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Tr i m e s t r i e l É T É 2 0 1 7

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PROPRIÉTAIRES N°71 MAGAZINE

SOMMAIRE BRÈVES

ACTUALITÉS DE L’IMMOBILIER CONJONCTURE PLUS OPTIMISTES QUE JAMAIS L’ÉLAN NE FAIBLIT PAS TAUX : RIEN D’ALARMANT POUR LE MOMENT

BRICE CARDI

VIE PRATIQUE

PRÉSIDENT DU RÉSEAU L’ADRESSE

PISCINES : LE GRAND BLEU ! VIE PRATIQUE

TARIFS EN LIGNE

AU TRAVAIL

CONSEILS

BAILLEURS : DEUX NOUVEAUX DIAGNOSTICS OBLIGATOIRES

Monsieur le Président,

LA VIE DES RÉGIONS

LE VAR : UN PARADIS SUR MER COURRIER DES PROPRIÉTAIRES

TABLEAU DE BORD INDICES INSEE DE RÉFÉRENCE

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ÉDITO

4 8 12 14 16 18 22

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INSEE (coût de la construction brut) 4e trimestre 2016 (contre 1 609 l’année précédente)

1 645

IRL (Indice des loyers) 1er trimestre 2017 (contre 125,26 l’année précédente)

125,90

ILC (Indice des loyers commerciaux) 4e trimestre 2016 (contre 108,41 l’année précédente)

108,91

Prix à la consommation Mars 2017 (hors tabac) 1 101,06 (contre 100,01 en Mars 2016) Plafond de la SS (mensuel au 1/1/2017) 3 269,00 SMIC horaire (brut au 1/01/2017)

9,76

SMIC mensuel brut (base 35h)

1 480,27

SMIC mensuel brut (base 39h) (majoration de 25 % des HS)

1 691,73

Au lendemain de votre élection, permettez-moi pour commencer de vous souhaiter la réussite dont la France et les Français ont besoin. Dans le domaine qui nous concerne plus particulièrement, nous attendons notamment des réponses aux interrogations que suscitent vos deux principaux engagements. Vous souhaitez transformer l’ISF en impôt sur la fortune immobilière pour en exempter les portefeuilles d’actions. En avez-vous mesuré toutes les conséquences ? A partir de quels seuils ? Est-il moins noble à vos yeux de proposer un toit à ses concitoyens que de financer des entreprises ? De percevoir un loyer que de toucher des dividendes ? Vous avez également promis la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages. Quelles en seront les modalités ? Comment compenserez-vous le manque à gagner pour les collectivités locales ? Nous l’écrivions ici même il y a trois mois : le logement a été l’un des grands absents de la campagne électorale ; il ne faudrait pas qu’il le soit aussi de vos priorités. Car même si la situation s’est améliorée ces derniers mois, comme le prouvent les pages consacrées à la conjoncture, l’édifice reste fragile. L’été, ce n’est toutefois pas que la saison des élections, c’est aussi celle des vacances ! Nous en offrons un avant-goût aux lecteurs de ce numéro, en les emmenant dans l’un des départements les plus touristiques de France : le Var. Nos pages tendances sentent également bon le farniente, puisqu’elles présentent les dernières nouveautés en matière de piscines. Enfin, au chapitre des conseils pratiques, gros plan sur les nouveaux diagnostics qui s’imposeront bientôt aux bailleurs, ainsi que sur l’obligation désormais faite à tous les professionnels du dépannage à domicile de publier leurs tarifs, en particulier sur Internet. Bonne lecture et bonnes vacances à tous ! Brice Cardi Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :

PRÊTS IMMOBILIERS (10 à 30 ans) Taux fixes

1,30/2,80 %

Taux révisable

1,15/2,70 %

1. Les indices des prix à la consommation sont désormais publiés en base 2015 par l’INSEE. Le dernier changement de base était intervenu fin 1998.

https://www.facebook.com/ladresseimmobilier https://twitter.com/ladresseimmo PROPRIETAIRES, le magazine de L’ADRESSE. Editeur : L’ADRESSE DES CONSEILS  IMMOBILIERS - 8, rue du Saule Trapu - Le Moulin - 91300 MASSY - 01 64 53 83 83. Directeur de publication et Rédacteur en chef : Brice Cardi. Conception/Rédaction/ Réalisation : LORRA 44210 Pornic 06 87 81 17 29 - Mise en page : Matt Editions 06 63 06 43 18. Reproduction interdite. Parution : juin 2017 - 150 000 exemplaires. Dépôt légal à parution. Site internet : ladresse.com


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PROPRIÉTAIRES N°71 MAGAZINE

BRÈVES

ACTUALITÉS

DE L’IMMOBILIER Escroquerie à l’Ademe. Quelques semaines après le médiateur national de l'énergie, c’est l’Ademe qui alerte le grand public sur des pratiques abusives de démarchage téléphonique : des escrocs se font passer pour les représentants de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie pour inciter leurs interlocuteurs à effectuer des travaux d’amélioration des performances énergétiques. Sur son site Internet, l’Ademe rappelle donc qu’elle ne contacte jamais les particuliers pour leur proposer des services commerciaux.

2016. Il doit encore baisser d’un tiers d’ici 2025, selon les prévisions de l’Ademe.

Logement étudiant. Selon les chiffres du gouvernement, 13 121 nouveaux logements sociaux étudiants doivent être livrés d’ici la fin de l’année, conformément à l’objectif fixé dans le « plan 40 000 ». Le nombre de places créées entre 2013 et 2017 atteindrait en effet 40 265, dont près de 20 000 en Ile-de-France. La gestion de près de la moitié (48 %) de ces logements a été confiée aux Crous.

Autoconsommation. Le Parlement a adopté un projet de loi qui doit permettre aux particuliers de consommer tout ou partie de la production électrique de leurs installations domestiques, en particulier de leurs panneaux solaires. Jusqu’à présent, la quasi-totalité de cette production était revendue à EDF qui la réinjectait sur le réseau. Mais la rémunération du kWh ne cesse de chuter : elle est passée de 57 à 23,54 centimes depuis 2011. L’autoconsommation se révèlera d’autant plus intéressante pour les usagers que, à l’inverse, les tarifs de l’électricité sont appelés à augmenter fortement dans les prochaines années et que, simultanément, le coût des modules photovoltaïques a chuté de 90 % entre 2009 et

Bornes de recharge. Depuis le début de l’année les bâtiments neufs doivent être équipés de dispositifs permettant la recharge des véhicules électriques ou hybrides. Les habitations comprenant au moins deux logements groupés sont notamment concernées par cette obligation. La puissance nominale unitaire minimale des points de recharge doit au minimum être de 7,4 kW. Leur nombre dépend de la taille de l’immeuble : si le parc total compte plus de 40 places, 75 % des emplacements doivent être équipés d’une borne.

Coup de pouce. Une nouvelle aide destinée aux ménages en situation de précarité énergétique vient d’être mise en place. Attribuée sous conditions de ressources, elle est accessible jusqu’au 31 mars 2018. Baptisé « Coup de pouce économies d’énergie », le dispositif prévoit des primes de 50 € pour l'installation d'un radiateur électrique


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à régulation électronique en remplacement d'un ancien modèle, jusqu’à 1 300 € pour une chaudière neuve au bois de classe 5, ou le maintien des primes pour l'isolation des combles ou des toitures.

Manque d’entretien. Un locataire sur trois estime que son propriétaire n’entretient pas suffisamment son logement dans le domaine de l’efficacité thermique. Selon un sondage d'OpinionWay pour le site monexpertrenovation-energie.fr, les locataires déplorent notamment la vétusté de leurs systèmes de chauffage, de ventilation et d’isolation. Plus du quart (26 %) d’entre eux affirment avoir froid en rentrant chez eux et ils sont 21 % à souffrir du froid pendant la nuit. Résultat : plus d'un locataire sur 10 a pris en charge des travaux liés au chauffage, alors qu'ils incombaient au propriétaire.

Mieux cibler. Dans un rapport récent sur le logement social, la Cour des comptes formule 13 recommandations visant à mieux remplir « l’objectif premier fixé par la loi : l’accueil des personnes modestes et défavorisées ». Parmi les préconisations : l’abaissement des plafonds de ressources en zone tendue, l’amélioration de la rotation du parc social tombée à moins de 10 %, la définition des objectifs de construction à partir des besoins territoriaux et non à l’échelle nationale ou l’obligation de publier les critères d’attribution retenus par les bailleurs. Avec près de 5 millions de logements, le parc social représente près de la moitié du parc locatif total et un logement sur six.

Faux constructeurs.

Plus de la moitié (58 %) des établissements de construction de maisons individuelles ne sont pas en conformité avec la loi. C’est ce que révèle une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des

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fraudes. Les contrôles de la DGCCRF ont mis en lumière des manquements dans les contrats de construction (absence de référence aux assurances de l’entreprise, attestation de garantie livraison non indiquée…), des publicités à caractère trompeur ou la non prise en compte du passage de 7 à 10 jours du délai de rétractation. Ces manquements sont surtout le fait des « faux constructeurs », « des professionnels qui se présentent comme des maîtres d'œuvre, des bureaux d'études ou des entreprises générales du bâtiment, qui exercent une activité de constructeur de maison individuelle au sens des articles L.231 1 et suivants du Code de la construction et de l'habitation (CCH) » sans en respecter les obligations.

Dalo. Dix ans après sa promulgation, le Droit au logement opposable (Dalo) a permis de reloger 123 596 ménages. Instauré en mars 2007, le dispositif prévoit que « toute personne menacée d'expulsion et n'étant pas en situation de se reloger par elle-même peut être reconnue prioritaire pour l'accès à un logement social ». Selon les chiffres du ministère du Logement, « après une phase initiale d'adaptation, le nombre de relogements a fortement augmenté, passant de 12.967 en 2012 à 20.170 en 2016, soit une augmentation de 55 % ». Toutefois, 18 départements concentrent 87,5 % des recours, et le ministère reconnaît qu’ « une part non négligeable de ménages bénéficiant du Dalo rencontre encore des difficultés de relogement dans certains territoires ». Selon un rapport récent, en fin d’année dernière, 57 000 ménages attendaient une proposition de relogement depuis un à sept ans.

Nouveau guide. L’Afnor vient de publier une nouvelle version de son guide sur l’installation électrique des logements. Essentiellement destiné aux professionnels (électriciens, maîtres d’œuvre, architectes), il détaille en particulier la norme NF C15-100. Disponible en version papier ou numérique, il est vendu 40,75 € HT sur la boutique de l’Afnor (https://www.boutique.afnor.org/livre/le-guide-d-application-de-la-norme-nf-c-15-100-pour-les-installationselectriques-des-logements/article/874802/fa093033)


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BRÈVES

Top 10. Paris fait toujours partie des dix villes du monde où le coût de construction est le plus élevé. Selon la dernière édition du rapport International Construction Costs, la capitale française conserve sa 9e place, devant Vienne qui fait son entrée dans le classement et derrière Francfort. New-York reste en tête du palmarès, devant Hong-Kong et Genève, qui gagnent toutes deux une place. Londres en perd deux et se retrouve 4e. Pas de changement de la 5e à la 9e place, où figurent Macao (5e), Copenhague (6e), Stockholm (7e), Francfort (8e) et Paris (9e).

Beau temps pour les fenêtres. Après plusieurs années de chute, le marché de la fenêtre est repassé dans le vert. Selon une étude du cabinet Xerfi, il a enregistré une hausse de 3 % l’an dernier, avec la vente de 9,3 millions d’unités. Le cabinet prévoit une poursuite de la tendance à l’horizon 2018, alimentée par la dynamisation du marché de la rénovation énergétique.

par des sujets de sa gracieuse majesté. Leurs cinq régions préférées sont l'Aquitaine (16,16 % des recherches, pour un prix moyen de 300 676 €), le Languedoc-Roussillon (14,27 %, 336 238 €), Midi-Pyrénées (12,78 %, 271 653 €), PACA (10,83 %, 1 033 308 €) et le Poitou-Charentes (8,12 %, 246 917 €).

Cession record. L'acte de cession du site de l'ancienne gare de fret de Lille Saint-Sauveur a été signé mi-mars. Il s’agit de la plus grande opération de mobilisation du foncier public signée depuis la mise en place de la loi en faveur du logement du 18 janvier 2013. La ville et la Métropole européenne de Lille héritent ainsi d'une friche SNCF de 23 hectares en plein centre-ville, où sera édifié un nouveau quartier avec 2.500 logements dont un tiers de logements sociaux. Selon le ministère du Logement, 105 accords de cession ont été enregistrés en 2016, pour un potentiel de 12.000 logements, essentiellement en zones tendues.

Villes vertes. Angers, Nantes et Strasbourg sont les trois villes les plus vertes de France, selon la dernière édition du palmarès annuel de l’Union nationale des entreprises du paysage. D’une manière générale, l’Unep considère malgré tout que « l’'investissement en matière d'espaces verts reste faible au regard des attentes des Français ». En moyenne, les communes consacrent 1,3 % de leur budget total à la création de nouveaux espaces verts et dépensent environ 46,50 € par an et par habitant pour la végétalisation urbaine.

Compteurs intelligents ?

Des chercheurs néerlandais sèment le doute sur « l’intelligence » des nouveaux compteurs électriques communicants. Selon les travaux menés dans les universités de Twente et Amsterdam et publiés dans le journal scientifique IEEE Electromagnetic Compatibility Magazine, ces compteurs sont très mal adaptés aux variateurs ou aux éclairages à diode. Résultat : près de 8 fois sur dix, les mesures sont fausses, dans des proportions qui vont de – 30 % à + 582 % !

Still loving us. Malgré le Brexit, l’attrait des Britanniques pour l’immobilier français ne faiblit pas. Selon le site Greenacres.com, spécialisé en achat international, 35 % des recherches effectuées dans l’Hexagone le sont


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CONJONCTURE

PLUS OPTIMISTES QUE JAMAIS PRÈS DE NEUF PROFESSIONNELS SUR DIX CONSIDÈRENT QUE LE MARCHÉ DU LOGEMENT S’EST STABILISÉ (45 %) OU AMÉLIORÉ (42 %) CES DERNIERS MOIS. ET ILS SONT QUATRE SUR CINQ (80 %) À SE DÉCLARER OPTIMISTES POUR LES DOUZE PROCHAINS MOIS. POUR SA 8ÈME ÉDITION, LE TRADITIONNEL BAROMÈTRE CRÉDIT FONCIER/CSA A RAREMENT RÉVÉLÉ UNE TELLE CONFIANCE ! Un chiffre résume à lui seul l’évolution du moral des professionnels de l’immobilier : ils étaient près des deux tiers (64 %) à avouer leur pessimisme en janvier 2015, encore un sur trois (32 %) un an plus tard, ils sont moins d’un sur cinq (17 %) aujourd’hui !

Résultat : seuls 11 % des professionnels interrogés déclarent ne pas avoir atteint leur objectif commercial sur les quatre derniers mois. A contrario, le pessimisme se justifie par le contexte économique, le niveau du pouvoir d’achat des ménages et les incertitudes liées à la période électorale.

Hausses prévisibles Illustration parmi d’autres de ce climat général jugé malgré tout largement favorable : les professionnels sont de plus en plus nombreux à s’attendre à voir les prix remonter dans l’ancien. La part de ceux qui anticipent une hausse ne cesse d’augmenter enquête après enquête : ils sont ainsi 23 % aujourd’hui, contre 17 % en début d’année. C’est en Ile-de-France (34 %) et dans le Sud-Ouest (31 %) qu’elle est au plus haut. La tendance est identique quand il s’agit d’évoquer l’évolution de l’activité. Après une hausse cumulée de 22 % en 2015 et 2016, près d’un professionnel sur deux (48 %) prévoit une stabilité, quand un sur trois (32 %) mise sur une poursuite de la hausse des transactions.

Des causes identifiées Les professionnels les plus confiants exercent leur talent dans l’ouest : 88 % dans le Sud-Ouest et 85 % dans le Nord-Ouest. Nord-Est et Sud-Est affichent encore un peu plus de réticences à 75 % d’optimistes, quand ils sont 82 % en Ile-de-France Trimestre après trimestre, les raisons du retour de la confiance ne changent pas. Il se nourrit toujours principalement de l’attractivité du marché (79 %), des dispositifs publics de soutien (67 %) et des niveaux toujours faibles des taux d’intérêt de crédits immobiliers (66 %).

Dans le neuf : les prix devraient rester stables (53 % des répondants) ou augmenter (36 %) ; le niveau de logements vendus devrait a minima se maintenir (42 % des sondés), voire poursuivre sa hausse (38 %).

*Enquête réalisée du 27 mars au 3 avril 2017, par téléphone, auprès d’un échantillon représentatif de 400 professionnels de l’immobilier (agents immobiliers, commercialisateurs, lotisseurs, promoteurs, constructeurs de maisons individuelles, gestionnaires de patrimoine). Ce baromètre est réalisé tous les quatre mois.


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CONJONCTURE

NEUF :

L’ÉLAN NE FAIBLIT PAS SELON LES CHIFFRES DU MINISTÈRE DU LOGEMENT, LES MISES EN CHANTIER DE LOGEMENTS NEUFS ONT ENCORE AUGMENTÉ DE 18,5 % AU PREMIER TRIMESTRE 2017 PAR RAPPORT AU PREMIER TRIMESTRE 2016. ELLES ATTEIGNENT MÊME LEUR PLUS HAUT NIVEAU DEPUIS 4 ANS. POUR L’HEURE, TOUS LES VOYANTS RESTENT AU VERT. Sur les trois premiers mois de l’année, le ministère du Logement a enregistré 97 100 mises en chantier de logements neufs, pendant que le nombre des permis de construire augmentait de 15,9 %, pour atteindre 113 400 unités. Dans le détail, au premier trimestre, la progression des permis de construire est plus forte pour les maisons que pour le collectif : l’individuel pur bondit de 29,1 % à 38 400 unités ; le groupé, de 12,5 % (12 400), et le collectif de 9,7 % (55 000). C’est l’inverse pour les mises en chantier : l’augmentation la plus nette concerne les logements en résidence (seniors, étudiants…) qui gagnent 27,9 % à 6 900 unités, suivis de près par le collectif qui enregistre une hausse de 20,7% (48 600 unités). L’individuel pur avance de 18 % (32 200), et l’individuel groupé de 4,3 % (9 400). En un an, d'avril 2016 à mars 2017, 465 100 permis de construire ont été délivrés, soit une augmentation de 14,5 % par rapport au cumul des douze mois précédents. Sur la même période, le nombre des logements neufs dont la construction a commencé (393 400) a progressé de 15,5 %.

Des menaces subsistent Pour l’heure, donc, tout va bien. Mais, à en croire une note récemment publiée par la Coface, tout risque de rechute n’est pas écarté. Si la société d’assurance-crédit reste optimiste à un horizon de 9 à 12 mois, elle se montre moins confiante à moyen terme et n’exclut pas que la remontée progressive des taux d’intérêt entraîne à nouveau une baisse de l’activité, dont les premiers signes pourraient même se manifester dès la fin du premier semestre. Sous l'effet de la remontée de l'inflation et de l'amélioration de la conjoncture, ses économistes s’attendent en effet à un resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne, qui entraînerait une remontée des taux à 2,2 % d’ici la fin de l’année, et à 3 % fin 2018. L’autre ressort de la reprise n’est pas non plus à l’abri des interrogations : les dispositifs d’incitation fiscale actuels (Prêt à taux zéro, dispositif Pinel de soutien à l’investissement locatif…) seront-ils maintenus par le nouveau gouvernement ?


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CONJONCTURE

TAUX :

RIEN D’ALARMANT POUR LE MOMENT LES TAUX D’INTÉRÊT POURSUIVENT LA LENTE REMONTÉE ENTAMÉE EN FIN D’ANNÉE DERNIÈRE. EN MARS, SELON LA DERNIÈRE PUBLICATION DE L’OBSERVATOIRE CRÉDIT LOGEMENT CSA, ILS AVAIENT REPRIS 20 POINTS DE BASE, INCITANT DE NOMBREUX PARTICULIERS À ACCÉLÉRER LEUR PROJET IMMOBILIER. LEUR REMONTÉE DEMEURE CEPENDANT BIEN INFÉRIEURE À CELLE DES TAUX DES OBLIGATIONS. Au 1er trimestre 2017, les taux des prêts du secteur concurrentiel (hors assurance et coût des sûretés) se sont établis en moyenne à 1,46 % (1,51% en mars) contre 1,32 % au 4ème trimestre 2016.

Encore modérée L’essentiel de la hausse s’est constaté en février. En mars, l’augmentation n’a été que très modérée (2 points de base). Finalement, les taux ont simplement retrouvé leur niveau de juillet dernier et restent nettement plus avantageux qu’au printemps 2016 (1,92 % en mars). De fait, toutes les tranches de taux bénéficient encore de conditions nettement meilleures qu’un an plus tôt, avec une baisse de 53 points de base sur le marché de l’ancien et de 58 points de base sur le marché du neuf. Conséquence : le rebond de l’activité constaté dès la fin de l’été 2016 se prolonge et les tendances à l’expansion du marché se renforcent encore. Depuis le début de l’année 2017, la demande reste donc très dynamique et l’activité progresse à un rythme rapide, rarement observé à cette période de l’année. Ainsi, pour l’ensemble du marché, hors rachat de prêts, le montant de la production de crédits a cru de 29,9 % au premier trimestre par rapport à la même période de l’année précédente, quand le nombre de prêts accordés augmentait de 22,4 %

Durées et coûts en hausse Les conditions de crédit actuelles facilitent la réalisation des projets d’accession sur des durées longues, comme en témoigne la progression des flux de la primo accession des ménages jeunes ou modestes constatée depuis deux ans. La durée des prêts, stabilisée à 211 mois depuis l’été 2015, avait ainsi commencé à s’allonger au 4e trimestre

2016, pour atteindre 214 mois. Elle a encore augmenté d’un mois depuis le début de l’année. En mars 2017, les prêts à moins de 15 ans ne représentaient plus que 11,7 % de la production, contre 61 % pour les prêts de 20 ans et plus et 27,5 % pour la production à plus de 25 ans. Après avoir enregistré une forte progression en 2016 (+ 4.6 %), le coût des opérations réalisées par les ménages augmente encore plus rapidement (+ 6.3 % sur le 1er trimestre 2017, en glissement annuel). Le coût relatif s’établit donc à un de ses niveaux les plus élevés constaté depuis le début des années 2000 : 4,01 années de revenus au 1er trimestre 2017, contre 3,82 il y a un an à la même époque. En effet, les revenus des ménages emprunteurs progressent toujours beaucoup moins vite que le coût des opérations (+ 1.4 % sur le 1er trimestre, en glissement annuel, après + 0.9 % en 2016).


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TENDANCES

PISCINES : LE GRAND BLEU ! LE MARCHÉ DES PISCINES S’EST PUREMENT ET SIMPLEMENT ENVOLÉ EN 2016, AVEC DES HAUSSES DE 14 % EN VALEUR ET 19 % EN VOLUME PAR RAPPORT À 2015, TOUT PRÈS DES CHIFFRES HISTORIQUES ATTEINTS EN 2007. GROS PLAN SUR LES DERNIÈRES TENDANCES. LE POINT SUR LES NOUVELLES TENDANCES AVEC JOËLLE PULINX CHALLET, DÉLÉGUÉE GÉNÉRALE DE LA FÉDÉRATION DES PROFESSIONNELS DE LA PISCINE.

Plus que jamais, la France est accrochée à sa place de deuxième parc de piscines privées du monde, juste derrière les Etats-Unis. 83.000 nouveaux bassins ont été construits l'année dernière ce qui porte à près de 2 millions le nombre de piscines privées dans l’Hexagone, un record à l'échelle européenne. Parmi elles : 1,14 million de bassins enterrés et 776 950 piscines hors-sol. Avec + 6,5 % de devis signés sur un an, l'année 2017 semble se présenter elle-aussi sous les meilleurs auspices.

On dirait le Sud… « Nous n’avons pas encore les chiffres précis du premier trimestre, mais à en juger par les remontées des professionnels, la croissance à deux chiffres se poursuit, se félicite Joëlle Pulinx Challet, déléguée générale de la

Fédération des Professionnels de la Piscine. Cela fait plusieurs années que le marché se démocratise. Nous savons qu’il est structurellement porteur : les Français ont envie d’avoir leur piscine. Or, l’offre est aujourd’hui très large, et les taux d’intérêt très bas permettent à de nombreuses personnes de franchir le pas, alors qu’elles n’auraient même pas osé l’espérer il y a quelques années. D’autant que la piscine représente un investissement qui valorise le patrimoine immobilier de la famille, tout en apportant convivialité, bien-être et agrément ». Sans surprise, c’est au sud de la Loire que les bassins sont les plus nombreux. Mais c’est la moitié nord du pays qui enregistre le plus fort développement. « Avec les couvertures, les abris ou les pompes à chaleur, on peut aujourd’hui profiter d’une piscine dans n’importe quel coin de la France. Et les taux d’équipement sont en augmentation partout. »


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Priorité à l’équipement Des piscines plus petites qu'avant - 32 m2 aujourd'hui contre 72 m2 en moyenne dans les années 80 - mais également mieux équipées : spas, nage à contre-courant, harnais de nage ou encore aquabikes et systèmes de massage sont devenus des incontournables. « Tout dépend de l’utilisation que la famille aura de son bassin. Mais, d’une manière générale, plutôt que la taille, les acheteurs privilégient aujourd’hui l’agrément et le confort d’utilisation. L’objectif, c’est d’avoir le plaisir de la piscine sans les contraintes. » Elles sont aussi moins profondes (leur volume moyen est ainsi passé de 130 à 45 m3) et moins chimiques : le chlore ne traite plus que 20 % des bassins, quand 80 % ont désormais recours à un entretien mécanique ou à des solutions de substitution (électrolyse, oxygène actif, brome, ozone, ultra-violets…). « Dans le même esprit de simplicité d’utilisation, la production de désinfectant se fait fréquemment automatiquement et l’année qui suit la construction de la piscine voit souvent l’acquisition du robot qui se charge de l’entretien ! » Tout le reste est affaire de goût… et de budget, qui variera selon la gamme de piscine choisie.

Tous les prix, toutes les couleurs « Les piscines hors sol, d’une longueur supérieure à 4,5 m, avec parement bois et revêtement liner, que vous installez vous-même, démarrent entre 2000 et 3000 euros.

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Pour une piscine industrialisée, enterrée par un bon bricoleur, il faut compter un minimum de 7 ou 8000 euros. Le même bassin posé par un professionnel s’affichera à partir de 15-17 000 euros selon ses dimensions. Et une piscine sur mesure, dessinée spécialement à votre intention, coûtera entre 25 et 30 000 euros. Ce sont des fourchettes basses. Si vous ajoutez l’équipement, vous multipliez souvent le budget par deux. L’aménagement des plages entraînera aussi une dépense supplémentaire. » Le coût de l’entretien dépendra de la taille du bassin. Comptez au moins 600 € par an si vous le confiez à un professionnel, environ la moitié si vous vous en chargez. Quant aux tendances, elles sont à la diversité. « L’idée, c’est d’avoir une piscine en adéquation esthétique avec son lieu d’implantation. Si vous avez une maison d’architecte, vous opterez le plus souvent pour des plages en bois ou en ardoise. Un mas provençal se mariera plutôt avec de la pierre naturelle ». Les goûts et les couleurs ne se discutant pas, la palette est de plus en plus large, même si le traditionnel revêtement bleu des années 80-90 est en perte de vitesse. « Le classique beige fonctionne toujours très bien. Les nouvelles orientations vont plutôt vers le gris, parfois même vers le bleu marine ou le noir pour certaines réalisations, des tonalités plus foncées qui donnent à l’eau de votre bassin des allures de petit étang. La nature des revêtements évolue également, avec l’apparition de la pâte de verre, ou même des parois en inox ou en verre… »


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VIE PRATIQUE

TARIFS EN LIGNE DEPUIS LE 1ER AVRIL DERNIER, TOUS LES PROFESSIONNELS QUI RÉALISENT DES PRESTATIONS DE DÉPANNAGE, DE RÉPARATION ET D'ENTRETIEN DANS LES SECTEURS DU BÂTIMENT ET DE L'ÉQUIPEMENT DE LA MAISON SONT TENUS DE PUBLIER LEURS TARIFS, NOTAMMENT SUR INTERNET. DÉCRYPTAGE. dernier et entré en vigueur le 1er avril, prévoit que les tarifs de tous les professionnels pratiquant des interventions chez les particuliers doivent être « aisément accessibles sur tout espace de communication en ligne dédié au professionnel ». Ces tarifs doivent également être visibles à l’intérieur des locaux où sont reçus les clients, ainsi que de l’extérieur si ces locaux disposent de leur propre accès depuis la voie publique.

Peu d’exceptions !

« Faites-vous dépanner, pas arnaquer ! » C’est sous ce slogan choc que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes avait lancé sa campagne de sensibilisation en fin d’année dernière. Il faut dire que, même si la tendance est à la stabilisation, les interventions à domicile figurent en bonne place au palmarès des plaintes reçues par la DGCCRF, avec 8625 réclamations enregistrées en 2015, soit 12,8 % du total. Les dépanneurs, réparateurs, installateurs bâtiment et maison arrivent ainsi loin devant les opérateurs de téléphonie fixe ou mobile, les vendeurs de véhicules d’occasion, les banques, les fournisseurs d’accès à Internet ou les compagnies d’assurance. Seul le commerce spécialisé non alimentaire fait plus de mécontents !

Publicité sur Internet A l’époque, la DGCCRF avait donc publié une ficheconseil à l’intention des consommateurs, téléchargeable gratuitement à l’adresse suivante : https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Publications/ Vie-pratique/Fiches-pratiques/Depannage-a-domicile Pour gagner en transparence, les pouvoirs publics ont décidé d’aller plus loin. Un arrêté, publié le 28 janvier

Avant la conclusion de tout contrat de prestation, le consommateur doit désormais être informé du taux horaire de main-d'œuvre, des modalités de décompte du temps estimé, des frais de déplacement, du coût éventuel d’établissement du devis et des différentes prestations forfaitaires proposées, comme les prix au mètre linéaire ou au mètre carré. Toutes les prestations de dépannage, de réparation et d'entretien dans les secteurs du bâtiment et de l'équipement de la maison sont concernées par l’obligation : maçonnerie, fumisterie, ramonage, isolation, menuiserie, serrurerie, couverture, toiture, étanchéité, plomberie, sanitaires, plâtrerie, peinture, vitrerie, miroiterie, revêtement de murs et de sols, électricité, évacuation des eaux pluviales, curage des eaux usées, nettoyage et débouchage des canalisations, entretien et réparation des systèmes d'alarme et de télésurveillance, entretien et réparation des ascenseurs privatifs, prestations de dératisation et désinsectisation, entretien et désinfection des vide-ordures, entretien des extincteurs… Seules échappent à cette obligation les interventions faisant l’objet d’un paiement forfaitaire lors de la conclusion du contrat ou de son renouvellement, et celles liées au raccordement à un réseau public effectué par un concessionnaire de service public ou sous sa responsabilité, dont la tarification est publique.


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PROPRIÉTAIRES N°71 MAGAZINE

CONSEILS

BAILLEURS : DEUX NOUVEAUX DIAGNOSTICS OBLIGATOIRES

A COMPTER DU 1ER JUILLET PROCHAIN, LES PROPRIÉTAIRES BAILLEURS AURONT L'OBLIGATION DE RÉALISER UN DIAGNOSTIC GAZ ET ÉLECTRICITÉ AVANT TOUTE NOUVELLE LOCATION. A CE JOUR, L’INSTALLATION DE GAZ PRÉSENTE UNE ANOMALIE DANS PRÈS DE 4 LOGEMENTS SUR 5. LA STATISTIQUE MONTE À 9 SUR 10 POUR L’INSTALLATION ÉLECTRIQUE. L’obligation s’impose à tous les propriétaires, personne physique ou morale, avant la signature d’un nouveau bail (première mise en location d’un bien ou changement de locataire). Sa mise en œuvre interviendra en deux étapes : au 1er juillet prochain pour tous les biens situés en copropriété et construits avant le 1er janvier 1975 ; au 1er janvier 2018 pour tous les autres biens proposés à la location. Ne sont concernées que les installations de gaz et d’électricité réalisées il y a plus de quinze ans. Les diagnostics sont identiques à ceux qui doivent être réalisés lors de la vente d’un bien immobilier. Seule leur durée de validité change, étendue à 6 ans au lieu de 3.

Une quarantaine de points de contrôle Le diagnostic gaz comporte 37 points de contrôle qui portent sur l’ensemble des équipements fonctionnant au gaz (chaudière, radiateurs, appareils produisant l’eau chaude sanitaire) et leur combustion, les tuyauteries fixes et les raccordements ainsi que les systèmes de ventilation et d’aération des locaux.

Le diagnostic électricité vérifie qu'une installation répond aux exigences minimales définies dans le fascicule de documentation FD C 16-600 de juin 2015. Ce contrôle consiste en la vérification de 6 points de mise en sécurité d'une installation : appareils de commande et de protection (interrupteurs, prises…), dispositif de protection différentielle (prise de terre), dispositifs de protection contre les surintensités (disjoncteur, fusibles), liaison équipotentielle des salles d'eau, matériels électriques vétustes, inadaptés ou présentant des risques de contacts directs, conducteurs électriques non protégés.

Dossier complet A compter du 1er juillet prochain, le dossier de diagnostic technique d’un appartement construit avant 1975 devra donc comporter six documents : - Le Diagnostic de Performance Energétique (DPE) - Le mesurage dit « Loi Boutin » qui informe le locataire de la surface louée - L’Etat des Risques, Naturels, Miniers et Technologiques (ou ERNMT) - Le constat Plomb, pour tous les biens dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 1949 - Les diagnostics Gaz et Electricité, pour les installations de plus de 15 ans


PROPRIÉTAIRES N°71 MAGAZINE

Trois niveaux d’alerte Les anomalies relevées par le diagnostiqueur sont classées selon trois catégories de dangerosité : - Risque potentiel (A1) - Situation dangereuse (A2) - Danger grave immédiat (DGI) La Loi SRU sur le logement décent et son décret d’application (Décret n°2002-120 du 30 janvier 2002) stipulent que les réseaux et branchements d'électricité et de gaz doivent être conformes aux normes de sécurité définies

par les lois et règlements. Il s’agit donc de contrôler que le logement proposé à la location satisfait à des exigences minimales, pas que les installations sont aux normes du jour ! Toutefois, lorsqu’une anomalie de type DGI est identifiée, le technicien doit prendre un ensemble de mesures dont, par exemple, la coupure de l’alimentation en gaz qui ne pourra être rétablie qu’une fois l’anomalie corrigée.

Yannick Ainouche :

tout le monde y gagne ! YANNICK AINOUCHE EST LE PDG DE LA FRANCHISE EX’IM EXPERTISES, RÉSEAU DE CABINETS DE DIAGNOSTICS IMMOBILIERS.

Pourquoi cette nouvelle obligation ? Le législateur est parti d’un double constat : plus de 80 000 incendies se déclarent chaque année dans des logements en France, dont le quart est lié à l’électricité et 100 personnes meurent par électrocution. Le monoxyde de carbone provoque 300 décès et 6000 intoxications par an. Or, autant pour la vente l’acquéreur maîtrise l’environnement lié au gaz et à l’électricité du bien qu’il achète, autant cela restait flou pour le locataire qui emménage dans une maison ou un appartement. Il fallait donc lever ce flou… Je pense que la réalisation de ces diagnostics est de nature à améliorer en profondeur la relation entre propriétaire et locataire. Rassuré sur la conformité de l’installation, celui-ci aura vraiment une autre vision de l’habitation dans laquelle il va vivre. De son côté, le

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bailleur ne pourra plus se faire opposer par un locataire que la chaudière était défectueuse à son arrivée ou que le tableau électrique n’était pas aux normes. Cela va vers plus de transparence sur le bien loué, ce qui ne peut être que bénéfique pour les deux parties. Sans compter qu’un bien dont les diagnostics sont bons se louera plus facilement. Combien de temps faut-il pour réaliser ces diagnostics ? Cela dépend bien sûr de la surface du bien concerné. Pour un studio, il faut compter environ 45 minutes pour les deux diagnostics. Pour un T5 ou une grande maison, cela peut prendre deux heures ou deux heures et demie. De la même façon, leur coût pourra varier du simple au triple, en fonction de la taille du bien, mais aussi de sa localisation, des frais de déplacement auxquels le diagnostiqueur doit faire face…


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PROPRIÉTAIRES N°71 MAGAZINE

GROS PLAN RÉGION

LE VAR : UN PARADIS SUR MER COMME CHAQUE TRIMESTRE, « PROPRIÉTAIRES » VOUS PROPOSE DE PARTIR À LA DÉCOUVERTE D’UNE RÉGION OU D’UN DÉPARTEMENT, À TRAVERS SON MARCHÉ IMMOBILIER, BIEN SÛR, MAIS AUSSI, ET PEUT-ÊTRE SURTOUT, EN NOUS ATTARDANT SANS LA MOINDRE PRÉTENTION D’EXHAUSTIVITÉ SUR CE QUI FAIT SON CHARME : SPÉCIALITÉS GASTRONOMIQUES, CENTRES D’INTÉRÊT, SITES REMARQUABLES… DANS CE NUMÉRO, NOUS VOUS PROPOSONS DE VISITER LE VAR, AVEC TROIS GUIDES OCCASIONNELS : BÉATRICE POINSOT, PHILIPPE ORENGO ET LAURENT BOILLET, SOCIÉTAIRES DU RÉSEAU À LA CRAU, SOLLIÈS-PONT ET AU PRADET.

Immobilier : le grand beau

Béatrice POINSOT

Philippe ORENGO

Laurent BOILLET

Onze mille habitants, au bord de la Méditerranée, à mi-chemin entre Toulon et Hyères, le Pradet fait partie des secteurs recherchés. « Le marché commence de nouveau à se tendre, confirme Laurent Boillet, et, après une baisse assez nette entre 2009 et 20142015, puis une stabilisation, les prix repartent lentement mais sûrement à la hausse. Revers de la médaille : nous manquons de biens. Même si nous recevons des acheteurs tous les jours, le volume d’activité s’en ressent : nous consacrons beaucoup de temps à la recherche de biens immobiliers au juste prix ». Philippe Orengo gère deux agences L’ADRESSE à Solliès-Pont et Vidauban. « Solliès présente une particularité : on y trouve encore des terrains ! La ville accueille donc tous ceux qui veulent vivre un peu plus au vert qu’à Toulon, et nous avons vécu un premier trimestre particulièrement dynamique : nous avons triplé notre chiffre par rapport à la même période de l’an dernier. Plus à l’intérieur, le marché de Vidauban est davantage lié au tourisme, à la Provence verte, avec encore beaucoup de résidences

secondaires et d’acheteurs étrangers. Là, à l’inverse, le début de l’année a été très calme, mais l’activité a l’air de redémarrer avec le retour des beaux jours. Je travaille aussi beaucoup sur la location et la gestion, où le marché est nettement meilleur et beaucoup plus fluide qu’il y a deux ou trois ans. » A la Crau aussi, commune de 17 000 habitants, une quinzaine de kilomètres à l’intérieur des terres entre Hyères et Toulon, le premier trimestre a été dynamique. « Après une bonne année 2016, sous l’influence des taux d’intérêt favorables, nous avons encore enregistré beaucoup de demandes sérieuses d’acquéreurs, se félicite Béatrice Poinsot. Nous avons beaucoup destocké, même des mandats assez anciens ; nous avons aussi réalisé des entrées-sorties rapides. C’est en revanche un peu difficile pour les entrées de mandat. Mais le marché est au beau fixe, tant pour la vente que pour la location ».

Qualité de vie : le ciel, le soleil et la mer Quand il s’agit d’évoquer la qualité de vie dans le département, c’est immanquablement l’ensoleillement qui est d’abord évoqué. « Trois cents jours de soleil par an, se réjouit Laurent Boillet. Quand on vient comme moi de Normandie, cela représente mille heures de soleil en plus chaque année ! Tout cela à proximité de la mer et de toutes les activités nautiques, avec la présence de massifs et de sentiers magnifiques pour aller randonner… »


PROPRIÉTAIRES N°71 MAGAZINE

D’autant que ce soleil inonde en effet des décors de carte postale. « J’ai vécu douze ans à Paris, se souvient Philippe Orengo. Retrouver pratiquement tous les matins ce ciel si bleu, cette lumière et cette nature éblouissante m’émerveille toujours autant. Je crois vraiment que le Var est l’un des plus beaux départements de France. S’y ajoute l’art de vivre en Provence, toujours tourné vers l’extérieur. On peut manger dehors au mois de décembre, se promener au soleil en janvier… » Un art de vivre que Béatrice Poinsot savoure aussi au plus haut point à la Crau. « Cela fait 19 ans que j’y vis, et c’est un compromis parfait entre ville et village. Nous bénéficions d’excellentes infrastructures, à un quart d’heure de Toulon ou de Hyères, dans le calme et la tranquillité d’une commune dynamique mais à taille humaine ; à dix minutes des plages mais sans l’afflux des touristes l’été. »

Le(s) site(s) : une nature éblouissante Le Var, c’est d’abord une richesse naturelle incomparable. « Comment ne pas commencer par évoquer Porquerolles ?, s’interroge Philippe Orengo. En un quart d’heure de bateau, vous vous offrez un dépaysement comparable à celui des Antilles ». « N’oublions pas non plus la splendide presqu’île de Giens, ajoute Laurent Boillet. Avec Porquerolles, c’est effectivement un des plus beaux endroits du secteur. Porquerolles a quand même vu l’une de ses plages désignée plus belle d’Europe en 2015 ! » « Parmi les îles d’Or, même si Porquerolles est effectivement magnifique, je lui préfère encore PortCros, répond Béatrice Poinsot, plus sauvage, plus authentique à mes yeux. Plus près de chez moi, j’aime aussi me promener au domaine de la Castille ou escalader le Fenouillet, d’où la vue est superbe ». Originaire du nord du département, elle avoue également un penchant particulier pour les gorges du Verdon ou le plateau de Valensole.

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Très nature, Philippe Orengo aime aussi l’intérieur des terres, mais il s’éloigne moins du littoral pour gagner les glacières de Mazaugue, dont les bassins de congélation ont fonctionné entre la deuxième moitié du XVIIe siècle et le début du XXe, l’abbaye du Thoronet, le site le plus visité du département, ou la Chartreuse de la Verne, au cœur des collines qui surplombent Collobrières. Tous trois tombent d’accord quand ils évoquent le sentier littoral qui part de la Londe pour arriver au fort de Brégançon, résidence d’été des présidents de la République, ouverte au public depuis 2012. C’est également le cas de la célébrissime gendarmerie de Saint-Tropez, transformée l’an dernier en musée de la gendarmerie et du cinéma, où trône une statue en bronze, grandeur nature, de Louis de Funès. Enfin, impossible de parler du Var sans évoquer le Stade Mayol, connu de tous les fans de rugby de la planète et redouté de tous les joueurs, à l’exception de ceux du Rugby Club Toulonnais qui, portés par un public de feu, y tutoient les sommets depuis plusieurs années.

L’événement : une pluie… de festivals Dans un département qui accueille plusieurs millions de touristes chaque année, l’été n’est qu’une succession de rendez-vous culturels et musicaux. « Les nuits du château, à Solliès, sont devenues l’un des rendez-vous les plus importants pour les amateurs de variétés, se réjouit Philippe Orengo. Cette année, début juillet, elles accueilleront notamment Michel Sardou, Vianney et Christophe Mae. Et la scène en plein air, au pied du château, a quelque chose de magique ». « Je suis très branchée musique, et c’est effectivement un de mes rendez-vous », confie Béatrice Poinsot. Au même moment, les amateurs de jazz, eux, se retrouvent plutôt à Porquerolles ou à Toulon. « L’avantage de Jazz à Toulon, c’est que les concerts sont gratuits, note Philippe


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PROPRIÉTAIRES N°71 MAGAZINE

GROS PLAN RÉGION Orengo. Cette année, 13 concerts d’artistes régionaux, nationaux ou internationaux feront vibrer les places du centre-ville. Littoral oblige, les manifestations liées à la mer sont également légion. « L’an dernier, Toulon a accueilli une manche de l’America’s Cup, et le succès a été tel qu’un retour de l’épreuve n’est pas exclu, rappelle Laurent Boillet. En attendant, les plus grands navigateurs ou kite-surfeurs se donnent rendez-vous tous les ans à Hyères, SaintTropez ou Porquerolles ». Dans un autre registre, SollièsVille devient chaque année, le dernier week-end d’août, la capitale française, voire européenne de la BD. Comme à Angoulême, toutes les plus grandes stars du 9ème art sont venues dans ce village de 2500 habitants perchés sur sa colline, y attirant à chaque fois plusieurs dizaines de milliers de visiteurs. Un peu plus tôt, au début du printemps, Hyères accueille un autre rendez-vous à la réputation croissante : le Festival de la mode et de la photographie.

Cuisine et dépendances « Je suis plus poisson que viande, prévient Béatrice Poinsot. Et j’aime une cuisine assez simple : un bon loup grillé au barbecue, une poêlée de seiches persillées ou des pâtes aux fruits de mer me conviennent parfaitement ! Côté légumes, une ratatouille, ou des poivrons

l

grillés relevés d’un filet d’huile d’olive et d’une pointe d’ail… » Laurent Boillet aussi est très porté sur les produits de la mer. « J’ai mangé hier un bruscain, mélange de lotte, de langoustines, crevettes, bulots et autres poissons. C’était fabuleux ». S’il adore la bouillabaisse ou le poisson sous toutes ses formes, à l’image de son agence, Philippe Orengo aime aussi une cuisine plus terrienne. « Les collines environnantes regorgent de sangliers, que j’aime autant en daube qu’en civet ou à la braise. Et j’ai la chance de pouvoir manger de temps en temps des brochettes de grives, un plat typique de l’univers de Pagnol que l’on trouve aussi beaucoup dans le Haut-Var. » Le tout arrosé, avec modération, d’un bandol, d’un Coteau Varois ou d’un Côte de Provence. Blanc, rouge ou rosé, ils sont désormais d’une qualité qui n’a plus rien à envier aux plus grandes régions viticoles, Bordeaux ou Bourgogne en tête. Et les amateurs de bière peuvent même désormais consommer local : la Trop ou la bière de Porquerolles, pour ne citer qu’elles, peuvent satisfaire les plus exigeants.

Le Var en quelques chiffres

5 agences à l’enseigne du réseau L’ADRESSE

44 449

176 427

83

résidences secondaires

le numéro minéralogique

1 058 583 habitants

logements vacants

5 973

km²

62%

462 952 résidences principales

du territoire couverts de forêts

153 communes


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PROPRIÉTAIRES N°70 MAGAZINE

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Permis de louer

Performance énergétique minimale

Est-il exact qu’il faille désormais demander une

Qu’en est-il du « critère de performance énergétique

autorisation préalable avant de mettre un logement

minimale » qui a été ajouté aux caractéristiques de

en location ?

décence ?

Claire B., Les Sables d’Olonne (85)

Jonathan S., Paris (75)

Dans son volet de lutte contre l’habitat indigne, la loi Alur

Sa teneur vient d’être précisée par le décret n° 2017-312 du

prévoyait en effet une déclaration et une autorisation préalables

9 mars dernier.. A compter du 1er janvier prochain, pour être

de mise en location pour les logements vides ou meublés

considéré comme décent, un logement devra notamment

situés dans une zone d’habitat dégradé. Le décret n° 2016-

être protégé « contre les infiltrations d'air parasites ».

1790 du 19 décembre dernier en précisait les modalités, mais sa mise en œuvre pratique restait tributaire de la parution de

Concrètement, ses portes et fenêtres, ainsi que les murs et

formulaires administratifs.

parois donnant sur l'extérieur ou des locaux non chauffés devront présenter une étanchéité à l'air suffisante. Les ouver-

Ceux-ci sont disponibles sur www.service-public.fr, sous

tures des pièces donnant sur des locaux annexes non chauffés

l’appellation Cerfa n°15651 pour la déclaration de mise en

devront être munies de portes ou de fenêtres et les cheminées

location de logement et Cerfa n° 15652 pour la demande

devront être munies de trappes.

d’autorisation préalable. Des dispositions relatives à l’aération entreront en vigueur Un troisième formulaire, Cerfa n° 15663, intitulé « demande

au 1er juillet 2018. Les dispositifs d'ouverture et les éven-

de transfert d’autorisation préalable de mise en location de

tuels dispositifs de ventilation des logements devront alors

logement » permet au nouveau bailleur de se faire transférer

être en bon état et permettre un renouvellement de l'air et

l'autorisation de mise en location d’un logement acheté si le

une évacuation de l'humidité adaptés aux besoins d'une

secteur géographique du logement est concerné.

occupation normale du logement et au fonctionnement des équipements.

Ces formalités doivent être renouvelées à chaque mise en location avec un nouveau locataire. Ne sont donc pas

Dès leur entrée en vigueur, toutes ces obligations seront

concernés les renouvellements ou reconductions de bail

applicables aux baux en cours.

ainsi que les avenants. 

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PROPRIETAIRES N° 71