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#35 EXCENTRIQUE (S) DANIEL BUREN

Revue d’atelier Marc Vaye

Hiver 2014


Excentrique (s) travail in situ / Monumenta 2012 Excentrique(s) joue avec la verrière du Grand Palais et le climat parisien. Sous un ciel couvert, les tonalités du dispositif sont pastels. Sous un plein soleil, elles sont éclatantes. Il est aussi possible en cas de mauvais temps pour en attenuer la nuisance visuelle, et sans trahir l’auteur, de saturer en postproduction les couleurs des clichés comme c’est le cas dans les dernières photographies de cet article. L’installation est composée de 377 disques de plastique translucide de couleur jaune, verte, bleue ou rouge qui apparaissent comme suspendus à environ 2,80 mètres du sol. En vérité les cercles reposent sur des milliers de piliers noirs et blancs qui font échos aux rayures dont Daniel Buren a fait sa

marque de fabrique. Les disques, cerclés de métal blanc, ont différents diamètres compris entre 2 et 6,5 mètres. Comme une forêt de parasols qui investit toute la nef du Grand Palais y compris la cafeteria et la librairie. Comme une canopée bariolée qui ne s’interrompt que sous la coupole centrale. On pense à la clairière d’une forêt ou à une place publique dont le centre vide serait occupé par des cercles de miroir posés au sol et qui réfléchissent la verrière de la coupole. Celle-ci est quadrillée de bleu, ce qui teinte une première fois la lumière entrante avant qu’elle ne le soit une deuxième au niveau des parasols. La maîtrise d’œuvre de ce travail in situ a été confiée à Patrick Bouchain.


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Excentrique (s) / Daniel Buren © Marc Vaye Revue d’atelier Marc Vaye École Spéciale d’Architecture Hiver 2014

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monumenta 2012