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SOMMAIRE : Edito ............................................................. P1 Le Mot de la Proviseure ............................... P3 Journal Nouvelle Formule ........................... P3 Hiva i Taaone ................................................ P3 Quoi de neuf au lycée ? Accompagnement personnalisé .............. P4-5 Notre quotidien au lycée Deux Cafet’ au lycée ..................................... P6 A table ! ........................................................ P7 Entretien avec M. Chevreux, intendant au lycée ........................................ P8 BD Vive le lycée ! .......................................... P9 Les grands événements du lycée Marche pour ta santé ........................... P10-11 Fête de l’internat .................................. P12-13 Histoire du Téléthon + interview .......... P 14-15 Journées Prévention-Santé ................. P16-19 Culture « Entre les murs » et hors des murs Salon du Polar ...................................... P 20-21 Café littéraire - «Humorisques» en atelier ..... P22 FIFO 2011 ................................................... P 23 Semaine de la Presse ................................ P 24 Section foot à Nuku-Hiva ........................... P 26 Les lycéens à l’écoute du Monde Enquête menée au près des lycéens ......... P 27 Familles du 3eme type ......................... P 28-29 BRIC-A-BRAC Le Saviez-Vous ? ........................................ P29 Paroles et esprits libres Poèmes ................................................ P 30-31 Des mondes de rêve (nouvelles) .......... P 32-33 Jeux à travers le monde Sudoku, mots croisés, devinettes ............ P 34

édito

N° 8

Q ue

d’événements étonnants en ce monde ! Et au lycée du Taaone ? Petit retour sur les moments forts qui ont jalonné cette année scolaire dans ce numéro unique de 2010 – 2011. Et pour cause, nous sommes, hélas, trop peu nombreux dans l’équipe de rédaction. Mais nous gardons espoir en l’arrivée de plusieurs d’entre-vous pour que le TVNT (Te Ve’a No Taaone) poursuive sa route !

Kadoline rédactrice en chef


QUOI DE NEUF AU JOURNAL? Journal Nouvelle Formule Cette année encore quelques rares élèves, inventifs et dynamiques, se sont investis dans cette belle AVENTURE mais les difficultés d’organisation liées à l’emploi du temps respectif de nos courageux journalistes nous incitent à changer de formule. Si cette aventure doit se poursuivre l’an prochain, ce sera sous une forme différente : à l’ère de l’informatique, place au numérique… et à une nouvelle équipe. AVIS AUX AMATEURS ! EDJ

Hiva i Taaone Avis à tous les lycéens et à tous ceux qui sont susceptibles de s’inscrire l’an prochain ! Une journée « Portes Ouvertes » sera organisée le mercredi 27 avril afin de présenter notre établissement et toutes les filières qu’il propose. A cette occasion, de nombreux travaux d’élèves et des réalisations et projets, liés à l’accompagnement personnalisé, seront exposés. Nos lycéens auront également l’occasion de démontrer leurs nombreux talents !

Le mot de la proviseure Bravo à toute l’équipe d’élèves- rédacteurs et de professeurs-accompagnateurs qui, une fois de plus, a réussi le challenge de la parution de ce numéro, très riche, de « Te Ve’a No Taaone  ».Un grand merci aussi à tous les sponsors sans lesquels il serait impossible de finaliser cette aventure. Prendre le temps de la réalisation d’ interviews, prendre le recul nécessaire à l’écriture, organiser la mise en page…c’est un réel DEFI compte-tenu des nombreuses activités scolaires à assurer, et surtout de l’attractivité d’autres moyens de communication et d’expression tels que facebook, MSN…. C’est pourquoi, vous pourrez le retrouver sur notre site Web http://itereva.org/lyctaaone qui offrira dorénavant un espace de parole aux lycéens, à Te Ve’a No Taaone . Nicole SAVIN-LIMOL

Te Ve'a No Taaone Les Nouvelles du Taaone Périodique gratuit N°8 – Avril 2010. Directrice de publication : Nicole Savin-Limol Rédactrice en chef : Kadoline GRUSON (1e S1) Equipe du journal : Kadoline, Ronan, Isabelle, Cassandre, Vaitiare, Lucile, Alain, Marie-Pierre, Martine et Lorette. Maquette et impression : SERIPOL-POLYPRESS Imprimerie Tél. 800 035 Tirage : 1800 exemplaires

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Fara LICHTLE, notre vaillante et sémillante documentaliste, nous a quittés pour exercer ses talents au Collège du Taaone où elle vient de créer un nouveau journal. Tous nos vœux au nouveau-né !

Le site du Lycée : http://itereva.org/lyctaaone Si vous voulez tout savoir sur l’Accompagnement Personnalisé, n’hésitez surtout pas à le consulter ! 3


QUOI DE NEUF AU LYCÉE? La réforme du lycée, c’est parti !

Interview de M. Jodry Nous vous avions déjà parlé de la fameuse réforme des lycées dans notre précédent numéro : c’est donc cette année qu’est engagée la réforme des lycées d’enseignement général qui fait suite à celle, déjà lancée l’an dernier, des lycées d’enseignement professionnel. Comme tous les élèves de seconde ont découvert, à la rentrée, qu’ils auraient deux heures d’accompagnement personnalisé obligatoire dans leur emploi du temps, nous avons interrogé Monsieur Jodry, proviseur-adjoint du lycée, afin qu’il nous explique quels sont les enjeux de ce nouveau dispositif et, aussi, qu’il nous parle des différents types de projets dans lesquels les élèves de seconde générale sont engagés cette année. TVNT : Qu’est-ce que l’Accompagnement personnalisé ? P.J. : L’accompagnement personnalisé fait partie de la réforme plus globale des lycées. Il s’agit d’accompagner les élèves et de les aider à trouver leur voie, tout au long de leur cursus au lycée, c'est-à-dire de la Seconde à la Terminale. TVNT : Quels sont les objectifs de ce système d’accompagnement ? P.J. : Les objectifs sont un peu différents en classe de Seconde, de Première et de Terminale. - En classe de Seconde, il s’agit de les aider à acquérir les méthodes nécessaires pour devenir lycéens après le collège, puisque c’est quand même le lieu, non seulement de l’apprentissage, mais aussi de l’autonomie. Il y a une augmentation du travail personnel et le rythme s’accélère. Il faut donc apprendre à devenir lycéen et c’est le premier objectif de la classe de Seconde. - Ensuite, le deuxième objectif est davantage lié à l’orientation. Quelle filière choisir quand on va rentrer en classe de Première  ? C’est là qu’on va s’aider des différents ateliers qui vont permettre de travailler sur certains projets, par exemple, scientifiques, si on souhaite se diriger vers une filière

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scientifique, ou technologiques, si on envisage cette filière. Mais il y a aussi des possibilités dans le domaine de la Santé, de l’Environnement, si on pense plutôt à la filière ST2S. Donc, on trouve des ateliers qui permettent de « goûter », en quelque sorte, à certains champs d’études et de se déterminer en connaissance de cause. - Le troisième objectif en classe de Seconde, c’est, bien sûr, d’aider au mieux les élèves à surmonter leurs difficultés et de proposer des remédiations quand les élèves n’ont pas compris ou pas vraiment assimilé leurs cours, afin de les amener dans les meilleures conditions possibles vers les classes de Première. TVNT : Et pour les classes de Première et de Terminale ?

P.J. : En Première, on travaillera sur l’approfondissement disciplinaire, puisque chacun a choisi sa filière. On continuera, bien sûr, à aider les élèves, s’ils ont des difficultés temporaires et puis on travaillera dans l’approfondissement disciplinaire de la voie choisie. Enfin, en Terminale, le soutien continuera et la plus grande partie de l’Accompagnement Personnalisé sera consacrée à aider l’élève dans sa poursuite d’études : d’une part, pour qu’il obtienne son examen dans les meilleures conditions possibles ( c'est-à-dire qu’on l’aidera dans les matières où il est le plus faible ) d’autre part, et c’est le plus important, on l’aidera à se déterminer pour une poursuite d’études supérieures. TVNT : Combien y aura-t-il d’heures d’Accompagnement Personnalisé par année ? P.J. : Comme en Seconde, c'est-à-dire deux heures par semaine, en Première, l’an prochain, et en Terminale dans deux ans. TVNT : Mais qu’en est-il pour le lycée Professionnel ? P.J. : Les Lycées professionnels sont en avance car la réforme des « Bacs Pros » a déjà été mise en place l’an dernier. C’est un peu plus « étoffé » puisqu’il y a 2 heures et demie d’Accompagnement Personnalisé par classe. Ce qui signifie que cette année, il y a de l’Accompagnement Personnalisé en Seconde et en Première. Pour la classe de Terminale, ce sera l’an prochain.

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QUOI DE NEUF AU LYCÉE? TVNT : Quels sont les ateliers mis en place cette année dans les classes de Seconde générale ? Il y a un atelier « Spectacle Polynésien », plutôt orienté vers l’art et la culture. Un atelier : « Projet de conception d’une maison individuelle », là, on est plus dans l’aspect technologique. Deux autres ateliers, plus scientifiques et mathématiques : constructions de solides et jeux de mathématiques. Ensuite, un atelier plutôt dirigé vers le secteur des Sciences Naturelles et de la Vie et de la Terre  : «  Biodiversité et état de santé de la rivière Hamuta  », donc davantage orienté vers la biologie. Un autre atelier répond aussi à cette orientation, c’est l’atelier subaquatique. Là, on va davantage parler de physiologie du corps humain, de ses réactions dans ce milieu spécifique. Un autre atelier : « Ecologie et Compost », qui est plutôt tourné vers tout ce qui est du domaine de l’écologie et de la protection de l’environnement. Puis deux ateliers plutôt tournés vers le domaine littéraire. Il s’agit de faire progresser les élèves à l’oral par le biais de commentaires d’images, d’enquêtes… Donc l’orientation est économique et sociale ou littéraire et on peut ainsi explorer différents champs disciplinaires afin de mieux cerner ce qu’on veut faire plus tard. Il s’agit de l’atelier « Images et Paroles » et de l’atelier «  Lycéens à la rencontre de Papeete ». Enfin, il y a un atelier à dominante technologique qui est un projet de conception de type robotique…

Dernière info : L’an prochain, la filière STI se transforme en STI2D (Sciences et Techniques de l’Industrie et du Développement Durable). Elle se déclinera en quatre grands axes : Architecture et Construction (AC) Energies et Environnement (EE) Innovation Technologique et Eco-Conception (ITEC) Systèmes d’Information et Numérique (SIN)

Lucile et Vaitiare Vous pouvez dès à présent consulter sur le site du lycée les travaux réalisés en cours d’année par les élèves des différents ateliers.

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NOTRE QUOTIDIEN AU LYCÉE Deux Cafet’ au Taaone

Résidents et Jeunes du Taaone, savezvous qu’il y a deux cafétérias dans notre lycée? Certainement, vu le nombre d’élèves qui y achètent de quoi se rafraîchir, ou discutent devant. Mais qui a eu la bonne idée d’implanter ces cafétérias dans le lycée ? Qui en assure la gestion ? A qui et à quoi peuvent servir les bénéfices ? Enquête... ARAI Maruata, surveillante mais aussi membre de la Coopérative, a bien voulu nous accueillir et répondre à nos questions.

INTERVIEW: Quand la cafétéria a-t-elle été créée? La toute première qui est située du côté du réfectoire a été créée, il y a de cela 20 ans, vers 1990, et la deuxième cafétéria qui est située du côté de l’administration, plus récemment, il y a 4 ans, en 2006.

encore). Nathalie s’occupe de la première cafétéria et Magalie de la seconde. Rappelons que les cafétérias sont ouvertes du Lundi au Vendredi de 6 h 30 à 7 h, puis de 8 h à 12 h et enfin de 13 h à 15 h. Les deux fonctionnent en même temps, de la même façon. A qui et à quoi sont destinées les sommes recueillies ? Les fonds recueillis par la gestion des deux cafétérias sont destinés à financer des projets mis en place pour les élèves du lycée de Taaone. Comme, par exemple, les décorations d’Halloween ou le transport des élèves pour des déplacements éducatifs : sorties scolaires, compétitions inter-lycées, etc. Ils servent aussi à la réalisation des projets des élèves internes: fêtes des pensionnaires, Noël... Les fonds recueillis ne peuvent pas couvrir toutes les demandes et les besoins des élèves du lycée, alors la Coopérative voudrait envoyer un appel aux élèves et usagers du lycée : «  Venez à la cafétéria plutôt qu’aux roulottes, c’est un moyen d’aider notre lycée à financer et réaliser les futurs projets établis pour vous !» Avez-vous d’autres projets ? Nous envisageons de varier la gamme des produits en vendant prochainement des fournitures scolaires. Nous voulons continuer à vendre les produits à des prix raisonnables et plus compétitifs, si possible. Et pour terminer, nous souhaitons que les deux cafétérias continuent, bien sûr, à exister !

Barry MILLIKEN (TS2 BT).

Par qui et dans quel but? Par deux conseillers d’éducation, au départ : pour retenir les élèves dans l’enceinte du lycée et proposer des produits équilibrés. Quelles sont les personnes impliquées dans le projet actuel? Les personnes impliquées sont : Le comptable de la coopérative : DELACHAUSSEE Manuel La présidente : ARAI Maruata La secrétaire : TEROOATEA Eva Le trésorier : VIRIAMU Edwin Et les jeunes du lycée, bien sûr ! Le comptable gère les achats auprès des fournisseurs (Brasserie de Tahiti, You Fong, Mister Sweet, et d’autres

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NOTRE QUOTIDIEN AU LYCÉE À table !

On est bien tous d’accord pour dire que l’un des lieux les plus importants, c’est quand même la cantine ! Nous sommes allés interroger le maître à bord c’est-à-dire Ronan TEHEIURA, chef de cuisine. Pouvez-vous nous dire combien il y a de personnes pour gérer la cantine et quelles sont leurs attributions ? Au niveau de la cuisine, simplement on est 15. On a un chef principal qui est maître ouvrier, six chefs d’équipe qui sont des ouvriers professionnels et qui, quant à eux, gèrent quatre personnes par équipe pour assurer le roulement qui se fait le matin, le midi et le soir. Comment organisez-vous les horaires de travail ? On est là à partir de 5h du matin jusqu'à 19h le soir. Il y a 3 équipes, une équipe qui est en place pour le petit-déjeuner de 5h à 13h, une autre qui arrive à 6h15 jusqu’à 14h et une autre, en coupure, qui est présente de 8h à 13h45 et qui reprend à 16h pour finir à 19h.

Et au niveau du service ? Non, ça se passe assez bien, même si on a du matériel assez vieux car dès qu’on a un problème au niveau des «planches», on est handicapé. Mais à part ça, ce sont des petits soucis qu’on rencontre quotidiennement. Que pensez-vous du comportement des élèves ? Je les trouve plutôt sympathiques. Il faut dire qu’on a deux populations différentes. On a des collégiens et des lycéens, donc on voit une différence au niveau du comportement : les collégiens sont plus turbulents au niveau du service mais c’est normal, c’est l’âge !... Puis, dès qu’ils arrivent au lycée, on voit qu’ils sont plus posés, plus mûrs, plus calmes aussi au niveau du repas. Quel message voulez-vous faire passer aux élèves ? Essayez de manger pas mal de légumes. Il faut dire que c’est notre objectif  : faire prendre conscience aux élèves qu’il est important de manger équilibré. Au niveau du lycée, ça se passe assez bien mais au niveau du collège, c’est plus dur car ils sont plus jeunes. Ils préfèrent les goûts sucrés, plus simples. Donc, mon message c’est : Soyez curieux, goûtez à tout !

Ronan et KadO.

Quels sont les problèmes que vous rencontrez au quotidien ? Ce qui est le plus dur à gérer, ce sont les absences car il faut les compenser et donc, on fait des heures supplémentaires.

On ne subit pas l’avenir, on le fait. ( G.Bernanos)

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NOTRE QUOTIDIEN AU LYCÉE Entretien avec M. Chevreux, intendant du lycée.

Beaucoup d’élèves se plaignant de la cantine en début d’année, nous avons décidé de rencontrer la personne qui est à même de nous en parler en détail. Quel est le rôle d’un intendant dans un lycée ? Le rôle d’un intendant c’est d’organiser la gestion matérielle du lycée c’est-à-dire les commandes mais également les travaux : l’entretien du lycée comme le ménage et les petits travaux. Il faut également s’occuper de la gestion financière : vérifier et payer les factures. Qui gère la cantine et qui fait les repas ? La cantine est gérée par le Service d’Intendance. Je suis le responsable. Pour ce qui est des repas, il y a une équipe de cuisine qui compte, au total, quinze personnes avec un chef de cuisine. Il y a également plusieurs chefs d’équipe, six cuisiniers spécialisés et des agents qui les aident. Combien d’établissements et d’élèves sont concernés par cette cantine ? Pour le total, quatre établissements sont concernés  : le lycée Taaone, le lycée Aorai, le collège du Taaone et celui d’Arue. Les élèves des trois établissements de la cité scolaire viennent directement au réfectoire. Pour ce qui est du collège d’Arue, on leur prépare les repas qu’ils viennent récupérer. Combien y a-t-il de personnel pour gérer la cantine ? En cuisine, quinze personnes et au niveau administratif,

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une personne ici. Pour la partie financière, ce sont encore d’autres personnes. Comment sont organisées leurs plages horaires ? Ce sont des équipes tournantes. Une première équipe arrive à 5h pour préparer le petit déjeuner des internes. Ensuite, toutes les autres équipes viennent pour faire le repas du midi et le soir, il y a une équipe pour s’occuper des internes. Au total, trois équipes de cinq personnes tournent toutes les trois semaines. Enfin, pour les repas des internes du week-end, il y a des petites équipes de deux personnes assurant le service le samedi et un dimanche sur deux. Souvent les élèves se plaignent de la lenteur du service, surtout entre 12h et 13h. Qu’est-ce qui explique ce problème ? C’est avant tout parce qu’il y a beaucoup de monde et beaucoup de passages  : on passe dix élèves à la minute de chaque côté mais, même ainsi, il y a nécessairement de l’attente. En plus, on a un problème chaque début d’année avec la mise en place des lecteurs de main : les nouveaux élèves ont du mal à s’adapter à ce système, ce qui retarde aussi le service. C’est surtout en début d’année qu’on a énormément de monde, après les effectifs commencent à diminuer un peu, certains partent en stage et les élèves s’habituent. En réalité, il faut compter trois à quatre semaines, en début d’année, pour organiser les passages.

Kadoline

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NOTRE QUOTIDIEN AU LYCテ右

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LES GRANDS ÉVÉNEMENTS DU LYCÉE Journée : « Marche pour ta santé » SOUVENEZ-VOUS : Le 15 novembre dernier, les élèves de seconde du lycée du Taaone ainsi que ceux du lycée Aorai ont déserté les salles de cours le temps d’une matinée pour se consacrer pleinement à la pratique d’une activité sportive. Munis des T-shirts, offerts à l’occasion par l’EPAP et l’UNION DU SPORT SCOLAIRE POLYNÉSIEN pour plébisciter leur action «  Marche pour ta santé  » visant à inciter les jeunes à faire du sport. Chaque élève a donc eu à choisir entre les 6 activités proposées en espérant trouver « chaussure à son pied ».

tivité pétanque. Le temps de se réunir sur le boulodrome et les participants, répartis en équipes de 4, se sont affrontés pour tenter d’amasser le plus de points possibles. Entre les concours de tirs dans le pneu et les matchs où l’adresse est de mise pour s’approcher le plus possible du cochonnet, ils n’ont donc pas eu une seule seconde à eux. Comme quoi on peut bouger et s’amuser tout à la fois !!!

Et, ce que l’on peut dire c’est que, ce jour-là, ils ont bien bougé !!!

PING-PONG D’autres, encore, ont opté pour l’activité tennis de table. Après un rapide trajet en truck jusqu’au complexe sportif Pater, ils ont été regroupés dans des équipes de 5 à 6 à personnes et se sont battus à coups d’aces, de smashes, de coups droits et de revers pour s’offrir la victoire, sous la surveillance constante et bienveillante de professeurs d’EPS et de BTS bénévoles. Ils sont revenus au lycée courbatus et fatigués, mais heureux et avec un radieux sourire aux lèvres !!

FOOTBALL Certains d’entre eux ont donc orienté leur choix sur l’activité FOOTBALL organisée au stade Fautaua, à quelques pas de la cité scolaire du TAAONE. Pour les participants fans du ballon rond, la matinée fut bien rythmée entre tacles, dribbles, courses et parfois… buts, si bien qu’ils n’eurent même pas le temps de s’ennuyer ! Et, si au dernier coup de sifflet la plupart d’entre eux étaient transpirants et épuisés, tous avaient le sourire aux lèvres !!! BASKET-BALL D’autres, quant à eux, ont préféré passer leur temps à jouer au Basket-ball. Entre échauffements, jeux et matchs, ils n’ont donc pas été déçus : tous ont pris du plaisir au contact du ballon orange et, malgré un semblant de compétition, tout s’est déroulé dans la joie et la bonne humeur. En effet, les « basket-ballers » sont ressortis de la salle Rossi complètement « vidés » mais heureux de s’être autant amusés !!! VOLLEY-BALL Pour ceux qui aiment les sports d’équipe où ça bouge bien et qui n’ont été pris ni au FOOTBALL ni au BASKET-BALL, il restait toujours le VOLLEY-BALL - incontournable sous nos latitudes- pour les satisfaire. Les adeptes de cette activité et les plus débutants ont donc pu affirmer leur penchant pour ce sport (pour les premiers) ou ont commencé à se familiariser avec lui (pour les seconds). Dans tous les cas, ils sont sortis de là en sueur mais conquis, se promettant de bouger ainsi plus souvent, tout en s’amusant, bien sûr ! PÉTANQUE Les amateurs de sports plus techniques et moins physiques ont, tout de même, réussi à trouver leur bonheur avec l’ac-

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RANDO Certains chanceux ont, quant à eux, eu le privilège d’être choisis pour participer à la randonnée et se sont éloignés, le temps d’une matinée, de la circulation et des bruits de la ville. En effet, ils étaient un peu plus d’une cinquantaine, armés de leurs chaussures de marche et de leurs produits anti-moustiques - de rigueur dès que l’on s’aventure un peu trop dans les terres- à partir dès 7 heures du matin - pour s’enfoncer par les sentiers de la Fautaua vers le cœur de la montagne. Longeant tranquillement la rivière sur un chemin en pente douce durant un moment, ils l’ont traversée à l’aide d’un pont de bois pour continuer leur ascension par des voies de plus en plus fortes en dénivelé. Ils ont profité ainsi de la fraîcheur matinale et du couvert verdoyant des arbres qui leur assuraient une protection permanente contre les brûlures du soleil tout au long de leur marche et ont pu s’enivrer à volonté des beautés encore préservées de notre nature.

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LES GRANDS ÉVÉNEMENTS DU LYCÉE Journée : « Marche pour ta santé »

Au terme de quelques heures d’effort, nos randonneurs ont enfin touché au but et ont pu découvrir, au milieu d’un cadre paradisiaque comme seule la nature sait en faire, la cascade de la Fachoda s’écoulant, scintillante sous le soleil, le long du flanc de la montagne. C’est là qu’ils ont repris leur souffle, face à ce spectacle dont les yeux ne se lassent jamais, avant de rebrousser chemin et de redescendre tout ce qu’ils avaient eu tant de mal à gravir. Eh oui ! Comme on dit, les bonnes choses ne durent jamais très longtemps… Et après cette matinée d’évasion en forme de bouffée d’air frais, il a fallu tout de même retrouver, un peu trop vite au goût des élèves, les bruits de la ville et les joies du lycée…

UN GOÛTER ET UN REPAS DIÉTÉTIQUE Comment dit-on déjà ? Ah, oui  ! Après l’effort, le… RÉCONFORT !!! Et le réconfort, les sportifs du jour y ont eu droit grâce aux organisateurs qui, palliant les besoins des élèves, avaient prévu pour chaque activité un goûter composé d’une pomme, d’une bouteille d’eau et d’une barre de céréales, distribué aux alentours de 10h30 : pile au moment où la fatigue commençait à pointer le bout de son nez !!! Et puis, «  Marche pour ta santé  » ce n’est pas seulement réservé aux élèves et aux professeurs mais aussi à la cantine qui a décidé, pour l’occasion, de proposer un repas encore plus diététique : salade de soja en entrée, steak frites et haricots verts en plat de résistance et un granité à la pastèque en dessert… MMMMH !!!!! Pas si mal, le repas diététique ! Et voilà !! Une journée bien remplie pour les élèves de Seconde du Taaone : entre les T-shirts offerts, les activités sportives et le repas diététique, ils ne peuvent pas dire qu’on ne les a pas incités à BOUGER POUR LEUR SANTE !!!!!

Isabelle

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LES GRANDS ÉVÉNEMENTS DU LYCÉE Fête de l’internat

C’est le Noël à l’internat, un spectacle total !

Les vacances de noël approchent, les internes vont bientôt retrouver leurs îles mais avant de se quitter, place à la fête… Le mercredi soir, la cantine s’est transformée en une petite place Toata. Nombreux étaient les spectateurs pour assister aux représentations de leurs camarades, élèves ou membres de famille, enseignants et représentants de la Direction des Enseignements Secondaires et du Ministère de l’Education. Madame la proviseure a loué, à cette occasion, l’investissement de toutes celles et ceux qui se sont mobilisés pour cette fête, devenue désormais une institution. Avant que le spectacle ne commence, nous nous sommes livrés à une petite enquête afin de savoir dans quel état d’esprit étaient nos « artistes  » avant de se produire sur scène. «  Moorea Girl  », une des danseuses du premier groupe, nous a précisé qu’elles avaient monté leur chorégraphie en quelques jours. Pour elle, la fête de l’internat c’est un moment où l’on s’amuse et où l’on montre la culture de chaque archipel. Cependant elle nous a avoué qu’elle avait un peu le trac au moment de rentrer en scène et pourtant, il faut dire qu’elle a « assuré ».

Il y a eu aussi un groupe d’internes des îles du vent et de l’archipel des Tuamotu qui ont créé un ‘Ote’a mae moderne en deux jours. Glenn, le meneur du groupe qui avait plein d’énergie avant de passer, m’a dit que leur danse voulait inviter le public à voyager vers une destination à découvrir. Pour lui, la fête de l’internat ça signifie : « Bientôt les vacances ! ». Mission accomplie  pour Glenn et ses camarades, car ils nous ont vraiment fait voyager !

Laura, une passionnée de danse traditionnelle, a, quant à elle, préparé un ote’a en solo. Elle a répété pendant un mois et sa meilleure amie était toujours là pour la soutenir. Pour elle, ce soir-là, c’est la rencontre de la culture de tous les internes : il y a de l’ambiance et elle attend avec impatience la prochaine fête. Bien sûr, les marquisiens étaient présents ! Autant les filles que les garçons. Le groupe de garçons, HAKA TE TOA, était composé d’une quinzaine d’internes venant de toutes les îles de l’archipel des Marquises. Ils ont répété tous les jours, pendant un mois. Pour eux, la fête de l’internat c’est une façon de se détendre, de s’évader un peu aux Marquises et d’exposer leur savoir-faire. Ils ont dansé leur haka comme des pros, impressionnants de virilité. Quant aux filles, elles se sont illustrées par leur grâce et leur sensualité. Et n’oublions pas les chants !

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LES GRANDS ÉVÉNEMENTS DU LYCÉE Fête de l’internat

Une fille, accompagnée d’amis musiciens, a chanté sublimement bien entre autres, un Aparima sur lequel un groupe dansait. C’était un moment émouvant. Cette année, c’est le groupe des Australes, composé d’une bonne quarantaine d’élèves, qui a clôturé cette fête avec une magnifique chorégraphie. Ce sont eux qui, au nom de tous les internes, ont remis les colliers de fleurs à toutes les personnes qui s’occupent de l’internat et les ont ainsi remerciées pour tout ce qu’elles font chaque année. Bravo à tous les intervenants qui ont organisé cette fête car elle était vraiment réussie : tant la décoration de la salle que les costumes des danseurs, chanteurs et musiciens. Félicitations à Franck, l’animateur de la soirée, qui a su mettre une « super » ambiance ! KadOline.

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LES GRANDS ÉVÉNEMENTS DU LYCÉE Le Téléthon

Février : l’action du Téléthon

Le Téléthon … Mais qu’est-ce que c’est exactement ? Un Téléthon est un programme télévisé durant plusieurs heures et visant à recueillir des fonds pour une œuvre caritative. Ce mot est issu de la contraction des mots télévision et marathon. Généralement, de nombreux artistes (comédiens, auteurs, chanteurs et musiciens) viennent soutenir la cause et appeler le public à faire des dons: les promesses de donations sont recueillies grâce à un standard téléphonique et l’évolution du montant est affichée en temps réel sur le plateau …. C’est comme une véritable course aux dons télévisuelle et animée ! Y a de quoi donner envie de DONNER !!! A présent, nous savons ce que c’est qu’un Téléthon. Mais, au fait, savez-vous depuis quand cela existe ? Non ? Bon … nous allons vous aider un peu. Et c’est parti pour un petit historique du Téléthon ! Pour commencer, le Téléthon est né aux Etats-Unis dans les années 1950 (c’est qu’il n’est plus tout jeune !) pour aider tout d’abord les malades atteints d’infimité motrice et cérébrale. Le concept est ensuite arrivé en France en 1987 et est organisé depuis lors par l’AFM (l’association française contre les myopathies) pour financer la recherche sur les maladies génétiques, essentiellement d’origine neuromusculaire, mais aussi pour accompagner les malades. 101.472.581 € de promesses de dons : c’est le chiffre record de l’émission et il date de 2006. Suite à son succès

immédiat en France, le Téléthon s’est peu à peu propagé dans toute l’Europe à la demande des téléspectateurs des pays limitrophes. Aujourd’hui, le phénomène du Téléthon a pris de l’ampleur et existe dans plusieurs dizaines de pays situés un peu partout sur le globe et mobilise des téléspectateurs des quatre coins du monde. Et, cela nous prouve que si l’Homme n’est pas foncièrement bon, il n’est pas non plus financièrement mauvais. Maintenant, la question que vous vous posez tous: « Mais que devient tout cet argent récolté chaque année ? Sert-il vraiment à quelque chose ? » Et bien oui ! Chaque année les chercheurs avancent un peu plus dans leur but ultime: guérir toutes ces maladies génétiques qui rendent le destin des malades si tragique. Des années de recherches sont nécessaires à la mise au point d’un nouveau traitement car les essais sont indispensables pour s’assurer de son efficacité et de son innocuité. La règlementation relative à ces tests est très précise et

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rigoureuse car il s’agit de ne prendre aucun risque quant aux éventuels effets secondaires. Aujourd’hui, 34 essais sont en route ou en préparation, dans le but de soigner 25 maladies différentes, grâce au soutien du Téléthon. Des centaines de malades y participent déjà. Leur espoir, c’est que la thérapie génique qui a déjà sauvé des enfants comme Alegna (une petite fille de 5 ans dont le corps De nombreux intervenants ne savait pas se défendre contre à travers la Polynésie ont permis la récolte des dons les infections) soit appliquée à cette année. d’autres maladies et guérisse d’autres malades. Alors ? Vous voyez bien que vos dons ne sont pas inutiles !

Et le Téléthon au lycée ? A l’occasion des journées d’action Téléthon menées au lycée Taaone, Mme Taumihau, l’une des organisatrices et professeur de SVT, a bien voulu se plier avec nous au jeu des questions réponses : une interview très intéressante. Mme Taumihau, tout d’abord merci de bien vouloir répondre à nos questions … Mais je vous en prie (sourire) Quelles actions ont été menées au sein de notre lycée ? Mes collègues et moi-même avons mis en place une urne pour les récoltes de dons. Nous avons également affiché aux murs des panneaux d’information sur les maladies génétiques visées par le Téléthon sous forme d’affiches toutes faites ou parfois fabriquées par les élèves eux-mêmes et nous avons également animé des ateliers ludiques visant à mobiliser les lycéens afin de leur faire comprendre l’importance de cette action tout en leur faisant revoir des notions de génétique. Certains se sont prêtés aux jeux de bon cœur et, nousmêmes, il nous a fallu mouiller notre chemise et participer aux jeux (rires). Une équipe élèves contre professeurs ! Ce fut très convivial, je me suis beaucoup amusée !! Quels élèves étaient concernés par ces interventions ? Tous les élèves traînant dans la cour entre 12h et 13h étaient libres de participer aux animations: chacun est concerné par le Téléthon. Les maladies génétiques ne font, hélas, pas d’exception ! Puisque l’on en vient aux maladies génétiques, pouvez-vous nous dire quelles sont celles visées par le Téléthon ? Toutes les maladies avec défaillance d’un gène sont concernées … Mais il en existe des plus connues que d’autres, telles que : - celle qui provoque un vieillissement accéléré; - la myopathie de Duchenne qui fragilise les muscles et touche 1 garçon sur 3500 en France. 

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LES GRANDS ÉVÉNEMENTS DU LYCÉE Le Téléthon - la mucoviscidose qui attaque les voies respiratoires et dont était victime Grégory Lemarchal, le célèbre chanteur à la voix d’ange… Il y en a beaucoup d’autres, plus rares et donc moins médiatisées, mais qui n’en sont pas moins tragiques pour ceux qui en sont atteints et pour leur entourage. Combien de personnes sont aujourd’hui touchées par ces maladies dans le monde ? Si mes souvenirs sont bons, 30 millions de personnes sont concernées en Europe et 3 millions en France. Et en Polynésie Française ? Je crois que nous en sommes à la 10ème personne recensée en Polynésie Française. Encore une fois si mes souvenirs sont bons !! (sourire). Savez-vous s’il existe une structure capable d’accueillir les malades sur le territoire ? Oui, il existe une Fraternité Chrétienne … Je crois que c’est la seule ! Nous savons que des centaines de milliers de dons sont récoltés chaque année en France et dans le monde, mais qu’en est-il de la Polynésie ? Avez-vous une idée du montant des dons sur le territoire ? D’après ce que je sais, les dons s’élevaient à 8 millions de FCP l’année dernière, et d’après ce que l’on m’a dit, ils se seraient élevés à environ 20 millions cette année … Mais cette dernière information reste à vérifier.

de société, de santé, et auraient envie de faire bouger les choses ? Comment, à votre avis, peut-on agir à notre niveau? C’est tout simple : il suffit de faire des dons chaque année même si ce n’est pas grand-chose: le moindre franc est important ! Etre solidaire ! NE PAS SE MOQUER ! Ne pas exclure ni rejeter les malades : ils souffrent déjà bien assez comme ça, et parler, jouer avec eux comme des personnes « normales ». Parfois même un simple sourire fait du bien. Et puis, si vous êtes vraiment engagés vous pouvez toujours vous inscrire dans une association caritative ou humanitaire: ils auront toujours besoin de vous. Mais n’oubliez pas ! Vos dons peuvent sauver des vies, alors, n’hésitez pas : DONNEZ !! Les malades ont besoin de vous.

Et voila, c’est la fin de notre interview, nous remercions Mme Taumihau pour sa participation, et espérons qu’à la fin de cet article vous ne vous poserez plus de questions sur le Téléthon. Retenez ceci: Le Téléthon c’est une mobilisation nationale unique avec un seul objectif : guérir des maladies aujourd’hui incurables !! Maintenant vous savez tout !! Et si vous n’avez pas fait de dons cette année et que vous le regrettez, ne vous en faites pas: le Téléthon c’est tous les ans !!

Cassandre et Isabelle

Ils auraient donc largement augmenté par rapport à l’année dernière ? Oui … énormément !! Je crois que grâce aux multiples campagnes d’information et aux actions telles que celle que nous avons organisée au lycée, les gens se sentent de plus en plus concernés par la Téléthon, les dons sont donc plus nombreux et généreux et je crois que nous pouvons remercier tous les donateurs car la « récolte » a été assez exceptionnelle cette année. Merci à tous ! Les malades en ont besoin !! Mme Taumihau, on vous sent très concernée par le projet que vous avez mené au lycée et par le Téléthon en général, d’où vient cet engagement ? Je me suis toujours sentie très concernée par les problèmes de santé et de société en général, d’ailleurs c’est sans doute pour cela que je suis devenue professeur de SVT. On ne se refait pas ! (rires). Il est vrai que le Téléthon me tient vraiment à cœur et j’ai vraiment envie de faire passer un message aux élèves, de les informer, de les faire participer à la vie de la société en les sensibilisant à la santé et l’environnement. Ce sont deux domaines où j’ai vraiment envie de faire bouger les choses ! Et pour finir, quels conseils donnez-vous aux lycéens qui, comme vous, se sentiraient concernés par les problèmes

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« Donner avec ostentation, ce n’est pas très joli, mais ne rien donner avec discrétion, ça ne vaut guère mieux. » Pierre Dac

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LES GRANDS ÉVÉNEMENTS DU LYCÉE Journées Prévention-Santé

Journées Santé : les élèves de seconde font la prévention ! Les mardi 29 et mercredi 30 mars de cette année, pendant deux jours entiers, les élèves des classes de 2nde2 et de 2nde3, sous la direction de leurs professeurs d’Éducation civique et sociale, Mme Gloro et Mme Ricou, se sont mobilisés pour prévenir leurs camarades des dangers liés à l’alcool, aux drogues, à une mauvaise contraception, à la sexualité ou encore à la malnutrition. Il est vrai que ces fléaux font des ravages parmi des centaines de jeunes souvent mal informés et inconscients des risques qu’ils prennent. Chaque année, cette campagne de prévention est plus que nécessaire voire obligatoire. Ainsi, durant plusieurs mois, ces deux classes de seconde se sont attelées, par groupes de 5, à la confection d’affiches préventives et à la mise en place d’activités ludiques sur des sujets pas toujours faciles à traiter, comme, entre autres, l’IVG. Ce qui a parfois provoqué de grands débats au sein de certains groupes.

Heureusement, ils ont bénéficié de l’aide précieuse de certains intervenants comme l’association VIVRE SANS DROGUE, le Fare Tama Hau, le Centre d’alcoologie et de toxicomanie, la DSP, les Alcooliques Anonymes. Mme Lienard, Mme Taumihau et M. Richmond sont venus les aider à animer les stands et à sensibiliser les lycéens à ces sujets souvent difficiles à aborder en répondant à toutes leurs questions sans tabou et sans complexe. Toutes ces personnes ne seront jamais assez remerciées pour leur participation. En effet, dès 8h du matin, une dizaine de stands ont envahi la cour du lycée du Taaone et des classes entières ont donc pu les visiter et consulter les différents panneaux mis à leur disposition pour les renseigner et leur faire découvrir ou redécouvrir des informations importantes, tout en s’amusant. Car, détrompez vous : la journée « prévention-santé  » du Taaone, ce n’est pas uniquement «  affiches  » et «  belles paroles  » mais ce sont également des jeux et des animations destinés à attirer vers les stands ceux qu’un cours ou une conférence auraient rebutés. Des jeux de massacres (chamboule-tout) sur le thème «  Non à la drogue  » et de reconnaissance des saveurs et des odeurs, pour ne citer qu’eux, avaient donc été installés un peu partout dans la cour pour la plus grande joie des élèves et des professeurs qui y ont participé avec beaucoup d’enthousiasme et ont fini par se prendre au jeu. Pour les plus scolaires qui avaient envie de faire fonctionner leurs neurones, un questionnaire sur les aliments et les besoins nutritionnels était distribué à toute heure au stand du «  goût  », situé devant le bâtiment T, et, pour l’avoir testé, tout ce que l’on peut en dire c’est que ce n’était pas de la tarte !! Et ceux qui ont été les plus doués et qui ont réussi à dépasser la note 20/30, ont pu repartir, un large sourire aux lèvres, avec une nouvelle idée de la nutrition et un joli lot entre les mains. Mais les jeux ne sont pas les seules animations à avoir marqué ces deux journées dédiées à la prévention sur le thème de la santé : un grand quizz interactif dont les questions portaient sur les dif-

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LES GRANDS ÉVÉNEMENTS DU LYCÉE Journées Prévention-Santé

Mais au fait, qu’en ont pen

férents panneaux de tous les stands fut également organisé le mercredi à l’heure de la récréation du matin. Les élèves de la 2nde 2 au micro ont donc fait pétiller cette matinée et permis à ceux qui se sont empressés de répondre aux questions (et qui sont tombés juste !) de repartir avec, soit des polos de la SEP, soit des casquettes Vaimato et Air Tahiti Nui, soit des T-shirts « Non à la drogue », soit des salades Mc Do, ou encore des stylos et des bracelets pour la lutte contre le SIDA. Il y en a pour qui ce devait être leur jour de chance !!! Malgré tout, pendant que certains s’amusaient ou s’informaient, d’autres ont dû monter les stands, les animer, renseigner les lycéens curieux ou encore rivaliser de persuasion pour attirer ceux que cela rebutait au premier coup d’œil et finalement tout ranger et nettoyer. Si ces derniers ont gardé un excellent souvenir de leurs journées d’action et les referaient sans hésitation, ils en sont ressortis totalement vidés et complètement épuisés. Il est donc juste qu’à la fin de leur dur labeur, un goûter vienne enfin les réunir et les récompenser de tous leurs efforts. Juste le temps d’une dernière photo qui immortalisera le souvenir de ces deux folles journées d’action pleines d’émotions et voilà … C’est fini !

Isabelle et Cassandre

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sé les élèves ?

"C’était très intéres sant, nous avons appris plein de choses et je pense que le lycée devrait organiser plus souvent des journées pédagogique s de ce genre." Zébulon (Seconde)

"Au niveau de l’inform ation, c’était super, peut être un peu moin s bien animé que l’année dernière !"(rire s). Matavai (Ex-seconde, Pr emière)

"En tant que délégué s des classes de 2nde 2 et 2nde 3, nous tenions à remercier l’ensemble des intervenants, mais aussi Mme la Provise ur et Mesdames Gloro et Ricou sans qui ces journées d’action n’auraient pu avoir lieu. Cela veut dire aussi que lor sque les élèves se sentent impliqués et re sponsabilisés, ils sont capables de do nner le meilleur d’eux-mêmes. Nous pe nsons à toutes ces personnes qui n’ont pa s cru en eux, les élèves leur envoient un message fort : Quand on aime, on ne compte pas ! " Cassandre, Erwan , Ma oake, Stephan (Seconde 2 et 3)

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LES GRANDS ÉVÉNEMENTS DU LYCÉE Journées Prévention-Santé

Entretien avec un professeur Afin de compléter l’article enthousiaste des élèves de seconde impliqués dans le projet Prévention-Santé, nous avons interrogé Mme RICOU, l’un des professeurs qui préparent et organisent ces journées d’action. Qui sont les professeurs à l’origine de ce projet et depuis quand existe-t-il ? Ce projet existe depuis 4 ans mené conjointement par Mme Gloro et moi-même, professeurs d’histoire géo et d’éducation juridique et sociale avec la totalité des élèves de seconde. En quoi consiste t-il ? C’est un projet qui concerne tous les sujets touchant à la santé physique des élèves, notamment l’alimentation, le problème des infections sexuellement transmissibles mais également toutes les maladies liées à la santé psychique et psychologique, pour des élèves qui ont des difficultés

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comme la maltraitance, des envies suicidaires, des problèmes avec l’alcool, le tabac ou les drogues. Pour cette année 2010-2011, quelles sont les classes qui ont élaboré ce projet ? Les 2 classes à projet étaient la 2nde 2 et la 2nde 3. Elles ont travaillé avec de nombreux partenaires comme le Fare Tama Hau. On a eu la visite de Damien, du centre d’alcoologie et de toxicomanie, de la DSP pour l’adolescent face à la loi et aux conduites à risques. Un responsable de la prison de Nuutania est venu expliquer qu’il pouvait y avoir des mineurs incarcérés. L’association Vivre sans drogue est venue expliquer comment décrocher pour avoir une vie plus saine. On a travaillé aussi avec l’Institut Territorial de la Consommation afin de réfléchir à la façon dont on peut s’alimenter plus sainement sans que cela coûte plus cher. On a aussi travaillé sur tout ce qui concerne la sexualité pour les élèves, notamment les problèmes de protection (pour les garçons essentiellement le préservatif) et pour les filles, la contraception c’est-à-dire l’accès à la pilule et la pilule du lendemain) et l’I.V.G, en coordination avec l’infirmière du lycée. Quelles difficultés avez-vous rencontrées cette année ? Cette année, nous avons pu maintenir le projet malgré la dissolution d’une grande partie des organismes territoriaux

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LES GRANDS ÉVÉNEMENTS DU LYCÉE Journées Prévention-Santé comme l’EPAP ou la Maison du Diabétique. La plupart des ministères n’ayant plus d’argent cette année, ils n’ont pu honorer leur promesse d’aide et de partenariat. C’est pour cela qu’ils ne sont pas nombreux à être là. On a quand même des partenaires qui ont fait l’effort de venir et ce sont souvent des bénévoles. Avez-vous d’autres objectifs pour les années à venir ? On souhaite qu’une partie de nos élèves deviennent les ambassadeurs des problèmes de drogue, de suicide, d’alimentation et de sexualité. Les élèves qui travaillent sur de tels projets en 2nde devraient être capables de devenir des élèves référents afin d’aider ensuite les autres. En 1ère et en Tle, ils pourront ensuite contribuer à faire passer ce message préventif. Si vous deviez définir le projet en un mot lequel choisiriez vous ? C’est un projet de prévention, à grande échelle qui intéresse tous les élèves du lycée et qui répond à leurs attentes car beaucoup d’entre eux viennent nous parler de leurs problèmes familiaux et personnels liés à l’alcool, la drogue ou autres. Ces échanges, sans tabous, avec des intervenants extérieurs peuvent leur faire franchir le cap souvent difficile de l’adolescence. Kadoline

« L’humanité qui devrait avoir 6000 ans d’expérience, retombe en enfance à chaque génération ! » T.Bernard

Derrière son sourire

Chaque seconde...

Derrière son sourire, Se cache une profonde tristesse Elle essaie toujours de la cacher. Sa profonde détresse; Derrière son sourire, Une envie de pleurer, Une envie de crier Parfaitement effacées. Derrière son sourire, Des épreuves endurées, Mais, elle est persuadée D'être heureuse pour ce qu'elle est... Derrière son sourire, Il y a des tonnes de « pourquoi » Jamais on ne saura, Derrière son sourire, Seul son cœur le sait Derrière son sourire, La vie peut continuer...

Chaque seconde je souris Quand je vois cette fille si jolie Un jour elle est rentrée dans ma vie Un beau matin de lundi

Camille Kints (2de 9)

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Poèmes

Chaque seconde j'ai peur Quand elle n'est pas là ne serait-ce qu'une heure Et même dans les plus sombres terreurs, Elle garderait son sourire enjôleur Chaque seconde ... détresse! Quand je ne vois pas ma petite princesse Et dans les plus noires colères d'Arès J'éprouverai toujours la même tendresse Chaque seconde est dure Sans cette magnifique créature A l'âme et au cœur si pur Qu'en tomberaient même les êtres les plus durs Chaque seconde... Chaque seconde... Ronan

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SPORTS & CULTURE «ENTRE LES MURS» ET HORS DES MURS SALON DU POLAR

Hommage au Polar Le Salon du Livre à la Maison de la Culture, premier événement important de la rentrée 2010, s’est tenu la semaine du 14 au 17 octobre. A l’occasion de sa 10eme édition dédiée au « polar », en tant qu’ « envoyée spéciale », j’ai eu le privilège de rencontrer trois écrivains du Pacifique et de les interviewer. Je vous livre quelques morceaux choisis de cette rencontre : Irène Bertaud-Krassilchik, « taote de l’âme », comme elle définit son métier de psychanalyste, est venue récemment à la littérature policière, et voit dans l’écriture, qu’elle adore, un moyen formidable de « faire des choses que dans la vie on ne peut pas faire  : dans un polar on peut tuer des gens, dans la vie, il ne faut pas  !  ». Elle écrit des textes médicaux, des nouvelles, et trouve son inspiration au fond d’elle-même, comme une impulsion dictée par son inconscient. C l au d in e Jac q u es, q u i v i t e n N o u ve l le C a l é d o n i e , é c r i t d u «  roman noir  ». Elle a publié des nouvelles (une quinzaine), quatre romans qui parlent de la société calédonienne, des romans noirs. Sa vocation d’écrivain remonte à l’enfance  : elle a toujours écrit, bien qu’elle ait exercé les métiers d’enseignante et de directrice de centre professionnel, et a toujours pensé devenir auteure. Sa recette pour trouver l’inspiration ? Claudine cite Jean d’Ormesson : « 5% d’inspiration et 95 % de transpiration  !!  », beaucoup de temps de travail, quelques bonnes idées, et le plaisir de créer des histoires, de donner vie à des personnages, de manier la langue.

J’ai écrit des romans, des nouvelles, des poèmes, des textes de chants de variété, des thèmes pour les groupes de danse traditionnelle, des prières… Je touche un peu à tout. TVNT : Quels sont les livres que vous avez écrits ? Les Prémices de l’abondance, le roman Vaianu, un conte pour enfant Vini’ura, une traduction d’une célèbre légende tahitienne. J’ai participé à la rédaction de l’hymne territorial et de thèmes de groupes de danse comme Nonahere, O tahiti’e, Heikuranui. TVNT : D’où vous est venue cette vocation d’auteur ? Vivezvous de votre plume ? D’une recherche identitaire. C’est à la suite de la lecture d’un poème écrit en tahitien par Turo a RAAPOTO, qui parle de l’identité. Dans son poème, il dit en résumé : «Ce n’est pas parce que tu es brun, que tu es polynésien ». Quand je l’ai compris, 2 ou 3 mois après, parce qu’il est écrit en tahitien, je l’ai reçu comme une paire de baffes, car ça parlait un peu de ma situation. Quant à vivre de ma plume… J’aimerais, mais sur le territoire, ce n’est pas possible. Les auteurs ne sont pas assez aidés et nous n’avons pas un assez grand nombre de lecteurs. Pour vivre de sa plume, il faut vendre à l’extérieur. Donc, il faudrait s’adapter à d’autres types de lecteurs, à leur façon de concevoir le roman. Alors que nous, nous avons une façon d’écrire particulière, même si nous écrivons en français. TVNT : Faut-il faire des études particulières pour devenir écrivain ? Je ne pense pas. Si on arrive à maîtriser et à écrire ce qu’on ressent, ce qui sort de notre âme, de nos tripes, ça peut fonctionner. Mais, bien sûr, il y a un minimum de savoir, comme les règles de grammaire, la syntaxe. TVNT : On parle souvent d’inspiration à propos d’un écrivain : y croyez-vous ? Il y a 1% d’inspiration et 99% de travail !

Patrick Amaru vit en Polynésie ; son œuvre, ancrée dans la culture locale, adopte plusieurs formes et jouit d’une reconnaissance grandissante. Voici ce qu’il nous a confié : TVNT : Quel est votre nom ? Utilisez-vous un pseudonyme pour écrire ? AMARU Patrick. Je ne suis pas encore assez célèbre pour utiliser un pseudonyme ! TVNT : Qu’est-ce qu’un polar, selon vous ? C’est un récit ou une fiction avec une intrigue. En fait, le récit policier n’est pas très courant en Polynésie. TVNT : Ecrivez-vous des livres d’un autre genre ?

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SPORTS & CULTURE «ENTRE LES MURS» ET HORS DES MURS SALON DU POLAR Elèves du Lycée de Taaone, mettez vous à écrire ! On a besoin de jeunes écrivains, de vos témoignages, car on a souvent des idées préconçues envers les jeunes.

TVNT : Quel est, selon, vous l’intérêt de ce genre de manifestation pour un romancier ? Permettre de faire connaître les auteurs locaux ou étrangers, de rencontrer les lecteurs et les auteurs et d’échanger des avis. C’est quelque chose de fantastique ! TVNT : Patrick AMARU a reçu le prix du meilleur livre de l’année 2010, décerné par des Etudiants en Littérature de l’Université de Polynésie Française. Comment avez-vous réagi ? C’était une surprise car mon livre, Vaianu, n’est pas formaté aux attentes d’un roman : il mélange la prose et la poésie. Je l’ai écrit d’abord en langue tahitienne, même si il y a très peu de personnes du pays qui la comprennent vraiment, puis je l’ai traduit en français. Donc, en réalité, j’ai écrit deux livres qui ont été tous deux publiés. Cela a permis aux jeunes de rentrer dans le livre et de tisser des passerelles pour ceux qui ne comprennent pas le tahitien. Et puis, ce livre en français est très particulier car j’ai essayé de coller au maximum à la version écrite en tahitien. J’ai essayé de retrouver la syntaxe, les mots et leurs sonorités comme on les a en tahitien. De plus, traduire n’est pas évident parce que traduire, c’est se trahir alors j’ai préféré me trahir moi-même, et faire ce travail qui n’est pas facile ! TVNT : Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier  d’écrivain? Et qu’est-ce qui vous plaît le moins ? La joie que les personnes ont éprouvée en lisant mes textes, le fait de susciter leur curiosité et même leurs interrogations, car il n’y a rien de pire que l’indifférence…. Ce qui me plaît le moins ? C’est avoir la grosse tête, avoir des chevilles qui enflent et ne plus pouvoir passer par la porte ! TVNT : Avez-vous quelque chose de spécial à ajouter pour le journal du Lycée Polyvalent de Taaone ?

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Exprimez-vous, vous avez beaucoup de choses à dire…et bon courage à vous les jeunes ! Alors c’est le moment de nous envoyer vos textes, vos poèmes, vos nouvelles …ou, tout simplement, vos réactions dans notre courrier des lecteurs . N’hésitez plus et joignez votre voix à celle des journalistes de notre chronique ! Kadoline

Poème Le Nutella Au bon goût de noisettes et de chocolat, Je tiens à vous présenter mon ami le Nutella... Sa pâte onctueuse au lait écrémé est si tendre, Qu'on a tout le temps envie d'en prendre. Le matin devant la télé, L'après-midi avec son café, Ou le soir devant son ordi Pour le savourer, il n'y a pas d'heures... Sur du pain ou ...sans rien, A déguster ! Chacun sa façon de la manger, Perso, je préfère nature !!! En plus, il y a 30 grammes gratis... J'ai hâte d'arriver à cette partie je suis sûr que c'est ça le meilleur : Le manger sans payer... quel bonheur !!! Quand le moral est au plus bas, Rien ne vaut ce bon vieux Nutella... Même si parfois, ce qu’il nous faudrait, c'est pas un pot, Mais un tonneau...! : ) Il a le don de me rendre coupable Lorsque je résiste, la pression devient palpable : Je l'entends de sa délicieuse voix « viens, viens me manger » Alors, évidemment à son appel, je ne peux résister ... Camille Kints, 2nde 9

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SPORTS & CULTURE «ENTRE LES MURS» ET HORS DES MURS CAFÉ LITTÉRAIRE

Un Café littéraire au CDI

Des « humorisques » en atelier …

Le lundi 13 décembre, Mme CHABOT, professeur d’anglais et de français a organisé, pour la première fois au CDI, un café littéraire avec sa classe de CAP2 T PROE. L’idée de cette rencontre au CDI est de proposer aux élèves une approche plus ludique que la fiche de lecture pour aborder les livres avec, en prime, un cadre bien plus convivial ! Lors de ce « café », les élèves présentent les romans qu’ils ont lus, ils échangent leur avis sur les livres, ce qui leur a beaucoup plu ou ce qu’ils ont moins apprécié. A l’occasion de cette première, les élèves ont aussi réalisé des affiches originales sur ce café littéraire avec leur professeur d’arts-plastiques, M. Dufour. Voici quels ont été les livres à l’honneur : Le seigneur des anneaux, Le lycée des artistes, Harry Potter. Cette première séance s’est achevée par un goûter et les participants espèrent bien que cette belle expérience se renouvellera.

C’est dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé que les élèves de 1ère BP MVA , dûment encadrés par leurs professeurs d’Atelier, de Français et d’Arts Plastiques, s’apprêtent à mettre la touche finale à leur projet de Bande Dessinée sur les différents risques encourus en Atelier. Soutenus et conseillés par Monsieur Gehin, pour l’étude des risques, Mme May pour le scénario et les dialogues et Mlle Pradat pour l’analyse et le graphisme, ils bénéficient en outre de l’intervention de GÖTZ, le célèbre artiste- peintre et réalisateur de la BD, bien connue des amateurs du genre : « PITO MA ». En effet, le 4 mai, de 8 h à 12h, l’artiste interviendra en salle polyvalente, afin de travailler avec les élèves sur les expressions des personnages. Ce travail d’équipe sera, sans nul doute, fructueux puisque 5 planches seront réalisées et exposées dans les ateliers « Maintenance des Véhicules Automobiles ». A suivre !...

EDJ Kadoline.

Réécrire son histoire

Poème

Humour

Lorsque le mythe familial s'est effondré On réécrit son histoire. C'est comme si l'on avait arraché La première page d'un livre Et qu'on la réécrivait C'est une histoire que l'on ne connaîtra jamais entièrement. Les personnes qui nous ont raconté cette histoire Cette histoire est leur vérité Mais presque jamais la réalité Et la réalité, nous ne la connaîtrons jamais Car cette histoire est de plus en plus oubliée. Les gens s'inventent leur vérité Pour une histoire qui leur plaît Pour une histoire qu'ils auraient voulu avoir Et l'histoire réelle en est d'autant plus oubliée.

Ronan

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SPORTS & CULTURE «ENTRE LES MURS» ET HORS DES MURS FIFO 2011

Cette année encore, nous avons eu la chance de pouvoir assister à un certain nombre de projections de documentaires à l’occasion de la 8eme édition du FIFO. Dans la matinée du mercredi 26 janvier 2011, notre classe de 1ère S1, a ainsi pu visionner quatre films : Papa Mau, L’île des achromates, Walpole, l’île mystérieuse et Cassowaries. Pour ma part, celui que j’ai préféré fut le film sur les Casoars car ce documentaire n o u s a p ré s e n t é , c h e z ce s g ra n d s oiseaux ressemblant un peu à des autruches, une société totalement opposée à la nôtre. Une société où la femelle est dominante et où le mâle, lui, s’occupe des petits. Une société qui pourrait faire taire plus d’un « macho » ! Cependant, d’une façon plus générale, je trouve ce film très émouvant notamment parce qu’il reste vraiment peu de Casoars sur tout le vaste territoire d’Australie. En effet, ce peuple d’oiseaux a souffert de la sécheresse et des nombreux cyclones qui ont affecté la région et on ne compte plus, à ce jour, que 1500 casoars. J. A. (1ere S1)

FIFO 2011 – le point de vue des élèves Papa Mau Commentaire de Sophie (1ère ST2S2)

«Quatre films étaient présentés, lors de notre sortie au FIFO 2011, le mercredi 26 janvier : Papa Mau, Walpole, l’île mystérieuse, Cassowaries et L’île des Achromates, mais celui qui m’a le plus touchée est, sans conteste, le premier. Car, tout d’abord, il s’agit d’une histoire vraie et, pour ma part, je trouve que les histoires vraies sont beaucoup plus émouvantes que les autres et surtout très intéressantes, notamment quand elles concernent notre pays. Papa Mau est un documentaire qui offre un nouveau regard sur la navigation sans instruments à Hawaï. Mau Piailug, originaire du minuscule atoll micronésien de Satawal, a apporté toute sa connaissance sur les corps célestes, les courants océaniques et autres repères naturels afin de guider la pirogue traditionnelle Hokule’a lors de son voyage historique à Tahiti en 1976. Si le voyage s’est passé sans incident, des tensions se sont créées entre Mau, le «  capi-

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taine » et le reste de l’équipage, en particulier à cause de leur comportement désinvolte qui a beaucoup déçu Papa Mau. Il a donc décidé de ne pas participer au retour de la pirogue sur son île d’origine. La deuxième expérience de navigation sans instrument moderne ayant été un fiasco tragique, on a de nouveau fait appel à l’expérience de ce navigateur original mais sage, qui a même créé une école afin d’initier les jeunes à la navigation traditionnelle.»

Cassowaries Commentaire de Jasmina (1ère ST2S 2)

Les casoars sont de grands oiseaux coureurs, au plumage multicolore et aux griffes coupantes comme des rasoirs, qui vivent dans le nord de l’Australie. C’est, malheureusement une espèce en voie d’extinction, car les forêts où ils vivent sont détruites par les cyclones et les sécheresses successives. Le documentaire les montre en quête de nourriture, à la suite d’un cyclone particulièrement violent. Ils envahissent les villes avoisinantes et les voies routières, devenant parfois dangereux et féroces. Une association pour leur protection a été créée : elle les capture et les envoie dans une partie intacte de la forêt, éloignée de la ville. Les habitants signalent à cette association les casoars qui rôdent autour de leur maison car il faut être très prudent lors de leur capture, à cause de leurs griffes particulièrement tranchantes. Les plus jeunes, ainsi que les adultes malades, sont soignés et nourris dans un petit centre, avant d’être relâchés dans leur milieu naturel. Des réserves de fruits ont été mises en place un peu partout dans la forêt pour que les casoars ne s’approchent plus des habitations. En effet, pour éloigner une femelle sans anesthésie (ce sont elles les plus grandes, les plus colorées et les plus agressives), il faut au moins six personnes !

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SPORTS & CULTURE «ENTRE LES MURS» ET HORS DES MURS SEMAINE DE LA PRESSE - SORTIE DÉCOUVERTE

Les classes de 1ère pro MEI et de TCAP PRO à l’honneur ! C’est dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé et à l’initiative de Mme Chabot que les 1ère pro MEI ont découvert le fonctionnement d’un journal et ses phases de fabrication. Ce qui a retenu particulièrement leur attention est, bien sûr, l’aspect technique, d’autant que le technicien qui les a guidés dans cette visite est un ancien étudiant en BTS du Taaone !

L’organisation des locaux, le rôle des différents acteurs au sein du journal et la production en elle-même ont également retenu leur intérêt, et le journaliste qui a discuté avec eux leur a confié qu’il avait commencé par un CAP électricité ! Voilà qui devrait les motiver et les inspirer pour rédiger leurs propres articles relatifs à cette visite fructueuse. En tout cas, cette rencontre a suscité des vocations ! EDJ

Quant aux élèves de CAP, ils se sont davantage intéressés au contenu d’un journal, guidés par leur professeur de Français, Mme Chabot, et la documentaliste du lycée, Mme Aliès. Ils ont, notamment, analysé les composants d’une « Une  », le rôle et les types de titres, aidés par un journaliste venu leur expliquer comment se faisait le choix d’un titre de « Une ». Ils ont également pu s’interroger sur les questions de référence auxquelles doit répondre un article et étudier l’image et sa polysémie.

« La plus perdue de toutes les journées est celle où l’on n’a pas ri. » Chamfort 24

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SPORTS & CULTURE «ENTRE LES MURS» ET HORS DES MURS Section FOOTBALL à NUKU HIVA Dans le cadre d'un échange sportif et culturel avec les Marquises, la section sportive Football des lycées TAAONE et AORAI (encadrée par Bruno Granado, coordonnateur de la section, Patrice Flaccadori, cadre technique de la FTF et Luc Limol) a effectué, du 13 au 19 mars, un voyage à Nuku Hiva. Les 13 élèves, dont aucun ne connaissait les Marquises, ont été émerveillés par les paysages grandioses qui leur étaient offerts, et ce, dès les 1ers virages les conduisant de l'aéroport à Taiohae. Ce séjour leur aura permis d'avoir une autre vision de la Polynésie... Le programme, concocté par Pierre Brault, enseignant d'EPS au collège de Taiohae, était des plus "sportif" et ... culturel: - Promenade en "ville" (baie de Taoihae, visite de la Cathédrale Notre-Dame, du port de pêche et de la ... prison) - Randonnées à la découverte des autres baies dont celle de Tapivai, où nous devions rencontrer l'équipe locale mais le ... tsunami en avait décidé autrement. Une vague de 3 m avait, en effet, détruit le terrain la veille. - Baignade à Anaho Beach ou "équitation" improvisée... - Visite du site de Koeva, théâtre du dernier Festival des Marquises ... - Réception à la Mairie de Taiohae avec remise de la médaille de la ville. - Invitation à "RadioMarquises"...

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Côté Football, la section a affronté les clubs de TNC, Hoata, CED et Jeunesse Marquisienne. Quatre matchs en 6 jours pour 1 victoire et ... 3 défaites! Mais là n'était pas l'essentiel! Invités après chaque rencontre à partager le "kai kai", les jeunes ont découvert ce qu'était l'accueil marquisien... Cette semaine restera, à n'en pas douter, un moment fort dans la vie de nos jeunes apprentis footballeurs. (Un film sera disponible au CDI du lycée à partir du 1er mai)

Un grand Merci à la Fédération Tahitienne de football, à la MAAT, à l'USSP, à la coopérative du lycée TAAONE, à l'APE du lycée TAAONE, à la mairie de PIRAE, aux associations sportives des lycées TAAONE et AORAI qui nous ont permis de financer ce voyage et au collège de Taiohae, aux districts football et clubs de NUKU HIVA pour leur accueil des plus chaleureux !

EDJ

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LES LYCÉENS À L’ÉCOUTE DU MONDE Enquête auprès des élèves.

Au cours de cette année 2010-2011, de nombreux événements se sont déroulés. Nous avons demandé aux lycéens ce qu’ils avaient retenu de l’actualité locale, nationale et mondiale. Leurs réponses ont été très variées, voire, pour certaines, surprenantes. Isabelle et Cassandre

La coupe du monde de football (désastre de la France et victoire de l’Espagne) C’était un des plus grands événements sportifs du monde. C’est « top » que l’Espagne ait gagné car c’est la meilleure équipe du monde. La plupart des gens ont regardé ce match. (La coupe du monde de Football avait lieu en Afrique du Sud du 11 juin au 11 juillet. Victoire de l’Espagne 1-0 contre les Pays-Bas). Tehema Le séisme qui a frappé Haïti Je crois que c’est un désastre mondial. Les gens n’avaient plus de maison, plus d’argent. C’était déjà une population pauvre avant ce séisme mais maintenant ils n’ont plus rien. Cela a causé énormément de morts ou de blessés. On se doit d’être tous solidaires. (Le séisme à Haïti est un tremblement de terre d’une magnitude de 7,0 à 7,3 survenu le 12 janvier). Vaite

(Le séisme a frappé le Chili le 27 février avec 8,8 de magnitude. C’est un des plus violents depuis un siècle. C’est luimême qui a déclenché l’alerte au tsunami en PF) Julie Le séisme en Nouvelle Zélande J’étais à Christchurch au moment du séisme et c’était très impressionnant ! Le sol tremblait, quelques bâtiments se sont écroulés. Génial comme cadeau de Noël le 26 décembre. (ironie). Une élève de 2nde (Heureusement qu’elle n’y était pas en février !) NDLR NDLR * La terrible catastrophe que subit le Japon. En mars, un séisme d’une magnitude de 8,9 sur l’échelle de Richter a provoqué un tsunami qui a balayé une partie de la côte et a entraîné une catast ro p h e n u c l é a i re s u r Fukushima. Nous avons tous une pensée pour les victimes et pour la population. Si l’on fait le bilan, ce sont les colères de la Nature qui ont marqué le plus les esprits…

Les jeux olympiques d’hiver… Le cyclone Oli en Polynésie Française Il faut dire que ça change un peu de l’ordinaire et puis nous avons vraiment eu peur. Toutes les mesures de sécurité mises en place, les infos etc … Une petite pensée pour les habitants des Australes. (Le cyclone Oli a frappé la Polynésie le 4 février) Leilani Les mineurs chiliens J’en ai beaucoup entendu parler à la télé et c’est vraiment un exploit d’avoir réussi à les sortir de là. (Un écroulement d’une galerie dans une mine. Ils ont dû rester sous terre pendant 33 jours avec très peu de nourriture.) Une élève de 1ère Le séisme au Chili J’ai eu très peur pour ma famille qui habite au Chili. Heureusement ils n’ont rien eu mais il a fait énormément de dégâts.

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Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu avant de renvoyer les images ! Un secret a toujours la forme d’une oreille. (J.Cocteau) 27


LES LYCÉENS À L’ÉCOUTE DU MONDE Science et Société : « Familles du troisième type » Billet d’humeur à propos d’un article de presse. Science et Société : « Familles du troisième type »

Réactions et réflexions :

(Source : Le POINT – 11mars 2010)

Le point de vue d’étudiants en TS2 BT : Automne 2008, une femme de 59 ans, ménopausée, accouche à Paris de triplés conçus par dons d’ovocytes au Viêt-Nam. Juin 2005, en Grande-Bretagne : naissance d’un petit Charlie, conçu par trois sœurs. Fils légal d’Alex et de Shaun, son mari, il a été fécondé en éprouvette avec le sperme de son papa et l’ovocyte de la sœur jumelle de sa maman , puis il a été porté et mis au monde par Helen, la sœur aînée des jumelles… Janvier 2007, en Israël, Rachel, mère de Keivan, tué 5 ans plus tôt par un sniper, obtient qu’un enfant soit conçu avec le sperme congelé de son fils décédé. Elle a, elle-même, choisi la future mère… Trois exemples, parmi des centaines d’autres, de ce que la science procréative est désormais capable d’engendrer  ! Comment réagir face à ces nouvelles techniques  ? Quelle influence peuvent-elles avoir sur notre propre devenir, notre rapport au temps et à ce qui fait la famille ? Brandon

Depuis quelques décennies, la science sait procéder à l’acte de fécondation en éprouvette hors du corps humain, c’est ce qu’on appelle la FIV (Fécondation In Vitro). Ce procédé a instauré deux changements radicaux dans l’histoire de l’humanité : avec la congélation de l’embryon, l’engendrement peut maintenant avoir lieu des années après la fécondation et donc bouleverser l’ordre générationnel, puisque des enfants peuvent naître de parents morts depuis une, deux ou trois générations… L’autre révolution est que, désormais, un enfant peut avoir plusieurs pères et mères. Ainsi, dans le cas de Charlie, l’enfant a trois mères potentielles : la mère légale, la mère génétique et la mère porteuse. Quant au fils de Keivan, il sera élevé par un père adoptif… qui sera peut-être son grand-père ! Allons encore plus loin… A quand le bébé sur catalogue ? Les lois relatives à la procréation artificielle ou assistée sont très différentes d’un pays à un autre, et ce qui est interdit en France est autorisé à l’étranger. Du même coup, se développe ce qu’on appelle désormais le tourisme procréatif. Mais que deviendront ces enfants du « troisième type » ? Un enfant qui naît dans de telles conditions, voudra tôt ou tard connaître sa véritable ascendance. Aujourd’hui, des trentenaires nés «  en éprouvette  » réclament un nom, une identité, des gamètes anonymes qui leur ont donné la vie. Il est normal que l’on veuille rechercher sa véritable filiation, même si la part du biologique n’est pas forcément la plus importante dans la construction d’une identité. Selon moi, les couples ou les parents en mal d’enfants devraient réfléchir avant de se lancer dans de telles manipulations, car c’est toujours l’enfant qui paie les conséquences de leur désir égoïste. Yael

Ces nouvelles techniques de procréation peuvent avoir un impact non négligeable sur l’image de la famille et engendrer de nombreux troubles et

« La raison du plus fort est toujours la meilleure» Jean de La Fontaine 28

«La raison du meilleur est toujours la plus forte.» Victor Hugo TVNT


LES LYCÉENS À L’ÉCOUTE DU MONDE Science et Société : « Familles du troisième type » (suite) conflits. Si, par exemple, une femme veuve décide d’avoir un bébé de son époux décédé plusieurs années auparavant, grâce à son sperme congelé, la famille du défunt ne trouvera sans doute pas cela très «  catholique  », si je peux m’exprimer ainsi. En effet, pour certains, seul Dieu a le pouvoir de décider de la vie. De plus, ces techniques peuvent occasionner des problèmes d’héritage : doit-on considérer un enfant né de telles pratiques comme un enfant « légitime » ? Surtout s’il est né de parents tous deux décédés avant sa naissance, puisque c’est désormais possible… Et quelle sera la réaction d’un enfant de 5 ans quand il demandera : « Où est mon père ? Qui est ma mère ? » et qu’on lui répondra : «  Ton père est mort il y a dix ans », ou « Ta mère génétique est la sœur de ta tante qui t’a mis au monde, mais qui n’est pas la maman qui t’élève….  »  ? Ne va-t-il pas se mettre en tête qu’il n’est, ni plus, ni moins, que le fruit d’une expérience contre nature, une sorte de bête de foire ? Et que penserat-il quand il verra à l’école les enfants de sa génération avec un père et une mère comme toutes les familles « banales » ? En tout cas, voilà bien le mythe de Frankenstein devenu réalité ! Matahi

L’homme du troisième millénaire est contraint d’affronter la réalité de ces nouvelles techniques de procréation et il est urgent d’adopter une législation mondiale car c’est un nouveau « Big-Bang » qui va bouleverser l’humanité tout entière. Malheureusement, chaque pays adopte des positions différentes et, livré à une société consumériste, l’enfant risque bien de devenir un produit… de consommation comme un autre dans «  le meilleur des mondes » Barry

BRIC-À-BRAC LE SAVIEZ-VOUS?

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Cassandre & Isabelle

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PAROLES ET ESPRITS LIBRES ! POÈMES Vous êtes nombreux à dire que vous n’aimez pas « lire »…dans ce cas, ECRIVEZ ! Voici les créations de nos lycéens inventifs, rêveurs, utopistes ou humoristes !

Production d’élèves sur le thème de la maltraitance infantile dénoncée à la manière de Lamartine dans sa Réponse à la Némésis

Honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle, S’il n’a pas l’âme, la lyre et les yeux de Néron, Pendant que l’incendie en fleuve ardent circule Des temples aux palais, du cirque au Panthéon ! [...] C’est l’heure de combattre avec l’arme qui reste ; C’est l’heure de monter au rostre ensanglanté Et de défendre, au moins, de la voix et du geste Rome, les dieux, la liberté !

(Sans titre) Honte à qui peut battre un enfant par plaisir , Prisonnier de vos désirs, de vos idées, Il ne doit que se taire et subir, Car le libre choix n’existe pas : il ne peut qu’exécuter. Honte à qui peut battre un enfant et faire de sa vie un supplice ! Sous vos ordres, il cache toute forme de tristesse, Toute trace de preuve et toute trace d’un infime indice, Alors qu’il vit dans la plus grande détresse ! Mei

(Sans titre) Honte à qui peut battre son enfant ! S’il n’a ni cœur ni amour, Pourquoi avoir conçu Ce petit être si faible si innocent ? Honte à qui peut le laisser mourir De peur et de chagrin Pour pouvoir en finir Et pour être en paix, enfin ! Ayez pitié de ces enfants ! C’est l’heure de réagir et de sauver ces victimes ! C’est l’heure de punir de tels parents Et de bannir à tout jamais ce crime !

Tinihau

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Production d’élèves sur le thème du Cri (atelier Images et Paroles)

Pour toi et le monde Sur ce bout de papier, Je crie contre l’humanité, J’écris pour la changer. Sur ce bout de papier Je crie pour la propreté, J’écris contre le monde entier. Sur ce bout de papier, Je crie contre les déchets, J’écris pour protester. Sur ce bout de papier, Je crie pour qu’on m’entende, J’écris pour tous ceux qui sont Sourds.

Heiana Teriierooterai – 2de 9

Protégeons notre terre ! Je crie pour la propreté, J’écris pour le respect, Je crie contre la pollution, J’écris pour l’environnement, Je crie pour protéger la nature, J’écris pour notre futur. Je crie haut et fort pour nous et les générations futures. J’écris pour la préservation de nos beaux paysages, Je crie à la population : « Cessez vos enfantillages ! ». J’écris et je crie pour que nous réagissions, J’écris et je crie pour que nous agissions, Face à cet énorme problème qu’est la pollution !

Felicia Tchung Koun Tai - 2de 9

Il était une fois Il était une fois, une histoire, Un récit conté tendrement un soir, Un merveilleux conte d'enfant, Comme aujourd'hui, on en compte tant. Il était une fois une princesse Dans son château, elle chantait sans cesse. Chantant et dansant les cheveux au vent, Elle rêvait à son beau prince charmant. Il était une fois les étoiles d'un baiser, Posé tendrement sur des lèvres ensommeillées, Un regard charmé par la chaleur d'un baiser ; Une douceur répandue, ouvrant un cœur fermé. Il était une fois les lueurs d'un amour, Une petite voix qui chantait « pour toujours », Des mots doux avoués un matin d'été, Seuls aux monde, deux corps enlacés. Il était une fois une belle surprise, Un cœur brisé par la fraîcheur de la brise, Une âme gelée par un hiver avancé, Un rêve oublié, des yeux à nouveau fermés... Il était une fois, la fin d'une histoire. Effacés tous les vœux et tous les espoirs, Une bulle éclatée par une pluie violente, Une fin simplement, D'une vie désespérante... Il était une fois La fin de ...moi Camille Kints - 2de 9

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PAROLES ET ESPRITS LIBRES ! POÈMES Poèmes et textes de chansons Aujourd’hui, j’ai la rage, C’est le mot le plus adapté à ce carnage. Je pensais que ma plaie avait été pansée, Mais je me suis bien trompé… Il y a quelques minutes, Tous mes sentiments ont resurgi telle une brute Qui se relève pour s’acharner Sur la proie qu’elle n’a pas fini d’achever. Heureusement que j’ai encore assez de force, Pour ne pas replonger dans cet univers atroce, A cause de ça, je suis bloqué, Et j’ai peur de mettre trop de temps à remonter. Oui, car en amour, J’ai l’impression d’être maudit pour toujours. Et là, je commence à avoir peur De cette réalité qui m’écœure. Car tu me portais tellement d’attention, Que j’étais sûr que c’était pour LA raison. Mais quelle déception en te voyant dans les bras Du garçon que je n’attendais pas.

En cet instant où s’exprime durement la pluie Mes mémoires sont tournées vers celle qui me séduit Quand la tristesse, les déceptions et les regrets se définissent L’amertume, la mélancolie et la nostalgie se réunissent. Mon sort est scellé et qu’importe ce que j’entreprends Une fatalité que je n’espérais pas en ce moment présent La raison me fait comprendre que cela est impossible Qu’un amour sensible me soit un jour accessible. Et se bousculent dans ma tête toutes ces misérables pensées Plusieurs de ces facettes, à moi, ne seront jamais dévoilées Mes actes tout simplement guidés par une immense insouciance J’aurai montré à quel point grande était mon inconscience. Se morfondre sur une réalité aussi douloureuse Après avoir tellement espéré d’une fille si vertueuse… « Tu n’as pas le level, fiston », m’avait-on dit Pourtant je m’imaginais déjà avec elle au paradis Loin de notre terre natale où tout ne serait qu’utopie Mais un autre destin m’a été desservi Et c’est ainsi que les plaisirs d’une vie restent inassouvis !

Il a pris, à mon grand regret, une place dans ma vie, Puisque c’est lui que tu as choisi. Maintenant, il est un peu tard. Et j’ai été bête de croire à notre histoire. On ne se voit presque plus, Mais c’est dur, tu sais, de penser que je t’ai perdue. Il paraît que même la distance ne sépare pas les cœurs. Mais puis-je croire encore à cette rumeur ? ~ Ciel sans soleil et vie noircie Absence et souffrance s’associent Un monde dégarni pleure Le désespoir a pris de l’ampleur La mort s’approche de moi à grands pas L’espoir n’existe pas Le réveil ne sera pas appétissant Car l’absence m’éclabousse de sang Lorsqu’un problème ne se résout pas et qu’il fait trop mal Le dernier remède est la solution fatale Affamée, ma lame veut m’offrir le suicide Mon cœur est d’accord et mes veines avides Je te dis adieu Mais une dernière fois regarder tes yeux Peut-être encore frôler ta joue Avant de me passer la corde au cou…

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Poètes et compositeurs anonymes de 1ère S1

(Sans titre) On recherche tous quelque chose ; Que ce soit temporel ou spirituel ... Quelque chose qui est propre à notre image Certains veulent trouver l'amour sincère, D'autres l'argent et le pouvoir. Mais à quoi bon ? Tout ce que nous voulons, c'est être heureux Avec ce que nous aurons Ou ce que nous recherchons... Camille Kints - 2de 9 ais le raison, m n la e d ir is atio est le pla lice de l’imagin re rd ’o L dé e est le el) désordr (P.Claud

On peut défaire n’impo par la mauvaise rte quel bonheur volonté. (Alain )

Le sage es

t

étonne de celui qui s’

e) tout. ( A.Gid

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PAROLES ET ESPRITS LIBRES ! NOUVELLES Des mondes de rêve…

Le voyage de Candide dans le pays d’Eldorado a inspiré les élèves de 2de3. Remontant aux sources de l’histoire, voici le récit d’un voyage en Atlantide.

Utopia A mon arrivée dans le pays d’Utopia, je fus reçue par mon guide. Je fus très étonnée de voir qu’il vint à moi dès la sortie de l’avion, passant ainsi la douane et d’autres problèmes administratifs sans embûches. Les douaniers, presque inexistants, demandaient humblement et chaleureusement s’il y avait quelque chose à déclarer et ensuite laissaient passer les gens. Certains, visiblement embarrassés devant une si grande confiance des vigiles se déclaraient eux-mêmes et apportaient leurs objets « illicites » au comptoir.              A la sortie de l’aéroport, je fus frappée par toute la verdure environnante. J’étais abasourdie de ne voir aucun déchet, aucun immeuble s’élevant à l’horizon. Le guide fit une grimace et lâcha : « Bienvenue à Utopia  ! Mais je suis désolé de vous montrer une si mauvaise image de la cité.  » Bouche bée devant cette incongruité, je le suivis sans mot dire, me demandant intérieurement comment ce pays pouvait être plus beau. Quand on prit la voiture pour aborder la sortie de l’aéroport, je ne remarquai le silence que quelque temps après le démarrage, quand nous fûmes pris dans les embouteillages. J’étais émerveillée de voir ou plutôt d’entendre ce silence brisé par de la musique ou même le chant des oiseaux. - Waouh, plus de klaxon, plus de bruit de moteur mais comment ça se fait ?! demandais-je innocemment au guide. - Quoi ? Mais vous venez d’où ? Des bruits de moteur ? Mais vous avez vu ça où ?! L’énergie renouvelable, vous connaissez? Devant des paroles à la fois si étranges et pourtant non dénuées d’intelligence, j’explosai de rire et lui exposai la situation de mon pays. Il fut choqué par tant de barbarie et si peu de développement, alors il décida de me montrer le fonctionnement d’Utopia. «  La règle d’or  ; dit-il, c’est la compréhension, la tolérance. Et tout le monde essaie de l’appliquer le plus souvent.  » Devant mon regard ahuri et plein de questions, il comprit très vite qu’il fallait illustrer ces arguments par des exemples précis. - Commençons par le commencement : l’école ! Il prit la sortie de droite et s’engouffra dans une rue pavée. Nous laissâmes la voiture et nous nous dirigeâmes vers un

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lieu clair et chaleureux où cris d’enfants et agitation rompaient le silence étouffant de tant de verdure. Derrière une petite barrière blanche deux adultes expliquaient aux enfants comment trouver tel animal, quel est son rôle écologique et comment le respecter. Voilà ce que le guide m’apprit de ce charmant tableau d’enfants de six ans. On apprend le respect aux enfants car ils sont l’avenir, m’expliqua-t-il. Soudain, un petit air de musique s’éleva, de plus en plus fort. C’était les Quatre saisons de Vivaldi  : le printemps. Tous les élèves gagnèrent la cantine où ils allaient en courant et fredonnant ce refrain si rempli de joie et de bonne humeur. Après un bond revigorant du côté de l’enfance il me prouva que même les adultes appliquaient cette fameuse règle d’or. Il me montra un tribunal où une affaire d’héritage fut réglée en moins d’une heure par consentement de la défense et de l’accusé. - Ils se sont juste aperçus que ce qu’ils faisaient n’était pas du respect mais de la cupidité et tous deux, gênés, ont trouvé un accord correct. J’étais émerveillée de voir cette justice impartiale n’ayant jamais était aussi vraie, cette éducation aboutie, pleine de bon sens et captivante. Avec le guide on alla manger sur une terrasse d’un café en plein centre-ville. L’allée de lilas, devant l’entrée, embaumait la véranda d’un parfum doux et subtil. - C’est rigolo, mais on dirait que tout le monde a le sourire ici. C’est aussi une règle d’or ? - Si tu n’aimes pas ton travail, c’est bête de le faire, tu ne trouves pas ? Et puis autant faire les choses qu’on aime. - La mentalité d’Utopia n’a pas fini de me surprendre. Mais où est votre passé industriel ? - Tu veux parler des déchets radioactifs laissés par nos ancêtres? Avant qu’Utopia soit ainsi, c’était l’une des cités les plus avancées au niveau de l’énergie nucléaire. Un jour, un type visiblement mal luné a mal fait son boulot et paf ! Utopia fut rasée. Longtemps après, des gens sont revenus et ont tout reconstruit. Les chercheurs ont réussi grâce au gouvernement à modifier la verdure. Maintenant, les plantes n’absorbent pas que le carbone mais aussi les déchets radioactifs. On a réussi à sortir de cette période et il est hors de question qu’on y retombe. En ces temps là, tous les hommes ne pensaient qu’à eux. Voilà pourquoi la règle d’or est si bien appliquée. » Après m’avoir raconté le passé sombre d’Utopia, le guide m’accompagna à mon hôtel et prit congé. Je m’allongeai sur mon lit et songeai à une vie avec une politique engagée pour le peuple, avec une administration simple, avec des remèdes pour les maladies incurables, avec… Enfin pour tout dire Utopia…

Hinatea 2nde 3

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PAROLES ET ESPRITS LIBRES ! NOUVELLES

L’Atlantide A mon arrivée dans l’île d’Atlantide, je fus reçu par un jeune homme très aimable, Alfried. Il m’expliqua aussitôt pourquoi on m’avait bandé les yeux : l’Atlantide était en guerre contre certaines cités grecques comme Athènes. Il m’apprit aussi qu’ici, il n’y avait pas d’esclavage et que c’était un roi qui gouvernait l’île et ses propriétés, d’autres îles dans le grand océan. Tout cela me fit un choc, à moi qui venais d’Egypte où le Pharaon régnait en maître absolu et où les esclaves se comptaient par centaines, voire par milliers. Et je n’étais pas au bout de mes surprises ! Alfried m’expliqua aussi qu’ici, bien qu’il y ait des classes sociales différentes, tout le monde pouvait devenir riche, que chacun devait, pendant une semaine, travailler dans un chantier, quelle que soit sa classe sociale. Même le roi devait le faire, tous les ans. Ce dernier était élu chaque année par le peuple tout entier, aussi bien les hommes que les femmes, à partir de leur passage à l’âge adulte, à vingt ans. Il était conseillé par des jeunes (et moins jeunes) conseillers qui perdaient alors leur nom et prénom pour en avoir qu’un seul : Alfried. Nous entrâmes dans la ville, et ce fut sûrement le plus grand choc de cette aventure. Les bâtiments étaient grands et clairs, parfois de plusieurs couleurs. Alfried m’expliqua que c’étaient des maisons ordinaires et que tout le monde en avait au moins une. Les routes étaient faites de ce qu’ils appellent «  pavés  », je n’avais jamais vu ça ! Il y avait des écoles, des endroits où l’on soignait les gens, des endroits de - comme ils disent - «  détente  », des fontaines où l’eau coulait en permanence, des temples gigantesques pour plusieurs religions différentes, un marché énorme où il y avait toutes sortes de marchandises venues du monde entier ! Mon guide m’apprit que personne n’était dans le besoin et que tout le monde avait accès à l’éducation et aux soins. On arrivait maintenant dans le quartier qu’ils appelaient «  riche  » avec de grandes maisons qui dominaient toute la ville et même un endroit où ils enterraient leurs morts, drôle d’idée ! Je croyais que les grandes

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maisons dominaient la ville, je me trompais : je vis alors le palais royal, la merveille des merveilles, immense comme trois fois le palais du Pharaon ! Avant d’entrer, Alfried m’expliqua deux ou trois petites choses sur leur société  : l’Atlantide étant une île, sa puissance militaire et commerciale était maritime, le port était donc le plus grand du monde, sur leur île, tout était en abondance, le gibier, les minerais, les arbres, l’eau. Tout le monde pouvait demander une audience au roi quelle que soit sa classe sociale et il n’y avait pas d’étiquette particulière. C’était un monde magique ! C’est ce que je pensais vraiment… Nous entrâmes alors dans le plus merveilleux des bâtiments, on y voyait de l’or partout, des tableaux, des sculptures, des trophées. Il y avait aussi beaucoup de monde, des gens habillés plus ou moins richement. On entra alors dans la salle d’audience du roi : on y jouait avec la lumière, les formes, tout était fait pour impressionner. Bizarrement, le trône n’était pas en hauteur mais au même niveau que les invités. A ma grande surprise, le roi courut vers moi, me fit une accolade et me dit : « Bienvenue en Atlantide ! ».

Stephan

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JEUX à t r a v e r s le m o n d e . . .

PIRI

Sopa de letras

Devinettes tahitiennes Ta’ata iti, hoho’a afi’i puhi. Petit homme qui ressemble à une tête d’anguille. Réponse : la noix de coco

Arero no te ‘opatapata, faraoa ra no te monamona. Une langue tachetée, pain savoureux. Réponse : le fruit de l’arbre à pain.

E aha te ra’au e peha te tume, e peha te ama’a, e peha te ohiu, e peha te rau, e peha te ‘iri, e peha te maea. Quel arbre reproduit son tronc, reproduit ses feuilles, reproduit ses branches, reproduit ses jeunes pousses, reproduit son écorce extérieure, reproduit son écorce intérieure ? Réponse : une femme qui met des enfants au monde.

Crucigrama

Sudoku

Crosswords

34

Sudoku

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EST-CE EST-C EQ QUE UE TU E ES S UN A AS S DU TRI ? Teste Teste tes connaissances avec ce quiz …

1

Où sont traités les déchets du bac vert ?

a Au CRT de Motu Uta

5

Où faut-il mettre une boîte de pizza pleine de gras après manger ?

9

Que peut-on fabriquer avec les papiers et cartons déposés dans le bac vert ?

b A la mairie de la commune

a On la laisse sur la plage

a Des cartons d’emballage

c Au CET de Paihoro

b Dans le bac gris

b Du papier cadeau

c Dans le bac vert

c Des boîtes à chaussures

2

Que doit-on mettre dans le bac gris ?

a Les boîtes de biscuit en carton b Tout ce qui ne va pas dans le bac

vert

Quels déchets doit-on jeter dans le bac vert ?

a Les feuilles mortes du jardin b Les vêtements de couleur verte

c Les bouteilles de soda

3

Quels déchets en plastique doit-on mettre dans le bac vert ? a Les bouteilles en plastique

transparent et les flacons en plastique opaque b Les barquettes de plat à emporter c Le cellophane des casse-croûtes

4

6

Où faut-il jeter les boîtes de jus de fruit ?

a Dans le bac vert

10

que peut-on fabriquer avec les cannettes en aluminium jetées dans le bac vert ?

c Les cartons, papiers et journaux,

a Des cadres de vélo

les bouteilles en plastique, les cannettes en aluminium et les boîtes de conserve

b Des chaises en alu

7

c Des bateaux coque alu

Où sont traités les déchets du bac gris ?

a Au CRT de Motu Uta b A la mairie de la commune c Au CET de Paihoro

8

Que peut-on fabriquer avec les flacons de lessive jetés dans le bac vert ?

b Dans la cour du Lycée

a Des tuyaux de plomberies

c Dans le bac gris

b Du mobilier de jardin c Des pots de fleur

par la pizza elle ne carton a été salie 5 > b : La boîte en ets chets bac vert. commune, les dé être mise dans le s pa it do c. les camions de la vra ur pour été collectés par ivent être jetés en exportés en Asie ur être 1 > a : Après avoir uss ces déchets do Tou de Motu Uta puis 6 > c : To CET de Paihoro po au CE s yé envoyés au CRT vo en du bac vert sont du bac gris sont llution. 7 > c : Les déchets ur éviter toute po recyclage. up siers étanches po ca riquer beaucoup enfouis dans des ponses. On peut fab uteilles en ES des bonnes ré 2>b UTES flacons et les bo O T TO les nt bles du bac vert. uls so e se C , 8 > a-b-c : Ce les déchets recycla ille des plastiques quotidienne avec 3 > a : Dans la fam r bouchon. d’objets de la vie es. mcyclables, AVEC leu lexes. Elles comdes bonnes répons S E ES plastique sont re UT O T des déchets comp sont TO e nt C Ce : so s -c à e a-b qu > 9 ponses. TETRAPAK usagée carton et du plasti ES des bonnes ré 4 > c : Les boîtes TOUTES une épaisseur de ies de Ce sont TO 10 > a-b-c : Ce inium à l’intérieur, amment de garant portent de l’alum entent pas suffis nt pas TRAPAK ne prés et les boîtes ne so l’extérieur. Les TE xiste pas encore donc la filière n’e recyclage en Asie ur le moment. ésie française po collectées en Polyn

R REPONSES EPONSES :

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Te Vea No Taaone - 8  

Huitième numéro du journal du Lycée Polyvalent de Taaone

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