PROPRIETAIRES 80

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PROPRIÉTAIRES MAGAZINE UN AUTOMNE

PLACÉ SOUS LE SIGNE DU ROSE !

N° 80 | TRIMESTRIEL | AUTOMNE 2019

FISCALITE

DISPOSITIF DENORMANDIE : BIEN MAIS ENCORE TROP DISCRET PAGE 11

VIE PRATIQUE

S’ISOLER POUR PASSER L’HIVER AU CHAUD PAGE 13

VIE DU RÉSEAU

UN VENT DE NOUVEAUTÉ SOUFFLE SUR LES AGENCES DU RÉSEAU PAGE 14

GROS PLAN RÉGION L’HÉRAULT : SI BELLE, LA VIE ! PAGE 17

L’ADRESSE A LE PLAISIR DE VOUS OFFRIR CE MAGAZINE

UN RÉSEAU NATIONAL À VOS CÔTÉS


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ÉDITO UN MOIS D’OCTOBRE PLACÉ SOUS LE SIGNE DU ROSE

SOMMAIRE

La rentrée est déjà loin derrière nous et les vacances ne sont plus qu’un lointain souvenir… Pourtant, nous n’avons rien perdu de notre entrain et de notre dynamisme, loin de là ! Une fois le premier chèque de la Fondation l’Adresse remis, l’arrivée de l’automne marque le début d’Octobre Rose, mois de mobilisation active du réseau en faveur de l’association Rose Up. Sur le terrain, tous nos collaborateurs ont entrepris de contribuer à son développement et à la notoriété de sa cause : informer et soutenir les femmes touchées par le cancer, ainsi que leurs proches, et défendre leurs droits. Sociétaire rime avec solidaire et nous en sommes heureux et fiers, comme nous le sommes de vous présenter aujourd’hui le nouveau visage de nos agences, à découvrir plus loin dans ce magazine. L’automne est là, comme je vous le disais, et nous en profitons aussi pour vous glisser quelques conseils de travaux qui se révèleront bénéfiques à l’heure de rallumer les chauffages. Pour le reste, les pages Conjoncture vous confirmeront que tout va bien dans l’immobilier ancien, même si la pénurie de biens commence à se faire sentir. Le dispositif Denormandie, que nous évoquons également dans ce numéro, devrait contribuer à entretenir la dynamique, pour peu qu’il gagne en notoriété.

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ACTUALITÉS DE L’IMMOBILIER

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FISCALITÉ LE DISPOSITIF DENORMANDIE : BIEN MAIS ENCORE TROP DISCRET

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Je vous souhaite un bel automne et une bonne lecture à tous !

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VIE PRATIQUE S’ISOLER POUR PASSER L’HIVER AU CHAUD !

Brice Cardi Président du réseau l’Adresse

VIE DU RÉSEAU LA JOLIE FLEUR DE MARGUERITTES UN VENT DE NOUVEAUTÉ SOUFFLE SUR LES AGENCES DU RÉSEAU FONDATION L’ADRESSE : UNE PREMIÈRE ÉTAPE

Indices clés de l’Adresse* PRIX MOYEN AU M² Ile-de-France : 3 524 € Paris : 9 676 €

DÉLAIS DE VENTE MOYENS France : 86 jours Province : 92 jours

CONJONCTURE ANCIEN : LES VENDEURS PRENNENT LA MAIN NEUF : PAS D’AMÉLIORATION

Enfin, en plus des rubriques habituelles (Actualités de l’immobilier, Courrier des propriétaires,…), vous retrouverez au fil de ces pages un petit parfum de vacances, puisque le dossier Région nous emmène dans l’Hérault, après un petit détour par le Gard où nous attend une agence exemplaire, bien dans l’esprit de ce qui fait la singularité du réseau l’Adresse.

France : 2 673 € Province : 2 216 €

BRÈVES

Ile-de-France : 75 jours Paris : 62 jours

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GROS PLAN RÉGION L’HÉRAULT : SI BELLE LA VIE !

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COURRIER DES PROPRIÉTAIRES

* Selon les transactions du réseau L’Adresse enregistrées entre le 1er janvier et le 31 mars 2019

PROPRIETAIRES, le magazine de L’ADRESSE. Editeur : L’ADRESSE DES CONSEILS IMMOBILIERS - Bateau Ouragan 53, quai du Point du Jour - 92100 BOULOGNE - 01 41 41 08 61. Directeur de publication et Rédacteur en chef : Brice Cardi. Conception/Rédaction/Réalisation : LORRA 44210 Pornic 06 87 81 17 29 - Mise en page : Gilles DUCHARNE 06 63 06 43 18. Reproduction interdite. Parution : Octobre 2019 - 160 000 exemplaires. Dépôt légal à parution. Site internet : ladresse.com

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PROPRIÉTAIRES MAGAZINE N° 80

BRÈVES

ACTUALITÉS DE L’IMMOBILIER DPE. Les premières pistes de la réforme du Diagnostic de

Performance Energétique (DPE), enclenchée dans le cadre de la loi Elan en fin d’année dernière, sont à présent connues. Parmi les mesures envisagées, la création d’une classe A+ et la fusion des classes F et G. L’étiquette carbone, indiquant l’empreinte carbone des logements, pourrait également devenir obligatoire sur les annonces immobilières. L’entrée en vigueur des réformes sur la méthode de calcul et la formation des diagnostiqueurs est normalement prévue pour le milieu de l’année. Le DPE n’a, pour l’heure, qu’une valeur informative. Mais la loi Elan le rend opposable aux vendeurs et aux bailleurs à compter du 1er janvier 2021.

PIC. Etonnamment, c’est en été qu’un pic de consommation électrique a été atteint, lors du premier épisode de canicule de l’été, très précisément ! A 12h40, le 27 juin, les Français ont consommé 59 460 MW, à peine sous le record de 2017 (59 500 MW). En période estivale, la consommation électrique augmente lors des fortes chaleurs, en raison du recours massif aux ventilateurs et climatiseurs.

BALCONS.

Les modes de construction employés dans les années 1960-1970 sont susceptibles d’entraîner l’effondrement des balcons dans de très nombreux logements français. C’est l’avertissement lancé par Solécité, une Scop d’architecture nantaise. Les causes d’accidents sont nombreuses : défaut d’étanchéité, infiltration, dégradation du revêtement de sol et/ou des bords, atteinte à la solidité… Selon un rapport commandé par les pouvoirs publics, parmi les 15 millions de balcons que l’on compte en France, les plus fragiles seraient ceux des immeubles récents en béton.

CONVENTION CITOYENNE.

150 citoyens tirés au sort « et représentatifs de la diversité de la société » composeront la convention citoyenne pour la transition écologique dont la création a été annoncée début juin. Selon le gouvernement, cette nouvelle structure devra « redessiner les mesures concrètes d’aides aux citoyens dans la transition climatique et définir des mesures complémentaires, incitatives ou contraignantes, ainsi que leur financement ». Elle s’inscrira en complément du Haut Conseil pour le Climat, composé de scientifiques et du Conseil de défense écologique qui regroupe les services de l’Etat.

ASSIGNATION. La FNAIM a assigné la plateforme

PAP, « De particulier à particulier », devant le Tribunal de commerce de Paris pour « dénigrement de la profession d’agent immobilier » et « exercice illicite » de cette activité. Lors d’une interview sur Franceinfo en janvier, la Présidente de PAP avait affirmé vouloir la mort des agences immobilières. En outre, la plateforme propose un service en ligne incluant l’estimation des biens, la visite virtuelle et l’accompagnement juridique alors que les conseillers PAP ne sont titulaires d’aucune carte professionnelle.

RÉCONCILIATION.

Julien Denormandie souhaite s’appuyer sur les agences immobilières pour « réconcilier » propriétaires et locataires. Interrogé fin août sur Radio Immo, le Ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, a déclaré vouloir « aller plus loin dans le repositionnement des agences immobilières pour leur donner un plus grand rôle d’acteurs de confiance entre locataires et propriétaires ». Le Ministre entend en particulier s’appuyer sur les professionnels de l’immobilier « qui arrivent à recouvrer beaucoup plus facilement les impayés de loyer » pour ramener sur le marché les propriétaires ayant renoncé à mettre leurs biens en location.


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BONHEUR.

Le rapport GoodHome, étude internationale menée par l’Institut de recherche sur le bonheur et le groupe Kingfisher auprès de 13 500 personnes de dix pays européens, s’est interrogé sur les plus gros facteurs qui contribuent à notre bonheur. Ses résultats montrent que 73% des personnes qui se déclarent satisfaites de leur lieu de vie sont également satisfaites de leur vie en général. Selon l’étude, la santé mentale contribue pour 17 % au bonheur et en constitue le premier facteur, suivi de près par le logement (15 %) et loin devant le revenu (6 %) ou le travail (3%).

RÉNOVATION.

L’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) a validé une vingtaine de nouveaux projets en juillet, mobilisant environ 820 millions d’euros de concours financiers dans des communes ou agglomérations comme Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), Gennevilliers (Hauts-de-Seine), Stains et La Courneuve (Seine-SaintDenis), Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), le XXe arrondissement de Paris, Dunkerque - Grande-Synthe (Nord), Mulhouse (HautRhin), Lyon-la Duchère et Vénissieux (Rhône) ou encore Nice (Alpes-Maritimes). Au total, le nombre de quartiers bénéficiant du nouveau plan national de rénovation urbaine est désormais proche de 300, pour un montant total de 7,3 milliards d’euros.

REPORT. Initialement prévue pour début 2019 et déjà

repoussée à plusieurs reprises, la réforme du calcul des aides au logement (APL) ne se fera pas avant le début de l’année prochaine. Le Premier Ministre a annoncé qu’elle sera « mise en œuvre pour le versement des allocations fin janvier/début février 2020, au moment où les aides au logement seront actualisées ». La réforme prévoit que les aides soient mises à jour tous les trois mois et calculées sur la base des revenus actuels du bénéficiaire et non plus sur ceux remontant à deux ans comme c’est le cas jusqu’à présent.

TAXE D’HABITATION.

La taxe d’habitation sur la résidence principale sera totalement supprimée pour tous les Français en 2023. Gérald Darmanin, le Ministre de l’Action et des Comptes Publics a en effet confirmé le calendrier. Pour les 80 % de foyers français qui ont vu leur taxe diminuer des deux-tiers depuis 2017, cette suppression interviendra dès l’an prochain. Les autres bénéficieront d’un dégrèvement progressif jusqu’en 2022. Pour mémoire, la contribution à l’audiovisuel public (redevance) n’est pas incluse dans le dispositif.

AMIANTE.

Avant d’entreprendre des travaux dans son logement, il faut désormais faire réaliser un « repérage amiante avant travaux ». Cette nouvelle obligation s’impose depuis cet été pour tous les immeubles construits avant 1997, date à laquelle l’amiante a été interdite en France, et quel que soit le type de travaux envisagés, démolitions incluses. Objectif : protéger artisans, ouvriers du bâtiment et particuliers des risques liés à l’amiante. Chaque année, 3 000 personnes décèdent de cancers liés à ce matériau.

SQUATTEURS.

La trêve hivernale, qui interdit les expulsions entre le 1er novembre et le 31 mars, ne s’applique désormais plus aux personnes qui se sont introduites sans droit ni titre dans un domicile par voie de fait. Par ailleurs, le délai de deux mois dans lequel doit intervenir l’expulsion une fois que la justice a rendu son jugement, n’est plus applicable non plus aux occupations illégales. En revanche, la procédure administrative et le recours au préfet du département pour demander une intervention de la force publique est toujours possible.

SURCHAUFFE.

Les capitales européennes sont de plus en plus inaccessibles aux acheteurs. Selon une récente étude de Moody’s l’achat d’un bien y représentait en moyenne quinze ans de revenus disponibles en 2018, contre 12 entre 2005 et 2007. Londres est la seule capitale qui échappe à la tendance : avant le referendum en faveur du Brexit, les prix étaient 2,8 fois plus élevés qu’à Paris, le ratio n’est plus aujourd’hui que de 1,4.

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REVERS.

Le Tribunal de Grande Instance de Nanterre a débouté en référé 430 personnes qui demandaient le retrait ou la non-installation à leur domicile du compteur Linky. Dans ses attendus, le TGI estime que le « nombre encore insuffisant » d’études scientifiques spécifiques ne permet pas de démontrer « la preuve d’un risque manifeste de dommage grave et irréversible (…) susceptible de nuire de manière grave à la santé ». Depuis le début de son déploiement en 2015, le « compteur intelligent » déployé par Enedis, filiale d’EDF, est au cœur d’une polémique sur les effets éventuels sur la santé des ondes électromagnétiques et sur l’utilisation des données recueillies. 250 autres plaignants ont été déboutés par le Tribunal d’Evry dans l’Essonne, qui a également estimé que les preuves qu’ils apportaient n’étaient pas suffisantes.

SÉCHERESSE.

La hausse des températures a également des répercussions sur l’immobilier : en fin d’hiver, l’humidité gonfle les sols argileux qui se rétractent l’été sous l’effet de la chaleur. Conséquence : les murs de plusieurs dizaines de milliers de maisons se fissurent et plus de 3 000 communes ont été déclarées en état de catastrophe naturelle. Selon un rapport parlementaire, plus de quatre millions de maisons seraient « potentiellement très exposées ». Le coût moyen des travaux dépasserait 25 000 €, contre 7 500 € pour la remise en état nécessaire après une inondation.

ECO-PTZ.

SOUTIEN.

Après le rapport critique de la Cour des Comptes, plusieurs syndicats professionnels, parmi lesquels la Fnaim et la FPI, ont commandé une étude sur l’efficacité des dispositifs d’incitation à l’investissement locatif dans le neuf. Selon Primeview, le cabinet mandaté, un tiers des logements construits entre 1999 et 2018, soit 725.000 unités, l’ont été grâce à ces dispositifs et ne l’auraient pas été sans eux. Autre élément souligné par l’étude : le nombre de logements construits entre 2010 et 2013, période où les avantages fiscaux liés au dispositif Scellier ont été réduits, a chuté de moitié.

Le décret et l’arrêté relatifs à la nouvelle version de l’éco-PTZ ont été publiés le 20 août. Les travaux éligibles, la méthode de calcul des consommations et les formulaires types de demande et de justification pour l’obtention d’un éco-PTZ ont été modifiés. Depuis le 1er juillet, de nombreuses banques refusaient de commercialiser la nouvelle version de l’Eco-PTZ, dans l’attente de la parution des textes officiels. Cette nouvelle version, élargie à tous les logements achevés depuis plus de deux ans et aux travaux d’isolation des planchers bas, devrait redynamiser le marché des éco-PTZ, dont le nombre a chuté de près d’un quart (23 %) sur 12 mois en 2018. L’Eco-PTZ finance la rénovation énergétique des logements jusqu’à 30 000 €.

SECONDAIRE. Selon les derniers chiffres de l’Insee, la France compte 3,4 millions de résidences secondaires, ce

qui en fait le leader européen et représente près de 10 % du parc total de logements. Elles se situent le plus souvent sur le littoral, notamment au bord de la Méditerranée et dans l’Ouest : la Grande Motte, Cassis, Agde, Biarritz, bassin d’Arcachon, Ile de Ré, Deauville ou Saint-Jean-de-Luz. Mais c’est à Paris que l’on en trouve le plus grand nombre : 112 650.


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CONJONCTURE

ANCIEN : LES VENDEURS PRENNENT LA MAIN Volume des ventes en hausse de 4,5% au 1er semestre en comparaison avec la même période de l’année précédente, prix en augmentation de 2,4% en moyenne nationale sur 1 an, tous les voyants de l’immobilier ancien sont au vert. Et, sur un marché où le décalage entre offre et demande ne cesse de se creuser, les vendeurs donnent plus que jamais le ton. La bonne forme du marché immobilier ancien ne se dément pas : hausse du volume des ventes (4,5 % entre le 1er semestre 2019 et la même période de 2018) et des prix (1,5 % entre le 1er et le 2ème trimestre 2019 ; +2,4% si l’on compare les premiers semestres 2019 et 2018) qui passent ainsi à 2 673 € le m² en moyenne nationale. Mais la médaille a son revers : le manque de biens à la vente se fait de plus en plus cruellement sentir.

PÉNURIE DE BIENS Les taux de crédit historiquement bas ouvrent en effet l’accès à la propriété à des profils qui n’auraient pu y prétendre jusqu’à présent. La proportion d’acquéreurs présents sur le marché a donc explosé, asséchant mécaniquement le stock de biens à vendre. De leur côté, les vendeurs renforcent encore ce cercle vicieux : souhaitant aussi profiter de ces conditions financières inédites, ils se concentrent d’abord sur un achat avant de s’occuper de la vente de leur logement. « Depuis un an, nous relevons une baisse du nombre de mandats de vente de l’ordre de 13% au national, ce qui est assez significatif pour bouleverser la donne et permettre aux vendeurs de donner le ton. Les acquéreurs, quant à eux, n’ont d’autre choix que de suivre en ne négociant peu ou pas, au risque de perdre le bien qui leur plait » analyse Brice Cardi, Président de l’Adresse.

Logiquement, le délai de vente diminue donc de 3 jours entre le 1er et le 2ème trimestre 2019, et passe à une moyenne de 86 jours sur l’ensemble du territoire.

FORTE HAUSSE EN PROVINCE Secteur où les prix sont les plus bas (2 216 € environ le m²), la province enregistre la plus forte hausse : +3,1 % du premier au 2ème trimestre 2019 et +3,6 % entre le 1er semestre 2018 et la même période de 2019. Pour autant, le marché conserve son dynamisme, notable avec une diminution du délai de vente de 2 jours entre le 1er et le 2ème trimestre de cette année, qui s’établit désormais à 92 jours. Sur le terrain, Philippe Rémaud, Administrateur et directeur des agences de Brétignolles-sur-Mer et des Achards en Vendée, note par exemple « une baisse du stock des biens mis en vente à hauteur de 33% sur mes deux agences cumulées, entre le 1er semestre 2019 et les 6 premiers mois de 2018 ». Brice Cardi, Président du réseau coopératif et lui-même patron de 9 agences, de poursuivre : « cette tension entraîne, logiquement, une baisse des négociations et donne donc les pleins pouvoirs aux vendeurs qui dictent alors le marché de l’immobilier. »


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HAUSSE PLUS LENTE EN ILE-DEFRANCE L’horizon du Grand Paris Express donne un bel essor à la petite couronne francilienne, au sein de laquelle plusieurs villes ne cessent de voir leur cote grimper, à l’image de Montreuil, Malakoff ou du Kremlin Bicêtre. L’ensemble de l’Ile-de-France est ainsi porté et voit ses prix grimper (+1,6 % entre le 1er et le 2ème trimestre 2019 ; +1,85 % si l’on compare les périodes janvier-juin de 2019 et 2018) pour afficher un m² à 3 524 € en moyenne. Simultanément, les délais de vente baissent de 2 jours en comparaison avec le 1er trimestre, portant la moyenne à 75 jours. « Plus les échéances du Grand Paris Express vont approcher, plus nous risquons de voir le marché de l’immobilier des villes concernées de la petite couronne particulièrement, les plus prisées, s’emballer. En espérant que nous n’allons pas voir émerger des « petits Paris…» redoute Brice Cardi.

fuir les propriétaires qui ont préféré mettre leur bien en vente ou le louer de manière saisonnière via des plateformes en ligne, renforçant alors la tension du marché et faisant mécaniquement augmenter les prix. Au vu du marché parisien actuel, le retour de cette mesure ne me pousse pas à un grand enthousiasme… » conclut le Président du réseau.

PERSPECTIVES COMPARABLES Le marché immobilier de l’ancien dépendant des taux de crédit, l’horizon devrait rester dégagé puisque ces taux ne devraient pas remonter avant début 2020. « Si nous poursuivons la seconde partie de l’année sur la tendance du 1er semestre, 2019 devrait être encore une très belle année pour l’immobilier ancien puisque tous les voyants sont au vert » prédit Brice Cardi. De quoi donner des envies d’acquisitions…

PARIS SUR LE FIL Encore et toujours en hausse (2,2 % sur 12 mois et 1,3 % sur 3 mois), le marché de la capitale affiche un m² moyen à 9 760 € sur l’ensemble de ses arrondissements. Malgré cela, la tension s’accentue encore et le stock de biens en vente se réduit inexorablement : la barre des 20 % de baisse vient d’être atteinte si l’on compare les mandats de ventes enregistrés au 1er semestre 2019 avec ceux de la même période 2018. Le retour de l’encadrement des loyers n’augure pas des horizons plus dégagés selon Brice Cardi : « Lors de sa mise en place expérimentale, la mesure n’avait pas joué le rôle attendu : loin de faire baisser les loyers, elle avait plutôt fait

NEUF : PAS D’AMÉLIORATION Les chiffres de la construction de logements pour le premier semestre 2019 confirment la tendance à la baisse entamée depuis deux ans. Des chantiers de réforme restent donc à faire pour renouer avec la croissance Selon le bilan semestriel de la Fédération de Promoteurs Immobiliers (FPI), entre mi 2018 et mi 2019, 460 000 permis de construire ont été délivrés et 398 000 logements ont été mis en chantier. A titre de comparaison, deux ans plus tôt, les chiffres étaient respectivement de 501 000 et 425 000. La baisse est particulièrement sensible pour les logements ordinaires collectifs, qui constituent l’essentiel de l’offre dans les grandes métropoles où se concentrent les besoins : 260 000 autorisés en 2017, 230 000 entre mi 2018 et mi 2019. Près de 30 000 logements ont donc été perdus sur une seule année. Le niveau de construction reste élevé, mais la tendance est négative et ce, même si les permis de construire sont en très légère remontée depuis deux mois, puisque ce regain ne vaut pas pour les logements collectifs ordinaires (-5,8 %), et les mises en chantier restent à la baisse (-7,9 %). Suite page 10

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Suite de la page 9

PLUS STRUCTUREL QUE CONJONCTUREL Si moins de logements sortent de terre, ce n’est pas faute de clients, mais de produits : alimentée par les facilités d’obtention d’un crédit immobilier et le maintien des aides aux particuliers (PTZ et Pinel), la demande des ménages reste soutenue dans les zones tendues. Or, aujourd’hui, si la loi ELAN a apporté quelques réponses, sur les recours en particulier, les contraintes les plus fortes restent, aux yeux de la FPI, sans solution : contraintes techniques et industrielles résultant des difficultés du secteur du BTP (hausse des coûts, défaillances d’entreprises...) et contraintes politiques liées au processus très long de révision des Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) en cours dans les grandes métropoles et à la difficulté d’obtenir des permis de construire (contexte électoral, complexité administrative…).

TAUX : NIVEAU HISTORIQUE ! L’observatoire Crédit Logement/CSA rendu fin juillet confirme des conditions d’emprunt de plus en plus exceptionnelles dans l’immobilier. Depuis plus d’un an, les taux des crédits immobiliers sont au plus bas. Fin août, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen s’établissait à 1,17 %, contre 1,25 % fin juin ; 1,44 % en décembre et 1,38 % en décembre 2016 (précédent plus bas historique)*. Compte tenu de l’inflation, les taux réels sont donc négatifs depuis plus d’un an. La situation est d’autant plus exceptionnelle qu’elle se prolonge et s’accompagne d’une augmentation des durées des crédits accordés (227 mois en moyenne, + 31 mois depuis 2014) et d’une diminution des taux d’apport personnel exigés (14,2 % en moyenne, le plus bas niveau depuis 1978 !) : jamais l’accès au crédit immobilier n’a été rendu aussi facile par les établissements bancaires !

CHANTIERS À MENER Certains sujets de fond restent donc à traiter en matière de logements neufs : l’équilibre entre le volontarisme de l’Etat et le pouvoir de décision des maires ; l’équilibre entre l’ambition environnementale de la réglementation et sa soutenabilité économique ; l’encouragement de la densification et la maîtrise des prix du foncier ; la capacité du secteur de la construction à répondre efficacement aux besoins, etc. Pour Alexandra François-Cuxac, Présidente de la FPI France, « les élections municipales doivent donner l’occasion d’avoir un débat ouvert avec les collectivités locales sur l’urbanisme et le droit des sols. C’est précisément parce que ce débat est difficile qu’il est urgent de l’ouvrir, pour mieux répondre aux besoins de logement des Français ».

Pourtant, paradoxalement, le marché du crédit immobilier est moins actif que l’an dernier à la même époque : de juin à août, le nombre de prêts accordés a reculé de manière sensible par rapport à la même période de l’année dernière (-5,5 %). L’accroissement du niveau moyen des prêts compense malgré tout la baisse de volume : en montants, la production de crédits augmente encore légèrement (+ 0,5 % contre + 8,2 % l’an dernier). Cet assouplissement important des conditions d’octroi des prêts a d’ailleurs inspiré une certaine inquiétude aux autorités financières. Mais elles ont simultanément constaté que 98 % des crédits accordés le sont à taux fixe, ce qui limite les risques liés à une éventuelle remontée des taux. Autre élément rassurant, plus de 96 % des prêts bénéficient d’une garantie sous forme de caution ou d’hypothèque, ce qui permet de limiter les pertes des banques en cas de défaut d’un emprunteur. Dernière spécificité, la politique d’octroi des crédits en France s’appuie principalement sur la solvabilité de l’emprunteur, mesurée notamment au travers du taux d’effort et non, comme c’est le cas dans de nombreux pays, sur la valeur du bien financé. Du reste, la Banque Centrale Européenne n’a pas annoncé de changement de politique d’ici l’an prochain. Les taux ne devraient donc pas remonter à court terme. *Hors rachats ou renégociations de crédit et prêts relais.


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FISCALITÉ

LE DISPOSITIF DENORMANDIE : BIEN, MAIS ENCORE TROP DISCRET ! Entré en vigueur au printemps, le dispositif Denormandie vise à inciter les investisseurs locatifs à privilégier l’achat dans l’ancien. Favorablement accueilli par les professionnels, le dispositif semble toutefois pour l’instant trop peu connu pour donner sa pleine mesure.

En vigueur depuis le 27 mars 2019, le dispositif Denormandie permet aux investisseurs qui rénovent un logement ancien dans l’une des 222 communes concernées par le contrat Action cœur de ville de bénéficier d’une réduction d’impôt* : 12 % du prix du bien si la location est prévue pour une durée de six ans, 18 % pour une location de neuf ans et 21 % pour douze ans. Les travaux de rénovation doivent cependant représenter au moins 25 % du montant de l’opération immobilière, c’est-à-dire le montant de l’achat ajouté à celui des travaux. Au total, le montant de l’investissement ne doit pas dépasser 300 000 €.

UNE MESURE BIEN ACCUEILLIE PAR LES EXPERTS SUR LE TERRAIN ! Malgré ces contraintes, la mesure a, sur le papier, de quoi séduire les investisseurs : « D’un point de vue théorique, le dispositif semble être une très bonne approche, s’enthousiasme Brice Cardi, PDG du réseau l’Adresse. Les investisseurs ont la possibilité de bénéficier d’une réduction fiscale ; les centresvilles devraient regagner en dynamisme et attirer de nouveaux investisseurs ainsi que de nouveaux locataires, séduits par des logements réhabilités et plus performants. Tout le monde est gagnant ! » « C’est une très bonne adaptation du Pinel sur le marché ancien, qui ne peut justement pas en bénéficier, confirme Guillaume Audran, gérant de l’agence l’Adresse à Sète. Cette mesure va dans le bon sens pour les villes comme pour les investisseurs. Pour peu que l’achat s’effectue dans un bon secteur, faire le pari de l’ancien est d’ailleurs souvent moins risqué que d’investir dans le neuf pour ce qui concerne la revente. »

CERTAINES VILLES PLUS ADAPTÉES Si 222 villes sont aujourd’hui concernées par la mesure, certaines zones y sont particulièrement adaptées. Yann Bureau du Colombier, gérant de l’agence l’Adresse à Carcassonne, voit par exemple d’un très bon œil la mise en place du dispositif. « Aujourd’hui, 80 % des biens sur le secteur sont éligibles au dispositif. Souvent dotés de moyens modérés, les investisseurs présentent également un profil parfaitement approprié. Notre habitat local est donc parfaitement adapté à ce type de mesure ! ». Les villes qui disposent d’un parc de logements anciens important, comme Carcassonne par exemple, devraient ainsi bénéficier massivement de la mesure et certains cœurs de ville devraient profiter du dispositif pour confirmer leur attractivité. Pour Yann Bureau du Colombier, le Denormandie s’annonce comme une opportunité, un coup de pouce indéniable pour la santé du marché immobilier de Carcassonne : « Nous allons réussir à capter de nouveaux investisseurs qui sont, jusqu’à présent, majoritairement des particuliers propriétaires de biens de petite tailles. » Albi fait également partie des villes qui devraient profiter des effets du dispositif. La cité abrite de nombreux logements anciens, mais leur rénovation est compliquée par les contraintes qu’impose le classement de la ville au Patrimoine Mondial. Eric Dupuy, directeur de l’agence l’Adresse de la ville, se veut donc pragmatique : « Si les investisseurs peuvent bénéficier d’aides permettant l’amélioration et la rénovation du parc de logements anciens de la ville, c’est toujours une bonne idée ! »

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QUELQUES BÉMOLS A l’inverse, certaines autres communes éligibles pourraient laisser de futurs investisseurs à la traîne, à l’image d’Évreux où ils seront sans doute moins nombreux à bénéficier du Denormandie. « Un grand nombre de logements neufs ont été construits entre 2008 et 2012. Ils ont donc les faveurs des investisseurs », explique Laurence Cresto, responsable de l’agence de la ville. Autre ombre au tableau : si le dispositif semble faire l’unanimité auprès des experts sur le terrain, la mesure souffre encore d’un manque de rayonnement auprès du grand public et peine donc à séduire de potentiels acquéreurs. Guillaume Charbonnel, gérant de l’agence l’Adresse de Melun, prévient : « Le grand public n’est pas du tout au courant, car l’information n’est pas arrivée jusqu’à ses oreilles. Le risque ? Que le dispositif Denormandie, pourtant prometteur, tombe à plat. » A Évreux, Laurence Cresto, abonde également dans ce sens : « Nous n’avons pas encore eu de demande entrante car le dispositif est méconnu ». Et Yann Bureau du Colombier de poursuivre : « Lorsque nous informons les investisseurs de cette mesure qu’ils ne connaissaient pas, ils pensent en premier lieu que c’est trop beau pour être vrai ! »

BESOIN DE COMMUNICATION ET DE FORMATION La méconnaissance des effets de son application sur le terrain met donc le décret en péril, alors qu’y avoir recours permettrait pourtant de bénéficier d’une offre plus nombreuse de logements de meilleure qualité, car rénovés, et donc moins énergivores. Un cercle vertueux qu’il est indispensable d’installer. Pour pallier cette méconnaissance, l’ensemble des experts interrogés souligne le besoin de communication, dont ils se sont fait une mission sur le terrain. « C’est à nous, agences immobilières, de façonner le succès de ce dispositif, affirme Guillaume Audran, gérant de l’agence l’Adresse sétoise. C’est grâce à nos conseils que les futurs investisseurs pourront découvrir cette belle opportunité et profiter de ses bénéfices ! ». Brice Cardi, PDG du réseau l’Adresse, ne dit pas autre chose : « La communication autour de ce dispositif constituera un facteur indispensable pour que les investisseurs y recourent massivement. Son succès dépendra uniquement des experts immobiliers à l’échelon local. Ce sont leurs conseils qui feront la différence ! Cela implique que les professionnels disposent d’informations et de formations, éléments indispensables pour leur offrir une parfaite connaissance des contours et modalités d’un dispositif prometteur. »

*Toutes les informations sur le dispositif : https://www.economie.gouv.fr/particuliers/reduction-impot-denormandie


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VIE PRATIQUE

S’ISOLER POUR PASSER L’HIVER AU CHAUD ! L’été vient de s’achever, il sera bientôt l’heure de redémarrer le chauffage. Avant cela, peut-être conviendrait-il d’effectuer quelques travaux de rénovation pour améliorer la performance énergétique de votre logement. Mais par quoi commencer ? Les deux tiers des logements français ont été construits avant 1974, alors qu’il n’existait pas de réglementation thermique. Autant dire que, dans bien des cas, leur isolation laisse à désirer et pèse lourdement sur la facture de chauffage. Poste par poste, et par ordre de priorité, voici donc des leviers d’amélioration.

ISOLATION DES COMBLES ET DE LA TOITURE Plus léger, l’air chaud s’élève et va se loger sous le toit. Mal isolé, il est à l’origine de 25 à 30 % des déperditions. Les techniques varient selon qu’il s’agit de combles perdus ou habitables : par l’intérieur ou par l’extérieur, pose de rouleaux ou insufflation.

LES MURS Responsables de 20 à 25 % des pertes, ils peuvent également être isolés par l’extérieur ou par l’intérieur. La première solution (bardage, panneaux enduits, enduit isolant…) est plus efficace, mais aussi plus onéreuse et devra s’effectuer à l’occasion d’un ravalement de façade. De plus, elle modifie l’aspect extérieur de l’habitation et nécessite une déclaration de travaux ou une demande de permis de construire. Moins chère, la seconde présente l’inconvénient de diminuer la surface habitable et rend plus difficile l’élimination des ponts thermiques (voir plus bas).

AIR RENOUVELÉ ET FUITES Les fuites et autres entrées d’air parasites représentent également 20 à 25 % du gaspillage énergétique. Pour y remédier, il suffit d’isoler les coffrets de volets roulants, assurer l’étanchéité des portes menant à des pièces non chauffées (garages, caves…), condamner les cheminées non utilisées,…

PLANCHERS BAS Leur mauvaise isolation entraîne entre 7 et 10 % de dépenses inutiles. L’amélioration peut se faire par le dessous, en fixant un isolant sur la face intérieure du plancher ou par le dessus, en posant l’isolant sur le plancher, que l’on recouvrira

d’un revêtement pour pouvoir s’y déplacer. Dans tous les cas, il faudra tenir compte de la hauteur sous plafond.

FENÊTRES Contrairement aux idées reçues, elles ne sont pas la première source de déperdition. Mais elles en provoquent tout de même entre 10 et 15 %. La pose de doubles ou triples vitrages ne peut donc être que bénéfique. Mais elle représente souvent un budget important. Le remplacement total de la fenêtre est à privilégier mais il impose des travaux de maçonnerie. Si le cadre est en bon état, il sera possible de conserver le dormant existant.

PONTS THERMIQUES Ils se situent aux jonctions entre la toiture et les murs, entre les murs et les menuiseries, entre le plancher et les murs, entre les balcons et les murs, au niveau des montants des ossatures, des chevrons, des points de fixation… Les traiter permet de faire baisser la facture de 5 à 10 %. Mais, correctement exécutées, toutes les interventions évoquées précédemment devraient contribuer à les réduire fortement !

LA VENTILATION Dans tous les cas, même bien isolé, un logement doit pouvoir respirer pour éviter les problèmes d’humidité. L’isolation devra donc toujours s’accompagner d’une ventilation efficace : VMC, hygroréglable, double flux… De plus, pour éviter l’accumulation d’humidité dans les parois, celles-ci devront être perméables à la vapeur d’eau de l’intérieur vers l’extérieur.

CRÉDIT D’IMPÔT ET AUTRES AIDES Transformé en prime l’an prochain, le Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE) vit ses dernières semaines. Mais de nombreuses autres aides existent pour aider à financer des travaux : prime énergie, écoPTZ… Pour en connaître les montants et les modalités d’attribution, rendez-vous sur le site de l’Agence pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie : www.ademe.fr/financer- renovation-habitat

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VIE DU RÉSEAU

LA JOLIE FLEUR DE MARGUERITTES Lucile Artero, qui a repris l’agence familiale en 2010, a intégré le réseau l’Adresse il y a deux ans, en raison des valeurs portées par ce dernier, comme la solidarité, le partage ou l’humanisme, qui raisonnent fortement chez elle. Qui se ressemble s’assemble, dit-on ! « Lorsque j’ai pris les rênes de l’agence fondée par mon père en 2001, il y en avait neuf à Marguerittes. C’est beaucoup pour une commune de 10 000 habitants ! Aujourd’hui, nous ne sommes plus que trois. » Les années qui ont suivi la crise de 2008, notamment, sont passées par là et n’ont pas épargné la petite ville située à l’est de Nîmes.

UN VÉRITABLE ESPRIT D’ÉQUIPE « Mon père avait été visionnaire en ouvrant dès 2003 un service de gestion locative, qui nous a aidés à franchir la période difficile ». Depuis, la météo est revenue au beau fixe et l’effectif est passé de 6 à 13 personnes, puisque quatre nouveaux collaborateurs viennent d’être embauchés. « Nous avons également doublé la superficie des locaux, en reprenant l’appartement qui se situait au-dessus de l’agence. Nous disposons désormais de 150 m² ». L’occasion aussi pour Lucile Artero de mettre en pratique des principes qui lui sont chers. « J’ai par exemple associé toute l’équipe au recrutement de l’assistance commerciale. Nous avons fait passer les entretiens et validé le profil ensemble. C’est important d’impliquer les salariés : ils passent plus de temps à l’agence que chez eux ! »

LE CHOIX DU RÉSEAU Autant dire que le choix de rejoindre le réseau l’Adresse, il y a deux ans, s’imposait presque comme une évidence. « Quand j’ai succédé à mon père, j’ai souhaité m’ouvrir : je suis entrée au conseil d’administration de la FNAIM, avant d’intégrer le réseau. Je l’ai choisi pour sa structure coopérative, les valeurs qu’il porte et tout ce qu’il dégage. C’est ce qui fait aujourd’hui la spécificité de l’agence et ce qui plaît à mon équipe. » Cette ambiance a également des retombées bénéfiques pour les clients. « Les gens nous sont reconnaissants pour l’intérêt que nous leur portons. Cela transparaît d’ailleurs dans les avis que nous recueillons sur les réseaux sociaux. Ils apprécient notre côté humain. »

DES OUTILS EFFICACES D’autant que cet humanisme est encore mis en valeur par les outils que procure le réseau, dont Lucile Artero mesure chaque jour l’efficacité. « Il y a la Conciergerie, par exemple, mais aussi le logiciel ou les goodies et les flyers qui nous permettent de rester proches des clients, de les accompagner, de leur faire des petits cadeaux ». Autre exemple de cette stratégie gagnant-gagnant : les visites virtuelles que Lucile Artero vient de mettre en place « Nous les utilisons pour les transactions, bien sûr, mais aussi pour les locations. Cela permet aux candidats locataires d’avoir un premier aperçu du logement sans se déplacer, cela fait gagner du temps à nos agents et cela permet de moins déranger les propriétaires. Bref, nous sommes une entreprise optimiste et positive. Et c’est très important pour moi. »

UN VENT DE NOUVEAUTÉ SOUFFLE SUR LES AGENCES DU RÉSEAU Plus accueillantes, plus conviviales, plus humaines, les agences du réseau changent de look. Objectif : que les clients aient envie d’en franchir le seuil et qu’ils s’y sentent aussi bien que chez eux. Sociétaire du réseau dans le 15ème arrondissement de Paris depuis le début de l’année, Anne Avisse a participé à la mise en place du nouveau concept en tant qu’agence pilote.

Si vous deviez résumer ce nouveau concept, qu’en diriezvous ? Dès le départ, l’aménagement intérieur de l’agence a constitué un élément important de mon projet immobilier. Lorsque j’en ai discuté avec Brice Cardi, le PDG du réseau, j’ai été ravie de découvrir que nous partagions la même vision, l’envie d’en faire un endroit chaleureux et dynamique, qui mette de côté l’image un peu poussiéreuse des agences, avec les petits bureaux en enfilade, et qui donne envie aux clients d’y rentrer.


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Concrètement, comment cela se traduit-il ? Il y a par exemple l’aménagement d’un petit coin salon-cuisine pour y accueillir les clients sur un canapé confortable, autour d’un café et bientôt d’un baby-foot pour le côté ludique. L’idée, c’est aussi de disposer des « tables tapas » pour donner une image plus dynamique. Nous avons parfois des clients qui passent, qui sont un peu pressés… On est dans la convivialité, dans le mouvement, on échange, debout ou sur des chaises hautes… C’est la même chose pour les postes de travail : il n’y a plus de négociateurs affalés derrière leur bureau, ils restent dynamiques, dans l’ambiance, à la fois pour travailler et pour recevoir les clients.

chez nous. L’objectif est donc atteint. J’ai un concurrent juste en face, avec une agence à l’ancienne. Les gens hésitent à y pénétrer et viennent chez moi parce que c’est plus chaleureux ! Parfois, ils viennent juste demander un conseil et ils s’installent. De fil en aiguille, cela peut aussi amener à autre chose… Forcément ! Les gens ont toujours des projets immobiliers plus ou moins latents et ils ressortent avec une expérience positive parce qu’ils se sont sentis accueillis. S’ils sont pressés, nous les recevons debout ou sur les chaises hautes. Ils ne se sentent pas coincés et, finalement, cela leur permet de prendre plus de temps. A l’inverse, s’ils sont davantage disponibles, nous les recevons au salon. Cela demande malgré tout une grande disponibilité, ce n’est pas toujours facile…

Le digital effectue aussi une entrée en force dans les agences…

Là aussi, il faut casser les codes. Nous faisons du commerce, nous sommes là pour accueillir les clients. Cela demande aussi des efforts en termes d’effectif. Mais je pense que le concept « une agence, deux négociateurs », aujourd’hui, c’est terminé. Ce sont des projets de vie que nous mettons en place avec les gens. Cela mérite donc que l’on prenne le temps de les recevoir comme on pourrait le faire chez nous. Et je suis ravie de constater que les valeurs d’humanisme et de convivialité que porte le réseau ne sont pas que des mots.

Avec, par exemple, l’installation d’un double écran sur lequel on retrouvera les annonces et les communications à la fois en vitrine et à l’intérieur de l’agence. Nous y diffuserons les biens et les services que nous proposons et toute la communication que nous souhaitons mettre en place en fonction des périodes de l’année. Qu’en disent les premiers retours clients ? Tout n’est pas encore totalement en place et tout le mobilier n’a pas encore été livré. Mais les clients me disent déjà qu’ils ont eu envie de rentrer, que c’est joli et qu’ils se sentent bien

FONDATION L’ADRESSE : UNE PREMIÈRE ÉTAPE Brice Cardi, le PDG du réseau l’Adresse, a remis le 3 juin dernier un chèque de 20 000 € aux fondatrices de l’Association Rose Up qui a pour mission d’informer et soutenir les femmes touchées par le cancer ainsi que leurs proches et de défendre leurs droits, au nom de la Fondation l’Adresse, sous égide de la Fondation de France. Depuis le lancement de la Fondation l’Adresse, l’ensemble des collaborateurs du réseau sont mobilisés sur le terrain pour soutenir les actions quotidiennes de Rose Up et aider l’association dans son développement sur le territoire, dans le cadre de ses Maisons Rose. Une action encore plus marquée en octobre, avec la mobilisation nationale des agences dans le cadre d’Octobre Rose, mois déclaré par l’OMS comme le mois mondial de la sensibilisation aux cancers féminins.

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VIE DU RÉSEAU

BIENVENUE AUX NOUVEAUX SOCIÉTAIRES 11 nouvelles agences nous ont rejoints depuis le trimestre dernier. Bienvenue aux nouveaux collaborateurs du réseau l’Adresse ! l’Adresse AGENCE LE BRAS 63 Avenue du Marechal Juin 06250 MOUGINS – Tél. 04 93 75 75 75 Directeur : Loïc LE BRAS l’Adresse OCCITANIE IMMOBILIER 14 Grande Rue 11430 GRUISSAN – Tél. 04 68 65 80 92 Directrice : Margaux GROCELLE l’Adresse CAEN OUEST 166 ter rue du Général Moulin 14000 CAEN – Tél. 02 31 79 00 00 Directeur : Alain LAIR l’Adresse AGENCE BERTHELEMY IMMOBILIER 35 Avenue du Canal de la Bridoire 17620 SAINT AGNAN – Tél. 05 46 78 19 09 Directeur : Sébastien BERTHELEMY l’Adresse PB IMMOBILIER 27 Avenue d’Aunis 17430 TONNAY-CHARENTE – Tél. 05 46 87 14 48 Directeur : Philippe BABIN l’Adresse 2G IMMO 52 rue du Général de Gaulle 27400 LOUVIERS – Tél. 02 32 40 70 69 Directeur : Daniel GERBEAU l’Adresse IMMOLOK 134 rue de la République 37110 CHATEAU RENAULT – Tél. 02 47 29 60 60 Directrice : Fabienne GUERINEAU l’Adresse NANTES-ORVAULT 20 Avenue Alexandre GOUPIL 44700 ORVAULT – Tél. 02 51 78 71 56 Directeurs : Erwan GROLIER et Anthony CHRETIEN l’Adresse CABINET MACE 17 Avenue Louis Lajarrige 44500 LA BAULE - Tél : 02 40 62 44 55 Directeur : Christophe MACE l’Adresse CAHORS 32 rue du Maréchal Joffre 46000 CAHORS – Tél. 05 65 21 29 38 Mr HEITZ Sulivan l’Adresse GOURNAY 16 rue du Docteur DUCHESNE 76220 GOURNAY EN BRAY – Tél. 02 32 89 34 05 Directeur : Laurent BOILLET


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GROS PLAN RÉGION

L’HÉRAULT : SI BELLE, LA VIE ! Comme chaque trimestre, « Propriétaires » vous propose de partir à la découverte d’une région ou d’un département, à travers son marché immobilier, bien sûr, mais aussi, et peut-être surtout, en nous attardant sans la moindre prétention d’exhaustivité sur ce qui fait son charme : spécialités gastronomiques, centres d’intérêt, sites remarquables… Dans ce numéro, gros plan sur l’Hérault avec quatre guides d’exception : Stéphanie Bezine, membre du réseau l’Adresse à la Grande-Motte ; Bruno Cassin, installé à Frontignan et Bédarieux ; Guillaume Audran sociétaire à Sète et Frédéric Soares, sociétaire à Balaruc-Les-Bains.

L’IMMOBILIER : DYNAMIQUE MAIS TENDU

Stéphanie BEZINE

Bruno CASSIN

Guillaume AUDRAN

Bruno Cassin, sociétaire du réseau à Frontignan et Bédarieux, travaille beaucoup sur le bassin de Thau et sur l’arrière-pays héraultais. Dans les deux cas, le marché est dynamique. « Les taux très bas que nous connaissons actuellement motivent fortement les acquéreurs. Le problème qui commence toutefois à se poser réside dans le manque d’offres. Le stock de biens à la vente s’est beaucoup réduit depuis un an et demi, et nous peinons parfois à obtenir des mandats. D’où l’apparition d’une certaine tension. » Responsable de deux agences à la GrandeMotte, Stéphanie Bezine est confrontée à la même difficulté. « Le marché se porte bien, même si la demande est plus importante que l’offre, avec une double spécificité locale : nous vendons essentiellement des résidences secondaires et, depuis deux saisons, le stationnement est payant à la Grande-Motte, ce qui a fait flamber les prix des parkings et des garages. Pour le reste, notre clientèle est majoritairement française et peut-être un peu plus jeune que par le passé, avec le retour d’acheteurs d’une quarantaine d’années que nous avions perdus ces derniers temps ». A Balaruc-les-Bains, Frédéric Soares connaît, lui aussi, une situation un peu particulière. « Nous sommes une ville thermale et le marché attire surtout des investisseurs. Cela dit, il se porte très bien, à La Grande Motte

Frédéric SOARES

l’exception des studios dont les prix ont énormément augmenté ces quatre ou cinq dernières années et leur rentabilité en a diminué d’autant. Cela commence à se rétablir, mais il faudra encore plusieurs mois pour revenir à la normale. » Sète

Enfin, dans ses deux agences sétoises, Guillaume Audran couvre une large frange du marché immobilier. « La typologie de la ville de Sète permet une offre large et variée, allant de l’appartement en cœur de ville ou sur les quais, à la résidence secondaire en front de mer, ou encore à la villa de prestige sur le Mont Saint Clair. Tous les acquéreurs peuvent y trouver leur bonheur, quel que soit leur budget et leur choix de vie. D’une manière générale, la tendance est plutôt à la hausse des prix, avec une disparité selon les quartiers et les types de biens. L’attrait pour la ville de Sète a entrainé une hausse du nombre d’acquéreurs et du volume des ventes. La place de la Comédie à Montpellier

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De ce fait, l’offre est moins importante que par le passé et, par conséquent, les biens qui arrivent sur le marché avec un prix cohérent se vendent donc très rapidement ».

LA QUALITE DE VIE : UN DEPARTEMENT PRIVILEGIÉ « Ensoleillement exceptionnel, omniprésence de l’eau avec la mer et de nombreux étangs qui favorisent les activités nautiques, proximité de Montpellier et de toutes les infrastructures, notamment médicales, moyens de communication très performants, grande diversité de paysages… De nombreux facteurs contribuent à la qualité de vie dans l’Hérault, constate Bruno Cassin. D’autant que les prix restent plus abordables que sur la Côte d’Azur ».

LES SITES « J’aime beaucoup le massif de la Gardiole, entre Sète et Montpellier, confie Bruno Cassin. Pas très connu, il est resté très sauvage et offre d’innombrables possibilités de randonnées. J’adore également Sète et ses canaux. Ce n’est pas pour rien qu’on la surnomme la Venise de la Méditerranée ! Et je mentionnerai aussi l’étang d’Ingril, le paradis des kite-surfers, ainsi que les Aresquiers et leurs colonies de flamants roses. » Frédéric Soares partage l’attrait de son confrère pour la ville chère à Georges Brassens. « La série télévisée Demain nous appartient qui y est tournée, a attiré beaucoup de curieux. Le marché de Sète est également très plaisant ». Guillaume Audran est évidemment intarissable sur sa ville, dont il met aussi en lumière des aspects moins connus. « Outre le musée Paul Valéry et l’espace Georges Brassens, il est intéressant de visiter le Musée International des Arts Modestes ainsi que le Centre Régional d’Art Contemporain. De même, de nombreux concerts divers et variés se déroulent durant l’été au théâtre de la mer, un amphithéâtre à ciel ouvert, aménagé dans un ancien fort, avec la mer en toile de fond… un lieu unique en France ».

Balaruc

« La qualité de vie est excellente à la Grande-Motte, se félicite pour sa part d’emblée Stéphanie Bezine. De la crèche au lycée, en passant par les maisons de retraite ou les infrastructures médicales, nous disposons de toutes les commodités d’une grande ville, sans en avoir les inconvénients. La Grande-Motte a également été désignée ville la plus verte d’Europe, avec de nombreuses allées piétonnes et une architecture originale… Il fait vraiment bon vivre ici ». « Dans le centre de Balaruc, où se situe notre agence, on peut tout faire à pied, se félicite Frédéric Soares. Il est agréable d’y flâner, ce qui explique sans doute que de nombreux curistes aient envie d’investir ici. » « Sète, c’est la plus belle ville de France, affirme en souriant mais sans hésiter Guillaume Audran. C’est une ville à taille humaine, qui a su garder son charme et son authenticité, avec ses canaux, son port de pêche et ses kilomètres de plages de sable fin. Sète a inspiré de grands écrivains, poètes et chanteurs tels que Paul Valéry, Jean Vilar, Georges Brassens, ainsi que des artistes peintres qui exposent dans les galeries du monde entier : Robert Combas, Pierre Soulages … La ville propose une offre culturelle très appréciée de ses visiteurs, et tout cela à seulement trois heures et demie de Paris en TGV ! »

Le Pont du Gard

Un peu plus loin, entre Frontignan et Sète, l’abbaye de Valmagne témoigne, au même titre que la cathédrale de Villeneuve-lèsMaguelone, de la richesse historique du département. Stéphanie Bezine, pour sa part, n’hésite pas à quitter le département pour visiter le Gard tout proche. « Nous ne sommes pas loin de la petite Camargue. Il suffit de passer AiguesMortes ou le Grau-du-Roi… Les dunes de la plage de l’Espiguette sont magnifiques. Et que dire de l’arrière-pays et des Cévennes… ? »

L’ÉVÉNEMENT Tous les étés, Sète et ses canaux servent de décor à la poursuite d’une tradition ancestrale : les joutes nautiques languedociennes. « Deux barques, une bleue, une rouge, sur lesquelles s’affrontent les jouteurs rythmés par le hautbois et le tambour … le spectacle est coloré et sympathique ». Suite page 20


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« Il atteint son apogée pour la Saint-Louis, la fête patronale de la cité, fin août, précise Frédéric Soares. Avec plus de 70 spectacles de rue et de nombreux bars à quai, l’ambiance est exceptionnelle pendant plusieurs jours. Le lundi est même férié dans toute la ville ! ». « C’est un élément à part entière du patrimoine culturel local et de l’identité sétoise, complète Guillaume Audran. Toujours sur l’eau, tous les deux ans, plusieurs centaines de milliers de spectateurs viennent assister à Escale à Sète, un rassemblement de vieux gréements, dont le prochain événement est en avril 2020 »..

« Dans un autre registre, poursuit Stéphanie Bezine, il y a aussi le Festival International des Sports Extrêmes. Pendant cinq jours, tous les ans, 500 000 spectateurs viennent admirer sur les rives du Lez les exploits spectaculaires des meilleurs riders mondiaux, professionnels et amateurs, dans près de 25 compétitions différentes en skateboard, roller, BMX, mountain bike ou wakeboard ».

Petits patés de Pézenas

Pézenas, pâtisserie fourrée à la viande et graisse de mouton. En guise d’accompagnement, les Cévennes toutes proches ont transmis l’aligot, fort goûté lorsque reviennent les relatifs frimas hivernaux. Une forte présence italienne, en particulier à Sète, a également imprimé sa marque sur la cuisine locale, avec un plat comme la macaronade et, bien sûr, la fameuse tielle de Sète. Pour le dessert, vous aurez le choix entre la croustade de Bessan, feuilleté fourré avec un mélange de chocolat, noix et zestes de citron, ou les oreillettes du Languedoc, des beignets parfumés à la fleur d’oranger. « Il serait dommage de ne pas goûter aussi les Zézettes de Sète, prévient Frédéric Soares. Ce sont des biscuits sablés à base de farine et de vin blanc, parfumés à l’arôme de vanille. J’en offre à mes clients quand je leur ai vendu un bien ».

L’HÉRAULT EN QUELQUES CHIFFRES

12

agences à l’enseigne du réseau l’Adresse

34

le numéro minéralogique

300

Plus sombre mais tout aussi réputé : Frontignan accueille chaque année un festival international du roman noir.

communes

CUISINE ET DÉPENDANCES

6 101

Au moment d’aborder les spécialités locales, nos quatre guides d’un jour commencent unanimement par évoquer la tielle sétoise, tourte plate à base de poulpes et de sauce tomate pimentée. D’une manière générale, les poissons et fruits de mer sont à l’honneur. « Les moules et les huîtres de Bouzigues sont délicieuses, en particulier si vous allez les déguster directement sur le bassin de Thau » conseille Bruno Cassin. « Rouille à la sétoise, moules et encornets farcis… la cuisine locale tire en effet le meilleur parti de la mer, confirme Guillaume Audran. Les amateurs de viande opteront pour les petits pâtés de

km²

Tielles sétoises

La région est aussi largement tournée vers la vigne. Longtemps critiqué pour la médiocrité de ses crus, le deuxième département viticole français a réussi un joli bond qualitatif. Au-delà de la Blanquette de Limoux, reconnue comme le plus ancien vin du monde, et des muscats qui ont longtemps fait sa réputation, la région produit désormais de belles appellations : Faugères, PicSaint-Loup, Corbières, Saint-Chinian…

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résidences secondaires

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AFFICHAGE

Un copropriétaire est-il tenu d’être physiquement présent pour participer à une assemblée générale.

Est-il exact que les modalités d’information sur la tenue des assemblées générales ont changé ?

Francis B., Nantes (44)

Philippe J., Alès (30)

Non, la loi Elan permet désormais d’y participer par l’intermédiaire d’une visioconférence, audioconférence ou de tout autre moyen de communication électronique permettant l’identification du copropriétaire.

Avant de convoquer les copropriétaires à l’assemblée générale, le syndic est en effet désormais tenu d’indiquer, dans un délai « raisonnable » et par voie d’affichage, la date de sa tenue et la possibilité qui est offerte aux copropriétaires de solliciter l’inscription d’une ou plusieurs questions à l’ordre du jour.

Le décret n° 2019-650 du 27 juin dernier portant diverses mesures relatives au fonctionnement des copropriétés précise les modalités de mise en œuvre de ce nouveau mode de participation à distance, censé lutter contre l’absentéisme aux assemblées générales. Il appartient à l’assemblée générale de décider des moyens et supports techniques permettant aux copropriétaires de participer à distance aux assemblées générales ainsi que des garanties permettant de s’assurer de l’identité de chaque participant. Cette décision doit être prise sur la base de devis élaborés à cet effet à l’initiative du syndic ou du conseil syndical. L’assemblée fera donc son choix sur la base de ces devis et le coût de l’opération sera supporté par le syndicat des copropriétaires. Afin de garantir la participation effective des copropriétaires, ces supports doivent, au moins, transmettre leur voix et permettre la retransmission continue et simultanée des délibérations. Il s’agit donc bien d’un procédé devant permettre aux copropriétaires de véritablement participer à distance, en temps réel, aux débats qui auront lieu en assemblée générale. Le copropriétaire qui souhaite participer à l’assemblée générale à distance doit en informer le syndic au moins trois jours avant la date de la réunion. Pour tenir compte de ces nouvelles modalités de participation, la feuille de présence indiquera désormais pour chaque copropriétaire ou associé s’il est présent physiquement ou représenté ou s’il participe à l’assemblée générale par visioconférence, par audioconférence ou par un autre moyen de communication électronique. L’émargement de la feuille de présence n’est désormais requis que pour les copropriétaires physiquement présents à la réunion. De même, le contenu du procès-verbal visé à l’article 17 du décret de 1967 est adapté puisque devront y être mentionnés les incidents techniques ayant empêché le copropriétaire qui a eu recours à tout moyen de communication électronique de faire connaître son vote.

Cet affichage devra être situé dans les parties communes de l’immeuble, dans un ou plusieurs lieux visibles et accessibles à tous (de préférence dans un lieu de passage). Même si son objectif est d’informer avant tout les copropriétaires de la tenue de la prochaine assemblée générale, il a également vocation à bénéficier à tous les occupants de l’immeuble, notamment aux locataires, qui pourront alors solliciter leurs bailleurs s’ils ont des questions à porter à l’ordre du jour. A cet effet, l’affichage doit reproduire les dispositions de l’article 10 du décret du 17 mars 1967 qui précisent les modalités d’inscription des questions à l’ordre du jour de l’assemblée générale lorsqu’un copropriétaire en fait la demande. Cette nouvelle obligation qui pèse sur les syndics ne pourra pas donner lieu à des honoraires spécifiques.

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LE RÉSEAU L’ADRESSE À VOS CÔTÉS RETROUVEZ TOUTES NOS OFFRES SUR u LADRESSE.COM u Je suis client de votre agence et vous demande d’abonner à Propriétaires un de mes amis (ci-contre) Nom ....................................................... Prénom Ville .......................................................... Tél. J’ai un projet :

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