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La mĂŠmoire


La mĂŠmoire


Un livre doit avoir un début et une fin, c’est un espace dans lequel le lecteur doit entrer, errer, voire se perdre; mais vient le moment où il lui faut trouver une issue, ou même plusieurs, la possibilité de se frayer un chemin pour en sortir.


Des livres qui deviennent comme des continents imaginaires dans lesquels d’autres œuvres trouveront leur place.


Toutes ces beautés, le voyageur les connaît déjà pour les avoir vues aussi dans d’autres villes.


Il vient à l’homme qui chevauche longtemps au travers de terrains sauvages,le désir d’une ville.


Canaux de couleur verte qui traversent la ville et la divisent en neuf quartiers.


Les mesures de son espace.


Ville baignĂŠe par des canaux concentriques.


Interchangeable. L’œil ne voit pas des choses mais des figures de choses qui signifient d’autres choses.


Rappel instantanĂŠ


Ne peut oublier celui qui l’a vue une fois.


Double, triple.


Mille puits; s’est élevée présume-t-on sur un profond lac souterrain. Son perimètre verdoyant répète celui des rives obscures du lac enseveli.


Elle répète ses signes pour que la ville commence à exister.


Se rĂŠpand sur des milles aux alentours


Ce sont les formes que la ville aurait pu prendre si, pour une raison ou une autre, elle n’était devenue telle qu’aujourd’hui nous la voyons.


Une ville sans forme ni figures et les villes particulières la remplissent.


Superpositions successives d’un premier dessein désormais indéchiffrable.


Contenir son regret des changements dans des limites précises. Gardez-vous bien de leur dire que parfois des villes différentes se succèdent sur le même sol et sous le même nom, naissent et meurent sans s’être connues, sans jamais avoir communiqué entre elles


pelote.

Des rues qui tournent sur elles-mêmes comme les fils d’une


Je devais me libérer des images qui jusqu’ici avaient annoncé les choses que je cherchais.


Ni murs, ni plafonds, ni planchers.


Que ton esprit ne garde pas une image dĂŠformĂŠe.


Seul change le nom


Comme des lignes qui relient une figure à l’autre et dessinent des flèches, des étoiles, des triangles.


La vie de la ville se dĂŠroule avec le calme propre au mouvement.


De nouvelles figures rapides.


C’est alors que ces restes de la première splendeur qu’on avait sauvés en les adaptant


L’une des moitiés est fixe

l’autre est

provisoire


C’est selon l’humeur de celui qui la regarde qu’elle prend sa forme.


Un point pas plus grand qu’une tête d’épingle


Il ne me reste plus qu’à te parler de la première, parce que le souvenir de l’autre, comme j’ai manqué de mots pour le fixer, s’est perdu.


Dans quel ordre


Une ombre dentelĂŠe, anguleuse qui se dessine sur le feuillage.


Les uns et les autres sont si petits qu’on ne les voit pas et si nombreux qu’on ne peut pas les compter.


Elle a de la terre à la place de l’air


La vĂŠritable forme de la ville.


Une planète flottant au vent d’épluchures de pommes de terre.


Des échafaudages qui recouvrent d’autres échafaudages.


Il imprime les vieux dessins.


Les phrases ainsi que les mots utilisés dans ce travail sont extraits du livre «Les villes invisibles» d’Italo Calvino.


La memoire  

Travail basé sur le livre "les villes invisible" d'Italo Calvino