Issuu on Google+

9 questions pour opole l’avenir de la métr

ur e po e h c r l a emb dém Une ruire ens ojet r t cons uveau p ole. o p n o es un la métr s idé o n r ns pou ageo ébats, ers… t r a li p ,d rnet ces, ate e t n i éren conf

n° 5

Ville active et ville à vivre ? Retrouvez les autres questions et + d’infos sur

www.mavilledemain.fr 1 2

l’économie à la nantaise dans la mondialisation : quelle stratégie ?

enjeux climatiques et énergétiques : jusqu’où produire et consommer

localement ?

3

Se former, travailler : s’épanouir DEMAIN ?

dense ou intense ?

5

Ville active et ville à vivre ?

tous : où en seront les solidarités ? solo ? 9

8

7

6

4

ville nature,

une ville vraiment pour

vivre sa ville : en collectif ou en

du quartier au grand ouest : quelles bonnes échelles pour agir ?

quelle place pour les nouvelles initiatives, nouvelles idées, nouvelles

pratiques ?

basse-goulaine bouaye bouguenais brains carquefou chapelle-sur-erdre (la) couëron indre mauves-sur-loire montagne (la) nantes orvault pellerin (le) rezé saint-aignande-grand-lieu saint-herblain saint-jean-de-boiseau saint-léger-les-vignes saint-sébastien-sur-loire sainte-luce-sur-loire sautron sorinières (les) thouaré-sur-loire vertou


Ville active et ville à vivre ? Construire ensemble un projet pour la métropole nantaise de demain Lancée par les 24 maires de l’agglomération, Ma Ville Demain est une démarche qui s’appuie sur une large participation des habitants et acteurs du territoire, pour aboutir fin 2012 à la présentation d’un projet global. Cette démarche a été confiée à l’Agence d’Urbanisme de la Région Nantaise (Auran). Ma Ville Demain permet de donner son sentiment sur l’avenir du territoire, apporter des pistes de réflexions, idées, faire preuve de créativité… Environnement, déplacement, logement, solidarité, économie, etc., face à tous ces enjeux, il faut dès aujourd’hui réfléchir aux caps à suivre pour demain. Pour déterminer les questions que doit se poser la métropole nantaise, une vaste consultation a été menée début 2011. Des questionnaires ont été distribués dans l’agglomération (5 000 réponses), un site internet a recueilli la parole des habitants, le Conseil de Développement a rendu un avis, des entretiens ont été menés avec les acteurs économiques, associatifs et institutionnels, plus de 5 000 entreprises ont été consultées, des écoles se sont mobilisées, et de nombreuses réunions ont été organisées avec les habitants des 24 communes, des associations, des agents du service public, réseaux professionnels etc. Ces contributions ont ensuite été analysées pour aboutir à la définition de 9 grandes questions pour l’avenir de la métropole nantaise.

Aujourd’hui, chacun souhaite pouvoir travailler, consommer, se déplacer… Dans la concurrence entre les villes européennes et avec l’attrait toujours plus fort de l’Ouest, la métropole nantaise devra plus que jamais demeurer attractive pour les nouveaux arrivants et les entreprises tout en répondant aux besoins de ses habitants et en préservant son cadre de vie, son patrimoine… en un mot, son identité.

Ce que vous nous avez dit L’une des principales préoccupations des habitants de l’agglomération est leur cadre de vie (cité comme une priorité dans 46 % des réponses). Ils veulent en préserver les qualités, ont le désir de le voir s’améliorer et la crainte de le voir se dégrader. L’eau et la culture sont les deux identités fortes qui ressortent de l’enquête. La Loire est le premier symbole cité par les répondants pour qualifier l’agglomération nantaise (pas seulement comme un élément paysager du cadre de vie : ils veulent aussi pouvoir s’y tremper les pieds, s’y baigner, circuler, habiter dessus…). Côté culture, le Château des Ducs et l’Éléphant sont les deuxième et troisième symboles les plus souvent cités. 88 % des personnes interrogées considèrent que l’agglomération se développe bien d’un point de vue culturel. Parmi les critères cités pour leur épanouissement, les habitants répondent souvent «  une vie culturelle diversifiée ».

Cette qualité de vie passe aussi par la proximité géographique des services, des petits commerces, et par l’accès à la nature et à une offre culturelle et de loisirs, mais aussi par la sécurité à renforcer pour 66 % des personnes interrogées. 64 % des habitants estiment qu’il y a dans l’agglomération suffisamment de lieux pour faire la fête. Ils recherchent néanmoins des moments privilégiés de convivialité, des espaces publics confortables, adaptés aux piétons, aux vélos, et sécurisés. Ils veulent à la fois de grands temps forts culturels et sportifs et la possibilité de pratiquer leurs loisirs au quotidien. Avec une contradiction forte : une vie de quartier dynamique et animée à proximité, mais sans nuisance et dans un environnement calme. Ils interrogent enfin la souplesse de la ville. En question, les heures d’ouverture des services, l’accélération des temps de la vie, et l’adaptation des horaires de travail… Ainsi, 21 % des répondants considèrent que le développement de services et d’équipements est un chantier prioritaire.

Les chiffres-clés de l’agglomération nantaise

600 000 habitants

310 000 emplois

18 % de 60 ans et +

entrent chaque jour travailler dans l’agglomération

aujourd’hui, près de 700 000 en 2030

en 2010, 25 % en 2030

84 000 personnes 36 000 entreprises

50 000 étudiants 10 000 associations 64 minutes de déplacement en moyenne par jour

62 % d’espaces

naturels et/ou agricoles

32 % de surface urbanisée

6 % de surface à urbaniser


Le contexte local Devenir une grande métropole c’est poursuivre le développement des activités, notamment les fonctions économiques, politiques, culturelles supérieures. Capitale régionale, l’agglo­ mération nantaise joue déjà ce rôle dans l’Ouest avec un pôle santé régional, une université, des équipements culturels d’importance (le Zénith est par exemple la première salle de spectacle de province par le nombre de billets vendus), des services administratifs, des sièges régionaux de grands groupes, la ­présence des grandes enseignes… Notre agglomération n’est pas construite sur le modèle d’une concentration géographique très forte. Par exemple, aujourd’hui, sur les 310 000 emplois que compte Nantes Métropole, seulement 95 000 sont situés dans le centre-ville nantais, à l’intérieur des boulevards. Cette spécificité fait aussi le charme de la métropole puisque la centaine de centres-villes, bourgs, pôles de quartiers de l’agglomération est un atout pour la qualité de vie. La croissance démographique prévisible (près de 100 000 habitants supplémentaires d’ici 2030), le développement de la métropole nantaise, et l’évolution des modes de vie auront des conséquences sur la façon de vivre en ville, qu’il s’agisse du cœur d’agglomération, des centresvilles, ou des petites communes. Par exemple, la prise en compte des horaires de chacun (4,5 % des actifs travaillent la nuit, 30 000 personnes en moyenne se déplacent dans le centre-ville de Nantes entre 22 h et minuit) et l’adaptation des services permettent de rendre plus facile la vie en ville ; ces évolutions ne peuvent se faire sans oublier qu’une ville 24 h/24 comporte aussi des inconvénients (tranquillité réduite, moins de temps de repos collectifs…). L’aménagement urbain est aussi déterminant car il permet de mélanger les pratiques (accéder à des commerces et des services dans une gare) tout en permettant la rencontre et la contemplation (se ­promener au bord de l’eau…). Mais les réflexions sur l’espace urbain doivent aussi prendre en compte que 80 % de la ville de 2030 est déjà construite.

Quelles alternatives pour notre territoire ? De la grande agglomération à taille humaine à la métropole présente sur la scène internationale, les choix de développement d’aujourd’hui auront des effets déterminants sur nos modes de vie et sur ce que nous venons chercher dans la ville. Quels nouveaux services publics et privés, quels nouveaux commerces développer sur la métropole nantaise ? Où et quand sont-ils les plus utiles pour faciliter la vie des habitants se déplaçant quotidiennement, et notamment ceux dont les horaires de ­travail sont décalés ? Et comment prendre en compte les besoins de ceux qui travaillent dans l’agglomération sans y habiter ? Comment ne pas transformer les centresvilles de l’agglomération en musées et leur permettre d’évoluer comme ils l’ont toujours fait, tout en les préservant d’une certaine standardisation urbaine ? Comment conforter le cœur d’agglomération pour qu’il réponde aux exigences d’une grande ville, qu’il soit attractif pour les visiteurs tout en étant accessible et agréable à vivre pour les habitants ?

pistetss ba de dé

s de vie Quels rythme ération ? dans l’agglom r ou Faut-il accélére ies ? ralentir nos v généralistes Quels services, ? Regroupés ou spécialisés  ntre-ville ou ce u a s le ô p n e ns chaque implantés da ntre-bourg ? quartier et ce ce à la fin De la naissan e ville de vie : la mêm tions ? pour 4 généra erciaux, Centres comm veaux gares, des nou emain ? lieux de vie d Emploi, rencontre, fête, transport, proximité, tranquillité, sécurité, environnement : le beurre et l’argent du beurre ?


extraits de contributions « Si les espaces publics sont des lieux d’échanges, alors il faut permettre ces échanges. Réduisez la circulation automobile à quelques axes importants et rendez les rues et places des quartiers et du centre-ville à la population pour qu’elle puisse y venir sans problèmes.

Quel équilibre entre la nature, l’eau (la Loire, l’Erdre, l’océan…) et le milieu urbain ?

Pour une métropole plus lente ?

Le saviez-vous ?

Il faut 2 000 habitants dans un rayon de 400 à 500 m (5 minutes à pied) pour qu’une alimentation (moins de 1 000 m2) puisse vivre et générer l’installation d’autres commerces de proximité (boulangerie, tabac-presse, banque…).

Dans l’agglomération 58 %

des habitants se rendent à une manifestation culturelle et 78 % au cinéma au moins 2 à 3 fois par an, 43 % à une fête communale ou de quartier.

Le temps moyen d’un

déplacement en transports collectifs pour un habitant de l’agglomération nantaise est de 28 minutes.

250 km de cours d’eau dans l’agglomération.

Par exemple, Commerce devrait être LE centre de l’espace public de Nantes, mais personne n’y reste parce que c’est l’enfer avec les voitures. Supprimez les routes à Commerce, pavez-les, plantez des arbres, faites des places, construisez des portiques, des fontaines et vous aurez un grand espace de rassemblement et d’échanges permanents à Nantes comme il n’y en a pas encore dans la ville ! » Dorian, Nantes , posté sur mavilledemain.fr à l’article « Espace public » « Un grand OUI pour faire réapparaître l’eau dans la ville ! (1) Pour son côté poétique, qui donnera du charme et du caractère à Nantes. (2) Pour son caractère historique, Nantes, Venise de l’Ouest. (3) On peut aussi y trouver des bénéfices pratiques : circulation fluviale (?) Cela dit, il faut réintégrer intelligemment l’eau dans la ville pour ne pas déranger trop la circulation piétonne ou routière, éviter les accidents (noyades, inondations...) : mais sur ces différents points, de nombreux urbanistes, designers ou architectes ont des idées lumineuses et des propositions concrètes ! » Armel, Paris (mais Nantes ces 20 dernières années), , posté sur mavilledemain.fr à l’article « Bonne idée oubliée » « Encore plus de jardins collectifs, c’est une façon de rompre la solitude, l’isolement, c’est respirer, c’est se ressourcer, c’est échanger, c’est transmettre… embellir nos villes. » Eve, Nantes, posté sur mavilledemain.fr à l’article « Jardin familial »  « Une ville qui fonde son échelle sur l’usage de l’automobile n’est bien évidemment pas durable. - En fondant sa mobilité sur le pétrole, elle rend la population dépendante de cette ressource et vulnérable à sa raréfaction. - Elle encourage des moyens de transports individuels polluants au détriment des transports en commun qui n’ont plus de prise avec un territoire aussi vaste. - Elle n’est pas sociale non plus car, en imposant l’achat d’une voiture à chacun, elle ségrègue à peu près la moitié de la population, cette population n’en disposant pas pour des raisons de choix, de place, de revenu ou d’âge. C’est pourquoi il faut “ralentir” la ville, et éviter que des flux trop rapides ne la désintègrent. » Victor, Nantes posté sur mavilledemain.fr comme contribution libre

« Il y a aujourd’hui une envie de ville, mais de ville vivable – les Parisiens qui viennent à Nantes le disent tous. Pour moi, l’avenir c’est ça, une ville où tout le monde puisse vivre. La ville, en 2030, je la vois piétonne évidemment. La ville n’est pas immense, donc on peut l’arpenter, elle est à taille humaine, je la vois comme elle est mais complètement piétonnisée. Pour moi, c’est très important à la fois de pouvoir vivre dans le cœur de ma ville et en même temps de m’en échapper […] » Jean Blaise, Directeur du «Voyage à Nantes» « Une ville culturelle, c’est une ville émettrice de contenus culturels dans toutes les disciplines possibles. Nantes est émettrice de contenus artistiques, sauf que l’évolution des arts et de la culture fait qu’il y a de plus en plus de disciplines qui arrivent, de plus en plus de fusions, de nouvelles formes qui arrivent et la question est de voir comment Nantes va pouvoir émettre des contenus dans divers domaines. » Éric Boistard, directeur de Stéréolux (ex l’Olympic) « Des projets importants sont réalisés en matière de développement durable. Cependant, il manque une valorisation des espaces d’eau ; l’Erdre et la Loire sont des endroits insuffisamment aménagés. Les projets de navettes fluviales sont intéressants ; encore plus s’ils utilisent des énergies mixtes.» Sylvain Martini, Coordinateur de l’ÉclectiC - Léo Lagrange


Les quatre étapes de Ma Ville Demain 2011 et 2012 Étape 1

Hiver 2010/2011 La mise en mouvement

Consultation des habitants et acteurs du territoire à travers des entretiens, questionnaires, internet…, afin de dégager les pistes de réflexion pour l’avenir. Étape 2

Printemps/fin 2011 Le temps des idées

Débats, conférences, rencontres publiques…, autour des 9 questions pour l’avenir.

Étape 3

Début 2012/mi 2012 Imaginer les possibles

Analyse et croisement des contributions des débats avec les potentiels de la métropole nantaise, pour identifier les orientations, les développements possibles, les défis envisageables… Étape 4

Fin 2012 Choisir un cap

Présentation du projet pour la métropole nantaise de 2030.

Ces pistes de réflexion permettent d’aborder les questions sur le transport, la formation, l’aménagement urbain, la solidarité, la démographie, la gouvernance, le vieillissement, la citoyenneté, l’emploi, l’environnement, l’international…

EN SAVOIR + Information, participation et programme

Auran

(Agence d’urbanisme de la région nantaise)

2 cours du Champ de Mars / BP 60827 / 44008 Nantes Cedex 1 Tél. 02 40 84 55 66

La méthode

Ma Ville Demain est une démarche prospective et participative qui s’appuie sur plusieurs valeurs : la transparence : l’ensemble des contributions est accessible à tous. l’accessibilité : tout le monde peut participer (habitants, entreprises, associations, écoles, centres aérés…) à tout moment (internet, débats, conférences, ateliers…) et quel que soit le format proposé (texte, son, image, dessin…). la rigueur : toutes les contributions sont prises en compte et analysées par l’Auran (sociologues, économistes, urbanistes…) et par des prospectivistes spécialisés. la restitution : chaque étape de la démarche est restituée (site internet, conférences, documents papiers, presse…).

L’Auran

L’Agence d’urbanisme de la région nantaise (Auran) est une association qui mesure et analyse les évolutions du territoire pour proposer des scénarios d’évolution (aménagement, déplacements, démographie, développement économique, environnement, etc.) et des outils d’aide à la décision. Depuis 30 ans, l’Auran constitue un matériau unique d’analyses et de données statistiques sur la métropole nantaise, à disposition des élus, des ­professionnels et du grand public.

Conception Le Kwalé / Auran - Crédit images : Christian Maillard - Auran / Patrick Garçon - Nantes Métropole


Notes


Ville active et ville à vivre ?