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BARCELONE Arriola & Fiol Arquitectes

E S P A G N E vol.2

Margot Chabert Stage 3A ENSNP 08-09


L’analyse critique de mon expérience, un peu plus critique que mon rapport ne l’est déjà… L’incroyable manque d’organisation de l’agence m’a beaucoup marqué. Qu’ils s’agissent de leurs données, où se retrouvent dans serveur principal photos personnelles de leurs vacances, et une quantité innombrable de documents en double, en triple ou même plus, au même titre que de l’espace, où leurs 350m2 de locaux ne sont pas du tout bien agencés à tel point qu’on se sent parfois à l’étroit. Cela pèse un peu et rend le travail difficile. Soit on ne trouve pas les documents dont on a besoin dans le serveur, soit on n’a pas assez de place pour travailler correctement. Par ailleurs, le fonctionnement de l’agence, qui recrute plus de stagiaires qu’elle ne peut en gérer, est décevant. Sachant qu’aucun stagiaire n’est payé, ils réalisent un profit considérable grâce à notre travail, et par conséquent on a parfois la sensation d’être réellement exploité. Le fait de n’être ni payé, ni dédommagé (tickets resto, carte de métro…)

n’est pas très motivant, notamment lorsqu’il s’agit de rester plus tard au bureau pour finir un travail. C’est une petite agence qui malgré tout produit en masse et fait des concours à la chaîne. Cela a des bons côtés, comme a diversité de travaux que j’ai pu faire, mais aussi des inconvénients, comme le fait de devoir tout faire très vite (ce qui, je pense, est dans toutes les agences la même chose, mais seule l’expérience me permettra de le savoir). Avoir autant de stagiaires pose aussi un problème lorsqu’il n’y a pas assez de travail : certains ont passé plus d’une semaine à refaire et re-refaire leur portfolio, et j’ai pour ma part eu la longue tâche de nettoyer et réparer toutes leurs vieilles maquettes et de leurs faire des boîtes en bois pour les stocker plus facilement. Les chefs de l’agence sont relativement à l’écoute. Andreu beaucoup plus que Carmen. Il sait expliquer les choses simplement, il est clair et compréhensible, prend le temps de nous montrer, de nous comprendre. Carmen, de son côté, et complètement son opposé. Elle est toujours en train de courir, toujours stressée, explique quelque chose à moitié et en trois langues différentes, perds toujours tous ses documents, ne comprend jamais


relativement à l’aise avec l’informatique, même avec de nouveaux logiciels. Je ne peux pas juger tout de suite si ce stage m’a vraiment plu ou non, car je pense avoir besoin de recul, et de pouvoir comparer avec mon prochain stage, avant de porter jugement.

Ce que je retiens…

ce qu’on lui demande, ou n’écoute pas… Ces deux personnages forment un paire surprenante, et je me suis souvent demandé comment est-ce qu’il font pour gérer une agence avec une telle organisation. Malgré tout cela, le travail que j’ai effectué m’a paru intéressant. J’ai beaucoup appris sur le déroulement d’un concours, la vie en agence, le rythme de travail, le rôle d’un stagiaire, un nouveau logiciel de CAO, etc… Je suis consciente que tous les stagiaires ici n’ont pas eu la chance, par exemple, de pouvoir mener un « mini-projet » de bout en bout (cf Guineueta). Quant à la dernière expérience du projet de Cerdanyola, il m’a beaucoup appris en me montrant exactement ce qu’il ne faut pas faire, et le raisonnement qu’il ne faut pas avoir. Je regrette un peu de n’avoir pas pu leur apporter quelque chose, en tant que paysagiste, mais étant donné que je ne suis qu’une stagiaire, je suppose que cela est normal… J’ai également pu confirmer le fait que je me sens plus attirée par toute la partie « illustration du projet », que ce soit la réalisation de plans, de vues, ou de maquettes. J’aime beaucoup ce qui concerne la communication graphique du projet, et je me sens

De toute cette expérience je retiens un travail relativement varié, mais j’ai constaté qu’on se lasse vite de travailler tout le temps sur les mêmes choses, je retiens que pour diriger une agence, même petite, une bonne organisation est indispensable, je retiens que le rythme de vie espagnol ne me plait pas beaucoup, je retiens que l’on ne peut pas s’autoproclamer paysagiste, que des études d’architectes uniquement ne suffisent pas pour savoir regarder le paysage, être sensible à tous ses aspects, savoir comment il fonctionne… Je retiens que c’est une première expérience dans le monde professionnel que j’ai choisi, et que cette expérience me donne envie d’en savoir plus, d’en voir plus, différemment…


Rapport de stage 2009 - volume 2  

2e volet du rapport de stage en agence chez Arriola & Fiol (volet "critique") 3A