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Tr i m e s t r i e l AUTOMNE 2 0 1 5

NOS Z E V OU RETR ES

C N O N AN INTERIEUR A L’

MAGAZINE

PROPRIÉTAIRES P PR PRO PRI ÉTTA AIRES

RÉSEAU NATIONAL IMMOBILIER

UNE BELLE

ARRIERE SAISON L’ADRESSE A LE PLAISIR DE VOUS OFFRIR CE MAGAZINE

UN RÉSEAU NATIONAL À VOS CÔTÉS GROS PLAN

RÉGION

NANTES : DYNAMISME ET DOUCEUR DE VIVRE

CONSEILS

VIE PRA PRATIQUE RA ATIQUE TIQUE

LE NOUVEAU CONTRA CONTRAT NTRA AT T DE LOCA LOCATION ATION TION

LE DÉMÉNAGEMENT À LA PORTÉE PORTÉE DE TOUS


PROPRIÉTAIRES N°64 MAGAZINE

SOMMAIRE 7 10 12 14 18

BRÈVES

ACTUALITÉS DE L’IMMOBILIER CONJONCTURE

REDÉMARRAGE INÉGAL NEUF : LE VERRE À MOITIÉ PLEIN TAUX : LE DÉBUT DE LA REMONTÉE CONSEILS

LOCATION : LE NOUVEAU CONTRAT

VIE PRATIQUE

DÉMÉNAGEMENT : COMMENT FAIRE UN (SES) CARTON(S) ?

ÉDITO

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BRICE CARDI

PRÉSIDENT DU RÉSEAU L’ADRESSE

LES PROMESSES DE LA RENTRÉE

C’est tous les ans la même chose. A l’heure d’oublier pour un an tongs GROS PLAN RÉGION

et bermudas, l’écolier qui sommeille en nous se réveille. Portés par le

NANTES : DYNAMISME ET DOUCEUR DE VIVRE

souvenir de l’odeur des livres et des cahiers neufs, nous voyons l’avenir plein de promesses. C’est donc pleins de bonnes résolutions que nous avons retrouvé, voici quelques semaines déjà, le costume de ville.

COURRIER

L’expérience nous l’a appris : toutes ne seront pas tenues. Peu importe,

DES PROPRIÉTAIRES

au sein du Réseau, cet état d’esprit nous convient pour, au moins, deux raisons. La première c’est que les signes de rebond entraperçus avant

TABLEAU DE BORD

les vacances se sont en partie confirmés pendant l’été, même si la reprise reste fragile. La seconde c’est que, parmi les valeurs que nous

INDICES INSEE DE RÉFÉRENCE INSEE (coût de la construction brut) 1er trimestre 2015 (contre 1648,00 l’année précédente) IRL (Indice des loyers) 2e trimestre 2015 (contre 125,15 l’année précédente) ILC (Indice des loyers commerciaux) 1er trimestre 2015

défendons, optimisme et esprit d’entreprise ont toujours bien figuré. Et 1632,00

Parmi les bonnes nouvelles du moment : le retour des investisseurs. Peutêtre vous apprêtez-vous d’ailleurs à offrir un bien à la location. Nos pages 125,25

dernier ou la liste des équipements qui doivent figurer dans un meublé. 108,32

à connaître. 126,02

9,61

SMIC mensuel brut (base 35h)

1 457,52

SMIC mensuel brut (base 39h) (majoration de 25 % des HS)

1665,74

INDICES INSEE DE RÉFÉRENCE Taux fixes Taux révisable

Et si vous envisagez de déménager, ne manquez pas la rubrique « Vie pratique » de ce trimestre, elle regorge de bons conseils et d’astuces

Plafond de la SS (mensuel au 1/1/2015) 3 170,00 SMIC horaire (brut au 1/01/2015)

Conseils sont faites pour vous : vous y trouverez tout ce qu’il faut savoir sur le nouveau contrat de location type, obligatoire depuis le 1er août

(contre 108,46 l’année précédente) Prix à la consommation Juillet 2015 (hors tabac) (contre 125,81 en Juillet 2014)

nous continuons à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide.

1,45/2,9 % 1,3/2,9 %

Optimisme et esprit d’entreprise… Deux notions qui collent bien aussi à Nantes et à ses environs, que le désormais traditionnel gros plan régional vous propose de découvrir en fin de numéro. Bonne lecture à tous ! Brice Cardi

PROPRIETAIRES, le magazine de L’ADRESSE. Editeur : L’ADRESSE DES CONSEILS  IMMOBILIERS - 8, rue du Saule Trapu - Le Moulin - 91300 MASSY - 01 64 53 83 83. Directeur de publication et Rédacteur en chef : Brice Cardi. Conception/Rédaction/ Réalisation : LORRA 44210 Pornic 06 87 81 17 29 - Mise en page : Matt Editions 06 63 06 43 18. Reproduction interdite. Parution : octobre 2015 - 160 000 exemplaires. Dépôt légal à parution. Site internet : ladresse.com


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PROPRIÉTAIRES N°64 MAGAZINE

BRÈVES

ACTUALITÉS

DE L’IMMOBILIER Code généralisé. Depuis le 1 septembre dernier, tous les professionnels de l’immobilier sont tenus de respecter un code de déontologie. Selon l’un des douze articles du texte, les « agents immobiliers, syndics de copropriété, administrateurs de biens et marchands de listes […] doivent ainsi exercer leur profession avec conscience, dignité, loyauté, sincérité et probité et présenter leur carte professionnelle à la demande de toute personne intéressée ». Les professionnels concernés doivent également « posséder les connaissances théoriques nécessaires à l’exercice de leurs activités et se tenir informés des évolutions législatives et réglementaires ayant un rapport avec celles-ci ». En cas de violation des règles, des sanctions disciplinaires pourront être prononcées par la Commission de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilières. Ces obligations répondent à une demande déjà ancienne de la FNAIM. Depuis plus de dix ans, la Fédération dispose d’un comité d’éthique et de déontologie qui sanctionne les professionnels membres en cas de manquements. er

Mieux qu’une bague ! La promesse de vente semble prendre plus d’importance que le contrat de mariage ! Selon un sondage qui vient de paraître, acheter un bien immobilier à deux est en effet plus important que se marier pour 7 Français sur 10. Une précédente enquête avait déjà donné des résultats similaires : on y apprenait que pour 36 % des Français

l’achat d’un bien immobilier est plus engageant que la signature d’un contrat à durée déterminée (35 %) ou que le mariage ou le Pacs (29 %).

1000 immeubles.

La ville de Paris a adopté son plan « 1000 immeubles », qui doit permettre d’aider à la rénovation énergétique d’un millier d’immeubles d’habitat privé. « Aujourd’hui, 50 000 ménages parisiens s’endettent pour payer leurs factures d’énergie, au point souvent de décider de ne pas se chauffer à la hauteur de leurs besoins », explique la Mairie dans un communiqué. La municipalité se fixe un objectif de 300 immeubles rénovés d’ici à 2020. L’opération, qui doit débuter l’an prochain, est programmée en quatre phases : plan de communication, appel à candidature, sélection des immeubles et valorisation de projets exemplaires.

Passage à l’acte. Selon la dernière enquête de l’Observatoire du moral immobilier réalisée par TNS Sofres, le marché compte 2 millions de vendeurs potentiels pour 2,5 millions d’acquéreurs avec un projet sous un an. Selon l’Observatoire, les acheteurs sont donc moins nombreux qu’il y a un an (3 millions en avril 2014), mais plus optimistes et déterminés. 80 % des candidats à l’achat, soit 2 millions d’acheteurs, estiment en effet que c’est le bon moment pour devenir propriétaires. Ils n’étaient que 61% l’an dernier. Pour les


PROPRIÉTAIRES N°64 MAGAZINE

futurs acquéreurs, le premier obstacle à la concrétisation de leur projet réside désormais dans l’absence de biens correspondant à leurs attentes. Ainsi, ils sont 71% qui pensent ne pas réaliser leur projet à court terme faute de biens répondant à leurs critères alors que 61% se sentent ralentis par les prix élevés du marché.

Délais raccourcis. Selon une étude récente du Crédit Foncier, les personnes en recherche d’une résidence principale attendent désormais 4,4 mois avant de signer un compromis, contre 7 mois l’année dernière. Au bout d’un an de recherche, deux ménages sur trois (67%) ont acheté un logement, contre environ un sur deux (53%) en 2014. « On observe dans toutes les régions de France une forte diminution du temps de recherche, signe que le marché immobilier se fluidifie », analysent les auteurs de l’enquête. Par ailleurs, près des deux tiers (63 %) des personnes ayant réalisé une acquisition indiquent avoir négocié une baisse de prix. Ce taux était légèrement supérieur en 2014 (65 %). Un rabais parfois important, que le Crédit Foncier évalue en moyenne à 7 % du prix de vente initialement réclamé par le vendeur.

Transactions simplifiées. Le gouvernement a annoncé la publication d’une ordonnance qui réduira la liste des documents à fournir aux acheteurs lors de la vente d’un lot de copropriété. Selon le ministère du Logement, la mesure « s’inscrit dans une démarche de simplification du droit applicable au marché immobilier, afin de le rendre plus fluide, plus efficace et plus simple ». Les dispositions de la loi Alur avaient, en effet, allongé les délais de vente des appartements. Le texte devait être publié avant le début de l’automne et son contenu précisé par arrêté. Parmi les dispositions déjà connues, les vendeurs ne seront plus dans l’obligation d’annexer les documents exigibles à la promesse

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de vente, mais pourront les transmettre en amont de la signature, y compris sous forme dématérialisée. D’autre part, les informations financières de la copropriété seront centrées sur les seuls éléments utiles pour l’acquéreur, et l’établissement des éléments nécessaires à cette information sera simplifié. Enfin, l’information à transmettre sur la copropriété sera adaptée en fonction de la situation de l’acquéreur du lot. Elle sera par exemple purement et simplement supprimée dans le cas où l’acquéreur est déjà copropriétaire d’un autre lot. La publication de cette ordonnance avait été annoncée par le Premier ministre, lors du dernier congrès de la FNAIM.

Villes vertes.

Selon le premier palmarès établi par l’Union nationale des entreprises du paysage, Angers, Nantes et Limoges sont les villes les plus vertes de France. « Avec 51 m² d’espaces verts par habitant, les Angevins figurent parmi les citadins les mieux lotis de France : c’est 20 m² de plus que la moyenne », annonce l’Unep. C’est aussi la ville qui consacre la part la plus importante de son budget à la création d’espaces verts : 5 %, soit quatre fois plus que la moyenne nationale. Le palmarès coupe la France en deux : neuf des dix premières villes appartiennent à la moitié nord.

Aides maintenues. Les ministres du Logement et du Budget ont également annoncé dans un communiqué leur intention de maintenir les aides à la pierre dans le logement social. Toujours selon le communiqué, pour gagner en efficacité, « le gouvernement étudie, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2016, la création d’un fonds national des aides à la pierre, doté d’une gouvernance partagée entre les bailleurs sociaux, les collectivités locales et l’Etat.


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PROPRIÉTAIRES N°64 MAGAZINE

BRÈVES Pour mémoire, le projet de loi de finances pour 2016 prévoit 19,5 milliards d’euros d’économies sur la dépense publique. Parmi les postes d’économies désignés, les dépenses d’assurance-maladie, les opérateurs de l’Etat mais aussi le budget du ministère du Logement – en baisse annoncée de 300 millions d’euros l’an prochain.

Eau bon marché. L’eau potable française figure parmi les moins chères d’Europe, selon l’enquête publiée par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E). D’après le baromètre Nus Consulting, le m3 revient en moyenne à 3,52 euros, taxes et redevances comprises, soit 0,35 centimes par litre. Ce prix est inférieur de 13 % à la moyenne européenne, qui s’élève à 4,05 euros le m3. C’est au Danemark que le prix moyen est le plus élevé (6,67 euros), devant l’Allemagne (5,16 euros). Seuls deux pays se révèlent moins chers que la France : l’Espagne (2,51 euros) et l’Italie (1,35 euro). Philippe Maillard, président de la FP2E, tient toutefois à prévenir : « Ce ne serait pas surprenant que les prix augmentent dans les cinq à dix ans en France ». La Fédération pointe en effet le sous-investissement dans le renouvellement des réseaux d’eau potable et d’assainissement, qui nécessitera un rattrapage dans les prochaines années.

Paris tenu. Selon la Maire de Paris, 9.700 nouveaux logements, dont 7166 habitations sociales et 2533 biens privés ont été produits en 2014 dans la capitale, pour un objectif annoncé de 10.000 créations de logements par an. A l’occasion de la présentation de ces résultats, la ville et les promoteurs immobiliers ont par ailleurs signé une charte anti-spéculative. « La valeur de la charge foncière sera fixée par le propriétaire du foncier et non négociable, précise Anne de Bayser, directrice du logement à la mairie de Paris. Elle sera déterminée au regard des prix du marché et pourra tenir compte des contraintes techniques et opérationnelles des opérations ». Quant aux promoteurs, ils continueront d’être sélectionnés en fonction des qualités architecturales et environnementales de leur projet immobilier. Mais le prix de sortie qu’ils s’engageront à proposer aux acquéreurs des logements entrera désormais aussi en considération.

Paris réinventé.

Intermédiaire. Le premier fonds de logement intermédiaire a clôturé sa levée de fonds cet été. La Société nationale immobilière (SNI) bénéficie désormais d’une capacité d’investissement de 1,8 milliard d’euros, représentant la possibilité de construire 10 000 logements intermédiaires (aux loyers inférieurs à ceux du privé, mais supérieurs à ceux des HLM). Fin mai, le gouvernement avait annoncé tabler sur la construction de 13.000 de ces logements d’ici cinq ans. Le fonds rassemble 17 investisseurs français, des sociétés d’assurance, d’épargne retraite, d’épargne salariale, de prévoyance et du secteur mutualiste. « Cette deuxième levée de fonds, après celle bouclée en juillet 2014, marque le regain d’intérêt des investisseurs institutionnels pour le logement », estime le groupe dans un communiqué.

La Mairie de Paris a par ailleurs sélectionné 75 équipes sur les 352 qui s’étaient portées candidates dans le cadre de l’appel à projets urbains Réinventer Paris. Lancé en novembre 2014, cet événement vise à choisir, pour 23 sites de la capitale, les projets les plus innovants en matière architecturale, écologique, sociale.... Parmi les postulants, des architectes de prestige, français et étrangers. Le Britannique David Chipperfield, le Japonais Shigeru Ban, les Français Marc Mimram et Dominique Perrault sont par exemple les quatre finalistes retenus pour redessiner le visage de l’immeuble Morland, situé en bord de Seine dans le 4e arrondissement. Les 75 équipes retenues sont admises à remettre une offre définitive courant novembre.


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CONJONCTURE

REDÉMARRAGE INÉGAL LE BILAN SEMESTRIEL PRÉSENTÉ PAR LA FNAIM FAIT ÉTAT D’UNE REPRISE PROGRESSIVE DU MARCHÉ DE L’ANCIEN. TOUTEFOIS, LE REDÉMARRAGE EST TRÈS INÉGAL SELON LES RÉGIONS ET LES SECTEURS. A peu près stabilisé depuis trois ans autour de 700 000 transactions, l’activité du marché de l’ancien semblait donner au 1er semestre des signes de reprise : le nombre de transactions est en augmentation sur les 12 derniers mois (707 000), il reste toutefois très éloigné de son niveau d’avant la crise (plus de 800 000) et même du rebond des années 2010-2011.

les marchés les plus tendus (agglomération parisienne, zones touristiques et villes en expansion démographique). A l’intérieur même du périmètre d’une aire urbaine, le dynamisme du marché peut être sensiblement différent entre le centre et la périphérie. En témoigne l’évolution contrastée des prix des appartements et des maisons. Enfin, certains types de logements se vendent mieux que d’autres. C’est le cas, par exemple, des biens haut de gamme qui n’ont que peu souffert de la crise.

Le marché locatif

Situations contrastées Stables, les prix de l’ancien ont retrouvé leur niveau de 2006, très largement supérieurs à ce qu’ils étaient avant le début de la longue phase d’augmentation des années 1996-2007. A cet égard, la France fait figure d’exception par rapport aux pays qui avaient connu une hausse semblable, et où les prix ont fortement chuté après la crise. Cette stabilité alimente sans doute encore un certain attentisme : des acheteurs potentiels anticipaient une correction à la baisse qui ne s’est pas (encore ?) produite dans les proportions attendues. De fait, les délais de vente restent longs et les acheteurs cherchent systématiquement à négocier les prix. De leur côté, les vendeurs restent réticents à réduire leurs prétentions, même s’ils sont de plus en plus nombreux à comprendre que la vente passe par une baisse du prix. Cette reprise reste toutefois fragile et le marché du logement demeure très hétérogène. De fait, La stabilité des prix moyens résulte de baisses parfois sensibles, notamment dans les zones rurales, et d’augmentations dans

L’augmentation des loyers reste très modérée, dans la continuité des années précédentes. Le rythme moyen de hausse est du même ordre que le taux d’inflation. En matière de location aussi, la situation des marchés est toutefois assez contrastée en fonction de la localisation, y compris parfois au sein d’une même région. Dans plusieurs agglomérations, la vacance tend à augmenter, les relocations sont plus difficiles et les gestionnaires tentent de convaincre les propriétaires de logements anciens de revoir les loyers à la baisse. Cette situation s’observe par exemple à Lille, Mulhouse ou Perpignan. La demande, particulièrement celle des ménages modestes, reste bridée par l’évolution négative du pouvoir d’achat de 2011 à 2013, qui est loin d’avoir été compensée par la légère remontée de 2014 (+ 0,4 %). Les difficultés de l’accès à l’emploi incitent les jeunes (et souvent les contraignent) à prolonger la cohabitation chez leurs parents. Dans ce contexte de marchés plutôt détendus, dont il faut excepter l’agglomération parisienne et certaines grandes villes de province, la concurrence entre logements récents et anciens s’avive. Les seconds se louent parfois difficilement, faute de posséder les éléments de confort et les équipements (parking notamment) recherchés par les locataires. Les propriétaires doivent alors choisir entre la réalisation de travaux de modernisation, sans pour autant avoir la certitude de trouver ensuite un locataire, et le désengagement, c’est-à-dire la mise en vente. Ils sont de plus en plus nombreux à envisager cette seconde solution.


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CONJONCTURE

Neuf :

LE VERRE À MOITIÉ PLEIN DU CÔTÉ DES LOGEMENTS NEUFS AUSSI, LA SITUATION EST CONTRASTÉE. POUR LE 3ÈME TRIMESTRE CONSÉCUTIF, L’OBSERVATOIRE DE LA FÉDÉRATION DES PROMOTEURS IMMOBILIERS (FPI) ENREGISTRE UNE AMÉLIORATION DE SON INDICATEUR DES VENTES. MAIS CERTAINS CHIFFRES SONT MOINS RÉJOUISSANTS. Avec un total de 30 764 logements réservés, la hausse des ventes atteint +23,1 % au 2ème trimestre 2015. Pour les appartements, elles ont même retrouvé un niveau qu’elles n’avaient plus connu depuis trois ans.

Le retour des investisseurs Finalement, le premier semestre se conclut sur une hausse des ventes de +19,3%, tirée par l’adhésion des investisseurs pour le dispositif Pinel mais entravée par la langueur des accédants. Avec 24 749 ventes au 1er semestre 2015, la commercialisation aux investisseurs enregistre en effet une forte augmentation (+66,2%), retrouvant un volume comparable à celui de 2011. Elle représente plus de la moitié (51%) du total des ventes au détail du semestre, contre 40% seulement sur la même période de 2014. Soutenu par la faiblesse des taux d’intérêt, le dispositif Pinel a visiblement renforcé l’intérêt des investisseurs pour la pierre. Conséquence directe : l’offre commerciale est en léger recul, avec moins de 92 500 logements disponibles à fin juin 2015, soit 12,7 mois de ventes. Le stock achevé, en augmentation (+2 410 logements), représente 11% environ de l’offre, soit un peu plus d’un mois de commercialisation. Dans le même temps, les prix sont très légèrement orientés à la hausse (+1 ,1 %) témoignant des tensions entre la

demande et l’offre. Comme dans l’ancien, la situation reste toutefois fortement contrastée selon les marchés locaux. Mais tous les voyants ne sont pas encore passés au vert, et cette embellie ne doit pas masquer la fragilité globale du secteur.

Une reprise à consolider Ainsi, malgré des conditions de financement exceptionnelles, les ventes en accession peinent à décoller. Elles se contentent d’une progression de 5 % par rapport au 1er semestre 2014, tandis que les ventes de résidences avec services diminuent encore (-3,3%). Surtout, cette reprise des mises en vente s’effectue en comparaison avec un niveau 2014 exceptionnellement bas. Pour la FPI, les difficultés structurelles du métier persistent : rareté des terrains constructibles à la vente, complexité excessive pour obtenir des autorisations de construire, recours abusifs, poids des normes et réglementations, instabilité juridique et fiscale… Enfin, selon les derniers chiffres du Ministère du Logement, les mises en chantier ont continué à diminuer de mai à juillet et enregistré un recul de 6,3% sur un an, à 86.100 unités. Les permis de construire accordés pour des logements neufs, qui à fin juin affichaient leur première hausse en neuf mois, ont de nouveau basculé dans le

Beaucoup mais pas assez En 2014 comme en 2013, à en croire la 4ème édition de l’étude « Property Index » publiée par le cabinet Deloitte, la France était, après la Russie, le pays européen où le volume de production achevée de logements neufs est le plus élevé. Avec 6,2 habitations sorties de terre pour 1 000 habitants, l’Hexagone se situe en effet largement devant la moyenne européenne (2,4 habitats pour 1 000 citoyens). Néanmoins, la production de logements neufs en 2014 s’est réduite. Résultat : cette offre ne suffit pas à répondre à la forte demande des zones tendues. En termes de prix au m², poursuit l’étude, la France se situe toujours parmi les pays les plus chers d’Europe avec la Suède et le Royaume-Uni. Les Français, Italiens, Polonais, Tchèques et Hongrois investissent entre six et huit années de salaire avant de devenir propriétaires, contre 3,2 années seulement pour les Belges, suivis de près par les Allemands et les Danois.


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rouge : ils ont chuté de 7% à 93.900 unités, sur les trois derniers mois pris en compte. Tant et si bien que pour la toute nouvelle présidente de la Fédération, Alexandra François Cuxac, « le redémarrage de l’activité est encourageant mais incertain. Les mesures

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mises en place par le Gouvernement depuis le 29 août 2014 ont contribué au redémarrage. Il importe maintenant que le Gouvernement, par une relance de l’accession, une action résolue sur les délais et la suppression des obstacles à la construction, consolide cette reprise.

Taux :

LE DÉBUT DE LA REMONTÉE SI LES ANALYSTES TABLENT SUR UNE REMONTÉE DES TAUX DE CRÉDIT POUR LES MOIS À VENIR, LA BAISSE S’EST POURSUIVIE AU DEUXIÈME TRIMESTRE. LA TENDANCE SEMBLE NÉANMOINS S’ÊTRE INVERSÉE CET ÉTÉ.. Après avoir affiché 2,19% au premier trimestre, les taux des crédits immobiliers étaient tombés à 2,02%, en moyenne à la fin du mois de juin. Mais la plupart des établissements de crédit ont révisé ces taux pendant l’été. Cette révision est toutefois restée modérée.

Toujours très favorables Pendant que l’OAT (Obligation Assimilable du Trésor) à 10 ans remontait de plus de 85 points de base entre mi-avril et mi-juillet, la hausse des taux n’a pas dépassé 16 points de base depuis juin sur le marché de l’ancien, 12 points de base sur le marché du neuf. Ainsi, selon les derniers chiffres de l’Observatoire Crédit logement-CSA, les taux moyens restaient très attractifs fin juillet, s’établissant à 2,17 % en moyenne, 2,20 % pour l’accession dans l’ancien et 2,21 % pour l’accession dans le neuf.

Sur un marché en expansion, cet allongement des durées compense largement la hausse observée depuis juin dernier. L’amélioration de la solvabilité de la demande s’est donc poursuivie : depuis la fin de l’année 2013, elle équivaut toujours à un recul des prix de 10 %, tant sur le marché du neuf que sur celui de l’ancien, permettant à de nombreux ménages de rentrer sur le marché de l’accession !

Rebond de la production Favorisée par les conditions toujours très favorables et le regain de dynamisme du marché immobilier, la reprise de la production de crédits s’est accélérée, même si août n’est jamais un mois particulièrement actif ! Ainsi, hors rachats de crédits, le nombre des prêts accordés entre septembre 2014 et août 2015 a augmenté de 26,4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Sur le seul trimestre de juin à août, l’évolution est encore plus nette : + 56,7 %. L’augmentation du coût des opérations réalisées par les ménages s’est également accélérée cet été. Le coût relatif représente désormais 3,85 années de revenus contre 3,73 années l’année dernière à la même époque.

Simultanément, les durées de prêts se sont allongées. En août 2015, elle s’est établie à 216 mois en moyenne (243 mois pour l’accession dans le neuf et 228 mois pour l’accession dans l’ancien).

Cette évolution s’explique notamment par la baisse des revenus des ménages qui réalisent ces opérations (-0.6 % sur les 8 premiers mois de 2015, en glissement annuel, après + 0.6 % en 2014), ainsi que par la poursuite de la dégradation de l’apport personnel (-9.1% sur les 8 premiers mois de 2015, en glissement annuel, après -4.6% en 2014). Elle atteste surtout du retour des ménages modestes sur le marché.


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PROPRIÉTAIRES N°64 MAGAZINE

CONSEILS

LOCATION :

LE NOUVEAU CONTRAT DEPUIS LE 1ER AOÛT, UN NOUVEAU CONTRAT-TYPE DE LOCATION, PLUS DÉTAILLÉ ET INFORMATIF QUE LE DOCUMENT PRÉCÉDENT, DOIT ÊTRE SYSTÉMATIQUEMENT UTILISÉ. SENSÉ SIMPLIFIER LES RAPPORTS ET LIMITER LES RISQUES DE CONFLIT ENTRE BAILLEURS ET LOCATAIRES, IL SE RÉVÈLE SURTOUT ASSEZ LOURD D’UTILISATION !

Le nouveau contrat de bail doit désormais préciser la liste des équipements installés dans le logement mais aussi le montant du dernier loyer acquitté par le précédent locataire, le montant et la description des travaux effectués depuis son départ, les modalités de récupération des charges. Le nouveau contrat détaille également la liste des documents qu’un propriétaire peut demander à un locataire. Il s’applique aux locations nues, aux colocations à bail unique, ainsi qu’aux logements meublés à usage de résidence principale. Enfin, il doit être accompagné d’une notice d’information sur les droits et les devoirs des locataires et des bailleurs, comprenant entre 11 et 18 pages. Cette notice contient tout ce qu’il faut savoir en matière d’établissement du bail (contenu et durée du contrat, fixation du loyer, révision annuelle du loyer, charges locatives, modalités de paiement, dépôt de garantie, cautionnement, état des lieux, préavis...). Plus que jamais, si vous envisagez de proposer un bien à la location, mieux vaut donc vous tourner vers un professionnel !

INTERVIEW

Eric Laurent : « Tout le monde connaîtra les règles du jeu » Sociétaire du réseau, Eric Laurent gère deux agences L’ADRESSE à Chelles, en Seine-et-Marne.

Quelles sont les principales obligations liées au nouveau contrat de location ? Elles tiennent avant tout aux documents annexes que je dois donner aux locataires. Une liste extrêmement précise a été formalisée. Jusqu’à présent, la remise de certains de ces documents était conseillée, elle est désormais obligatoire. C’est par exemple le cas des règles de vie dans la copropriété, que la majorité des professionnels remettait déjà, et du tableau de répartition des charges, qui n’était pratiquement jamais remis. Concrètement,

Meublé et équipé La liste des éléments de mobilier qui doivent obligatoirement équiper un logement loué meublé vient également d’être publiée. La loi Alur prévoit en effet que ce mobilier doit « être en nombre et en quantité suffisante pour permettre au locataire d’y dormir, manger et vivre convenablement au regard des exigences de la vie courante ». Un décret doit donc traduire concrètement ce principe. Depuis le 1er septembre dernier, un logement meublé loué à titre de résidence principale doit donc contenir au minimum une literie avec couette ou couverture, un dispositif d’occultation des fenêtres dans les chambres à coucher, des plaques de cuisson, un four classique ou micro-ondes, un réfrigérateur comportant au minimum un freezer, la vaisselle nécessaire à la prise des repas, des ustensiles de cuisine, une table et des sièges, des étagères de rangement, des luminaires et du matériel d’entretien ménager.


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il est donc beaucoup simple de joindre purement et simplement une copie du règlement de la copropriété. Encore faut-il se le procurer ! Vous devez également fournir la liste et le montant des travaux effectués depuis le départ du précédent locataire… En effet, mais cette obligation ne concerne que les travaux d’amélioration, pas les simples travaux d’entretien. Si vous remplacez un volet, une fenêtre ou un bac à douche, vous le mentionnez ; pas si vous repassez un coup de peinture sur les murs. D’un point de vue organisationnel, c’est un peu contraignant dans la mesure où, souvent, les services chargés de la location ne sont pas les services gérants. Ceux qui commandent les travaux ne sont donc pas ceux qui s’occupent de la location. Et, si vous n’indiquez rien, vous ne pourrez par exemple pas justifier de l’état neuf d’un appartement. D’autre part, cela permettra aussi de justifier une augmentation ou, le cas échéant, un déplafonnement de loyer.

Les documents qu’un bailleur peut demander à son locataire ont également été précisés. Quels sont les changements ? Depuis une trentaine d’années, les pouvoirs publics tentent d’empêcher les professionnels ou les propriétaires de sélectionner les locataires et de faire porter l’intégralité du risque sur le bailleur. Nouvelle étape : nous passons d’une liste d’interdictions à une liste exhaustive des documents que nous sommes en droit de demander. Depuis plusieurs années, contrairement à ce qui se passe à l’étranger, nous n’avons par exemple plus le droit d’obtenir d’informations bancaires. C’est une aberration car, avec les imprimantes laser, il est de plus en plus facile de tricher et de présenter de faux bulletins de salaire ou de faux avis d’imposition. Le rapport entre propriétaires et locataires continue donc d’être de plus en plus déséquilibré.

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Encadrement : c’est parti ! Autre nouveauté du mois d’août, l’expérimentation de l’encadrement des loyers a débuté à Paris. Pour mémoire, le dispositif prévoit qu’à la signature d’un nouveau bail ou lors d’un renouvellement, le loyer d’un logement ne puisse dépasser de 20 % un loyer de référence au m² fixé par arrêté préfectoral, ni lui être inférieur de 30 %. Plusieurs caractéristiques doivent être prises en compte pour fixer le loyer maximum : type de location (vide ou meublée), nombre de pièces, période de construction... C’est l’Observatoire des Loyers de l’Agglomération Parisienne (Olap) qui est chargé de calculer, à partir des prix médians, le montant approprié du mètre carré pour un quartier donné. Selon l’Olap, un nouveau locataire sur cinq profitera de la mesure, qui pourrait entraîner une baisse de loyer de plus de 100 € pour un tiers d’entre eux. Pour la FNAIM, en revanche, la mesure risque de se révéler contreproductive : « La contrainte est une mauvaise formule. Les bailleurs ont besoin d’une certaine confiance pour acheter et louer et nous avons besoin d’eux », assure ainsi Jacky Chapelot, président adjoint de la Fédération.

Tous ces éléments sont-ils vraiment utiles ? A mon avis, ce nouveau contrat de location vise avant tout à désengorger les tribunaux, en limitant les sources de litiges potentiels et les procédures. Tout le monde connaît désormais en effet les règles du jeu et plus personne ne peut dire qu’il ne savait pas ! Pour le reste, le contrat reprend ce que prévoyait la loi Alur, et se révèle plutôt simple d’utilisation. Cependant, sachant qu’un règlement de copropriété compte entre 20 et 200 pages et compte tenu des autres éléments que nous devons y joindre, l’ensemble représente un tel volume et un tel coût d’impression que j’ai personnellement décidé de tout transmettre sur clé USB en échange de la signature d’une décharge de remise en mains propres ! Je sais aussi que la lourdeur du dispositif a amené certaines agences à arrêter la location.


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VIE PRATIQUE

Déménagement :

COMMENT FAIRE UN (SES) CARTON(S) ? CA Y EST ! VOUS VENEZ DE TROUVER LA VILLA DE VOS RÊVES, L’APPARTEMENT AVEC TERRASSE QUE VOUS N’OSIEZ PLUS ESPÉRER… CETTE EXCELLENTE NOUVELLE S’ACCOMPAGNE POURTANT D’UNE SACRÉE FORMALITÉ, AUX ALLURES PARFOIS DE PARCOURS DU COMBATTANT : IL VA FALLOIR DÉMÉNAGER ! PRÉPARER LES CARTONS OU CHOISIR LE PROFESSIONNEL QUI S’EN CHARGERA, ANTICIPER L’ARRIVÉE DANS LE NOUVEAU LOGEMENT, S’ACQUITTER DES OBLIGATIONS ADMINISTRATIVES… IL Y AURAIT PRESQUE DE QUOI SE DÉCOURAGER ! PRESQUE SEULEMENT, CAR UN MINIMUM D’ORGANISATION ET QUELQUES ASTUCES METTRONT LA MISSION À LA PORTÉE DE TOUS. D’AUTANT QUE VOUS POUVEZ DÉSORMAIS COMPTER SUR UN ALLIÉ PRÉCIEUX : INTERNET.

Quelques courriers obligatoires

Déménager en ligne

Si vous étiez locataire du logement que vous quittez, la première formalité consistait à résilier votre bail, par lettre recommandée avec AR, au plus tard trois mois jour pour jour avant la date prévue pour le déménagement. Certaines circonstances (licenciement, mutation professionnelle, nécessité sanitaire pour les personnes de plus de 60 ans...) peuvent ramener ce préavis à un mois.

Pour le reste, Internet a grandement simplifié les formalités administratives liées à tout déménagement. Le décret 2005-469 du 16 mai 2005, relatif au service public du changement d’adresse, a d’ailleurs officialisé cette simplification.

Si vous étiez copropriétaire et vendez votre lot, pensez à en informer votre syndic et à lui demander un arrêté de compte de charges. Le changement de votre assurance multirisques habitation vous imposera également encore le recours au courrier, ne serait-ce que pour envoyer à votre compagnie l’original du contrat dûment paraphé. Vous pouvez demander à votre assureur de transférer simplement votre contrat sur le nouveau domicile, en lui signalant les modifications résultant du déménagement (nombre de pièces, mobilier, situation géographique…) qui pourront avoir une incidence sur la garantie et/ou sur le montant de la prime. Vous pouvez aussi annuler votre ancien contrat et en souscrire un nouveau. Toujours au chapitre des assurances, n’oubliez pas non plus celle de votre (vos) véhicule(s). Là encore, un changement de zone géographique ou d’utilisation, la présence d’un garage ou d’un parking sécurisé peuvent entraîner une modification de la prime. Si le risque couvert change en raison du déménagement, vous êtes en droit de résilier votre assurance en cours de contrat.

Pour achever de vous en convaincre, si vous résidez et déménagez en France, connectez-vous à l’adresse suivante : https://mdel.mon.service-public.fr/ je-change-de-coordonnees.html En quelques clics et une quinzaine de minutes, vous pourrez y informer les principaux organismes publics et privés (allocations familiales, assurances chômage ou maladie, caisses de retraite, Poste, impôts, Pôle


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emploi, fournisseurs d’énergie, service d’immatriculation des véhicules…) de votre identité, de vos ancienne et nouvelle adresses, ainsi que de l’identité des personnes qui déménagent avec vous. Pour chaque personne, vous choisirez ensuite les organismes à informer du changement d’adresse et compléterez la déclaration par les informations requises. Gratuit, ce service peut être utilisé entre deux mois avant et deux mois après le déménagement. Il s’étend progressivement à d’autres organismes. Le délai moyen de prise en compte de votre démarche est de 5 jours ouvrés. Sans retour au-delà de ce délai, mieux vaut quand même vous adresser directement aux organismes concernés par votre demande. Eau, téléphones fixe et mobile, accès Internet… les opérateurs qui ne sont pas (encore) présents sur ce site de changement de coordonnées vous permettront par ailleurs de résilier vos abonnements, souscrire de nouveaux contrats et/ou changer d’adresse en ligne, sur leurs propres sites. N’oubliez pas non plus de contacter votre agence bancaire, afin de lui signaler votre changement de domicile et étudier, le cas échéant, les modifications que peut entraîner votre déménagement.

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Professionnel ou amical ? Passer par un déménageur professionnel ou pas est le plus souvent avant tout une affaire de budget. Si vous optez pour la première solution, commencez par demander des devis qui vous permettront de comparer les offres. Vérifiez aussi que l’entreprise que vous avez retenue est bien inscrite au registre des transporteurs. Les garanties contre les risques de vol, de détérioration du mobilier ou de retard dans le déménagement en dépendent. Tous les professionnels proposent différentes formules, du simple camion avec chauffeur à la prise en mains de A à Z, en passant par l’emballage et/ou le déballage des seules pièces fragiles. A vous de choisir celle qui convient le mieux à vos besoins et moyens.

Enfin, si vous habitez ou déménagez en ville, vous pouvez également réserver, toujours en ligne via le site de la (des) mairie(s) concernée(s), les places de parking devant vos ancien et nouveau logements.

Pensez-y aussi Pour déménager l’esprit libre, mieux vaut poser un ou deux jours de congés. Mais peut-être sont-ils prévus par la convention collective à laquelle vous êtes rattaché ? Et, tant qu’à faire, vérifiez également que vous n’avez pas droit à une prime ! Si vous avez des enfants, vous devez assurer la continuité de leur éducation : il faudra donc procéder le cas échéant au changement de crèche, d’école, de collège ou de lycée, réorganiser leur garde éventuelle en dehors du temps scolaire. Si vous êtes séparé(e), prévenez l’autre parent et adaptez, si besoin, le droit de visite et d’hébergement. Tout changement d’adresse donne droit au remplacement gratuit du passeport. La modification est facultative sur la Carte nationale d’identité. Selon les cas, ces demandes doivent être adressées à la mairie, sous-préfecture ou préfecture dont dépend votre nouveau domicile. Dans tous les cas, et même si vous ne changez pas de commune de résidence, n’oubliez pas de vous rapprocher de la mairie pour vous faire inscrire sur les listes électorales.

Si vous préférez solliciter des amis, faites en sorte qu’ils le restent ! Prévoyez donc de quoi les alimenter et les désaltérer à volonté, en vous souvenant que les efforts, ça creuse… Pour le reste, récupérez des cartons chez les commerçants du quartier quelques semaines avant le jour J. Une fois remplis, identifiez-les pour pouvoir les déposer directement dans leur pièce de destination. Au même moment, comparez les tarifs de location de véhicules utilitaires si vous devez y avoir recours. Le jour venu, faites- vous prêter un diable ou, à défaut, munissez-vous de vieilles couvertures pour déplacer les objets lourds comme l’antique armoire normande, le réfrigérateur ou la machine à laver. Si vous démontez des meubles, emballez soigneusement les vis et autres petites pièces. Un emballage par meuble et un étiquetage soigneux vous éviteront quelques crises de nerfs inutiles ! Isolez également un petit sac, dans lequel vous garderez papiers d’identité, clés, trousse de premiers secours et téléphone portable. Enfin, n’oubliez ni les cordes qui vous permettront d’arrimer solidement votre cargaison ni, surtout, les provisions de bonne humeur !


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NANTES :

DYNAMISME ET DOUCEUR DE VIVRE COMME CHAQUE TRIMESTRE, « PROPRIÉTAIRES » VOUS PROPOSE DE PARTIR À LA DÉCOUVERTE D’UNE RÉGION OU D’UN DÉPARTEMENT, À TRAVERS SON MARCHÉ IMMOBILIER, BIEN SÛR, MAIS AUSSI, ET PEUT-ÊTRE SURTOUT, EN NOUS ATTARDANT SANS LA MOINDRE PRÉTENTION D’EXHAUSTIVITÉ SUR CE QUI FAIT SON CHARME : SPÉCIALITÉS GASTRONOMIQUES, CENTRES D’INTÉRÊT, SITES REMARQUABLES… DANS CE NUMÉRO, CAP SUR NANTES ET SES ENVIRONS, AVEC TROIS GUIDES OCCASIONNELS : CAROLE PENNANEC’H, NANCY GUINEHEUX ET HENRI JACOB, SOCIÉTAIRES DU RÉSEAU DANS LA MÉTROPOLE NANTAISE.

Immobilier : un marché dynamique

Carole PENNANEC’H

Nancy GUINEHEUX

Henri JACOB

Régulièrement classée première ou deuxième au palmarès des villes les plus agréables de France, Nantes attire et cela se ressent en matière d’immobilier. « Même si, tout comme le marché national, il a récemment enregistré une modération de ses prix dans l’ancien, principalement sur les biens construits dans les années 1960 – 1970, le marché local se porte bien », se réjouit en effet Nancy Guineheux, responsable d’une agence route de St Joseph de Porterie. « Cette année, poursuit Henri Jacob, dont l’agence se situe à Saint-Sébastien-sur-Loire, dans la périphérie sud-est de Nantes, nous avons constaté le retour des acheteurs jeunes, avec enfants, qui ont été très actifs. Nous avons aussi retrouvé une clientèle pour les biens au-dessus de 400.000 €, à condition qu’ils soient de qualité. Quant à la vente des terrains, elle reprend un peu mais était totalement à l’arrêt ! » « Les acquéreurs semblent avoir compris qu’il faut acheter maintenant, se félicite Carole Pennanec’h, installée près du marché de Talensac, au cœur de la ville. En revanche, ils négocient énormément. Mais nous avons des demandes sur tous types de biens et

les bons produits partent très rapidement. Au point que le centre-ville reste toujours très élitiste. Les prix moyens – environ 2500 €/m² pour les appartements et 3000 € pour les maisons – masquent en fait de très importantes disparités, d’un quartier à l’autre et d’un logement à l’autre ».

Architecture : de briques mais pas de broc ! « La Loire-Atlantique est un département charnière, remarque Henri Jacob. Au nord, vous êtes en Bretagne, avec des toits en ardoise ; au sud, c’est déjà la Vendée, avec des toits en tuiles. Et dans les marais, entre SaintNazaire et la Baule, les toitures sont en chaume. » « La Loire constitue en effet une véritable frontière, poursuit Carole Pennanec’h, avec la Baule et Le Croisic au Nord, le vignoble et ses vieilles bâtisses au Sud ». Côté histoire, en plus de quelques immeubles haussmanniens, le château des Ducs de Bretagne et le Mémorial de l’abolition de l’esclavage replongent Nantes dans son passé. Implanté dans le cœur historique de la ville, le premier constitue, avec la Cathédrale Saint-Pierre, le monument-phare de son patrimoine urbain. Côté cité, c’est une forteresse dont les 500 mètres de chemin de ronde sont ponctués de sept tours reliées par des courtines. Côté cour, il abrite une élégante résidence ducale du 15e siècle et d’autres bâtiments des 16e et 18e siècles.


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Entre le pont A n n e - d e - B re tagne et la passerelle V ictor-Schœlcher, le second rappelle, sur 2000 plaques de verres réparties le long d’une promenade végétalisée de 7000 m, le nom des navires, les dates de départ des expéditions négrières nantaises ainsi que les comptoirs négriers, les ports d’escale et les ports de vente en Afrique, aux Antilles, aux Amériques et en Océan Indien. Cette page douloureuse de l’histoire nantaise a d’ailleurs laissé une trace dans l’architecture locale, note Carole Pennanec’h. « D’anciens hôtels négriers des bords de Loire ont aujourd’hui été transformés en habitations. Dans ces vieux immeubles, les cages d’escalier sont gigantesques et mesurent au moins quatre mètres de large, avec des marches très profondes et de petites contremarches. Cela permettait aux esclaves de monter les escaliers enchaînés ».

La douceur de vivre « Nous avons la chance de vivre dans une ville verte, bleue et jaune, savoure Carole Pennanec’h. Verte car il y a beaucoup d’espaces verts ; bleue, parce qu’il y a beaucoup d’eau ; jaune, car le soleil y est généreux. De plus, arrivée de Quimper il y a 13 ans avec mon frère, je trouve les Nantais sympathiques. On voit qu’ils respirent : ils sont festifs, agréables, joyeux et accueillants. » « A 2H de Paris en TGV, avec un large pôle universitaire et un climat agréable, Nantes est une ville cosmopolite, ouverte d’esprit, confirme Nancy Guineheux. Avec sa position stratégique sur le grand Ouest, la région portuaire bénéficie d’un bon réseau routier et de l’aéroport, ce qui attire les entreprises et ravit leurs salariés ; on s’y épanouit en famille ». « On y mange bien, il y a d’excellents restaurants, des bars sympas, reprend Carole Pennanec’h, Les déplacements sont faciles, même à pied ou à vélo ».

Le(s) site(s) : les fleuves et l’ile Presque en face du Mémorial de l’esclavage, sur l’autre rive de la Loire, les Machines de l’île occupent désormais le site des anciens chantiers navals : voyage en grand éléphant, Carrousel des mondes marins, Galerie des Machines et Arbre aux Hérons rendent à cette île au

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cœur de la ville la réalité mystérieuse qui la caractérisait quand on y embarquait pour tous les voyages du monde. « C’est un immense espace de détente, raconte Nancy Guineheux, où se mélangent les générations, pour des balades, visites, ou simples contemplations de réalisations mécaniques monumentales, inspirées de l’univers de Léonard de Vinci. Points de restauration et bars à thèmes achèvent de donner au lieu toute sa convivialité ». Cet endroit, Carole Pennanec’h en raffole également. « C’est un spectacle à ne pas manquer, pour les gens qui ont des enfants, ou qui ont gardé des yeux d’enfant. L’éléphant est internationalement connu ». Pourtant, au moment d’évoquer ses lieux préférés, elle commence par se tourner vers les deux fleuves qui arrosent la ville. « La Loire et, surtout, l’Erdre amènent dans Nantes de véritables coins de paradis, avec des petits bars, des fêtes, des péniches, des coins piquenique… Quand je m’éloigne davantage, j’aime l’aspect sauvage des côtes près de Pornic. Et puis de nombreux Nantais se retrouvent également à la Baule, pour y faire la fête ou passer simplement le week-end au bord de l’eau. Dans un autre registre, j’’adore aussi la convivialité le marché de de Basse-Indre ». Henri Jacob, lui aussi, est davantage tourné vers la nature. « En plus d’une ville dynamique qui propose tout, nous avons la chance de vivre au cœur d’un environnement exceptionnel, avec un climat très doux, un littoral à plusieurs visages, une voie cycliste qui longe la Loire de Saumur à Saint-Brévin,.. Au cœur du vignoble de Nantes, j’aime aussi beaucoup Clisson, site historique médiéval des Marches de Bretagne, à qui des artistes et amateurs d’art ont donné au XIXème siècle des faux airs de Toscane. Finalement, la seule chose qui nous manque, c’est la montagne ! »


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GROS PLAN RÉGION

L’événement : voyage à Nantes et folles journées Chaque été, pour promouvoir l’intense vie culturelle de la métropole, Le Voyage à Nantes, société publique locale, met en scène un parcours enrichi de propositions d’œuvres d’art, temporaires ou définitives, dans l’espace urbain. « Une ligne originale guide les visiteurs sur un itinéraire qui leur permet de découvrir le patrimoine nantais, explique Nancy Guineheux : Château des Ducs de Bretagne, musées, galeries, cathédrale, le parcours est entrecoupé de sculptures d’art moderne, d’espaces naturels destructurés pour s’y poser… En tout, cela représente une quarantaine d’étapes qui se poursuivent sur l’estuaire ». Mais l’événement qui symbolise le mieux le dynamisme culturel de Nantes, et qui a également largement contribué à la renommée de la ville, c’est la Folle journée. Depuis plus de vingt ans, ce marathon musical qui s’étend en fait sur près d’une semaine propose à des prix accessibles des dizaines de concerts (350 en 2015) dont aucun n’excède 45 minutes. Au point d’être devenu l’un des festivals de musique - essentiellement classique - les plus fréquentés de France. Les amateurs de Jazz privilégieront plutôt « les Rendezvous de l’Erdre » qui marient, fin août, les notes d’une programmation internationale et la présentation, en régates ou à quai, d’une flotte de bateaux souvent anciens, dont certains sont classés monuments historiques, et d’autres Bateaux d’Intérêt Patrimonial.

Cuisine et dépendances Aux confins de la Bretagne, de la Vendée et de la Loire, point de rencontre entre terre, mer et fleuve, port que marins et explorateurs ont ouvert sur le monde, Nantes possède une cuisine qui lui ressemble, moins centrée sur quelques recettes spécifiques que sur la mise en

valeur des produits locaux : mâche et autres légumes (carottes, poireaux…), fruits de mer (crabes, huîtres, moules, coques, bigorneaux, langoustines…), poissons de mer ou d’eau douce (sardines, bars, brochets, sandres, anguilles, civelles, cuisses de grenouilles…). Impossible malgré tout d’évoquer la gastronomie nantaise sans mentionner le beurre blanc, inventé fin XIXème par Clémence Lefeuvre pour accompagner les multiples produits de la pêche qu’elle servait dans sa « Buvette de la Marine ». Agricole, la région nantaise est plus connue pour sa tradition beurrière que fromagère. La douce texture crémeuse du mâchecoulais ou la pâte souple et forte du Curé Nantais, aux saveurs de lard et d’épices, méritent toutefois d’être goûtées, accompagnées (avec modération) d’un verre de Gros plant ou de muscadet. « Le Curé Nantais, cuit au four en papillote, c’est un régal ! », confie Carole Pennanec’h. Pour le dessert, le Gâteau nantais mêle sucre, amandes, beurre et rhum antillais. Vous pouvez également craquer pour des rigolettes, confiseries réalisées depuis 1902 à partir d’une fine coque de sucre cuite à la vapeur, fourrée d’un cœur fondant, pour des berlingots ou des caramels au beurre salé. Enfin, Nantes, c’est aussi la ville des biscuiteries et de quatre célèbres initiales : LU, pour Lefèvre-Utile, le couple qui donne naissance à la marque en 1850 et BN, pour Biscuiterie Nantaise, dont l’histoire commence en 1896 avec le Petit Breton. Plus généralement, madeleines, gaufrettes, boudoirs ou macarons figurent en bonne place dans les douceurs locales.

La Loire-Atlantique en quelques chiffres

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67 171

résidences secondaires

6 815

le numéro minéralogique

1 313 321 km²

habitants , dont près de la moitié (590.000) dans les 24 communes de Nantes Métropole

591 249 résidences principales

40 662

logements vacants

221 communes


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COURRIER

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Plafonds réduits

Transition énergétique

Est-il exact que dans certaines régions, les plafonds de loyers liés au dispositif Pinel ont été réduits ? Loïc F., Orléans (45)

Quels sont les principaux effets sur le logement de la loi du 17 août dernier relative à la transition énergétique ? Quentin L., Chalon sur Saône (71)

A ce jour, trois régions ont effectivement minoré dans certaines communes les plafonds de loyers applicables au dispositif d’aide fiscale à l’investissement locatif intermédiaire : l’Ile de France, la Franche-Comté et la région Rhône-Alpes.

Selon son article 3, la loi n° 2015-992 du 17 août dernier doit permettre « de rénover énergétiquement 500 000 logements par an à compter de 2017 dont au moins la moitié est occupée par des ménages aux revenus modestes, visant ainsi une baisse de 15 % de la précarité énergétique d’ici 2020 ».

- Ile de France : Le Pecq (78), Aubervilliers, Saint-Denis et Saint-Ouen (93), Bry-sur-Marne, Fontenay-sous-Bois et Villejuif (94), ainsi que 68 communes de zone A - Franche-Comté : Audincourt, Avanne-Aveney, Bavans, Bavilliers, Belfort, Bethoncourt, Cravanche, Ecole-Valentin, Etupes, Grand-Charmont, Hérimoncourt, Mandeure, Montbéliard, Offemont, Miserey-Salines, Pouilley-les-Vignes, Seloncourt, Serre-les-Sapins, Sochaux, Thise, Valentigney, Vieux-Charmont, Voujeaucourt, Danjoutin, Essert et Valdoie - Rhône-Alpes : Lyon, Villeurbanne et communes de la zone A des départements de l’Ain et de la Haute-Savoie Les plafonds réduits ne s’appliquent qu’aux investissements réalisés, et par voie de conséquence aux baux conclus postérieurement à l’entrée en vigueur des arrêtés. Les logements pour lesquels une demande de permis de construire a été déposée avant le 30 septembre 2013 ne sont toutefois pas concernés, sous réserve que le contrat de réservation ou la promesse de vente aient été signés au plus tard le 28 février 2014, et l’acte authentique d’acquisition au plus tard le 31 mai 2014 (art. 3 du décret du 19 juin 2013). Ce recensement n’est pas forcément exhaustif, mieux vaut donc se renseigner systématiquement auprès des préfectures ou directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) compétentes afin de vérifier si les biens que vous envisagez d’acquérir sont concernés.

Ainsi, selon les dispositions de l’article 5, tous les bâtiments privés résidentiels classés en « F » et en « G » sur l’étiquette DPE devront avoir fait l’objet d’une rénovation énergétique avant 2025. Le texte instaure également la mise en place progressive d’un carnet numérique de suivi et d’entretien du logement, qui devra mentionner l’ensemble des informations utiles à la bonne utilisation, à l’entretien et à l’amélioration progressive de sa performance énergétique. Pour le reste, un critère de performance énergétique minimale sera ajouté aux normes de décence ; les opérations d’amélioration de l’efficacité énergétique à l’occasion de travaux affectant les parties communes des copropriétés relèveront de la majorité simple ; un fonds de garantie pour la rénovation énergétique sera créé pour faciliter le financement des travaux d’amélioration de la performance énergétique des logements ; les frais de chauffage et de production d’eau chaude des immeubles devront être individualisés et les contrôles et sanctions dans le code de l’énergie au titre des installations de chauffage et de climatisation seront renforcés. Enfin, propriétaires et syndics doivent faciliter l’accès au compteur des opérateurs gestionnaires de réseau de distribution de gaz naturel et d’électricité.

Avec les services juridiques de la FNAIM


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