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"Une pierre donnée par un ami est une pomme." Photos par Flashport & l’équipage 963

4L Trophy 2011

L’aventure vécue par l’équipage 963 (EDC-EXIA)


Etape 1: Village de départ - Paris (SDF). Enthousiasme et excitation sont les maîtres mots des 1250 4L qui s’élancent ce jeudi matin.


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Entraide, aventure, humanité. Voilà les valeurs qui ont guidé notre périple. Avant toute chose, nous tenons à remercier tous ceux qui, au long de cette année de préparation, ont été à nos côtés, tant financièrement que dans la pratique. Picard, Timberland (magasin d’AvantCap), L’Okyia lingerie, Hope Diamant Finances, DomServices, EDC Paris et EXIA Aix-en-Provence nous ont permis de réaliser cette aventure. Aussi nous insistons sur le fait que nous sommes deux à être partis, mais la solidarité s’est opérée un an avant le raid, avec le concours de Patrick, Manu, William, nos parents (pardon aux mamans pour le stress!), Alex, Delphine, Claude, les frères Chatelain, et bien d’autres...

C’est avec émotion que nous réalisons ce roadbook pour vous permettre d’imaginer ce qu’a été notre aventure. Nous avons vécu une expérience sublime, que nous recommandons à tous, jeunes et moins jeunes, plus ou moins aventuriers, mécaniciens ou pas (comme nous!). D’ailleurs, ce que nous retenons après coup - au-delà des paysages et de l’accueil marocain - ce sont toutes les galères: mettre de l’éthanol dans le réservoir, casser le frein à main et le substituer par deux pierres pour le ferry, perdre la galerie, casser un amortisseur! Ce sont les souvenirs qui priment...


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Cap au Sud ! Nous traversons l’Espagne, direction Algeciras, sans oublier de nous arrêter dans des petits villages, où Pata Negra et vino rojo sont de mise. Etonnant de voir à quel point le pouvoir d’achat est ici décuplé. La fatigue nous submerge... mais nous arrivons.

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Après 26h de route non-stop nous arrivons vendredi à 18h au bivouac d’Algeciras. Recalés à la vérification technique à cause de l’anneau de remorquage avant (fixé sur le support de boîte de vitesse), nous résolvons le problème (grâce à Renault Chatelain). Nous sommes fin prêts.


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Ces 2000 premiers km de routes n’ont pas été de tout repos pour les équipages et leurs bolides. Un équipage devra même acheter un moteur flambant neuf, dont il récolte la somme grâce à la solidarité des autres équipages. 3 heures plus tard, ils roulent à nos cotés...


Algeciras est le lieu des derniers réglages. Nous y faisons quelques courses de dernière minute, laissons 2 pneus routes dans le parking de l’hôtel et réorganisons (encore) le coffre ! 9


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C’est à 3 heures, dimanche matin, que nous montons à bord du ferry pour traverser le détroit de Gibraltar. 1h30 de navigation pour changer de continent, 2h de déchargement... Arrivés au port de Tanger à l’aube, nous passons les formalités de douane avant de prendre la route.

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Etape 2: Tanger - Enjil Immersion totale en plein coeur du Maroc, cette étape de 500 km laisse sans voix, donnant l’impression de vivre plusieurs journées en une seule...


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Cela va faire 7h que nous roulons sans cesse, et la première étape africaine offre des paysages aussi hétéroclites que splendides. Au fil de la montée dans le Moyen Atlas, la neige se laisse percevoir sur les côtés de la route, ce qui présage une nuit glaciale.


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Première nuit, premiers frissons : nous nous perdons dans le bivouac - qui change de physionomie à chaque instant - en allant aux toilettes... Bonne rigolade ! Première astuce : dresser la pelle sur le toit pour un repérage garanti !!

ant Enjil Montée dans le Moyen Atlas, peu av

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Etape 3: Enjil - Errachidia Première étape pour le classement, nous en avons tous rêvé! Pistes, cailloux et dunes, voilà un environnement bien différent de celui de La Défense...


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Notre roadbook nous mène dans des villages enfouis dans le désert, dont les enfants sur le bord de la route nous accueillent avec enthousiasme, sans oublier de demander un stylo (un des premiers mots qu’ils doivent apprendre à l’école à voir l’âge de certains...).

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La caravane de 4L forme de réelles colonnes dans le désert. Nous roulons des heures au milieu de nul part. De gigantesques plateaux nous permettent d’avoir un horizon lointain, égalé uniquement en mer, ou dans les airs...

"La Dameuse"...

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Nous n’avons pas encore parlé des températures... Notre thermomètre de bord (Oui ! nous avons investi !!!) nous fait réaliser que la température dans l’habitacle monte jusqu’à 50°C, bien loin des températures négatives de la première nuit !


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Se presser lentement... La notion de temps est une vÊritable philosophie de vie au Maroc, la nonchalance marocaine est tout entière contenue dans ce dicton: "Qui se presse se retarde" ou encore " On a tout le temps de mourir !"

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Un proverbe berbère affirme que le premier verre de thé est sucré comme la vie, le deuxième , doux comme l’amour, et le troisième, amer comme la mort...

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Les soirées au bivouac sont appréciées! Moment de détente et de partage, ces instants tournent tout de même autour du repas, et, toujours, des réparations des 4L. 34


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Les Marocains n’aiment pas dire non ou opposer un refus formel. Au mendiant qui réclame de l’argent, ils choisiront les formules "Dieu y pourvoira" ou "Dieu ne l’a pas voulu." Par excès de politesse, ils préféreront détourner la conversation plutôt que de répondre par la négative.


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En affaires, on n’attaque jamais d’emblée les discussions essentielles. On voit ici Mathieu parler du temps et du raid, avant d’attaquer un problème plus délicat... le prix !


Etape 4 : Errachidia - Merzouga Nous roulons à destination des dunes majestueuses de l’Erg Chebbi, proche de Merzouga. Nous remettrons les dons dans la soirée, mais d’abord, place au franchissement des dunes...

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Palmeraies - Oueds... Le palmier dattier fait partie des symboles de la création évoquée par le Coran. Depuis trois mille ans, les hommes ont recours à l’insémination artificielle pour le rendre productif.

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Nous en rêvions, les dunes nous attendaient. Nous "explosons" quelques kilomètres avant le franchissement un de nos pneus neige en coupant la piste. Ils nous faudra 20 minutes, 4 pneus changés et 3 litres d’eau pour repartir.

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Une multitude de petits métiers facilitent la vie et font vivre les plus démunis. Le gardien de voiture, les vendeurs de cigarettes à l’unité, les ramasseurs de bouteilles en plastique vides, les garagistes et les électriciens sont autant de commerçants ambulants prompts à marchander...


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Le passage des dunes a été fatidique pour notre galerie "maison" (faite de grillage, fils de fer, vis et scotch...). Les pattes de fixation ont glissé sur la gouttière, et nous avons manqué de peu que le tout tombe sur le capot. 10 minutes de réparations rudimentaires suffiront pour repartir !

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Pour éviter l’ensablement, on nous conseille de dégonfler les pneus d’environ 0,5 bar. Cette démarche est fructueuse: nous ne nous ensablons pas pendant le franchissement (mais nous le ferons plus d’une quinzaine de fois tout au long du raid...).

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Le "bac à sable" (photo en bas à gauche), s’étend sur environ 4km (soit 4h). Nous nous apercevons ici que la solidarité est nécessaire pour sortir 500 voitures du sable... 52


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Sur le visage des femmes berbères, des tatouages signent leur appartenance à leur tribu d’origine. Les motifs sont tracés au bleu de blanchisseuse. Puis, à l’aide d’une aiguille, la tatoueuse pique légèrement la peau suivant les lignes dessinées par la poudre.


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L’ensemble des équipages a remis pour cette édition, 82 tonnes de fournitures scolaires, médicales, énergétiques et sportives. Un record qui ne demande qu’à être battu par les suivants!


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Etape 5 : Merzouga - Timerzif Après l’humanitaire, le sport... La plus sportive des épreuves nous rend notre état de crasse, quelques heures après avoir pu nous doucher à Merzouga, mais nous gardons le sourire!

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Entre les villages perdus, nous roulons sur des pistes entrelacÊes. Nous profitons de gigantesques plateaux pour couper la route et gagner quelques kilomètres, mais nous y laisserons un amortisseur et de belles frayeurs...

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1200 4L, รงa laisse perplexe...

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Nous n’avons jamais vu une concentration aussi importante d’enfants aux abords des villages reculés. La plupart nous accueille en nous saluant d’un geste de la main, alors que les adultes restent plus en retrait, moins expansifs...


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Le 4L Trophy 2011 est aussi l’occasion pour les étudiants de faire preuve d’originalité, et à chaque journée sa découverte ! Skaters du desert, vaches, barbies, super héros... tous rivalisent pour représenter une école, une région, ou simplement pour s’amuser ! Que du bonheur.

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Un "mécagicien" répare en 15 minutes notre amortisseur, ce qui nous permet de prendre la piste (qui nous avait été initialement interdite par les commissaires de course). 70


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Balek, balek ! Les ânes et les mulets qui circulent sont précédés d’un Balek, balek ("Attention!"). Ils portent de lourdes charges sur leur dos, réparties dans des chouaris, paniers tenus en équilibre.

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Dans ces ĂŠtendues dĂŠsertiques, nous ne rencontrons que des enfants des villages voisins, dont certains ont la malice de nous faire ralentir pour nous ensabler (en sautant par groupes de 4 sur les pare-chocs), puis de nous demander, avec sourire, quelques dirhams pour nous en sortir...

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Etape 6 : Zagora - Marrakech Vitesse, prise de risque et adrénaline sont de rigueur pour gagner des kilomètres sur le roadbook. Nous finissons 78e sur 1250, la tête pleine d’images, avec une seule envie: Repartir.


Book équipage 963, 4L Trophy 2011