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Carnet de

voyage part 1 : Vision du passĂŠ

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part 2 : Sur les traces du Wall Trade Center

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part 3 : Aux pays des spaguettis

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part 4 : Sur la route des couleurs

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part 5 : À la recherche des stars

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Steve McCurry (né le 24 février 1950 à Philadelphie, dans l’État de Pennsylvanie, États-Unis) est un photographe américain. Membre de l’Agence Magnum depuis 1986, il parcourt le monde à la recherche de ce qu’il appelle « l’inattendu, le moment du hasard maîtrisé, qui permet de découvrir par accident des choses intéressantes que l’on ne cherchait pas. » Il est très connu pour sa photographie en couleur très évocatrice, dans la tradition du reportage documentaire.

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Biographie

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Steve McCurry rêvait, étant jeune, de devenir un cinéaste documentaire. Il fit des études au collège d’Arts et d’Architecture de l’Université d’Etat de Pensylvanie (Penn State), où il a obtenu un diplôme avec délicitations. À 19 ans, il passe une année à voyager en Europe, un peu partout, travaillant comme serveur dans un restaurant à Amsterdam, puis à Stockholm. Il est ensuite parti à la découverte de l’Amérique du Sud, puis de l’Afrique. « Je crois que j’ai toujours voulu voir le monde, explorer de nouvelles cultures », dit-il dans une interview publiée sur internet à l’occasion de la

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sortie de son livre «Sud Sud-Est» qui assemble ses images de l’Asie du Sud et du Sud-Est. McCurry a donc cherché une profession lui permettant de concrétiser cette envie. Il débutta sa carrière en travaillant deux ans comme photographe dans un journal, qu’il quitta pour partir en Inde, en 1978, comme photojournaliste pigiste. C’est là, qu’il a appris à observer la vie et à attendre. Il se rendit compte que lorsque l’on attend, « les gens oublient l’appareil et leur âme pénètre sans l’image.»


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Sa carrière s’est trouvée lancée quand, déguisé avec une tenue indigène, il franchit sa frontière entre le Pakistant et l’Afghanistan pour pénétrer dans les zones contrôlées par les moudjahiddins («combattants d’Islam»), juste avant l’invasion soviétique. quand il ressotit - il avait fait coudre les rouleaux de film à l’intérieur de ses vêtements - ses images furent publiées dans le mondde entier et étaient parli les premières qui montraiet le coflit qui venait de débuter. Son reportage obtint le Prix Robert Capa Gold Medal pour le meilleur reportage photographique à l’étranger,

une récompense consacrant les photographes ayant fait preuve d’un courage et d’un esprit d’initiative exceptionnels. McCurry a couvert beaucoup de zones de conflits internationnaux ou civils, parmi lesquels la Guerre Iran-Iraq, la guerre civile libanaise, le Cambodge, les Philippines, la Guerre du Golf, l’éclatement de l’Ex-Yugoslavie et l’Afghanistan. Il s’est surtout intéressé aux sonséquences humaines de la guerre.

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Dès les premières images, le ton est donné: c’est le McCurry reporter que l’on croisera ici. “Ce livre est très différent de tous ceux que j’ai pu faire par le passé.” Nous sommes en 1979. Steve McCurry a 29 ans. Il vient de quitter le journal de Philadelphie où il s’ennuyait comme simple photographe. Le voici en compagnie des moudjahidines combattant l’armée afghane soutenue par l’Union soviétique. Ses images lui vaudront ses premières publications dans le “New York Time” et la Robert Capa Gold Medal Award. Ouvrir ce vaste livre par un reportage en noir et blanc vaut profession de foi: McCurry le portraitiste, McCurry le maître de la couleur, rappelle qu’il est avant tout, et depuis toujours, photoreporter.

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L’ouvrage se révèle un gigan-

tesque carnet de voyage recelant des trésors. Des fameux clichés, d’autres jamais publiés, mais aussi des “documents non photographiques” exhumés pour la toute première fois. Reçus de taxi, commandes de pellicules, factures d’expédition de films envoyés depuis Peshawar au “National Geographic”, cartes téléphoniques afghanes, synopsis de reportages, plan de Kaboul, article de Daniel Pearl sur le Yémen, passeports “mangés” de visas, ou carnets de voyage fatigués sur lesquels on peut lire les truculentes “maximes de Steve”: “Rester calme avec les chauffeurs de tax”, “Pour faire de bonnes photos, tu dois aller dans l’eau”. Ces traces qui auraient pu disparaître mille fois, Steve McCurry les a précieusement conservées. Elles témoignent


de son quotidien de reporter. Sans elles, le livre ne serait qu’une monographie de plus. Or, il constitue une plongée dans les menus actes et les grandes aventures d’un maître de l’image. Les textes ouvrant chaque chapitre, fruits de longs entretiens avec son éditeur, racontent les dessous d’une existence passée à courir le monde, souvent dans le sillage des malheurs. “Chacune des photos que j’ai prises est un souvenir individuel, mais s’inscrit aussi dans une histoire plus vaste.” Les mots tricotent ces deux dimensions, intime et historique, et racontent les rues de Mumbai (Bombay), le New York du 11-Septembre ou les lions faméliques de Koweït City pendant la guerre du Golfe. Des images, textes et souvenirs de papier, transparaît ce dialogue, permanent, qui semble habiter Steve McCurry. Entre l’ici et l’ailleurs, l’intime et

l’histoire, l’autre et soi-même. “Je raconte des histoires, mais je cherche avant tout à transmettre des images d’hommes dont le souvenir brûlera pour toujours dans les mémoires.” C’est à ce titre que Sharbat Gula, la jeune réfugiée afghane aux yeux verts rencontrée en 1984, trouve sa place dans l’ouvrage. Parce qu’elle semblait timide, il a pris le temps de photographier d’abord ses camarades de classe. Mais l’icône n’intéresse pas McCurry. Ce qu’il veut ici, c’est conter la rencontre, puis les retrouvailles, près de vingt ans après, avec l’enfant aux yeux verts. “J’aime travailler avec les gens, plutôt que de prendre des photos subrepticement.” Même furtive, la rencontre est au centre de tout. Plusieurs images inattendues témoignent de cette présence auprès des autres: celles où le photographe pose, bonhomme.. 11


Itinéraires Vous avez été mise hors livres depuis des années. Le processus de production d’un livre a-t-il beaucoup changé depuis que vous avez commencé?

un changement dans la façon dont nous interagissons avec les photos à cause de cela? Les gens prennent beaucoup plus de photos maintenant, mais nous avons toujours été inondés avec des images. Il ya 40 ou 50 ans, nous aurions des magazines et des journaux, mais maintenant il ya Instagram, Internet et tout ça. C’est une évolution.

Je ne pense pas que ce soit cela. Le processus de sélection est un peu différent. Nous avons utilisé pour imprimer les images et choisir de ceux-ci. Or, une grande partie du processus de sélection peut être effectuée sur un écran d’ordinateur. En dehors de cela, il est très bien Comment choisissez-vous les endroits où vous allez photomême. graphier? Quand on parle de changement, de nombreux photo- Je vais dans des endroits que je suis graphes font allusion au fait curieux de savoir. J’aime aller dans que nous sommes tous inon- des endroits que j’ai été avant que dés avec des images mainte- je puisse les examiner plus avant. nant, grâce à Instagram et le Je voudrais aller à l’Iran. Je pense web en général. Avez-vous vu que ce serait très intéressant.

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Activités Comment cela a-t-il affecté spécifiquement le genre de la photographie documentaire que vous faites? Il fut un temps où quelques personnes savaient s’aventurer dans leur quartier et photographier leur ville, village ou l’Etat. Voyager était plus difficile et parfois impossible il ya 50 ans. Les gens ne vont pas à ces pays étrangers pour la photographie. Maintenant, vous pouvez choisir un endroit comme le Kenya ou le Brésil ou la Nouvelle-Zélande et il est relativement abordable d’y aller. Les gens vont à presque tous les coins du monde. Le monde change rapidement. Prenez l’Inde par exemple. Les gens ont à peu près tout vu et maintenant vous avez besoin de creuser un peu plus profond et

faire quelque chose d’un peu plus en profondeur. Tout le monde a vu le Taj Mahal. Quoi d’autre peut être dit sur l’un des plus beaux morceaux de l’architecture dans le monde? Quel autre commentaire peut être fait? Sinon, comment elle peut être décrite? Voilà le défi.

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Carnet de

voyage

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Les Etats Unis

* ... sur les traces du Wall Trade Center 11

septembre 2001

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Carn*et de

voyage L’Italie

* ... au pays des spaguettis avril

1990

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Carnet de

voyage

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L’Inde

* ... sur la route des couleurs juillet 1983

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Carnet de

voyage

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Los Anges

* ... Ă la recher des stars janvier 1991

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Remerciement Je ne pourrais jamais assez remercier toutes les personnes qui m’ont aidé au travers de cette magnifique aventure. Toute l’énergie fournie par ces personnes. Les lieux étaient tout simplement merveilleux, peut importe l’instant les clichés s’imposaient à moi. Je repart la tête pleines de souvenirs et de nouvelles connaissances. C’était incroyable... Une aventure inoubliable, éducative et enrichissante humainement. Un grand plaisir que j’espère bientôt à nouveau ressentir. J’ai eu la piqûre, grand temps!» -


Issu  
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