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Visite de notre éleveur de porcs bio, la Ferme de Mesenguy, du 25 Mai 2013 11 Participants : Cecile & Pascal Ponthieux et leur fille, Emmanuel Pechiney et ses enfants, Joëlle et Christian Dessalines, Erika Spooren (gestionnaire du contrat) Monique Emery et Eric Deorsola

La Ferme de Mésenguy se trouve à Villotran dans l'Oise au sud de Beauvais, à 100 km de Massy. Après avoir fait de la volaille pendant 15 ans, la ferme change de direction et se lance dans le cochon en 1999. Elle est passée bio depuis trois ans. Sylvie DEZUTTER et Philippe LOGEAY nous ont reçu d'abord dans la porcherie puis sur la ferme pour un pic nique partagé avec d'autres amapiens venus à l'occasion de cette porte ouverte.

L'alimentation (bio) provient d'une fabrique d'aliments spécialisée en bio approvisionnée par 4 céréaliers (bio) de l'Oise. L'alimentation représente 80% des charges de l'élevage... Philippe a donc décidé de produire sur ses propres terres un peu de céréales bio pour fabriquer l'alimentation de ses cochons mais n'a pas la surface pour devenir auto-suffisant. L'élevage bio se fait sur paille et produit du fumier (mélange de déjection et de pailles) qui est utilisé comme fertilisant naturel. La ferme de Mésenguy récupère la paille des céréaliers bio de la région et leur fourni en échange du fumier. Il n'y a ainsi pas de problématique de déchets et de pollutions et cela est également économiquement intéressant pour les deux parties. Il y a des élevages de porcs qui n'assurent pas les naissances et qui achètent des porcelets pour les engraisser. Ici, il y a une nurserie depuis 2006 et la ferme vends des porcelets à d'autres éleveurs. C'est le seul moment ou les truies ne sont pas libres de leurs mouvements. Elles écraseraient leur progéniture. La ferme sélectionne elle même ses verrats (cochon mâle pour la reproduction) qui assurent naturellement 40% des naissances. Le reste est effectué par insémination artificielle de souche bio.

Devenons consomm'acteurs

Massy Manger BIO

contact@massymangerbio.fr

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Un éleveur doit également se préoccuper de la génétique. Le choix des races et de leur croisement influencera l'exploitation et la qualité de la viande. Certaines variétés sont prolifiques (20 petits) mais grasses, d'autres font de la bonne viande mais ne sont pas maternelles (elles écrasent 90% de la portée), robustes mais bagarreuses, …. Le vétérinaire n'intervient pratiquement jamais. Son forfait déplacement coûte plus cher que la valeur des cochons … Il n'y a pas d'utilisation d'hormones en bio ni de traitement préventifs par des antibiotiques comme cela est le règle en conventionnel. La vaccination est par contre systématique mais s'effectue à la naissance. Le conventionnel utilise également les hormones et les antibiotiques pour accélérer la croissance jusqu'au « dernier moment » … La taille d'une exploitation se mesure en nombre de truies, sachant que celles-ci feront 2,5 portées par an et mettrons bas 12 à 20 porcelets par portée. Ceux-ci seront sevrés (alimentés par leur mère) pendant 6 semaines contre 3 pour le conventionnel. La taille habituelle d'une exploitation industrielle est de 400 à 1000 truies. Ici, il y en a 90. Cela fait quand même du monde ! Les cochons bio accèdent dés la naissance à un espace ou ils peuvent se déplacer librement et partiellement en plein air. Ce n'est pas le cas du conventionnel ou les cochons sont immobilisés un peu comme des poulets en batterie. Ils mettront plus longtemps à prendre du poids mais ne contiendront ni antibiotiques ni hormones. Vive le bio !

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Les abattoirs du département ont tous fermés. La filière porcine va mal d'une façon générale. Philippe va dans la Somme à Montdidier à 80 km et risque de devoir aller encore plus loin si ce dernier venait à fermer. Il est à noter que les cantines des établissement scolaires à la recherche de bio ne sont pas prêtes à acheter une carcasse entière de cochon mais uniquement des morceaux à préparation simple comme les côtelettes. Pour assurer plus de débouchés au bio, il faudra soit un changement de mode de pensée et d'organisation des cantines soit l'apparition d'un intermédiaire qui saura valoriser tout le cochon et alimenter les cantines. Les AMAP et la vente directe représentent environ 30% des ventes. Cette clientèle fiable qui assure un débouché minimum a contribué à ce que la Ferme de Mésenguy encaisse par exemple les arrêts brutaux des achats d'une coopératives ou d'un gros client. On retrouve bien là le rôle des AMAP.

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Visite ferme mesenguy