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REVUE DE DÉTAILS

Céline Brun-Picard Philippe Cou Caroline Diaz Dante Alighieri Guillaume Fayard Ivars Gravels Grégory Haleux Lola Kaskins Déborah Heissler Gabriel Hernandez David Lefevbvre Zabou M. Arnaud Maïsetti François Matton Pierre Ménard Samuel Rochery David Shrigley Frank Smith Mike Smith

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REVUE DE DÉTAILS


Là où s’achève la terre, quand l’esprit est saisi par l’alliance des contraires - ou encore l’irréductibilité d’une métaphore -, se creuse alors le mystère et l’angoisse du temps, son épaisseur, l’enveloppement des mots. Déborah Heissler

Étant donné 49 : le crâne de Freud la dure réalité qui t’électrifie te regarde et t’observe vers le tas de bois et de cartons en bas vers les désirs le ralenti dans ton cerveau depuis le temps qu’il y a des trous des roues dentées Céline Brun-Picard position foetale à reculons Grégory Haleux en plongée élévatrice cet escargot se vide et s’endort dans le manège des spectres toujours aussi vite lentement tu nages à moitié projeté en circulation courant d’enroulement augmentant lentement deux fois plus lentement que le vilebrequin


Frank Smith Advient du dessous, ne se laisse pas contraindre. C’est cette voix, la peau de cette voix. N’est pas faite pour être annoncée ou capturée, distincte non plus au contraire. Ainsi dissipée qu’elle survient comme insaisissable. Et de quel timbre de voix il s’agit, la terre en recouvre énigmatiquement le mystère. C’est un lieu disparate et mélangé où la parole se serait fait entendre par-dessus tout, disposée de telle manière qu’elle s’articule avec la circulation de Downtown, un quartier dérivé de Los Angeles. Dans le sens d’une variation que les aléas poreux du temps créent de par leurs minuscules impulsions – c’est la Cité des Anges –, de par leurs écarts – c’est la Californie –, leurs motifs et la diversité de leurs images peu ou prou stylisées. On perçoit par intermittences un langage lourd de ce qu’on ne connaît pas vraiment, très distant, avec des termes – quelques uns quand même – pris en défaut. De quoi pour le colporteur tendre une limite, et y retourner back.

– Que désirez-vous ? dit le colporteur à la personne assise à ses côtés sur la banquette arrière. Vous voulez bien quelque chose ? – Oui, je veux la suite. Je suis assez curieuse de savoir comment cela va se poursuivre. – Avec quoi ? Avec qui ? – Avec moi. Avec nous, avec l’histoire. – Seulement il va falloir que nous fassions nous-même quelque chose pour cela. Et je ne veux pas nécessairement parler de cinéma ni traverser la Vallée de la Mort. – Comment vous imaginez-vous une telle continuation alors ? – Quelqu’un arriverait là, maintenant, d’un bond par la fenêtre ouverte, et demanderait de l’aide. On me menacerait, un couteau sous la gorge. – Dites-vous cela pour de bon ? Pourquoi avoir donc une voix à ce point oppressée ? – Le chauffeur de taxi vient de me le demander, ma mère même. Ma voix selon l’un viendrait comme du fond d’un puits, comme d’une bouche d’égout, l’autre.

Dans Los Angeles MIKE SMITH


Elle s’exhausse dans l’air au même moment que la terre qu’on voit, la parole. Et escorte, et s’enfonce de plus en plus décidée dans le vent. Ou plutôt : dès qu’elle s’agite et se met à attester, l’écho qu’elle laisse entendre joue à s’infiltrer ou non dans la terre, c’est comme ça, on ne sait pas bien. Le barman, à la gare routière de Westlake, Los Angeles, il descend acheter une tuberose. L’herbacée, il la glisse dans un verre d’eau entre la machine à café Stentor et le débarras crasseux où traînent serviettes loqueteuses et tasses à rincer. La voix s’enroule, décrivant de grands arcs. Et ça emplit fort, sur l’horizon bas à l’endroit de Mojave.

Commencerait actuellement dans la phrase, à proprement parler. C’est la première fois que l’on peut identifier ce qui ressemblerait au colporteur en tant que tel, il est fin soûl dans une Rolls Royce Silver Ghost garée devant le trottoir du Heaven. En vrac, il prend sur lui. On ne doute pas que c’est le commencement qui est le pire : il ne serait rien arrivé s’il n’y avait eu un incident singulier qui se serait engagé d’aussi loin que possible entre midi-minuit, chien et loup, l’heure des failles, le hall d’une gare routière en béton trempé dans un quartier dérivé de Los Angeles, Cité des Anges, Californie, code postal 90057. Depuis, la parole s’élève dans l’air, elle divague. Comment c’est, cette parole ? Comment elle fait pour se hisser jusqu’où l’on respire ? – Un mouvement, un vecteur on dirait, remarque le colporteur. Il travaille, lui, dans un Deli à proximité, le Maryland. Son nom : Paul Powell. Part Time Job, payable à la semaine. Le reste du temps, il le passe ailleurs. C’est noté, vous le notez.

Dans Los Angeles MIKE SMITH


Mais, soit dit en passant, c’est déjà bien entamé. Entre deux heures indéterminées, meutes d’élocutions diverses. Sur la place publique de Point Lobos, il se tient droit sur le trottoir du Deli à deux pas du cimetière de Riverside, chemise bleue au vent, figure de désordre : un type en colère. La parole, encore originale, distribue de grandes masses, ses pleins et ses vides, ses foules, ses lignes périodiques, dominantes, cadencées, déchiffre l’immobilité périlleuse de ce qui se prétend identifié. En blocs de cendre, éparpillée, elle imagine des passages inédits de circulation. Milton Sills gesticule et invective un Latino : – Go home ! Go home, Motherfucker ! C’est dans ce genre de circonstance qu’on reproche au colporteur de se servir d’énoncés tout faits pour lui laisser croire qu’il pourrait tenir des propos personnels, individuels, et parler ainsi en son nom propre, son nom de patience. On sent palpiter l’éventualité de sa disparition derrière le cimetière de Riverside où sont conservés les restes de l’immense Rudolph. Il sort du cadre, entre dans une phrase.

Or tout est piégé dès le début et tout se passe comme s’il ne pourrait jamais ne serait-ce que... On aura beau ouvrir la bouche, parler des loups et crier comme eux, cela échappe, on ne le comprend pas. Un chant inaccoutumé annonce l’approche d’un enterrement, le cortège paraît en plein Downtown. On écoute à peine, on regarde son chien et répond : – C’est lui, c’est Daddy. C’est le retour systématique à papa, semble-t-il, qui agit comme un instinct... Dans ce contexte, il n’est pas question que le colporteur produise des phrases à tout venant. Comme on lui retire tout profil et fonction, on le fait taire aussi et on fait taire les Américains autour de lui, les empêche de parler. Et si les gens, les Américains, venaient à s’engager dans une conversation, tout serait fait en sorte pour que rien ne puisse être élucidé. Parmi les porteurs du cercueil, le même type, Milton Sills, provisoirement assagi. Le colporteur continue à vociférer six ou sept loups, peut-être huit. Il est comme étouffé et clos dans son hurlement qui ne peut pas s’extirper, avec la volonté ferme de ne pas perdre le propos et la face. Dix mille personnes s’acheminent en direction du Hollywood Memorial Park. Le colporteur ou la foule ou Milton reste contraint par tout ce qu’il y aurait à déclarer devant un tel spectacle, les possibilités d’usage de certains mots : – C’est lui, c’est Daddy-papa ! – Hollywood For Ever !

Dans Los Angeles MIKE SMITH


Quelque chose est déjà là. Pour obtenir quoi ? Une vraie déformation, un vrai rire ? C’est seulement quand on émerge d’une situation particulière et s’en extrait par rejet (un guet-apens dans un district manipulé par un nom de gang, si on veut), que ça part commencer, que ça peut s’engager. Il n’y aurait pas de territoire à remplir mais plutôt à vider, désosser... avec l’intention de perdre l’intention. Et, flottants encore dans la mémoire de Rudolph, coulent les sanglots de Pola Negri, s’échappe dans le vent le chapeau enrubanné noir de Mary Pickford comme celui d’une couventine. C’est dans le cadre de cette séquence que se constituent assez vite des forces de frappes libres comme accorder au colporteur une chance, un type de droit novateur, un modèle de choix ou d’action sans conséquence néfaste pour le reste des Angelinos. Les empreintes digitales relevées à l’endroit du crime s’il avait eu lieu, ne concerneraient que l’une des mains du colporteur elle-même, de lui-même. Le smog s’affale par bribes, obstrue peu à peu les gratte-ciel du front de mer sur Beach Boulevard.

Dans Los Angeles MIKE SMITH


Yacht luxueux d’un blanc monté en neige, sous une bâche plastique intégrale. Emballages impeccables, blisters – et cigales vides après la mue trouvées cristallines à deux cent mètres de l’autoroute.

Le théâtre n’a-t-il pas commencé par deux yeux (puis quatre) faisant le reste.

guillaume fayard promenade aux phares

Moments, de cinéma, dans la radio. Solo mémorable de rhétorique, DSK déchaîné sur un fond de be-bop dément (saxophone en surnombre). Moments de science-fiction à la périphérie. Moments de « ville » en ville.

Trait sombre, très explicablement tremblant, ligne de vie répertoriée au sursaut près, sur l’écran à cristaux liquides du télécran (un geste).

Zone de fragilité sur un bol suite au choc qui le fendille d’un trait répercutant l’onde que celuici enregistre comme vibration (qui au même instant le traverse), jusqu’au point de résilience à partir duquel le bol est encore solidement soudé. Jusqu’à une époque très récente (les années 80) l’acte auditif de mémoration dépendait d’un diamant qui passait, tel un ongle, sur un tableau noir en vinyle. Au fur et à mesure, le diamant érodait le souvenir sur lequel il passait. Enregistrées sur du papier d’étain, les premières tentatives d’Edison s’effaçaient pratiquement au fil de leur usage. A chaque passage, les sons ambiants se trouvaient gravés de manière quasiment imperceptible sur le disque. Groupe «Lidl» de l’artiste expressionniste allemand dont m’a parlé Christophe ce soir. En 1968 lance le mouvement Lidl, censuré par le Ministère (...). Suite à la polémique (...) l’artiste, expulsé des Beaux-Arts (...). L’épisode propulse sa carrière. En 1972, lors de sa participation à Documenta 5, Immendorff est déjà considéré comme un artiste phare. Depuis trois ans, l’intégralité de mes rentrées d’argent liées d’une façon ou d’une autre à l’écriture ont été dépensées, d’une façon ou d’une autre, dans ma voiture : contraventions, majorations, radars, plaquettes de freins, système de frein avant, contrôle technique, moteur d’essuieglace, fourchette, disque d’embrayage. Les versions ultérieures sur cire se montrent plus résistantes, permettant des dizaines de passages avant de se trouver modifiées puis effacées à tout jamais par l’usure et l’enregistrement progressif des bruits ambiants.

Spectateur et sujet de son propre spectacle, objet représenté partiel, n’en voyant que les bras, le bas du buste, les jambes. Le sexe (pas tout). Le schéma corporel (ce que le cerveau perçoit de ses extensions corporelles) ressemble à un foetus aux bras plus longs que les jambes, et à la tête majoritaire (à cause des yeux ou de la vue).

L’orthographe approximatif, son effet de flou syntaxique : inconsistance de plusieurs propositions qui, simultanées, du même coup s’aplatissent – en léger tiraillement cognitif. A contrario, les scènes sans spectacle des zones artisanales offrent presque des noms de pièces. Rectification severi. Le malheur des parlêtres. Le bonheur des poètes (phrases récupérées sur une page A4 perforée qui se désolidarise d’un classeur, archivé bien avant la lecture de La Promenade au phare de Virginia Woolf. God bless M. Cuzin wherever he. To go west = passer l’arme à gauche. Alors?). Irresponsables ok couper alors les phares un court instant, en pleine nuit, ligne droite, route de campagne absolument déserte (bien sûr). Ciel et étoiles se rapprochent massivement. Sous le pare-brise : habitacle dangereusement joyeux, connivence accrue en vitesse intimes. Micro-temps de sérénité. Les voix (se rapprochent de l’oreille quand la lumière s’enfuit).


2ème frontière : Limites Le globe délimite ses propres dimensions L’invariant est inclus dans la dimension La marge est un flou Les bords sont des marges mouillées L’interface décrit le bord et son à-côté Les effets de bord sont des crissements Quand sommes-nous limites ? La partition des limites détaille mes membres Le mouvement de mes membres augmente mes dimensions Le repère cadre les élans Son seuil est réglable La limite implique la mesure La limite est bordée L’enveloppe est la somme des bords La marge du corps inclut les poils, les alvéoles pulmonaires

PHILIPPE COU

Espace compare

4ème frontière : Elans Le mouvement est apparent Le mouvement ne peut être caché Le repère du mouvement est invariant Mes élans se limitent Quelle direction choisir ? Le mouvement peut être graduellement varié L’accélération est déterminante L’élan de la loi est tragique L’accélération est élémentaire Elle peut être courbe, fourbe.

6ème frontière : Reflet Le reflet est image de dimension, comme l’ombre La marge est le reflet du bord L’ombre de l’irrationnel est apparente La limite de l’action se reflète Le reflet est un double Je soupçonne mon double Le double n’est pas mesure Le double n’est pas continu L’espace de mes reflets est mesurable Le reflet de la loi est perspective, donc incommensurable Mon ombre doit être morale

7ème frontière : Continuité

Jhabite ici

La continuité est fonction continue de la mesure La mesure se moque de la continuité Je continue chaque jour Un pointillé est source d’images La loi n’admet pas le pointillé La loi doit être continue Les trous de loi sont sans mesure.

9ème frontière : Image Le flou est acclimatation L’image n’est pas le reflet Mon image est belle Le reflet est archéancien Les couleurs sont nombreuses Les couleurs sont langues et mon œil La perspective est incommensurable Je suis bronzé

GABRIEL HERNANDEZ


DAVID SHRIGLEY

IVARS GRAVELS


FRANÇOIS MATTON

SAMUEL ROCHERY Prose musicale vers l’hypomnésie à Arno Ceux qu’on interroge sur la question encore d’une poésie vraie sont toujours des humains d’aujourd’hui, et d’abord des hommes et des femmes oraux dans une civilisation de l’écrit. Il y a un désir de trouver l’homme oral à toutes les époques, et on revient toujours à l’astreinte fabricante et hypomnésique dans cette affaire. Les formes sont là pour soutenir une mémoire des conversations, dont les conversations sur les livres, qui sont de la langue vivante sur la fixation des étapes de vie antérieures de la langue. La nécessité de soutenir une mémoire de la parole est une astreinte rythmique, un art, s’il faut plus qu’un compte-rendu d’interview. Je peux partir à Clarens ou dans le désert pour bien penser au poème vrai, à l’homme vrai, et poser les questions de l’essayiste qui botanise et se promène. Je peux aller faire du surf, passer la barre et les machines à laver virtuelles et dire qu’on va tous être dans du poème ou de l’origine purs, et ne pas poser les questions. Mais ce n’est pas sûr que j’y pense mieux, loin de tout, c’est-à-dire sans en parler avec des voisins, ce nombre de conversations et de rues aux buses tout ouvertes, dans le son quotidien des pompiers et des échaffaudages par exemple, des klaxons par exemple, le son quotidien d’x ventres en prose courante, en prose-sms, en prose téléphonique, en prose comme elle va ni calée ni flasque. En françaisarabeitalienchinoismalgache. Et puis le son de la mer un peu partout. Ah bien. Qui veut parler comme la mer, qui veut parler comme la plage doit savoir ce que mer et plage veulent dire dans une ville aux buses ouvertes, publiques. Les buses ouvertes mettent sous condition des jambes qui marchent aujourd’hui, des promeneurs d’aujourd’hui, des contemplatifs d’aujourd’hui. Des amoureux de la mer et de la plage, pareil. Des amoureux de l’homme vrai. L’image des buses ouvertes ou des rues en chantier est un peu l’image de l’absence de tout secret à l’heure actuelle. Les conditions de la flânerie ne sont plus un secret pour personne. Mais l’image de la buse découverte rappelle que les efforts de la flânerie sont aussi ceux d’un soc de la pensée dans le terrain. De l’invention d’une mesure de la discrétion dans « de la prose » ou du tout-extraverti. A viser l’hypomnésie. Les rues ne sont pas données, pas plus que la technique du flux et du reflux des rives du lac de Bienne intégrés. Alors j’imagine qu’on est dans une ville qui s’appelle Oxbow (-plage, -prose, -poésie) et pas Clarens, dans la musique d’Oxbow, brouillonne d’apparence, violente, pornologique et tenue, et pas dans l’idée de la musique selon Rousseau, où on doit bien faire parler une pensée qui vient momentanément et fatalement après les livres. Pas une parole idyllique d’avant les livres. Qu’est-ce qu’une forme de chercher l’hypomnésie à Oxbow, quand tu parles. Une prose vers l’hypomnésie, en vue d’elle, est un gage qu’une prose puisse remplir les tâches de l’invention du vers dans les traditions orales. Proses spéciales et utiles comme de la métrique appropriée au besoin de synthèse à passer de bouche en bouche. « La » prose ordinaire n’a jamais suffit pour converser.


DAVID SHRIGLEY

PIERRE MENARD


Un bus passe. Je bois son doux air noir. Le bus a sauté le trottoir, les virages. Le bus a traversé les nids-de-poule. Je veux faire cela aussi. Avec mon rétroviseur pendu aux saints. Avec ma radio à plein volume sur Guadalajara. Comme si c’était toujours la nuit et j’ai bu à travers les rues sombres Passé les bars avec leurs demi-portes Passé l’usine à tequila Passé Tlaquepaque * très vite sur la mauvaise voie. Vous Martin avec vos poings virils. Vous avec vos lèvres mouillées. Descendre la route.

El Grito de Dolores A bus passes. I drink its sweet black air. The bus jumped the curb, cornering. The bus slammed through the potholes. I want to do that too. With my rearview mirror hung with saints. With my radio blaring Guadalajara. As if it were always night and I drunk banging through the unlit streets past the bars with their half-doors past the tequila factory past Tlaquepaque rattling fast in the wrong lane. You Martin with your macho fists. You with your wet lips. Get off the road.

Desire Lines Lola Haskins

Nel mezzo del cammin di nostra vita, mi ritrovai per una selva oscura, ché la diritta via era smarrita. Au milieu du chemin de notre vie, je me retouvai au milieu d’une forêt obscure, car le droit chemin était perdu.

* San Pedro Tlaquepaque, appelé également Tlaquepaque ou simplement San Pedro, est une ville de la banlieue de la ville de Jalisco dans l’Etat du Mexique. Au cours du 20ème Siècle elle est devenue la banlieue de l’agglomération de Guadalajara.

DANTE ALIGHIERI

il avait cette manière de marcher et de disparaître qui m’étonnait à chaque fois, comme un jour traversé de l’année passée et qui bascule aussi souplement que n’importe lequel, mais qui s’enfonce plus profondément et s’évanouit déjà à peine aperçu et s’efface au moment où il change de nom Contretemps Arnaud Maïsetti

Caroline Diaz

Zabou M.


DAVID LEVEFBVRE

Les lignes de désir sont des passages coupant à travers parcs et espaces verts, visibles sous forme de pistes de terre mal dégrossies ou chemins de chèvres marqués dans le paysage à mesure d’un piétinement journalier. Tracées par chacun dans une volonté d’arriver plus vite à destination, ou simplement par curiosité, ces lignes matérialisent la force de transformation et de liberté que peut prendre chaque individu sur l’espace urbain.

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