêt pour les sciences et de son influence dans l'imaginaire collectif. Certains ont peut-être déjà conjecturé que la Science est réservée aux initiés, qu'elle se limite à de froides propositions et que par conséquent, elle n'a pas de littérature propre à soulever l’enthousiasme. Ces derniers conviendront qu'il suffit d’exhiber un contre-exemple pour infirmer leur conjecture. Les recueils chroniques des atomes et des

galaxies et Chroniques de la terre et du vivant sont d’un grand intérêt. En effet, Hubert Reeves tenait une chronique culturelle sur France Inter et les textes de ces ouvrages en sont issus. À chaque fois, en moins d’une dizaine de pages, on découvre un élément du bestiaire céleste, une théorie ou encore la vie de grands scientifiques. Les textes sont d’une grande concision, les analogies efficaces pour la compréhension du lecteur avec un style d’une simplicité élégante, le tout sans galvauder la rigueur scientifique. Le livre le plus connu de Reeves est Poussière d’étoiles. Dans ce livre illustré de photographies célestes, il nous conte l’histoire de l’univers depuis ses débuts à l’apparition de la vie sur Terre. Ce sujet peut paraître vu et revu puisqu’il n’est pas le seul à avoir écrit dessus certes, ce qui est particulièrement intéressant ici, c’est comment il donne à voir l'histoire de notre univers. Si Reeves est aujourd’hui un astrophysicien reconnu, il a toujours été un passionné de poésie et cela fait toute la différence. Lors de la lecture, l’auteur nous fait entreprendre un voyage dans lequel il se sert de la science pour nous guider, et de la poésie pour nous émerveiller. Et si vous vous sentez perdu dans l’immensité du cosmos, gardez toujours le titre de l’œuvre en tête et son épigraphe : On m’a dit tu n’es que cendre et poussière On a oublié de me dire qu’il s’agissait de poussière d’étoiles Terminons sur Malicorne du même auteur. Ici, il philosophe. Les questions qu'il soulève et ses méditations donnent le vertige. La poésie est omniprésente au côté de la Science. Tous deux s'accordent pour notre plus grand plaisir. Amateur de réflexions en tout genre ne pas s'abstenir !

Les progrès scientifiques sont à l'origine de grands bouleversements économiques, sociaux, moraux... Dans l'histoire au sens où nous l'entendons communément, de temps à autre, surviennent des ruptures radicales : les révolutions. Les sciences sont elles aussi agitées par des courants révolutionnaires. Des théories que l'on tenait pour vraies sont renversées, des modèles que l'on prenait pour référence sombrent dans l'oubli alors que de nouvelles théories émergent en prenant appui sur le passé. Parfois, des édifices théoriques rompent les liens avec toutes les anciennes conceptions. Les révolutions scientifiques ont un impact sur notre vision du monde en se diffusant peu à peu : la Terre n'est pas le centre de l'uni-

vers. Tout comme les sociétés, la science finit par se reconstruire d'où la proposition d'Étienne Klein, « Il y a des révolutions qui ne font pas couler de sang. » Étienne Klein est un physicien français qui a reçu des prix pour ses ouvrages de vulgarisation, il anime une chronique sur FranceCulture. Son sujet de prédilection est l'étude du temps. Il a un style moins poétique qu'Hubert Reeves. Cependant, son écriture se démarque par un sens critique admirable, une écriture concise remarquablement claire et une rigueur scientifique exemplaire bien que son domaine de prédilection soit la physique

Portrait de Reeves

théorique et particulièrement la physique quantique. Il a écrit un ouvrage d'histoire des sciences atypiques : il était 7 fois la révolution. La formule de 7 fois la révolution est la suivante : présenter la vie de 7 physiciens plus ou moins connus et parsemer leur biographie fidèlement romancée d'explications sur leurs découvertes. Tout comme les artistes, il fallait connaître leur vie pour apprécier leurs œuvres. Petit aperçu : On est tour à tour séduit par l'esprit jovial et aventureux d'un physicien russe, ému par la vie romantique d'un physicien-philosophe autrichien. On rencontre un Arthur Rimbaud d'un genre nouveau, qui disparut du jour au lendemain, en laissant des carnets qui contenaient déjà ce qu'on découvrirait 30 ans plus tard. Et pour ajouter à sa légende, il est porté disparu alors que commençait la campagne de recherche pour la bombe atomique... Bien sûr on a la vie d'Einstein, mais sous un jour nouveau. C'était dans les années 30, en l'espace d'une dizaine d'années, ils allaient mettre au point la physique quantique, sans ordinateur, qui allait entre autres leur donner naissance. Les exemples choisis appartiennent à la science physique, mais on peut s’intéresser à d'autres sciences. C'est un parcours de lecture infinitésimale qui est proposé... La pseudodémonstration est encore bien incomplète.


La Mouette Bâillonnée

oilà déjà la rentrée de novembre. Une dernière pensée pour les beaux jours d’été avant de rêver aux prochaines vacances, à Noël et au ski. Je vous propose de rester un moment de plus avec moi sur cet été, sans repenser à la plage et aux gars musclés ou aux filles en bikini, mais à un festival : celui d’Avignon. Le Festival d’Avignon est un festival de théâtre, ou plutôt un marché de théâtre, ayant lieu durant le mois de juillet. Effectivement, les pièces se vendent là-bas à la criée, dans la rue. Petit point d’histoire : le festival a été créé par Jean Villar en 1947. Il représente aujourd’hui plus de 200 000 spectateurs par an. C’est le plus grand festival du jeu d’Europe, et il fait partie des 5 plus grands du monde. Cet événement réunit une palette impressionnante de comédiens et metteurs en scène. Comme quoi le théâtre français reste en haut de l’affiche ! La magie de ce festival réside dans l’originalité du parcours de chaque spectateur. Plus de 800 spectacles sont proposés dans le festival

alutations, camarades du lycée Marcelin Berthelot ! Le CVL vous adresse remerciements et félicitations pour votre mobilisation d'avant les vacances. Vous avez été plus de 400 à voter ! L'an prochain, il faudra faire encore mieux. Cette année, vos représentants au Conseil de la Vie Lycéenne seront : Alice Brogat, Emma Bloch-Mazier, Elisa Charbonnier, Guillaume Girard, Louise Lanton, Nathan Malier, Ilan Njiki, Inès Razgallah, Félix Templier et Lucas Zamora. Les 10 sièges sont donc pourvus. Il faut tout de même féliciter les candidats non-élus, les encourager à s'engager dans les futures ac-

« in » (officiel) et dans l’« off » (plus intime), ce qui permet à chacun de choisir où aller chaque jour : voir une pièce de l’« in » avec un haut niveau de théâtre au Palais des Papes, ou plutôt assister à une farce de l’« off » dans une cour de récréation. Je vous parlerai donc de mon parcours, même s’il n’est pas exhaustif. Ma préférence penche vers un mélange des pièces « in » et « off » : j’ai eu par exemple une belle surprise en allant voir l’Avare joué sur une scène de 3m². Malgré tout, la pièce emblématique de mon parcours fut l’une des deux affiches phares de ce festival : Sheda de Dieudonné Nyangunna. Jouée dans une carrière (la Carrière Boulbon), sur une scène de 33m, où l’auteur dénonce l'individualisme et ses conséquences sur notre société. Il emmène le spectateur, avec humour, dans un monde totalement surréaliste. Les critiques sont mitigées vis-à-vis de cette pièce, étant donné que l’histoire ne possède pas réellement de fil conducteur : à tout moment, elle pouvait s’arrêter. Pour donner un avis, j’ai été captivé par ce monde inconnu, par le bassiste présent sur scène et improvisant des morceaux sortis du ciel. Cependant, ce n’est pas vraiment ce qui m’a le plus marqué dans l’univers de ce festival.

La plus belle chose de ce festival est la rue. Grâce au beau temps, les gens sortent fouler les trottoirs d'Avignon, spectateurs comme acteurs. On s’étonnera toujours de rencontrer Arnaud Cosson, Kevin Razy ou encore Éric et Ramzy dans la rue et de pouvoir échanger avec eux comme de vieux amis. L’ambiance du festival dans la rue est différente de toutes les autres. Vous arrivez le premier jour et êtes éblouis par un jongleur de foot, que vous reverrez certainement et avec qui vous discuterez. Sans compter l’ambiance lors du 14 Juillet. Le plus beau feu d’artifice que j’ai jamais vu : des feux sur un écran de 180°, une fontaine de feux jaunes tombant depuis le pont d’Avignon, le tout accompagné de musiques épiques nous plongeant dans un univers de dragons et de conquêtes. S’ensuit alors une course pour rejoindre la place de l’Horloge (place qui donne sur le Palais des Papes). On y trouve alors toutes sortes de groupes musicaux : latino, français, rock américain, etc. L’ambiance est folle, les gens dansent sans se connaître, discutent en refaisant le monde. Que de belles rencontres ! Et le soir, allant vous poser dans un bar avec vos amis, vous en ferez encore d’autres, des passionnés de théâtre pour la plupart, voire même le metteur en scène de la pièce que vous avez vue dans l’après-midi ou la veille. Le Festival d’Avignon est donc unique, tant pour ce qu’il est, que pour ce qu’il apporte au spectateur. Chaque individu possède son parcours propre lors de ce festival. Un parcours magique, personnel et indescriptible. Un parcours passant autant par la rue que par le théâtre. Bref, un détour à faire au moins une fois dans sa vie (voir plus) !

tions du CVL et à se représenter s'ils le peuvent (message valant aussi pour chacun de vous) !

à porter votre voix auprès de la direction en lui soumettant des remarques constructives concernant vos revendications.

Mais à quoi va-t-il servir, ce super CVL ? C'est une instance se réunissant avant chaque Conseil d'Administration pour évoquer des thèmes relatifs à l'éducation, la restauration, les infrastructures de l'établissement. Y siègent des représentants des professeurs, des parents, des élèves (nous !), du personnel. Il est présidé par le proviseur, le vice-président est un élève. Mais le CVL ne se limite pas à cela ! En effet, les élus lycéens disposent de ressources pour organiser des projets divers (caritatifs, culturels, sportifs...). Leur rôle consiste aussi

Il est donc primordial que vous nous transmettiez d'éventuelles améliorations que vous souhaiteriez pour Berthelot à l'adresse suivante : ou sur le Facebook du « Lycée Marcelin Berthelot ». Toute aide pour l'organisation des futurs projets du CVL sera évidemment la bienvenue ! Car nous ne sommes que des représentants, et c'est tous ensemble qu'il faudra donner du dynamisme à notre vie lycéenne commune !


La Mouette Bâillonnée

ans l’époque que nous traversons, caractérisée par un développement intense des nouvelles technologies, la société se modernise au rythme des innovations techniques. Bon gré mal gré, nous sommes entraînés dans une course toujours plus rapide vers ce qu’on appelle le progrès. Mais les mentalités n’évoluent pas toujours à la même vitesse, et certains relèvent parfois la tête de cette course effrénée pour prendre un peu de recul. C’est le cas de Blanca Li, chorégraphe espagnole à la renommée grandissante. Dans son dernier spectacle intitulé « Robot » présenté à la MAC le mois dernier, elle s’interroge sur la place de plus en plus importante que les machines électromécaniques et les objets électroniques ont dans notre quotidien. Pour cela, l’artiste a bien sûr recours à ses danseurs, mais utilise également des automates et des robots. Son spectacle est innovant, à l’image des machines dont elle remet en question le rapport avec l’humain. Les danseurs évoluent tout d’abord demi-nus sur la scène vide. Leurs gestes, déliés et souples, se succèdent comme autant de preuves témoignant de l’ampleur des possibilités corporelles des hommes. Puis, un automate apparaît sur la scène. Il chante, accompagné de son accordéon, tel que l’on peut entendre certains musiciens au coin d’une rue ou au détour d’un couloir du métro. De temps en temps, soudainement, il s’arrête, comme subjugué par la beauté des pas des danseurs continuant de tournoyer autour de lui. L’artificialité de sa voix frappe par son absence de vibrato et de passion. Nasillarde et presque

ous trouvez vos heures de jogging ou vos développés-couchés profondément ennuyeux ? Ce ne sera bientôt plus le cas avec cette playlist pleine de chansons qui donnent la pêche tout en gardant un rythme raisonnable.

ridicule, elle ne semble pas à la hauteur de ce qui est présenté devant ses yeux. Cependant, d’autres automates prennent peu à peu la place des danseurs sur la scène. Ce sont des machines représentant chacune des instruments de musique différents, qui en s’actionnant, jouent de concert sans aucune intervention humaine. Les danseurs réapparaissent alors vêtus de costumes d’employés et exécutent leurs tâches quotidiennes aux rythmes des automates. La musique devient de plus en plus rapide, les employés accélèrent, leurs gestes deviennent saccadés, brusques, presque convulsifs. En représentant ces travaux répétitifs, ils tournent en rond et perdent la tête. Ces instruments ont été créés par le collectif d’artistes MAYWA DENKI, sans aucune utilisation de l’électronique et pour favoriser l’écoute de « sons d’objets matériels contre le son digital produit de manière synthétique. » Néanmoins, ils posent la question de la musique programmée dans laquelle les machines prennent la place traditionnelle des hommes, en négligeant celle de la musicalité. Les danseurs nous invitent alors au cœur de leurs journées frénétiques, obéissant à des sonneries et alarmes omniprésentes. Leurs gestes quotidiens sont machinaux, rapides, destinés à être efficaces et c’est une vision satyrique de nos modes de vie que Blanca Li nous délivre ici : les humains sont programmés comme des robots. Justement, l’univers change, et c’est un robot que nous voyons à présent apparaître devant nous. Plus précisément, un bébé robot, vêtu d’une salopette bleue, qui apprend à marcher sous le regard attentif d’un danseur, et des milliers de spectateurs. Aurais-je imaginé un jour être attendrie par les premiers pas d’un robot, sa démarche mécanique et ses pertes d’équilibres comme celles d’un vrai bébé ? NAO – c’est son nom – apprends ensuite à danser en imitant les gestes de son modèle, et parvient tant bien que mal à esquisser quelques pas. Main dans la main dansent alors

« le père » et « le fils », l’humain et le robot, le créateur et son produit dont le destin semble lié, scellé par cette poignée de main d’un autre genre. La performance des ingénieurs créateurs de NAO, « le compagnon artificiel de demain », est bien sûr à souligner. Elle pose également la question de la science et de son influence sur l’homme et la société. Possède-t-elle des limites ? Faut-il en fixer, ou bien toujours les repousser pour faire avancer coûte que coûte le progrès ? Après avoir amélioré les conditions de vie des hommes, sera-t-elle la source de leur déshumanisation ? Le développement continuel semble pourtant être le procédé général suivi par l’homme depuis son existence sur terre. Si son but premier paraît clair, à ce stade, les objectifs sont de plus en plus flous alors que les robots jouent maintenant un rôle majeur dans nos sociétés. Sous la forme d’ordinateurs, de téléphones, d’androïdes aux multiples avantages, ils intègrent la vie familiale et vont même jusqu’à modifier les relations entre les êtres humains. Blanca Li est donc une chorégraphe qui s’inscrit dans son époque, tant par les techniques qu’elle utilise dans son spectacle que dans les questions qu’elle cherche à susciter. En représentant ce qui pourrait être les trois ères principales du développement technique, elle nous invite à réfléchir, à travers les reflets de notre passé, à ce qui viendra demain. Les robots se multiplient ensuite sur la scène. Des humanoïdes dansant sur une musique jouée par des automates, où est la place de l’homme ? Elle est et restera dans la création des machines, mais aussi dans la création artistique. En les voyant danser, l’évidence s’impose en effet comme une vérité absolue : l’art, jamais, ne pourra être créé par un robot, puisque la caractéristique première de l’art est de naître de l’imagination humaine.


La Mouette Bâillonnée

ncourageant, mais frustrant, voilà ce qu’on retiendra de ce match, comme nous le dit Morgane Para (demi de mêlée français) : « Cette équipe des Blacks est invaincue, mais pas invincible. Nous ne sommes pas abattus, car nous étions tout près. » L’entrée dans le match a été extrêmement brutale. Juste après la réalisation de la plus féroce version du HAKA, Cory Jane a bien failli marquer un essai du bout des doigts dès la deuxième minute. Mais Médard a sauvé le match en l’envoyant en touche. Les Français

La France a fait preuve d’une très bonne défense, mais l’attaque n’est pas parvenue à franchir le mur All Blacks et les fautes techniques toujours présentes ont beaucoup pénalisé le XV de France, alors que les All Blacks ont montré encore une fois qu’ils savent faire des gestes très techniques pour concrétiser toutes leurs occasions.

En effet à la 46e minute, sur une relance, Carter tape au pied, Piutau capte le ballon suite à un rebond favorable qui prend à revers Dulin et qui permet aux Blacks d’inscrire le premier essai. À la 65e minute les Blacks font une bonne relance en touche, partent sur le côté droit avant de revenir sur le côté gauche, Piutau fixe 3 défenseurs du XV de France et arrive quand même à passer les bras pour faire une magnifique chistera à Read qui a maintenant le champ libre pour marquer le deuxième essai de la soirée. Le score est alors de 2612. Alors que l’espoir d’un exploit disparaissait, la réaction française ne se fait pas attendre, Fickou tient debout, il sert Talès qui volleye pour Dulin qui arrive lancé. Il casse un plaquage et file à l'essai ! Un très bel essai en équipe des bleus qui redonne du souffle à un stade de France plein à craquer. Six minutes après, à la 76e, Faufana se faufile dans la ligne All Blacks et passe la balle à Debati qui est stoppé au niveau de la ligne. Chouly relance au près, mais Dagg l’empêche d’aplatir et l’arbitre vidéo refuse l’essai à juste titre. Il reste un quart d’heure aux bleus pour faire égalité. Un quart d’heure où les bleus vont

La France qui est classée 5ème meilleure équipe mondiale présente pour l’année 2013 a un bilan plus que mitigé avec une victoire, un nul, sept défaites et un ratio de moins de 1 essai par match. ont ensuite réussi à dominer le jeu en première mi-temps, mais ils n’ont pas réussi à concrétiser. Le score de 9-9 à la pose est uniquement dû au buteur. Un buteur néozélandais en forme comme à son habitude avec un taux de réussite a 100 % et un buteur français (Para) qui malgré son implication dans le match a raté deux pénalités.

  

La dernière défaite des All Blacks a été en fin décembre 2012 contre l’équipe d’Angleterre en grande forme en ce moment. Cette même équipe a remporté une belle victoire ce weekend contre l’Argentine (31-12) et reçoit la semaine prochaine les All Blacks à Twickenham. titiller la ligne All Blacks sans la franchir. Mais l’énervement des Blacks à la fin a bien montré que les Blacks étaient en difficulté et que malgré leur défaite les Bleus ont su se battre jusqu’au bout et ont été près de l’exploit ! Il faut maintenant préparer la suite, le tournoi des 6 Nations et la coupe du monde dans deux ans avec les nouvelles recrues que l’on a pu voir sur ce match. Il faut aussi travailler les gros défauts de l’équipe par exemple le jeu au pied des Français qui est loin d’être au niveau et se concentrer sur les deux prochains matchs tests où la France rencontrera Les Tonga, samedi prochain à 18 heures au Havre, et l’Afrique du Sud le 23 à 21 heures au stade de France.

La Mouette Bâillonnée - Numéro 18  

Journal du lycée Marcelin Berthelot.

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you