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veille creative projet.


L’intrus le hasard l’inattendu l’inhabituel l’insolite l’incohérent eclectisme matieres couleurs DESTRUCTURER fIGER TROUBLER TACHES EMPREINTES COLLAGES

L’accident


YUSUKE SUZUKI


« Qu’il ne sache rien parce que vous le lui avez dit, mais parce qu’il l’a compris lui-même qu’il n’apprenne pas la science, qu’il l’invente. Si jamais vous substituez dans son esprit l’autorité à la raison, il ne raisonnera plus ; il ne sera plus que le jouet de l’opinion des autres ». JEAN JACQUES ROUSSEAU


max colby.

JAZHMIN BERAKHA


ÂŤIl y a de la brodeie, un peu de broderie dans ce que vous ditesÂť


bitching and junkfood


patternity


J’aimerais plutôt, lorsque le temps viendra, un soir de préférence, vous exprimer mon envie de danser librement, de trembler pour parler, d’abattre les murs, de voler au secours, faire grincer les cordes arides, galoper mes bras et jambes, dormir debout bien allongé, rencontrer les bêtes infréquentables, engueuler la belle musique, libérer l’étoile, gifler mes mauvaises pensées... Etes vous d’accord ? Je voudrais ce soir là vous laisser être en ombres, dans vos sièges indépendants, et projeter comme un vent cinglant sur vos visages mon décor fragile (malgré ses airs robustes) ses poulies, ses contrepoids, projecteurs, système de largage, accessoires cabossés et autres textiles amalgamés... C’est un peu compliqué j’en conviens... Il faudra que tout cela se précise dans votre tête un soir, et non dans la mienne, et que ce sentiment précis n’ait pas de nom, afin que vous puissiez lui en inventer un. Vous êtes toujours là ? C’est l’essentiel. Car je ne contrôle réellement rien. Mais réellement rien ne nous contrôle. Je l’espère... James Thiérrée


espaces et matieres decomposĂŠs


john shireman


Pâle septembre, comme il est loin, le temps du ciel sans cendres il serait temps de s'entendre sur le nombre de jours qui jonchent le sol d'octobre Mâle si tendre au début de novembre devint sourd aux avances de l'amour mais quel mal me prit de m'éprendre de lui ? Sale décembre comme il est lourd le ciel sais-tu que les statues de sel ont cessé de t'attendre ? Pâle septembre Entends-tu le glas que je sonne ? Les saisons passent mais de grâce faisons semblant qu'elles nous ressemblent Mais qui est cet homme qui tombe de la tour ? Mais qui est cet homme qui tombe des cieux ? Mais qui est cet homme qui tombe amoureux? Camille, Pâle Septembre


van der roer


JOHN DIVOLA


La relation entre la couleur argentée du papier photographique et celle des bouteilles lui donne l’idée de prolonger les effets de la photographie et du flash sur cette teinte. Il commence à transporter avec lui des bombes de peinture dans les maisons délaissées de Los Angeles, et peint au hasard les objets, les murs, le sol et le plafond. L’espace tridimensionnel de ces intérieurs se trouve aplati par le motif pictural bidimensionnel ramené à la surface de l’image. Vandalism établit une filiation conceptuelle entre la peinture et la photographie dans la droite lignée d’artistes californiens comme Ed Ruscha. site Biennale d’Art contemporain de Rennes 2012


JENS ULLRICH


HEATHER SMITH JONES


Sur ce principe, les productions écrites insérées par les deux artistes dans leurs œuvres témoignent d’un intérêt pour le trait d’humour, pour une légèreté de ton qui implique un usage de la forme brève et de la formule tronquée. Les Boîtes que Duchamp consacre à la collecte de ses idées − La Boîte de 1914, La Boîte verte de 1934 ou encore La Boîte blanche de 1966 − en attestent. Au corpus de fragments que ces boîtes réunissent s’ajoutent les divers « texticules » que Marcel et son double féminin, Rrose Sélavy, signèrent ici et là au sein de divers catalogues et revues[20]. La Boîte verte contient ainsi une succession de fragments de textes, présentés sous forme de morceaux de papiers déchirés sur lesquels sont reportées des reproductions de son écriture manuscrite. Les notes ainsi rassemblées font l’objet de reconsidérations permanentes, sans cesse reprises, enrichies ou retaillées par leur auteur. Site de médiation du centre Pompidou Marcel Duchamp


valritton.


Mon amour, tu me manques Ça fait un bout de temps que tu te planques Que j´ai pas vu à l´horizon se pointer ton minois mignon Mon amour, tu me manques, j´ai même oublié ton nom Ton souvenir est une calanque, tout mon corps un chiffon Babxx, Lettera


jessica bell


1518, à la mi-juillet, dans les rues de Strasbourg, un beau matin, une certaine Frau Troffea se met soudainement à danser. Sans explication. Une danse frénétique et soutenue. Pas d’à-coups, de saccades spasmodiques, non, une convulsion régulière, rythmée. Novaplanet


Supercalifragilisticexpialidocious! C´est vrai que ce mot trop long est parfait´ment atroce Mais faut l´dire et vous s´rez à la page et plus précoce, Supercalifragilisticexpialidocious!


pearce marcus


« Tendres compulsions », une exposition plus intime, conçue à la manière d’un cabinet de curiosités et réunissant dessins, gravures et sculptures de petit format pour rendre compte de la permanence de certains thèmes et de la diversité des techniques et matériaux employés. Louise Bourgeois


JEAN PAUL GOUDE


Bienheureux sont les félés car ils laissent passer la lumière Michel Audiard


bruno albizzati


Un coup de feu dans la nuit Une douleur glaciale qui s'élance La Foret soudain qui frémit Puis s'installe le silence Tu te tiens là assourdie Tu prononces la sentence Le deuxième coup est parti Et fait bientôt la différence Dans la Foret je te retrouve à l'heure opportune Un rendez vous improvisé sous la lune Sourires crispés, situation compliquée Je sens ton souffle qui me frôle le coup Un pistolet chargé me caresse la joue Tu me dis "cette fois c'est moi qui joue" Dans la foret la première détonation raisonne Un coup de feu puis deux, mon corps qui frissonne Puis doucement s'écroule Plus rien, plus un bruit Personne n'a rien vu par chance Pour moi maintenant c'est fini Et tout le monde s'en fout, tu penses! Lescop, Dans la forêt.


Il superpose différents transparents présentant des lignes, des cercles, des points et un cadran de chronomètre, lesquels, selon leur « combinaison », produisent différentes partitions possibles. Le terme de « combinaison » convient tout particulièrement en ce qu’il ne manque pas de renvoyer aux « Combines » ... de Robert Rauschenberg


camille amzallag


L’Indéterminé, soixante anecdotes sont collectées, issues de son histoire personnelle et du vécu de ses proches, à lire en une minute chacune John Cage


La folie est l’unique voie de délivrance. Bruce Bégout


josh blackwell


Phagocyter, ou l’âme de la modernité. Phagocyter, ou détruire par l’absorption.


jason martin


Et tandis que la phrase employée pour le signaler se déploie, nous en sommes déjà plus loin. Il informe son auditoire qu’il n’a rien à dire et que ce rien est l’objet de son discours, si bien que l’écoute de la musique produite par ce discours se substitue à l’écoute de son discours sur rien. La répétition lancinante de ses phrases permet progressivement à son public de parvenir à ce niveau d’écoute où rien ne se dit en dehors du fait de dire quelque chose « et les mots aident à faire les silences » John Cage


jenny morgan


« Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui. » de Charles Baudelaire


baldessari


Je revendique un langage chorégraphique hybride, franc et accessible à tous à travers mes spectacles. Dans une volonté de fédérer les échanges et la recherche. Les voyages à travers le monde entraînent les chorégraphes vers des terrains inconnus, ils font alors l’expérience de la danse comme puissant moyen de communication. Mourad Merzouki


« Qui cherche l'infini n'a qu'à fermer les yeux. » de Milan Kundera


alex prager


Il s’agit de montrer ces sculptures en tant qu’objets magiques, puissants, montrer une pratique de la sculpture désinvolte à l’égard du tissage et des formes traditionnelles. sur Judith Scott


«Tissée, tendue au fil des jours, la toile de Louise Bourgeois»


marimekko


solve sundbo


michael johanson


grace series


Accidents domestiques - Territoires instables


DERMOSPOTSKENJIAOKI


anne de vries


J'ai tout mangé le chocolat J'ai tout fumé les Craven A Et comme t'étais toujours pas là, j'ai tout vidé le rhum coca J'ai tout démonté tes tableaux J'ai tout découpé tes rideaux Tout déchiré tes belles photos que tu cachais dans ton bureau Fallait pas m' quitter, tu vois Il est beau le résultat Je fais rien que des bêtises, des bêtises quand t'es pas là J'ai tout démonté le bahut J'ai tout bien étalé la glue Comme t'étais toujours pas revenu, j'ai tout haché menu menu J'ai tout brûlé le beau tapis J'ai tout scié les pieds du lit Tout décousu tes beaux habits, et mis le feu à la penderie Fallait pas m' quitter, tu vois Il est beau le résultat Je fais rien que des bêtises, des bêtises quand t'es pas là Je fais rien que des bêtises, des bêtises quand mes yeux pleurent J'ai tout renversé les poubelles J'ai tout pilé la belle vaisselle

Les bêtises par Sabine Paturel


rose mary milner


« Ma famille incarne ce que la joie a des plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts et le rettentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme autant d’autres familles, le pouvoir de destruction du verbe et celui du silence» « Rien de s’oppose à la nuit », Delphine de Vigan, p 43


cy twombly


jenny hart


«Le suranné ou l’objet emprunté aux Arts & Crafts sont les éléments qui à nouveau racontent des histoires et provoquent des scénarios. Il s’agit pour moi d’absorber la pratique artisanale dans un dialogue perpétuel entre l’objet et sa représentation, entre la matière et le symbole, avec les outils de l’art conceptuel et de l’art minimal associés au folklore, aux superstitions, et à l’ordinaire de la vie.» Sandrine Pelletier, entretien en 2011.


« Tout et surtout le pire pouvait arriver. L’appartement, la rue, la ville contenaient un nombre infini de dangers, de possibles accidents, de drames irréparables » Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan, p.65

sandrine pelletier


jazmin berakha


« Brouiller la différence entre le signe pré-existant sur lequel on tombe et celui que l’on trace intentionnelement » Paul Virilio


orly cogan


« Ils formaient un couple étrange: lui, si cérébral, mais totalement gouverné par ses affects, elle , si émotive en surface, solide comme un roc et intimement persuadée d’être sotte » Rien de s’oppose à la nuit , Delphine de Vigan, page 49


sinje dilenkoffer


louise mills


« On est comme un bouchon sur une

rivière »

Jean Renoir


« L’universalité de la broderie s’offre comme un livre ouvert sur la connaissance des cultures, des peuples et des civilisations» Louis de Farcy, 1890


KAREN BARBé


« Un accident n’arrive qu’a quiconque veut inconsciemment le vivre » Christine Latour


broken f ingaz


heather smith jones


« L'extraordinaire est dans la profondeur de l'ordinaire ! » Karlfried Graf Dürckheim


yayoi kusama


Veille creative projet2  

Veille créative du projet Marlène

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