Issuu on Google+

A_REPIQ_62_Noirs_Mise en page 1 24/03/2015 07:40 Page63

L’ADRESSE A LE PLAISIR DE VOUS OFFRIR CE MAGAZINE

UN RÉSEAU NATIONAL À VOS CÔTÉS


LES ENGAGEMENTS

L’ A D R E S S E

!

Création FaireFaire - www.fairefaire.fr

L’ADRESSE S’OCCUPE DE TOUT SURTOUT DE VOUS

ACHETER - VENDRE - LOUER - GÉRER

www.ladresse.com

Le Réseau place l’humain au cœur de ses préoccupations : Un véritable engagement pour aboutir à une transaction immobilière la plus juste et dans l’intérêt de toutes les parties-prenantes du projet.


PROPRIÉTAIRES N°62 MAGAZINE

SOMMAIRE 7 9 11 12

BRÈVES

ACTUALITÉS DE L’IMMOBILIER

CONJONCTURE

UNE ANNÉE CHAHUTÉE

ÉDITO

4

3

BRICE CARDI

PRÉSIDENT DU RÉSEAU L’ADRESSE

INTERVIEW

DIAGNOSTIC BOUDÉ ?

FINANCES

ET SI JE RENÉGOCIAIS MON CRÉDIT ?

LE RETOUR DES BEAUX JOURS

Le sentez-vous ? Il y a comme du renouveau dans l’air, et pas seulement à cause du printemps !

VIE PRATIQUE

LA MAISON DU FUTUR… PROCHE

Après une année 2014 encore compliquée, 2015 semble vouloir démarrer d’un meilleur pied : portés par des taux toujours historiquement bas et

13 15

des prix moins fous qu’il y a quelques années, les ménages semblent à

VIE DU RÉSEAU

nouveau envisager de mener à bien leurs projets immobiliers et retrouver

L’ADRESSE : GAGNEZ EN ASSURANCE

le chemin des agences ; les investisseurs préfèrent apparemment le dispositif Pinel à son prédécesseur et les promoteurs, pour la première

GROS PLAN RÉGION

fois depuis des mois, reprennent espoir. Tout cela est encore fragile, bien

TOULOUSE ET SA RÉGION : LA VIE EN ROSE

sûr, mais tellement bienvenu ! En plus des pages habituelles consacrées à l’actualité et à la conjoncture, vous trouverez dans ce numéro un éclairage sur le DPE, à la lueur d’un

TABLEAU DE BORD

sondage récent sur son importance pour les Français. INDICES INSEE DE RÉFÉRENCE

Cette revue vous propose également de voyager. Voyager dans le temps,

INSEE (coût de la construction brut) 3e trimestre 2014 (contre 1612,00 l’année précédente)

1627,00

IRL (Indice des loyers) 4e trimestre 2014 (contre 124,83 l’année précédente)

125,29

IRC (Indice des loyers commerciaux) 3e trimestre 2014 (contre 108,47 l’année précédente)

108,52

Prix à la consommation Janvier 2015 (hors tabac) (contre 125,04 l’année précédente)

124,53

rendez-vous hebdomadaire pour répondre aux questions des auditeurs de la première radio de France RTL. Car, convaincus de notre expertise et fiers de nos valeurs, nous souhaitons les faire partager au plus grand nombre. Alors, bonne lecture… et bonne écoute à tous Brice Cardi

9,61 1 457,52

SMIC mensuel brut (base 39h) (majoration de 25 % des HS)

1665,74

INDICES INSEE DE RÉFÉRENCE

Taux révisable

Enfin, comme vous le découvrirez dans notre rubrique Vie du Réseau, L’ADRESSE s’offre une belle fenêtre, grande ouverte sur le monde : un

SMIC mensuel brut (base 35h)

Taux fixes

(presque) tenues de la domotique ; voyager dans le Sud-Ouest, avec un gros plan sur Toulouse et sa région.

Plafond de la SS (mensuel au 1/1/2015) 3 170,00 SMIC horaire (brut au 1/01/2015)

avec un dossier consacré à la maison du futur et aux promesses déjà

1,4/3,1 % 1,05/2,8 %

PROPRIETAIRES, le magazine de L’ADRESSE. Editeur : L’ADRESSE DES CONSEILS  IMMOBILIERS - 8, rue du Saule Trapu - Le Moulin - 91300 MASSY - 01 64 53 83 83. Directeur de publication et Rédacteur en chef : Brice Cardi. Conception/Rédaction/ Réalisation : LORRA 44210 Pornic 06 87 81 17 29 - Mise en page : Matt Editions 06 63 06 43 18. Reproduction interdite. Parution : avril 2015 - 170 000 exemplaires. Dépôt légal à parution. Site internet : ladresse.com


4

PROPRIÉTAIRES N°61 MAGAZINE

BRÈVES

ACTUALITÉS

DE L’IMMOBILIER 6 sur 10. Selon la dernière étude de l’Insee, le parc de logements français s’accroît d’environ 1 % par an depuis 30 ans. Au 1er janvier 2014, la France métropolitaine comptait 33,9 millions de logements - dont 83 % de résidences principales (28 millions). A la même date, 57,7 % des ménages de France métropolitaine étaient propriétaires de leur résidence principale, un pourcentage parfaitement stable depuis cinq ans. En revanche, en partie en raison du vieillissement de la population, la part de ces propriétaires qui ont fini de rembourser leur emprunt ne cesse d’augmenter. Ainsi, au total, 41 % des ménages français sont propriétaires sans charge de remboursement, contre 27,6 % en 1984. Les accédants représentent environ 30 % des ménages. Leur part a « fortement augmenté dans les années 1980 avant de baisser, surtout dans les années 2000 », observe l’Insee.

encore de 2,25 % en 2011. Une nouvelle baisse risquait donc d’encourager les épargnants à rechercher des placements plus lucratifs, comme l’assurance vie dont les rendements sont supérieurs à 2%. Le mouvement est d’ailleurs déjà bien engagé : l’an passé, les encours des livrets ont chuté de plus de 6 milliards d’euros. Par ailleurs, la rémunération des Plans d’épargne logement ouverts depuis le 1er février a été ramenée à 2 %, au lieu de 2,5 %.

Ravalement d’abord.

Taux maintenu. En dépit du bas niveau de l’inflation, qui aurait dû le faire reculer en février, le taux de rémunération du Livret A est resté fixé à 1 %. La Banque de France préconisait une baisse à 0,75%, mais le gouvernement en a décidé autrement. Il faut dire que, depuis sa création, le taux de rémunération du Livret A n’est jamais descendu sous la barre symbolique des 1 % et que sa rémunération était

En matière de travaux, les copropriétaires parisiens préfèrent souvent embellir leur immeuble plutôt que d’en améliorer les performances énergétiques. Selon une étude de l’Adil, 90 % des travaux réalisés dans les immeubles de la capitale ignoreraient en effet tout objectif de performance énergétique. Soigner l’aspect d’une copropriété permet de faciliter les négociations en cas de revente d’un logement : les travaux engagés en priorité sont donc les plus visibles. En revanche, la mise aux normes d’une installation électrique, le remplacement d’une chaudière ou la réfection d’une loge de concierge se révèlent plus difficiles à voter.


PROPRIÉTAIRES N°61 MAGAZINE

Retour de flamme. Les petites soirées au coin du feu sont finalement toujours possibles dans la capitale. L’interdiction des feux de cheminée qui devait s’appliquer au 1er janvier a en effet été annulée par la préfecture de Paris. Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, avait promis d’abroger cette interdiction, envisagée au nom de la lutte contre la pollution, qu’elle jugeait « ridicule ». Depuis 2007, les feux de cheminées en foyer ouvert ne sont toutefois autorisés dans la région parisienne que comme appoint à d’autres types de chauffage ou à des fins d’agrément.

PTZ dans l’ancien.

5

L’élimination des dossiers incomplets devrait cependant faire chuter le nombre d’équipes de 10 à 15%. Un jury international sélectionnera les projets lauréats en janvier 2016.

Impôts locaux. La révision des bases de calcul des impôts locaux appliqués aux particuliers sera testée dans cinq départements : Charente-Maritime, Nord, Orne, Val-de-Marne et Paris. Evoquée depuis des décennies, la réforme des valeurs locatives a été abandonnée à de multiples reprises en raison de sa complexité. Pourtant, les bases d’imposition établies en 1971 ne reflètent plus la réalité du marché actuel : il y a 44 ans, une baignoire, le chauffage central ou les sanitaires étaient considérés comme des indices de confort et justifiaient une valeur locative plus élevée. Dans les cinq départements tests, le fisc va donc adresser aux propriétaires qui louent un logement un questionnaire sur les caractéristiques de ce bien (surface, éléments de confort et de standing...). Les propriétaires devront retourner le document par internet et les services fiscaux calculeront fictivement une nouvelle valeur locative du bien. Un rapport sur cette expérimentation devra être transmis au Parlement d’ici le 30 septembre, pour tirer les conséquences de la révision pour les contribuables et les collectivités territoriales.

Depuis le 1er janvier dernier, près de 6000 communes rurales sont éligibles au prêt à taux zéro (PTZ) pour l’achat de logements anciens à réhabiliter. Selon le ministère du Logement, qui en a établi la liste, ces 5920 communes ont été choisies pour « leur caractère rural, leur niveau de services et d’équipements existants et leur potentiel de logements à réhabiliter pouvant être remis sur le marché ». Pour bénéficier du prêt sans intérêt, les propriétaires devront réaliser, dans un délai de 3 ans à compter de l’émission du prêt, des travaux d’amélioration représentant au moins 25% du coût total de l’opération. Cette relance du PTZ dans l’ancien ne concernera toutefois en réalité que 0,5% du marché tout au plus.

Réinventer Paris. Les 815 projets déposés auprès de la mairie de la capitale pour réinventer Paris seront soigneusement analysés. Lancé début novembre, l’appel à projets concerne 23 sites et veut privilégier l’innovation, dans la manière de conduire les chantiers ou de concevoir les bâtiments, les techniques de construction, les performances environnementales des bâtiments, les matériaux, les montages financiers...

En voie de disparition. Une étude de l’agence de courtage vousfinancer.com montre que, malgré un léger rebond en 2014, la part des primoaccédants sur le marché de l’immobilier est en chute libre depuis 2011. Alors qu’ils représentaient plus de la moitié (55 %) des emprunteurs à cette époque, ils n’en constituent aujourd’hui plus qu’un gros tiers (35 %).


6

PROPRIÉTAIRES N°62 MAGAZINE

BRÈVES A Marseille, à titre d’exemple, la baisse a été de 11 points pour la seule année 2014. Depuis 1998, l’immobilier y a augmenté de 183 % pour les appartements anciens, et de 151 % pour les maisons, alors que les salaires n’ont pas suivi. L’étude confirme aussi que les primo-accédants sont également moins jeunes : alors que les moins de 30 ans représentaient 28,5 % des nouveaux acheteurs en 2012, ils n’étaient plus que 24 % l’an dernier.

En place. L’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne a obtenu l’agrément du ministère du Logement. Cette première étape était indispensable à la mise en place de l’encadrement des loyers dans la capitale. « L’Olap dispose de données pour 80 quartiers de Paris, qui vont lui permettre de regrouper ces quartiers par niveaux de loyer et aboutir à un découpage de Paris en 14 zones de loyers homogènes », affirme le ministère dans un communiqué. Le texte précise également que « certaines communes pourraient remplir les conditions permettant d’obtenir un agrément en 2015 ». Ce serait par exemple le cas de Lille, où la mairie assure pouvoir être prête d’ici quelques mois.

Villes durables.

Francfort, Londres, Copenhague, Amsterdam, Rotterdam, Berlin : les six villes les plus performantes du monde en matière de développement durable sont européennes, selon le classement que vient de publier une société d’ingénierie. Francfort obtient de bons résultats dans les critères Planète et Profit, mais le nombre élevé d’heures passées au travail lui coûte quelques points. Londres se classe deuxième,

grâce notamment à sa bonne santé économique et à ses bons résultats en matière de santé et d’éducation. HongKong, Madrid et Singapour complètent le classement des dix premiers d’une étude menée sur 50 villes de 31 pays. Aucune ville nord-américaine n’apparait dans le top 10. Paris, pour sa part, ne se classe que 16ème et souffre des mêmes handicaps que de nombreuses autres capitales européennes : prix immobiliers prohibitifs et verdissement plus tardif que d’autres mégalopoles.

Deuxième phase. La deuxième phase du plan de rénovation urbaine, dotée de 5 milliards d’euros sur 10 ans, a été lancée par le président de la République, en fin d’année dernière. A l’échelon national, 200 quartiers prioritaires bénéficieront des fonds du « nouveau programme national de renouvellement urbain ». Plus de la moitié d’entre eux sont concentrés dans les quatre régions les plus peuplées de l’Hexagone : Ile-de-France (58), Nord-Pas-de-Calais (17), Paca (16) et Rhône-Alpes (15). Il s’agit des 200 quartiers « où la pauvreté est la plus forte, et où les habitants ont aujourd’hui le plus de mal à se loger correctement, à accéder aux services publics ou à des transports de qualité », précise le ministère de la Ville. Par ailleurs, 200 quartiers d’intérêt régional, dont la liste n’est pas encore arrêtée, feront également l’objet d’une rénovation. Le plan prévoit aussi d’intervenir sur l’habitat privé, notamment en faveur des copropriétés en difficulté, et vise à générer 20 milliards d’euros de travaux, entraînant la création de 300.000 emplois. Pendant sa campagne électorale, François Hollande s’était engagé à lancer un nouveau programme de rénovation urbaine pour prolonger l’action entamée par l’ancien ministre Jean-Louis Borloo en 2003.


PROPRIÉTAIRES N°62 MAGAZINE

7

CONJONCTURE

UNE ANNÉE

CHAHUTÉE TRANSACTIONS STABLES, LÉGÈRE ÉROSION DES PRIX MOYENS ET FORTES DISPARITÉS RÉGIONALES : TELLES SONT LES GRANDES TENDANCES DU PREMIER BILAN 2014 PUBLIÉ PAR LA FNAIM. ENVIRON 720 000 LOGEMENTS EXISTANTS ONT ÉTÉ VENDUS AU COURS DE L’ANNÉE 2014. C’EST UN PEU MIEUX QU’EN 2013 (718 000) MAIS BIEN EN RETRAIT PAR RAPPORT À 2011 (802 000) ET SURTOUT 2004 (823 000). LES PRIX, POUR LEUR PART, ENREGISTRENT UN REPLI MOYEN DE 1,7 %, UNE BAISSE LIMITÉE, MOINS FORTE QUE CELLE ENREGISTRÉE EN 2013 (-2,9 %).

Disparités géographiques Par rapport à 2011, la baisse moyenne globale est de -3,8 %. Collectif et individuel confondus, le prix moyen ressort à 2 456 euros/m² en 2014 contre 2 499 euros/m² en 2013. L’Indice des prix FNAIM retrouve, cette année, quasiment son niveau de 2007 pour les appartements et celui de 2008 pour les maisons. Les disparités sont néanmoins importantes selon les villes. Seule Bordeaux enregistre une forte hausse (+4,5 % entre 2014 et 2013). Les autres villes en progression sont Strasbourg, Nîmes, Nice et Clermont-Ferrand (entre +2,5 % et +0,5 %) ainsi que Caen (+0,4 %) et Nantes (+0,1 %). A l’opposé, des villes connaissent une baisse supérieure à 3 % sur l’année : Dijon, Nancy et… Paris ! Le dynamisme du marché varie, lui aussi, fortement selon les régions. Champagne-Ardenne (+4,4 %), FrancheComté (+3,1 %) et Haute-Normandie (+2,2 %) ont connu les hausses de ventes les plus significatives. A l’inverse, Centre (-2,6 %), Poitou-Charentes (-1,6 %) et Bretagne (-1,4 %) enregistrent les plus fortes baisses d’activité. Comme pour les prix, c’est toutefois en Ile-de-France que l’année aura été la plus difficile : les volumes de transactions ont carrément chuté de 25,4 % sur dix ans.

Le pire évité « Nos professions ont connu une année 2014 chahutée, commente Jean-François Buet. Il leur a fallu batailler ferme pour que soit amendé le projet de loi ALUR. Mais, au final, le pire a sans doute été évité et des avancées significatives ont été obtenues pour nos métiers, notamment avec la création du Conseil National de la Transaction et de la Gestion Immobilières (CNTGI) et l’extension de la formation professionnelle ».

A l’arrivée, 2014 aura donc été, du propre aveu du président de la FNAIM, « une année peu dynamique où les écarts de prix se sont creusés ». Pour 2015, il ne prévoit pas d’évolution majeure. « Nous nous attendons à ce que les prix en 2015 soient stables ou reculent au maximum de 2 à 3 % ». En l’absence d’un regain de confiance des acquéreurs, « on n’a pas de raison de voir les volumes de transactions augmenter », ajoute le président de la Fédération.

Taux : une année historique 2014 restera comme l’année de tous les records pour les taux des crédits immobiliers, qui ont atteint des niveaux historiquement bas, jamais enregistrés depuis la Libération. En moyenne, le taux fixe se situait à 2,85 % au 3e trimestre, enregistrant une baisse de 9,2 % sur un an et 28,2 % par rapport à 2011. Les acquéreurs en ont profité pour réduire la durée de leur crédit (17,5 ans au 3e trimestre 2014, soit 14 mois de moins qu’en 2011) et pour acheter des m² supplémentaires dans les secteurs où les prix ont baissé. Ainsi, par rapport à 2011, le pouvoir d’achat immobilier s’est accru de 8 m² à Lille et Toulouse, 10 m² à Montpellier, 15 m² à Dijon… Ces conditions avantageuses ont toutefois été bridées par le défaut de confiance des ménages, dû à la faible croissance de l’économie et au fort taux de chômage. Ainsi, le flux des nouveaux crédits à l’habitat des ménages n’était que de 128,7 milliards d’euros au 3ème trimestre 2014, soit un recul de 5,6 % sur un an.


8

PROPRIÉTAIRES N°62 MAGAZINE

CONJONCTURE récemment réestimé. Le service statistique du ministère vient en effet de mettre au point une méthode de calcul plus précise pour les données relatives à la construction de logements. Les niveaux de mise en chantier doivent donc être revus à la hausse à partir de 2007. Ainsi, en 2014, 356.000 logements ont été mis en chantier, soit 58.000 logements de plus qu’avec la précédente méthode. Le seuil symbolique des 300.000 logements aurait finalement été franchi de justesse.

Neuf : l’espoir des promoteurs

Selon le ministère, les logements non comptabilisés jusqu’ici s’élèvent à 69.900 en 2013, 52.400 en 2012, 68.900 en 2010 et curieusement… seulement 1.500 en 2011. Au total, depuis 2000, le déficit s’élève à 346.000 unités. Cependant, même avec ces nouveaux chiffres, l’objectif de 500.000 logements neufs par an n’a jamais été atteint. C’est en 2006 que l’on s’en est le plus rapproché, avec 493.000 mises en chantier

Dans le neuf, les ventes ont rebondi au dernier trimestre 2014, ce qui fait naître un sérieux espoir de reprise chez les promoteurs. Sur la période, 33.551 logements ont trouvé acquéreurs (+12,5 %), et les ventes aux investisseurs ont bondi de 21,7 %. Ces bons résultats ont permis d’achever 2014 sur une quasi stabilité (-0,3 %), avec 102.819 ventes de logements neufs, selon la FPI. Aux yeux des promoteurs, ce rebond témoigne d’un retour de la confiance lié entre autres aux assouplissements apportés au dispositif fiscal dit « Pinel » (ex-« Duflot »). Toutefois, les perspectives restent fragiles en raison de la faiblesse des mises en chantier, même si leur nombre a été

L’inquiétude des professionnels Selon le « baromètre pour prendre le pouls du marché du logement et dégager les tendances » que vient de publier le Crédit foncier, près de deux tiers (64 %) des professionnels se déclarent pessimistes sur l’évolution de l’activité dans l’immobilier pour les douze prochains mois, contre 35% d’optimistes. Ils ont en effet constaté que leurs clients sont très majoritairement pessimistes (47%) ou attentistes (29%) concernant la concrétisation de leur projet immobilier. Seuls 21% étaient optimistes. Plus de la moitié de ces professionnels (52 %) s’attendent donc à une baisse des prix : 47 % pensent qu’elle sera comprise entre 2 et 5 % ; et 40 % qu’elle ira au-delà de 5 %. En parallèle, le nombre de transactions devrait se stabiliser (pour 48% des sondés) voire baisser (30% d’entre eux). Principales raisons de ce pessimisme, « le contexte économique, qui ne devrait pas s’améliorer cette année, et le pouvoir d’achat des ménages, anticipé en baisse ». A l’inverse, le niveau bas des taux d’intérêt (80 %), l’évolution des prix (58 %) et les dispositifs de soutien à l’achat (58 %) sont les principales raisons qui expliquent qu’un tiers des professionnels se déclarent optimistes pour 2015


PROPRIÉTAIRES N°62 MAGAZINE

9

INTERVIEW

LE DPE SERT-IL

A QUELQUE CHOSE ? OBLIGATOIRE DEPUIS HUIT ANS, LE DIAGNOSTIC DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE N’A TOUJOURS PAS PLEINEMENT CONQUIS LES FRANÇAIS. SELON UN SONDAGE RÉCENT, « 35% DES PERSONNES INTERROGÉES NE LUI ACCORDENT AUCUNE IMPORTANCE, 10% UNE FAIBLE IMPORTANCE, 25% UNE MOYENNE IMPORTANCE ET 30% UNE GRANDE IMPORTANCE. PRÈS DE LA MOITIÉ DES FRANÇAIS NE SERAIT DONC PAS CONVAINCUE DE L’UTILITÉ DU DPE. CETTE OPINION SEMBLE TOUTEFOIS À RELATIVISER : SELON UNE AUTRE ÉTUDE, RÉALISÉE QUELQUES MOIS PLUS TÔT, UN MAUVAIS DPE PEUT DÉVALORISER UN BIEN IMMOBILIER DE 30%. A L’INVERSE UNE BONNE ÉTIQUETTE ÉNERGÉTIQUE EST EN MESURE DE PRODUIRE UNE PLUS-VALUE. QUE PENSER DE CES RÉSULTATS APPAREMMENT CONTRADICTOIRES ? ELÉMENTS DE RÉPONSE AVEC SYLVAIN COOPMAN, DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL DE LA CHAMBRE DES DIAGNOSTIQUEURS IMMOBILIERS FNAIM.

Huit ans après sa généralisation, près d’un Français sur deux n’est toujours pas convaincu de l’utilité du Diagnostic de performance énergétique. Qu’est-ce que cela vous inspire ? Je voudrais commencer par faire remarquer que si 35 % des sondés n’accordent aucun crédit au DPE, ils sont presque aussi nombreux (30 %) à l’estimer très important. Il y a donc une certaine symétrie dans le sondage et, à l’arrivée, 55 % des gens trouvent son importance moyenne ou grande. Finalement, ce n’est pas si mal pour un diagnostic encore relativement récent. D’autant qu’il ne concerne ni la santé, ni la sécurité des personnes et que, contrairement à l’amiante ou au plomb, il ne « tue pas » : son absence ne peut en aucune façon conduire à l’annulation d’un contrat de vente ou de location. Comment expliquer, malgré tout, cette image contrastée ? Je crois qu’il faut d’abord revenir sur ce qu’était le DPE au départ, et sur les raisons pour lesquelles il a été instauré. Initialement, le DPE était un outil de sensibilisation à la performance énergétique. Il s’agissait d’estimer, de manière assez grossière au début, la consommation d’un logement et ses émissions de gaz à effet de serre. Le but était d’aboutir à une prise de conscience de l’impact de notre habitat sur l’environnement. Cet objectif a été atteint. Mais, ensuite, certains aspects sont devenus difficiles à comprendre pour les propriétaires…

Par exemple ? La distinction entre énergie primaire et énergie finale. Nous passons beaucoup de temps à expliquer pourquoi un appartement hérite d’une étiquette en E, alors que celui du dessus, identique mais chauffé au gaz au lieu de l’être à l’électricité, est classé en C. Or, si vous consommez 100 kWh/m² et par an avec un chauffage électrique, un facteur correctif vous est appliqué pour tenir compte de l’impact environnemental, et votre logement obtient la même étiquette que s’il consommait 256 kWh avec un chauffage au gaz ! Résultat : il est arrivé que des personnes insatisfaites de l’étiquette énergétique qui leur était attribuée refusent de payer le diagnostiqueur, qui ne faisait pourtant qu’appliquer un dispositif en tenant compte de paramètres ! La mise en place, en juin 2013, du plan de fiabilisation du DPE a-t-elle amélioré la situation ? Disons que, d’un outil de sensibilisation, le plan a transformé le DPE en véritable instrument de mesure. La communication sur ce thème s’est toutefois faite beaucoup trop tôt, ce qui a également nui à l’image du diagnostic. En octobre 2010, les pouvoirs publics annonçaient que tout serait mis en place dès le premier trimestre 2011. Mais nous savions très bien que cela prendrait beaucoup plus de temps : il fallait notamment faire converger les résultats de tous les logiciels, pour gagner en précision.


10

PROPRIÉTAIRES N°62 MAGAZINE

INTERVIEW Coupler une aide financière comme le PTZ+ au DPE, avant d’avoir totalement fiabilisé le diagnostic, était donc une erreur. D’autant que lier le doublement du prêt à une bonne étiquette énergétique revenait à l’accorder aux bâtiments qui en avaient le moins besoin. Quelles sont, malgré tout, les améliorations récentes ? Avant 2013, pour les biens antérieurs à 1948, le diagnostic pouvait être réalisé soit sur la base des factures, soit avec la méthode conventionnelle. Souvent, le propriétaire demandait au diagnostiqueur de faire les deux et, comme les deux étaient réglementaires, il gardait le meilleur. Cela conduisait à des résultats peu conformes à la réalité, en particulier pour les biens qui n’étaient occupés que quelques mois par an. Désormais, dans ce type de cas, le diagnostiqueur peut établir un DPE vierge. Cela signifie qu’avec les éléments en sa possession, il ne peut pas se prononcer. C’est mieux pour la crédibilité des résultats, même s’il a fallu beaucoup de pédagogie pour l’expliquer aux propriétaires !

Le point sur la réglementation Afin de pouvoir comparer et estimer la performance énergétique d’un logement (maison ou partie privative d’un appartement), un DPE de moins de dix ans est obligatoire pour toute vente ou location et doit systématiquement figurer dans les annonces. C’est un logiciel qui calcule la performance énergétique du bâtiment et classe le bien de A à G avec les étiquettes «énergie» et «climat». Plusieurs paramètres sont renseignés par le diagnostiqueur : altitude, superficie, type et épaisseur du mur, présence ou absence d’isolant, type de chauffage, année de construction… Chauffage, eau chaude sanitaire, climatisation et, dans certains types de bâtiments, éclairage intégré des locaux sont pris en compte pour le calcul. L’électroménager n’est, en revanche, pas pris en considération. Le document propose également des préconisations de travaux, qui peuvent servir de base de réflexion à la rénovation énergétique.

tables rondes sur le terrain, je sens une évolution. Il y a quelques années, lorsque je devais m’exprimer sur le DPE devant des copropriétaires, j’y allais presque avec un gilet pare-balles ! Aujourd’hui, j’ai le sentiment qu’ils cherchent beaucoup plus à comprendre qu’auparavant, et que la réflexion s’est améliorée. On est désormais plus dans l’interrogation que dans l’invective. Reste que de nombreuses annonces sont encore dépourvues d’étiquette énergétique…

Et l’image des diagnostiqueurs, souvent mise à mal, s’estelle améliorée ? Encore une fois, cette dégradation de l’image résultait, en grande partie, de la communication prématurée sur le plan de fiabilisation. Lorsque l’UFC-Que choisir a titré, en octobre 2012, son enquête « DPE, c’est toujours la loterie », la nouvelle mouture du diagnostic n’était pas entrée en vigueur. La démarche était donc un peu malhonnête. Mais, moi qui participe à de nombreuses

C’est plus vrai pour les locations que pour la vente pour laquelle, globalement, les diagnostics sont faits. Par ailleurs, si certains propriétaires sont encore réticents, acheteurs et locataires sont de plus en plus sensibles à la présence de l’étiquette énergétique. Ils l’exigent de plus en plus fréquemment. Les annonces qui n’en sont pas pourvues deviennent aussi suspectes que les annonces sans photo. Et les moteurs de recherche permettent désormais de faire de la performance énergétique un critère d’entrée. Petit à petit, ce paramètre est donc de plus en plus pris en considération. C’est évidemment beaucoup plus vrai en zone non tendue qu’en zone tendue, où la valeur verte d’un logement est moins prépondérante. Enfin, j’ajouterai que passer par un agent immobilier augmente les chances de disposer des bons outils, donc des diagnostics.


PROPRIÉTAIRES N°62 MAGAZINE

11

FINANCE

ET SI

JE RENÉGOCIAIS MON CRÉDIT ? A FORCE DE RÉPÉTER QUE LES TAUX NE PEUVENT QUE REMONTER, CELA FINIRA BIEN PAR ARRIVER. UNE CHOSE EST SURE, EN TOUT CAS : AYANT ATTEINT DES NIVEAUX JAMAIS CONNUS DEPUIS LA LIBÉRATION, ILS NE DESCENDRONT PAS BEAUCOUP PLUS ! AUTANT DIRE QUE, SI VOUS AVEZ CONTRACTÉ VOTRE PRÊT ENTRE 2008 ET 2011, IL EST SANS DOUTE TEMPS DE LE RENÉGOCIER. A CONDITION, TOUTEFOIS, QUE CERTAINES CONDITIONS SOIENT REMPLIES. Car, même si le taux de votre crédit flirte avec les 4,5 %, la rentabilité d’un éventuel rachat n’est pas assurée  : l’opération engendrera des frais, auxquels les économies liées à la baisse de taux devront être supérieures.

Mais pour que l’opération vaille la peine d’être entamée, il faut remplir au moins l’une des deux conditions suivantes : porter sur un capital restant dû au moins égal à 50.000 euros et une durée de remboursement restant à courir suffisante. En effet, les intérêts sont essentiellement remboursés pendant les premières années du crédit. L’opération n’aura donc d’intérêt que si, dans votre mensualité, leur part est plus élevée que le capital remboursé. Si vous avez dépassé le premier tiers de la durée de remboursement ou si vous envisagez de ne pas garder le bien plus de deux ou trois ans, pas la peine non plus de vous lancer dans une renégociation.

Le mode opératoire

Pour clôturer l’emprunt en cours, vous devrez en effet régler une indemnité pour remboursement anticipé (Ira), généralement comprise entre 1,5 et 3 % du capital restant dû*. S’y ajouteront les frais de dossier, le plus souvent compris entre 800 et 1500 euros, et les frais de constitution de la nouvelle garantie. A l’arrivée, le coût total de l’opération se situe souvent aux alentours de 5 % du capital restant à rembourser.

Trois critères En tout état de cause, si la différence de taux nominal entre le crédit que vous entendez solder et le nouveau qui vous est proposé est inférieure à 0,8 ou 1 point, il est donc inutile d’aller plus loin. Compte tenu des taux pratiqués en ce moment, ce critère n’est sans doute pas le plus difficile à satisfaire.

La calculatrice vous l’a confirmé : renégocier votre crédit peut engendrer de substantielles économies. Dans ce cas, pour entrer dans la phase active, commencez par faire jouer la concurrence. Même si vous souhaitez privilégier la négociation avec votre prêteur actuel, vous serez en effet plus efficace en lui demandant de s’aligner sur les conditions que vous propose un concurrent, sans doute prêt à quelques concessions pour vous attirer vers son établissement. N’oubliez pas non plus que le montant du nouveau prêt ne pourra, bien sûr, pas excéder la valeur de votre bien immobilier et qu’il faut compter au moins deux mois pour mener l’ensemble de l’opération à son terme. Enfin, vous pouvez aussi profiter de l’occasion pour effectuer un apport complémentaire, qui permettra de réduire davantage la durée du crédit et/ou ses mensualités. Sachez tout de même que les banquiers préfèrent généralement jouer sur la durée d’un emprunt plutôt que sur le montant des échéances. L’effort reste alors identique, mais il dure moins longtemps ! *Elle ne pourra toutefois pas dépasser six mois d’intérêts


12

PROPRIÉTAIRES N°62 MAGAZINE

VIE PRATIQUE

LA MAISON

DU FUTUR... PROCHE FERMER SES VOLETS OU SON PORTAIL EN APPUYANT SIMPLEMENT SUR UN INTERRUPTEUR, RÉGULER SON CHAUFFAGE OU CONTRÔLER SES APPAREILS ÉLECTRIQUES À DISTANCE… CES PRATIQUES SONT DÉSORMAIS ENTRÉES DANS LE QUOTIDIEN DU PLUS GRAND NOMBRE, EN PARTICULIER GRÂCE À L’AVÈNEMENT DES BOX. VISITE GUIDÉE DE LA MAISON DU FUTUR… PROCHE ! Un capteur posé près du lit qui évalue les mouvements du dormeur et analyse l’environnement de la chambre à coucher pour améliorer son sommeil ; une balance capable de calculer la masse graisseuse, musculaire et également le rythme cardiaque, tout en permettant de consulter l’historique de l’évolution du poids et les autres informations récoltées ; une brosse à dents qui analyse les mouvements pour permettre à l’utilisateur d’améliorer sa technique de brossage… Tous ces objets existent, et sont déjà commercialisés.

Et ce n’est qu’un début ! A en croire une étude du cabinet américain Gartner, dans moins de dix ans, une maison familiale contiendra plus de 500 objets connectés et « intelligents ». Pour Gartner, les technologies sans-fil comme le WiFi, le Bluetooth LE, le ZigBee… vont toutes cohabiter au sein de la « maison intelligente » du futur. Télévision, consoles de jeux, appareils électroménagers, de transports, de sécurité, de santé, de fitness... Le domicile représente en effet un inépuisable gisement d’objets connectables. Grand-messe après grand-messe, tous les salons de l’électronique viennent d’ailleurs confirmer la tendance. Ainsi, à Berlin, le sud-coréen Samsung a-t-il récemment livré sa vision de l’horizon 2020 : cuisiner en suivant les instructions d’un hologramme pour confectionner une recette choisie par le réfrigérateur en fonction des aliments qu’il contient, éteindre les lumières oubliées depuis son

Trois questions à… François-Xavier Jeuland, président de la Fédération française de domotique, et auteur d’un livre sur le sujet* En quelques mots, et pour commencer, comment définiriez-vous la domotique ? Je parle en général de convergence : c’est la mise en relation de tous les équipements d’une maison capables d’en améliorer le confort, la sécurité, les performances énergétiques et de faciliter le maintien à domicile. Quelle est la principale évolution récente ? Nous sommes passés de la domotique 1.0 à la domotique 2.0. Depuis vingt ou trente ans, tout était basé sur l’automatisme, avec des dispositifs assez chers et complexes. Aujourd’hui, on s’appuie sur le numérique et l’informatique. Un objet connecté n’est rien d’autre qu’un mini-ordinateur avec des fonctions de calcul et de communication. Cela permet d’aller beaucoup plus loin pour beaucoup moins cher, puisque la moitié de l’installation est déjà dans la poche de l’utilisateur, sous la forme d’un smartphone ou d’une tablette. Quels sont encore les freins ? Le premier, c’est que les objets ne communiquent pour l’instant entre eux qu’à l’intérieur d’une marque. Il faut encore trouver un langage commun. Le budget peut aussi constituer un obstacle. Enfin, la crainte de stocker ses données personnelles dans le cloud freine encore beaucoup de gens. Malgré tout, la prise de conscience en matière d’énergie, l’essor de la secur économie et les besoins liés au vieillissement de la population ont considérablement élargi le spectre des clients potentiels. Nous sentons que, même si les marchés se cherchent encore, les choses bougent très vite. D’autant que les entreprises françaises de la filière sont très performantes et innovantes.

lieu de travail, conserver une trace de ses séances de sport ou se faire coacher à distance… Reste à savoir jusqu’où nous sommes prêts à aller. Dans un sondage récent, seuls 23 % des sondés déclaraient qu’ils aimeraient équiper leur logement d’un ordinateur central intelligent, qui piloterait la maison.

* La maison communicante - Réussir son installation domotique et multimédia, aux Editions Eyrolles. 4ème édition (2012), 420 pages, 34 euros.


PROPRIÉTAIRES N°62 MAGAZINE

13

VIE DU RÉSEAU

GAGNEZ EN ASSURANCE

AVEC L’ADRESSE DEPUIS LE DÉBUT DE L’ANNÉE, LES AGENCES DU RÉSEAU PROPOSENT UN NOUVEAU PRODUIT : LA GARANTIE REVENTE. L’ADRESSE S’ENGAGE AINSI À PROTÉGER SES CLIENTS CONTRE UNE ÉVENTUELLE MOINS-VALUE EN CAS DE REVENTE ANTICIPÉE CONSÉCUTIVE À UN ALÉA DE LA VIE. EXPLICATIONS AVEC GUY SAVIGNAC, SOCIÉTAIRE DU RÉSEAU À ETAMPES ET ETRECHY, DANS L’ESSONNE.

En quelques mot, qu’est-ce que cette « Garantie Revente » ? Il s’agit d’un contrat d’assurance mis en place en partenariat avec Axelliance, qui rembourse à nos clients acquéreurs l’éventuelle perte financière subie si un aléa de la vie les contraint à revendre leur bien dans l’urgence. Cette garantie couvre les événements suivants : décès, invalidité totale, mutation, licenciement économique ou liquidation judiciaire, divorce ou rupture du Pacs, naissance multiple. Quelques cas particuliers doivent cependant être pris en considération. Par exemple, pour les militaires, qui changent souvent d’affectation, la mutation n’est pas couverte. Par ailleurs, toutes les garanties prennent effet après une carence de six mois, à l’exception de celle de la naissance multiple qui démarre en toute logique neuf mois après la souscription du contrat. Justement, en quoi consiste cette protection spécifique ? Si vous achetez un bien immobilier dans l’optique de fonder ou d’agrandir une famille, et qu’un an plus tard vous apprenez que vous allez avoir des triplés, cela change un peu la donne. La maison que vous venez d’acquérir devient très vite – déjà – trop petite. Je voudrais aussi ajouter que certaines des garanties, comme le décès ou l’invalidité, fonctionnent aussi pour les investisseurs qui achètent un bien pour le mettre en location et qui doivent le revendre pour faire face à un besoin financier urgent et important.

taires, les gens s’interrogent sur l’opportunité d’acheter maintenant : le marché va-t-il continuer à baisser ou repartir à la hausse ? Ne vaut-il pas mieux rester locataire pour ne pas courir de risque ? A ces incertitudes liées à l’immobilier s’ajoutent souvent des craintes relatives à la situation économique, à l’absence de certitudes concernant l’évolution professionnelle. Et dans quelle situation nous retrouverons-nous si nous devons revendre dans cinq ou six ans un bien acheté aujourd’hui ? En outre, sur le terrain, nous sentons aussi qu’un certain nombre de clients, en particulier acheteurs, se pose également des questions sur l’utilité et l’opportunité de passer par une agence. Tout ce qui renforce le service apporté par les professionnels est donc important et bénéfique.

Réseau National Immobilier

Restez Zen !

Nous prenons en charge votre déménagement.

S

TOUT

D’où est venue l’idée de ce service supplémentaire ? D’un besoin particulier de rassurer les clients ? Oui. Les marchés ont enregistré des dérapages parfois assez importants sur les derniers mois voire trimestres. Même s’ils rêvent très majoritairement de devenir proprié-

€ GARANTIE REVENTE * Voir conditions dans votre Agence

ladresse.com


PROPRIÉTAIRES N°61 MAGAZINE

14

VIE DU RÉSEAU Dans quel cadre cette garantie revente est-elle proposée ?

Pensez-vous qu’à l’avenir ce type de service devrait être généralisé ?

Elle est comprise dans le service EXCEL’ADRESSE. Il peut sembler paradoxal de mettre en avant auprès des vendeurs une prestation totalement dédiée à l’acheteur. Mais, pour satisfaire un vendeur, il faut d’abord lui trouver un acquéreur aux conditions du marché ! Et je suis persuadé que si un vendeur peut offrir une telle protection à un acheteur potentiel, la transaction ne pourra que s’en trouver facilitée. Rassuré, l’acheteur acceptera plus facilement les paramètres du marché alors que, sans cette garantie, il aurait sans doute tendance à faire une offre plus basse pour couvrir par anticipation une partie de son risque de perte à la revente.

Pour l’heure, chaque sociétaire choisit de proposer la Garantie Revente à ses clients ou pas. Il faut bien comprendre que ce produit ne sera jamais à lui seul LA motivation pour qu’un acheteur finalise une acquisition. Pour ma part, je l’ai intégré dans mon panel de services et dans l’accompagnement que je mets en place auprès de tous mes clients. Sans la mettre en avant sur les mandats simples, j’ai même décidé de proposer la Garantie Revente systématiquement, y compris en dehors du pack EXCEL’ADRESSE. C’est dire si je suis convaincu de son intérêt !

L’ADRESSE

SUR LES ONDES Votre Agence L’ADRESSE vous présente

A

ne

pa

sr

ate

r!

DANS LE CADRE DE SON PLAN MÉDIA 2015, LE RÉSEAU A DÉSORMAIS RENDEZ-VOUS TOUTES LES SEMAINES AVEC LES AUDITEURS DE LA 1ÈRE RADIO DE FRANCE.

«Parlons Immobilier»

Dans le cadre de ce plan média, le Réseau diffuse un emailing hebdomadaire à destination de ses clients et prospects, pour leur donner la possibilité de réécouter la chronique. La communication est également relayée sur les réseaux sociaux. Cette nouveauté offre en tout cas une belle visibilité à L’ADRESSE : Chaque Lundi, à cet horaire, Marc-Olivier Fogiel et ses chroniqueurs attirent plus de 700 000 auditeurs entre 19h15 et 20h.

sur

Salon reporté Chaque Lundi à partir de 19h30

pendant l’émission de Marc-Olivier FOGIEL «On refait le monde», Retrouvez toute l’actualité et de précieux conseils liés au monde de l’immobilier !

L’ADRESSE à choisi la première radio de France pour diffuser sa chronique d’une minute depuis le 2 mars et jusqu’au 30 juin prochain. Tous les lundis, à partir de 19h30, sur RTL, une parenthèse d’une minute est accordée au Réseau, pour évoquer un sujet d’actualité et apporter des réponses pratiques aux questions des auditeurs, afin de leur permettre de mieux appréhender les sujets liés à l’immobilier.

Le Salon de l’immobilier qui devait se tenir en avril prochain, à la Porte de Versailles, à Paris, se déroulera cette année après la rentrée, et sous une forme différente. « Le contexte économique actuel n’est pas favorable à la mobilisation des exposants et ne permet pas de réunir une offre globale suffisamment diversifiée pour répondre à l’attente ou aux souhaits des visiteurs », expliquent les organisateurs dans un communiqué. La manifestation sera donc organisée au Palais des Congrès, du 18 au 20 septembre, avec un espace lounge VIP, un programme de conférences pratiques et pédagogiques (« Quelle fiscalité pour l’immobilier neuf ? » ; « Pourquoi et comment investir en province ? » ; « La location meublée est-elle encore un bon plan ? » ; « Comment acheter sans apport ? » ; « Savoir meubler un bien pour la location »…) et des consultations privatives dédiées à tous types d’investissement.


PROPRIÉTAIRES N°62 MAGAZINE

15

GROS PLAN RÉGION

TOULOUSE :

LA VIE EN ROSE COMME CHAQUE TRIMESTRE, « PROPRIÉTAIRES » VOUS PROPOSE DE PARTIR À LA DÉCOUVERTE D’UNE RÉGION OU D’UN DÉPARTEMENT, À TRAVERS SON MARCHÉ IMMOBILIER, BIEN SÛR, MAIS AUSSI, ET PEUT-ÊTRE SURTOUT, EN NOUS ATTARDANT SANS LA MOINDRE PRÉTENTION D’EXHAUSTIVITÉ SUR CE QUI FAIT SON CHARME : SPÉCIALITÉS GASTRONOMIQUES, CENTRES D’INTÉRÊT, SITES REMARQUABLES… DANS CE NUMÉRO, CAP SUR TOULOUSE ET SES ENVIRONS, AVEC DEUX GUIDES OCCASIONNELS : SOPHIE CALCERRADA (L’ADRESSE AET IMMOBILIER) ET MARTIN CHABROL (L’ADRESSE AUSSONNE IMMOBILIER), SOCIÉTAIRES DU RÉSEAU EN HAUTE-GARONNE.

Immobilier : un marché aéroporté

Capitale européenne de l’industrie aéronautique et spatiale, 4ème commune la plus peuplée de France, 3ème ville étudiante… Toulouse présente de multiples caractéristiques porteuses pour le marché immobilier. Et, de fait, la ville rose n’a connu ni trou d’air, ni zone de turbulences. « L’activité, et les prix sont portés par la présence d’Airbus Industrie, confirme Martin Chabrol, installé à Aussonne, petite agglomération de Toulouse métropole. Nous n’avons donc pas véritablement connu de crise. »

Implantée au cœur de Toulouse, Sophie Calcerrada confirme que 2015 a démarré sous les meilleurs auspices, tout en nuançant les propos de son confrère. « En centreville, nous avons tout de même connu une baisse d’activité l’an dernier, notamment au premier semestre. Mais c’est vrai que Toulouse est une ville active, et que des quartiers comme les Carmes, Victor Hugo ou Saint-Etienne sont très prisés ! » Sorti de l’hyper-centre, les délais de transaction ont toutefois augmenté, en particulier pour les maisons. Difficile aussi d’établir un prix moyen au m², au moins pour Toulouse intra-muros. Les écarts peuvent en effet être importants avec les quartiers vieillissants, comme les Minimes ou Bonnefoy. « Moins demandés, ils attirent davantage les primo-accédants ou les investisseurs », note Sophie Calcerrada. A Aussonne, Martin Chabrol

peut davantage donner une fourchette : « Disons qu’un T4, avec trois chambres, se situera le plus souvent entre 250.000 et 320.000 euros ». Le dynamisme de Toulouse, son poids économique, combinés au charme de la région attirent : la ville gagne 2000 habitants par an ; l’aire urbaine, 15.000. Conséquence : même le neuf s’y porte mieux qu’ailleurs. « Sur mon seul secteur, note Martin Chabrol, il se construit au moins un lotissement par an ».

Architecture : de briques mais pas de broc ! Dès l’Antiquité et l’arrivée des Romains, Toulouse s’est habillée de briques, un matériau inventé plusieurs milliers d‘années plus tôt et répandu dans tout le Moyen-Orient. La raison en est simple : la glaise, omniprésente, permet de compenser le manque de pierres.


16

PROPRIÉTAIRES N°62 MAGAZINE

GROS PLAN RÉGION D’abord modelées à la main puis séchées au soleil, les briques font ensuite l’objet d’une production plus industrielle, sous l’influence notamment d’un enfant de la ville : le 18 février 1831, le Toulousain Auguste Virebent fait breveter son système de presses pour fabriquer des briques. Il met également au point un dispositif permettant d’industrialiser la fabrication des décorations en brique, jusqu’alors confiée à des sculpteurs. Dans son sillage, Toulouse comptera jusqu’à 170 briqueteries. Ici, la brique est appelée « foraine ». Soigneusement calibrée (42 x 28 x 5 cm), elle apparaît dans toutes les constructions et a valu à la Ville rose son plus célèbre surnom.

Une ville pleine de vie

« D’autant, poursuit Martin Chabrol, que nous bénéficions d’une météo privilégiée et que nous sommes proches de tout : l’Espagne, les Pyrénées, la mer… » « Aux Carmes ou à Victor Hugo, reprend Sophie Calcerrada, entre les marchés, les artisans, les bars, les petits restaurants… la vie est belle de 8 heures à 5 heures du matin ! »

Le(s) site(s) : comme dans la chanson L’eau verte du canal du Midi, la brique rouge des Minimes, l’église Saint-Sernin illuminant le soir, le Capitole où Nougaro arrêtait ses pas… Une chanson a suffi pour rendre Toulouse familière à de nombreux mélomanes qui n’y avaient jamais mis les pieds. Avouons-le, la ville rose méritait bien cet honneur.

La présence massive d’étudiants donne une jeunesse et un dynamisme hors du commun à Toulouse. Confortée par l’influence espagnole, la vie nocturne y est animée. « Il y a une vraie culture de l’afterwork, se félicite Sophie Calcerrada. Eté comme hiver, les gens se retrouvent après le travail, pour aller boire un verre dans les nombreux bars à tapas. La vie culturelle est au diapason, avec notamment une programmation musicale et théâtrale intéressante. Il fait tout simplement bon vivre ici ».

Le Canal du Midi, par exemple, classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, relie depuis la fin du XVIIème siècle Toulouse à Sète sur 241 kilomètres, entre Garonne et Méditerranée. Egalement classée au patrimoine mondial, la basilique Saint-Sernin est bien plus ancienne, puisque le premier édifice fut érigé dès le 4ème siècle. Mais c’est 700 ans plus tard, peu après l’an Mil, que fut entrepris le chantier de ce qui devait devenir le plus grand monument roman d’Europe.

La Haute Garonne en quelques chiffres

11

Agences

570.000 résidences principales

à l’enseigne du réseau L’ADRESSE

31:

204

le numéro minéralogique

habitants/km2

6.309

km²

25.000

résidences secondaires

45.000

logements vacants

588 communes

1.286.000

habitants dont plus de la moitié dans le grand Toulouse


PROPRIÉTAIRES N°62 MAGAZINE

Revenons à Toulouse et à sa place du Capitole, vaste espace de 12 000 m² en plein centre-ville, dont le sol libre de toute construction ne porte qu’une croix occitane. Décidé dès 1676, son aménagement ne débuta qu’en 1750 et ne s’acheva pas avant le milieu du XIXème siècle ! Imprégnée d’histoire, la Cité des violettes, appellation qu’elle doit à la culture de cette fleur développée à partir de 1850, est aussi solidement ancrée dans le 3ème millénaire. Pour vous en convaincre, visitez la Cité de l’Espace, où l’aventure cosmique vous ouvre les portes de l’univers sur 2500 m². A quelques encablures, ouvert depuis janvier, Aeroscopia, le musée aéronautique de Blagnac, vous permettra d’embarquer à bord d’avions de légende. Comment, enfin, évoquer Toulouse sans parler rugby ? Meilleure équipe européenne de ces trente dernières années, 4 fois champion d’Europe, 19 fois champion de France dont 12 fois depuis 1985, le Stade Toulousain pare la ville rose de rouge et noir et fait régulièrement battre le cœur de la ville dans les travées du stade Ernest-Wallon.

L’événement : le printemps du rire Tous les ans, pour fêter l’arrivée du printemps, un grand éclat de rire secoue la ville. Créé en 1995, le Printemps du rire s’est rapidement imposé comme l’un des principaux festivals d’humour européens. Programmée du 16 au 28 mars dernier, l’édition des 20 ans accueillait, entre autres, Anne Roumanoff, Antoine Duléry, Valérie Lemercier, Florence Foresti, Jean-Marie Bigard, Arthur, Laurent Baffie, Jonathan Lambert, Yves Lecoq, Patrick Bosso, Tex, Stéphane Rousseau, Anthony Kavannagh, Franck Dubosc, Jean-Marie Bigard, Chevallier et Laspalès, Chanson Plus Bifluorée Max Boublil, Gaspard Proust ou Océane Rose-Marie. Au total 140 artistes, têtes d’affiche ou nouveaux talents, 68 spectacles, 152 représentations dans une trentaine de salles de la métropole. Et, si vous l’avez manquée, rassurez-vous, la prochaine est déjà sur les rails…

17

Cuisine et dépendances Résumer la gastronomie locale en quelques paragraphes relève de la gageure ! Puisqu’il le faut, commençons donc par évoquer le canard omniprésent sous toutes ses formes dans la cuisine du Sud-Ouest : confit, magret, gésiers, foie gras… Impossible aussi de parler cuisine toulousaine sans mentionner saucisse et cassoulet. Autant le dire tout net, les tables locales sont déconseillées aux petits mangeurs. Il serait en effet dommage de se priver des fromages du cru, que vous aimiez le lait de brebis (Roquefort), de vache (Bleu des Causses ou Laguiole) ou de chèvre (Rocamadour). Il vous reste de la place pour le dessert ? Prenez donc une part de ce fénétra, un gâteau à pâte d’amande meringuée, ovale ou rond, parfumé avec des citrons confits et nappé de marmelade d’abricots. Une petite douceur vous suffira ? Qu’à cela ne tienne : choisissez entre le pavé du Capitole, bonbon au chocolat noir, le caraque, petit gâteau à pâte sablée agrémenté de ganache au chocolat et glacé avec un fondant vert, ou le célèbre Cachou Lajaunie, jadis inventé par un pharmacien toulousain… A moins que vous ne préfériez des gâteaux, bonbons, sirop ou miel parfumés à la violette… Pour accompagner tout cela, ce n’est pas non plus le choix qui manque : Gaillac, Fronton, Madiran ou Cahors ont tous le caractère requis. Enfin, si vous êtes une fine lame, vous terminerez le festin par un Armagnac, comme le faisait d’Artagnan.


18

PROPRIÉTAIRES N°62 MAGAZINE

COURRIER

DES

PROPRIÉTAIRES PARCE QUE VENDRE, AMÉNAGER SON LOGEMENT ACTUEL OU TROUVER SA NOUVELLE ADRESSE CONSTITUENT DES DÉMARCHES PERSONNELLES IMPORTANTES, NOUS RÉPONDONS À VOS QUESTIONS, POUR VOUS AIDER À MIEUX MAÎTRISER LES ASPECTS PRATIQUES, JURIDIQUES OU FISCAUX DE LA PROPRIÉTÉ. UNE QUESTION ? UNE ZONE D’OMBRE ? N’HÉSITEZ PAS À INTERROGER VOTRE CONSEIL IMMOBILIER L’ADRESSE OU ÉCRIVEZ-NOUS SUR NOTRE BOÎTE COURRIEL DÉDIÉE : PROPRIETAIRES@LADRESSE.COM

Nouveau crédit d’impôt

Détecteur de fumée

Qu’est-ce que le crédit d’impôt pour la transition énergétique dont j’entends parler depuis peu ? Betty R., Nantes (44)

Est-il exact qu’un délai supplémentaire a été accordé pour l’installation d’un détecteur de fumée ? Saïd A., Saint Jean de Luz (64)

Il s’agit de la nouvelle version du Crédit d’impôt Développement durable (CIDD), simplifié et renforcé pour inciter les ménages à investir dans la rénovation énergétique de leur résidence principale. La condition de réalisation d’un « bouquet de travaux », exigée depuis le 1er janvier 2014 pour les contribuables dont les revenus excèdent un certain seuil, est ainsi supprimée, de même que la condition de ressources imposée pour l’éligibilité de dépenses réalisées en « action seule ». Dans le cadre du CITE, un foyer fiscal bénéficiera du crédit d’impôt à partir d’une seule catégorie de travaux, quel que soit son revenu fiscal de référence. Par ailleurs, un taux unique de 30 % est désormais prévu, quelles que soient les dépenses réalisées (au lieu des taux de 15 % pour les dépenses isolées réalisées par les personnes de condition modeste et 25 % pour les bouquets de travaux). Ces dispositions s’appliquent aux dépenses payées entre 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2015*. Une mesure transitoire est également prévue, afin de ne pas pénaliser les contribuables ayant engagé une première catégorie de dépenses du 1er janvier 2014 au 31 août 2014 dans le cadre d’un « bouquet de travaux ». Enfin, les compteurs individuels pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire dans les copropriétés (CGI, art. 200 quater, 1, h) ainsi que les bornes de recharge pour véhicules électriques ouvrent désormais droit au dispositif.

Dans le cadre du projet de loi Macron pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, l’Assemblée nationale a effectivement adopté en première lecture un amendement prévoyant que « les propriétaires ayant signé un contrat d’achat des détecteurs au plus tard au 8 mars 2015 sont réputés satisfaire l’obligation prévue à l’article L. 129‑8 du Code de la construction et de l’habitation, à la condition que le détecteur de fumée soit installé avant le 1er janvier 2016. » Plusieurs observations incitent cependant à la prudence quand il s’agit d’interpréter ce texte. La mention d’un « contrat d’achat signé » semble en effet indiquer que les députés à l’origine de cet amendement aient été essentiellement sensibles aux problèmes rencontrés par les bailleurs disposant d’un parc de logements importants, alors qu’il devenait difficile de se procurer les DAF à l’approche de la date butoir. Le délai ne s’appliquerait donc pas aux particuliers qui acquièrent eux-mêmes le dispositif. D’autre part, le texte définitif de la loi n’ayant pas été adopté avant le 8 mars, il ne sera de toute façon pas possible de l’invoquer pour justifier un éventuel manquement à l’obligation. Autant dire que le mieux est encore de s’équiper dans les meilleurs délais, si cela n’a pas encore été fait.

*pour mémoire, l’avantage fiscal est accordé au titre de l’année du paiement définitif des dépenses, qui constitue le fait générateur du crédit d’impôt.

Avec les services juridiques de la FNAIM


LES ENGAGEMENTS

Création FaireFaire - www.fairefaire.fr

UN ACCOMPAGNEMENT PERSONNALISÉ, TOUT AU LONG DE VOTRE PROJET

L’ A D R E S S E

ACHETER - VENDRE - LOUER - GÉRER

www.ladresse.com

Notre équipe sera toujours disponible et à l’écoute. Elle sera toujours à vos côtés pour vous conseiller au mieux et défendre vos intérêts.


A_REPIQ_62_Noirs_Mise en page 1 23/03/2015 09:57 Page64

LE RÉSEAU L’ADRESSE À VOS CÔTÉS RETROUVEZ TOUTES NOS OFFRES SUR LADRESSE.COM

Bon à retourner à L’ADRESSE 8, rue du Saule Trapu - Le Moulin - 91300 MASSY - Tél. 01 64 53 83 83


Proprietaires 62