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N°59 - TRIMESTRIEL - ÉTÉ 2014

LE MAGAZINE DU RÉSEAU IMMOBILIER COOPÉRATIF L’ADRESSE

Un été bien mérité !

CONSEIL

Louer sa résidence secondaire

L’ADRESSE

TENDANCE

Le home-staging : une mise en scène assurée

GROS PLAN RÉGION La Vendée sous tous ses angles

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P r o P r i É t a i r E S , L E M a G a Z i N E d E L ’a d r E S S E

EL’A ditoriaL

U

GE DES RÊVES

Brice Cardi

ne fois n’est pas coutume : nous allons commencer par parler de nous. L’ADRESSE fête cette année ses 15 ans. L’âge des rêves et de l’enthousiasme. Nous dresserons le bilan de ces 15 années, et en dessinerons les perspectives. Quel que soit votre journal préféré, si vous avez feuilleté ses pages consacrées à l’immobilier, vous êtes forcément tombé sur un article consacré aux honoraires des syndics. Depuis plusieurs mois, il est en effet difficile, pour ne pas dire impossible, d’y échapper. Difficile aussi, avouons-le, de se faire une opinion précise, à la lecture d’arguments pour le moins contrastés. C’est pourquoi nous avons décidé, dans ce numéro, de faire le point sur le dossier en donnant la parole à l’un de ces professionnels injustement décriés. En toute transparence, et sans langue de bois.

Mais, en plus des pages traditionnellement Président consacrées à l’actualité du secteur et à la du Réseau conjoncture, nous avons souhaité introduire L’ADRESSE davantage de légèreté dans cette revue. Dans cet esprit, nous braquons les projecteurs sur une pratique en plein développement, largement popularisée par les émissions de télé : le home-staging. Vous découvrirez également dans ces pages une nouvelle rubrique, qui nous emmènera tous les trimestres à la découverte d’une région sous tous ses aspects. Premier envol cet été à destination de la Vendée. La page Courrier vous apportera enfin les réponses à quelques questions que vous inspire encore une loi Alur, dont les principales dispositions commenceront à prendre véritablement effet à la rentrée. Mais, en attendant, bonnes vacances et bonne lecture à tous. Brice Cardi

S oMMairE ... BRÈVES

CONJONCTURE... DOSSIER...

BRÈVES Actualités de l’immobilier . . . . . . . . . . . . . . . . . page 14 CONJONCTURE Stabilisation printanière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 17 CONSEILS

VIE PRATIQUE Home staging : les effets d’une mise en scène inspirée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 12 VIE DU RÉSEAU On n’a pas tous les jours 15 ans ! . . . . page 14

Locations de vacances : comment éviter les galères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 9

DOSSIER La Vendée sous tous ses angles . . . . . . page 115

INTERVIEW Syndics : la vérité sur les tarifs . . . . . . . . . page 10

COURRIER DES PROPRIÉTAIRES . page 18 TABLEAU DE BORD . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 18

PROPRIETAIRES, le magazine de L’ADRESSE. Editeur : L’ADRESSE DES CONSEILS IMMOBILIERS - 8, rue du Saule Trapu Le Moulin - 91300 MASSY - 01 64 53 83 83. Directeur de publication et Rédacteur en chef : Brice Cardi. Conception/Rédaction/Réalisation : LORRA 44210 Pornic 06 87 81 17 29 - Maquette : Matt Editions 06 52 12 75 39. Reproduction interdite. Parution : JUIN 2014 - 165 000 exemplaires. Dépôt légal à parution. Site internet : ladresse.com

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BrèVES

aCtuaLitÉS DE L’IMMOBILIER Encadrés à l’automne.

Les décrets d’application régissant l’encadrement des loyers prévu par la loi Duflot seront publiés avant l’automne. C’est en tout cas ce qu’a annoncé Sylvia Pinel peu de temps après sa nomination. La nouvelle ministre du Logement a indiqué que la mesure commencera par être mise en œuvre en Ile-de-France, où les loyers sont les plus chers. Les 27 autres agglomérations visées par le texte suivront progressivement. L’encadrement nécessite en effet la mise en place d’observatoires locaux, qui ne sont pas encore opérationnels partout. « Cet observatoire va fixer un loyer médian, en fonction du type de logement, en fonction de la zone géographique, et un prix au m² qui sera défini par rapport à ces paramètres », a rappelé Sylvia Pinel. 28 agglomérations métropolitaines de plus de 50.000 habitants, constituant des zones « tendues », sont concernées. Ce périmètre compte 4,6 millions de logements, représentant 70% du parc de logements locatifs privés du pays. Selon les professionnels de l'immobilier, cette disposition ne modifierait toutefois que 30% des baux en cours. Mais attention, l'encadrement des loyers ne s'appliquera qu'aux nouveaux contrats et aux renouvellements.

1 an de recherches. Un sondage réalisé par le Crédit Foncier à l’occasion du Salon de l’immobilier illustre également la difficulté à devenir propriétaire. Au bout d’un an, parmi les Français auxquels on a posé la question, à peine plus d'un sur deux (53%) a en effet pu acquérir un appartement ou une maison ; 28% poursuivent leurs recherches et 19% ont abandonné. C’est dans les grandes villes que l’on renonce le plus. Il faut en moyenne 7 mois pour parvenir à la signature d’un compromis de vente (8,2 mois dans les communes de plus de 100.000 habitants). Et pourtant, pour devenir propriétaires, 61 % des Français acceptent de revoir leurs attentes à la baisse. Ils doivent notamment s’éloigner de la zone recherchée, et acheter un logement plus petit que ceux de leurs rêves.

50 %.

La proportion des Français qui, toutes charges comprises, consacre au moins la moitié de leurs revenus à se loger ne cesse

d’augmenter depuis quatre ans et atteint désormais un tiers. Le nombre des ménages qui consacraient 50 % de leurs revenus ou plus au logement était en effet de 26 % en 2010. Il est aujourd’hui de 33 %, selon la dernière enquête Ipsos sur le sujet. Parmi eux, 41% louent leur habitat, et 46% disposent de revenus modestes. Les femmes (41%) et les jeunes de moins de 35 ans (48%) sont particulièrement concernés. Les dépenses prises en compte englobent le loyer ou le remboursement d’un emprunt, les charges, taxes, frais d’entretien et factures d’eau, gaz, électricité... Elles représentent, en 2014, 37,6 % en moyenne des revenus d’un foyer, soit une hausse de 3 points par rapport à la première édition de l’enquête, il y a quatre ans. 41 % des Français interrogés ont indiqué consacrer entre 25 et 49 % de leurs revenus mensuels au logement. Pour 26 % des sondés, la proportion est inférieure à 25 %.

Attention au radon.

Plusieurs millions de logements sont concernés par le risque radon. C’est l’avertissement que lance l’Autorité de sûreté nucléaire dans son rapport 2013. Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle, présent dans la croûte terrestre. Selon l’ASN, il jouerait un rôle dans 10 à 15 % des cancers du poumon. Dans les espaces clos sa concentration en radon peut être dix fois plus importante qu’à l’air libre et faire courir un risque aux populations exposées. En France, l’exposition varie selon les régions. 31 départements sont particulière-

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ment surveillés, notamment dans les zones aux sous-sols granitiques, comme la pointe bretonne, ou volcanique, comme l’Auvergne. Pour éviter la stagnation de gaz dans les habitations, des mesures de prévention doivent être prises. Il s’agit essentiellement de mesures lors de la construction des habitations, pour que le sol soit bien isolé, et les pièces ventilées. Les logements peuvent également faire l’objet de travaux pour les mettre aux normes, et des subventions peuvent aussi être accordées.

Confiance en berne. Selon la dernière étude Harris Interactive pour la FNAIM Ile-de-France, plus des deux tiers des Franciliens ne font pas confiance aux agents immobiliers. Ils sont presque aussi nombreux à se déclarer insatisfaits de la politique du logement menée en région parisienne. 69% des personnes interrogées avouent ainsi une défiance à l’égard de la profession. A l’inverse, ils sont 65 % à faire confiance aux associations de défense des locataires. Les élus ne s’en tirent pas beaucoup mieux, puisque 64 % des Franciliens se disent insatisfaits de la politique du logement menée par les collectivités territoriales. Les plus critiques sont les cadres supérieurs, les ménages habitant dans des appartements et les actifs ayant plus de deux heures de trajet quotidien. Les principales préoccupations des sondés concernent le prix des logements (60 %) et les difficultés inhérentes à l’accession à la propriété (39 %). L’autre grand enseignement de l’enquête marque une petite révolution dans le comportement des Franciliens. En effet, quatre sondés sur 10 se disent prêts aujourd'hui à déménager et changer de dépar-

tement dans le cadre du Grand Paris Express et de la nouvelle offre de transport proposée à l'horizon 2025.

Concurrence accrue. 160.000 abonnés au gaz ne pourront bientôt plus recourir aux tarifs réglementés et devront signer un contrat à prix négocié avec le fournisseur de leur choix. La plupart des collectivités publiques (écoles, hôpitaux...), mais aussi de nombreuses PME et syndicats de copropriété sont concernés. Pour les copropriétés, seules celles qui consomment plus de 150 MWh par an seront concernées par la fin des tarifs réglementés au 1er janvier 2016. Cela correspond à la consommation d'un immeuble de 10 à 15 logements chauffés au gaz avec eau chaude collective. Economies attendues : de 15 à 20 %, sur une facture qui a beaucoup augmenté. Les tarifs réglementés du gaz ont en effet progressé de 70 % au cours de ces neuf dernières années.

Electricité : tarifs à revoir. Parallèlement, le Conseil d’Etat a, comme prévu, annulé les tarifs réglementés d’électricité accordés par EDF aux particuliers entre août 2012 et août 2013. Les Sages ont jugé que la hausse de 2% décidée il y a deux ans par le gouvernement Ayrault était insuffisante. En effet, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) avait initialement estimé à 5,7% la hausse nécessaire des tarifs pour les particuliers en 2012. Elle l'avait même évaluée dans un second temps à 9,6%. Un nouvel arrêté doit donc être pris incessamment, fixant une augmentation rétroactive de ces tarifs. La hausse, selon les scénarios retenus, devrait être comprise entre 20 et 40 euros en moyenne par foyer sur l'année concernée.

Energie positive. « Je ferai dans les jours qui viennent des propositions pour accélérer le plan de l’habitat qui n’a pas atteint ses objectifs de 500.000 logements rénovés. J’ai bien l’intention d’atteindre ces objectifs ». La nouvelle ministre de l’Ecologie s’est montrée volontariste à l’heure de dresser ses priorités. Ségolène Royal a notamment annoncé que

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« toute nouvelle construction devrait être à énergie positive ». Pour accélérer la rénovation énergétique de l’habitat, elle entend en particulier s’appuyer sur le dispositif de « tiers financeur », où le coût des travaux est avancé par un organisme financier avant d’être remboursé par le particulier grâce aux économies réalisées.

Dépôt de plainte. Pour l’heure, deux Organisations non gouvernementales ont porté plainte devant la Commission européenne pour non-respect de la Directive performance énergétique des bâtiments. Selon elles, la retranscription de cette directive dans le cadre de la réglementation thermique "élément par élément" est, depuis le départ, obsolète et ne mène concrètement à aucune amélioration énergétique d'un projet. La portée concrète de cette démarche est toutefois limitée : fréquentes à Bruxelles, de telles plaintes peuvent déboucher, si elles sont jugées recevables, sur des procédures d'infraction. Mais ces procédures sont très codifiées et très longues, de l'ordre de plusieurs années. Au-delà de la plainte, les deux ONG espéraient donc surtout une "pression de la Commission" sur la France alors que le gouvernement mettait la dernière main à son projet de loi sur la transition énergétique.

choix pour boucler leurs fins de mois. Parmi les arbitrages budgétaires effectués pendant l’année écoulée, les dépenses de vêtements ont été réduites par 57 % des personnes interrogées, suivies des dépenses consacrées aux travaux, achats d'équipement ou de décoration du logement. L’enquête fait aussi apparaître que certains pourraient même aller plus loin : 17 % des personnes interrogées se déclarent prêtes à louer une chambre à une tierce personne et 15 % envisagent de louer leur domicile pendant leur absence. Enfin, près de la moitié des sondés (48 %) seraient d'accord pour vivre sous le même toit que leurs parents ou leurs grands-parents.

Londres flambe.

Nouveaux plafonds.

Comme chaque année, Bercy a actualisé les plafonds de ressources et de loyers régissant les divers dispositifs de défiscalisation liés à l’immobilier. Concernant le Duflot, les plafonds de loyers ont été relevés de 1,20 % et les plafonds de ressources des locataires de 0,90 %. Selon les zones, les premiers s’échelonnent donc de 27.017 € à 36.831 € par an pour une personne seule ; les seconds, de 8,69 € à 16,72 €/m². Leur respect permet aux investisseurs de bénéficier d'une réduction d'impôt qui se monte, pour le dispositif Duflot, à 18 % du montant de l'acquisition, plafonnée à 300.000 €.

Budget serré.

Au même chapitre, selon une étude BVA pour Cetelem, 84 % des Français consultent régulièrement leurs comptes et 45 % gèrent leur budget poste par poste. 76 % d’entre eux ont aussi dû faire des

Selon l’étude d’une caisse hypothécaire britannique, les prix des logements à Londres ont bondi de 18 % depuis le début de l’année. La plupart des transactions se font au-delà du prix affiché, en raison du déséquilibre structurel entre une demande forte et une offre insuffisante. Entretenu par des conditions de financement particulièrement attractives, le phénomène est moindre en dehors de la capitale mais, selon Standard & Poor’s, les prix devraient tout de même augmenter de 7 % sur l’ensemble de la Grande-Bretagne. Le sujet préoccupe d’ailleurs la Banque d'Angleterre, qui envisage de relever son taux directeur au début de l’an prochain.

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CoNjoNCturE

StaBi LiSatioN PRINTANIÈRE

L

es prix des logements anciens sont restés pratiquement stables au 1er trimestre de cette année : selon le dernier indice NotairesInsee publié fin mai, ils ont enregistré une hausse moyenne de 0,1 % sur l’ensemble du territoire de janvier à mars (+ 0,3 % pour les appartements, stables pour les maisons). Sur un an, les prix ont donc respectivement baissé de 1,4 % et 1,7 %.

Pour ce qui est de l’activité, l’Insee avait enregistré, fin mars, 740.000 transactions au cours des douze mois précédents, soit 2,9 % d’augmentation par rapport à la statistique de décembre, et 12,5 % de plus qu’en mars 2013.

GroS PLaN Sur L’iL E dE FraNCE

14 % dE FraiS Les frais liés à l’acquisition d’un bien immobilier représentent environ 14 % de son prix. C’est en tout cas ce qui ressort des calculs du Conseil supérieur du Notariat. L’acquéreur d’un bien de 176.000 euros devra en effet s’acquitter d’une somme totale de 24.160 euros de frais, soit 13,73 % de la valeur du logement.

En région parisienne, on observe une baisse modérée des prix dans la majorité des départements. Elle va de 2,2 % dans les Yvelines à 0,1 % dans le Val de Marne pour les appartements, qui augmentent même de 0,3 % en SeineSaint-Denis. La tendance est générale, et plus nette, pour les maisons, avec un repli qui s’échelonne de 2,7 % pour la Seine-et-Marne et l’Essonne à 1,5 % dans les Hauts-de-Seine.

La fiscalité, collectée par le notaire, constitue la charge la plus lourde, à 11.000 euros, et s’élève à 6,25 % du prix de vente. La hausse des droits de mutation pour 2014, entérinée dans 83 départements sur 101, amplifiera du reste encore cette tendance.

Dans Paris intra-muros, les prix s’affichent à la baisse dans 17 arrondissements. Seuls le 18e, le 1er et le 14e ont résisté, voire augmenté. Par ailleurs, selon les calculs de la FNAIM du Grand Paris, un habitant du 4ème arrondissement devra payer l’équivalent de 20,5 ans de ses revenus pour acheter un appartement de 56 m², la taille moyenne d’un logement dans la capitale. Dans les cinq autres arrondissements les plus centraux (1er, 2ème, 3ème

Si la vente est réalisée avec le concours d’un professionnel, les honoraires d’agence représentent environ 5 % de la valeur du bien. Quant aux frais bancaires, lorsque l’acquisition s’assortit de la souscription d’un emprunt et à la rémunération du notaire, ils oscillent entre 1 et 1,5 % chacun.

5ème et 6ème), la tendance est comparable (plus de 18 ans du revenu moyen des habitants). Ailleurs dans Paris, mais aussi dans certaines communes de la petite couronne, comme Neuilly, les acquéreurs consacrent en moyenne entre 11 et 18 années de leurs revenus pour devenir propriétaires d’un bien similaire. Plus on s’éloigne de Paris, plus le ratio diminue : 10,8 années de revenus moyens pour acheter 56 m² à Saint-Ouen, 7,9 ans au PlessisRobinson, 5 ans ou moins aux limites de l’Ilede-France.

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CoNjoNCturE

NEuF : uN MiEuX trèS rELatiF Dans le neuf, malgré un (très) léger mieux, les derniers chiffres de l’Observatoire de la Fédération des promoteurs immobiliers n’incitent toujours pas à l’optimisme. Au premier trimestre, 17.339 ventes ont été réalisées. Cela représente 3 % de plus que l’an dernier, soit environ 500 logements. Ce faible rebond ne suffit toutefois pas à faire oublier que les ventes restent inférieures de près de 5000 unités à celles du premier trimestre 2011, et de 10.000 logements par rapport à la même période de 2010 !

Pour les promoteurs, les freins sont toujours les mêmes : coûts de production trop élevés du fait de l’empilement des normes, rareté du foncier disponible, fiscalité pénalisante, difficultés financières des acquéreurs, restrictions du crédit, réticences des anciennes équipes communales à accorder des permis de construire avant les élections et hésitation des nouvelles à s’engager dans une politique plus dynamique. Leurs effets ne changent pas non plus : 25.000 logements neufs en moins sur deux ans, 50.000 emplois perdus, des recettes fiscales et une possible contribution à la croissance économique qui s’envole.

t auX : Les ventes aux investisseurs représentent 37 % du total. C’est mieux qu’au premier trimestre 2013, mais la période était alors plombée par la transition entre les dispositifs Scellier et Duflot. Par ailleurs, malgré des taux toujours extrêmement avantageux (voir encadré), les ventes en accession à la propriété reculent pour la première fois depuis près de deux ans : - 5,7 % comparées aux trois premiers mois de l’an dernier. Dans ce contexte, souligne la Fédération, l’offre commerciale recule lentement, avec 85.360 logements disponibles fin mars, soit 13,5 mois de ventes. Le stock achevé ne représente qu’à peine 10 % de l’offre, dont plus de 40 % se constituent de logements non commencés.

toujourS EN BaiSSE Selon le dernier indicateur, publié mi-mai, toutes les banques suivies par l’Agence nationale d’information sur le logement (Anil) ont encore baissé leurs taux d’intérêt au 2ème trimestre. Selon le courtier Meilleurtaux.com, fin mai, les conditions de crédit, toutes durées et régions confondues, sont « historiques ». Les emprunteurs présentant les meilleures garanties peuvent en effet prétendre à des taux fixes hors assurance proches des records affichés en mai 2013 : 2,10 % sur 10 ans, 2,50 % sur 15 ans, 2,70 % sur 20 ans et 3,10 % sur 25 ans. A l’origine de cette baisse, la souplesse de la politique de la Banque centrale européenne, qui permet aux organismes de crédit de se refinancer à moindres frais. L’indice de référence, l’OAT 10 ans, a ainsi reculé de 0,35 point depuis le début de l’année. A ces facilités s’ajoute la politique commerciale agressive des banques, qui utilisent les prêts immobiliers comme produit d’appel... pour leurs meilleurs clients, en tout cas. Les écarts entre les taux accordés aux meilleurs dossiers et les autres peuvent en effet atteindre 0,4, voire 0,5 point. Et encore ne s’agit-il que des crédits effectivement accordés. Car les conditions d’octroi sont toujours aussi strictes (moins de 33 % d’endettement, durée presque systématiquement limitée à 25 ans...). Certains établissements bancaires ont même durci à la fois leurs critères et leurs procédures d’analyse des dossiers des candidats à l’acquisition. Conséquence directe : les délais de traitement des dossiers augmentent. En outre, la plupart des spécialistes pronostiquent une remontée des taux dans les semaines à venir. On se consolera en se souvenant que c’était déjà le cas en début d’année.

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CoNSEiL

LoCatioN dE VaCaNCES : COMMENT ÉVITER LES GALÈRES ? Déclaration en mairie, choix des locataires, constitution du dossier technique et rédaction du contrat à remettre à chacun d’entre eux, états des lieux d’entrée et de sortie, remise et restitution des clés à chaque départ et arrivée, respect d’une réglementation en constante évolution... Le parcours d’obstacles a de quoi décourager plus d’un bailleur occasionnel.

S ÉCURITÉ

connaît le marché, un propriétaire aura toujours tendance à surestimer son bien, ne serait-ce que pour des raisons affectives »

ET TRANQUILLITÉ D ’ ESPRIT

Toutes ces difficultés peuvent pourtant être contournées en un coup de téléphone. « La première chose à faire, conseille en effet Jean-Jacques Botta, président de la Commission locations saisonnières de la FNAIM, consiste à se tourner vers un professionnel. C’est en effet la meilleure solution pour minimiser les risques. Je ne veux pas dire que traiter directement entre particuliers aboutit nécessairement à une catastrophe. Mais on en augmente considérablement la probabilité ». Car en confiant son bien à un agent immobilier, le propriétaire s’entoure automatiquement de multiples protections. « La plus importante d’entre elles, c’est sans doute la garantie que toutes les dispositions législatives et réglementaires seront respectées. Du reste, nous l’assisterons à chacune des étapes et dans chacune des formalités. »

L ES

LOCATAIRES AUSSI

Cette tranquillité d’esprit a, bien sûr, un prix : en moyenne, 20 % environ du montant de la location. Contrairement aux locations à l’année, la loi n’impose aucune répartition des honoraires entre bailleur et locataire. Les pratiques varient donc selon les agences et le souhait du loueur. « Personnellement, dans un souci de totale clarté, je conseille plutôt de les imputer au propriétaire qui, en fonction de l’option fiscale qu’il aura choisie, les déduira de toute façon de ses revenus ». Les locataires ont donc, eux aussi, tout intérêt à passer par une agence pour trouver le petit coin de paradis où ils passeront leurs vacances. « Si vous étudiez les sites d’annonces entre particuliers, vous constaterez que, pour des prestations similaires, les loyers sont très souvent plus élevés que ceux que nous proposons en agence. C’est logique : sans le regard d’un professionnel qui

M ÊME

À LA DERNIÈRE MINUTE

Ces arguments vous ont presque convaincu, mais vous vous dites qu’il est sans doute trop tard pour cette année... Pas forcément... même s’il est effectivement conseillé de démarrer le plus tôt possible ! « La commercialisation des biens pour l’été débute avant le printemps. Plus on s’y prend tôt, plus le potentiel locatif est donc important ». Reste que, tous les ans, les candidats au farniente sont de plus en plus nombreux à se décider à la dernière minute. Votre maison de famille sur la côte ou votre gentilhommière campagnarde peuvent donc encore susciter quelques convoitises. Et, une fois votre décision prise, les choses peuvent aller très vite. « À partir du moment où nous sommes d’accord avec le propriétaire sur les modalités de location, son bien peut être immédiatement mis sur le marché. Concrètement, le temps de monter le dossier, si vous venez me voir en début de semaine, nous signons le mandat le vendredi, et votre villa ou votre appartement est à louer dès le lundi suivant ». Tout est donc encore possible pour cet été.

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iNtErViEw

S yNdiCS LA VÉRITÉ :SUR LES TARIFS

d’une manière générale, que vous inspire ce nouvel épisode ? J’ai lu dans la presse que nos tarifs allaient augmenter de 30 % ? C’est n’importe quoi ! Je ne vois vraiment pas ce qui permet d’avancer un tel chiffre, totalement faux. Ce qui est vrai, c’est que les prestations particulières, facturées en plus des honoraires de gestion courante, représentent en moyenne environ 30 % du chiffre d’affaires des syndics. Comme la loi Alur va limiter ces vacations supplémentaires, les journalistes en concluent que, pour compenser, nous allons augmenter nos honoraires de gestion courante de 30 %. Et ce ne sera pas le cas ? D’abord, si nous augmentons nos honoraires de gestion courante de 30 % mais que, dans le même temps, les prestations particulières baissent dans les mêmes proportions, pour les copropriétés, l’ensemble se soldera par une opération blanche. De plus, nous sommes des entreprises privées, travaillant sur un marché concurrentiel, et la loi ALUR va encore renforcer cette concurrence. Si mes confrères n’augmentent pas significativement leurs tarifs, je ne prendrai pas le risque d’augmenter les miens ! Pourtant, jean-François Buet, par exemple, a reconnu que la loi imposant de nouvelles obligations, il allait bien falloir les rémunérer ? C’est vrai qu’il y aura du travail supplémentaire. Aujourd’hui, concrètement, la loi coûte déjà

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environ une heure de travail par jour à mes deux comptables, pour le renseignement des pré-états datés. Nous en facturons une partie, mais notre marché est tendu. Personnellement, plutôt que d’augmenter mes honoraires, j’essaierai donc sans doute de réduire certains postes. Cela pourrait par exemple se traduire par la fermeture du standard la moitié de la journée. Lorsque vous dites en avoir facturé une partie, qu’est-ce que cela représente exactement ? Personnellement, j’ai augmenté mes honoraires de 4 à 5 %. Nous sommes donc loin des 30 % annoncés par la presse. D’autant que, si je l’ai fait, c’était aussi pour répondre à une autre inquiétude. Nous sommes maintenant obligés d’ouvrir un compte bancaire séparé pour chaque copropriété de plus de 30 lots. Or, lorsque j’avais un compte global, son encours se situait aux alentours de trois millions d’euros. Et je n’ai jamais caché à qui que soit que cet encours me permettait d’obtenir des conditions avantageuses de la part de ma banque. Lorsque les placements financiers étaient rentables, ce qui n’était plus le cas depuis trois ans, je percevais notamment une rémunération, correspondant à environ 2 ou 3 % de mon chiffre d’affaires. Elle me permettait d’être plus compétitif, et de proposer des honoraires de gestion courante un peu moins élevés. Je n’ai plus cette rémunération. Comme mes comptes sont juste à l’équilibre depuis quatre ans, si je perds 3 % de mon chiffre, je suis obligé d’augmenter mes honoraires d’autant. Au passage, je signale également que c’est perdant-perdant, puisque les comptes de copropriétés ne seront pas suffisamment alimentés pour être rémunérés. Vous évoquez aussi une autre source de baisse de chiffre ? Il est en effet question de limiter ou d’interdire le versement d’une rémunération au syndic à l’occasion de la vente d’un lot d’une copropriété dont il assure la gestion. A raison de 420 € TTC par vente, cela représente aujour-


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d’hui 7 % de mon CA. Si je ne peux plus les percevoir, il est clair que je devrai, là encore, trouver une solution... Je risque donc de devoir faire supporter à tous les copropriétaires ce qui ne l’est aujourd’hui que par le vendeur. Et quelles pourront être les incidences du futur registre d’immatriculation des copropriétés ? C’est difficile à dire, puisqu’il n’existe pas encore. Nous ignorons toujours ce que nous devrons envoyer, et sous quelle forme... Pour l’heure, je suis beaucoup plus préoccupé par une autre disposition de la loi, qui prévoit que les conseils syndicaux ont désormais l’obligation de remettre leur syndic en concurrence à l’occasion de chaque renouvellement de mandat. Plusieurs mois à l’avance, je vais ainsi devoir demander à des conseils, qui la plupart du temps n’y songeaient même pas, s’ils veulent remettre en question notre collaboration. S’ils ne le souhaitent pas, je devrai en informer les copropriétaires pour leur rappeler qu’ils ont la possibilité de le faire. C’est une aberration totale, qui risque d’aboutir à l’inverse de l’effet escompté. C’est-à-dire ? Que va-t-il se passer ? Une valse de syndics ?... Personne n’y a intérêt. En outre, je travaille sur un marché représentant entre 2000 et 3000 copropriétés. Je suis donc potentiellement amené à répondre à autant de demandes de prix ! Mais je ne vais pas perdre de temps à répondre à des appels sans la moindre chance de résultat positif... Chacun va rester où il est. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette disposition va donc figer les situations. D’autant que, personnellement, je n’aime pas avoir de mauvais rapports avec mes copropriétaires. Je travaillais donc sur la base de renouvellements annuels, partant du principe que, si les choses se gâtent, mieux vaut se séparer. Mais cette nouvelle contrainte m’a amené à sécuriser mon parc ; je propose désormais des contrats de deux ans, que tout le monde accepte d’ailleurs, et vais peut-être pousser à trois ans.

C oProPriÉtÉS : aidE auX VENdEurS Les trois principales fédérations de l'immobilier (FNAIM, Unis, SNPI) s'apprêtent à mettre à la disposition des copropriétaires un document recensant les justificatifs obligatoires lors de la vente d'un bien. Depuis l’adoption de la loi Alur, les copropriétaires-vendeurs doivent en effet fournir une série de documents relatifs à l’état de santé et à la gestion de l’immeuble : règlement de copropriété, procès-verbaux des assemblées générales, montant des charges courantes du budget prévisionnel ou encore carnet d'entretien de l'immeuble... Le document fourni par les syndics sera annexé au contrat de vente, préservant le vendeur d'éventuels oublis susceptibles de remettre en cause la transaction.

au-delà des réglementations, toutes les multiples polémiques qui entourent les tarifs des syndics ne sontelles pas avant tout le résultat d’un problème d’image ? C’est sûr que l’image de notre profession n’est pas bonne... Le gros problème, c’est que les copropriétaires, et surtout les associations qui pensent les représenter, ne connaissent pas du tout la réalité de notre travail. Sur mon marché, les honoraires sont très faibles ; et la marge, inexistante. Je n’arrive d’ailleurs plus à en dégager depuis 2009. Les copropriétaires ont l’impression que, si vous me passez l’expression, nous nous en mettons plein les poches, alors que je parviens juste à payer mes salaires. Beaucoup de nos clients confondent ce qu’ils paient et ce que nous leur coûtons effectivement. Depuis plusieurs années, les charges augmentent, pas mes revenus. Que peut-on faire pour améliorer cette image ? J’espère que le contrat unique qui sera mis en place pour tous les syndics y contribuera, en facilitant les comparaisons. Cependant, pour être honnête, je crois que l’on n’y arrivera jamais. Pourtant, beaucoup de choses ont changé depuis que j’ai commencé ce métier, il y a une vingtaine d’années. Mais je crois que l’incompréhension est totale. Le discours de certains représentants des copropriétaires est purement et simplement extrémiste.

Et ça ne vous décourage pas ? Si, totalement ! Je ne voudrais pas que mes enfants exercent le même métier que moi. D’ailleurs, il est hors de question que je leur transmette mon entreprise, et je ferai tout pour qu’ils fassent autre chose.

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ViE PratiQuE

HLoME StaGiNG : ES EFFETS D’UNE MISE EN SCÈNE INSPIRÉE...

LE

BON CHOIX

Né aux Etats-Unis, le home-staging part de quelques constats chiffrés : 80 % des achats immobiliers se font sur un coup de cœur, 80 % des ventes qui ne se réalisent pas échouent à cause d’un détail, 85 % des biens sont sélectionnés sur photos, 90 % des décisions d’achat s’effectuent inconsciemment dès les premiers instants.

AVANT

« Dans un marché où l’offre est supérieure à la demande, l’objectif, c’est donc que les acquéreurs se décident pour un bien plutôt qu’un autre. Lorsque trois logements sont à vendre dans un lotissement où 100 maisons sont identiques, comment faire pour que le mien soit le premier choisi ? » La mise en valeur s’effectue aussi bien sur des logements vides qu’habités. « Il peut s’agir d’ajouter simplement une plante verte qui attirera le regard vers la jolie perspective du jardin. Lorsque le bien est vide, nous le meublons, pour aider les acheteurs potentiels à s’y projeter : comment vais-je pouvoir agencer mon intérieur ? Est-ce que mon canapé va rentrer ? Vais-je pouvoir faire un côté salon et un côté salle à manger ?... Cela va jusqu’à disposer des flacons de gel douche dans la salle de bain, pour y amener de la vie »

APRÈS

AVANT 12


ViE PratiQuE

L ES

ERREURS À NE PAS COMMETTRE L’aménagement se révèle souvent plus délicat lorsque l’habitation est occupée. « Quand les gens y vivent depuis dix ou quinze ans, ils y ont leurs repères, leurs habitudes. Il faut alors faire preuve de psychologie, convaincre les vendeurs qu’il ne s’agit déjà plus de leur maison, mais d’un bien à vendre ». Et expliquer sereinement, pleine d’empathie, que le tapis de course est excellent pour la santé, mais que sa présence au milieu du salon est un peu encombrante, ou qu’il vaudrait mieux pouvoir ouvrir complètement la porte de la chambre, bloquée par un véritable capharnaüm... « La première impression se travaille dès le portail. Si les visiteurs ont la sensation qu’une maison n’est pas soignée, ils se méfient : la chaudière a-t-elle été entretenue tous les ans ? La toiture est-elle en bon état ?... Lorsque les gens ont des animaux, certaines odeurs sont également très désagréables. Il faut aussi éviter les ambiances trop bruyantes pendant la visite, entre l’adolescent qui écoute du hard-rock dans sa chambre et la télé qui hurle dans le salon... ». Les choses se compliquent encore lorsqu’un bailleur vend un bien en location. « On ne peut alors pas demander aux occupants d’ajouter un plaid blanc sur leur canapé, d’ajouter tel ou

tel bougie ou élément de décoration, de ranger correctement leur bien ou de déménager certains meubles. Dans ces cas-là, nous recourons au homestaging virtuel, sur des photos que nous insérons à nos annonces ».

I NVESTISSEMENT RENTABLE La plupart du temps, la mise en valeur n’exige pas de gros travaux et peut s’effectuer en une quinzaine de jours. « Tout au plus pouvons-nous demander au vendeur de repeindre une chambre, d’enlever un papier peint défraîchi pour le remplacer par un mur blanc. Car il est difficile de demander à quelqu’un d’investir dans une maison qu’il vend. Son esprit est déjà ailleurs, dans le projet suivant. » Quand Audrey choisit de développer le home-staging en partenariat avec une spécialiste, l’idée est toutefois moins répandue qu’aujourd’hui, et Stéphane Plazza n’est pas encore une vedette du petit écran. Pour convaincre les clients de se lancer dans l’aventure, Audrey offre la prestation aux clients qui lui confient un mandat exclusif. Si le mandat est retiré, le service est alors facturé. Les tarifs varient avec le niveau de prestations. « Une simple visite de conseil est facturée par la home-stageuse 250 € pour un appartement, et 350 €pour une maison. Si elle apporte en plus des éléments de valorisation – coussins, plaids, bougies, plantes vertes, rideaux, cadres..., les prix passent respectivement à 550 et 750 €. Enfin, la valorisation d’un bien vide revient à 1100 €pour un appartement et 1300 € pour une maison. Ce qui reste assez peu rapporté à la valeur du bien ». D’une manière générale, le coût de ce type de service représente en effet entre 1 et 4 % du prix de vente. Mais, même sur un strict plan financier, l’investissement est rentable. Le délai de vente est ainsi divisé par trois en moyenne. Et les acheteurs discutent moins : le taux de négociation moyen passe de 8,7 % à 3,42 % après le home-staging. La mise en scène est donc largement remboursée !

APRÈS 13


ViE du rÉSEau

ON N’A PAS TOUS LES JOURS

15 aNS

Le Réseau y a célébré son modèle d'excellence construit patiemment, grâce notamment à ses méthodes, ses projets, sa vision à long terme ... « En 15 ans et autant de succès, on a évidemment souvent cherché à imiter ce modèle coopératif, mais les copies n'égalent jamais l'original ! La Coopérative ... tout le monde en parle beaucoup ... Mais nous, on l'invente au quotidien aux côtés de nos Clients », a déclaré Brice CARDI pour clôturer cette journée !

BriCE Cardi, PrÉSidENt du rÉSEau L’adrESSE

Cet événement riche en émotions a permis de mettre à l'honneur les meilleures performances du Réseau. Bravo à :

« Sur le podium » Quel regard portez-vous sur les quinze ans qui viennent de s’écouler et sur le Réseau ? Ce que je note en premier lieu, c’est son extrême professionnalisme, lié notamment à ses origines et à sa filiation avec la FNAIM. Je suis aussi frappé par sa capacité à intégrer les évolutions des métiers de l’immobilier, qu’elles se situent sur le plan juridique ou sur celui des outils.

Quelle est à vos yeux la plus belle réussite du réseau, ce dont vous êtes le plus fier ? Son esprit, son âme, et l’attachement que lui portent les coopérateurs, encore renforcé par la jeunesse du réseau. Beaucoup de ceux qui l’ont fondé y sont encore, et cultivent la fierté d’appartenir à la marque. L’implication humaine de chacun des adhérents qui composent la coopérative fait toute la différence avec les autres enseignes.

Qu’est-ce qui manque encore à L’ADRESSE ? Des agences, qui nous permettraient de mieux couvrir le maillage au niveau national. Car pour le reste, nous avons tout : idées, outils, services... Je ne suis sans doute pas complètement objectif, mais je suis tout de même persuadé que nous disposons des meilleurs outils et des meilleurs services, tous réseaux confondus.

Comment imaginez-vous L’ADRESSE dans quinze ans ? Parmi les trois premiers réseaux nationaux. C’est mon ambition et l’objectif que je me suis fixé. Si nous tenons le cap pris il y a maintenant 18 mois, nous ne pouvons finir que sur le podium.

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L’ADRESSE I'Meaux à Meaux (77) L’ADRESSE Label Immo à La Roche-sur-Yon (85) L’ADRESSE CAPIMMO à Nancy (54) L’ADRESSE SARL de L’Union à Drancy (93) L’ADRESSE Les 3B à Angers (49) Le Réseau L'ADRESSE a également félicité les performances de Colette DOLLET

de L'Agence L'ADRESSE aux Sables d'Olonne (L'AS des As du Réseau). Elle a mis en avant son sens aigu de la relation client et sa motivation sans faille pour accompagner ses clients tout au long de leur projet immobilier !


doSSiEr

L aSOUSVTOUS ENdÉE SES ANGLES

• Un marché à deux faces.

© Photo CAMARA

Originaire du Sud-Ouest, Gilles Teillol s’est installé dans la préfecture de Vendée il y a une dizaine d’années. « A l’intérieur des terres, l’offre et la demande existent, mais nous avons souvent du mal à les faire coïncider. Les biens disponibles ont en général été construits il y a plusieurs dizaines d’années, alors que les acheteurs rêvent majoritairement de maisons modernes et lumineuses. » L’activité est stable, les prix aussi, même si les négociations se font fréquemment 5 ou 10 % sous le tarif affiché. « Bien que la région soit très agréable et l’activité économique soutenue, l’immobilier reste relativement accessible, puisque nous nous situons en moyenne entre 1200 et 1700 € le m² ». Aux Sables d’Olonne, quartier de la Chaume et d’Arago, la zone côtière présente certaines particularités : le marché s’y compose pour moitié de résidences secondaires. « Il y a beaucoup plus d’offres que de ventes, prévient Sébastien Dollet. Toutefois, les choses changent. Nous avons connu une période où beaucoup de personnes venaient simplement se renseigner. Aujourd’hui, ces personnes qui entrent dans nos agences ont en général un véritable projet d’achat, qui se concrétise le plus souvent ». Si les prix sont globalement stables, l’activité et le chiffre d’affaires sont plutôt en baisse ces dernières années. « Les biens de qualité se vendent toujours sans difficulté ; leurs prix s’affi-

chent même encore à la hausse. Je ne suis donc pas particulièrement inquiet pour l’avenir : il y aura toujours des gens qui veulent bouger, donc des transactions ».

• Architecture : l’empreinte de la tradition La Vendée est une terre d’histoire, et son architecture en atteste. Plusieurs types d’habitation principaux caractérisent le département : maisons de pêcheur, borderies, métairies et bourrines sur le littoral et le rétro-littoral. Ces dernières, construites dans la terre des marais et couvertes de roseaux, témoignent de l’utilisation optimale des ressources naturelles qu’offre la région. Le plus souvent orientée vers le sud, la bourrine est une habitation aux façades basses et aux ouvertures étroites. Dans le bocage, les borderies sont de petites maisons de pierre, schiste ou granit. Implantées sur des terrains plus vastes, les métairies se composent à l’inverse de plusieurs bâtiments. Quant aux maisons de pêcheur, elles se caractérisent par leurs façades blanches et leurs volets bleus. Dans les terres, on retrouve des longères –anciens corps de ferme- de jolies maisons de pierre, mais aussi de magnifiques logis dans les campagnes et des maisons bourgeoises dans les villes. Les amateurs d’insolite trouveront aussi leur bonheur dans le département : cabanes dans les arbres, bulles transparentes pour observer le ciel, roulottes, écoles ou moulins transformés en chambre d’hôtes, les hébergements originaux ne manquent pas...

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doSSiEr

• Une qualité de vie hors du commun

© Photo CAMARA

Du marais breton aux îles d’Yeu et de Noirmoutier, du marais poitevin à la forêt du Pays de Monts, de l’estuaire du Payré à la Casse de la Belle Henriette, il fait bon vivre en Vendée. « Dans les terres, raconte Gilles Teillol, les villes histocomme riques Fontenay-le-Comte sont très intéressantes à visiter. Ici, à la Roche-sur-Yon, la nouvelle place Napoléon, complètement refaite avec des animaux robotisés dans des bassins fait beaucoup parler d’elle. Sur le littoral, les amateurs de foule iront à Saint-Gilles, aux Sablesd’Olonne ou à Saint-Jean-de-Monts. Les amateurs de tranquillité choisiront la Tranche, la Faute ou Barbâtre... »

« Ce n’est pas un hasard, renchérit Sébastien Dollet, si le littoral a été baptisé Côte de lumière. Même si les températures y sont moins élevées, il bénéficie d’un ensoleillement comparable à celui de la Côte d’Azur. Grâce au vent d’Ouest, lorsque les nuages arrivent sur la côte, ils commencent à pleurer quinze kilomètres plus loin ! Personnellement, j’adore la Chaume, un petit village de pêcheurs qui a su rester typique, où l’on s’amuse, rit et chante dans les rues. En un mot, on y vit ! »

• L’événement : Le Vendée Globe Depuis 1989, le port des Sables-d’Olonne sert de point de départ et d’arrivée d’une course à la voile mythique : le Vendée Globe, seul tour du monde en solitaire sans escale ni assistance. Tous les quatre ans, dans le froid de novembre, les plus grands navigateurs se donnent donc rendez-vous en Vendée, pour partir affronter l’Antarctique, les 40èmes rugissants et les 50èmes hurlants, les caps de Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn, à la barre de leur monocoque de 60 pieds. Des bateaux de 18 mètres, ballotés par des mers que déchaînent des vents à 150 km/h, au milieu des icebergs, dans des creux de 10 mètres. Vainqueur de la première édition, Titouan Lamazou avait mis plus de 3 mois pour boucler son tour du monde. Il n’a fallu que 78 jours, 2 heures 16 minutes et 40 secondes à François Gabart pour s’imposer en 2013, pulvérisant au passage le record de Michel Desjoyeaux, seul marin à avoir remporté deux fois l’épreuve.

par Pete Goss en 1996, courage de Bertrand de Broc qui, en 1992, se recoud la langue...

Au-delà de ses lauréats, le succès de la course tient aussi aux exploits et aux aventures humaines qui la ponctuent : sauvetages de Philippe Poupon par Loïc Peyron en 1989 ou de Raphaël Dinelli

Mais le Vendée Globe a aussi ses drames : Mike Plant et Nigel Burgess en 92, Gerry Roofs en 97, n’ont jamais rallié les Sables, dont partira la prochaine édition le 12 novembre 2016.

LA VENDEE EN QUELQUES CHIFFRES

18 agences à l’enseigne du réseau L’ADRESSE 72 % derésidence ménages propriétaires de leur principale 85 : le numéro minéralogique 16

6719 km² 385.061 logements 645.000 habitants 5 millions de touristes par an


• Le site : Le Puy du Fou Premier site européen à être élu meilleur parc d’attractions du monde à Los Angeles en 2012, désigné meilleur parc d’Europe l’année suivante, le château du Puy du Fou entame sa seconde vie au milieu des années 1970. Edifié dans le bocage, sur la commune des Epesses, à l’initiative de François II du Puy du Fou (14961548), cet édifice de la Renaissance est classé monument historique en 1974. Trois ans plus tard, le Conseil général en fait l’acquisition, et y installe un écomusée, aujourd’hui fermé. En 1978, pour la première fois, 23 des 55 hectares du parc accueillent un spectacle nocturne retraçant l’histoire du département, du Moyen-Age à la seconde guerre mondiale, à travers le destin de la famille Maupillier. Plus de 600 habitants du village participent à la première représentation qui, sur l’ensemble de la saison, séduit alors 80.000 spectateurs. Au fil des ans, le spectacle évolue, grandit. Une tribune panoramique accueille désormais 14.000 spectateurs, éblouis par le jeu des quelque

1200 acteurs et figurants, 1000 animaux domestiques ou sauvages (chevaux et ânes, rapaces, lions, tigres, loups, biches, dromadaires, autruches, moutons, animaux de basse-cour...), 120 cavaliers et 150 jets d’eau. 8000 costumes et autant de projecteurs, 800 pièces d’artifice, 100 techniciens, 300 personnes chargées de l’accueil et de la sécurité du public... La Cinéscénie du Puy du Fou est devenue une énorme machine, intégrée depuis 1989 à un site plus gigantesque encore. En 1989 est en effet créé le Grand Parcours, qui deviendra le Grand parc, autour de la reconstitution d’un village du XVIIIème siècle. S’y ajouteront ensuite le Fort de l’an Mil, la cité médiévale et le bourg 1900. Spectacles historiques, fauconnerie et attractions plus classiques ont ainsi attiré près d’1.750.000 spectateurs l’an dernier, plaçant le Puy du Fou au deuxième rang des parcs à thème français.

• Cuisine et dépendances Point commun de bon nombre des spécialités culinaires locales : leurs appellations, souvent hautes en couleurs. La Troussepinette, par exemple, tire son nom des épines à partir desquelles on la fabrique, en y ajoutant orange, vanille et sucre. C’est un vin cuit, représentatif de la production locale, souvent servie à l’apéritif avec du préfou, une sorte de pain chaud, à la pâte beurrée et aillée. Petit haricot blanc, la mogette se marie harmonieusement aux viandes et, notamment, avec le jambon de Vendée, quand elle n’est pas incorporée aux soupes ou disposée sur de roboratives tartines.

Côté fromage, la mizotte, fromage au lait de vache dont la croute est lavée au vin blanc, s’apprécie telle quelle, mais peut également se savourer en raclette. Gardez aussi une place pour les fromages de chèvre frais que vous trouverez chez de nombreux producteurs. Si, pour le dessert on vous propose un fion vendéen, ne vous offusquez pas : c’est une variété de flan typique, aromatisé à la cannelle et à la vanille, que l‘on servait traditionnellement pour les fêtes de Pâques. Mais la star du département reste la brioche, omniprésente. « Moelleuse, parfumée, témoigne Gilles Teillol, elle trône dans toutes les boulangeries, où des pans entiers de comptoirs lui sont réservés ».

La mer toute proche inspire bien sûr largement la cuisine vendéenne : huîtres, sardines et autres poissons ou coquillages sont consommés sous toutes leurs formes. Dans le marais, l’anguille se consomme à tous les stades de sa vie : pibale, civelle, alevin...

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CourriEr dES ProPriÉtairES

MajoritÉ Quelles sont les nouvelles règles de majorité en copropriété ? Betty R., Chartres (28) Pour faciliter les prises de décisions et favoriser l’exécution de certains travaux, la loi Alur a assoupli plusieurs règles de majorité.

Dans tous les autres cas, la durée du préavis reste fixée à trois mois. Enfin, ces nouvelles règles ne concernent que les baux signés à compter du 27 mars 2014 ainsi que les baux renouvelés ou tacitement reconduits à compter de cette même date.

Ainsi, la plupart des décisions qui nécessitaient auparavant la double majorité (majorité des copropriétaires de l’immeuble représentant au moins les 2/3 des voix) peuvent désormais être adoptées à la majorité absolue (majorité des voix de tous les copropriétaires, présents, représentés ou absents). Seules deux décisions demandent encore la double majorité : la suppression du poste de concierge ou de gardien et l’aliénation du logement qui y est lié, ainsi que les opérations de surélévation ou de construction de bâtiments destinés à créer de nouveaux locaux à usage privatif. Ces opérations ne pouvaient précédemment être décidées qu’à l’unanimité des copropriétaires.

Avec les services juridiques de la FNAIM

Dans le même esprit, les décisions jusqu’alors soumises à la majorité absolue ne requièrent plus qu’une majorité simple (majorité des copropriétaires présents et/ou représentés à l’AG). Ces nouvelles dispositions sont applicables depuis le printemps.

TA BL E A U DE BOR D INDICES INSEE DE RÉFÉRENCE INSEE (coût de la construction brut) 4e trimestre 2013 (contre 1 639 l’année précédente)

1 615

IRL (Indice des loyers) 1eR trimestre 2014 (contre 124,25 l’année précédente)

125,00

Trois cas ont été ajoutés à ceux qui existaient déjà et permettent au locataire de se contenter d’un préavis d’un mois lorsqu’il délivre congé :

ILC (Indice des loyers commerciaux) 4e trimestre 2013 (contre 108,34 l’année précédente)

108,46

- Le locataire bénéficie de l’Allocation adulte handicapé (AAH) - Il s’est vu attribuer un logement social, défini à l’article L. 351-2 du code de la construction et de l’habitation. - Le logement se situe dans une zone tendue

Prix à la consommation AVRIL 2014 (hors tabac) (contre 125,50 en Janvier 2013)

126,24

PrEaViS Est-il exact que la loi Alur introduit de nouveaux cas de réduction du préavis ? Magalie L., Montélimar (26)

Concernant le troisième cas, à l’heure où ces lignes étaient rédigées, les zones « tendues » devaient encore être définies par décret. Il n’était donc pas possible de se prévaloir de ce motif pour justifier la réduction du préavis. La condition d’âge que le locataire dont l’état de santé justifie un changement de domicile bénéficie d’un préavis réduit. Cet état de santé doit toutefois être justifié par un certificat médical. Du reste, le texte prévoit plus largement que le locataire souhaitant bénéficier du délai réduit de préavis doit préciser le motif invoqué et le justifier au moment de l’envoi de la lettre de congé.

18

Plafond de la SS (mensuel) au 1er janvier 2014 (contre 3 086 € en 2013) SMIC horaire (brut au 1er janvier 2014)

3 129 €

9,53 €

SMIC mensuel brut (base 35 h)

1445,38 €

SMIC mensuel brut (base 39 h)

1651,82 €

PRÊTS IMMOBILIERS (10 À 30 ANS) Taux fixe

2,40 % / 4,05 %

Taux révisable

2,05 % / 3,90 %


LES ENGAGEMENTS

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