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MAGAZINE BILINGUE SOCIO-CULTUREL

ÉCOLE DE PÈRE NOËL AU BRÉSIL LA LAÏCITÉ

BD

AMERICA LATINA CANADA-QUEBEC EUROPA

N˚30


CILIANA VILLEGAS

De la série l'homme assis - Bronze 1 sur 1 - Pièce unique - 48 x 30 x 30 cm - 2013. © Quentin STRAUSS Nacida el 12 de diciembre de 1962 en Pereira (Colombia) Graduada en el Instituto de Bellas Artes de la Universidad tecnología de Pereira (Colombia), llegó a París en la década de 1990. Impulsada por el deseo de profundizar en sus conocimientos, inicia una formación de restauración de obras de arte con los museos nacionales. En paralelo, ella sigue trabajando como escultora, lo que le permitió exponer sus obras entre 1999 y 2007 en París, Singapur, Nueva York, Miami, Tokio, Hong Kong, Londres y Mykonos. En el 2005, el museo Ricardo Brennand de Recife (Brasil) adquirió uno de sus bronces de gran tamaño para su colección. www.cilianavillegas.com

CILIANA VILLEGAS

La dormeuse - Bronze 3 de 8 - 30 x 24 x 16 cm - 2015. © Héctor RAMIREZ

Le départ - Fer et Pierre reconstituée - Pièce unique - 43 x 15 x 42 cm - 2015. © Quentin STRAUSS

Eve au paradis terrestre - Fer et pierre reconstituée - Pièce unique - 210 x 37 x 40 cm - 2015. © Quentin STRAUSS

Née le 12 décembre 1962 à Pereira (Colombie). D i p l ô m é e d e l’ I n st i t u t d e Beaux-Arts de l’Université de Te c h n o l o g i e d e P e r e i r a (Colombie), elle arrive à Paris dans les années 90. Animée par l’envie d’approfondir ses connaissances, elle mène une formation en restauration d’objets d’art avec les musées nationaux. En parallèle, elle poursuit son travail comme sculpteur, ce qui lui a permis d’exposer ses œuvres entre 1999 et 2007 à Paris, Singapour, New York, Miami, Tokyo, Hong-Kong, London et Mykonos. "En 2005, le musée Ricardo Brennand à Recife (Brésil) a acquis un de ses bronzes grand format pour sa collection."

© crédit

La femme à cheval - Fer et Pierre reconstituée - Pièce unique - 38 x 15 x 41 cm - 2015. © Quentin STRAUSS

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www.cilianavillegas.com

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LA GUERRA

LA GUERRE

El abuelo que mató al nieto antes de nacer

Le grand-père qu’a tué son petit-fils avant qu’il naisse

En la segunda guerra mundial, John Thomas, recién salido de la escuela militar de aviación, tuvo como misión pilotear un bombardero X 15 que partió de la base de la Fuerza Aérea de Inglaterra llevando 5 bombas de quinientos kilos cada una. Estas bombas estaban dirigidas contra las fuerzas de ocupación alemanas en las costas nortes de Francia en Normandía.

Durant la deuxième guerre mondiale, John Thomas, jeune diplômé de l’école d’aviation, eu comme mission le pilotage d’un bombardier X15 qui décolla de la base de la Force Aérienne d’Angleterre portant 5 bombes de 500 kg chacune. Ces bombes étaient dirigées vers les forces d’occupation allemande dans la côte au nord de la France en Normandie.

John regresó de su misión; la guerra terminó y se retiró de las fuerzas militares, luego entró a una compañía privada de fumigación aérea donde conoció a su esposa Céline, aviadora, igual que él, con la cual tuvieron un hijo, Kevin, pero su matrimonio no duró mucho tiempo.

John revint de sa mission ; la guerre termina et il se retira de forces militaires, pour intégrer ensuite une société privée de fumigation aérienne dans laquelle, il connut Céline, aviatrice comme lui, avec laquelle ils eurent un enfant, Kevin, mais leur mariage ne dura pas longtemps.

Por las cartas que a veces recibía de su hijo sabía donde se encontraba su ex esposa quien había sido contratada para dar cursos en una escuela de aviación en Montreal, Canadá. Allí su hijo Kevin creció y entró a la universidad a estudiar Filosofía. Kevin se fue a hacer un master en la ciudad de Toulouse en Francia y en una fiesta conoció a una francesita con la cual se casó y se quedó a vivir allí sin regresar a Canadá.

Grace aux cartes qu’il recevait de temps en temps de son fils, il savait où se trouvait son ex épouse qui avait était embauché pour donner des cours dans une école d’aviation à Montréal au Canada. Là-bas, son fils Kevin grandit et entra à l’université pour étudier la philosophie. Kevin parti étudier un master dans la ville de Toulouse en France et lors d’une soirée rencontra une française avec laquelle il se mariera, et resta vivre là-bas sans retourner au Canada. Très tôt, ils eurent un enfant, lorsque ce dernier eu 12 ans, au collège, ils organisèrent un voyage pour découvrir le Mont SaintMichel en Normandie. Là-bas, ils logèrent dans un camping près des plages du débarquement allié en Normandie. Un matin de quartier libre, il se dirigea vers la plage avec trois camarades en plus. En marchant vers le bord de la plage, l’un d’eux, jeta une pierre qui frappa quelque chose de métallique couvert de sable, ils continuèrent à jeter des pierres fascinés par le son produit lorsqu’elles retombaient sur le sable en se rapprochant de plus en plus. La dernière pierre n’a pas eu de son métallique mais plutôt comme un coup de tonnerre provenant du passé. Les quatre jeunes ont été pulvérisés sur la plage par l’une de bombes lancés par leur grand-père paternel qui explosa 70 ans plus tard.

2-3 Artiste: Ciliana Villegas

p. 6-7

6-7 Association de musique blueEnergy blueEnergy 8-11 L’École de Pères Noël de Rio Sonia Berrakama 12-13 La Laïcité: une affaire d'Etat Céline Legallic 14-15 NIMUHE La Tradition orale des Bora de l’amazonie peruvienne Nancy Ochoa 16-19 L’Islande, la terre qui fascinait Jorge Luis Borges

p. 8-11

Margarita Cadenas 20-21 “Jusqu’au bout des ongles”un film du nicaragua à Cannes 2016 Karly Gaitán Morales 22-23 Bande Desinée Lisette Morales

p. 14-15

24-25 Cirka Cuba 26-27 Margaritas Pilar Mata Solano

p. 28-29

28-29 Sinapsis 2016: Científicos Peruanos for Export Delia Arrunátegui

Pronto tuvieron un hijo que cuando tuvo 12 años, en el colegio organizaron un viaje para ir a conocer el monte Saint Michel en Normandía. Allí se hospedan en un camping cerca de las playas del desembarco aliado en Normandía. Una mañana que tuvieron libre se fue a la playa con tres compañeros más. Caminando por el borde de la playa, uno de ellos tiró una piedra que chocó contra algo metálico que estaba cubierto de arena, siguieron tirándole piedras encantados con el sonido que producía al caer sobre la arena acercándose cada vez más. La última piedra no sonó metálica sino como un trueno viniendo desde el pasado. Los cuatro jóvenes quedaron destrozados sobre la playa por una de las bombas que había sido tirada por su abuelo paterno y que explotó 70 años tarde.

30-31 Jour de l’An Mariposa del Castillo 32-33 Si tu vas à Cannes Javier Mendoza 34-35 MadyGraf : les défis d’une usine sans patron à Buenos Aires Louise Michel d’Annoville 36-38 Vallenato 42 Astronomie

EX CE PT IO N N EL LE

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44 El Café Cultural

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Nom, prénom (association):

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Adresse: 2) Un CD du groupe WAYKIKI BOYS

Ville:

Pays: Date: Adresse e-mail: Commentaires:

PHOTO COUVERTURE ©LISETTE MORALES PHOTO: SANTA PACHANGERO

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© crédit

ABONNEMENT © crédit

p. 16-19

Éditorial

MAGAZINE BILINGUE: ESPAÑOL - FRANÇAIS

SIRET 813662186 00010

sommaire

Editorial

w w w. e lc a f e l a t i n o . o rg

p. 2-3

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35€

Signature

3) Un CD de SALSA

1) Deux entrées au spectacle CIRKACUBA du Cirque Fenix

5

El Café Latino 63 rue du Maréchal Leclerc 94410 Saint-Maurice France E-mail: edition@elcafelatino.org Téléphone: 33 (0)664732284


blue Energy

Un développement durable au service des populations isolées

texte par blueEnergy

L

es racines de blueEnergy remontent à l’engagement de Colette Grinevald, linguiste française et enseignante chercheuse, il y a 30 ans. Dans le cadre d’une mission pour le Council for Human Rights in Latin America, elle séjourne à plusieurs reprises dans la région de Bluefields, sur la côte caraïbe du Nicaragua. Dans le contexte tourmenté de la Révolution Sandiniste, les autorités locales lui proposent de se rapprocher du peuple Indien Rama, afin de se documenter sur leur langue en péril. Ses deux fils, Mathias et Guillaume Craig (1), voyagent tous les étés aux côtés de leur mère et nouent de profonds liens avec la population de la côte. Les premiers pas de blueEnergy se font en 2004, lorsque Lâl Marandin, ami d’enfance de Mathias lance les activités sur le terrain.

Un desarrollo sostenible para las poblaciones desfavorecidas texto de blueEnergy

población de la costa. Los primeros pasos de blueEnergy se hicieron en 2004, cuando Lâl Marandin, amigo de Mathias, empezó las actividades en el campo. Nicaragua es el 2ndo país el más pobre del continente, y su costa atlántica está particularmente desfavorecida. Las tasas de pobreza en esta zona vienen sobre todo de la falta de acceso a los servicios de base, en un país donde el 25% de la población no tiene acceso a la electricidad, y en el cual 2,8 millones de personas todavía viven sin sistema de saneamiento propio. blueEnergy trabaja en esta región

vulnerable desde hace 12 años a favor del acceso al agua, a las energías renovables y para una producción alimentaria sostenible. Esta asociación colabora estrechamente con las comunidades para la protección de sus prácticas y de su modo de vivir tradicionales. Las familias beneficiarias están alentadas a promover soluciones alternativas de desarrollo y a ser promotoras de un estilo de vida resiliente. Este año, durante los festejos del Palo de Mayo (2), estas familias han desfilado en una carroza de demonstración, valorando a los sistemas de recuperación de agua pluvial, de huertos familiares, de compostaje, de filtros de agua, de letrinas secas, de paneles solares y de hornos ecológicos. Desde 2004, los programas de blueEnergy en Nicaragua han mejorado las condiciones de vida de higiene y de salud de más de 50 000 personas.

Le Nicaragua est le deuxième pays le plus pauvre du continent, sa côte atlantique est

Para tener más informaciones sobre blueEnergy, pueden visitar: http://blueenergy.fr/ o escribirnos a contact@blueenergy.fr (1) Hoy en día, Mathias y Guillaume son respectivanergy Nicaragua. (2) Festejo tradicional del 1ero de mayo, durante el cual los participantes bailan en las calles al ritmo de los tambores e instrumentos tradicionales.

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© blue crédit Energy

mente directores de blueEnergy USA y de blueE© blue Energy

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as raíces de blueEnergy vienen del compromiso de Colette Grinevald, una lingüista francesa e investigadora, hace 30 años. En el marco de una misión para el Council for Human Right in Latin America, viajó varias veces en la región de Bluefields, en la costa caribe de Nicaragua. En el contexto complicado de la Revolución Sandinista, las autoridades locales le propusieron acercarse del pueblo Indígena Rama, para documentar su idioma en peligro de extinción. Sus dos hijos, Mathias y Guillaume Craig (1) , viajaban con ella todos los veranos, y estrecharon lazos muy fuertes con la

particulièrement défavorisée. Le taux élevé de pauvreté dans cette zone est notamment dù au manque d’accès aux services de base, dans un pays où 25% de la population n’a pas accès à l’électricité et où 2,8 millions de personnes vivent encore sans système d’assainissement. blueEnergy agit depuis 12 ans dans cette région vulnérable pour l’accès à l’eau, aux énergies renouvelables et en faveur d’une production alimentaire durable. L’association travaille étroitement avec les communautés pour la sauvegarde des pratiques agricoles et du mode de vie traditionnels des populations de la côte. Les familles bénéficiaires sont encouragées à promouvoir des solutions alternatives de développement et à devenir promotrices d’un mode de vie résiliant. Cette année, à l’occasion de la traditionnelle fête du Palo de Mayo (2), ces familles ont défilé dans les rues de Bluefields à bord d’un char de démonstration mettant en valeur les systèmes de récupération

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d’eau de pluie, de jardins potagers familiaux, de compostage, de filtres à eau, de latrines sèches, de panneaux solaires et de cuisinières écologiques. Depuis 2004, les programmes de blueEnergy au Nicaragua ont amélioré les conditions de vie, d’hygiène et de santé de plus de 50 000 personnes. Pour en savoir plus, vous pouvez visiter le site: http://blueenergy.fr/ ou nous contacter à l’adresse suivante: contact@blueenergy.fr (1) Aujourd’hui, Mathias et Guillaume sont respectivement les directeurs de blueEnergy USA et de blueEnergy Nicaragua. (2) Fête traditionnelle du 1er mai sur la Côte Caraïbe, pendant lesquelles les participants dansent dans les rues au rythme des tambours et des instruments traditionnels.


L’École de Pères Noël de Rio Une alternative à la crise économique par sonia berrakama illustration par lisette morales

La Escuela de Papás Noel de Rio, Una alternativa a la crisis económica esde su creación en 1993, la escuela de Rio de Janeiro forma los estudiantes con panza, barba larga y blanca para que se conviertan en unos buenos Papás Noel. Este año, frente a la situación de crisis económica en Brasil, la directiva recibió más de 200 candidaturas. Una cantidad que sobrepasa las expectativas. En Rio de Janeiro, bajo 40°C, los nuevos alumnos de la Escuela de Papás Noel llegan para el primer día de clases: en el barrio de Ia panameña; son aproximadamente cincuenta en fila india, con barba blanca y bermuda, agrupados delante de

este gran edificio blanco que está recubierto totalmente de guirnaldas de Noel. La temporada de las fiestas se aproximan muy pronto, estos hombres con barba larga y blanca han decidido seguir una formación que les permitirá disfrazarse del verdadero Papá Noel. “Convertirse en Papá Noel no es cosa fácil, como lo señala un estudiante jubilado de 68 años que va seguir su tercer año consecutivo de formación. Hay que respetar normas bien definidas, al igual que aprender los gestos adecuados hacia los niños y sus padres” ¡De este modo, los nuevos estudiantes no van a tener tiempo para aburrirse! 8

En el programa, una formación completa asociando talleres de canto, gimnástica, teatro, expresión corporal, maquillaje… para la felicidad de estos jubilados, todos listos para ser los primeros del curso. Pero la dificultad más importante representa sin duda alguna las condiciones de aprendizaje, puesto que en Brasil las fiestas de fin de año caen en plena temporada de verano. Los futuros diplomados van a tener que aprender a intercambiar sus pequeñas bermudas por el gran traje tradicional de terciopelo rojo. Lejos de ser evidente, bajo el sol ardiente de Brasil, es sin embargo un criterio indispensable para

© sonia créditberrakama

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/ ilustración de lisette morales

© © crédit sonia berrakama

por sonia berrakama

Articles publiés dans le cadre du partenariat avec l'Atelier médias du Master Amérique Latine de l'Institut d'Etudes Politiques de Grenoble, animé par Pedro Lima, journaliste.

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epuis sa création en 1993, l’école de Rio de Janeiro forme des étudiants au gros bidon et à la longue barbe blanche pour devenir de « bons » Pères Noël . Cette année, face à la situation de crise économique du Brésil, la direction a reçu plus de 200 candidatures. Un quota qui dépasse leurs prévisions. À Rio de Janeiro, sous 40°C, les nouveaux élèves de l’École des Pères Noël arrivent pour la rentrée des classes: dans le quartier d’Ipanema, ils sont une cinquantaine en file indienne, barbe blanche et bermuda, attroupés devant ce grand bâtiment blanc, dont le toit est entièrement recouvert de guirlandes de Noel. La saison des fêtes approchant à grands pas, ces hommes à la longue barbe blanche ont décidé de suivre une formation qui leur permettra de revêtir le rôle de vrai Père Noël. « Devenir Père Noël n’est pas chose facile, comme le souligne un étudiant retraité de 68 ans qui va entamer sa troisième année consécutive de formation. Il convient de respecter des normes bien précises, comme d’avoir les bons gestes auprès des enfants et de leurs parents par exemple ». Aussi, les nouveaux étudiants ne vont pas avoir le temps de s’ennuyer ! Au programme, une formation complète alliant ateliers de chant, gymnastique, théâtre, expression corporelle, maquillage … pour le plus grand bonheur de ces retraités, tous prêts à devenir les premiers de la classe. Mais la plus grande difficulté concerne sans doute les conditions d’apprentissage, car au Brésil les fêtes de fin d’année tombent en pleine saison estivale. Les futurs diplômés vont donc devoir apprendre à troquer leur petit bermuda contre le traditionnel gros costume de velours rouge. Loin d’être facile sous le soleil brésilien brûlant, c’est cependant un critère indispensable pour réussir à épater les passants lors de la grande parade de fin d’année. Ici, incarner la magie de Noël est un art singulier : On ne née pas Père Noël, on le devient ! Limachen Cherem, directeur de l’école et professeur de théâtre et d’expression 9

corporelle, indique que la formation qu’il propose était jusque-là peu connue. Seuls les étrangers de visite à Rio s’y intéressaient, et ils ne manquaient pas l’occasion de photographier ces hommes au ventre proéminent défilant dans leur traîneau le long de la plage. « Les étudiants que nous recevons sont principalement des hommes d’un certain âge qui désirent impressionner leurs petits-enfants lors de la parade de Noël, ou le soir du réveillon en revêtant leur costume de Père Noël », indique-t-il. Mais cette année, la direction a reçu un nombre considérable de candidatures de la part des résidents brésiliens. La raison ? Le pays connaît depuis le second trimestre une aggravation importante de la crise, et celle-ci a posté les retraités brésiliens dans une situation financière particulièrement difficile. En effet, en plus de subir des mesures d’austérité relatives à leurs revenus, ils ont également vu les avantages dont ils bénéficiaient diminuer considérablement. Un étudiant de l’École témoigne : « Notre situation n’est plus ce qu’elle était. Avec la crise qui bat son plein, mes allocations me permettent à peine de manger. Je suis souvent obligé de demander à ma fille de m’aider pour payer mon loyer en début du mois, alors qu’elle a trois enfants à charge, vous vous rendez compte ?! » L’École des Pères Noël de Rio apparaît donc comme une alternative pour pallier aux difficultés financières qui touchent les personnes du troisième âge. Mais dans le cadre de cette crise généralisée, les plus jeunes pâtissent également de la précarité de l’emploi. Le pays qui connaît la récession depuis 7 mois consécutifs, a atteint son taux de chômage le plus élevé depuis 2009. De nombreuses PME brésiliennes se sont vues obligées de mettre la clé sous la porte par manque de revenus, et c’est plus de 7% de la population active du pays qui se retrouve soudainement sans emploi. Limachen Cherem explique ainsi que bon nombre de candidatures lui sont parvenues de jeunes âgés entre 25 et 30 ans. Étonnant? pas vraiment si l’on considère que la rémunération d’un Père Noël embauché dans un grand centre commercial au Brésil peut aller de 3.000 à 15.000


Pero este año, la directiva recibió un número considerable de candidaturas de parte de los residentes brasileños. ¿La razón? El país sufre desde el segundo trimestre del año, una agravación importante de la crisis que ha puesto a los jubilados brasileños en una situación financiera particularmente complicada. Efectivamente, además de soportar medidas de austeridad relativas a sus ingresos, también se les ha disminuido considerablemente las ventajas que tenían. Un estudiante de la escuela nos cuenta: “Nuestra situación ya no es la que era antes. Con la crisis que aumenta, mis ayudas solo me permiten comer. A menudo, me veo en la obligación de pedir ayuda a mi hija para pagar la renta al principio del mes, sabiendo que ella se ocupa de sus tres hijos, ¿se dan cuenta? La Escuela de Papás Noel de Rio aparece

Pero en el contexto de esta crisis generalizada, lo más jóvenes padecen igualmente de la precariedad del empleo. El país atraviesa la recesión desde hace 7 meses seguidos, esta ha alcanzado su tasa más alta de desempleo desde el año 2009. Numerosas PYMES brasileñas han hecho bancarrota por falta de ingresos y más del 7% de la población activa del país se encuentra súbitamente sin trabajo. Limachen Cherem explica que es así como un buen número de candidaturas le llegaron de jóvenes de 25 y 30 años. ¿Sorprendente? No mucho, si tomamos en cuenta que el sueldo de un Papá Noel contratado en un gran centro comercial de Brasil oscila entre 3000 y 15 000 reales. Un medio para asegurar el bien estar económico de esta nueva ola de desempleados brasileños durante toda la temporada. De igual modo, el tiempo en que se faltaba a clases está terminado puesto que ahora se precipitan para regresar a las sillas de la escuela, llegando a veces hasta pintarse la barba de blanco para disimular las apariencias y favorecer la suerte de ser elegido. “La Escuela solo posee 40 puestos y estos candidatos no tienen el perfil que necesitamos. Desafortunadamente, tuve que cerrarles las puertas” nos explica el director, un poco incómodo. Un golpe duro para estos jóvenes que esperaban encontrar un empleo de verano al final de sus formaciones. Limachen Cherem, brasileño nacido en Rio de Janeiro, es el fundador de la Escuela de Papás Noel.

Nos confiesa que siempre esperaba con impaciencia las fiestas de fin de año cuando era joven. Originario de una aérea popular, Noel significaba la oportunidad para escapar algunos instantes de su complicado cotidiano. Estudió teatro varios años y se produjo en varias obras en todo Brasil. Es en 1993, es a la edad de 33 años que este gran joven decide fundar la Escuela de Papás Noel. ¿Su meta? Otorgar la posibilidad a los ancianos de hacer soñar a los pequeños que como el, ya deben de enfrentar una vida de adulto. Un buen medio para devolverles una parte de sus niñeces. Sin embargo, hasta los que tuvieron suerte y la oportunidad de integrar el instituto, no se les garantiza que encontrarán un trabajo de Papá Noel para la temporada. De hecho, la disminucion fulgurante del consumo de los brasileños estos últimos meses, presupone una disminución de las inversiones de las empresas durante la época de fiestas.

réals. Un moyen d’assurer le bien-être économique de cette nouvelle vague de chômeurs brésiliens pour toute la saison. Aussi, fini le temps de l’école buissonnière ! Ils se sont tous bousculés pour retourner sur les bancs de l’école, allant même parfois jusqu’à se teindre la barbe en blanc pour tromper les apparences et favoriser leurs chances de recrutement. « L’École ne possède que 40 places, et ces candidats n’ont pas le profil que nous recherchons. J’ai malheureusement dû leur fermer nos portes. » explique le directeur, un peu gêné. Un coup dur pour ces jeunes qui comptaient contracter un emploi saisonnier à l’issue de leur formation.

Por eso, a solamente un mes del fin de año, varios comerciantes tienen dudas sobre el hecho de que las tiendas puedan contratar un nuevo Papá Noel para este año. “Las ventas han bajado considerablemente estos últimos meses, y temo que el disminuyo del consumo no se repercute sobre los gastos de las empresas que comienzan a reducir el número de empleados. Únicamente, los grandes centros comerciales podrán permitirse el contrato de un Papá Noel este año, ya que los gastos son compartidos entre todas las tiendas” explica Fabiola, vendedora desde hace 7 años en una tienda de “prêt a porter”. En otras palabras, parece que el conjunto de diplomados de la Escuela de Papás Noel no podrá obtener un trabajo aún con el diploma en mano. Entonces llegamos a la pregunta de la rentabilidad del curso propuesto por Limachen Cherem quien fija la tasa de inscripción a 1500 reales por 40 días, ósea un costo más que consecuente para los brasileños. “Así no encuentre trabajo, al menos habré aprendido algo” responde Luiz Tirellii, 53 años, desempleado desde la bancarrota de su empresa de telecomunicaciones hace 10 años. “Todo el mundo quiere ser Papá Noel, y yo estaría orgulloso de llegar a casa con mi diploma en mano. Y sé que mis nietos también” Responde con seguridad cuando le preguntamos. Así no tengan trabajo, estos hombres de barba blanca no están dispuestos a perder el espíritu navideño. ¡Este año, aún más que los otros, las fiestas serán para ellos sinónimo de familia, de compartir y de magia!

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© sonia créditberrakama

Limachen Cherem, director de la escuela, profesor de teatro y de expresión corporal, indica que la formación que ofrece era poco conocida. Solamente los extranjeros de visita en Rio se interesaban y no perdían la ocasión para fotografiar estos hombres con vientres prominentes desfilando en sus trineos por el borde de la playa. “Los estudiantes que recibimos son principalmente hombres de edad avanzada que desean impresionar sus nietos durante el desfile de Noel o la noche de año nuevo llevando sus trajes de Papá Noel” nos comenta el director.

como una alternativa para paliar con las dificultades financieras que afectan a las personas de la tercera edad.

© sonia créditberrakama

lograr deslumbrar la os pasantes durante el gran desfile de fin de año. Aquí, encarnar la magia de Noel es un arte singular: ¡Uno no nace Papá Noel, uno se convierte!

Limachen Cherem, brésilien né à Rio de Janeiro, est le fondateur de l’Ecole des Pères Noel. Il nous confie avoir toujours attendu avec impatience les fêtes de fin d’année lorsqu’il était plus jeune. Issu d’un milieu populaire, Noël était pour lui un moyen d’échapper quelques instants à son quotidien difficile. Il étudie le théâtre plusieurs années, et se produit dans des pièces dans tout le Brésil. C’est en 1993, à 33 ans, que ce grand enfant décide d’ouvrir l’École des Pères Noël. Son objectif? donner la possibilité aux plus âgés de faire rêver les petits qui, comme lui, doivent déjà faire face à une vie d’adulte. Un doux moyen de leur rendre une partie de leur enfance. Néanmoins, même les plus chanceux qui ont eu l’opportunité d’intégrer l’établissement ne sont pas pour autant assurés de trouver un emploi de Père Noël pour la saison. En effet, la baisse fulgurante de la consommation des ménages au Brésil ces derniers mois laisse supposer une diminution des investissements des entreprises pour la période des fêtes. Ainsi, à seulement un mois du réveillon, de nombreux commerçants ont des doutes sur le fait que les magasins puissent

embaucher à nouveau un Père Noël cette année. « Les ventes ont baissé considérablement ces derniers mois, et je crains que la baisse de la consommation ne se répercute sur les dépenses des entreprises qui commencent déjà à réduire leur nombre de personnel. Seuls les grands centres commerciaux seront susceptibles d’embaucher un Père Noël cette année, car les frais sont partagés entre tous les magasins », explique Fabiola, vendeuse depuis 7 ans dans une boutique de prêt à porter. En d’autres termes, il semblerait que l’ensemble des diplômés de l’École de Pères Noël ne pourra pas décrocher un emploi, et ce malgré l’obtention de leur diplôme. Se pose alors la question de la rentabilité du cursus proposé par Limachen Cherem,

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qui fixe les frais d’inscription à la hauteur de 1500 reals pour 40 jours, soit un coût plus que conséquent pour les brésiliens. « Même si je ne trouve pas de travail, j’aurais au moins appris quelque chose », répond Luiz Tirelli, 53 ans, chômeur depuis la fermeture de son entreprise de télécommunications il y a 10 ans. « Tout le monde veut être Père Noël! je serai fière de rentrer chez moi mon diplôme en poche. Et je sais que mes petits-enfants le seront aussi» répond-t-il sûr de lui lorsqu'on lui pose la question. Ainsi, bien qu’ils aient perdu leur emploi, il semblerait que ces gros bonhommes à la barbe blanche ne sont pas prêts de perdre l’esprit de Noël. Cette année encore plus que les autres, les fêtes seront pour eux synonymes de famille, partage et magie !


LA LAICIDAD:

UN ASUNTO DE ESTADO

¿Acaso no es desde una temprana edad que se establecen de manera sostenible los valores de la tolerancia, la integración y la igualdad? Entre estas paredes están los ciudadanos del mañana; la escuela participa a la construcción de un ciudadano informado, capaz de ejercer su libre voluntad. La laicidad es abierto, promueve el saber (sabiduria) y lucha contra la ignorancia. Las ideas maliciosas encuentran asilo con demasiada facilidad en la mente de los débiles y crédulos. Valora la verdad y aprende a deshacerse de las creencias. Esto proporciona a los hombres la liberacion de cualquier dominio sobre sus mentes. A menudo mal entendida, se asocia con el

La Laicidad es sólida y no es negociable. Solida desde hace varios siglos por los combates llevados a cabo por los grandes humanistas. Enriquece a un Estado que es fuerte y justo. Reafirmada recientemente, frente al comunitarismo, frente a la evolución de nuestra sociedad multicultural e individualista, el laicismo pretende unir a la gente en lo que es común entre sus miembros y no en lo que los separa. Se trata de no exacerbar las diferencias. ¿La nación francesa no aspira a ser «una e indivisible» por Constitución de 1958? El laicismo es positivo y es un activo para la democracia porque permite a las libertades individuales expresarse, sin hacer mal a otros; la libertad de uno garantizando la libertad del otro. Ella no promueve ninguna ideología, deja la libertad de creer o no creer. Permite la libre determinación. Por lo tanto, la laicidad es pacifica, ya que busca liberar al ser humano de la dominación o la opresión política y religiosa. Es pacifica y recuerda las discordias que empujaron a otros estados o pueblos unos contra otros en el nombre de Dios y de todas las religiones. ¿No es a veces en nombre de Dios que se ha justificado privar a los pueblos de sus territorios, su oro y se les ha considerado como salvajes? En esta deriva, Dios tenía la apariencia de un hombre que destruye otros hombres. Consideremos una fuerza divina, emanación de la naturaleza, especie de la Pacha Mama. ¿Ella parece más pacífica? Podemos suponer que ella lo es porque no posiciona a hombres en categoría de soberanos. El hombre es producto de la naturaleza y vive en armonía con ella. En el caso contrario, necesitamos de la laicidad como una protección La idolatría condujo a excesos y perdió ovejas en los amplios prados en la historia de las religiones. El hombre ha perdido su alma mientras buscaba su sentido y necesitaba respuestas… Es dentro de uno mismo donde las respuestas se encuentran y es en la mirada de los otros que se le respeta y se le reconoce

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como a un hermano. Porque es en el hombre que debemos creer antes que nada para poder encontrar de nuevo una direccion común. En la historia de Francia, han surgido valores como victorias, avances importantes para el futuro de la humanidad, que han resonado en todo el mundo. Con la Laicidad se asegura la oportunidad de establecerse y vivir de una manera durable “la Liberté, l'Egalité, la Fraternité”.

LA LAÏCITÉ:

UNE AFFAIRE D'ETAT

par céline legallic

L

a laïcité, loin d'être une exception, est une spécificité française qui remonte au siècle des lumières.Elle est ancienne,bien ancrée dans notre République. Alors qu' à une époque elle est apparue nécessaire pour l'émancipation des hommes, alors qu'on la croyait acquise, aujourd'hui force est de constater qu' il faut la réaffirmer. La réaffirmer car elle choque certains, elle est trop souvent incomprise ou rudoyée, enfin d'autres la voudraient « ouverte » ou négociable. Il faut revenir au bien-fondé de ce principe et le faire vivre. La laïcité est un rempart pour la démocratie car elle place l'humain au-dessus du fait religieux. Aussi, la laïcité se positionne comme la petite sœur de la Liberté, de l' Egalité et de la Fraternité. La faire vivre paraît indispensable et c'est dans l'éducation qu'elle naît et prend racine. Un principe imposé tombe vite dans l'oubli ainsi la faire vivre c'est en favoriser sa compréhension et la reconnaissance de sa réelle utilité, notamment par la bienveillance qu'elle suggère. Avant d'être homme, il y a l'éducation. Tout d'abord, par l'éducation s'améliore les conditions des plus démunis, dans un principe d'égalité. Par l'école laïque est assuré la transmission et la compréhension de ce principe de laïcité propre à un Etat qui doit l'éducation. Dans l'idéal, entre les murs de l' institution scolaire, prend vie une laïcité en acte accessible aux plus jeunes. Cette laïcité assumée protège les plus jeunes et les mène à penser par euxmêmes. Elle est garante de ne pas exposer les enfants ou les adolescents à de quelconques idéologies. Outre ce rôle protecteur, elle a aussi celui de transmettre une culture commune.

PROCHAINEMENT, 9 DÉCEMBRE JOURNÉE DE LA LAÏCITÉ © crédit

Revivirla es indispensable y es en la educación que ella nace y se arraiga. Un principio impuesto cae rápidamente en el olvido, hacerlo vivir ayuda a su comprensión y el reconocimiento de su verdadera utilidad, especialmente por la bondad que tiene. Para ser humano se necesita primero la educación. A través de la educación se mejoran las condiciones de los pobres, como un principio de igualdad. A través de la escuela laica se asegura la transmisión y comprensión del principio de laicidad inherente a un Estado que educa. Lo ideal sería que, dentro de la institución educativa, renazca en hechos accesibles a los jóvenes. Esta laicidad protege a los más jovenes y los lleva a pensar por sí mismos. Nos garantiza no exponer a los niños o adolescentes a cualesquiera ideologías. Además de esta función protectora, también nos otorga una cultura común.

ateísmo y si la iglesia y el estado están separados uno del otro, deben encontrar su lugar y seguir caminos diferentes. La "separación" no significa «para luchar". Por otra parte, una educación laica no excluye, sino que comprende las religiones de una manera cultural, no ideológica; porque esta no condena ni juzga y las dos no se excluyen.

© crédit

L

a laicidad, lejos de ser una excepción, es una característica francesa que se remonta al Siglo de la Ilustración. Es bien antigua y está arraigada en nuestra República. Mientras que en un momento se consideró necesaria para la emancipación de los hombres, y que luego se pensó que ya estaba adquirida, hoy en día vemos que se debe reafirmar. Reafirmarla porque choca a algunos y es a menudo mal entendida o maltratada, y además otros la quieren "abierta" o negociable. Hay que volver a los méritos de este principio y hacerlo revivir. La laicidad es un bastión de la democracia, ya que pone a las personas por encima de los hechos religiosos Además, la laicidad se posiciona como la hermana menor de la Libertad, la Igualdad y la Fraternidad.

por céline legallic

N'est-ce pas dès le plus jeune âge que s'instaurent de manière durable des valeurs de tolérance, d' intégration et d'égalité ? Entre ces murs sont les citoyens de demain ; l'école participe ainsi à la construction d'un citoyen éclairé, apte à exercer son librearbitre. La laïcité est ouverte, elle favorise la connaissance et combat l'ignorance. Les idées malveillantes trouvant trop facilement asile dans l'esprit des faibles et des crédules. Elle valorise le vrai et apprend à se défaire de la croyance. Il s'agit de délivrer les hommes de toute emprise sur les esprits. Souvent incomprise, elle est associée à l'athéisme or si Eglise et Etat se sont séparés l' une et l'autre doivent trouver leur place et se réaliser sur des chemins différents. « Se séparer » ne signifie aucunement « se combattre ». D'ailleurs, un enseignement laïque n'exclue pas d' aborder les religions sur un plan culturel, non idéologique ; il ne condamne pas ni ne juge, il n'exclue pas. La Laïcité est forte et non négociable. Forte de plusieurs siècles, forte des combats menés par de grands humanistes. C'est une valeur d'un Etat qui se veut fort et juste. Réaffirmée dernièrement, face au communautarisme, réaffirmée face à l'évolution de notre société multiculturelle et individualiste, la laïcité cherche à unir un peuple à partir de ce qu'il y a de commun entre ses membres et non sur ce qui le désunit. Il s'agit de ne pas exacerber les différences. La nation française n'aspire-t-elle pas à être « une et indivisible »  dans la constitution de 1958 ? La laïcité est positive et c'est un atout pour la démocratie en ceci qu'elle laisse s'exprimer les libertés individuelles, sans qu'elles ne nuisent à autrui ; la liberté de l'un garantissant aussi la liberté de l'autre. En ne favorisant aucune idéologie, elle laisse libre

de croire ou de ne pas croire. Elle permet l'auto-détermination. De là, la laïcité est pacifique puisqu'elle vise à affranchir les êtres humains de toute domination ou oppression politico-religieuse. Elle est pacifique et semble se souvenir des discordes qui ont poussé d'autres états ou des peuples les uns contre les autres au nom de Dieu, toutes confessions confondues. N'est-ce pas, parfois, au nom de Dieu que l'on a justifié que des peuples se soient vus privés de leurs territoires, de leur or et aient été considérés comme des sauvages ? Dans cette dérive, ce Dieu avait l'apparence d'un homme et détruisait d'autres hommes. Considérons une force divine, émanation de la Nature, sorte de Pacha Mama. Semblerait-elle plus pacifique ? On peut supposer qu'elle l'est en ceci qu'elle ne positionne pas une catégorie d'homme en souverain. L'homme étant sujet de la Nature et vivant en harmonie avec elle. Dans ce cas, aurait-on eu besoin de la laïcité comme rempart ? L'idolâtrie a conduit aux excès et égaré des brebis dans les larges pâturages de l'Histoire des religions. L'homme y a perdu son âme alors qu'il cherchait sans doute un sens et avait besoin de réponses... C'est au fond de soi que les réponses se trouvent et dans le regard de l'autre que l'on respecte et reconnaît comme un frère. Parce que c'est en l'homme qu'il faut croire avant toute chose pour retrouver un sens commun. Dans l'histoire de la France, des valeurs sont apparues comme des victoires, des avancées majeures pour le devenir de l'homme, elles ont retenti de par le monde. Grâce à la laïcité on assure les chances d'établir durablement et de faire vivre la Liberté, l'Egalité, la Fraternité.

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La tradición oral de los Bora de la amazonía peruana

NIIMUHE

La Tradition orale des Bora de l’amazonie peruvienne

Al principio, Mépiivyeji Niimúhe, no sabía donde se encontraba. El existía cuando no había tierra, ni luz, ni dia, solamente había agua y aire. Eso era todo. Entonces, como él era poderoso, mando que existieran todas las cosas que conocemos hoy en día. Como era Dios, formaba todas las cosas como debían ser. Nuestros antepasados cuentan que Mépiivyeji Niimúhe empezó a trabajar formando la tierra. Esta era pequeñita, tan pequeñita como el caparazón del cangrejo. Con su poder que la tierra vaya creciendo poco a poco. A esta tierra le llamó Mépiivyeji iiñúji que significa “tierra donde muchos nacen”, “donde nosotros nacemos” o “donde nos hemos creado”.

Au tout début, Mépiivyeji Niimúhe ne savait pas où il se trouvait. Il existait alors qu’il n’y avait ni terre, ni lumière, ni jour ; il n’y avait que de l’air et de l’eau. C’était tout. Mais alors, comme il était tout puissant, il fit en sorte que toutes les choses que nous connaissons de nos jours puissent exister. Comme il était Dieu, il façonna toutes les choses comme elles devraient être.

Les Visions

Niimuhe

Sobre la tierra, él formó el tabaco, que era tan pequeño que se encontraba solo en el suelo; la hoja del tabaco era como la escama de un pececito, no se sabía si iba a crecer o iba a morir. Este tabaco representaba al hombre. A su costado creció otra planta de tabaco que simbolizaba a los animales. Estas dos plantas de tabaco iban creciendo poco a poco A medida que la tierra iba agrandándose, éstas se desarrollaban. Así se iban formando las montañas, las plantas y los árboles frutales. Pero había solo un árbol para alimentar, este se llamaba el árbol de la vida. Este árbol tenía todos los frutos que se crearon para comer. Al mismo tiempo, Mépiivyeji Niimúhe, Dios creador del mundo, juntó la tierra con el agua y modeló los peces. Cuando formó la tierra, creó toda clases de plantas, árboles, animales, aves e insectos. El veía que todas las cosas que había constituido estaban bien hechas. Mépiivyeji Niimúhe, se dio cuenta que no había luz y no existía el día. El dijo que en nombre de la chicharra se hiciera la luz y el sol. Al instante la luz comenzó a iluminar la tierra de tal manera que se podía observar nítidamente los animales, peces y las plantas comestibles. Viendo todo esto Mépiivyeji Niimúhe dijo: Como ya he creado estos elementos: la tierra, los árboles, los animales, el agua quizás sería bueno formar también a un ser como yo, a mi imagen y semejanza. 14

Este ser se beneficiaría de todas las cosas que he creado. Entonces Mépiivyeji Niimúhe, Dios creador del mundo, formó al hombre y, después de crearlo, sopló sobre las hojas de la planta de tabaco que representaba a la gente. El hizo al hombre frotando los troncos de tabaco y lo llamó Meóóvete Niimúhe, padre de los alimentos.

© nancy ochoa

Esto sucedió así: en un tiempo existió un ser del que nadie hasta el dia de hoy conoce el origen. Un ser formado de la nada. No se sabe si nació de alguien o se formó por su cuenta? Se llama Mépiivyeji Niimúhe, Dios creador del mundo.

Víctor Churay

Cela s’est passé ainsi : il fut un temps où vivait un être dont, jusqu’à aujourd’hui, on ne connait pas l’origine. Un être formé à partir du néant. On ne sait pas s’il est né de quelqu’un ou s’il s’est formé par luimême. Il s’appelait Mépiivyeji Niimúhe, le Dieu créateur du monde.

/ ilustraciones de víctor churay

La Creación del Mundo

/ illustrations de victor churay

Creation du Monde (1)

© nancy ochoa

por nancy ochoa

par nancy ochoa

Nos ancêtres racontent que Mépiivyeji Niimúhe commença son œuvre en créant la terre. Elle était toute petite, aussi petite que la carapace d’un crabe. Avec son pouvoir, il ordonna que la terre croisse peu à peu. Cette terre, il l’appela Mépiivyeji iiñuji, ce que veut dire « la terre où naissent beaucoup de gens », « là où nous naissons » ou bien « où nous avons été créés ». Sur cette terre, il créa le tabac, qui était si petit qu’on n’en trouvait qu’au ras du sol.

La feuille de tabac était comme l’écaille d’un petit poisson. On ne savait pas si elle allait pousser ou mourir. Ce tabac représentait l’homme et, à ses côtés, croissait un autre plant de tabac symbolisant les animaux. Ces deux plants de tabac augmentaient de taille peu à peu. Ils se développaient au fur à mesure que la terre grandissait. C’est de cette façon que se sont formés les montagnes, les plantes et les arbres fruitiers. Mais il n’y avait qu’un seul arbre nourricier. Celui-ci se nommait l’arbre de vie. Il avait créé tous les fruits pour s’alimenter. En même temps, Niimúhe, Dieu créateur du monde, mélangea de la terre avec de l’eau et modela les poissons. En façonnant la terre, il créa toutes les espèces de plantes, d’arbres, d’animaux, d’oiseaux et d’insectes. Il vit que tout ce qu’il avait fabriqué était bien fait. Niimúhe se rendit compte qu’il n’y avait ni lumière, ni jour. Il dit que au nom du criquet, la lumière et le soleil soient. Immédiatement la lumière commença à illuminer la terre, à tel point qu’on pouvait observer en détail les animaux, les poissons et toutes les espèces des plantes comestibles. Voyant tout cela Niimúhe dit : « Comme j’ai déjà créé tous ces éléments : la terre, les arbres, les animaux et l’eau, peut-être serait-il bon que je fabrique un être comme moi, à mon image et qui me ressemble. Cet être pourrait profiter de tout ce que j’ai créé ». C’est alors que Mépiivyeji Niimúhe , Dieu créateur du monde, créa l’homme et, après l’avoir créé, il souffla, sur les feuilles des plants du tabac qui représente le genre humain. Il fait ainsi l’homme en frottant deux tiges de tabac et il l’appela Méóóvete Niimúhe, le père de tous les aliments. C’est comme cela s’est passé. (1) Mythe publié dans le livre Niimúhe. Tradición oral de los Bora de la Amazonía Peruana. Nancy Ochoa Siguas. CAAAP-banco Central de Reserva del Perú. Lima, 1999. Traduit par Michel Gilonne.

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“Islandia, la tierra que fascinaba a Jorge Luis Borges”

“L’Islande, la terre qui fascinait Jorge Luis Borges” par margarita cadenas

L

’Islande, île à la beauté extrême, est une terre couverte de volcans, de geysers, de cascades, de champs de lave et de glaciers. Il se dit que ce pays altère la personnalité. Dans ses sagas, les brutes se transforment en poètes, et les histoires occultes de son peuple peuvent transformer un croyant en sceptique.

© jorge luis borges y maria komada en caracas, venezuela. archivo personal de margarita cadenas

L’Islande est la patrie de la célèbre chanteuse Bjork, du prix Nobel de Littérature (1995) Halldor Laxness, et le pays où a trouvé refuge le grand maître et génie controversé des échecs, Booby Fischer.

por margarita cadenas

Jorge Luis Borges (1899-1986), su relación con este país fue de fascinación. Cuando era un adolescente su padre le regala la traducción al inglés de “Volsungasaga”, saga islandesa anónima escrita en 1270, en ese momento quizás Borges siembra en su intelecto una gran curiosidad por la lengua islandesa, la cual llegó a comprender y admirar por el hecho que no ha sufrido cambios desde hace siete siglos. Borges decía que lo que entendemos hoy por cultura germánica tuvo su culminación en Islandia y produciendo una literatura muy rica. En 1971, tras separarse de su esposa Elsa Astete, Borges viaja solo a Islandia donde lo nombran islandés honorario, sin duda, por su dominio de la lengua y por sus escritos sobre cultura islandesa medieval: “Las kenningar” (1933), que, luego, incluyó en “Historia de la eternidad” (1936) así como “Antiguas literaturas germánicas” (1951). Después de este viaje, el gran poeta argentino compone un poema llamado: A Islandia Qué dicha para todos los hombres, Islandia de los mares, que existas. Islandia de la nieve silencios y del agua ferviente. Islandia de la noche que se aboveda Sobre la vigilia y el sueño. Isla del día blanco que regresa, Joven y mortal como Baldr. Fría rosa, isla secreta Que fuiste la memoria de Germania Y salvaste para nosotros Su apagada, enterrada mitología,

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C’est sur ces terres que Jules Verne plante le décor de son roman « Voyage au centre de la Terre » avec cette phrase : « Descends dans le cratère du Yocul de Sneffels que l'ombre du Scartaris vient caresser avant les calendes de Juillet, voyageur audacieux, et tu parviendras au centre de la terre. Ce que j'ai fait. » lançant ainsi ses héros dans leur fantastique

aventure. Le voyage de Jules Verne fut un voyage en esprit : il n’est jamais allé en Islande, et les descriptions minutieuses trouvées dans son livre sont dues à un travail d’investigation qu’il a réalisé en collaboration avec un professeur du nom de Friddikson. En ce qui concerne le grand et célèbre écrivain argentin, Jorge Luis Borges (1899-1986), sa relation avec ce pays fut de fascination. Adolescent, son père lui offre la traduction anglaise de « Volsungasaga », une saga islandaise anonyme écrite en 1270, qui, peut-être, à ce moment, sème dans l’intellect du poète une intense curiosité pour la langue islandaise. Langue qu’il finira par apprendre, et qu’il admirait pour le fait qu’elle n’ait souffert d’aucun changement depuis sept siècles. Borges disait que ce qui est considéré actuellement comme la culture germanique avait connu son apogée en Islande et produit une littérature d’une grande diversité. En 1971, après sa séparation d’avec son épouse Elsa Astete, Borges voyage seul en

© crédit

En esta tierra, Jules Verne planta el decorado de su novela “Viaje al centro de la Tierra” con esta frase: “Desciende al cráter del Yocul de Sneffels que la sombra del Scartaris acaricia antes de las calendas de julio, audaz viajero, y llegarás al centro de la Tierra, como he llegado yo” dando así inicio a la fantástica aventura de sus héroes. El viaje de Jules Verne fue intelectual, él nunca estuvo en Islandia y sus descripciones precisas en su libro se deben a un trabajo de investigación en colaboración con un profesor llamado Friddikson. Para el célebre y gran escritor argentino,

© margarita cadenas

I

slandia, una isla de extrema belleza compuesta de volcanes, géiseres, cascadas, campos cubiertos de lava y glaciares, dicen que esta tierra altera las personalidades. En sus sagas, los brutos se transforman en poetas y las historias secretas de sus pueblos pueden convertir a un creyente en un escéptico. Islandia es la patria de la célebre cantante Bjork, del Premio Nobel de Literatura (1955) Halldor Laxness, y en donde se exila el gran maestro y controversial genio del ajedrez, Booby Fischer.

www.alepal.com

alepal@alepal.com 17


Y luego en su célebre libro “La Cifra”, aparece de nuevo Islandia en uno de sus últimos poemas: “Nostalgia del presente” (1981), donde se adivina la tristeza y la añoranza de un tiempo ya pasado y la certitud de que el mágico poder de la mente puede unir.

Islande où il est nommé citoyen islandais honoraire, sans doute en raison de sa maîtrise de la langue et de ses écrits sur la culture islandaise médiévale : « Les Kennigar » (1933), publiés plus tard dans « Histoire de l’Éternité » (1936) et dans les « Essais sur les littératures médiévales germaniques » (1951). Suite à ce voyage, le grand poète argentin composa un poème appelé :

En aquel preciso momento el hombre se dijo: qué no daría por la dicha de estar a tu lado en Islandia bajo el gran día inmóvil y de compartir el ahora como se comparte la música o el sabor de una fruta. En aquel momento el hombre estaba junto a ella en Islandia.

La memoria del tiempo Está llena de espadas y de naves Y de polvo de imperios Y de rumor de hexámetros Y de altos caballos de guerra Y de clamores y de Shakespeare. Yo quiero recordar aquel beso Con el que me besabas en Islandia.

Ils furent nombreux, les poèmes écrits par Borges pour l’Islande. Il admirait ce pays pour sa littérature et parce qu’il était un grand pays de classes moyennes, où il n’y avait ni pauvres ni riches. Au début de sa relation avec María Kodama, qui deviendra sa secrétaire, ils s’attellent ensemble à la traduction vers l’espagnol de Gylfginning (l’Hallucination de Gylfi), de Snorri Sturlusson, un de ses auteurs islandais de référence. Jorge Luis Borges retourne à l’île de glace en

Gunnar Thorgilsson en Antología Poética (1923-1977) Borges y María se vuelven inseparables, para satisfacer la inagotable creatividad del creador, ella traduce, le lee, él le dicta, ella escribe… tanto lejos llega la colaboración que ella le ayuda a escribir “El Atlas”.

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En 1989, Borges, ya muy enfermo se encontraba en Suiza y María, en Paraguay, deciden contraer matrimonio por procuración a 49 días antes de su muerte. En Ginebra, donde reposan sus restos, la lápida de la tumba de Borges tiene una inscripción, tallada a petición de María Kodama, que reza: "Hann tekr sverthit Gram okk / legger i methal theira bert", que significa: "El tomó su espada, Gram, y colocó el metal desnudo entre los dos”. “De Ulrica a Javier Otálora”, en referencia a los personajes de “Ulrica” el segundo cuento que integra “El libro de arena” y que representan a Borges y a María. Este es el único escrito en el que Borges se refiere a una historia de amor. Esta cita, que cumple un papel importante en el cuento, es extraída de uno de los versos de la saga islandesa “Volsungasaga”, el libro que le regalara el padre de Borges en su adolescencia.

© crédit

Fueron muchos los poemas que Jorge Luis Borges escribió para Islandia, admiraba ese país por su literatura y por ser un gran país de clase media, donde no hay ni ricos ni pobres. A los inicios de su relación con María Kodama, quien se convierte en su secretaria, emprenden juntos la traducción al español de Gylfginning (La alucinación de Gylfi) de Snorri Sturlusson, uno de sus autores islandeses de referencia. Jorge Luis Borges vuelve a la isla de hielo en 1976 y en 1978 con su discípula, lazarillo e inseparable compañera Maria Kodama con quien además comparte la pasión de las lenguas, en especial la islandesa. Ella tendría alrededor de veinte años y él setenta y seis. En estos años, compone Gunnar Thorgilsson un poema en memoria de un eminente personaje

de la historia medieval islandesa, Ari Thorgilsson, llamado el Sacerdote y el Sabio. Este poema, Borges sorprendentemente lo termina con un recuerdo personal, sensual.

© margarita cadenas

El anillo que engendra nueve anillos, Los altos lobos de la selva de hierro Que devorarán la luna y el sol, La nave que Algo o Alguien construye Con uñas de los muertos. Islandia de los cráteres que esperan, Y de las tranquilas majadas. Islandia de las tardes inmóviles Y de los hombres fuertes Que son ahora marineros y barqueros y párrocos Y que ayer descubrieron un continente. Isla de los caballos de larga crin Que engendran sobre el pasto y la lava, Isla del agua llena de monedas Y de no saciada esperanza. Islandia de la espada y de la runa, Islandia de la gran memoria cóncava Que no es una nostalgia “A Islandia” aparece en su libro “Historia de la noche” (1977)

Islande Quelle joie pour tous les hommes, Islande des mers, que tu existes. Islande de la neige silencieuse et de l’eau fervente. Islande de la nuit comme une voûte Sur la veille et le sommeil. Islande du jour blanc qui revient, Jeune et mortel comme Baldr. Froide rose, île secrète Qui fus la mémoire de Germanie Et préservas pour nous Sa mythologie éteinte, enterrée, L’anneau qui engendre neuf anneaux, Les grands loups de la forêt de fer Qui dévorent la lune et le soleil, La nef que Quelqu’un ou Quelque chose construit Avec les ongles des morts. Islande des cratères qui attendent, Et des tranquilles troupeaux de brebis. Islande des soirs immobiles Et des hommes forts Qui sont maintenant matelots et bateliers et paroissiens Et qui hier découvrirent un continent. Île des chevaux à longs crins Qui engendrent sur l’herbe et la lave, Île à l’eau pleine de monnaies Et à l’espoir non rassasié. Islande de l’épée et de la rune, Islande de la grande mémoire concave Qui n’est pas une nostalgie « Islande » apparaît dans son recueil « Histoire de la nuit » (1977)

1976 et en 1978 avec sa disciple, guide d’aveugle et inséparable compagne María Kodama, avec qui il partage la passion des langues, particulièrement l’islandaise. Elle avait au alentour de vingt ans et lui soixante-seize. Durant cette période, Gunnar Thorgilsson compose un poème à la mémoire d’un éminent personnage de l’histoire médiévale islandaise, Ari Thorgilsson, appelé le Sacerdote et le Sage. Ce poème, Borges l’achève avec un souvenir étonnamment personnel, sensuel. La mémoire du temps Est pleine d’épées et de navires Et de poussière d’empires Et de rumeur d’hexamètres Et de grands chevaux de guerre Et de clameurs et de Shakespeare Moi je veux me rappeler ce baiser Que tu me donnais en Islande. Gunnar Thorgilsson dans Anthologie poétique (1923-1977) Borges y María deviennent inséparables. Pour satisfaire l’inépuisable créativité de l’auteur, elle traduit, il la lit, il dicte, elle écrit… leur collaboration atteint un tel point que María l’aidera à écrire « L’Atlas ». Puis, dans son recueil célèbre, « Le Chiffre », l’Islande apparaît de nouveau dans un de ses ultimes poèmes : « Nostalgie du présent » (1981), où l’on devine la tristesse et la nostalgie d’un temps déjà passé, et la certitude que le pouvoir magique de l’esprit peut réunir. A ce moment précis l’homme se dit: Que ne donnerais-je pas pour le bonheur d’être en Islande à tes côtés sous le grand jour immobile et de partager l’instant présent comme on partage la musique ou le goût d’un fruit. A ce moment précis l’homme était en Islande à côté d’elle. Traduit de l’espagnol par Stéphane Chabrières. (Ndlt) En 1989, Borges, déjà très malade, se trouve en Suisse et María au Paraguay. Ils décident de contracter mariage par procuration, 49 jours avant la mort de l’écrivain. À Genève, où ses restes reposent, sur sa pierre tombale on peut voir une inscription, taillée à la demande de María Kodama, sur laquelle on peut lire : «  Hann tekr sverthit Gram okk / legger i methal theira bert », ce qui signifie : « Il prit son épée, Gram, et plaça le métal dénudé entre les deux ». « D’Ulrica à Javier Otálora », en référence aux personnages d’ « Ulrica », le second conte publié dans « Le livre de sable » et qui représentent Borges et María. Ceci est l’unique écrit dans lequel Borges fait référence à une histoire d’amour. Cette citation, qui tient un rôle important dans le conte, est extraite d’un des vers de la saga islandaise « Volsungasaga », le livre offert par le père de Borges à son adolescence.

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“Jusqu’au bout des ongles” un film du nicaragua à

par karly gaitán morales

Película de Nicaragua en

Cannes 2016

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Latinoamericano Independiente en Alemania, Cinecafest: Central American Short Film Festival en Florida, Official Latino Film Festival en Nueva York y en el Festival ICARO, la mayor fiesta del cine de América Central. Ha obtenido los premios: Best Short en el Central American International Film Festival en California, la Mejor Película en ICARO 2016 y el Best International Short Film en Nueva York. Además de Tania Romero, participó en Cannes 2016 la cineasta nicaragüense Laura Baumeister en la Semana de la Crítica con su cortometraje de ficción “Isabel im Winter”, película que ha sido premiada y exhibida en decenas de festivales.

¡Y el cine de Nicaragua sigue creciendo!

© jkarly gaitán morales

en el Festival de Cannes con el documental “Hasta con las uñas: Mujeres cineastas en Nicaragua”, dirigido por Tania y cuyos textos narrativos, investigación y guion escribí. Como nicaragüenses participando en el Festival de Cannes logramos involucrarnos en las diferentes fiestas y actividades no como centroamericanas sino como latinas, haciendo conexiones profesionales entre el español, el francés y el inglés, y a veces hasta en portugués por unos artistas brasileños que encontramos. El Mercado del Cine, la Semana de la Crítica y la Alfombra Roja fueron la mayoría de escenarios que nos mostraban todo el quehacer de un arte que dejó de ser un experimento de cuarto oscuro para convertirse en una apasionante industria. “Hasta con las uñas” nació a raíz de la observación de Tania Romero de un fenómeno que ocurre en Nicaragua desde los años ochenta: que la mayoría de los cineastas locales son mujeres. Esto no ocurre en los países vecinos. Tania viene de la Psicología, vive en Texas y es profesora de universidad. Yo, como escritora y periodista, me he dedicado a la crítica de cine y a escribir investigaciones, artículos, ensayos y libros sobre historia del cine en Nicaragua y fue esa nuestra conexión. Inicié en el documental como una entrevistada pero me convertí en su guionista y productora local. A pesar de haber salido a luz hace poco, Cannes 2016 fue el primer festival en el que se exhibía el filme y en los últimos meses ha estado en el Festival de Cine

© crédit

por karly gaitán morales

El cine de Nicaragua, pequeño país de América Central con 6.2 millones de habitantes, llegó a alcanzar su apogeo durante los años ochenta, en el decenio de la revolución popular sandinista, que además de política fue cultural e implicó el desarrollo de este arte cuando por fin fue financiado por el Estado. Gracias a ello, Nicaragua logró ser el país con la primera cinematografía en la región centroamericana y tener uno de los mayores archivos fílmicos entre los países pequeños de América Latina, apoyado de forma solidaria por las cinematografías más grandes como las de Cuba, Argentina, Chile, Brasil y México. Entre los premios conquistados en aquellos años y que podrían considerarse de dimensiones épicas por tratarse de un cine hecho con las uñas, como es el nombre de este documental, (porque estaba el país sumergido en un bloqueo económico y enfrentando una guerra que dejó 70,000 muertos) fueron la participación de Nicaragua en los Premios Óscar 1983 con un largometraje nicaragüense nominado a la Mejor Película Extranjera; el San Jorge de Oro en Moscú, la Paloma de Oro en Alemania, dos Palomas de Plata y exhibición de sus filmes en los mejores festivales del mundo. En 1998 conquistamos un Oso de Plata y en 2015 el joven cineasta nicaragüense Gabriel Serra estuvo nominado a un Óscar. Nicaragua ha sabido celebrar y dar gloria a sus artistas. En mayo de 2016 la cineasta Tania Romero y quien escribe este artículo, participamos

Espagnol

Cannes 2016

'Hasta con las uñas'

Le cinéma du Nicaragua, petit pays d'Amérique centrale avec 6.2 millions d'habitants, a commencé d' atteindre son apogée pendant les années quatre-vingts, durant la décennie qui a suivi la révolution populaire sandiniste, qui fut non seulement politique mais aussi culturelle et a permis le développement de cet art quand il obtint enfin un financement de l’État. Grâce à cela le Nicaragua a réussi à se hisser à la première place des industries cinématographiques en Amérique centrale et à avoir l'un des plus grandes filmographies parmi les petits pays de l'Amérique latine, appuyé par la solidarité des grandes industries cinématographiques comme celles de Cuba, d'Argentine, du Chili, du Brésil et du Mexique. Entre les prix conquis dans ces années, qui prenaient, dans le contexte, une dimension épique pour parler d'un cinéma fait avec les ongles, pour emprunter le mot de ce documentaire, (parce qu'il était, le pays, étranglé par un blocus économique et faisait face à une guerre qui a laissé 70,000 morts) et la participation du Nicaragua ensuite aux Óscar 1983 avec un long métrage nicaraguayen, nominé dans la catégorie Meilleur Film Étranger; le Saint-Georges d'Or à Moscou, la Colombe d'Or , deux Colombes d' Argent en Allemagne et la présentation de ses films dans les meilleurs festivals du monde; en 1998, nous conquérons un Ours d'Argent et en 2015 le jeune cinéaste nicaraguayen Gabriel Serra fut nominé à un Óscar. Le Nicaragua a su célébrer et offrir la gloire à ses artistes. En mai 2016 la cinéaste Tania Romero et celle qui signe cet article, nous participons au Festival de Cannes avec le documentaire « Jusqu'au bout des ongles: les Femmes cinéastes au Nicaragua», dirigé par Tania et dont j'ai écrit les textes narratifs, les recherches documentaires et le scénario. Comme Nicaraguayennes, au cours du Festival de Cannes, nous réussissons à nous introduire dans différentes fêtes et activités, moins comme originaire d'Amérique centrale mais comme latinos, en jonglant avec les connections professionnelles passant de l'espagnol au français et l’anglais et parfois même au portugais avec quelques artistes

Traducteur Assermenté

brésiliens que nous avons rencontré. Le Marché du Cinéma, la Semaine de la Critique et le Tapis Rouge, c'était l'essentiel des lieux qui nous ont offert tout le travail d'un art qui a cessé d'être une simple expérience dans une pièce obscure pour se convertir en industrie passionnante. « Jusqu'au bout des ongles » est né chez Tania Romero de l'observation d'un phénomène qui se passa au Nicaragua dès les années quatre-vingts: la majorité des cinéastes locaux sont des femmes. Cela n'arrive pas dans les pays voisins. Tania vient de la Psychologie, vit au Texas et est professeur d'université. Comme écrivain et journaliste, je me suis occupé de critique de cinéma, de recherches, j'ai écrit des articles, des essais et des livres sur l'histoire du cinéma au Nicaragua et ainsi est née notre connexion. J'ai commencé de travailler sur le documentaire pour mener des entretiens, puis je me suis converti en scénariste et productrice locale. Bien qu'il soit sorti il y a peu, Cannes 2016 ayant été le premier festival ou a été présenté le film, durant les mois qui ont suivi il est allé au Festival de Cinéma Latino-américain Indépendant en Allemagne, Cinecafest, au Central American Short Film Festival en Floride, à l'Official Latino Festival à New York et au Festival ICARO, la plus grande fête du cinéma d'Amérique centrale. Il a obtenu les prix: Best Short au Central American Short Film Festival en Californie, le Meilleur Film au ICARO 2016 et le Best International Short Film à New York. En plus de Tania Romero, la cinéaste nicaraguayenne Laura Baumeister était présente à Cannes 2016 dans la Semaine de la Critique avec son court - métrage de fiction "Isabelle im Winter", film qui a été récompensé et présenté dans des dizaines de festivals.

Le cinéma du Nicaragua continue de progresser!

Français

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Cristiane vous accueille tous les dimanches avec des spécialités Brésiliennes

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Ouvert les dimanches de 08h00 à 14h30 Dimanches: 23 Rue Jean Colly / 94140 / Alfortville

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Espacio Sagrado Espace Sacré

Espacio Sagrado

...continuación

por Lisette Morales

por Lisette Morales

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Continúa en la página siguiente...

Modelos: Heather Nigro & Shaun Ertischek

© crédit

Fin

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EUPHORISANT! PALPITANT! ENERGISANT!

¡EUFORIZANTE! ¡EMOCIONANTE! ¡ENERGIZANTE!

50 ARTISTES ÉPOUSTOUFLANTS ! ACROBATES, DANSEURS, CHANTEURS ET MUSICIENS !

ENTREVISTA CON

ALAIN M. PACHERIE, CREADOR Y DIRECTOR DE ESCENA DEL CIRCO PHÉNIX ¿Cómo le surgió la idea de un circo cubano? Tras el gran éxito de CirkAfrika por todo el mundo, deseaba presentar un nuevo circo «comunitario» que se basara en el mismo principio. Mostrar el repertorio acrobático poco conocido de un continente o de un país, haciendo hincapié en la riqueza de su cultura. Cuba se presta especialmente bien a ello. Con CirkAfrika, hemos experimentado la fiesta africana en todo el mundo con el mismo éxito. Estamos convencidos de que Cuba, con un principio similar, tendrá el visto bueno. Desde luego, no podíamos imaginar que, seis meses antes de la primera representación en Francia, ya se fuera a vender la faraónica cifra de 300.000 entradas.

ENTRETIEN AVEC

 euphorisant palpitant energisant

ALAIN M. PACHERIE, CRÉATEUR ET METTEUR EN SCÈNE DU CIRQUE PHÉNIX

Comment cette aventure a-t-elle commencé ? Il y a quatre ans, j’ai commencé à m’intéresser au cirque cubain et à l’influence de la culture cubaine sur les arts de la piste. J’ai constaté que le cirque cubain possédait quelque chose d’unique. Il ne s’agit pas seulement de l’exotisme cher aux touristes du monde entier quand il s’agit de Cuba. On a observé très vite que les numéros, l’ambiance, les ballets, l’orchestre étaient un témoignage authentique de ce que nous vivions en nous promenant à la Havane le soir sur le Malecón. C’est à ce moment-là que j’ai décidé que mon spectacle ne serait pas un hommage 24

au passé ou une vision du futur de Cuba, mais bien le reflet de ce que nous y vivons aujourd’hui. Vous savez, j’étais à Cuba pendant la biennale de l’été 2014 ; et j’ai été fasciné par l’émergence de jeunes talents extraordinaires, des peintres, des sculpteurs, des graphistes, tous extrêmement jeunes et très doués. J’ai voulu inscrire CirkaCuba dans cette dynamique créative.

¿Por qué CirkaCuba? Llevo varios años trabajando con el Ministerio de Cultura cubano en la creación de un espectáculo. Mucho antes de que se restablecieran las relaciones diplomáticas entre EE.UU. y Cuba, ya tenía la idea, como hice con África, de hacer una gira por Francia y el mundo para mostrar la esencia de la cultura cubana a través del circo. El casting se hizo en el verano de 2014 y los ensayos se realizan in situ desde entonces. Nuestros equipos pasan estancias técnicas y artísticas en La Habana para asegurarse de que se cumplen nuestras prerrogativas.

Que va-t-on découvrir dans ce spectacle ? Ce spectacle célèbre la jubilation, c’est une invitation à la joie. Au croisement de la musique, de la danse, du chant et du cirque, CirkaCuba est un ensemble moderne et ouvert au monde. Il s’agit d’une invitation à célébrer l’ouverture de cette île richissime aux yeux du monde. Douze numéros de cirque d’envergure composent ce spectacle. Ils seront accompagnés de danseurs, chanteurs et musiciens pour un ensemble de cinquante artistes. Du 12 nov. 2016 au 15 jan. 2017 à Paris, au Cirque Phénix Du 19 jan. au 19 fév. 2017 en tournée en France, Suisse et Belgique 01 40 55 50 55

www.cirquephenix.com

Mi objetivo es simple: aquí no se trata de presentar la Cuba del mañana, sino de transmitir con humildad las emociones que me invadieron al descubrir este magnífico país. Por ello, la cultura es un vector eficaz de conocimiento y el circo posee esta dimensión familiar que permite compartirlo.

© crédit

Pourquoi CirkaCuba ? Voilà plusieurs années donc que je travaille avec le Ministère de la Culture cubain à la création d’un spectacle. Bien avant la reprise des relations diplomatiques entre les USA et Cuba, j’ai souhaité, comme je l’ai fait avec l’Afrique, faire une tournée à travers l’hexagone et le monde pour montrer l’essence de la culture cubaine à travers le cirque. Le casting s’est déroulé à l’été 2014, et les répétitions

se font sur place depuis lors. Nos équipes font des séjours techniques et artistiques à la Havane pour s’assurer du respect de nos prérogatives. Mon objectif est simple : il n’est pas question ici de présenter le Cuba de demain, mais de retranscrire avec humilité les émotions qui m’ont envahi à la découverte de ce pays magnifique. Pour cela, la culture est un vecteur efficace de connaissance et le cirque possède cette dimension familiale qui permet le partage.

© crédit

Comment vous est venue l’idée d’un cirque cubain ? Après le succès triomphal de CirkAfrika à travers le monde, je souhaitais présenter un nouveau cirque dit «communautaire» sur le même principe. Montrer le répertoire acrobatique peu connu d’un continent ou d’un pays, tout en mettant l’accent sur la richesse de sa culture. Cuba se prête particulièrement bien à l’exercice. Avec CirkAfrika, nous avons expérimenté la fête africaine dans le monde entier avec le même succès. Nous étions convaincus que Cuba, sur un principe similaire, emporterait l’adhésion. Bien entendu, nous ne pouvions imaginer ce chiffre pharaonique de 300 000 places déjà vendues au moment où je vous parle, six mois avant la première représentation en France.

LE CIRQUE.

¿Cómo empezó esta aventura? Hace cuatro años empecé a interesarme por el circo cubano y por la influencia de la cultura cubana en las artes circenses. Constaté que el circo cubano poseía algo único. No se trata solamente del exotismo que tanto gusta a los turistas de todo el mundo cuando

se trata de Cuba. Nos percatamos muy rápido de que los números, el ambiente, el ballet y la orquesta eran un testimonio auténtico de lo que vivíamos al pasear de noche por el Malecón de La Habana. Fue en ese momento cuando decidí que mi espectáculo no sería un homenaje al pasado o una visión del futuro de Cuba, sino más bien el reflejo de lo que vivimos allí hoy en día. Estuve en Cuba durante la Bienal del verano de 2014 y me fascinó la emergente presencia de jóvenes talentos extraordinarios, pintores, escultores, artistas gráficos, todos sumamente jóvenes y muy brillantes. He querido que CirkaCuba forme parte de esta dinámica creativa. ¿Qué vamos a descubrir en este espectáculo? Este espectáculo celebra el júbilo, es una invitación a la alegría. CirkaCuba es un conjunto moderno y abierto al mundo donde confluyen la música, el baile, el canto y el circo. Se trata de una invitación para celebrar la apertura de esta isla inmensamente rica a los ojos del mundo. Este espectáculo se compone de doce números circenses de gran envergadura, acompañados por un conjunto de cincuenta artistas entre bailarines, cantantes y músicos. 25

cirkacuba presente en accord avec la cie havana

creation et mise en scene : alain m. pacherie

12 nov. 2016 15 jan. 2017 au cirque phenix, paris 12e puis en tournee

01 40 55 50 55 cirquephenix.com LOGO AIRFRANCE Nº dossier : 2007399E Date : 12/12/08 Validation DA/DC : Validation Client

¡50 IMPRESIONANTES ARTISTAS! ¡ACRÓBATAS, BAILARINES, CANTANTES Y MÚSICOS! Del 12 nov. 2016 al 15 ene. 2017 en París, en el Cirque Phénix Del 19 ene. 2017 al 19 feb. 2017 de gira por Francia, Suiza y Bélgica informaciones y reservas: 01 40 55 50 55

www.cirquephenix.com


Yo,

Moi,

y

avec

a solas,

toute seule, les marguerites

las margaritas

par pilar mata solano

D

ernier lever de soleil, Deauville, le printemps. Le grand salon scintille de la poussière des années folles qui danse encore dans les rais de lumière. Michel donnera les clefs à midi. Nous ne reviendrons plus jamais, la maison d’été et toute une époque sont vendues. Au petit matin, mordue par l’insomnie, je descendis au premier étage. Il faisait encore nuit. La pleine lune et le gazouillis des oiseaux pénétraient le silence. L’aurore s’avançait lentement sur le tapis aux mille nuances vertes du jardin. Les branches des arbres se balançaient sous une brise légère, capricieuse. Seul le luxuriant cerisier se détachait, débordant de fleurs blanches, sur le paysage de brume et d’émeraude. Soudain, un oiseau solitaire traversa le ciel ouvert, face à l’aurore, comme une petite nef qui annoncerait la partition du jour. Moi, revêtue d’un drap, je me reflétais dans les vitres de la porte du jardin, tel un songe orné du halo de l’abat-jour, et j’étais face à une vache incongrue, à la robe pie, blanche et noire, couchée sur le gazon et qui rompait l’harmonie de ce spectacle baigné de brume.

Ú

ltimo amanecer, Deauville, primavera. El gran salón destella todavía polvorientos aires de los locos años veinte, Michel entregará las llaves al mediodía. No volveríamos jamás, se había vendido la casa de verano y una época. Durante la madrugada, mordida por el insomnio, descendí a la primera planta; todavía era noche cerrada. El gorjeo de los pájaros y la luna llena invadían el silencio. El amanecer avanzaba lento por el tapiz de los mil verdes del jardín. Las ramas de los árboles se mecían en una brisa dulce, caprichosa. Sólo el frondoso cerezo destacaba pletórico de flores blancas en el paisaje de bruma y esmeralda. Un ave, de súbito, atravesó solitario el cielo abierto frente a la aurora, como una nave que anunciara la partitura del día. Yo, cubierta por la sabana, me reflejada en el espejo de las puertas del jardín igual que un ensueño prendido del halo de la mampara, enfrentándome a una vaca

incongruente tumbada en el césped, de blancas y negras manchas, que quebrantaba la mirada envuelta en neblina. La noche sucumbía y la luna se retiraba lenta detrás de las nubes que huían del cielo amenazadas por el oro mate de un sol de infierno. En el interior de la sala las margaritas adornaban el jarrón de murano turquesa sobre la mesa de caoba. Yo, a solas y las margaritas, había quedado cautiva a través del tiempo, fija, entre la hoja transparente de un doble espejo, surgida de otra época, en un mundo que emerge en el páramo de la hora y que susurra secretos a la luz incierta de quien se encuentra en las líneas de un libro. De repente pensé en Lord Byron, tuve la certitud que también él —envuelto en el mismo misterio— había contemplado lo que mis ojos veían : el cabello, largo, rubio, en superposición entre lo real y la ficción; volé siglos atrás en un hoy y ahora, musa nacida de la pluma del poeta que se funde al alba. 26

Después, breve mañana, en los brazos del sueño viajé a la Eterna Roma, a una Roma inexistente que nadie podrá contemplar porque sólo existe en desvaríos oníricos y laberintos de sombras. Vi plazas con mil columnas y escaleras de mármoles rosa que trepaban y descendían enroscadas hasta lo alto de un inmenso Duomo. Pequeñas plazas, de árboles tamizados por la bruma del bosque en cuentos encantados. He visto centenas de estudiantes sentados en un anfiteatro contemplando la inmensidad de siglos que, tal vez, existiera en uno de esos milenios de la historia desaparecida. ¡Oh, qué pobres son las palabras! ¡Y pudo! En un descuido milagroso, ojo que se desvanece en un infinito alterno. —Te amo en este incontestable tiempo que muere sin remedio. —Me agradan las cosas en tu ausencia, desprovistas de ti y tan presentes. —El silencio se derrama con nosotros y el torpe pudor de las horas pasa.

© bárbara crédit barbanoj

por pilar mata solano

La nuit agonisait et la lune se retirait lentement derrière les nuages qui s’enfuyaient du ciel, menacés par l’or mat d’un soleil infernal. A l’intérieur de la salle, les marguerites ornaient le vase de Murano turquoise posé sur la table d’acajou. Moi, toute seule, avec les marguerites, j’étais restée captive du temps traversé, figée, entre la feuille transparente d’un

double miroir, venue d’une autre époque, en un monde qui émergeait dans la lande de l’heure et soupirait des secrets à la lumière incertaine de celui que l’on rencontre dans les lignes d’un livre. Je pensai soudain à Lord Byron. J’eus la certitude que lui aussi, enveloppé dans le même mystère, il avait contemplé ce que mes yeux regardaient : une chevelure, longue, blonde, flottant entre le réel et la fiction. Muse née de la plume du poète, qui se dissipe à l’aube, je volais en un aujourd’hui et maintenant des siècles en arrière. J’ai par la suite voyagé dans les bras du rêve vers l’éternelle Rome, une Rome qui n’existe pas et que personne ne pourra contempler car elle existe seulement dans les délires oniriques et les labyrinthes d’ombres. J’ai vu des places aux mille colonnes et aux escaliers de marbre rose qui montaient et descendaient, se lovant jusqu’au sommet d’un immense dôme. Des petites places, des arbres tamisés par la brume des forêts des contes enchantés. J’ai vu des centaines d’étudiants assis dans un amphithéâtre contemplant l’immensité de siècles qui auraient peut-être existé dans l’un de ces millénaires de l’histoire disparue. Oh, comme les mots sont pauvres ! Ça y est ! Par une négligence miraculeuse, œil qui s’éteint en une infinie alternance. — Je t’aime au sein de ce temps incontestable qui meurt sans aucun remède. — Les choses me plaisent dans ton absence, dépourvues de toi et tellement présentes. — Le silence se répand avec nous et la gauche pudeur des heures passe. 27


E

l pasado 11 de Julio se realizó en Paris el primer gran encuentro internacional de científicos peruanos denominado Sinapsis 2016; este evento contó con la presencia de más de 120 expositores y colaboradores. Durante 3 días los asistentes disfrutaron de un selecto programa de conferencias, exposiciones y mesas redondas, donde reconocidos especialistas compartieron sus trabajos y avances en diferentes campos de la ciencia, tales como la física, la química, la medicina, la nanotecnología, la computación, la biología, las matemáticas, la ingeniería, entre otros. Entre las exposiciones más destacadas estuvo la realizada por el científico peruano Marino Morikawa, el tema que expuso fue: “La recuperación de hábitats naturales y tratamientos de aguas contaminadas”. Cabe señalar que Morikawa es uno de los científicos más reconocidos en el mundo, gracias a que ha recuperado 30 hábitats naturales con técnicas de nanotecnología. El científico ha creado un sistema de micronanoburbujeo, que consiste en burbujas 10.000 veces más pequeñas que las de las bebidas gaseosas las cuales permanecen entre 4 y 8 horas en el agua contaminada, tiempo durante el cual atrapan e inmoviliza los virus y bacterias tras lo cual las destruye y luego se evaporan. Su próximo desafío, es revertir la contaminación del lago Titicaca y el Río Chira (ubicado al sur del Ecuador y norte del Perú) junto a la ONG Camino Sostenible.

Entrevista

El Café Latino tuvo la oportunidad de entrevistar al encargado del comité organizador, el Doctor en Física e Investigador en el Institut de Recherche Curie, Kevin Contreras. ¿Doctor Contreras cuéntenos cuál fue el objetivo principal de este evento? Kevin Contreras: El objetivo principal del evento fue establecer SINAPSIS como un motivo de reunión de la comunidad científica peruana residente en el exterior, de esta forma lograr que sirva como un canalizador para fortalecer las relaciones entre científicos peruanos sin importar en que parte del mundo estén, queremos que sea un espacio donde ellos puedan dar a conocer sus trabajos de investigación y sus proyectos. Nuestra idea es sentar las bases necesarias para realizar esta convocatoria periódicamente. Nos gustaría también establecer nexos entre diferentes instituciones tanto europeas como latinoamericanas y de esta forma generar una mayor interacción científica, teniendo como actores principales la

Sinapsis 2016:

Sinapsis 2016:

Científicos Peruanos for Export

Des Scientifiques Péruviens pour l’Exportation!

par delia arrunátegui

C

comunidad de científicos peruanos. La ciencia y la tecnología en el Perú A pesar de que en la última década Perú ha tenido un gran crecimiento económico, el país en varios aspectos aún sigue estando detrás de otros países latinoamericanos. Entre los factores que obstaculizan el desarrollo global del Perú se encuentran la poca capacidad en investigación e innovación y la baja inversión Estatal que se realiza en ciencia y tecnología en comparación con otros países con niveles similares de desarrollo. Sin embargo esta realidad puede revertirse en los próximos años, ya que gradualmente el presupuesto que el Gobierno peruano otorga para el desarrollo de la ciencia y la tecnología va en aumento, mientras que en 2013 solo se destinó 17,4 millones de dólares, en 2014 el presupuesto llegó hasta 42 millones de dólares. A pesar de ello la inversión sigue siendo baja si se le compara con otros países de la región, como por ejemplo Colombia, que en 2012 contó con un presupuesto de 210 millones de dólares, Chile da el ejemplo en Latinoamérica, ya que es el pais que más invierte en ciencia y en tecnología, en 2013 su Gobierno destinó un presupuesto de 546 millones de dólares. Una apuesta hacia el futuro La acción que ha tomado el Gobierno peruano de aumentar de forma significativa la inversión en investigación e innovación con el propósito de impulsar la transformación productiva de la economía (mayor valor añadido y mayor diversificación industrial) es una realidad. De seguir 28

con este plan en su política de desarrollo, en los próximos años Perú podrá cosechar los enormes beneficios que van a generase debido a esta inversión. Sin duda un giro que pondrá al mencionado país latinoamericano en el camino correcto hacia un verdadero desarrollo económico y social.

© delia arrunategui

/ @arrunategui22

e dernier 11 juillet s’est tenue à Paris la première grande rencontre internationale de scientifiques péruviens. Appelé Sinapsis 2016, cet événement a rassemblé plus de 120 exposants et collaborateurs. Pendant 3 jours, les participants ont pu apprécier un programme de conférences sélectionnées, d’expositions et de tables rondes, où des spécialistes renommés ont fait part des avancées de leurs travaux dans divers domaines de la science, tels que la physique, la chimie, la médecine, les nanotechnologies, l’informatique, la biologie, les mathématiques, l’ingénierie, entre autres. Parmi les interventions les plus remarquées, on peut citer celle réalisée par le chercheur péruvien Marino Morikawa, qui avait pour thème « La récupération des habitats naturels et le traitement des eaux polluées ». Il convient de préciser que Morikawa est l’un des scientifiques les plus éminents au monde, ceci dû au fait qu’il ait pu récupérer 30 habitats naturels grâce à l’utilisation de techniques nanotechnologiques. Le chercheur a créé un système de micro-nano bulles, 10 000 fois plus petites que celles des boissons gazeuses, et qui restent entre 4 et 8 heures dans de l’eau polluée, période durant laquelle elles attrapent et immobilisent les virus et bactéries, pour ensuite les détruire, puis s’évaporer. Son prochain défi est de contrer la pollution du lac Titicaca et du fleuve Chira (situé au sud de l’Équateur et au nord du Pérou), en coopération avec l’ONG Camino Sostenible.

Entretien

El Café Latino a eu l’opportunité de réaliser une interview de Kevin Contreras, le responsable du comité organisateur, Docteur en Physique et Chercheur à l’Institut de Recherche Curie.

© crédit

por delia arrunátegui

Docteur Contreras, quel était l’objectif principal de cet événement ? Kevin Contreras : L’objectif principal de cet événement était de faire en sorte que SINAPSIS soit une opportunité pour les scientifiques péruviens résidant à l’extérieur du pays de se rencontrer, pour ainsi réussir à créer une dynamique renforçant les relations entre les chercheurs péruviens, où qu’ils se trouvent dans le monde. Nous voulons que cet espace soit un endroit où ils puissent faire connaître leurs

travaux de recherche et leurs projets. Notre idée est de poser les bases nécessaires afin de réaliser cet événement de manière régulière. Nous aimerions aussi établir des liens entre différentes institutions, que ce soit en Europe ou en Amérique latine, et ainsi générer une plus grande interaction scientifique, avec, comme acteurs principaux, la communauté de chercheurs péruviens. La science et la technologie au Pérou Alors que le Pérou a connu une importante croissance économique durant la dernière décennie, il reste malgré tout à la traîne derrière les autres pays latino-américains dans de nombreux aspects. Parmi les facteurs qui sont un obstacle au développement global du Pérou, on trouve la faible capacité de recherches et d’innovation ainsi que le peu d’ investissements en sciences et technologie de la part de l’État, comparativement à d’autres pays qui montrent des niveaux semblables de développement. Toutefois, cette réalité peut se renverser dans les prochaines années, étant donné que, progressivement, le budget alloué par le gouvernement péruvien au développement de la science et des technologies augmente : alors qu’il n’était que de 17,4 millions de dollars en 2013, il a atteint 42 millions de dollars pour l’année 2014. Malgré tout, cet investissement reste bas au regard d’autres pays de la région, comme la Colombie, qui a bénéficié en 2012 d’une enveloppe budgétaire de 210 millions de dollars. En Amérique latine, c’est le Chili qui fait figure d’exemple, étant le pays qui investit le plus d’argent dans les sciences et les technologies, avec 546 millions de dollars de budget alloués en 2013. Un pari sur l’avenir L’action menée par le gouvernement péruvien, qui consiste à augmenter de manière significative l’investissement dans la recherche, afin de dynamiser la transformation productive de l’économie (plus grande valeur ajoutée et plus grande diversification industrielle), est une réalité. En gardant ce cap dans les années à venir, le Pérou pourra récolter les énormes bénéfices générés grâce à cet investissement. Ce sera sans nul doute un tournant décisif qui mettra ce pays latino-américain sur la bonne voie vers un véritable développement économique et social. 29


AÑO NUEVO

JOUR DE L’AN

por mariposa del castillo

par mariposa del castillo

T

T

postal, menos banal, menos estúpida y con un poco de alma. Al interior hace calor. Jo ha preparado el té y juntas miramos la nieve caer. De pronto me siento como si estuviera en

rois jours de fièvre, de toux grasse et des kilos de mouchoirs et hop je me lève! Je suis à nouveau moi. Je ressens encore un peu de fatigue, mais ça va aller. Un peu de poisson au déjeuner pour reprendre des forces et je peux attaquer à nouveau le quotidien. Je viens de vivre trois jours de délire et d’anxiété. J’ai fait des cauchemars, j’ai rêvé d'araignées et de scorpions. J’ai vu le plafond de ma maison qui se remplissait d’eau, et j’étais à l’intérieur. J’ai commencé à étouffer dans cette eau boueuse et menaçante. Je me suis réveillée en sueur. J’ai froid, il fait très froid, un froid de canard. D’où vient-elle cette expression ? Qu’ont-ils à voir là dedans les canards ? Ils ne sont pas norvégiens les canards ? J’ai rendez-vous cet après-midi. Il fait froid, mais j’ai besoin de sortir un peu. Je sens mes jambes à moitié engourdies. Mes bottes glissent sur le verglas et laissent des empreintes pleines de boue et d’humidité. Quand j’arrive chez Jo, il commence à neiger. C’est de la vraie neige ! On a attendu ce moment pendant deux ans. Un

esas bolas de cristal con nieve artificial que regalan a los niños. El tiempo se detiene. No hay ruido, todo es silencio. No tengo noción del tiempo. Nada nos molesta. Una luz nos envuelve, tamizada. El cielo no es azul sino gris y bello. La luz brilla y se refleja en el piso mojado, dando al departamento un aspecto luminoso y único. El té, las cortinas anaranjadas, los cojines, todo tiene un aspecto “zen”. Jo me hace un regalo, es un amuleto. Está hecho a la mano, con una tela roja. Jo estudió las tradiciones asiáticas y se inspiró de su simbología para fabricarlo. Hace regalitos a la mano que luego entrega a sus amigos y colegas. El amuleto representa un conejito con largas orejas.

J’adore quand Paris ressemble à une carte postale, moins banale, moins stupide et avec un peu plus d’âme. A l’intérieur il fait très chaud. Jo a préparé le thé et on regarde la neige tomber. Et puis, tout à coup, je me sens comme si j’étais à l’intérieur d’une de ces boules qu’on offre aux enfants, pleines de neige artificielle. Le temps s’arrête net, pas de bruit, pas de silence, aucune notion du temps qui passe. Pas d’existence qui vienne déranger la nôtre. Une lumière tamisée nous enveloppe. Le ciel n’est pas bleu mais il est gris et beau. La lumière scintille et se reflète sur le sol mouillé . Elle donne un éclat qui rend cet appartement unique. Le thé parfumé, les rideaux de couleur orange, les coussins sur le sol, tout est parfait pour être zen. Jo m’offre un cadeau, c’est un porte-bonheur. Il a été fait à la main, avec un morceau de tissu rouge. Jo a étudié les traditions asiatiques et s’est inspirée de leur symbolique pour le réaliser. Elle travaille beaucoup à la main. Elle fait des petits cadeaux qu'elle offre à ses amis et à ses collègues de travail. Le porte-bonheur représente un lapin avec de longues oreilles rouges.

Quand je sors de chez Jo je ne pense qu’à mon petit cadeau lapin, tellement mignon… Mes bottes glissent sur le verglas et je tombe sur le trottoir gelé. Je sens ma tête toucher le sol, je vois le rouge de mon sang s’écouler doucement sur la neige.

Encantador!

© crédit

Cuando salgo de la casa de Jo estoy pensando en mi amuleto, tan lindo… Mis botas resbalan en la nieve y caigo sobre el suelo helado. Mi cabeza se da contra la vereda, veo la sangre roja derramarse suavemente sobre la nieve.

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hiver neigeux et blanc, comme dans les cartes postales.

Adorable !

© jenny del castillo

res días de fiebre, tos, un kilo de pañuelos et paf! me levanto. Soy yo nuevamente. Todavía estoy un poco cansada, pero bueno… Un poco de pescado en el desayuno para tomar fuerzas y ataco el ritmo cotidiano. Acabo de vivir tres días de delirio y ansiedad. Tuve pesadillas. Soñé con arañas y escorpiones. Ví el techo de mi casa llenándose de agua. Yo estaba adentro. Empecé a sofocar con el agua amenazadora. Desperté bañada en sudor. Tengo frío, hace mucho frío. Un frío como un pato helado. Qué tienen que ver los patos en todo esto? Vienen de Noruega? No sé. Tengo una cita esta tarde. Hace frío pero debo salir un poco. Mis piernas están dormidas. Mis botas se resbalan en el hielo y dejan huellas de lodo. Cuando llego a casa de Jo comienza a nevar. Es nieve de verdad! He esperado este momento durante dos años. Un invierno blanco como en las postales. Me encanta París cuando parece una

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Si tu vas à

Cannes

Si vas para L

o primero que deben conocer es que el Short Film Corner es, en principio, un mercado. La pregunta sería: estamos preparados para tener presencia y, desde luego, posicionamiento en este mercado. El cine peruano, en específico, se halla en un despertar. Arrastra la somnolencia de las décadas pasadas. Por años, relegado, como muchas otras manifestaciones culturales en el país. Un grueso error. La nueva administración parece abordar el problema de fondo. Se replantea la educación con una, más nutrida, currícula escolar, donde las artes no sean materias menores. Sin embargo, es preciso mencionar que ya se han dado muestras de un respaldo al cine nacional. Siendo honestos: no hubiésemos podido asistir al Festival sin el valioso aporte de PROMPERÚ. Organismo público que tiene la misión de posicionar al Perú en el mundo a través de la promoción de su imagen. Hay, como se dice, mucho por hacer. Nuestro cine ya no arrastra el

estigma de las secuelas de una cruenta guerra interna, de años plagados por actos terroristas que desangraron al país, que lo dividieron. No. Estamos tras los pasos de una identidad propia. Los cortometrajes son el caldo de cultivo para realizadores cada vez más versátiles. Las redes sociales son una fuerte plaza para nuevas producciones. Sin que signifique una mejor y más democrática oferta para quienes las consumen. Hay, en definitiva, más interés por el cine “hecho en Perú”. Lo segundo que se debe decir es que hay una gran apertura, esa fue la sensación que nos trajimos, hacia la producción latinoamericana. Esto casi va de la mano con la constante asociación del país con Macchu Picchu, la gastronomía; pero (sin que sea una queja) nosotros no llevábamos una camiseta con la imagen de dicha joya arquitectónica, ni eramos chefs. Lo nuestro era un cortometraje donde confluyen la búsqueda de un hombre y la majestuosidad de unos paisajes que terminan por cobrar un justo protagonismo.

L

En palabras de nuestro Director Jorge Monsalve: “Apacheta es el retrato de un hombre que se halla en un sitio al que no pertenece, en medio de la búsqueda de lo tangible y material pero termina por encontrar todo lo contrario; un nuevo hogar, una rutina nueva o inclusive a sí mismo. Es hablar de la relación emocional entre el ser humano y su entorno, su existencia y sus creencias”. Debajo de cada piedra en Perú puede hallarse una historia que aguarda para ser contada. Si eres lo bastante ¿Loco? no te dejarás arrastrar por las voces de tus miedos internos, por la rutina o por las ganas de asegurar el pan de cada día. Te irás a dormir; pero pensarás en ella. Y si le permaneces fiel, un día la plasmarás en papel y, más tarde, tal como sucedió con Jorge Monsalve y ese pequeño equipo en las montañas de la sierra de Perú, la inmortalizarás con una cámara. Y, por qué no, podrías terminar en un tren rumbo a Cannes.

¡Hasta el próximo Can’! 32

par javier mendoza

© javier créditmendoza / jorge monsalve

por javier mendoza

Cannes

a première chose à savoir c’est que le « Short Film Corner » est avant tout un marché. La problématique serait: nous sommes prêts à être présents et, par conséquent, avoir une position sur ce marché. Le cinéma péruvien, en particulier, est en train de sortir de l’ombre. Il traîne la somnolence des années passées. Il a été laissé de côté durant des années, tout comme beaucoup d’autres manifestations culturelles dans le pays. Grave erreur. La nouvelle administration paraît s’attaquer au problème de fond : on repense l’éducation avec un programme scolaire plus complet au sein duquel les arts ne seront plus des matières secondaires.

Les courts métrages sont un bouillon de culture alimenté par des réalisateurs de plus en plus polyvalents. Les réseaux sociaux sont la place forte des nouvelles productions. Cela ne signifie ni une meilleure offre ni une offre plus démocratique pour les consommateurs, mais il y a plus d’intérêt pour le cinéma « fait au Pérou ». La deuxième chose qu’il faut relever, est qu’il y a une grande ouverture, c’est ce que nous avons ressenti, envers la production d’Amérique latine. Cela s’accompagne de l’association systématique du pays au Macchu Picchu et à la gastronomie, mais (nous ne nous en plaignons pas) nous n’avions pas l’image de ce joyau architectural et nous n’étions pas considérés comme des chefs.

Il faut néanmoins préciser que des preuves du soutien au cinéma national ont déjà été apportées. Soyons honnêtes : nous n’aurions jamais pu assister au Festival sans la subvention importante de « Promperu », organisme public qui a pour mission de promouvoir le Pérou à l’international grâce à l’amélioration de son image. Il reste beaucoup à faire. Notre cinéma ne traîne plus les stigmates des séquelles d’une sanglante guerre interne, d’années infestées par des actes terroristes qui ont détruit et divisé le pays. Non. Nous sommes sur les traces de notre propre identité.

Notre réalisation est un court-métrage où confluent la recherche d’un homme et des paysages majestueux qui finissent par avoir la place qu’ils méritent. Pour reprendre les termes de notre directeur Jorge Monsalve : « Apacheta est le portrait d’un homme qui se trouve au sein d’un lieu auquel il n’appartient pas, à la recherche du tangible et du matériel mais il finit par trouver tout le contraire : un nouveau foyer, une nouvelle routine et également soi-même. Apacheta aborde la relation émotionnelle entre l’être humain et son entourage, son existence et ses croyances. » 33

Pour reprendre les termes de notre directeur Jorge Monsalve : « Apacheta est le portrait d’un homme qui se trouve au sein d’un lieu auquel il n’appartient pas, à la recherche du tangible et du matériel mais il finit par trouver tout le contraire : un nouveau foyer, une nouvelle routine et également soi-même. Apacheta aborde la relation émotionnelle entre l’être humain et son entourage, son existence et ses croyances. » Au Pérou, sous chaque pierre se cache une histoire qui attend d’être contée. Si tu es assez fou, tu n’écouteras pas les voix de tes peurs profondes, ni la routine, ni la nécessité du quotidien. Tu iras dormir mais tu penseras à elle. Et si tu lui es fidèle, tu la coucheras un jour sur du papier et plus tard, comme cela arriva à Jorge Monsalve et à cette petite équipe dans les montagnes de la Sierra du Pérou, tu l’immortaliseras avec une caméra et, pourquoi pas, tu finiras dans un train filant vers Cannes.

A bientôt à Cannes !


MadyGraf : les défis d’une usine sans patron à Buenos Aires par louise michel d’annoville

Gustavo, employé depuis 24 ans dans l’imprimerie, avertit ses collègues qu’il doit s’absenter pour faire visiter l’établissement : « C’est l’un des avantages à ne pas avoir de

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Leur dernier projet en cours : l’ouverture d’une garderie dans l’ancien bureau des ressources humaines.

« Il y a tout un tas de préjugés autour des entreprises récupérées en Argentine, personne n’avait confiance au début» . Donnelley a pris soin de contacter les anciens clients pour leur dresser un tableau apocalyptique de la situation. « Ils ont raconté que nous étions en train de nous enfuir avec les machines, ou que certains dormaient dans les couloirs depuis la fermeture de l’usine » déplore Jorge, qui depuis, invite les clients à s’assurer, en personne, du bon fonctionnement de l’entreprise. Aujourd’hui, MadyGraf a atteint 80% de la production réalisée pendant l’ère Donnelley.

Coordination entre usines récupérées

Sous les néons à moitié allumés par souci d’économie, trois femmes traversent l’immense hangar avec un maté à la main, la boisson nationale. Erika, Emiliana et Anahi font partie de la « Commission des Femmes » qui a joué un rôle moteur dans la récupération de l’entreprise. Épouses ou compagnes des ouvriers de MadyGraf, elles ont lancé une campagne de solidarité nationale avec des banques alimentaires pour soutenir les familles. Selon la tradition de l’escrache en Argentine, elles se sont également rendues – avec leurs enfants dans les bras – au domicile de l’ancien patron de leurs maris. «Nous tenions à lui dire en face que nous allions lutter pour chaque poste » rappelle Anahi, faisant ainsi écho à leur slogan : «derrière chaque travailleur, il y a une famille ». Aujourd’hui, vingt membres de la Commission font partie de l’équipe de MadyGraf.

© louise michel d’annoville

« La Commission des Femmes » : un soutien de poids

Les marques de solidarité sont nombreuses, non seulement au sein de la fabrique mais aussi entre plusieurs usines autogérées dont l’imprimerie WorldColor, ou la céramique Zanon, récupérée par les travailleurs pendant la crise de 2001 et devenue l’un des symboles des entreprises autogérées en Argentine. Une rencontre régionale d’ouvriers s’est tenue à MadyGraf en décembre dernier. Objectif : devenir un laboratoire d’idées et une source d’inspiration. « Nous sommes un peu avant-gardistes et avons changé la mentalité individualiste qui régnait ici » se targue Jorge. Un an et demi après, les obstacles restent cependant nombreux : le projet de loi pour l’expropriation est bloqué depuis des mois et les divergences internes quant à l’avenir de l’usine de plus en plus palpables.

« Tout n’est pas rose : le contrôle ouvrier comprend de nombreuses contradictions » reconnaît Jorge. Certains seraient prêts à vendre des machines pour s’assurer un salaire à la fin du mois, tandis que d’autres souhaiteraient rester sous forme de coopérative traditionnelle, sans se soucier de la pérennité du projet. Dans le local syndical, Jorge se fraie un chemin entre le mégaphone, les banderoles des manifestations, les tracts politiques du Parti des Travailleurs Socialistes (PTS) et les posters de Manu Chao pour finalement atteindre un article de journal qui présente un homme encerclé par la police lors d’un piquete (blocage routier): « Ils m’ont un peu tabassé, puis m’ont mis en prison » raconte Jorge. Quelques 200 camarades se sont aussitôt rendus au commissariat pour qu’il soit libéré. « Si tu touches à l’un d’entre nous, c’est à tout le monde que tu touches » lance-t-il : l’autre devise phare de MadyGraf.

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'Ils sont partis du jour au lendemain'

patron ! » plaisante-t-il. Le 11 août 2014, en arrivant à l’usine, il a trouvé ses collègues attroupés devant la porte d’entrée en train de lire une lettre de la direction. « Faillite express » lâche-t-il. « Ils sont partis du jour au lendemain, sans donner aucune explication ». Sa voix se mêle aux claquements métalliques qui s’échappent des rotatives et des découpeuses de la pièce voisine. « Nous nous sommes brusquement retrouvés sans revenus, sans sécurité sociale : imaginez-vous ce que cela représente pour une famille avec trois enfants ! ». Les ouvriers ont saisi la justice pour dénoncer la faillite frauduleuse et le modus operandi de la multinationale américaine Donnelley. Sur les 450 employés que comptait la société Donnelley, ils ne sont plus que 215 aujourd’hui. Ceux qui sont restés ont récupéré l’entreprise, sous la forme d’une coopérative ; ils réclament l’expropriation et l’étatisation de MadyGraf, sous contrôle ouvrier. Les étages supérieurs du bâtiment, autrefois réservés à la direction, sont désormais condamnés : « depuis leur départ, nous sommes tous au même niveau » explique Jorge Medina, ex-employé de Donnelley. Ici, tout le monde reçoit le même salaire et les décisions sont votées pendant les assemblées générales. Après la faillite de l’usine, il a fallu s’organiser et composer avec les moyens du bord. Un machiniste s’improvise alors cuisinier : « du jour au lendemain je me suis mis à faire des pâtes pour 300 personnes » se souvient l’homme accoudé à une pile de revues qui viennent d’être reliées. Pour remonter le moral de ses compañeros, il organise même des karaokés tous les vendredis.

REMERCIEMENTS À / AGRADECIMIENTOS A: http://www.altermondes.org/

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orsque la direction de MadyGraf a annoncé sa faillite en 2014, une partie des ouvriers de l’imprimerie a récupéré l’usine en autogestion. Sans patron, à salaires égaux et face aux préjugés persistants à l’encontre de cette gouvernance – qui n’est pas sans difficulté, ils assurent aujourd’hui 80% de la production réalisée avant le départ de la direction. Au cœur de la zone industrielle nord de Buenos Aires, l’une des plus grandes imprimeries du pays tourne sans patron. Après la faillite de l’usine en août 2014, les ex-employés ont décidé de résister en occupant les lieux puis en relançant la production. Ce modèle d’autogestion s’est fortement développé en Argentine avec la crise de 2001 : aujourd’hui il existe 350 entreprises récupérées qui emploient 16 000 personnes. Une victoire pour les ouvriers, mais aussi un défi de taille à relever. Dans le hall de l’usine, le bruit sourd des machines remplace le vrombissement incessant du trafic extérieur. Sur le mur, des lettres en papier découpées à la main dévoilent le nouveau nom de l’imprimerie autogérée par les ouvriers : « MadyGraf Argentina ». « La décoration est un peu précaire » s’excuse une ouvrière qui lance un coup d’œil à l’inscription réalisée par les enfants des écoles publiques voisines pour remercier MadyGraf d’avoir confectionné gratuitement 10 000 cahiers.

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l vallenato es un género musical tradicional surgido de la fusión de expresiones culturales del norte de Colombia: canciones de los vaqueros del Magdalena Grande, cantos de los esclavos africanos y ritmos de danzas tradicionales de los pueblos indígenas de la Sierra Nevada de Santa Marta. Todas estas expresiones se han mezclado también con elementos de la poesía española y el uso de instrumentos musicales de origen europeo. Nostálgicas, alegres, sarcásticas y humorísticas, las letras de las canciones del vallenato interpretan el mundo a través de relatos en los que se combinan el realismo y la imaginación. Los instrumentos tradicionales del vallenato son tres: la caja (pequeño tambor que se toca con las manos), la guacharaca (pedazo de madera con ranuras que se raspan con un peine de alambre) y el acordeón. Este género musical, que posee cuatro aires principales con esquemas rítmicos propios, se interpreta en festivales musicales específicos y también, esencialmente, en parrandas de familiares y amigos, por lo que desempeña un papel esencial en la creación de una identidad regional común. Además de su transmisión en esas ocasiones, el vallenato es objeto de una enseñanza académica formal. Actualmente, la viabilidad de este elemento del patrimonio cultural afronta una serie de amenazas, en particular las derivadas del conflicto armado existente en el país, exacerbado por el narcotráfico. Además, un nuevo tipo de vallenato está marginando el género musical tradicional y atenuando el papel que éste desempeña en la cohesión social.Por último, cabe señalar que cada vez se usan menos los espacios callejeros para las parrandas vallenatas, con lo cual se corre el peligro de que desaparezca un medio importante de transmisión intergeneracional de los conocimientos y prácticas musicales.

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a musique traditionnelle vallenato est née de la fusion entre des expressions culturelles de Colombie du Nord, des chansons des éleveurs de vaches de la Magdalena Grande, des chants des esclaves africains et les rythmes des danses traditionnelles des peuples autochtones de la Sierra Nevada de Santa Marta. Ces expressions ont également été associées à la poésie espagnole et aux instruments de musique européens. Les paroles qui accompagnent la musique vallenato expliquent le monde à travers des histoires où se fondent réalisme et imagination. Ces chansons mêlent tour à tour nostalgie, joie, sarcasme et humour. Les instruments traditionnels comportent un petit tambour sur lequel on joue uniquement avec les mains, un morceau de bois rainuré sur la surface duquel on frotte un peigne en fil de fer et un accordéon. La musique traditionnelle vallenato se retrouve à travers quatre rythmes ou « airs » principaux, chacun possédant son propre schéma rythmique. Elle s’interprète à l’occasion de festivals de musique vallenato et essentiellement lors des ''parrandas'' où les amis et les familles se retrouvent, jouant ainsi un rôle crucial dans la construction d’une identité partagée régionale. Elle est également transmise à travers l’enseignement dans les milieux académiques formels. L’élément est actuellement exposé à un certain nombre de risques menaçant sa viabilité, notamment les conflits armés en Colombie alimentés par le trafic de drogue. Un nouveau courant de musique vallenato marginalise peu à peu la musique traditionnelle Vallenato et affaiblit son rôle dans la cohésion sociale.

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