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r/e projects


Mathieu Bonardet Forces Contraires


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Léa Bismuth

Situation idéale : Terre-Geste-Horizon Tentons de saisir la portée d’un geste, celui de l’artiste qui décide de déployer son corps dans son amplitude afin de le confronter à une limite. La limite peut-être celle de la bordure de la feuille, mais, plus symboliquement, elle est celle de l’horizon ou encore celle de l’oeil qui ne voit que ce qu’il peut voir, face à un grand Tout qu’il ne peut nommer. Dans la pratique dessinée de l’artiste, tout est affaire de saturation et de relâche. Sans titre (diptyque), 2015, en témoigne par la saturation de la mine graphite – centrale, verticale, grise, presque noire – à partir de laquelle la lumière rayonne, comme depuis un centre aveugle et souterrain, caché dans les profondeurs de la feuille. À partir de ce rayonnement, le graphite se charge d’électricité, d’une force de concentration très resserrée, dont le seul but serait la dilatation, la dilution dans le blanc de la feuille. Comme deux aimants qui s’attirent ou se repoussent, la tension disparaît peu à peu pour laisser place à l’effacement, en une épure du geste devenu silencieux.

Sans titre (diptyque), 2015

mine graphite sur papier marouflé sur bois, 220 x 142 cm

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Paper spiral (folded), 2015 photographie numérique

Mathieu Bonardet dessine sur du papier, mais il entretient un dialogue fécond entre l’espace de la feuille et l’espace réel, celui du mur ou du sol, mais aussi celui du paysage et des « grands espaces ». Ainsi, lors de l’été 2014, il se rend aux États-Unis, avec la soif de voir un horizon plus grand que lui, dans une quête similaire à celle des artistes du Land Art. Il décide d’aller à la rencontre de la Spiral Jetty de Robert Smithson, qu’il finira par reconstruire à son échelle dans un champ du Colorado (Paper spiral (folded), 2015 ). Lors de mon entretien avec l’artiste, une image prégnante apparaît et ne me quitte plus : celle de Gina Pane, Situation idéale: Terre-Artiste-Ciel (1969 ), qui nous donne à voir la continuation physique du corps de l’artiste se découpant comme un corps étranger entre deux mondes, le ciel et la terre, qui ne coexistent que par leur ligne de démarcation. L’artiste fait ce lien impossible. Les deux pieds enracinés dans la terre de cailloux, la silhouette devenant une ligne dessinée à la verticale dans une horizontalité indépassable. Qu’y-a-t’il d’idéal dans cette situation ? Justement, son caractère inatteignable, et si difficile à tenir. Tenir contre le vent, et contre l’appel de la terre. Reste la tentative idéale de se positionner, une fois seulement, dans cette attitude défiant la gravité et, faut-il le préciser, la mort. Je pense aussi à Gino de Dominicis voulant s’envoler. Et à Bas Jan Ader expérimentant dans ses Falls la chute absurde, le corps devenu marionnette et n’y tenant tout

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simplement plus. Mathieu Bonardet dialogue avec ces artistes et il l’exprime très bien, en parlant de la pièce Sans titre (flamenco), 2013, pour laquelle il met en scène le corps d’une danseuse amateur de flamenco, martelant de ses pieds nus une surface carrée et recouverte de graphite : « ce qui m’intéresse ici, c’est la naturelle accélération du corps qui s’emballe, l’accélération jusqu’au chaos. Et c’est bien l’épuisement du corps qui appelle la course effrénée, l’accélération jusqu’à ne plus pouvoir tenir. Je veux créer un espace pour que ce simple jusqu’à puisse avoir un sens ». La question est bien la suivante : jusqu’où peut-on aller ? Jusqu’à quel point le corps peut-il se dépenser, déployer sa masse énergétique ? Jusqu’où l’amplitude du bras peutelle porter la mine du crayon ? Mathieu Bonardet tente de répondre, dans des œuvres à l’échelle de son corps à lui, pas si grand et costaud que ça, mais bien présent. Il affirme ainsi un corps investi de sentiments, de fluides, de souffles surtout, et capable de laisser des traces, de créer des lignes de fuite, des failles, de recouvrir ou de laisser vierge. L’œuvre de Mathieu Bonardet se construit entre le rien et le plein, avec des forces contraires, soulignant sans cesse que la simplicité est une quête, que le geste est une éthique, que l’horizon prend du temps.

Sans titre (flamenco), 2013

mine graphite sur papier marouflé sur bois, 80 x 80 cm et vidéo, 20’ Performé par Paquita Marsal

Sans titre (lignes) 18 / 25, 2011 photographie numérique

paru dans 50 / 52, 11-13 éditions ( 2015 )

Léa Bismuth est critique d’art et commissaire d’exposition indépendante. En septembre 2015, elle est commissaire de l’exposition Documents 1929-2015 à l’urdla (En résonance avec la Biennale de Lyon 2015 / focus).

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Alexandra Delage

Facteur Humain

Sans titre (polyptyque pour ligne d’horizon), 2011

mine graphite sur papier marouflé sur bois, 3x 200 x 80 cm

Polyptyque pour ligne d’horizon, fragments d’un paysage de fin de monde ou d’aube silencieuse. De loin d’abord, l’apparente froideur de grands corps inertes, rigoureusement disposés contre le mur; à peine penchés, ils projettent sur lui leur ombre discrète qui vient souligner encore leur présence. L’espace est habité, il faut s’approcher. Et puis, la surface vibrante qui trahit le geste. Dessous le blanc du ciel, les ratures minutieuses. Mathieu Bonardet a tout programmé. Dans son carnet de croquis, avec la précision mathématique d’un architecte, il a conçu sur deux dimensions son plan d’exécution. Soumises aux lois de la perspective, ses formes simples, minimales, existent déjà et habitent l’espace de la page sans hasard. Il est frappant de constater combien la photographie mentale de l’à venir diffère finalement peu de la photographie d’exposition. Tout est là déjà, tout est prêt. 9


Ce qui intéresse Mathieu Bonardet réside pourtant entre les deux. Comme si l’application et la méticulosité du travail en amont autorisait alors la dérive. Derrière l’apparente rigueur formelle, il y a l’empreinte d’un corps patient qui infuse jusqu’à l’épuisement son support. Journal intime d’un condamné consentant, les panneaux de Sans titre (polyptyque pour ligne d’horizon) parlent d’un espace et d’un temps éprouvés. Inlassablement, l’artiste a tracé sous l’horizon des traits à la mine graphite en en chargeant progressivement la densité, du gris pâle au gris foncé, profond et magnétique. La répétition rendue quasi absurde, d’un trait à l’autre, d’une page à l’autre. On l’imagine compter les secondes mentalement, inexorablement, ligoté à son crayon, la hachure comme une incantation. On l’imagine droit d’abord, debout et décidé dans l’atelier. Il a forcément dû se courber, s’accroupir, se demander pourquoi, à quoi bon, divaguer aussi. Il en va ainsi de la petite mécanique fragile du geste. Sous l’illusion faussement homogène du polyptyque, entre les croquis préparatoires et l’espace de la Collection Rosenblum, le facteur humain et l’écoulement du temps enduré. Et dessous le blanc du ciel, les imperceptibles variations du paysage mental de l’artiste.

paru dans le cadre de l’exposition Comme elle vient à la Collection Rosenblum ( 2011 )

Alexandra Delage est diplômée de l’École du Louvre et de l’Université Paris I. En 2009, elle collabore avec Guillaume Désanges sur la conférence-performance Signs & Wonders (Centre Pompidou, Tate Modern). Elle a travaillé pour Performa (New York).

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dessin préparatoire, 2011

mine graphite et crayon bleu, 25 x 38 cm

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recherche, 2011 mine graphite

paru dans le catalogue de l’exposition hasard d’ensembles, Beaux-Arts de Paris, éditions ( 2013 )

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Guitemie Maldonado D’abord, il y a eu des paysages, très simples, très épurés, marqués par le ruban d’une route ou des panneaux de signalisation muets. Et puis, comme par un effet de concentration, ne sont restés que des signes, ou plus exactement des lignes  : celle de l’horizon, celles qui délimitent des formes ou encore qui tracent n’importe quelle frontière. Une constante pourtant dans ces transformations : Mathieu Bonardet a continué d’employer le graphite qu’il apprécie parce qu’il est à la fois dur et friable, parce qu’il pourrait en faire une sculpture, mais qu’il lui arrive aussi parfois d’en laisser la poudre au sol après l’avoir usé sur le mur, enfin parce qu’il permet une grande variété de nuances et d’effets, tantôt épousant le grain du papier, tantôt lui conférant une certaine brillance. Et progressivement aussi, l’accent s’est déplacé du paysage vers la marche au sens large, la marche entendue comme un rythme, comme un mouvement répété et régulier qui entraîne le corps autant que la pensée. Sans titre (polyptyque pour ligne d’horizon) est ainsi le résultat d’heures et d’heures pendant lesquelles a été répété le même geste, jusqu’à l’épuisement. Mais rien de cela n’apparaîtra à la fin, tant le lent dégradé de l’ombre à la lumière et le mouvement d’élévation qu’il impulse inspirent plutôt la sérénité. Et pourtant, cette dimension physique de l’acte créateur semble prendre de plus en plus d’importance, qu’elle se sente dans des gestes plus appuyés, plus nerveux, déployés sur le mur ou qu’elle soit documentée, par un film, un enregistrement sonore ou encore par les restes d’un bâton de graphite brisé net. Car telle est la particularité des recherches de Mathieu Bonardet, qui par bien des aspects évoquent celles d’un Robert Morris : elles sont d’ordre à la fois conceptuel – tout est minutieusement prévu à l’avance dans ses dessins – et physique, qu’elles s’incarnent dans son propre corps ou dans les feuillets du graphite.

Endless road I, 2010

mine graphite sur papier, 50 x 65 cm

Endless road II, 2010

mine graphite sur papier, 35 x 50 cm

Fracture (vidéo), 2012 vidéo, 6’50’’

Guitemie Maldonado est critique d’art (L’Oeil, Connaissance des arts, Artforum). Elle enseigne l’Histoire générale de l’art du XXe et XXIe siècles à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris.

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Forces contraires exposition personnelle à la

galerie jean brolly 17.10.15 - 21.11.15

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vue de l’exposition Forces contraires, 2015 galerie Jean Brolly

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Sans18titre (diptyque), 2015

mine graphite sur papier marouflé sur bois, 220 x 142 cm


dessins préparatoires à Sans titre (diptyque), 2015

mine graphite et poudre de graphite sur papier, 76 x 56 cm chacun

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Sans titre, 2015

mine graphite et poudre de graphite sur papier, 63 x 90 cm

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vue de l’exposition Forces contraires, 2015 galerie Jean Brolly

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Sans titre, 2015

mine graphite sur papier marouflé sur bois, 220 x 70 x 40 cm


Sans titre, 2015

mine graphite et poudre de graphite sur papier, 76 x 56 cm

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Dessin au mur effectué par la répétition d’un geste brutal avec une mine graphite jusqu’à ce qu’elle se brise. La caméra, posée au sol, filme l’ombre de l’action qui se déroule au-dessus. Au bout de trois minutes, elle capte la chute du graphite qui après un bruit fracassant tombe au milieu du cadre.

Fracture II, 2015 mine graphite au mur et vidéo, 10’

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vue de l’exposition Forces contraires, 2015 galerie Jean Brolly

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Sans titre, 2014

mine graphite sur papier marouflé sur bois, 60 x 300 x 15 cm

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Sans titre, 2015

mine graphite et poudre de graphite sur papier, 56 x 76 cm

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Sans titre (polyptyque), 2015

mine graphite sur papier marouflé sur bois, 10x 185 x 70 cm

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Sans titre (polyptyque pour ligne d’horizon III), 2015 mine graphite sur papier marouflé sur bois, 218 x 204 x 75 cm

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Sans titre, 2015

mine graphite sur papier, 56 x 76 cm

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Three positions, six directions :

the brutalist ideal exposition collective à la

könig galerie 21.01.17 - 12.02.17

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vue de l’exposition Three Chapters, Six Directions : The Brutalist Ideal, 2017 König Galerie

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Cercle(s), 2011 vidéo, 28’

édition de 3 + 2 AP

Dans la vidéo Cercle(s), 2011, le bras tourne comme un compas et laisse la marque de son passage au mur à l’aide d’une mine graphite. Le corps répète le mouvement jusqu’au moment où, fatigué, le graphite chute des mains.

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Lignes, 2011

série de 25 photographies numériques, 36,6 x 56 cm chacune

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Lignes, 2011

série de 25 photographies numériques, 36,6 x 56 cm chacune édition de 5

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Replis exposition personnelle à la

galerie gradiva 20.05.16 - 20.07.16

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vue de l’exposition Replis, 2016 galerie Gradiva

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Sans titre (diptyque), 2016

mine graphite sur papier marouflé sur bois, 165 x 140,5 cm


Fanny Lambert

Replis

Tout paysage s’organise autour d’une dialectique du visible et de l’invisible qui, de toute façon, caractérise notre appréhension du monde. Gilles A. Tiberghien 1 Le contraste habite l’œuvre de Mathieu Bonardet. Tout du long, le graphite, sa matière première, tranche avec le blanc du papier, comme une étonnante fusion du détail et de la matière. Les lignes se font fidèles à l’œil mais poursuivent, autonomes, leurs fuites respectives. Dans ce règne de la tension, rigueur, précision et contrôle s’inventent face à la sensualité du geste qui transpire, la vibrance des effets, la souplesse des textures. Rien n’est proprement figé ni totalement volatile. Regardeur, on vogue dans cette ambivalence qui nous conduit vers des paysages mentaux. Nous ne savons plus rien. Si notre perception vacille à force de persistance rétinienne ou si ce paysage se retourne sur lui-même : « Soudain, le sentiment merveilleux de s’engloutir dans la terre, tandis que devant ses yeux éblouis et égarés de penseur et de poète s’ouvre un abîme »2. Une perception désignée par Merleau-Ponty comme « actes à deux faces »3 et ce que les phénoménologues nomment ailleurs, « horizon intérieur  ». Ainsi, le paysage et son insertion seront envisagés telle « une ligne au-delà de laquelle plus rien n’est visible »4. Chercher l’équilibre, le point de gravité, la mesure juste. Cet outil de mesure, Mathieu Bonardet l’obtient à partir de son corps qui devient repère absolu. La distance ne semble être valable pour l’artiste qu’en fonction de ce que son corps est capable d’atteindre. Une échelle qui se ballade dans ces paysages abstraits faits de failles, de gouffres et d’échappées lumineuses. Si l’horizon a longtemps été en ligne de mire de l’artiste, ce dernier semble décidé désormais à l’aborder autrement.

dessin préparatoire à Sans titre (diptyque), 2016

mine graphite sur papier, 76 x 56 cm

D’où peut être cet horizon intérieur qui jaillit de ces nouvelles formes concaves et ramassées. 53


Sans titre, 2016

mine graphite sur rouleau de papier arches grain fin, 620 x 113,5 cm

Avec Replis, Mathieu Bonardet abandonne peu à peu l’horizontal pour glisser littéralement vers la verticalité. Une tension aigüe et dilatée pourtant se fait sentir entre le sol (la terre), la pesanteur (ascension) et ces « espaces‑contre », comme il les nomme. Tous issus de la contrainte, ils convergent vers des abysses matriciels. « La liberté du geste n’existe que dans la contrainte » explique l’artiste en quête de « forces contraires »5. Dans ce périmètre du soi qui se replie sur lui-même, il faudra accepter cela, précise-t-il, et en laisser trace. En répondent ces œuvres sur papier pensées sans fond où l’horizon

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n’est plus toujours à hauteur du regard. Il se dessine en dégradés dans une chute infinie. Il se cherche, à la limite ; définie par celle que ses bras lui permettent. Rythmes, silences et envolées coexistent. Le dessin s’affranchit de sa bidimensionnalité, se détache pour apparaître en volume. La grande majorité des pièces réalisées pour l’espace d’exposition répondent en effet à cette intention de dresser le dessin au-delà de ses limites propres, et de l’émanciper des murs qui ont pour habitude de le soutenir. Dans une eurythmie idéale, le sfumato compense avec la lisière stricte des interstices, nous aspire en même temps qu’il nous revient, tel le pli qui peut s’observer d’un côté ou de l’autre et se dédoubler à l’infini.

dessin préparatoire, 2016

mine graphite et poudre de graphite sur papier, 83,5 x 60  cm

 Gilles A. Tiberghien, Pour une république des rêves, 2011, Les Presses du réel –Collection Œuvres en sociétés – Albums. 1

 « Soudain, le sentiment merveilleux de s’engloutir dans la terre, tandis que devant ses yeux éblouis et égarés de penseur et de poète s’ouvre un abîme. Ses bras et ses jambes naguère si pleins de vie sont comme figés. Le pays et les gens, les sons et les couleurs, les visages et les silhouettes, les nuages et la lumière du soleil, tout tourne autour de lui comme autant de spectres inconsistants ; il se demande : « où suis-je ? Le ciel et la terre coulent, et se mélangent précipitamment en une masse houleuse, étincelante et confusément chatoyante, de brouillard. Le chaos commence et les ordonnances disparaissent. » In Robert Walser, La promenade, Gallimard, 2007, p. 79. 2

 Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie perception, Gallimard, Paris, 1945. 3

de

la

 Cité par Gilles A. Tiberghein, Ibid., p. 200. Michel Collot, « Point de vue sur la perception des paysages », in La Théorie du paysage en France, 1974-1994, Editions Champ Vallon, pp. 212-213. 4

 Forces contraires, exposition personnelle de l’artiste, 17/10 /2015 – 21/11/2015, Galerie Jean Brolly. 5

Fanny Lambert est diplômée de l’École du Louvre et de l’Université Paris I. Elle est journaliste, critique et commissaire d’exposition. Elle est à l’initiative d’un projet éditorial intitulé Amorces : www.a-m-o-r-c-e-s.fr Elle est par ailleurs chargée du pôle art contemporain de la galerie Gradiva.

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vue de l’exposition Replis, 2016 galerie Gradiva

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Replis I-V, 2016

mine graphite et poudre de graphite sur papier, 90 x 63 cm chacun

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dessin préparatoire, 2016

mine graphite et poudre de graphite sur papier, 76 x 56 cm

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Sans titre, 2016

mine graphite sur papier marouflé sur bois, métal, 230 x 20 x 4 cm

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vue de l’exposition Replis, 2016 Rodin : Ève après le péché  galerie Gradiva à gauche

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Sans titre (gouffre), 2016

mine graphite et poudre de graphite sur papier, 63 x 166 cm

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Gouffres 1 - x, 2016

mine graphite et poudre de graphite sur papier, 55 x 90 cm chacun

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Rien d’autre en face que le pur espace exposition collective à la

galerie isabelle gounod 11.04.15 - 16.05.15

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vue de l’exposition Rien d’autre en face que le pur espace, 2015 galerie Isabelle Gounod

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Paper spiral ( unfolded in a straight line ), 2015

photographie numérique marouflée au mur, 230 x 80 cm

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Léa Bismuth

Rien d’autre en face que le pur espace Chemins qui ne mènent nulle part entre deux prés, chemins que l’on dirait avec art de leur but détournés, chemins qui souvent n’ont devant eux rien d’autre en face que le pur espace et la saison. Rainer Maria Rilke À la toute fin de sa vie, Rilke semble avoir trouvé l’apaisement en Suisse, où il achèvera ses fameuses Elégies de Duino et écrira notamment, en français, Les Quatrains Valaisans, dont ces lignes sont tirées. Ces quelques vers fragiles, vacillants et légers, écrits au détour d’un sentier, rassemblent trois jeunes artistes dont la préoccupation est justement, comme le poète, celle d’une ligne qui se cherche dans le paysage, ou le blanc de la page. Mathieu Bonardet a décidé, dans les grands espaces américains, d’aller jusqu’au bout de la ligne, à la recherche de la Spiral Jetty de Robert Smithson. Dans un ranch du Colorado, il s’installera dans une grande étendue pour y dérouler une ligne dans l’espace, et, littéralement, déplier la spirale de Smithson. La ligne, mince sillon tremblant tracé à la main, serpente sur une terre s’ouvrant sur le bleu du ciel. Non loin de là, la pièce sculpturale Faille s’ouvre quant à elle sur le sol, faille sismique ou tellurique, craquelure d’un sol trop chauffé par le soleil, ligne de séparation ou de scission. [...] Rien d’autre en face que le pur espace : cette phrase résonne dans la rencontre de trois artistes [Mathieu Bonardet, Bertrand Rigaux et Wilson Trouvé] qui ont en partage une ligne investie d’un sens du risque, de la fêlure, même lorsqu’elle endosse l’apparence rectiligne, de la tangente, même lorsqu’elle semble tenir sa route, de la souplesse du serpent même lorsqu’elle est tendue comme une corde. Reste l’horizon, ouvert sur l’illimité, ou au contraire point de jointure ou de suture.

Mathieu Bonardet, Bertrand Rigaux, Wilson Trouvé

extrait du communiqué de presse ( 2015 )

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Faille, 74 2013

mine graphite sur papier marouflé sur bois, 180 x1 80 cm


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La légende des origines exposition collective à la

galerie maubert 04.12.14 - 31.01.15

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Interstice II,792014

structure en bois, mine graphite et nĂŠon, dimensions variables


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Interstice II, 2014

détail du graphite sur les parois dans la lumière du néon

Les lignes qui couvrent les deux parois de l’interstice résultent d’un geste répété du bras qui cherche à aller le plus loin possible avec la mine graphite.

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Sans titre, 2014

mine graphite sur papier, 61 x 152 x 8 cm

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Dans ma cellule, une silhouette exposition collective à LA ferme du buisson

01.02.14 - 20.04.14

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vue de l’exposition Dans ma cellule, une silhouette, 2014 la Ferme du Buisson

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Dessin au mur dont le rythme d’exécution est impulsé par le tempo d’un métronome mécanique.

Sans titre (en allegro), 2013-14 mine graphite au mur et vidéo, 7’40’’

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Sans titre (marche), 2014

mine graphite sur papier marouflé sur bois, 240 x 240 x 8 cm et vidéo, 40’

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Mathieu Bonardet

Marcher vers (à mes grands-parents) Je suis un marcheur. Bien sûr mes marches ne ressemblent pas à cette ronde, mais il y a dans la marche un rapport au temps qui m’intéresse. Faire l’éloge de la marche, c’est souvent faire l’éloge de la lenteur. Or marcher ne me semble pas un choix de la lenteur. Dans la marche, il y a quelque chose de l’urgence. C’est le temps qui anime le marcheur. La marche est un effort patient surtout – et non de lenteur, un effort qui s’étire dans le temps. Dans cet effort endurant, l’épuisement progresse imperceptiblement jusqu’à ce que s’installe une certaine fébrilité à l’intérieur des brèches ouvertes par la fatigue dans notre ferme volonté d’avancer. Et c’est cette fébrilité dans le désir de continuer qui anéantit notre rationalité face à la sensation pure. Il y a de la folie grandissante chez le marcheur, une folie à l’oeuvre mais qui permet un nouveau degré d’accessibilité du monde extérieur. L’homme qui marche est un métronome, ses pas : le tempo de son rapport au monde. Mais cette rythmique de la marche, contrairement à la rythmique de la mécanique précise et irréprochable, finit par se dérégler dans un chaos d’impressions. La marche appartient au sursis. C’est la forme en action de la contemplation. Marcher est de l’ordre de l’expérience, et c’est cette expérience qui a animé Robert Walser toute sa vie, car même après avoir cessé d’écrire, il a continué ses longues marches dans la nature. Dans sa Promenade, la marche aboutit à une révélation existentielle, et l’angoisse de mort qui naît dans le paysage à travers l’expérience de la marche apparaît à l’acmé du récit :

Sans titre (marche), 2014 vidéo, 40’

« Considérant la terre, l’air et le ciel, je fus saisi de l’idée morose, irrésistible, qui me contraignit à me dire qu’entre ciel et terre j’étais un pauvre prisonnier, que nous étions tous lamentablement enfermés de la sorte, que pour nous tous il n’y avait nulle part un chemin menant dans l’autre monde, sinon ce chemin unique qui nous conduit à descendre dans le trou sombre, dans le sol, dans la tombe. » Ce rapport de la marche à la mort, je l’ai retrouvé par hasard chez Werner Herzog dans son journal Sur le chemin des glaces. Cette marche est une lutte contre la mort, 95


celle de son amie et critique de cinéma Lotte Eisner pour qui, ou plutôt contre la mort de laquelle, il va effectuer une longue marche solitaire de Munich à Paris. « Un ami parisien m’a téléphoné à la fin novembre 1974. Il m’a dit que Lotte Eisner était très malade et allait sans doute mourir. J’ai répondu : cela ne se peut pas. Pas maintenant. Le cinéma allemand ne peut pas encore se passer d’elle, nous ne devons pas la laisser mourir. J’ai pris une veste, une boussole, un sac marin et les affaires indispensables. Mes bottes étaient tellement solides, tellement neuves, qu’elles m’inspiraient confiance. Je me mis en route pour Paris par le plus court chemin, avec la certitude qu’elle vivrait si j’allais à elle à pied. » La marche est ici une prière, prière qui n’est pas seulement voeu mais action : c’est le moyen d’agir dans un domaine qui dépasse la raison car Werner Herzog ne peut rien pour son amie dans le domaine en-deçà du spirituel. C’est une action qui brave le sol, la terre enneigée, une action qui lutte contre les éléments terrestres, et le froid. Cette marche est une conjuration, elle a un caractère propitiatoire. La marche devient le rite qui la maintient en vie, mais ce sacrifice de Werner Herzog n’a pour but que d’obtenir un sursis. Cette fragile faveur intensifie le caractère d’urgence de la marche : c’est parce qu’il marche qu’elle reste en vie, mais paradoxalement, il doit malgré tout arriver avant sa mort pour que le charme opère. Ce journal a eu une grande importance pour moi, car je l’ai découvert très peu de temps après la marche qui m’est la plus mémorable : alors parti pour quelques mois à New York, j’ai rejoint depuis mon appartement les rivages de 96


Lorsque l’on rentre dans l’espace de la Ferme du Buisson, la grande dalle graphitée laisse apparaître l’absence du corps. La vidéo placée sur la mezzanine révèle la ronde.

l’océan Atlantique, ultime limite qui me séparait de la France et la Belgique, mes pays dont j’étais coupé, et de ceux que j’avais quittés, notamment ma grand-mère, malade. Je me souviens avoir pensé sans aucune logique : « tant que je marche vers elle, elle est encore là, elle est en vie. » Cela peut sembler absurde, tout comme cette ronde, qui elle aussi est un deuil.

paru dans le journal de l’exposition ( 2014 )

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Ruptures exposition personnelle à l’

espacio artkunstarte r/e projects

14.02.14 - 10.05.14

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vue de l’exposition Ruptures, 2014 espacio artkunstarte

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Alors que la trace apparue sur la dalle graphitée met en lumière l’absence du corps, la vidéo témoigne de l’apparition de cette trace par la répétition d’une séquence de flamenco. L’accélération progressive liée à l’emballement du corps va finir par épuiser la danseuse au bout de vingt minutes.

Sans titre (flamenco), 2013

mine graphite sur papier marouflé sur bois, 80 x 80 cm et vidéo, 20’ Performé par Paquita Marsal

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Interstice, 2014

structure en bois et mine graphite, dimensions variables

L’interstice est suffisament large pour que le bras puisse y passer mais pas le corps. Chaque trait est donc le résultat d’un geste qui trace ce qu’il peut atteindre.

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Interstice, 2014

dÊtail du graphite sur les parois de l’interstice

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Sans titre, 2014

mine graphite au mur, in situ

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Sans110 titre, 2014

mine graphite sur papier, 76 x 56 cm


dĂŠtail

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Ligne(s), 2011 vidéo, 5’

Dans la vidéo Ligne(s), 2011, le corps trace son passage à l’aide d’une mine graphite. Alors qu’il accélère progressivement, il perd de plus en plus le contrôle de la ligne qui semble être comme en expansion sur une surface sans limite ; mais à la fin de la vidéo, le corps heurte les murs placés hors du cadre. L’espace est plus resserré que ne le laisse penser le début de la vidéo. La série de photographies [p.47] fige le geste dans un mouvement d’apparence quasi‑chorégraphique.

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Cartographies intimes exposition collective au

116, montreuil 17.09.15 - 21.12.15

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dessin préparatoire à Sans titre (rouleau), 2015

mine graphite et poudre de graphite sur papier, 90 x 63 cm

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Endless road V (nothing else), 2010

mine graphite sur papier, 35 x 50 cm


I, 2012,

mine graphite sur mur et dépôt de graphite au sol, 165 x 80 cm


Mathieu Bonardet né en 1989, franco-belge.

mathieubonardet@gmail.com www.mathieubonardet.com

Expositions personnelles 2016

Replis, galerie Gradiva, Paris

2015

Forces contraires, galerie Jean Brolly, Paris

2014

Ruptures, espacio artkunstarte – r/e projects, Madrid

Expositions collectives (sélection) 2018

Talents contemporains, 6ème édition, exposition des Lauréats du Prix de la Fondation Schneider,

2017

Le 6b dessine son salon, 6b, Saint-Denis

Centre d’art contemporain, Wattwiller

Three Positions. Six Directions : The Brutalist Ideal, exposition collective en trois chapitres avec Mathieu Bonardet, Alicja Kwade, Atelier van Lieshout, Navid Nuur, Pieter Vermeersch, Franz Erhard Walther, Christoph Weber, sur une proposition de r/e projects, König Galerie, Berlin

2016

Art protects, au profit de la lutte contre le sida, galerie Yvon Lambert et fondation edf, Paris

Virage, Galerie De Roussan, Paris

2015

Art is Hope, au profit de la lutte contre le sida, Piasa, Paris

Cartographies intimes, dessin et volume, 116, Montreuil

Rien d’autre en face que le pur espace, galerie Isabelle Gounod, Paris

2014

La légende des origines, galerie Maubert, Paris

Biennale de Belleville, Cammina Cammina, Pavillon Carré de Baudouin, Paris

GROUP show, galerie Stefan Röpke, Cologne

Biennale du Dessin des Beaux-Arts de Paris, Cité internationale des arts, Paris

Dans ma cellule, une silhouette, la Ferme du Buisson, Noisiel

2013

3 days in Paris, galerie Jean Brolly, Paris

De leur temps 4, Centre d’art Le hangar à Bananes, Nantes

Art protects, au profit de la lutte contre le sida, galerie Yvon Lambert, Paris

hasard d’ensembles, avec Djamel Tatah et ses étudiants, GAC, Annonay

2012

21x29,7, Galerie de Roussan, Paris

Series of lines, T-Gallery, Bratislava

2011

Palindromes, Galerie de Roussan, Paris

A studio piece, Hunter College MFA Open Studio, MFA Building, New York

Comme elle vient, les lauréats du Prix des amis des Beaux-Arts, Collection Rosemblum, Paris

Opération Yvon Lambert + aides  au profit de la lutte contre le sida, galerie Yvon Lambert, Paris


Foires 2017

Art Genève, avec la galerie Jean Brolly, Palexpo, Genève

2016

Galeristes, avec la galerie Jean Brolly, Carreau du temple, Paris

Amsterdam Drawing, avec la galerie Jean Brolly, NDSM-Werf, Amsterdam

Art Paris Art Fair, avec la galerie Jean Brolly, Grand Palais, Paris

2015

Art Paris Art Fair, avec la galerie Jean Brolly, Grand Palais, Paris

2012

Drawing Now, avec la Galerie de Roussan, Carrousel du Louvre, Paris

2011

FID, Foire internationale du dessin, Cité internationale des Arts, Paris

Interventions 2015

Colloque États du dessin, frac Haute-Normandie

Rencontre autour de l’exposition Rien d’autre en face que le pur espace avec des étudiants L3 et M1 de Paris 8

Prix 2017

Lauréat du prix Talents Contemporains de la fondation François Schneider dans la catégorie « dessin »

2015

Finaliste du prix Découverte des amis du Palais de Tokyo

2014

Finaliste du prix Talents Contemporains de la fondation François Schneider dans la catégorie « dessin »

2013

Lauréat du 34ème International Takifuji Art Award

Lauréat du Prix de dessin du cabinet des amateurs : trois dessins intègrent les collections publiques de l’ensba

2011

Lauréat du prix des amis des Beaux-Arts : Prix agnès b.

2010

Lauréat du Prix Diamond

Publications 2017

Le dessin en partage, Beaux-Arts de Paris, éditions

2015

50 / 52, 11-13 éditions

2014

Biennale de dessin des Beaux-Arts de Paris, Beaux-Arts de Paris, éditions

Diplomés 2013, Beaux-Arts de Paris, éditions

Artaïssime n°6, www.artais-artcontemporain.org

2013

Roven n°10, Roven éditions

De leur temps 4, Silvana Editoriale

hasard d’ensembles, Beaux-Arts de Paris, éditions

2012

Comme elle vient, Prix des amis des Beaux-Arts


Formation 2013

DNSAP - École nationale supérieure des beaux-arts de Paris

2011

MFA Program - Hunter College de New York (échange scolaire)


Remerciements

Expositions

Forces contraires à la galerie Jean Brolly

Ruptures à l’espacio artkunstarte r/e projects

Équipe Jean Brolly Jean-Paul Robin Nazaire Bayala Bénédicte Albessard Three Positions, Six Directions : The Brutalist Ideal à la König Galerie Commissaire Nöel Estrada Équipe Laura Attanasio Moritz Lange Susann Rezniczek Replis à la galerie Gradiva Commissaire Fanny Lambert Équipe Jocelyne Mercier Rien d’autre en face que le pur espace à la galerie Isabelle Gounod Commissaire Léa Bismuth Équipe Isabelle Gounod Myriam Boutry La légende des origines à la galerie Maubert Commissaire Léa Bismuth Équipe Florent Maubert Charles Rischard Dans ma cellule, une silhouette à la Ferme du Buisson Commissaire Lore Gablier Équipe Céline Bertin Lucie Rochette

Équipe Stefan Röpke Noel Estrada Natalia Márquez Cartographies intimes au 116, Montreuil Équipe Jane Toussaint Marine Clouet

Merci particulier à Noel Estrada et Stefan Röpke Michaël Wilhelm Laura Barthélémy Heather Seavey Mony Gerard Djamel Tatah et aux auteurs des textes Léa Bismuth Alexandra Delage Guitemie Maldonado Fanny Lambert

Livre Création graphique et réalisation Mathieu Bonardet Crédits photographiques Mathieu Bonardet p.16, 22, 24, 27, 28, 32 et 36 : Jean-Paul Robin p.70 et 73 : Rebecca Fanuele p.88 - 97 : Émile Ouroumov p.116 : Jérôme Combe

Édité par r/e projects www.artkunstarte.com Merci à r/e projects pour l’impression de ce catalogue en 100 exemplaires, achevé d’imprimer en juillet 2017.

Profile for Mathieu Bonardet

Mathieu Bonardet  

Forces Contraires

Mathieu Bonardet  

Forces Contraires

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