Page 1


LMVDR

photographie numĂŠrique Chicago, 2015


CV

pages 4 et 5

ARCHITECTURE

sélection de concours et travaux étudiants (du plus récent au plus ancien) pages 6 à 53

PHOTOGRAPHIE

argentique et numérique pages 54 à 63

GRAPHISME

travaux personnels et associatifs pages 64 à 73

TRAVAUX DIVERS

pages 74 à 85

3


PROFIL 22 ans, né le 19 janvier 1994 Étudiant en 4ème année à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg, en échange au Québec, passionné d’art et de technologies numériques, doté d’un relationnel aisé favorisant le travail en équipe. Permis B

OBJECTIFS Après trois années passées à étudier l’architecture à l’ENSA de Strasbourg, j’ai la chance d’élargir ma formation et mon champ de connaissances grâce à une mobilité à la Faculté d’aménagement, d’architecture, d’art et de design de l’Université Laval, à Québec. Je souhaiterais prolonger cette expérience à travers un stage dans une agence d’architecture au Québec. Ce stage international s’inscrit dans mon cursus universitaire et me permettrait ainsi de découvrir la manière de travailler outre-atlantique.

COMPÉTENCES EN INFORMATIQUE Suite Office

Suite Adobe

Architecture


CO N TAC T

http://martinjournot.com 221 rue Saint Paul G1K3W3 Québec (QC) +1 (581) 777-3680 / +33 (0) 6 76 56 89 24 martin.journot@strasbourg.archi.fr

FORMATION

EXPÉRIENCE

2015-2016 Année de Maîtrise en échange Université Laval, Québec, Canada Association l’OBJET Equipe graphisme

Juillet - Aout 2014 Stage de première pratique Sarl d’Architecture Paul Le Quernec, Strasbourg

2012-2015 Licence d’architecture École Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg, France Association CERF Responsable communication Président du club musique Association LA FABRICASENS Responsable communication

Août 2013 Stage ouvrier Laurent Puig, Besançon

Placo

Peintures

Finitions,

Août 2011 et Août 2012 Travail saisonnier BCR Plastics Group - CEBO Injections SA, Vallorbe, Suisse Opérateur de production

2009-2012 Baccalauréat Général, Série S Européenne, mention Bien Lycée Xavier Marmier, Pontarlier, France

LOISIRS

LANGUES

Hobbies Guitare, musique en groupe Photographie Graphisme Ski alpin

Français Langue maternelle

Intérêts Architecture, design Art, expositions, musées Musique, concerts Cinéma Voyages et découvertes

Anglais 1ère langue vivante Niveau B2, obtention du CLES 2 en 2014 Allemand 2ème langue vivante

5


ARCHITECTURE

sélection de concours et travaux étudiants (du plus récent au plus ancien) pages 6 à 39

Maisons en bande

7


TRILLO EQUIPEMENT PUBLIC La Havane (CUBA)

Master 1 / Novembre-Décembre 2015

Atelier Pierre Thibault - Université Laval (QC)

Ce projet fait suite à un voyage d’études à La Havane, capitale cubaine. Il constitue un réel challenge dans la façon de penser l’architecture, tant le climat est déterminant et les problématiques sociétales sont cruciales. Après avoir étudié la ville sur place, il nous a été demandé de réfléchir aux enjeux de cette capitale en changement rapide depuis la récente ouverture des frontières du pays. J’ai choisi de développer un doubleprogramme, mêlant bibliothèque et espaces de co-working. Ce système de bureaux partagés, modèle européen en plein développement, pourrait trouver une nouvelle forme dans des pays comme Cuba, permettant la création de petites entreprises à moindre coût, tout en développant des échanges humains. Cette pluralité des programmes permet de créer un véritable pôle de convivialité, de favoriser l’accès à des ressources afin de mettre l’accent sur la création. L’idée ici est de tenter de redynamiser l’économie locale par la culture, l’échange et le partage. Ce nouveau bâtiment public a pour vocation de favoriser l’innovation et l’émergence d’idées nouvelles en rassemblant les personnes, en mettant en commun les savoirs dans un terrain fertile à la collaboration. Ce projet trouve place aux abords du Parque Trillo, lieu situé dans un quartier dynamique, à mi-chemin entre l’université et le centre-ville de La Havane. Il s’inscrit dans une dent creuse

au rapport avec la place intéressant, ce « vide » dans la ville à proximité d’un espace public fréquenté représente en effet le lieu parfait pour implanter un bâtiment public se voulant dynamique et fédérateur. Les deux programmes développés s’expriment dans deux volumes surélevés afin de créer un parvis public et ouvert, en lien direct avec la place. Entre ces deux entités, une cour centrale, cœur du projet, offre un lieu de rencontre ombragé, calme et protégé. Prolongement plus intime de la place, elle vient en quelque sort unir le projet. La lumière a ici été utilisée comme véritable guide du projet, en essayant de privilégier la lumière indirecte, pour se protéger de la forte lumière du sud tout en conservant les vues. Un bardage ajouré agit ainsi comme un filtre et vient unifier le projet dans un langage commun utilisant deux trames différentes. L’accent a été mis sur les « espaces informels » , traités avec une matérialité différente du reste du projet et venant se déployer dans le bâtiment. Groupés au niveau des espaces de circulations, ils leur donnent une nouvelle fonction : lieux de rencontre, d’échange et de discussion, ou de travail plus informels. Ils forment ainsi une transition entre la cour et les espaces de travail plus formels qui sont séparés par des panneaux en clairevoie offrant un peu d’intimité tout en préservant les vues et la lumière.

9


Trillo Bibliothèque et bureaux partagés à La Havane

Typologies de la bibliothèque

Un espace de détente extérieur dédié au bureaux

Typologies du bureau

RDC

RDC 1 : 200

Vue depuis

Des espace

Coupe dans l’espace de la bibliothèque 1 : 100 +1 +11 : 200

+2 +21: 200

+3 1: 200 +3

Coupe dans l’espace de bureaux 1 : 100

Vue de la bibliothèque Vue de l’espace bibliothèque

Coupe pers


s le sommet des gradins : les espaces informels

es informels liant le projet

spectiveCoupe perspective

11


CONCERT HALL CONCOURS INTERNATIONAL AC/CA Tokyo (JAPON)

Juin 2015 En binôme avec : Manon Lhomme, étudiante à l’ENSAS

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un concours international organisé par AC/CA, et qui propose aux étudiants et architectes d’exprimer leurs idées à travers un projet de salle de concert à Tokyo. Pour notre équipe de deux étudiants, ce concours était l’occasion de se confronter à un programme riche et complexe, dans une ville aux enjeux différents de ceux avec lesquels nous devons composer habituellement. Situé à mi-chemin entre le quartier chic d’Omotesando et le plus populaire de UraHarajuku, le projet se devait de devenir une entité marquante dans le paysage tokyoïte, tout en gardant une certaine modestie dans sa forme. L’idée principale qui sous-tend ce projet était de proposer un accès à la musique à tous, de rassembler le maximum de public en amenant la musique jusqu’au niveau de la rue. En partant de ce postulat, nous avons voulu offrir plus de possibilités pour les représentations, nous conduisant à la création de scènes intérieures et extérieures en plus de la principale salle de concert.

A l’extérieur, le parvis du bâtiment se transforme en scène ouverte, à la fois en relation avec la rue et la ville tout en étant protégée, comme dans un écrin. Il se veut être le prolongement naturel de la cafétéria et de la salle de répétition. Cette scène se prolonge à l’intérieur du bâtiment à travers un gradin multi fonctionnel, faisant office d’espace de circulation, mais aussi de lieu de détente et de représentation. La circulation est structurée autour de chaque volume, d’une manière fluide qui résulte de la sobriété des espaces intérieurs. Ces derniers sont enveloppés dans une double-peau, faite d’éléments s’étirant et se contractant au rythme des espaces, qui rappelle les formes de l’origami, art traditionnel japonais. La salle de concert est à l’image de l’esthétique générale du bâtiment, le volume créé par les plis vient contraster avec la pureté des matériaux utilisés - bois et béton blanc. Ces aspérités ainsi créées et positionnées avec soin permettent un contrôle efficient de l’acoustique de la salle, afin que chaque spectateur puisse jouir des meilleures conditions de représentation possibles.

13


Concours international Salle de concert à Tokyo

Le site

Salle principale

Coupe perspective

Push and Pull

Hall et gradin intérieur

Espaces associés à l’auditorium


Deux gradins connectés

Pincement

Façade pliée

Espaces associés aux musiciens

Espaces extérieurs

Enveloppe externe

15


EEPN ECOLE EUROPEENNE DE PHOTOGRAPHIE Nantes (44)

Licence 3 / Février-Juin 2015 PROJET DE FIN DE LICENCE Atelier D. Coulon Situé à la pointe ouest de l’Ile de Nantes, ce projet s’inscrit dans un programme de reconversion urbaine à grande échelle. A la fois connecté et connecteur, il se veut phare et marquant tout en respectant le plan d’urbanisme imposé par la SAMOA, la société d’aménagement locale. Le programme d’une Ecole Européenne de Photographie est à la fois riche et varié. Aux espaces d’enseignement viennent s’ajouter en effet une bibliothèque ouverte à tous, des espaces d’exposition et de monstration, deux auditoriums pour assister à la projection de films, de conférences… J’ai choisi d’axer mon approche du projet sur cette complexité programmatique, en travaillant les relations entre chaque espace et les différents publics, ainsi qu’en développant en profondeur les espaces techniques, studios photos, ateliers de développement, FabLab... tous avec leurs caractéristiques propres qui présentent des exigences techniques importantes : accessibilité, équipements, contrôle de la lumière… Comme pour la photographie, la lumière est l’un des éléments directeurs du projet, tant par sa présence que son absence, offrant au bâtiment des contrastes lumineux marqués, selon les différents espaces. Le travail sur le béton, tantôt noir, tantôt blanc, renforce cette idée de contrastes mais apporte aussi à l’édifice une certaine neutralité, n’attendant que les travaux d’étudiants pour se découvrir une identité propre et exclusive.

Cette école se veut largement ouverte au public, en partant du postulat que l’on fait de la photographie pour la montrer, l’exposer. L’école devient ainsi un lieu d’exposition à part entière. Elément connecteur et central du projet, un espace d’exposition serpente dans le bâtiment. En proposant des espaces aux volumes différents et variés, celui-ci permet d’exposer les travaux des étudiants, allant de l’exposition de négatifs à d’immenses tirages, et de les soumettre à la critique du public. Cet espace d’exposition se déroule depuis le hall d’entrée jusqu’à la bibliothèque au dernier niveau, desservant les autres éléments du programme : salles de cours, studios, cafétéria… Des jeux de niveaux et des ouvertures dans les plans horizontaux permettent de hiérarchiser différents degrés d’intimité en fonction des publics concernés, en laissant voir les espaces d’enseignement mais sans pouvoir y accéder lorsque l’on est simple visiteur. L’école se lit comme un organisme vivant, aux espaces ouverts et aux nombreux lieux de détente, incitant les élèves et les autres utilisateurs à y passer du temps. Elle est un véritable lieu de vie et de repos ou chacun peut observer, découvrir, expérimenter, créer, exposer, dans un cycle d’apprentissage et d’inspiration perpétuel.

17


Ecole EuropĂŠnne de Photographie de Nantes

Masse


RDC

19


Ecole EuropĂŠnne de Photographie de Nantes

Coupe longitudinale


+2

21


Ecole EuropĂŠnne de Photographie de Nantes

Elevation sud

Coupe perspective


Elevation ouest

23


EXTENSION D’UNE MAISON Concours Archistocken - LAUREATS Chamant (60)

Concours : Mai 2015

Construction : 2016 en groupe de 4

Proposé dans le cadre d’un cours de conception environnementale, ce concours pour une extension de maison individuelle proposait aux étudiants lauréats de collaborer à la réalisation d’un projet en conditions réelles. Après avoir réalisé l’esquisse du projet en tenant compte des exigences du client et du plan local d’urbanisme, notre équipe de quatre étudiants a réalisé l’étude thermique du bâtiment afin de le rendre conforme au référentiel de performance BBC (bâtiment basse consommation d’énergie). Nous avons voulu offrir au client une maison durable, au sens écologique du terme, mais aussi dans le temps, en proposant plusieurs phases de travaux, et donc plusieurs vies au bâtiment. Dans un premier temps, nous aménageons un bureau pour la fille du client, décoratrice d’intérieur, ainsi qu’un atelier et un garage pour son fils, paysagiste. Par la suite, l’extension se transforme en logement complet et plus accessible que la construction principale, organisée en effet sur deux étages et peu pratique. Enfin, nous avons pensé une construction adaptable en laissant place à de futurs travaux d’extension et d’aménagement, simples à mettre en œuvre : l’étage peut

se diviser en chambres d’amis, un balcon peut également être aménagé à l’angle sud-ouest de la maison. Nous avons intégré pleinement les problématiques environnementales dès la phase esquisse, en privilégiant des matériaux de construction locaux et biosourcés, notamment une structure et une charpente en bois, ainsi qu’une isolation en chanvre. Parmi les trois finalistes, notre projet a été retenu pour être construit. Après une rencontre avec le client, nous avons effectué de légères modifications pour adapter la faisabilité du projet et satisfaire au mieux ses attentes. Nous avons fourni les documents techniques, plans électriques et détails du projet en vue d’établir le permis de construire et de permettre l’amorce du chantier.

25


BUVETTE PANORAMIQUE EQUIPEMENT PUBLIC Strasbourg (67)

Licence 3 / Mai 2015

Dans le cadre d’un projet technique en groupe de 3

A Strasbourg, une buvette est installée sur le toit d’un immeuble existant. Le public accueilli peut prendre un verre en profitant d’une vue panoramique sur la ville. Organisé dans le cadre d’un cours de conception technique, ce projet collectif permet aux étudiants de mettre en lien les qualités architecturales d’un bâtiment avec les caractéristiques techniques de la construction. Il s’agit donc d’avoir une vision synthétique des problématiques techniques du bâtiment et d’envisager leur impact sur la conception architecturale. Nous proposons ici un objet architectural unitaire, en assurant une continuité dans son enveloppe. Un bardage bois recouvre ainsi toute la structure. Il vient s’ajourer au niveau des ouvertures en prenant la forme d’une clairevoie. Celle-ci crée des jeux de lumière à l’intérieur de la buvette, apportant de la luminosité tout en protégeant de la chaleur.

Le principal enjeu se situe au niveau de la verrière, ou nous avons dû développer de nouveaux systèmes constructifs, afin d’assurer la continuité de l’enveloppe externe tout en se préoccupant de l’évacuation de l’eau. En superposant les problématiques constructives et techniques dans leur relation à l’expression architecturale, nous avons ainsi pu développer un projet abouti d’un point de vue technique, tout en préservant l’aspect esthétique et architectural du projet tel que dessiné dans les premières esquisses.

27


Buvette panoramique à Strasbourg

Détail technique - verrière

Axonométrie structurelle

Coupe transversale


Plan

Coupe longitudinale

29


BIERGARTEN EQUIPEMENT PUBLIC Strasbourg (67) Licence 3 / Janvier 2015 Concours d’idées Projet intensif - 1 semaine En binôme avec : Manon Lhomme, étudiante à l’ENSAS

Chaque été depuis 2010, un « biergarten » est installé provisoirement au Jardin des Deux Rives à Strasbourg, en bordure du Rhin. Cette simulation de concours d’idées en temps limité, initiée par la Communauté Urbaine de Strasbourg, propose de pérenniser cette installation provisoire avec un équipement de type pavillon à demeure. Le programme comprend principalement une salle de danse, ainsi que des espaces de restauration rapide et des points de vente. La volonté de ce projet imaginé par une équipe de deux étudiants est de réutiliser les codes traditionnels du Biergarten – bois, végétation, mobilier de type brasserie – pour proposer une nouvelle vision dans la réponse à ce programme dont l’identité est ancrée dans la culture allemande et alsacienne. Cette réinterprétation s’illustre dans l’utilisation des matériaux, tels que le bois de châtaignier qui est associé à l’utilisation de la corde marine inspirée par l’image portuaire du site.

Le tissage obtenu permet de cloisonner l’espace tout en conservant une grande transparence. En hauteur, il joue le rôle de pergola en proposant une nouvelle façon d’offrir de l’ombre. Ces cordes viennent s’enrouler autour du volume construit et lui confère un mouvement d’ondulation venant adoucir les lignes du pavillon au rythme des déplacements des usagers. Le projet relie, à sa manière, l’Allemagne et la France, en proposant un lieu convivial de rencontre, un lieu festif et collectif ou l’on peut manger, boire, danser, écouter de la musique, s’amuser, se détendre...

31


Biergarten au bord du Rhin

AxonomĂŠtries structurelles

Masse

Elevation nord


RDC

Elevation est

33


LEARNING CENTER EQUIPEMENT PUBLIC Strasbourg (67)

Licence 3 / Octobre-Janvier 2015 Studio O. Gahinet

Implanté à Strasbourg sur le campus universitaire, ce projet de Learning Center a pour vocation d’être un lieu ouvert à tous les étudiants. Vecteur de convivialité et de partage, il propose aux étudiants de toutes spécialités un lieu d’accès à l’art, théorique et pratique. Le programme se décompose en différents espaces aux usages multiples : bibliothèque, cafétéria, salle d’exposition, amphithéâtre, salles de classe… mais qui se veulent ouverts et connectés. Contraint par un plan carré et une trame de poteaux régulière, le projet présente un extérieur sobre et minimaliste. La complexité du projet se dévoile lorsqu’on en franchi le seuil. A l’intérieur, un plan fluide permet de développer le programme de façon libre et dynamique. Un jeu d’ouvertures dans les plans horizontaux permet de créer des liens visuels entre les niveaux, de définir de nombreuses double-hauteurs et des étages en balcon, définissant alors chaque espace selon sa fonction.

Ces ouvertures permettent d’apporter de la lumière zénithale dans tous les étages, privilégiant ainsi une lumière douce à celle du soleil direct qui éblouit et nuit à la concentration. Une approche particulière a été choisie pour aborder l’entrée et le hall, à partir d’une hypothèse poétique, un lac en montage. Le projet se développe horizontalement, au travers d’une promenade invitant à la surprise et à la découverte.

35


Learning Center Ă Strasbourg

Masse

Elevation Ouest


RDC

Coupe

37


VERS UNE REDÉFINITION DES INTERSTICES PROJET URBAIN Robertsau, Strasbourg (67) Licence 3 / Octobre - Décembre 2014 en groupe de 4

Ce travail de projet urbain s’est organisé en deux temps. Tout d’abord, nous avons effectué une analyse du quartier de la Robertsau, situé en périphérie du centreville de Strasbourg. Lors d’une première visite sur le site et après une analyse sensible, certaines observations ont émergé de manière évidente : nous avons noté une certaine identité du quartier, marqué par son histoire et son patrimoine, et celui-ci nous a également paru relativement autonome, thème que nous avons cherché à analyser plus tard. Par ailleurs, les différentes ambiances et limites de la Robertsau ont, dès le départ, orienté notre réflexion vers ces franges urbaines, qui constituent des interstices à redéfinir. Après différentes analyses portant sur l’histoire du quartier, les usages, les flux ou les risques et en prenant pour référence l’aménagement de la zone du Glacis autour du centre de Strasbourg,

nous avons décidé de définir une zone de travail plus large, encerclant le quartier de la Robertsau et correspondant aux interstices qui la bordent. Dans un deuxième temps, nous avons mis en évidence les enjeux et potentiels du site d’étude, afin d’élaborer un schéma directeur présentant les zones à redéfinir ou à revaloriser, ainsi que les liens à mettre en valeur ou à créer : - Redéfinir les interstices, - Donner de la valeur aux différentes échelles, - Préserver l’identité de la Robertsau, - renforcer le rapport à l’eau, - Aménager les rives du Rhin et de l’Ill, - Favoriser la reconversion du port, - Relier l’Orangerie à la forêt de la Robertsau, - Créer un lien avec l’Allemagne, - Relier la Robertsau au Quartier des XV, - Requalifier les jardins partagés, - Mettre en place des moyens de transports doux.

39


Projet urbain Vers une redĂŠfinition des interstices de la Robertsau

Projet urbain


A partir de ces enjeux, nous avons développé 4 minisprojets urbains qui développent nos observations dans autant de directions différentes, mais néanmoins complémentaires. Le premier propose un lien virtuel entre la France et l’Allemagne, le second la création d’une coulée verte reliant l’Orangerie à la forêt de la Robertsau, le troisième la requalification du port en un nouveau quartier européen et le dernier la requalification des jardins partagés en de nouveaux « quartiers jardins ». La volonté ici est de casser la mono-fonctionnalité du quartier, tout en veillant à ne pas brusquer son fonctionnement. La mixité des typologies de logements proposée, du quartier pavillonnaire qui permet de conserver l’identité du quartier, aux nouveaux écoquartiers avec des logements en bandes, en îlots ou en blocs, introduit une nouvelle diversité dans la manière d’habiter le quartier, tout en offrant des vues sur les berges de l’Ill et sur un espace vert revalorisé. Des places publiques peuvent

ainsi être créées, pouvant accueillir, par exemple, des marchés ou diverses autres manifestations à rayonnement plus ou moins important, dans un quartier qui se veut résolument européen. Du point de vue des déplacements, les modes de fonctionnement doux sont mis en avant, d’une part par la prolongation d’une ligne de tram desservant les écoquartiers, et d’autre part par la création de places de stationnement regroupées et de pistes cyclables. Il s’agit d’encourager les habitants à se déplacer à pied, à vélo ou en transports en commun et de permettre ainsi de diminuer l’usage de la voiture au sein de ces nouveaux quartiers, pour un environnement préservé et une qualité de vie meilleure et moins dépendante de l’automobile. La desserte du quartier par le tram va de pair avec la construction de bureaux et de commerces. Ceux-ci contribueront à redonner vie à ce quartier jusqu’ici principalement réservé à l’habitation, en accentuant son ouverture vers l’extérieur.

schéma directeur quartier européen à revaloriser espaces naturels à revaloriser zone portuaire à requalifier zone agricole à requalifier limites à effacer liens à créer

0

500m

Aménagement des rives

1 km

41


HABITAT COLLECTIF 36 Logements à Koenigshoffen (67) Licence 2 / Avril - Juin 2014 Atelier M. Hastenteufel / N. Depoutot en groupe de 4

Habiter un logement n’est pas seulement vivre à l’intérieur du logement, c’est aussi vivre dans un immeuble, une parcelle, un îlot, une rue, un quartier, une ville, un territoire. C’est à partir de cette considération et à l’exploration de trois échelles différentes – le logement, l’immeuble et l’ilot – qu’est né ce projet. Fondé sur une analyse sociologique du quartier, par le biais de rencontres et de visites, le projet a pris son envol, les bases et les enjeux étant fixés. Le site donné le long de la Route des Romains à Koenigshoffen, en périphérie de Strasbourg, offre une variété d’informations et de lectures possibles. Notre but était d’émettre une hypothèse qui tire parti de ce site existant, en soulignant ses éléments de qualité tout en valorisant ses parties sous-exploitées. Après un long travail de recherche pour définir la typologie la plus adaptée, l’idée d’îlot a émergé : envelopper pour préserver. Le cœur d’îlot devient alors partie intégrante du projet. Un élément central dans tous les sens du terme, lieu de vie commune, de vie sociale,... de vie tout simplement.

Sur l’ancien site étaient présents deux édifices : une ancienne cabanette de fleuriste et une imprimerie, abandonnée depuis des années mais pourtant chère aux habitants du quartier. Nous avons décidé de conserver et de réhabiliter ce bâtiment, en lui donnant une nouvelle vie et une nouvelle fonction par sa transformation en maison du parc – véritable lieu de respiration culturelle pour Koenigshoffen – dédié à la faune et la flore locale. Cette imprimerie nous a inspiré pour le matériau principal de notre ouvrage – le cuivre – des croquis sensitifs révélant l’omniprésence de volets d’époque dans le quartier, dont les couleurs oscillent entre le bleu et la rouille. C’est la recherche d’un équilibre subtile entre la poésie et la technique qui a guidé ce projet, véritable écrin de vie aux portes de Strasbourg, dans un quartier aussi intéressant qu’hétérogène, fourmillant de ressources et de vie.

43


Habitat collectif 36 logements à Koenigshoffen

Masse

Coupe dans le coeur d’îlot


RDC

Élévation Ouest

45


Habitat collectif 36 logements Ă Koenigshoffen

Perspective extĂŠrieure

Vue depuis une loggia

Plan type T4


Coupe technique

47


MAISONS EN BANDE HABITAT DENSE Licence 2 / Février - Mars 2014 Atelier M. Hastenteufel / N. Depoutot en groupe de 4

Pour ce projet contraint seulement par la topographie du terrain, dans un quartier résidentiel à densité moyenne, il nous a été demandé de concevoir un ensemble de quatre logements, avec toute liberté dans sa définition. Quoi de plus intéressant pour une première expérience d’habitation collective que l’auto-promotion ? Nous avons ainsi établi quatre groupes d’occupants unis dans un même projet : un couple de retraités, un couple de jeunes actifs sans enfants, ainsi que deux familles avec un et deux enfants et partageant un lieu de travail commun : un atelier de design. Inspiré par les logements en bande que l’on trouve dans des villes comme Amsterdam, Vancouver ou Copenhague, notre intention était de développer le concept de contraste. Celui-ci s’illustre particulièrement dans l’emploi des matériaux, où la chaleur et la clarté du bois s’opposent à la froideur et la noirceur de la brique anthracite. Le minimalisme assumé des volumes se réfère à une fonctionnalité extrême des logements. Le volume de briques sombres se voit extrudé, creusé et écarté, pour laisser

apparaître son cœur de bois chaleureux, ainsi que cette faille essentielle, au cœur du projet. Celle-ci permet un apport de lumière supplémentaire et a également pour vocation d’interpeller l’œil et d’insuffler un peu d’espace dans un quartier qui peut apparaître relativement dense pour ses habitants. Enfin, cette faille guide fortement le tracé des différents volumes et induit la transversalité développée dans chacun des logements. La mise en place de logements traversants constitue en effet une priorité pour bénéficier d’un maximum de lumière, en particulier dans les pièces de vie, dont l’espace est totalement libéré, les rangements, cuisines et circulations étant intégrés aux parois dans un système de murs-meubles. Chaque logement a été dessiné en fonction des attentes propres à chaque famille, tout en restant cohérent avec le projet dans sa globalité. C’est cette alchimie entre la chaleur des espaces intérieurs et la brutalité extérieure de ce monolithe sombre percé de généreuses ouvertures qui rend le projet efficace et unique dans le quartier.

49


Habitat dense Maisons en bande

RDC

ÉlÊvation Sud


Atelier

La faille

Cuisine

Espace enfants

Coupe fonctionnelle

51


L’ABBADO ESPACE DE REPETITION POUR UNE HARMONIE MUNICIPALE Licence 2 / Janvier 2014 Atelier G. Sutter Projet intensif (2 semaines)

Le programme de ce premier projet d’équipement culturel est une salle de répétition de 250 m2 pour un orchestre harmonique composé d’une soixantaine de musiciens. Situé dans une ville fictive d’Alsace, une attention toute particulière a été portée à la morphologie des rues et bâtiments alentours, ainsi qu’au flux traversant le site, notamment dus à la présence d’un bâtiment administratif et d’un arrêt de tram au nord de la parcelle. La volonté est d’enrichir la ville par le biais de la modification de l’espace public, en imaginant le bâtiment comme une vitrine du dynamisme de l’association commanditaire, mais sans pour autant créer un geste architectural trop fort dans la ville. En effet, le bâtiment n’étant pas une salle de concerts, il a fallu, ici, rester dans un certain effacement. C’est donc un jeu d’équilibres et de contrastes à différentes échelles qui a guidé mon projet : contrastes entre le dynamisme et l’effacement, le site et le programme, l’espace public et semipublic, la musique et le silence, le relief et l’accessibilité, le rythme et l’harmonie…

Une attention toute particulière a été portée au parcours et à la matérialité, ainsi qu’évidemment à l’acoustique du bâtiment. J’ai abordé ce sujet primordial selon deux approches complémentaires, en premier lieu l’isolation acoustique, en imaginant un système constructif en béton composé de parois désolidarisées, couplé à l’utilisation de calibels. En second lieu, la correction acoustique est permise par la forme trapézoïdale de la salle, par le calcul d’une hauteur et d’un volume adaptés et par le travail sur les plafonds. Ce traitement global améliore grandement le confort sonore et permet de retrouver une acoustique proche de celle d’une salle de concerts, pour des conditions de répétition optimales.

En hommage à Claudio Abbado, Chef d’orchestre 1933-2014 / Scala de Milan

53


PHOTOGRAPHIE pages 40 Ă 49

Collective housing, Ljubljana

55


Rives du Danube

photographie argentique superposition manuelle Budapest, 2014


PHOTOGRAPHIE ARGENTIQUE Sélection de travaux personnels Berlin - Budapest - Ljubljana - Graz 2014

J’apprécie tout particulièrement le travail photographique argentique, car il me fait observer les choses à travers un objectif différent, il encourage la composition et incite à prendre plus de temps qu’en travail numérique pour créer un cliché qui sera véritablement unique. J’ai fait l’acquisition de deux appareils totalement opposés afin de multiplier les approches que l’on peut avoir avec la photographie argentique.

Matériel : -Lomography Diana mini, 24mm -Lomography Flash F+ -Nikon FE -Objectif Nikon Lens Series E 50mm f/1:8 -Objectif Sigma Alpha 28-80mm f/1:3.5 -4.5 -Objectif Sigma Zoom 80-200mm f/1:3.5 -4.5 -Doubleur de focale Foca HR7 Macro -Flash Mecablitz 30 BCT 4 i

Le Diana et ses deux formats de prises permet une vraie liberté et une gestion quasi autonome de la pellicule ainsi que la superposition des clichés. Petit et pratique, il m’accompagne dans tous mes déplacements, mais sa focale fixe restreint ses possibilités. Le Nikon FE est un réflexe argentique plus classique, complet et professionnel, tous les réglages sont paramétrables et la gamme d’objectifs qui l’accompagne permet une grande polyvalence.

57


Photographie argentique


Nouvel x Gr端nberg photographie argentique superposition manuelle Berlin, 2014

59


arQC PHOTOGRAPHIE NUMERIQUE Support web 2015-2016

arQC est un projet photographique initié en août 2015, à l’occasion de mon année scolaire en mobilité à Québec, au Canada. Il retrace projets, rencontres et voyages effectués durant cette année, de Québec à La Havane, de Chicago à Oslo à traves des photogaphies numériques et argentiques.

61


WILD SIDE PHOTOGRAPHIE NUMERIQUE Novembre 2014 Série de 8 photographies 20x30 cm

Photographies numériques réalisées à Strasbourg en Novembre 2014 dans le cadre d’une exposition avec l’association CERF sur le thème du portrait. Travaux croisés pour réaliser des affiches et vidéos de promotion pour «CERF t’emmitoufle», la soirée CERF #7, le 5 décembre 2014.

63


GRAPHISME pages 50 Ă 57

White lake, photographie argentique et collage

65


L’OBJET Concours d’idées et vente aux enchères Janvier - Avril 2016

Equipe organisatrice Equipe graphisme

Pour la 23e année consécutive, l’équipe de l’Objet renouvèle l’évènement annuel de design à Québec tant attendu par les professionnels et les étudiants du milieu. Cette nouvelle édition intitulée « L’Objet s’éclate » compte se démarquer en soulignant l’effervescence créatrice, l’ingéniosité pétillante et la motivation des architectes de demain. Comme pour les années précédentes, l’ensemble des étudiants de la Faculté d’Aménagement, d’Architecture, d’Art et de Design de l’Université Laval est invité à concevoir et à réaliser des objets sur la base de procédés de fabrication audacieux. Ces objets novateurs sont mis aux enchères lors d’une soirée haute en couleur, au Musée de la Civilisation de Québec, ce qui constitue une occasion incomparable de rencontres conviviales entre étudiants, professeurs, professionnels de différents milieux et le grand public.

Impliqué dans le comité organisateur de l’édition 2016 lors de mon échange à Québec, j’ai rejoint l’équipe graphisme afin de contribuer à ce projet. En charge de l’identité visuelle de cette édition pétillante et colorée, nous avons développé la charte graphique, le logo, ainsi que tous les éléments de communication indispensables à un événement de cette ampleur : affiches, publicités, cartons d’invitation… J’ai également produit des projections vidéo diffusées lors des soirées organisées par l’association. Jouées en temps réel et synchronisées avec l’ambiance sonore, elles ont permis d’apporter une nouvelle dimension, plus visuelle, à des soirées rassemblant un public d’étudiants et de professionnels de l’architecture et du design. S’imposant comme une tradition, cette activité annuelle de financement pour les finissants à la maitrise professionnelle est une initiative étudiante qui a été récompensée par de nombreux prix au niveau de la Province de Québec, dont celui du Gala Forces Avenir en 2007 et du Gala de la vie étudiante en 2013.

67


C E R F

FAIT SA RENTRÉE ! INSCRIPTIONS AUX CLUBS MERCREDI 15 OCTOBRE 2014

de 16 à 20 h dans le Hall, pendant Troque ton Stock !


CERF Responsable graphisme Responsable communication Année 2014-2015

Depuis la rentrée 2014, je suis investi dans l’association culturelle étudiante CERF, en tant que responsable de la communication. Après avoir mis au point la charte graphique 2014-2015, je réalise notamment les différents supports qui constituent l’identité graphique de l’association, tels que les affiches et vidéos de promotion des évenements organisés par l’association. Je suis chargé de la production des visuels et des projections vidéo lors de soirées, et assure également l’animation des réseaux sociaux dédiés.

69


LA FABRICASENS WORKSHOP COLLABORATIF Mars 2014 et Mai 2015 Equipe organisatrice Responsable communication et graphisme

L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg, l’Institut National des Sciences Appliquées de Strasbourg et la Faculté de Géographie et d’Aménagement de Strasbourg forment aujourd’hui des architectes et des aménageurs qui travailleront plus tard sur des sujets et projets communs. Toutefois, ces étudiants, aux cultures différentes, ont peu d’opportunités de confronter leurs approches méthodologiques et leurs savoirs respectifs sur la ville et le bâti. C’est pourquoi, nous avons décidé de créer une nouvelle manifestation pour mêler les étudiants autour d’un projet commun d’appropriation de l’espace et de la ville, sous la forme d’un workshop intitulé La Fabricasens. Cette manifestation ludique, qui se déroule sur l’espace public, est aussi l’occasion de donner plus de visibilité à nos structures de formation et au travail de leurs étudiants, en instaurant un dialogue fécond avec les Strasbourgeois.

Installé sur la place du musée d’art moderne durant 3 jours, ce workshop a rassemblé en 2015 plus de soixante étudiants issus d’horizons différents et qui se sont attelés à créer des dispositifs architecturaux éphémères avec un matériau imposé, le bambou. Déjà impliqué dans l’organisation de cette première édition, je fais de nouveau partie de l’équipe organisatrice, en tant que responsable du graphisme et de la communication, pour la deuxième édition qui se déroulera en mai 2015. Ce projet, porté à bout de bras par une petite équipe composée d’étudiants des trois structures, est certes chronophage, mais il constitue une riche expérience en termes d’organisation d’évènements et de travail au sein d’un collectif.

71


LE PETIT GUIDE ARCHITECTO-MUSICAL LIVRET TOURISTIQUE Licence 2 / Juin 2014 Strasbourg, l’espace rhénan En binôme avec Mickael Giraud

L’idée originale de ce projet est de créer un livret, tel que ceux diffusés dans les offices de tourisme et qui présenterait Strasbourg sous deux points de vue, l’un imposé, l’architecture, et le second au choix, la musique. Ce travail en binôme a commencé par la recherche d’édifices particulièrement intéressants au centre-ville de Strasbourg mais aussi dans ses alentours, dans le but de proposer un parcours destiné à des « mélomanes tête en l’air ». Étant fortement influencés par la musique et l’architecture, le plus délicat pour nous a été d’effectuer une sélection appropriée, pour proposer un ensemble éclectique de bâtiments regroupant différents usages aux architectures radicalement opposées.

Le travail s’est poursuivi par la rédaction de textes de présentation pour chacun des édifices choisis. Enfin, nous avons cherché à mettre en valeur le résultat obtenu par l’élaboration d’un graphisme que nous voulions le plus clair possible, afin de rendre le document compréhensible par tous, tout en préservant une certaine recherche graphique.

73


TRAVAUX DIVERS

pages 58 à 65

Projections vidéos, soirée CERF

75


LES VOILES INSTALLATION EPHEMERE

Jardins de Métis, Grand-Métis (QC) Maitrise 1 / Septembre 2015

Atelier Pierre Thibault - Université Laval (QC)

En binôme avec Juliette Sevestre (ENSAPVS)

« Les Voiles » est une installation éphémère réalisée aux Jardins de Métis, en Gaspésie. Chaque année, Alexander Redford, directeur de ces jardins, organise un festival entre art et architecture en invitant des architectes à exposer leurs œuvres. En parallèle, il propose à des étudiants de réaliser des installations éphémères. Ceux-ci ont alors carte blanche pour créer des œuvres poétiques. C’est dans la cadre d’un atelier avec Pierre Thibault, architecte québécois, que nous avons eu l’opportunité d’expérimenter des créations à l’échelle 1. Notre installation joue avec l’horizon, le grand paysage... En lien direct avec le fleuve du Saint-Laurent, quatre grandes voiles de plastique viennent délimiter trois allées et ainsi créer des cadrages sur l’eau, l’horizontalité du paysage entrant en contraste avec la verticalité des voiles.

La superposition de ces toiles semiopaques engendre un dégradé d’opacité et un flou qui viennent troubler la vision du spectateur. L’installation devient alors interactive : le visiteur participe activement à la découverte du paysage en s’aventurant dans les allées, il devient acteur de l’œuvre. Au coucher du soleil, les corps deviennent des formes abstraites. Entre ombre et lumière, l’installation change nos perceptions pour offrir une nouvelle façon de voir et découvrir un paysage. Ce projet a fait l’objet d’une illustration à la télévision allemande, dans le cadre d’un reportage sur le Canada français et le SaintLaurent qui a été diffusé sur la chaine 3sat en janvier 2016.

77


Installation éphémère Les Voiles


79


AU TEMPS POUR MOI COURT MÉTRAGE Co-scénarisation - Montage - Promotion Réalisation : Thomas Causin, 2014

«Au temps pour moi» est un film mosaïque sur l’amitié, l’amour le temps... Il met en scène deux personnages dans leur quotidien et confrontés à leurs craintes, leur monde. Ce projet, mené par une équipe d’amis composée d’étudiants à l’ENSAS, a été pour moi une réelle expérience de création intégrale d’un court-métrage, de l’élaboration du scénario à la diffusion du produit, en passant par la promotion de celui-ci.

La finalisation du projet étant prévue pour début 2015, je suis en charge de sa promotion, à commencer par la projection en avant-première programmée en mars à l’occasion du vernissage d’une exposition organisée par l’association CERF dans les locaux de l’ENSAS et dont je suis coorganisateur. Selon l’accueil que ce film rencontrera auprès du public et des circuits spécialisés, il sera alors possible d’envisager une diffusion plus large durant l’année 2015, notamment dans le cadre de festivals de court-métrage.

Après avoir contribué pendant plusieurs mois à l’écriture du scénario, j’ai participé à la direction de la photographie, ainsi qu’au montage, à la post production et à l’étalonnage des couleurs.

81


LIVRE OBJET

+

ALTERNATIVE AU CARNET DE RECHERCHE Conception et réalisation Licence 2 / Juin 2014

Ce livre-objet est né d’une envie commune de notre groupe de projet, celle de mettre en valeur un projet architectural par le biais d’un support physique singulier et original remplaçant le traditionnel carnet de recherches. Ce support s’articule en deux volets, le premier présente la genèse de notre projet et contient l’analyse sociologique et urbaine, les esquisses, croquis et recherches. Le second regroupe tout les détails techniques et les différents points abordés dans notre recherche qui ne pouvaient pas être présentés sur les cimaises.

Ce projet fut en quelque sorte le prétexte pour explorer le potentiel offert par ces ateliers ouverts baptisés FAB LABs, pour « FABrication LABoratory », dans le domaine de la conception, du prototypage rapide et de la production des objets. Les outils professionnels étant désormais accessibles au grand public, il devient en effet possible de se familiariser avec cette nouvelle (r)évolution de l’ère numérique.

Ce travail a été rendu possible par une collaboration avec l’association AV LAB, qui a en effet mis à notre disposition les machines et outils à commande numérique dont nous avions besoin.

83


THE DEER FILS ET CLOUS SUR TOILE 27x19cm Mars 2014


STAIRS KIRIGAMI Licence 2 / Novembre 2013 Atelier Sculpture

Conception d’un univers en trois dimensions à partir de simple feuilles de papier, pliées, découpées, en s’inspirant de l’art du Kirigami japonnais. Travail de mise en lumière et photographie dans le cadre du cours de sculpture de deuxième année.

85


Portfolio 2016  

Martin Journot - Etudiant en architecture

Portfolio 2016  

Martin Journot - Etudiant en architecture

Advertisement