Marion Menan PORTFOLIO

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Marion Menan

Performer

Lives and works in Brussels

2018-19 BOUNDARY GAMES, performance, Léa Drouet, KunstenFestivaldesarts - Bruxelles, Les Amandiers Paris, Montevideo - Marseille MUR/MER, performance, Elsa Chêne, Festival concours Danse Elargie - 2ème prix - Théâtre de la Ville -Paris

07/08/1987

2017 CET INTERVALLE, performance, Morena prats, Espace Go - Montreal 121 rue de l’hôtel de monnaies 1060 Bruxelles marionmenan@gmail.com +32(0)4 83 61 25 32

PERFORMANCES/INSTALLATIONS/VIDEOS

2015 ON AVAIT BIEN PENSÉ À..., performance, Yves-Noël Genod, la Raffinerie - Bruxelles 2014 CORPS PARTAGES, Charlotte Van den Eyden, performance, De Markten cultural center - Bruxelles

WORKSHOPS 2018 CONTEMPORARY ART WORKSHOP for Children, Royal Academie of fine arts - Bruxelles

Creations 2019 BOUCLE NOIRE, with Léa Drouet and Simon Loiseau, land performance, Eden and Charleroi Danse Charleroi JUSQU’À PREUVE DU CONTRAIRE (SOME PRESUMPTIONS), residencies : Centrale Fies - Dro, La Bellone - Bruxelles, BUDA art centre - Kortrijk JUSQU’À PREUVE (PRESUMPTION 1), video installation, in collaboration with Simon Loiseau Greylight Projects - Bruxelles 2018 JUSQU’À PREUVE (PRESUMPTION 2), performance, in collaboration with Simon Loiseau, Théâtre de la Balsamine - Bruxelles 2017 JUSQU’À PREUVE DU CONTRAIRE, performance, in collaboration with Simon Loiseau, Le Hangar de la Senne - Bruxelles OBJET D’ETUDE, multimedia installation, La Dent Creuse - Bruxelles SEARCH, video selected for Côté Court Festival - Cinema 104 - Pantin, Paris SEARCH, installation video IN/OUT (currated by Septembre Tiberghien), Greylight Projects Bruxelles RES&REF, residency and reflexion, KunstenFestivaldesArts - Bruxelles 2016 BROWSING, performance, World Breakers festival, Centrale Fies, Dro - Italie BROWSING, live works Performance Act Award , Centrale Fies, Dro - Italie DÉGAINE, multimedia installation, with victor Dumont, Galerie Art by friends - Annecy DÉGAINE, multimedia installation, with Victor Dumont, Undecided Productions - Bruxelles 2015 RECONSTRUCTION, performance, En Revue Festival, La Balsamine - Bruxelles

2019 DANCE WORKSHOP for Children, MCCS Molenbeek, - Bruxelles ASSISTANTSHIP 2009-10 TRANSQUINQUENNAL, staging assistant - Bruxelles 2008-09 RESEAU DES ARTS A BRUXELLES, assistant for Lissa Kinaer, coordinator

EDUCATION 2015 MASTER ART IN PUBLIC SPACE/High Institut for Art and Choreography (ISAC), Royal académie of fine arts - Bruxelles 2010 MASTER PERFORMING ARTS, Université Libre de Bruxelles 2008 DEGREE MODERN LITERATURE AND THEATER, Université de Nantes


Marion Menan

Portfolio 2019


Jusqu’à preuve du contraire

2019

Reconstruction

pp. 4—9

Search

pp. 22—25

2018

Threshold

pp. 10—13

Browsing

2015

pp. 26—29

2016

Figures

pp. 14—17

Objet d’étude pp. 18—21

2014

2014 pp. 30—33

2017

Pilotprojekt

2012 pp. 34—37


Jusqu’à preuve du contraire Performance - 2019 Concept, direction, performance : Marion Menan et Simon Loiseau Supported by : Buda Kortrijk, La Bellone, Greylight Projects, Centrale Fies, La Balsamine, Area 42, Hangar de La Senne

Teaser https://vimeo.com/337265967 password : cequejeregarde

Depuis un peu plus d’un an, nous menons une recherche plastique qui nourrit la création du spectacle Jusqu’à preuve du contraire. Cette recherche donne lieu à des installations, qui seront les éléments scénographiques du spectacle. Nous construisons toujours à partir du lieu qui nous accueille et de ses spécificités que nous envisageons comme un décor préfabriqué, un déjà-là, à partir duquel nous inventons de nouvelles images. Nous élaborons notre recherche de façon non linéaire, dans un esprit circulaire, que semble matérialiser la sphère. A chaque résidence de création, nous fabriquons une scénographie qui met en scène les mêmes matériaux : des photographies du lieu spécifique que nous occupons, mêlées à d’autres images sont projetées, ce qui constitue l’unique source de lumière. Des sculptures de sphères sont mises en scène et utilisées comme surfaces de projection. Dans ce dispositif répété, nous inventons de nouveaux rapports d’échelle, des points de vue singuliers, dans l’idée d’interroger l’espace que nous occupons. Nous tentons à chaque fois un décollement de la réalité spatiale et temporelle, en perturbant notamment notre capacité à discerner les frontières séparant le mouvement, l’image et la surface. Ce trouble sur l’origine de ce qui est donné à voir interroge les notions d’exploration du temps, de rencontre avec le hasard, de l’ambivalence des origines, et fait se frictionner la proximité de la fabrication avec l’infiniment lointain. Notre travail joue avec la perception visuelle pour atteindre l’imaginaire. Les espaces de projection vidéo deviennent des lieux de projections mentales, et transforment ainsi le décor en paysages à contempler.

For a little over a year, we have been conducting a plastic research that nourishes the creation of the show Jusqu’à preuve du contraire. This research gives rise to installations, which will be the scenographic elements of the show. We always build from the place that welcomes us and from its specificities that we consider as a prefabricated scenery, a ready-made, from which we invent new images. We develop our research in a non-linear way, in a circular spirit, that seems to materialize the sphere. At each creative residency, we create a set design that plays with the same materials: Photographs of the specific place we occupy, mixed with other images are projected, which is the only source of light. Sphere sculptures are staged and used as projection surfaces. In this repeated device, we invent new ratio, singular points of view, in order to question the space we occupy. Each time we try to detach from the spatial and temporal reality, by interfering our capacity to discern the borders separating the movement, the image and the surface. This confusion about the origin of what is given to see questions the notions of exploration of time, of encounter with chance, of the ambivalence of origins, and makes meet the proximity of manufacturing with the infinitely distant. Our work plays with visual perception to reach the imagination. The spaces of video projection become places of mental projections, and thus transform the scenery into landscapes to contemplate.

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Search Short Film (30’)- 2018 Genre: experimental documentary Concept, screenshots, editing : Marion Menan Soundtrack : Mod303

Teaser https://vimeo.com/337851466

Search est un montage de captures d’écran vidéo réalisé pendant des recherches sur Google Images. Au-delà des notions d’encyclopédie, de mémoire, ou d’une réflexion sur l’humain, Search trace un dialogue en tension entre le système numérique de la machine et l’intuition sensible du chercheur. Suivant les principes d’analogies, de digressions, et de distances, situés entre les images, la vidéo ouvre un espace intermédiaire de narration, une sorte de dramaturgie du trackpad. Dans une errance poétique et contemplative du web, la recherche en mouvement transporte le spectateur le long des routes non-linéaires de Google.

Search is formed from video-screenshots of searches on Google Images. Beyond the notions of encyclopedia, memory, or a reflection on human, Search traces a tensed dialogue between the digital system and the sensitive choices. Following principles of analogies, digressions and distances situated between images, the video invites to a contemplative and poetic web-wandering. Without any sign of the researcher’s presence, Search opens an intermediate space of narration, a kind of strange trackpad dramaturgy. A moving aesthetic, a slide, along the non-linear roads of google.

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Browsing Performance - 2016 Concept, direction, performance : Marion Menan Supported by : Centrale Fies ( Liveworks residency vol.4) Presented during Drosdesera Performing Arts Festival

Teaser https://vimeo.com/180582767

Browsing est une performance qui a commencé avec un seul mot, « répétition » et son double sens français qui traduit à la fois la réitération et la préparation. Alors que j’étais en train de chercher/documenter (autour de) ma performance, en passant des heures sur Google Images, le moteur de recherche commença (soudainement) à me proposer des groupes d’images incroyables, des compositions aux associations souvent bizarres, incongrues, de véritables planches comme extraites de quelques (étranges) catalogues (inconnus). Fascinée par ce que commençait à créer la machine, j’ai commencé à réaliser des captures d’écran vidéo de mes recherches, pour ne rien perdre, et dans un souci d’honnêteté avec mon sujet de travail n°2 : la répétition comme préparation. J’ai continué intensivement l’enregistrement de mes recherches, en réduisant le cadrage des captures sur les images uniquement, faisant disparaître la souris, les onglets, la fenêtre… effaçant la présence du chercheur, donc, et laissant place à une sorte de dramaturgie du trackpad. J’ai monté ces captures vidéo sans post-production, le résultat dure 45 minutes et est devenu le principal décor de ma performance. Browsing répète le processus de construction et de création d’une performance, laissant croire que la fin est encore à venir, se cherchant. Peu à peu, le spectateur se retrouve lentement transporté dans un paysage visuel et sonore total, dans lequel la scène est une extension de l’écran, et dans une performance-errance mélancolique et nocturne, le long des routes non-linéaires de Google. Dans une esthétique du glissement, Browsing se situe entre répétitions et différences, intime et universel, choix sensibles de l’artiste et algorithmes de la machine.

Browing is a performance which started with a single word, « répétition », which means both reiteration and rehearsal in french. While I was doing some researches/gathering some materials for my performance, spending hours on Google Images; the search engine started (suddenly) to propose me some incredible batches of images, some compositions made up with (most often) weird associations, kind of real picture plates like extracted from some (very strange and unknown) catalogs. Fascinated by what the machine was offering me, I started to make video screenshots of my researches, aiming at recording what was actually the preparation (rehearsal) of my work. I continued tirelessly the recorded research process, making more narrow screenshots ’s frames on the images, making disappear the mouse, the tabs, the window… so erasing the researcher’s presence, in order to make possible the projection of the spectator, guided by a kind of trackpad dramaturgy. I edited the screenshots without post-production in a 45 minutes-video, that has become the main decor of my performance. Browsing repeats the process of construction and documentation of a performance, convinced that the end is still to come, with the taste of something that will never arrive. Little by little, the spectator finds himself slowly transported into a complete sound and visual landscape, in which the stage becomes an extension of the screen, and into a performance that has the flavour of a melancholic and nocturnal wandering along the non-linear roads of Google. This is a sliding aesthetic placed between repetitions and differences, intimate and universal, sensible artistic choices and mechanical algorithmes.

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Objet d’étude Installation multimédia - 2017 Concept & made by : Marion Menan & Kathi Seebeck Supported by : La Dent Creuse

Online Exhibition for-the-first-time-2.com Teaser https://vimeo.com/245199563

La résidence itinérante La Dent Creuse (for the first time 2) a rassemblé 15 artistes pendant 13 jours sur deux péniches amarrées de l’un et l’autre côté du canal de Bruxelles (quai de Béco, quai des péniches). Marion Menan et Kathi Seebeck ont décidé de commencer leurs recherches en arrivant sur le bateau le premier jour de la résidence, convaincues que la forme est toujours en émergence, et non pas donnée par avance. Intéressées par ce que la physicalité d’un lieu particulier donne à penser, ou par la matérialité des pensées mêmes, elles ont rapidement voulu rendre visible le mouvement imperceptible et pourtant perpétuel de l’espace de travail. Les objets-pendules qu’elles ont suspendus cherchent leur centre, toujours nouveau, et semblent ainsi incarner leur manière de travailler ensemble pour la première fois : un certain confort dans l’instabilité, un goût pour la recherche toujours en mouvement, une modulation continue qui se produit dans l’activité de création des formes.

The traveling residence La Dent Creuse (for the first time 2) brought together 15 artists for 13 days on two barges moored on either side of the Brussels canal. Marion Menan and Kathi Seebeck decided to start their researches on the first day of the residency, arrived on the boat, convinced that the form is still emerging, and is not given in advance. Interested in what the physicality of a particular place suggests, or by the materiality of the thoughts themselves, they quickly wanted to make visible the imperceptible but perpetual motion of the workspace. The pendulum objects they have hung are seeking their center of gravity, always changing, and thus seem to embody their way of working together for the first time : a certain comfort in the instability, a taste for research always in motion, a continuous modulation which occurs in the activity of creating forms.

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Reconstruction Performance - 2015 Concept & direction : Marion Menan Performed by : Simon Loiseau & Marion Menan Supported by : ISAC and Balsamine Theatre

Teaser https://vimeo.com/144846791 https://vimeo.com/144564712

Reconstruction a commencé avec la projection d’un carré blanc sur une porte, trois balles de tennis, et la volonté féroce et ludique de pouvoir rentrer dans l’image. Après plusieurs tentatives et longs moments passés à regarder la porte, fixer l’image (Attente), à reculer, courir, et buter contre le mur, l’ordinateur tombe en veille et projette le fond d’écran « galaxie » (©Apple). C’est la première apparition : regarder une galaxie d’étoiles jaunes debout au milieu de balles de tennis, oui, en quelques sortes, c’était comme rentrer dans l’image, sans avoir ouvert la porte. Aujourd’hui Reconstruction se présente comme une suite d’apparitions visuelles et sonores, questionnant le regard et la représentation. C’est comme une opération, des manipulations de volumes et d’échelles, un exercice sur le montage. Un montage dans lequel construire, transformer et détruire auraient la même signification. Reconstruction est un ensemble de sons, images, vidéos, décors, accumulés par affection et assemblés sur un plateau dans une performance menée en enquête. Une sorte de criminologie performative. Mais rien ne justifie l’enquête sinon l’envie de chercher même. On pourrait dire que Reconstruction cherche son but dans une diversité de formes, de sons et de couleurs, que c’est une forme géométrique désorganisée ou la matière se déplace aussi vite que le sens.

Reconstruction started as a projection of a white square onto a closed door, three tennis balls and the ludicrously fierce determination to enter the image. After many attempts and long moments spent looking at the door, staring at the image (waiting), moving back, running, hitting against (the wall), the computer goes into sleep mode projecting the wallpaper “Galaxie” (©Apple). This is the first apparition : looking at a galaxy of yellow stars, surrounded by tennis balls is in a way yes, it is like entering the image without having opened the door. Today Reconstruction is presented as a sequence of visual and audio apparitions that questions observation and representation. As in an operation using manipulations of volume and scale, a constant exercise in montage. A montage where construction, transformation and destruction would have the same significance. Reconstruction is a collection of images, videos and decors gathered and assembled on stage through a performance conducted as an investigation. A sort of performative criminolgy. But nothing else explains the presence of the investigation that the very desire to look for. In that sense, in its search for clues Reconstruction creates substance*. One could say Reconstruction is a research of diversity in forms, sounds and colours. That it is a formally disorganised geometry where materials are manipulated in parallel to meaning. Where materials move as fast as the meaning.

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Treshold Performance - 2014 Concept, Made & Performed by : Marion Menan Supported by : AR BA-ESA

Teaser https://vimeo.com/239678304 password : canyourepapeat

Threshold est un dédoublement physique qui questionne la présence et investit l’image d’un corps paradoxal. A la recherche d’une forme pour son identité. Threshold repose sur un rapport d’étrangeté établi avec le spectateur : le corps réversible ouvre un espace entre-deux, il place le regard face à sa volonté de croire. Un regard qui veut bien, à des moments donnés, abolir les frontières du familier, pour osciller entre le possible confortable du corps quotidien et l’impossibilité bizarre de la fiction.

Threshold is a physical division questioning presence by incorporating the image of a paradoxical body.Seeking a form of identity. Threshold puts forward an awkward relationship with the audience : a reversible body opens a fluid space; enforcing a grinding back and forth between opposite existences. The look is confronted by his own will to believe, and oscillating between the comfortable daily reality and the strange impossibility of the fiction.

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Figures Installation - 2014 Concept & Made by : Marion Menan Supported by : AR BA-ESA

Figures est un projet de sculptures scénographiques qui met en scène des mannequins, entiers ou disloqués, seuls ou en groupe, photographiés dans l’espace public, ou présentés dans le lieu d’exposition. Ces installations questionnent le fixe et le mouvement dans un présent qui semble s’être figé, en devenir, une suspension où les corps inanimés appellent la projection d’un mouvement. Minimaliser l’identité, cloner, réaliser une collection de corps. Dans ces scénographies éclatées, les différentes pièces interagissent et renégocient les frontières entre soi et l’autre, entre l’ici et l’ailleurs, entre l’étrange et l’amusant.

Figures is an installation placing entire or dismembered mannequins in exhibition or public spaces. The installations question the ideas of « static » and « movement » into a time which seems to stand still. A suspended moment where the inanimate bodies propose movement. Minimising identity. Cloning. Not representing a collective identity, simply collecting bodies. Yes, collecting the body. In these eclectic scenes the different elements interact and renegotiate the boundaries between self and the other ones, here and elsewhere, always on the border of strange and amusing.

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Pilotprojekt Performance - 2012 Concept & made by : Wir sind nie da (Jonathan Béneteau, Elsa Chêne, Marion Menan and Francois Sallé) Performed by : Marion Menan Presented during 100° Festival, HAU 2 Berlin

Videos https://vimeo.com/138531798 https://vimeo.com/138524972 https://vimeo.com/138315129

Wir sind nie da est un collectif formé en 2011 à Berlin par quatre jeunes artistes. Créé autour d’une volonté commune d’interroger trois disciplines, Wir sind nie da pratique le live de la performance de l’acteur, la vidéo, et la recherche sonore. Après une année de recherche, le collectif est programmé au festival 100° organisé par la HAU à Berlin, et présente Pilotprojekt en février 2012. Piloprojekt est un spectacle dans lequel un individu s’exerce au suicide : continuellement, il essaie, explore, recommence, à la recherche d’une forme pour sa disparition, il se met en scène, il est encore là .

Wir sind nie da is a collective of four artists formed in 2011 in Berlin. Born from the common will to question three disciplines WSN D is a live practice of performance, video and audio research. After a year of development the collective was programmed to participate in the 100° festival organised by HAU in Berlin were they presented Pilotprojekt in February 2012. Pilotprojekt is a performance in which an individual performs a suicide: continuously trying, explaining, exploring, repeating, seeking a form of disappearance, he stages himself, he is still there.

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Artistic Process Mon travail se situe au croisement de l’installation, du mouvement et de la représentation théâtrale. Avec ces trois matériaux, je questionne le concept de fiction. Mon approche se concentre sur le désir de croire du spectateur, et sur sa capacité à créer ses propres schémas narratifs. Je travaille la perception comme décision en créant des dispositifs performatifs et visuels qui permettent un investissement du témoin. Je crée des béances dans lesquelles le regard volontaire est acteur de la fiction mais aussi des ses contradictions. Ces dispositifs utilisent le son, le corps, la projection (d’images, de textes), la lumière, la scénographie d’éléments quotidiens et insolites comme outils. La répétition, la persistance, les nuances comme moyens. A travers le procédé du montage, j’explore les notions de mémoire, de recherche, de décision et de hasard ou de répétition. Les éléments cohabitent, communiquent, résistent et se transforment dans des zones de friction nouvelles, et chacun d’entre eux est utilisé pour transformer le temps en durée narrative. Raconter des histoires mais poser la fiction comme énigme. Enquêter. My work can be placed at the intersection of installation, movement and theatrical representation. With these three materials, I question the concept of fiction. I focus mainly on the spectator’s desire for fiction, their will to believe and their capacity to create their own narrative paths. I manipulate perception as conscious decision through visual and performative elements that allow introspection of the viewer. I create openings, where observation is a key element in the creation of the fiction, which is simultaneously contradictory. My pieces use sound, the body, projections (of images, texts), light and unusual or everyday objects as tools. Repetition, persistence, their variations as means. Through the process of editing, I am exploring the notions of memory, research, decision, random, or repetition. The elements coexist, communicate, resist and transform into new areas of friction as time becomes a narrative period. Telling stories whilst examining fiction as an enigma. Investigate.

Biography Marion Menan est une artiste française née en 1987, qui vit et travaille à Bruxelles. Après une licence en littérature et en théâtre (Université de Nantes), elle s’installe à Bruxelles en 2008 et réalise un master en Arts du spectacle à l’U LB, elle y développe une recherche sur le potentiel fantastique des arts de la scène et écrit son mémoire Le fantastique au théâtre. En 2011 elle décide de partir à Berlin et y reste deux ans. Elle y crée le collectif Wir Sind Nie Da avec la metteur en scène Elsa Chêne, et réalise la performance Pilotprojekt, jouée lors du festival de la jeune création 100° (HAU2). De retour à Bruxelles, elle intègre la formation ISAC (Institut Supérieur des Arts et des Chorégraphies) à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Elle y pratique la performance et l’installation. En 2016, elle réalise Browsing, une performance présentée à Centrale Fies (Dro, Italie). En 2017, elle est invitée parmi dix jeunes artistes à participer à la résidence de réflexion du festival international Kunstenfestivaldesarts (Res&Ref). Elle est également interprète dans les travaux de Morena Prats (Cet Intervalle, Espace Go, Montréal, 2017) et pour la metteure en scène Léa Drouet (Boundary Games, Kunstenfestivaldesarts 2018). Depuis 2017, elle collabore activement avec l’artiste Simon Loiseau sur leur performance Jusqu’à preuve du contraire (La Balsamine, Centrale Fies, 2018, La Bellone, Buda Kortrijk 2019). Marion rejoint la structure de production Vaisseau fin 2017. Marion Menan is a French artist born in 1987, who lives and works in Brussels. After a degree in literature and theater (University of Nantes), She moved to Brussels in 2008 and completed a master’s degree in Performing Arts at the U LB, where she start a research on the « fantastique » potential in the performing art field, and write her thesis The « Fantastique » genre at the theater. In 2011 she decides to go to Berlin and stays there for two years. She creates the artists’collective Wir Sind Nie Da with the director Elsa Chêne, and realizes Pilotprojekt, performed during the 100 ° festival (HAU2). Back in Brussels, she joined the ISAC training program at the Royal Academy of Fine Arts in Brussels, where she practiced performance and installation. In 2016, she directed Browsing, a performance presented at Centrale Fies (Dro, Italy). In 2017, she was invited as an artist to participate in the reflective residency of the international festival Kunstenfestivaldesarts (Brussels). The same year, her film Search is presented at the Côté Court festival (Cine 104, Paris). She also performs in the works of Morena Prats (This Intervalle, Espace Go, Montreal, 2017) and for the director Léa Drouet (Boundary Games, Kunstenfestivaldesarts, 2018). She collaborates actively with the artist Simon Loiseau (Jusqu’à preuve, Le Hangar, La Balsamine, Brussels). Marion Menan joins the house of production Vaisseau in 2017.

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