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Au fildes saisons l e

#31

j o u r n a l d e s a d h é r e n t s d u c o m p t o i r a g r i c o l e

p r i n t e m p s

2010

Mer kànn uf de Comptoir zähle ! Après un hiver des plus longs, place à l’action. Malgré quelques petits retards dans les livraisons, les approvisionnements se sont déroulés dans de bonnes conditions. Il faut avouer que dans un contexte économique ô combien difficile, les compléments de prix décidés par le Conseil d’administration ainsi que les ristournes sur les approvisionnements ont fait du bien aux trésoreries des adhérents. Et ce n’est pas Roger Weiss, notre ancien président, qui nous aurait désavoués, lui qui a œuvré sans relâche pour faire du Comptoir Agricole ce qu’il est aujourd’hui. Nous lui rendons hommage dans ce numéro.

S ommaire DOSSIER

Le service technique agronomique sait où il va Page 3 Page 2 et 5 La vie du Comptoir Les chiffres du Comptoir : Prix des céréales et nouveaux intervenants Le Comptoir en action : Collectes d’emballages et de plastiques Biodiversité : le Comptoir apporte sa pierre à l’édifice Page 4 Page 6

Disparition

Roger Weiss, 1921-2010

L es brèves du Comptoir Témoignage Un hommage bien mérité

E dito Chacun son rôle

C

ela peut sembler un titre bien curieux pour un éditorial. Mais si la raison d’être d’une coopérative est de « faire mieux ensemble que tout seul », celle d’un paysan est de produire. Mais comment, quand les prix peinent à couvrir les charges de production ? Tout entrepreneur serait dans le doute, et les agriculteurs ne font pas exception. Il n’y a qu’à écouter nos technico-commerciaux parler de leur tournée hivernale pour se rendre compte à quel point nos adhérents ont besoin de soutien, de conseils. Et c’est là que notre responsabilité est engagée. Mais notre devoir est de travailler pour le moyen et le long terme, quand une exploitation est dans le court terme. Notre responsabilité sociétale, qui se façonne jour après jour avec le projet 360°, nous pousse à innover dans le respect de tous, adhérents, clients, fournisseurs, consommateurs, élus, citoyens… et chaque service de la coopérative a le devoir de faire sa mutation. Car la pérennité des exploitations alsaciennes passe aussi par la capacité du Comptoir à opérer une mutation durable.

André SCHUHLER Directeur du Comptoir Agricole


L A V I E D U C O M P TO I R LES CHIFFRES DU COMPTOIR

Prix des céréales et nouveaux intervenants : avancer ensemble dans un monde qui bouge très vite Le temps des prix stabilisés grâce à l’Europe est bel et bien révolu. Bienvenue dans un monde de spéculations, d’offres et de demandes de matières premières et… d’incertitudes ! Malgré le poids que lui confère son million de tonnes négociées sur le Rhin, le Groupe Comptoir subit comme tout le monde les aléas climatiques, les bonnes et mauvaises récoltes de par le monde et les demandes de ses clients. Par contre, ses valeurs coopératives et sa taille lui permettent de servir d’amortisseur pour le compte de ses adhérents. Bien malin celui qui peut prétendre connaître à l’avance dans quel sens ira le marché des céréales. Plus malin par contre celui qui reste fidèle au Comptoir pour les prix, le conseil, la formation et les outils de production !

Silence, on forme ! Dans le sillage de la nouvelle Charte Start’Jeunes, le Comptoir propose à ses adhérents de parfaire leurs connaissances sur le marché des céréales. Malgré le « confort » que procure la vente de ses céréales au prix acompte, nous sommes persuadés que les producteurs devront maîtriser un jour ou l’autre les subtilités de ce marché. Couverture sur le marché à terme, marché physique FOB Rhin et autres débouclages de position n’auront plus de secret pour eux pour une meilleure gestion du risque de prix. Antoine Wuchner, responsable Eurépi, se tient à leur disposition. Le Conseil d’administration du Comptoir a d’ailleurs décidé de montrer l’exemple dès cette année.

Abengoa, un acteur majeur du bioéthanol, investit dans le nord-communautaire Déjà présent dans le sud de la France (à Lacq, Pyrénées-Atlantiques) avec une unité de bioéthanol de maïs, le groupe espagnol Abengoa s’apprête à inaugurer sa nouvelle unité aux Pays-Bas dans les tous prochains mois. Elle aura une capacité de production de 5 millions d’hectolitres d’éthanol, ce qui représente une consommation annuelle de 1.2 millions de tonnes de céréales. S’il est bien trop tôt pour en évaluer précisément les impacts sur le marché rhénan, il n’est pas interdit de penser que cela peut avoir un impact positif sur les prix, grâce à une demande nord-communautaire soutenue. Cette unité sera aussi bien capable de transformer du blé que du maïs.

Maïs 2009 : retour sur les prix payés aux producteurs Dans un contexte de lourdeur et d’incertitude sur le marché des céréales, une certaine inquiétude peut régner dans les exploitations. C’est pourquoi il est intéressant de comparer les prix payés aux producteurs l’an passé avec ceux de certaines campagnes antérieures. Si l’on exclut les diverses primes habituellement versées (fidélité, volume…), les maïs 2009 vendus au prix « acompte » ont pour l’heure été payés 112 euros la tonne aux adhérents. En comparant aux années 2000 à 2004, cela nous donne : 2009

2000

2001

2002

2003

2004

Prix brut définitif payé (toutes primes incluses) en Euros/t

112*

107

91

103

86

100

Rendement moyen (Qx/ha)

108

107

91

103

86

100

* (ne comprend pas encore les diverses primes, et hors éventuels compléments à venir)

S’il y eut des années nettement meilleures, force est de constater que des prix payés assez proches se sont déjà vus par le passé. De plus, le rendement moyen de 2009, historique, doit être complété d’une information cruciale : les humidités moyennes étaient plus faibles qu’à l’ordinaire, ce qui a fort heureusement conduit à des économies de frais de séchage de 3 à 4 euros la tonne. Mais il est vrai aussi que les aides communautaires étaient différentes…

le comptoir e n a ctio n

Collectes d’emballages et de plastiques : à vos agendas ! Emballages vides de produits phytosanitaires (EVPP) : Il faut plus de rigueur dans les rinçages. Désormais, la collecte des EVPP fait partie intégrante du paysage agricole alsacien. Ce printemps encore, du 15 au 17 juin, l’ensemble des sites d’approvisionnement du Comptoir Agricole seront habilités à recevoir les saches avec les bidons correctement rincés. Nouveauté : cette année, nos magasiniers inscriront systématiquement le nom du producteur sur la sache, de manière à tracer ces déchets. Suite à quelques cas en 2009, nous insistons pour que les bidons soient bien lavés et rincés (aucune trace dans la sache) et que les bouchons soient amenés

à part. Nous aurons un contenant spécial pour les bouchons. Si les bouchons sont encore sur les bidons, les adhérents se verront invités à les retirer au moment de la collecte. Plastiques agricoles (FAU) et emballages de produits fertilisants (EVPF) : c’est reparti pour une nouvelle collecte, les 31 mai et 1er juin prochains ! Sur nos sites de Thal-Drulingen, Soultzsous-Forêts, Hochfelden, Maennolsheim, Wiwersheim, Marlenheim, Molsheim, Benfeld, Artolsheim ainsi que sur le site de Kindwiller (Gustave Muller), l’opération conjointement menée par la FDSEA et notre coopérative se renouvelle  : nos adhé-

rents sont invités à venir avec leurs plastiques agricoles usagés, leurs big-bags vides et autre sacs d’engrais, ainsi que les ficelles à part sur les sites ci-dessus. Bonne nouvelle, les catégories n’ont pas changé depuis la dernière collecte. Besoin d’un renseignement ? Appelez Sandrine Hoenen, à la FDSEA du Bas-Rhin au 03 88 19 17 67. Produits phytos non utilisables (PPNU) : encore des gisements historiques en culture. D’ici quelques semaines, nous serons en mesure de faire un bilan complet de la campagne de janvier dernier. Nous pouvons d’ores et déjà dire que les adhérents jouent vraiment le jeu : avec plus

Au fil des saisons 2

de 5 tonnes collectées, nos adhérents contribuent pour près de 50% du tonnage régional. Nous restons malgré tout persuadés que des gisements anciens existent encore, ce qui nous encourage à ne pas relâcher la pression sur les exploitations concernées.

A retenir Collecte de plastiques agricoles, les 31 mai et 1er juin, dans les magasins de ThalDrulingen, Soultz-sous-Forêts, Hochfelden, Maennolsheim, Wiwersheim, Marlenheim, Molsheim, Benfeld, Artolsheim. Collecte d’emballages vides, du 15 au 17 juin, dans chaque magasin du Comptoir.


DOSSIER

Le service technique agronomique sait où il va

Souvenez-vous : il y a un peu plus d’un an, nous vous communiquions les résultats de l’enquête de satisfaction des adhérents du Comptoir Agricole. 98% (1) étaient « plutôt » voire « tout à fait » satisfaits du guide technique Coagri Info ainsi que des flashs techniques envoyés en culture. Ce serait une erreur de penser qu’il s’agissait du fruit du hasard ou de la gentillesse des adhérents. Christian Lux et son équipe sont engagés à fond dans une noble cause : faire gagner les exploitants. Les objectifs pour 2010 vont dans ce sens. Agronomie, filières, surveillance et communication  : les quatre grands axes sont tout trouvés pour nos quatre valeureux techniciens. L’agronomie, tout d’abord, qui se décline en innovations et en préservation de l’environnement. L’un ne va pas sans l’autre. Si l’innovation fait la part belle à la génétique et à l’arrivée de nouvelles solutions phytosanitaires, la prise en compte des aspects environnementaux ne doit pas se comprendre comme un simple respect d’une réglementation de plus en plus dure. « Les connaissances des tolérances aux maladies permettent d’entrevoir de nouvelles formes de protection des plantes qui tiennent compte des sensibilités variétales » précise Christian Lux. « Les SDN (pour stimulateurs des défenses naturelles des plantes) sont connus depuis longtemps, mais aucune véritable application concrète n’était possible. Mais nous touchons au but ». Et les moyens de la lutte biologique demandent aussi un supplément de travail pour bien les positionner. Par soutien aux filières, il faut entendre que la coopérative travaille avec ses partenaires de la transformation et certains fournisseurs pour s’adapter aux demandes du marché. A quoi bon produire des céréales qui ne sont pas marchandes ? Et si travailler sans relâche pour maîtriser les mycotoxines est une préoccupation permanente (sur blé et maïs), le travail engagé avec la filière fruits et légumes pousse à mieux piloter la fertilisation, et à plus s’intéresser à certains ravageurs. Sans parler du bio qui deviendra une réalité dans la coopérative cette année. Les « OBS’ » (entendez par là les réseaux d’observation) sont maintenant structurés pour apporter conseils et déclenchement d’interventions. Un outil puissant de synthèse est en cours de finalisation. Enfin, la communication fera l’objet d’un traitement spécial. « De notre point de vue, partager notre savoir est une fin en soi. Et se servir des outils les plus modernes est un challenge qui est relevé ».

Le service agronomique invite les adhérents à venir nombreux le 24 juin 2010 à Niederroedern, la prochaine Rencontre de Saison. Huit ateliers seront proposés en lien avec l’actualité agronomique : Atelier 1 : Techniques de travail du sol et impact sur les blés Animation : Régis Huss, Chambre d’agriculture Dans un contexte de coulées de boues, d’érosion et de questionnement sur les techniques sans labour, différentes techniques de préparation de sol seront évoquées. Au travers des impacts physiologiques sur deux variétés de blés, les adhérents pourront se faire leur propre opinion. Atelier 2 : Les variétés de blés Animation : Service technique du Comptoir Agricole Six nouvelles variétés à la gamme, une dizaine en pré inscription (N-2)… les nouveautés, mais aussi les valeurs sûres, doivent permettre de mieux lutter génétiquement contre les maladies. Il en va de notre volonté de proposer des variétés de plus en plus tolérantes. Atelier 3 : Les CIPANs : Premier bilan Animation : Jouffray-Drillaud Après une première campagne d’utilisation massive de

La bonne santé économique des exploitations passera obligatoirement par l’innovation en agronomie, dans un contexte réglementaire et sociétal de plus en plus exigeant. ENVIRONNEMENT

INNOVATION Génétiques

Herbicide Maïs

• Gestion des doses • Technique «One Shot» • Stratégie MAE • Technique alternative et impact pluriannuel

AGRONOMIE

• Maïs : Pyrale 1 molécule

Espèces

ECONOMIQUE

cultures spéciales

grandes cultures

PDT

Blé

FILIÈRES

• QI mycotoxines • QI technologiques • Qualimètre blé • Gamme Costimex • Maïs de type Plata • Maïs de type Waxy • Qualimètre Maïs

• Mouches • Désherbage

Bio (réflexion)

Surveillance LES «OBS»

«L’OBS COLZA» (10)

Soja

• Non OGM

«L’OBS PDT» (4) «L’OBS CHOUX» (1)

Base de données CAH

Les chiffres entre () représentent le nombre de parcelles dédiées pour observer l’évolution du parasitisme

Si les adhérents se servent du Guide technique et des Flashs techniques en saison, ils sont de plus en plus nombreux à bénéficier de l’extranet Ariane.coop, mais aussi des SMS. Nouveauté cette année, la mise en place de Start’Jeunes donne l’occasion d’accompagner les plus jeunes adhérents par des réunions adaptées. Et les plateformes d’échanges sont toujours fort appréciées. Ariane

Maïs

Choux

«L’OBS BLE» (18)

Fertilisation

Faire produire des denrées dont les qualités technologiques et sanitaires sont irréprochables est le meilleur moyen de contribuer à la pérennité des exploitations alsaciennes. Et si les grandes cultures sont la spécialité du Comptoir, notre implication dans le secteur des légumes suit la même démarche.

• Innovation : Ravageurs • SDN • Fertilisation : Azote et ql de présentation

«L’OBS ORGE» (4)

• Soja : variétés • Soja : conduite et techniques de semis • Sorgho

Blé

• Détermination de la tolérance aux maladies • Protection selon la sensibilité variétale • SDN

Herbicide

Insecticides

• Trichogramme (collaboration avec Biotop)

«L’OBS MAIS» (20)

• Maïs (140 variétés 2009) • Maïs : 2 molécules

Pyrale du Maïs

Les « OBS’ » est notre réseau de surveillance. Une partie des informations ainsi collectées servent également à alimenter la base de données régionale, indispensable au « bulletin de santé du végétal ».

Coagri COMMUNICATION Rencontres de saison

Flash technique de saison SMS

Juin : Niederrœdern

ECONOMIQUE

Formation Start’Jeunes et agriculteurs La pulvérisation

ces nouveautés en Alsace, il est important de faire un point tous ensemble sur ce qui marche, ce qui marche moins bien, les précautions à prendre… Un contexte de sécheresse soutenue fin août 2009 a provoqué des levées compliquées par endroit. Ce sera l’occasion de faire un tour d’horizon de ce qu’il faut savoir pour réussir son couvert (Implantation, destruction du couvert, …) Atelier 4 : Les contrôles des pulvérisateurs Animation : Mickaël Hammann, société Agrimat Déjà quelques mois que notre collaboration bat son plein avec Agrimat, pour permettre aux adhérents de se mettre en règle vis-à-vis du contrôle pulvé. Que fautil savoir avant le contrôle, Comment cela se passe-t-il ? Quels sont les premiers enseignements ? Atelier 5 : Traitements de semences (maïs) : Bonnes pratiques pour une technique d’avenir Animation : Syngenta Après un début d’utilisation compliqué, certains traitements de semences comme le Cruiser sont autorisés avec d’infinies précautions (déflecteurs…). Retour sur le mode d’enrobage des graines et les bonnes pratiques indispensables, dans le cadre du « plan poussières  ». Mais aussi sur l’impact physiologique sur les jeunes plantules. Il serait dommage de se passer d’outils performants qui permettent de réduire considérablement les quantités de produits phytosanitaires à l’hectare !

p r i n t e m p s

3

2010

Atelier 6 : Les couverts fleuris : quoi de neuf ? Animation : Christophe Klotz, Comptoir Agricole Vous avez des questions sur le choix, l’implantation, ou tout simplement l’intérêt de ces couverts sur l’exploitation ? Les réponses seront là pour vous guider. Atelier 7 : gestion des doses des herbicides maïs Animation : Christian Lux, Comptoir Agricole Le Grenelle de l’environnement et notamment Ecophyto 2018, mettent l’accent sur les doses d’herbicides employés. Outre la gestion des IFT (Indices de Fréquences de Traitement), l’idée de réduire le nombre de passages pour diminuer son empreinte carbone fait son chemin. Mais cela requiert plus de connaissances, et probablement de changer de molécules. Or les nouveautés sont là… Atelier 8 : Nouvelles cultures Animation : Comptoir Agricole Chrysomèle oblige (mais aussi besoin de rotation accentuée), il faut s’intéresser à de nouvelles cultures. Soja et Sorgho seront à l’honneur pour en comprendre les tenants et les aboutissants. (1) Enquête BVA menée au printemps 2008, sur un échantillon de 304 personnes représentatives de nos adhérents.


REPÈRE TECHNIQUE Biodiversité : le Comptoir apporte sa pierre à l’édifice Cela fait plusieurs fois que nous revenons sur notre stratégie concernant les couverts fleuris. S’il s’agit pour l’entreprise d’une action de fond, basée sur l’exemplarité et sur le long terme, le fait que 2010 ait été déclarée « année de la biodiversité » nous amène naturellement à en reparler. Néologisme composé de « biologie » et « diversité », la biodiversité désigne « la diversité naturelle des organismes vivants qui s’apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces, des populations et celle des gènes dans l’espace et dans le temps… » (Wikipédia). Si personne n’échappera au nécessaire débat sur la diversité génétique des plantes cultivées, et donc sur le sujet ô combien sensible des organismes génétiquement modifiés, il s’agit dans un premier temps de comprendre comment une entreprise qui sait que sa responsabilité sociétale est engagée sur le long terme, peut agir en conséquence. A l’échelle de notre territoire, une réflexion est engagée avec la notion de trame verte, qui doit définir les meilleurs moyens de permettre aux plantes et aux animaux vivant sur le territoire de se disperser dans toutes les directions, sans rencontrer d’obstacles infranchissables, comme des autoroutes, des villes étendues, ou bien encore des zones cultivées. Le Comptoir souhaitera contribuer à ce débat. Mais il faut reconnaître qu’à part les scientifiques et les ONG, ceux qui parlent le plus de biodiversité sont les apiculteurs et les chasseurs. Les uns pour des questions d’accès au pollen et au nectar pour les abeilles, en toutes saisons et en tous lieux, les seconds pour des questions d’endroits où la petite faune à plume et à poil peut se réfugier, couver, se nourrir, etc. Lutter contre les espèces végétales non désirables est nécessaire Paradoxalement, ce sont moins les produits phytosanitaires qui sont montrés du doigt que le fait que les parcelles agricoles ne contiennent qu’une seule espèce cultivée (blé, maïs, houblon, asperge, légumes divers…). La confusion s’installe, certains allant jusqu’à parler de « monoculture » pour désigner cet état de fait. Or la performance agronomique est basée sur l’idée que la plante cultivée subit une concurrence normale et naturelle si l’on n’intervient pas. Que ce soit par des moyens chimiques ou mécaniques, les espèces non souhaitées sont limitées sans état d’âme. D’autant plus que certaines d’entre elles ont une capacité de multiplication exceptionnelle : un pied de coquelicot produit ainsi 50 à 60 000 graines par an, soit de quoi coloniser un hectare à raison de 5 ou 6 pieds au mètre carré ! Lutter contre ces adventices est donc nécessaire, car, mieux adaptées que les plantes cultivées, elles les concurrencent pour l’eau, les éléments nutritifs, la lumière. Et pourtant, chacun s’accorde qu’une grande variété de plantes florifères est une source extraordinaire de pollens pour les abeilles. Alors que faire ? Les couverts fleuris sont une solution parmi d’autres L’apparition progressive mais en forte progression des surfaces fleuries en milieu rural présente de nombreux avantages. Naturellement, l’élément visuel est celui qui frappe immédiatement les habitants des environs. Comparé à de nombreuses espèces cultivées, ces nouveaux couverts contrastent par leurs couleurs – changeantes au cours de l’année – et suscitent de nombreux commentaires. Mais au-delà de cette première impression, ils représentent un formidable espace que l’on pourrait qualifier de gîte et de couvert pour de nombreux animaux, insectes, oiseaux ou mammifères. Avec une règle simple et universelle : plus les espèces florales seront nombreuses à se côtoyer, plus le milieu aura de chance d’intéresser la faune.

La position du Comptoir Agricole : agir de manière responsable Déjà leader sur le marché des espaces verts en collaboration avec la société NovaFlore, le Comptoir Agricole développe une gamme mûrement réfléchie pour les agriculteurs soucieux de s’investir dans ce nouveau concept. Cette gamme est également cohérente avec les initiatives de ses partenaires de la FDSEA du Bas-Rhin et de la Chambre d’Agriculture. La complexité des règles de la PAC (notamment de la conditionnalité, et plus précisément des Surfaces Equivalent Topographiques) nous forcent à travailler étroitement avec les services de l’Etat. Au final, nous proposons quatre mélanges différents et complémentaires : Hirondelle pour un fleurissement sans recherche de contractualisation, Rucher et Nectar pour ceux qui veulent jouer la carte de la biodiversité vis-à-vis des pollinisateurs tout en se garantissant un aspect visuel impeccable, et le Mélange biodiversité qui répond au cahier des charges le plus strict au niveau départemental, et qui contera pour « 2 » au niveau du la règle des SET.

Les mélanges proposés par le Comptoir Hirondelle A réserver à ceux qui veulent communiquer auprès du grand public, grâce à un fleurissement maximal. Idéal autour de la ferme, du magasin de vente directe … A semer d’avril à mai entre 4 et 20 kg/ha. Mélange de 60 cm qui dure jusqu’aux gelées. Rucher Grâce à ses 120 cm, Rucher sert aussi bien de refuge à la petite faune que de garde-manger aux abeilles. Semer entre 5 et 10 kg/ha. C’est un mélange qui compte pour « 1 » en termes de SET (PAC).

Nectar Idéal pour ceux qui veulent un couvert pluri annuel, Nectar se sème entre 10 et 15 kg/ha. Hauteur moyenne de 60 cm. C’est également un mélange qui compte pour « 1 » en termes de SET.

Mélange biodiversité A semer à 12 kg/ha. D’une hauteur moyenne de 90 cm, c’est un mélange pluri annuel extrêmement intéressant pour une grande diversité d’animaux et d’insectes. Ce mélange est le seul qui compte pour « 2 » en termes de SET.

Ils ont dit… « Le Comptoir Agricole, depuis le séminaire « 360° » à Strasbourg en juin dernier et auquel j’ai accepté de participer, a indéniablement amorcé un virage vers le développement durable. En 2009 un premier exemple concret, la Charte signée avec plusieurs entreprises d’aménagements d’espaces verts, les chasseurs et les apiculteurs, en est la preuve. Cette Charte prévoit, entre autres, une gestion des espaces qui tient compte de la présence des abeilles et des autres insectes butineurs. J’ai la conviction que les agriculteurs peuvent apporter une grande contribution dans la reconquête d’une plus grande biodiversité. Je leur fais confiance, mais aussi au Comptoir Agricole qui saura être le fer de lance afin qu’à l’avenir et dans un respect mutuel, agriculteurs et apiculteurs continuent de dialoguer pour avancer ensemble. » Jean-Georges Dichtenmuller, Vice-président de la Fédération des Syndicats Apicoles du Bas-Rhin, Président de l’Association des Apiculteurs du Pays de Hanau et Environs. « Depuis de nombreuses années déjà, notre fédération œuvre avec les différents outils dont elle dispose à la conservation des espèces animales sauvages par le maintien voire l’aménagement de leur habitat. Notre objectif est de leur garantir la possibilité de se reproduire, de s’alimenter et de leur procurer un refuge. Nous gérons les propriétés du Fonds Alsacien pour la Restauration des Biotopes (FARB) mises à disposition des agriculteurs sur plus de 160 communes, et nous participons financièrement à la contractualisation de couverts à vocations agri-environnementales. Sur un territoire comme notre département nos efforts seraient vains sans les partenariats locaux agricoles et les idées de chacun pour créer ici ou là quelques îlots refuges. Notre partenariat avec le Comptoir Agricole nous a entre autres permis d’informer sur les techniques ou périodes d’entretiens plus ou moins favorables à la faune. Ainsi, dans le cadre des nouveaux éléments topographiques nous proposons actuellement quatre types de contrats en « jachères environnements et faune sauvage » et sommes partenaires du contrat fleuri « biodiversité ». Gérard Lang, président de la Fédération des Chasseurs du Bas-Rhin.

Au fil des saisons 4


DISPARITION Roger Weiss (1921-2010)

Roger Weiss, Président du Conseil d’administration du Comptoir Agricole et de ses filiales de 1968 à 1989, est décédé le 10 février 2010, à l’aube de ses 89 ans. Actif dans de nombreuses organisations comme le Crédit Mutuel, le Service des Eaux et de l’Assainissement du Bas-Rhin ou bien dans sa commune de Truchtersheim, nous retiendrons spécialement de lui son implication dans la vie agricole de notre région et ses quarante années dédiées à notre coopérative. Sa carrière au Comptoir Agricole a débuté en 1951, avec sa nomination au poste de secrétaire lors de la création de la COMMAG (Coopérative de Matériel et de Machinisme Agricole). Il devient, sept ans plus tard, administrateur de la Société des Producteurs de Céréales (SPC). L’assemblée générale de 1967 entérine la fusion de la COMMAG et de la SPC avec le Comptoir Agricole, et M. Weiss est nommé Premier Vice-président. C’est l’année suivante, suite au décès de M. Charles Lux, qu’il prend la Présidence du Conseil d’administration, mandat qu’il assurera vingt et une années durant. Ces années de présidence ont été riches d’événements marquants pour le Comptoir Agricole (voir encadré). En vingt ans, la collecte de céréales est passée de 24 000 à 302 000 tonnes et le chiffre d’affaires de 30 à 751 millions de francs !

« Mon père m’a transmis les valeurs qui l’ont toujours animé : le travail et l’humilité » Cadet des 3 enfants de Roger Weiss, et lui-même membre du conseil d’administration du Comptoir Agricole, Pierre nous a reçus à Truchtersheim, dans l’exploitation familiale, pour évoquer le souvenir de son père… Extraits. J’avais 13 ans lorsque mon père a pris la présidence du Comptoir Agricole. Ses obligations professionnelles lui prenant beaucoup de temps, il m’a très vite laissé les rênes de l’exploitation et même si cela n’a pas été facile tous les jours, je suis très fier de la confiance qu’il m’a accordée. Il avait le goût du travail sérieux et des choses carrées. Je me souviens quand, enfant, je l’entendais bougonner après les commerçants ambulants qui venaient marchander notre blé ou notre houblon : cela lui paraissait inconcevable de vendre ainsi le fruit de son travail. Il préférait confier ses productions à des professionnels et leur laisser le soin de les commercialiser… Avant même de faire partie du Comptoir Agricole, il était en accord avec un des principes fondateurs de la coopérative ! J’ai toujours vu mon père comme un homme très occupé, dévoué à son travail. Notre vie de famille était rythmée par ses activités ; il est arrivé que des réunions soient organisées dans notre salon ou qu’on lui apporte des documents à signer en plein champ ! Entre ses obligations à la mairie de Truchtersheim, au Comptoir Agricole ou dans d’autres organisations professionnelles, on sonnait tous les jours à la porte ! Mais les affaires n’ont pas toujours été prospères, et mon père a connu des périodes difficiles où le doute et l’angoisse de ne pas mener à bien ses projets hantaient ses nuits. Il faut dire qu’il n’a jamais eu l’ambition de briguer de hautes fonctions, c’est naturellement qu’elles lui ont été confiées… La pression de ne pas décevoir ses collaborateurs était d’autant plus forte. Lui qui a connu l’époque des chevaux de trait, c’est sur son tracteur, au champ, qu’il se sentait le mieux. Ce besoin vital d’être en connexion avec la Terre a toujours été assouvi. Malgré un emploi du temps chargé, il n’a jamais raté un rendez-vous avec ses cultures, et même lorsque sa santé ne lui permettait plus de conduire lui-

Grâce à la force de ses convictions et la confiance qu’il a su accorder à ses équipes, Roger Weiss a fait de sa coopérative une entreprise solide et innovante, ainsi qu’un acteur économique de poids sur le marché agricole. Reconnaissants du travail accompli, les administrateurs, personnels, et adhérents du Comptoir Agricole, s’attacheront encore davantage à honorer la mémoire de l’homme qui a tant œuvré pour la coopérative. De 1968 à 1989, Sous la Présidence de Roger Weiss, « Petite coopérative est devenue grande »… 1974 : Rachat de l’Union Agricole de l’Est (13 dépôts, 3 centres de ramassage, 1 usine d’aliments) 1975 : Regroupement des bureaux administratifs à Hochfelden 1981 : Création du Service Technique Création de la SICA Jardina 1983 : Création de Sicaliments 1985 : Construction du silo et du séchoir de Seltz 1986 : Construction du silo et du séchoir de Strasbourg-Silorins 1988 : Transfert du Dépôt Central à Marlenheim 1989 : Rachat du négociant haut-rhinois Gustave Muller

Roger Weiss en 1988

Eugène Schaeffer, Président du Comptoir Agricole

Pierre Weiss et son épouse Martine

Le monde agricole a perdu un fervent défenseur de sa cause en la personne de Roger. Ses qualités humaines et son savoir-faire ont permis à la coopérative d’être la première organisation économique du monde agricole bas-rhinois. C’est une entreprise saine, dynamique et en plein essor qu’il me lègue en 1989. Je garderai de lui le souvenir d’un homme de convictions, droit et sensible, qui a fait de la réussite du Comptoir Agricole une des priorités de sa vie. même sa machine, ce sont ses petits-enfants qui lui offraient ce plaisir. Outre ses activités agricoles ou communales, c’était un passionné de musique. Joueur de saxophone, il était Président de l’Harmonie de Truchtersheim. Il a bien tenté de nous initier à la musique, mon frère, ma sœur et moi, mais en vain ! A son grand désespoir, je me suis même tourné vers le football et le handball, alors qu’il avait en horreur toute forme de sport ! Il était également très à cheval sur l’éducation, et son implication dans la construction du premier collège de la ville lui a même valu d’être fait Chevalier des Palmes Académiques. Ce n’est que vers 70 ans, lorsqu’il s’est progressivement retiré de ses affaires, qu’il a commencé à prendre du temps pour lui. Son grand plaisir était de prendre la route vers de nouveaux pays, découvrir et faire découvrir à ma mère de nouveaux paysages et d’autres cultures. Il n’en restait pas moins lié au monde agricole, et se rendait toutes les semaines au « Club du Jeudi », comité regroupant les anciens agriculteurs du Kochersberg. Malheureusement, le décès de sa bien-aimée et la maladie ne lui ont pas permis de profiter longtemps de sa retraite, pourtant bien méritée. Même si sa pudeur l’empêchait de montrer ses sentiments, je sais qu’il était fier de moi et de la façon dont j’ai géré l’exploitation. C’est maintenant au tour de mon fils Olivier d’assurer cette continuité, en poursuivant les valeurs que mon père s’est toujours attaché à nous transmettre : ne pas courir après la reconnaissance, mais exister par la force de notre travail.

Au fil des saisons 5

Jean-Georges Ringeisen, Vice-Président du Comptoir Agricole Monsieur Weiss a été le Capitaine d’un vaisseau amiral qui a traversé des tempêtes mais qui a toujours su garder le cap. André Schuhler, Directeur du Comptoir Agricole Roger Weiss avait un sens naturel pour les relations humaines, la politesse et le savoir-vivre. C’était un homme droit et simple, dont le seul objectif était le développement de l’entreprise et la satisfaction des adhérents. Visionnaire, il soutenait que la pérennité de notre agriculture résidait dans une unité régionale. Je n’oublierai pas la confiance qu’il a accordée à l’équipe de Direction, lui attribuant le pouvoir nécessaire à la gestion de la coopérative et à l’expression des talents. Parmi ses nombreuses réalisations, rappelons qu’il a été à l’origine de la création de notre Service Technique Agronomique, qui fait aujourd’hui référence en Alsace. Je rends hommage à l’agriculteur responsable et au dirigeant dévoué qui, grâce à son sens de la mesure, a su présider le Comptoir Agricole dans la durée et l’adversité, et donner un engagement clair à la gouvernance de l’entreprise, en suivant l’adage qu’il n’avait de cesse de répéter « Mànn muss de Sack zubinde kenne !* » *littéralement : « il faut savoir fermer le sac », traduction : il faut savoir décider au bon moment.


témoignage

L es b r è ves du comptoir

Un hommage bien mérité

Le Comité d’entreprise du Comptoir Agricole propose régulièrement des animations sociales et culturelles aux salariés de la coopérative avec l’appui de la Direction. Mais, une fois partis en retraite, « les anciens » pouvaient avoir l’impression que l’entreprise ne se souciait plus d’eux. « Comment va le Comptoir ? » « Est-ce que tu te souviens de… ?» « Est-ce que untel est toujours là ? ». Ces questions, les salariés de la Coopérative les entendent régulièrement, eux qui rencontrent souvent les retraités par hasard, au détour d’une rue, au marché ou lors d’une fête cantonale… Brigitte Mengus, au CE depuis 1988 et actuelle secrétaire, a proposé de provoquer des rencontres avec ces personnes, souvent restées très proches de leur entreprise. « Les petites communes rurales ont pour habitude d’honorer leurs glorieux anciens par un petit geste lors des grands anniversaires. Pourquoi ne pas en faire autant au Comptoir ? L’idée de cet hommage a fait son chemin depuis ma rencontre avec Roland Kormann, l’ancien secrétaire du CE parti en retraite depuis vingt ans ». Spontanément, le mot qui vient à l’esprit reliant

ces deux initiatives est « fidélité » ; fidélité à une commune pour les uns, fidélité à leur entreprise pour les autres. Ce que n’avaient pas prévu les élus du CE, c’était l’émotion qui s’emparait des personnes ainsi retrouvées. « Antoine Schneider, notre ancien comptable, chez qui nous sommes passés par surprise il y a un an, à l’occasion de son 80ème anniversaire, n’en revenait pas et ne voulait plus nous laisser partir ». Dès ce moment-là, pour le Comité d’entreprise, tout devenait clair : A partir de 70 ans, et ensuite tous les cinq ans, ils iraient rendre visite à nos anciens collègues, juste le temps de leur remettre un petit cadeau, boire le verre de l’amitié, se raconter quelques anecdotes et faire l’une ou l’autre photo pour immortaliser ce moment de convivialité et de retrouvailles. Après tout, ce sont eux qui nous ont appris le métier !

Paul MOSBACH, 75 ans, ancien ouvrier polyvalent, au machinisme : l’hommage à un homme qui était toujours là quand il le fallait. « C’est gentil d’avoir pensé à moi. Vous pouvez revenir me voir quand vous voulez ! »

Le Comptoir Agricole renforce son partenariat avec Tereos Au même titre que dix autres coopératives céréalières, notre coopérative possède désormais des parts dans Tereos Agro-industrie. Le groupe coopératif de l’Aisne souhaite ainsi associer ses partenaires à élargir leur présence au-delà des seules céréales. Dont le sucre.

Contrôles pulvérisateurs : ça tourne !

Notre collaboration avec les Ets Niess est entrée dans une phase hyper active. « Il y a du monde lors de chaque journée » précise Mickaël Hammann, en charge de ces contrôles. « Les responsables des magasins Comptoir jouent le jeu et la coordination est bonne ». Et si l’engin contrôlé nécessite une réparation, la facturation de la contre visite se fait en fonction du temps passé. Soit quelques dizaines d’euros. Un renseignement ? Appelez votre magasin Comptoir.

De la Ferme en Ville…

Paul Storck, 70 ans, ancien préparateur machines neuves et occasion. Un souvenir ? Son hall était toujours impeccablement rangé !

La fidélité n’est pas un vain mot au Comptoir ! S’il n’est pas rare de vous apprendre le départ d’un « ancien » après plus de 40 ans de bons et loyaux services, il est également intéressant de se pencher sur les indicateurs de personnels. En dix ans, notre effectif global de permanents est resté stable, autour de 150/160 personnes. En dix ans, 55 personnes ont rejoint l’entreprise, et 55 l’ont quittée. Parmi elles, 38 sont parties en retraite, 7 ont démissionné, 4 en arrêt maladie ont trouvé un accord amiable pour quitter l’entreprise et 6 ont été licenciées. Un indicateur de la fidélité pourrait être le taux de départ volontaire, également appelé taux de roulement. Il se calcule comme suit :

Antoine Wagner, 80 ans, ancien chef forgeron au secteur machinisme, ouvrier 1ère classe ! Après guerre, il a connu le plan Marshall. Et les pièces n’étaient pas faciles à trouver. Il fallait souvent les faire soi même !

Taux départ volontaire = nombre de départs volontaires (hors retraite) X 100 nombre de permanents

Dans le cas du Comptoir Agricole, avec des chiffres sur dix ans ramenés à une année, ce taux est égal à 0, 07%. Il est tout à fait représentatif de l’extrême fidélité des salariés du Comptoir à leur entreprise.

J E U N E S

R E T R A I T É S

Charles Handwerk : quarante-deux années au service des livraisons Entré le 17 juillet 1967, à une époque où le Comptoir ne comptait que six dépôts, Charles est passé successivement du magasin de Hochfelden au magasin central de Vendenheim puis à celui de Marlenheim, dès son ouverture. Connu pour son excellente mémoire, il est celui qui connaît le mieux les flux de marchandises entre les sites de la coopérative. Bonne retraite Charles !

Aux côtés de la Chambre d’agriculture et de la CUS, le Comptoir sera partenaire de Ferme en ville, du 3 au 6 juin prochain. Ce sera l’occasion pour nous de promouvoir l’excellence de nos produits céréaliers à destination des meuniers, des semouliers et des amidonniers. Saviez-vous que l’Alsace est une des rares régions en Europe où produire du maïs grain est avant tout pour nourrir les Hommes ?

… à l’opération Sourire à Strasbourg Cette année encore, les Jeunes Agriculteurs nous invitent à représenter les céréaliers sur le parvis du parlement européen. Comme à Strasbourg, le Comptoir y présentera la filière céréale et ses débouchés.

Des nouvelles têtes au Comptoir

Nicole Walter « Après quarante-deux années passées au Comptoir agricole, je vais enfin pouvoir voyager plus ! ». Mis à part au tout début, au service comptabilité, Nicole a consacré sa vie professionnelle à faire le lien entre la coopérative et les adhérents. Les décomptes, c’est elle depuis toujours !

Sébastien Klein

Sébastien Klein a rejoint l’équipe informatique pour s’occuper de support technique. Quant à Jean Ehrhardt, après plusieurs mois de travail en tant qu’intérimaire, il rejoint définitivement l’équipe logistique à Erstein. Christophe Dorvaux, auparavant à Erstein, remplace Charles Handwerk au magasin central à Marlenheim. Bon courage à tous !

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