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LES RÈGLES DE DOSAGE HOMÉOPATHIQUE SELON DIFFÉRENTS HOMÉOPATHES Il existe différentes dilutions du remède homéopathiques fabriqué à partir de la teinture mère qui est en fait la matière brute. Les dilutions sont regroupées en cinq catégories. Les très basses, les basses, les moyennes, les hautes et les très hautes dilutions. Les très basses dilutions vont de 1X à 6 X et de 1 ch à 5 ch); Les basses dilutions vont de 6 ch à 30 ch; Les moyennes dilutions sont de 30 ch et 200 ch; Les hautes dilutions sont 1M Les très hautes dilutions sont 10M (50M, CM) (jusqu’à MMM Le choix de la dilution Il existe des règles générales dans le choix de la dilution du remède homéopathiques : Moins le symptôme est intense et plus basse sera la dilution Une dilution basse doit être prescrite plus souvent Plus le symptôme est intense et plus haute sera la dilution Les hautes dilutions doivent être administrées moins fréquemment Plus la pathologie physique est grande et plus basse sera la dilution Plus le symptôme mental, émotionnel est fort et plus haute sera la dilution Plus jeune est le patient, plus sensible il est a la dilution Plus vieux est le patient et moins il sera capable de tolérer les hautes dilutions Les homéopathes ne s’accordent pas tous sur les règles de dosage et de dilution. Quoiqu’il y ait certaines règles générales, nous observons en comparant les pratiques de différents homéopathes, certaines règles complètement contradictoires et spécifiques Le site abchomeopathy1 présente des règles de dosages qui veulent que les maladies chroniques et les conditions générales telles que les allergies, le stress et les problèmes de sommeil soient traitées avec des hautes dilutions tandis que les conditions aigües et les symptômes locaux le sont avec des basses dilutions. Il y aurait des exceptions comme les accidents qui nécessitent Arnica 200 ch suivi d’une basse dilution. 1

http://www.abchomeopathy.com/help/scales.htm


Selon eux, d’autres facteurs déterminent le choix de la dilution comme la sensibilité du patient. Ainsi les patients plus sensibles nécessitent des basses dilutions. Devant une incertitude par rapport à la prescription, on nous propose de donner le remède en basse dilution. Si les symptômes ne disparaissent pas complètement, il faut prescrire une plus haute dilution et si par contre, les symptômes changent, on doit donner un remède différent en basse dilution. De son côté, Boenninghausen, un contemporain d’ Hahnemann, était en faveur des hautes dilutions. Il a laissé plusieurs arguments en leur faveur : Une sphère d’action plus large particulièrement pour les états chroniques; Un effet plus rapide pour les conditions aigues. Par contre, les homéopathes, T. F. Allen, Richard Hughes, Dr. Wilson, Dr. Henry Dearborn, J. H. Clarke, Dr. George Royal, Boericke, Pierce et Edgar préconisaient des basses dilutions. De leur côté, les homéopathes Boenninghausen, Hering, Lippe, Guernsey, Raue, Dunham, H. C. Allen, Kent, Boger, Nash et Roberts promouvaient des dilutions moyennes et hautes. Quant aux homéopathes, Bell, Beronville, Borland, Stuart Close, Curie, Dewey, Gross, Fincke, Swan, Skinner, Jenichen, Ghose, Grauvogl, Hubbard, Sir John Weir, Margaret Tyler, Pulford, Templeton, Yingling, Waffensmith, P.P. Wells et Pierre Schmidt, ils utilisaient des hautes dilutions avec grand succès. Aujourd’hui, des homéopathes, comme George Vithoulkas, Rajan Sankaran, Jan Scholten, Prafull Vijayakar, Bill Gray, Robin Murphy, Alfons Geukens, Vesalis Ghegas, Massimo Mangilavori, Banerjeea, Anne Schadde, Luc de Schepper, André Saine, Eileen Naumann, Jayesh Shah, Jermey Sherr, Tinus Smits, Wolfgang Springer et Alize Timmerman, sont en faveur des hautes dilutions tout en utilisant également des basses dilutions. Les homéopathes d’hier et d’aujourd’hui ont prescrit toutes la gamme de dilutions, dépendamment des cas. De nos jours, les dilutions les plus communes sont 6 ch, 30 ch, 200 ch, 1M, 10M, CM et LM. Des homéopathes tels que Schmidt, Kunzli, Voegeli, Patel, Chaudhary et Sankaran emploient de plus en plus la dilution LM et rapportent plusieurs guérisons reliées à son utilisation. Boger semblent avoir utilisé toutes les dilutions. Sa dilution favorite était une dose unique de DMM. Quant à Borland, il affirme qu’il traite les conditions locales, les maladies concernant les organes et les tissus, les conditions pathologiques avancées et les patients sensibles avec des basses dilutions. Quand il a obtient le similimum avec des symptômes généraux et des signes locaux, il prescrit des dilutions moyennes et hautes. Il avance également que plus la condition est aigüe, plus haute il donne la dilution. Clarke dit que pour les conditions aigües, il préconise des basses dilutions de 1 ch à 3 ch et que les maladies chroniques requièrent des hautes dilutions. Par ailleurs, certains homéopathes considèrent divers paramètres dans le choix du dosage : Close présente les considérations influençant le choix de la dose : 1. Plus la similitude est grande entre les symptômes et le remède, plus haute est la dilution; 2. Age: moyenne et haute dilution pour les enfants; 3. Hautes dilutions pour les personnes sensibles et intelligentes; 4. Hautes dilutions pour les personnes intellectuelles, sédentaires et ceux continuellement exposées au stress ou a l’influence de drogues; 5. Dans les conditions terminales, le remède en TM peut être requis. Il avance également que : « différentes dilutions agissent différemment sur différents individus dans des moments différents sous des conditions différentes. Toutes les dilutions peuvent donc êtres requises. »


Edgar rapporte également avoir traité avec succès, depuis vingt-cinq ans des cas avec des basses dilutions et des teintures mères. En ce qui concerne Gentry, il croit que « pour les maladies contagieuses et les fièvres, les moyennes et basses dilutions sont requises ». Pour ce qui est de Blackie, il signale que pour les cas de réels changements organiques dus aux infections, les hautes dilutions sont nécessaires. Grauvogl énumère quelques règles pour l’utilisation des dilutions : 1. Si nous avons à agir sur une partie isolée, contre une cause qualitative, tel qu’une hémorragie avant ou après accouchement, nous sommes mieux d’utiliser une basse dilution; 2. Avec les hautes dilutions, les symptômes disparaissent rapidement sans laisser de trace; 3. Pour un processus de réduction ou d’oxydation, nous devons utiliser les basses dilutions; 4. Pour résoudre un processus de rétention, les hautes dilutions sont indiquées; 5. Les remèdes nutritifs agissent mieux en basse dilution tandis que les remèdes fonctionnels agissent mieux en haute dilution; 6. Un cas chronique, tel que la rétention avec une constitution carbo-nitrogenoide, peut être plus facilement soigné avec des hautes dilutions. Quant à Kent, il n’était pas seulement un adepte des moyennes et hautes dilutions, mais il était aussi un précurseur de la génération des hautes dilutions. Il est considéré comme la personne qui a le plus influencé l’utilisation des hautes dilutions dans la communauté homéopathique. Selon lui: « Quand un remède est correct, il va toujours fonctionner, peu importe la dilution. Combien profondément et combien de temps il va fonctionnera, cela dépend de la dilution. » Kent écrit: « Après 30 ans d’observation et de comparaison de plusieurs dilutions, il est possible d’établir les règles suivantes : De 30 ch à 10M, nous trouvons les pouvoirs curatifs pour les femmes très sensibles et les enfants. Il recommande de donner en premier une dilution de 30 ou 200 ch, permettant au patient d’améliorer sa condition générale; ensuite les dilutions 1M et 10M peuvent être utilisées. Concernant les maladies aigües, les dilutions 1M et 10M sont les plus utiles. Pour les personnes souffrant de maladie chronique et n’étant pas très sensibles, la dilution 10 M peut être utilisée en premier et tant et aussi longtemps que la condition continue de s’améliorer. La dilution 50M doit être utilisée de la même manière ». Il a également écrit: « Quand le similimum est trouvé, le remède agit dans une série de dilution. Si le remède est partiellement similaire, il ne va agir que dans une ou deux dilutions et les symptômes vont changer et un nouveau remède va être requis ». Nash était également en faveur des moyennes et hautes dilutions. Quant à Pulford, il écrit: « Les basses dilutions induisent des SUPPRESSIONS…Les basses dilutions de 30X à CC (200c), à donner spécialement pour les cas aigus qui ne sont pas reliés à une maladie chronique. Les moyennes dilutions de CC à 10M à prescrire dans les cas aigus d’une maladie chronique. Les hautes dilutions de 10M en montant sont requises pour les maladies chroniques. » Roberts avise que si les symptômes sont très similaires, le praticien peut aller aussi haut qu’il désire. Moins il est certain de la similarité et plus bas il doit prescrire. « Comme règle quand il y a pathologie, une moyenne ou une haute dilution peut être dangereuse ». D’autre part, Sir John Weir, affirme que « les basses dilutions doivent être employées pour les troubles physiques, les conditions externes, les problèmes de peau, etc ». Il soutient que : « en présence de symptômes mentaux, les hautes dilutions sont nécessaires. »


Pour ce qui est de Constantine Hering, il affirme que: « Si les symptômes sont très similaires aux premiers symptômes de la matière brute, alors les basses dilutions sont requises. Par contre, si les symptômes ressemblent plus à ceux de l’action tardive de la matière brute, les hautes dilutions doivent être administrées ». De son côté, Fergie Woods statue que : « les hautes dilutions peuvent aggraver les patients très sensibles. Dans les cas de changements organiques, les basses dilutions sont préférables. Particulièrement dans les cas de Phosphorus et de Lachesis qu’il commence généralement avec la12e dilution ». Il mentionne également que : « les hautes dilutions semblent agir plus longtemps. Peut-être parce qu’elles sont plus souvent prescrites quand il y a similimum. » Yingling, remarquable obstétricien homéopathe écrit : « Les basses dilutions guériront quand l’homéopathie s’attaquera à la maladie. L’expérience enseigne et prouve qu’il n’y a pas de doute que les hautes et très hautes dilutions vont guérir PLUS RAPIDEMENT ET PLUS EFFICACEMENT les cas, spécialement les cas chroniques que les teintures mères ne peuvent atteindre. Il est erroné de supposé que les hautes dilutions excellent dans le traitement de cas chroniques et ne sont pas efficaces dans les cas aigus. Mon expérience prouve que les hautes dilutions sont plus fiables et efficaces dans les cas aigus et vont éliminer la maladie ou la restreindre à quelques jours là où la teinture mère aurait requis plusieurs jours ou semaines pour accomplir le même effet ». Pour sa part, Hubbard dit que : « pour les maladies d’origine psychique, les hautes dilutions doivent être employées. Les maladies fonctionnelles avec symptômes subjectifs répondent bien aux hautes dilutions. Les maladies aigües, avec changements pathologiques, vont également nécessiter des hautes dilutions. Cependant, pour une crise aigue de maladie chronique, telle que crise cardiaque, crise d’asthme, les moyennes et basses dilutions ( 200 ch) sont requises ». Elle préfère les hautes dilutions dans les cas présentant des symptômes mentaux marqués. Elle écrit également “Dans les cas désespérés, devant une lutte pour la vie, les hautes dilutions sont indiquées. Quand la maladie chronique est au stade terminal, une très haute dilution induit l’euthanasie. Dans les cas chroniques incurables, quand la vitalité est très bonne et la pathologie pas encore très avancées, les basses et moyennes dilutions sont souhaitables ». Elle écrit également que “Le degré de susceptibilité du patient influence également la sélection de la dilution. Certaines personnes sont si hypersensibles qu’elles requièrent des moyennes et des basses dilutions. D’autres patients sont très lents à réagir (ayant souvent pris trop de médicaments allopathiques ou homéopathiques). Ils vont souvent exiger des dilutions très hautes avant de réagir ou une basse dilution répétée à toutes les quelques heures jusqu’à une réaction favorable. La répétition peut être dangereuse pour le type de patient, très faible, avec une force vitale pouvant facilement dérangée. Cependant, les maladies aigues des patients robustes peuvent être guéries par la répétition de hautes dilutions jusqu’à ce qu’une amélioration favorable commence. L’idéal est une dose simple. Les enfants prennent les hautes dilutions particulièrement bien et en général les personnes très âgées exigent des dilutions moyennes, excepté pour l’euthanasie. Quelques individus hypersensibles (ayant reçus des traitements homéopathiques inadéquats) vont réagir à tous les médicaments que vous leur donnerez. Ils requièrent donc des moyennes et des basses dilutions. Quelques individus ont des réactions particulières à certaines dilutions de certaines substances homéopathiques. Les degrés de réactions à un remède doit être considéré pour que le patient réagissent assez au remède pour être guéri. Si la sensibilité est extrême, les basses et moyennes dilutions seront préférables. Quand le patient est empoisonné par la matière première, il n’est pas suggéré de lui donner la substance en très haute dilution. Il est préférable de donner une substance antidote en haute dilution. »


P. Sankaran a établit quelques règles sur les dilutions : 1. Quand nous trouvons le similimum avec présence de symptômes mentaux très clairs, les hautes dilutions sont recommandées; 2. Quand la similitude est moins marquée, qu’on manque de symptômes ou quand la prescription s’applique à une condition locale ou superficielle comme un problème de peau, une verrue ou dans un cas ou les symptômes pathologiques prédominent comme une défaillance cardiaque dans un cas de cancer, quand une palliation est nécessaire comme dans un cas de maladie incurable avec faible vitalité, une basse dilution est avisée. Apocynum cannabinum (insuffisance rénale), Sabal serrulata (troubles de la prostate), Ornithogallum umbellatum (cancer du colon), Hydrocotyle asiatica ou centella asiatica(dermatoses squameuses), Passiflora incarnata (insomnie et nervosité), Crataegus oxycantha (cholestérol), Adonis vernalis (coeur), Strophanthus hispidias (coeur), Carduus marianus (foie, vésicule biliaire, varices), Blatta orientalis (asthme, bronchite et tuberculose), etc., semblent mieux agir dans des basses dilutions. 4. Les nosodes semblent mieux agir dans des hautes dilutions comme 200 et plus. 5. En ce qui concerne les nosodes, certaines règles s’appliquent. Si le cas est nouveau et le patient n’a jamais reçu aucune dilution, une moyenne ou haute dilution peut être donnée quand le nosode est clairement identifié. Si le patient a reçu un remède durant les trois mois précédents, il est mieux de donner une basse dilution. 6. Si le patient a déjà reçu un remède de fond en haute dilution et est encore en situation d’amélioration, mais a développé un désordre superficiel, une basse dilution va compléter le remède de fond pour guérir ce symptôme. 7. Les enfants semblent tolérer les hautes dilutions à cause de leur vitalité mais les personnes âgées ne tolèrent pas les hautes dilutions aussi bien. 8. Quand le patient est hypersensible aux remèdes, il est recommandé d’utiliser des basses dilutions. 9. Quand la réaction est faible et qu’une réaction est souhaitable pour promouvoir le rétablissement comme avec Carbo vegetalis., une haute dilution est préférable. 10. Les patients intelligents et sensibles et ceux engagés dans des occupations intellectuelles nécessitent des hautes dilutions tandis que les patients plus amorphes et ternes, affectés aux travaux physiques vont nécessiter des dilutions plus basses. 11. Des remèdes peuvent produire de réactions contraires à des dilutions différentes comme Silicea donné en basse dilution provoque la suppuration, tandis qu’en haute dilution, il l’arrête. 12. Des hautes dilutions de remèdes constitutionnels tels que Silicea, Phosphorus sont contrindiquées dans les cas de pathologie avancée. 2 Rajan Sankaran3 présente les règles de dilutions suivantes : 2

http://hpathy.com/homeopathy-philosophy/homeopathic-potency-selection/

3

R. Sankaran,Comprendre la sensation vitale en homéopathie. Homéopathic Medical Publisher, India, 2008.


Niveau 1 Le nom d’une maladie. Les symptômes et les modalités appartiennent uniquement à la pathologie. Dilution : 6K. Niveau 2 Des sensations et des modalités locales.Dilution : 30 K Niveau 3 Des émotions et des sentiments. Une relation s’établit entre les éléments généraux et locaux. « Les symptômes locaux sont influencés par l’ensemble, par l’aspect général et ce dernier va également influencer le local. Il y a une relation de cause a effet et réciproquement et en général, ceci est exacerbé par la situation vécue. » Les plaintes sont locales mais également fonctionnelle et pas tellement structurelles. Les sensations locales présentent des modalités générales, c'est-à-dire des interrelations entre les aspects généraux et particuliers. Nous sommes au niveau du « ressenti ».Dilution : 200K Niveau 4 Les illusions. « Les symptômes généraux sont prédominants et la personne ne voit pas dans le présent ». Elle est fixée sur le passé, sur l’avenir, sur un évènement ou sur une situation imaginaire. Il s’agit d’une perturbation psycho-neuro-endorctrino-immunologique : perturbation du système mental, des règles, de la croissance, du développement, etc. Une perturbation du système immunitaire avec par exemple des allergies. Désirs et aversions très marqués. Modalités générales qui affectent de manière générale. Les rêves et les passe-temps sont importants. Toute la vie de la personne est structurée sur son illusion. Les gestes sont importants à observer. Le patient décrira aisément les sensations ressenties dans des moments ou des périodes déterminées.Dillution 1M Niveau 5 Les sensations sont maintenant des perburbations des systèmes psycho-neuro-endoctrinoimmunologiques. Nous sommes maintenant au niveau de la source. « Le patient vit complètement, non pas une illusion humaine, mais la vie de la source elle-même, du règne animal, minéral ou végétal. L’énergie de la source est très importante, ce n’est pas de l’imagination mais c’est de l’action ». « Les gestes sont extrêmement important, la plupart des mots ne seront pas spécifiquement humain ». C’est à ce niveau que nous devons amener chaque patient même si dans sa vie, il est au niveau 2, 3 ou 4. Dilution 10 M (Dilution pour enfant) Niveau 6 Nous somme au niveau de l’énergie : vitesse, mouvement, couleur. Dilution : 50 M Niveau 7 C’est le niveau de l’interrogatoire. Le niveau de l’observation méditatif, silencieux. Dilution : 7 CM


Niveau 8 Le vide, le Nirvana. ( Notes : quand une personne décrit une autre, c’est une projection d’elle-même. On ne peut percevoir que ce à quoi on est sensible. NIVEAUX

DILUTION

1

UNE MALADIE

Les symptômes et les modalités appartiennent uniquement à la pathologie.

6k

2

SENSATIONS ET MODALITÉS LOCALES

Symptômes cliniques

30k

3

LES ÉMOTIONS ET LES SENTIMENTS

Une relation s’établit entre les éléments généraux et locaux. Les symptômes locaux sont influencés par l’ensemble, par l’aspect général et ce dernier va également influencer le local. Il y a une relation de cause à effet et réciproquement et ceci est exacerbé par la situation vécue. » Les plaintes sont locales mais également fonctionnelle et pas tellement structurelles. Les sensations locales présentent des modalités générales, c'està-dire des interrelations entre les aspects généraux et particuliers. Nous sommes au niveau du « ressenti ».

200K

4

LES ILLUSIONS

Symptômes généraux prédominants. Fixation sur un temps ou une situation, perturbation du système psycho-neuroendoctrino-immunologiques. Désirs et aversions très marqués. Modalités générales qui affectent de manière générale. Les rêves et les passe-temps sont importants. La vie de la personne est structurée sur son illusion. Le patient décrira aisément les sensations ressenties.

1M

5

LA SOURCE

Sensations = perturbation du système psycho-neuro-endoctrino-immunologique. Le patient vit l’illusion du règne animal, minéral ou végétal

10 M


6

L’ÉNERGIE

Vitesse, mouvement, couleur

50 M

7

L’INTERROGATOIRE

Observation méditative

7 cm

8

NIRVANA

Quant à John Paterson, il affirme que quand il y a une pathologie évidente, les basses dilutions, en bas de 6C peuvent être données et répétées à tous les jours. Dans les cas aigus, une dose unique est préférable. Dans les phases aigues des maladies chroniques, des hautes dilutions peuvent être données et répétées. Quant à l’homéopathe contemporain, George Vithoulkas, il détermine les lois suivantes dans son ouvrage “The Science of Homeopathy” :“Les patients de faible constitution, les personnes âgées, les gens hypersensibles devraient prendre des basses solutions entre 12 X à 200. Les hautes dilutions pourraient trop stimuler leur mécanisme de défense et entraîner des aggravations non nécessaires. Les patients hypersensibles réagissent aux basses et aux hautes dilutions. En conséquence, il est mieux de restreindre la prescription initiale à 30 ou 200. Les enfants ayant souffert de problèmes sévères devraient recevoir des basses dilutions. Si le cas est relativement curable, une haute dilution peut être envisagée entre 30 et CM. Le principe de base est le degré de certitude à propos du remède. Des remèdes comme Lachesis, Aurum et les Nosodes ont de forte tendance pour la pathologie physique. Pour cette raison, ils ne devraient être utilises qu’en basse dilution (30 ou 200) à moins que l’individu démontre être sans pathologie physique. Pour les enfants avec des ennuis de santé aigus, il est mieux de donner des dilutions inférieures à 200 …Si le patient est âgé, malade chronique, ou sévèrement malade d’une maladie aigue, une dilution 200 est préférable comme prescription initiale.” Rajan Sankaran écrit: « La sélection de la dilution dépend, … de l’intensité, de la clarté et de la spontanéité des symptômes exprimés – spécialement des symptômes particuliers qui reflètent l’individualité de la personne ». Il donne en exemple un patient qui dit: « Je ne sais pas pourquoi mais je sens souvent que je suis pauvre et que j’ai l’air d’un mendiant avec des vêtements en loques. »Ici, nous avons un symptôme intense, clair et spontané. Dans ce cas, je donnerais une haute dilution (peut-être 1M). Toutes les autres considérations comme la pathologie devraient être secondaires. Bien sûr, la dilution dépend aussi de la similitude du remède avec le bas. Le patient peut être clair à propos des symptômes, les exprimer avec intensité et spontanéité, mais le remède sélectionné peut ne pas refléter cette sensation aussi intensément ou clairement. Dans ce cas, la dilution dépend de la mesure dans laquelle le remède choisi exprime les sensations du patient”. Rajan Sankaran est également connu pour utiliser la dilution LM quand le patient est hypersensible. Alors nous voyons qu’en dépit des différentes directives pour la sélection de la dilution, la plupart des homéopathes modernes sont d’accord sur les facteurs qui influencent la sélection de la dilution. Ces facteurs sont :


1. La certitude concernant le remède choisi; 2. La matière médicale; 3. L’âge du patient; 4. Le sexe du patient; 5. L’occupation du patient; 6. La sensibilité du patient; 7. La vitalité du patient; 8. La nature of the patient; 9. Le type de désordre – Fonctionnel ou pathologique; 10. La sévérité de la pathologie; 11.La nature aigue ou chronique de la maladie; 12. La clarté et l’abondance de symptômes mentaux; 13. Le type de réponse recherchée – palliation ou guérison; 14. Le dégrée d’expérimentation; 15. La nature du remède; 16. Le miasme du patient. Les directives données par Hubbard, P. Sankaran, Vithoulkas et Rajan résument plus ou moins l’approche clinique souhaitable pour la sélection de la dilution. Le seul problème est que la majorité des homéopathes pratiquent avec une sélection de dilution très limitée. Ils hésitent à utiliser des teintures mères et des dilutions très basses comme 1X et 2X et des dilutions très hautes comme CM, MM, DMM. En conséquence, souvent le remède choisi ne donne pas l’effet désiré et l’homéopathe change de remède. Le praticien devrait être ouvert à l’utilisation de toute la gamme de dilutions disponibles. La certitude de la sélection de la dilution grandit avec l’expérience. Si le thérapeute est confiant dans la sélection de son remède et que l’action désirée n’est pas là, il doit changer la dilution (plus haute ou plus basse) avant de changer le remède lui-même. Il ne doit pas être flexible sur la sélection du remède; pour guérir, un remède doit être similaire, mais il peut être flexible sur la sélection de la dilution. Il faut retenir d’Hahnemann qu’une guérison doit être rapide, douce et permanente. 4 Selon Voisin, les basses dilutions sont organotropiques, les dilutions moyennes influencent le fonctionnement et les hautes dilutions le psyché 5 Une dose unique est le remède idéal. Le thérapeute doit ajuster la dilution plus basse ou plus haute et la fréquence des doses en appliquant les règles suivantes : RÉPETITION 4

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Les dilutions entre 1x et 5x ou 'c' ne sont pas fréquemment utilisées; elles doivent être donné 3 ou 4 fois par jour, durant plusieurs semaines ou mois. Elles sont utilisées dans des cas où la condition ne permet pas ni de changement rapide ni des aggravations (cérumen durci, polypes, cicatrices). Le choix entre C et X est une question d’expérience. Les dilutions en bas de 3C contiennent encore de la matière brute. Ces dilutions ainsi que les teintures mères sont également utilisées avec les remèdes ayant une affinité pour des organes spécifiques tels que chelidonium pour les poumons, hypericum pour les traumatismes des nerfs et du coccyx, ruta pour les traumatismes du périoste et du rectum, solidago pour les poumons et les reins, berberis pour le foie et les reins, pour Fucus Vesiculosis (Sea Kelp) et Alfalfa (Medicago Sativa) pris ensemble en teinture mère pour prendre du poids après une maladie. Prescrits pour supporter les organes déficients et aider le remède constitutionnel à faire son travail sans aggravation, ils sont considérés comme des remèdes de support et de drainage aidant à la désintoxication. Ils sont prescrits dans des dilutions entre 1X et 6X. La dilution 3x est utilisée pour les sels minéraux dans les cas aigus. La dilution 4c STIMULE. La dilution 6x est utilisée pour les sels minéraux dans les cas sub-aigus. « Le nom d’une maladie. Les symptômes et les modalités appartenant uniquement à la pathologie. Dilution : 6K » Sankaran. La dilution 6 C est la plus basse généralement disponible. Elle fonctionne très doucement. Elle peut être répétée fréquemment. Vous devez prescrire plusieurs doses avant d’espérer d’observer une amélioration. Elle est généralement prise 3 fois par jour pendant plusieurs jours pour les problèmes aigus et durant plusieurs semaines pour les problèmes chroniques. Pour les conditions urgentes, la fréquence peut être aux 15 minutes durant plusieurs heures mais il est préférable d’utiliser une plus haute dilution si elle est disponible. L’avantage de la dilution 6c est qu’elle TRAVAILLE DOUCEMENT. Elle n’offre pratiquement aucun danger d’aggravation. Cette dilution est préférable pour les conditions qui guérissent lentement comme les entorses. Son désavantage est sa longueur d’action : ça peut être long avant de voir une amélioration et de confirmer si le choix du remède est adéquat. La dilution 7c RÉGULARISE. Les dilutions 7c et 9c sont prescrites similairement. La dilution 9c est appropriée pour ATTÉNUER (LES DOULEURS). La dilution 12 x est utilisée pour les sels minéraux dans les cas chroniques. La dilution 12x ou 12 c est administrée 2 fois par jour tout comme les dilutions 18 et 24. Elles sont généralement prescrites QUAND UNE RÉPONSE RAPIDE N’EST PAS REQUISE. La dilution 30 K, les sensations et des modalités locales.(Sankaran)


La dilution 30c est de force moyenne. Elle est prescrite une fois par jour ou une fois par semaine ou juste une fois dépendamment des cas. C’est la dilution la plus utilisée pour les problèmes aigus. Elle n’exige pas d’être répétée aussi souvent et permet d’observer une amélioration après une dose ou deux. Souvent une dose est suffisante, il ne faut répéter que si les symptômes persistent. S’il n’y a pas d’amélioration après 2 doses, c’est probablement le mauvais remède et il doit être changé. C’est une dilution excellente pour LES MALADIES CONTAGIEUSES et les conditions aigues. L’avantage est que l’amélioration est observée rapidement, habituellement en heure ou même quelques minutes. Ainsi on peut confirmer rapidement l’exactitude du choix du remède. Le désavantage est représenté par de légers dangers d’aggravation quand le remède est donné trop fréquemment pour des conditions qui s’améliorent lentement comme les entorses. Les dilutions entres 30 et 200 et celles entre 200 et 1M sont rarement utilisées. Une haute dilution est en haut de 30c (200c 1M, 10M). La dilution 200k. Des émotions et des sentiments. Une relation s’établit entre les éléments généraux et locaux. « Les symptômes locaux sont influencés par l’ensemble, par l’aspect général et ce dernier va également influencer le local. Il y a une relation de cause a effet et réciproquement et en général, ceci est exacerbé par la situation vécue. » Les plaintes sont locales mais également fonctionnelle et pas tellement structurelles. Les sensations locales présentent des modalités générales, c'est-à-dire des interrelations entre les aspects généraux et particuliers. Nous sommes au niveau du « ressenti ».(Sankaran) La dilution 200c est prescrite en dose unique ou occasionnellement comme une dose collective (coucher, matin, coucher). La dilution 200 et les plus hautes dilutions sont trop fortes pour l’usage général mais sont pourtant recommandées pour certains problèmes. Cette dilution est indiquée quand l’intensité des symptômes est très forte dans les conditions aigues et quand le thérapeute est certain du remède. Toutefois, la dilution 200 est habituellement réservée pour les maladies chroniques. L’homéopathe ne doit pas prescrire cette dilution comme premier remède dans les cas de contagion ou de condition aigue sans que des indications claires pour un remède précis ou des circonstances urgentes. Quelques fois il peut suivre la prise de 30 c quand le remède ne fait plus effet. Excepté en urgence, la dose ne doit pas être répétée. L’avantage de cette dilution est l’amélioration rapide et l’urgence des cas. Le désavantage est de plus grande chance d’aggravation pour des conditions qui s’améliorent lentement comme des entorses. La dilution 1M Les illusions. « Les symptômes généraux sont prédominants et la personne ne voit pas dans le présent ». Elle est fixée sur le passé, sur l’avenir, sur un évènement ou sur une situation imaginaire. Il s’agit d’une perturbation psycho-neuro-endorctrino-immunologique : perturbation du système mental, des règles, de la croissance, du développement, etc. Une perturbation du système immunitaire avec par exemple des allergies. Désirs et aversions très marqués. Modalités générales qui affectent de manière générale. Les rêves et les passe-temps sont importants. Toute la vie de la personne est structurée sur son illusion. Les gestes sont


importants à observer. Le patient décrira aisément les sensations ressenties dans des moments ou des périodes déterminées.(Sankaran) Les dilutions 1M et plus haut (10M-CM) sont seulement prescrites en dose unique. Elles sont généralement données quand une réponse forte est requise et que la constitution est suffisamment intègre pour absorber la profondeur du changement. La dilution 1M est généralement la plus haute dilution jamais donnée comme première dose (le plus souvent 30 ou 200). Une très haute dilution est en haut de 10M (50M, CM) (jusqu’à MMM) La dilution 10M Les sensations sont maintenant des perburbations des systèmes psycho-neuroendoctrino-immunologiques. Nous sommes maintenant au niveau de la source. « Le patient vit complètement, non pas une illusion humaine, mais la vie de la source elle-même, du règne animal, minéral ou végétal. L’énergie de la source est très importante, ce n’est pas de l’imagination mais c’est de l’action ». « Les gestes sont extrêmement important, la plupart des mots ne seront pas spécifiquement humain ». C’est à ce niveau que nous devons amener chaque patient même si dans sa vie, il est au niveau 2, 3 ou 4. (Dilution pour enfant) (Sankaran) La dilution 50M ou LM Nous somme au niveau de l’énergie : vitesse, mouvement, couleur (Sankaran). Les dynamisations quinquagentésimales ou les dilutions LM sont généralement prescrites pour les patients qui sont trop sensibles pour bénéficier des dilutions au-dessus de 30c. Les quinquagentésimales de Hahnemann sont des basses dynamisations. Vers la fin de sa vie, dans la sixième édition de l'Organon, il consacre une étude sur l'échelle de dilutions LM. Hahnemann affirme la supériorité des quinquagentésimales sur les centésimales, fondée sur un nombre significatif d'expérimentations avec les 2 échelles de dilution. Beaucoup de patients répondent mieux aux basses dynamisations qu'aux plus hautes. Par ailleurs, le degré de similitude ne nécessite pas d'être aussi important pour obtenir une réponse. Si l'on se fie à ses nombreuses expériences, la dilution LM, basse dynamisation par excellence, est particulièrement adaptée aux affections aigües. Les praticiens n'utilisent pas ces dilutions(ou très peu) parce que difficiles à trouver et contraignantes "à fabriquer". Donc depuis la sixième parution de l'Organon, peu de retours d'expériences peuvent venir s'ajouter au dossier des LM. http://www.homeopathie-autrement.com/lesdilutionsau15/ Le choix de la dilution repose dans l’alliance de la sensibilité du patient et de son tempérament. Davantage de praticiens utilisent des différentes dilutions pour les problèmes aigus. Ceci dépend habituellement de l’énergie du patient, de l’importance des autres pathologies et de l’intensité des symptômes. Quelques remèdes sont également reconnus pour mieux fonctionner à certaines dilutions et d’autres remèdes travaillent à différentes dilutions comme baptisia qui est reconnu pour mieux travailler à dose répétées de 6, pour la diarrhée, et est connu pour avoir une durée d’action courte alors que Dr. Mathur recommande une dose unique de Cannabissativa dans la dilution CM pour une gonorrhée aigue. Dans un état aigu ou chronique, un homéopathe expérimenté va associer la dilution et l’énergie du patient. 6 6


SENSIBILITÉ Un homéopathe expérimenté identifiera la dilution requise selon l’énergie du patient, sa sensibilité et l’intensité de la maladie. Des patients vont répondre à une simple dose de 6c, d’autres vont réagir à 10M et certains sont si sensibles qu’ils peuvent seulement prendre la dilution LM. Plus la dilution est haute et plus le système devrait réagir et plus grande seront les possibilités d’aggravation ainsi que les possibilités de guérison complète parce qu’une haute dilution génèrera une réponse plus profonde et plus longue que les basses dilutions. Une haute dilution ne doit pas être administrée à une personne ayant subi une ablation ou possédant des organes atrophiés ou dans une pathologie profonde ou qui est sous médication. Comme la réponse à une haute dilution est forte, une aggravation va causer de l’inconfort ou un état aggravé. Quand les patients sont déjà sous médication ou s’il est nécessaire de répéter, une basse dilution est préférable. Les personnes handicapées et âgées ne peuvent tolérer des aggravations. Dans le doute, il est préférable d’y aller avec une basse dilution. Si quelqu’un a besoin d’une haute dilution à cause de l’intensité de ses symptômes mais a beaucoup de possibilités de subir une aggravation, des techniques peuvent être utilisées pour contrer le problème. PRÉCAUTIONS Il ne faut jamais répéter une haute dilution sans être très prudent. Des répétions non nécessaires de hautes dilutions peuvent causer de fortes aggravations et des nouveaux symptômes peuvent apparaître. 7 Les aggravations sont évitables. Nous devons chercher une cure certaine et douce. Les aggravations seraient plutôt des crises de guérison. Il y a une croyance voulant que si une personne va mal après un traitement homéopathique, c’est qu’il ira mieux après. Pour 90% des cas, cela s’avère vrai mais ça ne peut être appliqué à tous. Quelques fois, des patients peuvent éprouver des aggravations qui ne seront pas suivies d’amélioration. C’est pourquoi il existe la dilution LM. L’aggravation n’est donc pas toujours nécessaire.

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http://homepage.ntlworld.com/homeopathy_advice/Theory/Intermediate/dosage.html

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http://homepage.ntlworld.com/homeopathy_advice/Theory/Intermediate/aggravations.html


Nous pouvons savoir si l’aggravation est néfaste ou une bénéfique crise de guérison en observant la direction de la guérison. Quand un patient est sous traitement homéopathique, un phénomène appelé « Direction Of Cure » est observé. C'est-à-dire que les symptômes des maladies dont le patient a souffert réapparaissent du dernier au premier, des organes principaux aux organes mineurs, de l’intérieur à l’extérieur, du haut vers le bas. Normalement, toute aggravation disparaît en quelques jours et l'amélioration ultérieure de la santé est évidente. Quand un remède produit une aggravation sans suivre cette direction quand il agit trop profondément, aurait été répété trop souvent, ou dans une dilution trop forte, quand l’énergie vitale ou les organes d’élimination serait trop faibles ou il y aurait d’autres organes qui ne fonctionneraient pas bien ou la tentative de guérison pourrait avoir dévoilé une faiblesse ou une pathologie ignorée jusqu’à présent. Dans un tel scénario une différente méthodologie doit être employée. Dans le cas d’une aggravation improductive ou intense, il faut : 1: Arrêter le remède; 2: Represcrire le même remède dans une dilution inférieure; 3: Represcrire le remède en dilutions descendantes; 4: Prescrire un nouveau remède ; 5: Prescrire un nouveau remède basé sur l’affinité de l’organe; 6: Prescrire un antidote; 7: Prescrire un nouveau remède sur la base de nouvelles informations, c’est-à-dire reprendre le cas. 1: Arrêter le remède semble évident mais il est connu si l’homéopathe était certain de son remède, il va continuer en dépit des aggravations. 2: Represcrire un remède en plus basse dilution est la meilleure tactique pour contrer une aggravation, mais pas nécessairement la plus efficace, ça marche bien si on peut attendre 24 heures les résultats. 3: Represcrire en dilutions descendantes, très efficace si l’aggravation a commencé rapidement après la prise du remède, moins efficace si plus de 24 hrs sont passées depuis la prise du remède. 4: Prescrire sur les nouveaux symptômes, cela signifie prescrire pour une pathologie aigue, cela signifie que l’aggravation a laissé apparaître des symptômes différents. 5: Si l’aggravation est due à des organes déficients, comme les reins, alors en prescrivant un remède pour les reins, le remède principal pourrait continuer son travail


6: Antidoter le remède c’est quand vous découvrez que toutes les rumeurs à propos du café et de la pâte à dents sont fausses, cependant celles a propos du cannabis seraient vraies (le cannabis agirait comme un blocage). Certains remèdes sont connus pour antidoter d’autres remèdes et le camphre est reconnu pour antidoter la plupart d’entre eux. L’antidote doit également être basé sur les symptômes. 7: Reprendre le cas en se basant sur les nouvelles informations.

LA DEUXIÈME PRESCRIPTION Partant du principe que la première prescription était le remède constitutionnel, la seconde prescription est un choix qui doit être fait très attentivement. Parce qu’il est trop facile de présumer qu’un autre remède est nécessaire quand il y a un changement au niveau de la santé après le premier remède, quand en fait le premier remède marche toujours et une represcrition peut potentiellement défaire tout le travail du premier remède. Il faut se rappeler que le corps ou le système est en changement et évolue par lui-même à son propre rythme vers la guérison. Si le premier remède était bien choisi et qu’il a agi, il est très important de ne pas le changer. Cependant, s’il n’y a pas eu de changement du tout au niveau de la santé après un mois, le cas doit être repris. Il faut reprende la première question avant de considérer une seconde prescription : Est-ce que le premier remède fonctionne? Si oui, pourquoi le changer. Si la réponse est non, reprenez le cas, examinez les remèdes se rapprochant, les blocages à la guérison, la dyscrasie, le TEA et les modalités. La dyscrasie se produit quand il y a un blocage de toxicité, acquéri miasmiquement, ou dans la phase pré-natale qui en conséquence affecte les habilité du patient à guérir. Exemples: Intoxication au mercure, vaccination, radioactivité La dyscrasie est une mauvaise constitution ou mauvaise circulation des liquides corporels et organiques. Un état anormal ou physiologiquement déséquilibré du corps. Le terme « dyscrasie » vient des Grecques et veut dit une mauvaise mixture, se référant à un mauvais balancement entre les quatre humeurs ce qui cause la maladie Le TEA est une façon d’étudier un cas. En prenant le cas et en cherchant le remède, il faut être certain que ce qui retient le temps, l’attention et l’énergie du patient, a bien été cerné. Si la réponse à la première question : Est-ce que le premier remède fonctionne est oui, alors le patient est guéri ou il continue de s’améliorer. La deuxième question est : Est que le remède fonctionne toujours?


Si oui alors pourquoi changer? L’idéal est d’attendre c’est-à-dire laisser le remède continuer son travail. L’impatience est probablement la plus grande cause des mauvaises secondes prescriptions. Si non, il est temps de faire une seconde prescription. Idéalement ce devrait être une autre dose du même remède, peut-être dans une dilution plus haute. NE JAMAIS CHANGER UN REMÈDE QUI FONCTIONNE à moins que les symptômes aient changés et soient définitivement en dehors du champ du premier remède

LES BLOQUAGES À LA GUÉRISON Un remède choisi ne fonctionne pas parce qu’il y a possiblement un blocage à la guérison. Un blocage peut être physique, émotionnel, relationnel, professionnel, médical, environnemental, concernant le style de vie, les chirurgies ou accidents, le miasme ou autres dyscrasies. Un blocage est quelque chose qui empêche le remède constitutionnel (similimum) de fonctionner seul. Le blocage doit être identifié pour permettre l’efficacité du remède. Quelque fois, il s’agit de changer la méthode de prescription c’est-à-dire de donner un remède homéopathique spécifique au blocage, ou bien le blocage nécessite d’autres stratégies pour être résolu. On ne peut pas guérir un manque avec l’homéopathie comme vous ne pouvez pas arrêter les retombées radioactives, bien que vous puissiez traiter ses effets secondaires. Ce sont des exemples extrêmes mais applicables pour d’autres influences de votre vie. Par exemple, le stress au travail ou dans une relation peut entraver les habilités du patient à être en santé et exiger d’autres méthodes c’est-à-dire résoudre le problème ou soustraire le patient de l’influence néfaste. Pareillement, la toxicité de n’importe quelle source (environnementale, relationnelle, médicale, récréative (drogue, alcool) peut empêcher un remède constitutionnel homéopathique de fonctionner, alors on doit adresser directement le traitement à cette source et il y plusieurs façons de le faire. L’homéopathie peut jouer un rôle en assistant la personne dans ce processus dépendamment si la personne peut être distanciée du blocage et si le blocage peut être résolu par un traitement homéopathique ou une autre thérapie.

SUPRESSION La Suppression est à l’opposé de la direction de la guérison. Elle se produit quand les symptômes du patient vont à l’inverse de la direction de la guérison, quand le remède (ou


n’importe quelle autre circonstance) travaille contre l’énergie vitale, causant un ancrage plus profond de la maladie dans la constitution, résultant en une maladie plus grave, plus chronique. La suppression n’est pas toujours immédiatement apparente mais peut se développer insidieusement. La suppression n’est pas généralement reconnue par l’allopathie comme un problème, mais comme une solution. En homéopathie elle est considérée comme dangereuse et devant être évitée à tout prix. La suppression est souvent la cause d’un ennui de santé. Les conséquences de la suppression sont étendues et la littérature homéopathique est remplie de cas illustrant comment un patient malade a été aggravé à la suite d’une suppression allopathique. Les suppressions doivent être différenciées des effets secondaires des traitements allopathiques. Les suppressions ne se produisent que quand la direction de la guérison est inversée. La bonne nouvelle est que ce ne sont pas tous les traitements allopathiques qui sont suppressifs mais ils peuvent tous produire des effets secondaires. Le traitement homéopathique défera la suppression. Par exemple, quand l’eczéma a été supprimé avec des crèmes de cortisone ou des préparations à base de goudron, le patient développe de l’asthme. L’eczéma supprimé résulte en une condition plus profonde d’asthme.

CONCLUSIONS TEINTURES MÈRES Conditions terminales; Les remèdes ayant une affinité pour des organes spécifiques;

TRÈS BASSES DILUTIONS (1X à 6X, 1 ch à 5 ch) Quand la condition ne permet pas ni de changement rapide ni d’aggravation (cérumen durci, polypes, cicatrices); Les remèdes ayant une affinité pour des organes spécifiques; Les Sels minéraux.

BASSES DILUTIONS (6 ch à 30ch) Quand on est pas certain du remède;


Quand les symptômes changent et qu’on doit donner un autre remède; Quand une palliation est nécessaire comme dans un cas de maladie incurable avec faible vitalité; Dans des conditions aigues qui ne sont pas reliées à une maladie chronique; Dans des conditions externes; Dans des conditions de changements organiques; Dans des conditions pathologiques avancées; Pour des symptômes pathologiques qui prédominent comme une défaillance cardiaque dans un cas de cancer; Pour des symptômes similaires aux symptômes de la matière brute; Pour des symptômes locaux; Pour des symptômes de faible intensité; Pour une partie isolée telle une hémorragie avant ou après accouchement; Pour un processus de réduction ou d’oxydation; Pour une crise aigue de maladie chronique, telle que crise cardiaque, crise d’asthme; Pour des troubles physiques; Pour des problèmes de peau tels une verrue; Pour les maladies concernant les organes et les tissus; Pour les maladies contagieuses; Pour des fièvres; Pour les cas chroniques incurables, quand la vitalité est très bonne et la pathologie pas encore très avancée; Patient ayant déjà reçu un remède de fond en haute dilution et étant encore en situation d’amélioration, mais ayant développé un désordre superficiel; Patients de faibles constitutions; Patients plus amorphes et ternes, affectés aux travaux physiques; Patient qui a reçu un remède durant les trois derniers mois; Patients déjà sous médication;


Personnes ayant pris trop de médicaments allopathiques; Personnes ayant reçu des remèdes homéopathiques inadéquats; Personnes handicapées; Personne ayant subi une ablation ou possédant des organes atrophiés; Personnes sensibles et hypersensibles; Personnes âgées; Personnes ayant une faible vitalité; Enfants ayant souffert de problèmes sévères; Enfants avec des ennuis de santé aigus; Nosodes, à moins que l’individu démontre être sans pathologie physique; Remèdes nutritifs. Remèdes Organotropiques (qui ont une affinité pour un certain organe) MOYENNES DILUTIONS (30 ch et 200ch) Quand il a obtient le similimum avec les généralités et des indications locales; Dans les cas chroniques incurables, quand la vitalité est très bonne et la pathologie pas encore très avancées; Enfants; Personnes hypersensibles; Personnes ayant reçu des remèdes homéopathiques inadéquats; Les maladies contagieuses; Les fièvres; Une crise aigue de maladie chronique, tel que crise cardiaque, crise d’asthme; Remèdes fonctionnels

HAUTES DILUTIONS (1M) Plus on atteint le similimum plus la dilution est haute;


Répétées seulement pour patients robustes; Plus la condition est aigue; Pour atteindre une sphère d’action plus large; Pour une réponse plus rapide dans les cas aigus; Pour une guérison plus rapide et plus efficace; Pour un processus de rétention avec une constitution carbo-nitrogenoide; Quand la réaction est faible et qu’une réaction est souhaitable pour promouvoir le rétablissement; Quand les symptômes ne disparaissent pas complètement; Conditions de lutte pour la vie; Conditions générales telles que les allergies, le stress et les problèmes de sommeil; Symptômes similaires à ceux de l’action tardive de la matière brute; Symptômes particuliers qui reflètent l’individualité de la personne; Symptômes mentaux et émotionnels clairs et forts; Symptômes intenses, clairs et spontanés; Maladies d’origine psychique; Maladies fonctionnelles avec symptômes subjectifs; Maladies aigües, avec changements pathologiques;

Maladies chroniques; Phases aigues des maladies chroniques; Changements organiques dus aux infections; Enfants; Femmes très sensibles; Personnes intellectuelles; Personnes intelligentes;


Personnes sensibles; Personnes sédentaires; Personnes avec une constitution intègre; Personnes exposées au stress; Personnes exposées à l’influence de drogues; Cas désespérés; Cas relativement curables; Nosodes; Remèdes fonctionnels; Remèdes psychologiques (Voisin).

TRÈS HAUTES DILUTIONS (10M (50M, CM) (jusqu’à MMM) Pour une guérison plus rapide et plus efficace; Pour induire l’euthanasie en phase terminale. Les maladies chroniques (en haut de 10M); Les maladies chroniques des patients pas très sensibles (10M); Personnes ayant pris trop de médicaments allopathiques ou homéopathiques;

SPÉCIFICITÉS DES DILUTIONS selon différents homéopathes Dilutions les plus communes : 6 ch, 30 ch, 200 ch, 1M, 10M, CM et LM. Dose unique : DMM (Boger), Cas aigus, une dose unique (Paterson), Cannabis-sativa : Gonorrhée aigue. une dose unique de dans la dilution CM (Dr. Mathur)

CONDITIONS AIGUES : 1 à 3 ch (Clarke)


1M et 10M (Kent) 30 x à 200c (Pulford)

CAS AIGUS DES MALADIES CHRONIQUES CC à 10M (Pulford) Crise aigue de maladie chronique, telle que crise cardiaque, crise d’asthme, les moyennes et basses dilutions( 200 ch (Hubbard)

CONDITIONS CHRONIQUES 10 M et 50M (Kent) 10 M en montant (Pulford) Autres : Symptômes intenses, clairs et spontanés : 1M (Sankaran) Maladies contagieuses : 30 c, moyenne et basse dilution (Gentry)

PATIENTS Femmes sensibles : En premier 30 ou 200 ch ensuite 1M ou 10M (Kent) Enfants sensibles : En premier 30 ou 200 ch ensuite 1M ou 10M (Kent) Enfants ayant souffert de problèmes sévères : 30 et CM. (Vitoulkas) Enfant avec problèmes de santé aigus : en bas de 200 (Vithoulkas) Patients sensibles : basse dilution (Borland), Haute dilution (Close), (Fergie Woods), Patients hypersensibles : entre 12 x et 200 (Vithoulkas), LM (Sankaran), Basse dilution (Hubbard) Patients de faible constitution: 12 x à 200 (Vithoulkas Personnes âgées : : 12 x à 200 (Vithoulkas Personnes âgée avec malade chronique ou sévèrement malade d’une maladie aigue : commencer à 200 (Sankaran)”

RECOMMANDATIONS et EXCEPTIONS POUR CERTAINS REMÈDES Adonis vernalis : en basse dilution pour le cœur


Alfalfa (Medicago Sativa) pris avec Fucus Vesiculosis (Sea Kelp) : en teinture mère ou en très basse dilution pour prendre du poids après une maladie). Apocynum cannabinum : en basse dilution pour insuffisance rénale Arcatium Lappa : en très basse dilution comme draineur de la peau (Quemoun) Arnica : Accident 200 ch suivi d’une basse dilution. Aurum : entre 30 et 200 (Vitoulkas) Baptista : Diarrhée : dose répétées de 6, Berberis vulgaris : en très basse dilution pour drainer les reins et le foie (Quenoun) Blatta orientalis : en basse dilution pour asthme, bronchite et tuberculose Cannabis-sativa : Gonorrhée aigue. une dose unique de dans la dilution CM (Dr. Mathur) Carbo vegetalis : Hautes dilutions pour promouvoir le rétablissement : (Sankaran) Carduus marianus : en basse dilution pour foie, vésicule biliaire, varices Centella asiatica (Hydrocotyle asiatica) : en basse dilution pour dermatoses squameuses (Sankaran) Chelidodium : en très basse dilution ou en teinture mère pour le foie. Crataegus oxycantha : en basse dilution pour cholestérol mais interactions possible avec la médication Fucus vesiculosus : En très basse dilution pour obésité (Quemoun) Fumaria : en très basse dilution pour le drainage de la peau Hypericum : En Teinture mère ou en très basse dilution pour les traumatismes des nerfs et du coccyx Lachesis : attention peut aggraver les patients dans les cas de changement organiques, commentcer à 12 c (Woods), entre 30 et 200 (Vithoulkas) Lobelia : en très basse dilution pour drainer les poumons (Quemoun) Nux vomica : en basse dilution pour le drainage de l’estomac et de l’intestin grêle Ornithogallum umbellatum : en basse dilution pour le cancer du colon Passiflora incarnata : en basse dilution pour l’insomnie et la nervosité


Phosphorus :attention peut aggraver les patients dans les cas de changement organiques, commentcer à 12 c (Woods), Hautes dilutions contre-indiquées dans les cas de pathologie avancée : (Fergie Woods) Ruta : en teinture mère ou en très basse dilution pour les traumatismes du périoste et du rectum Sabal serrulata : en très basse dilution pour les troubles de la prostate Saponaria : en très basse dilution pour le drainage de la peau Silicea : Hautes dilutions contre-indiquées dans les cas de pathologie avancée : (Fergie Woods) Solidago : en teinture mère ou en très basse dilution pour drainer le foie et les reins (Quemoun) Strophanthus hispidias : en basse dilution pour lecœur Uva ursi : pour les cystites, toxique en haute dilution et en doses prolongées Viola Tricolor : en très basse dilution pour drainer la peau (Quemoun) Nosodes : 200 et plus (Sankaran). Entre 30 et 200 (Vithoulkas). Si le cas est nouveau et le patient n’a jamais reçu aucune dilution, une moyenne ou haute dilution peut être donnée quand le nosode est clairement identifié. Si le patient a reçu un remède durant les trois mois précédents, il est mieux de donner une basse dilution. En Inde, on parle de guérisons de vitiligo et d’autres affections opiniâtres en répétant Syphillinum à très haute dilution jusqu’à trois fois par jour durant des mois d’affilée.8 La recommandation de Foubister est de prescrire Carcinosicum en trois jours consécutifs en 30, 300 et 1M afin de minimiser l’aggravation avec des résultats mentaux et physiques des plus excellents.9

Sels minéraux : 3x-6x, 12 x

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CATHERINE COULTER,Portraits de 22 remèdes homéopathiques

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CATHERINE COULTER,Portraits de 22 remèdes homéopathiques .


règles de dilution homéopathique