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BULLETIN D’INFORMATION DU CENTRE CHORÉGRAPHIQUE NATIONAL / BALLET BIARRITZ / THIERRY MALANDAIN AVRIL-MAI-JUIN 2003

INTERREG III

ÉDITO

SOMMAIRE

Courant juin, l’équipe du Centre Chorégraphique National présente à Biarritz un nouveau spectacle. Son élaboration connaîtra des moments exquis et douloureux car comme le disait Théophile Gautier « il n’est pas aisé d’écrire pour les jambes ! ». En effet, il ne s’agit pas seulement de donner corps aux désirs du chorégraphe. Il faut aussi que ce travail nourrisse le parcours artistique des danseurs et qu’à l’issue des répétitions le spectacle soit digne d’intérêt.

L’ÉVÉNEMENT LA DANSE EN CÔTE BASQUE #13 ACCUEIL STUDIO ACTIVITÉ TRANSFRONTALIÈRE SENSIBILISATION PYRÉNÉES ATLANTIQUES STAGES EN BREF CALENDRIER

Généralement, l’aventure débute par le choix d’un sujet. Souvent, je songe à Henri Matisse qui à la fin de sa vie déclarait « je suis resté le même, j’ai cherché les mêmes choses, que j’ai peut-être réalisées avec des moyens différents ». La difficulté n’est pas tant de trouver un sujet, mais surtout d’en renouveler l’approche. Car avec le temps, le doute va croissant et derrière les apparences, l’idéal se fait toujours plus inaccessible. Cette fois, je suis parti d’un texte rédigé un lundi soir. Peu avant, le journal télévisé avait lâché dans ma nature ses nouvelles nauséabondes, ma réaction fut d’aller voir ailleurs, de prendre l’air, alors j’ai écrit. Puis, la lumineuse idée d’utiliser ce texte est venue. Il parlait de danse, cela tombait bien ! Comme il évoquait aussi la Genèse, au sixième jour, j’ai intitulé le spectacle : Création. Le dimanche, grâce à Dieu j’ai pu me reposer. Ce spectacle coproduit par le Théâtre Arriaga de Bilbao, sera créé à Biarritz. Ensuite, nous serons au Kursaal de San Sebastián, à l’Opéra National de Bordeaux, à l’Opéra de Vichy et au Grand Théâtre de Reims. Comme le précise le Numéro Spécial sorti en Aquitaine au mois de janvier,

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des rendez-vous avec l’équipe de réalisation seront régulièrement proposés d’ici à la Première. Ils marquent notre souhait de mieux associer le public au travail de la compagnie. Ce qui est aussi la motivation de l’association Les Amis de Ballet Biarritz fondée récemment par un groupe de spectateurs. Son intitulé associe « amis, ballet, Biarritz », trois bonnes raisons de les rejoindre. Raymond Franchetti, ex-directeur de la danse à l’Opéra de Paris et professeur, est décédé mi-janvier. Parmi nombre de danseurs, j’ai suivi son enseignement au studio de la Cité Véron. On y croisait toutes les étoiles de la terre, Noureev, Denard, Zizi Jeanmaire, Evdokimova, Barychnikov et tant d’autres. La leçon était difficile, dirigée à la baguette, mais l’atmosphère toujours magique. Malicieux, affublant parfois certains d’un surnom comme ce danseur japonais qui devint « qui c’est qu’a raté ». Monsieur Franchetti était ce qu’on appelle : un Maître. Thierry Malandain Février 2003

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Avec le soutien de l’Association Française d’Action Artistique -Ministère des Affaires Étrangères et de l’AFAA-Ville de Biarritz pour ses tournées à l’étranger


L’ÉVÉNEMENT

Création Musique de Ludwig van Beethoven Chorégraphie de Thierry Malandain Décor et costumes de Jorge Gallardo Direction de la production, conception lumière de Jean-Claude Asquié Réalisation des costumes de Véronique Murat Co-production Teatro Arriaga de Bilbao - Ballet Biarritz / Centre Chorégraphique National Avec : Magali Praud, Annalisa Cioffi, Ana Ajenjo Soto, Giuseppe Chiavaro, Frederik Deberdt, Roberto Forleo, Mikel Irurzun del Castillo, Christophe Roméro, Amaya Iglesias, Nathalie Verspecht, Rosa Royo, Cédric Godefroid, Véronique Aniorte.

« Ce soir des images édifiantes s’échappent de la messe du vingt heures : des hectares brûlés, des missiles ajustés sur la misère, des cow-boys surveillant un troupeau de tanks, des hommes chassant la galette armés de pelles à tartes et un déluge de pluie. Est-ce le jugement dernier ? Mon esprit mazouté s’englue dans de noires pensées. Lâchement, mes yeux se ferment pour ne plus voir. Cependant, j’entends encore. Au fond de moi la colère gronde, pourtant la météo prévoit des éclaircies. Le temps s’écoule, et alors que mon esprit s’apaise dans un ciel de traîne, une mélodie jazzy me glisse à l’oreille « parce que vous le valez bien ». Vous faites erreur, cette annonce est pour un autre, mais ces mots sont doux et agréables. J’ouvre lentement les paupières. La lumière est intense, quelques trompettes sonnent PAGE 2 NUMÉRO 18 – BULLETIN D’INFORMATION DU CENTRE CHORÉGRAPHIQUE NATIONAL / BALLET BIAR-

Mercredi 18 juin et jeudi 19 juin 2003 à 21h00 Gare du Midi de Biarritz

et je sens mon corps, dans toute sa gloire, franchir le seuil du paradis. Est-ce déjà mon heure ? Je regarde ma montre, elle s’est arrêtée. À peine le temps de le constater que les portes de la Star Academy s’ouvrent sur mon éblouissement. Plus de problèmes, je me sens bien. Parmi la foule, je reconnais des amis, ils sont là, souriants, les bras ouverts pour m’accueillir. Je m’avance vers eux, d’un pas léger, presque aérien. Puis, c’est le choc ! Par mégarde, j’ai marché sur la télécommande et me voilà tombant sur une chaîne étrangère. Elle diffuse des images édifiantes : des hectares brûlés, des missiles ajustés sur la misère, des cow-boys surveillant des troupeaux de tanks, des hommes chassant la galette armés de pelles à tartes et un déluge de pluie. Ensuite, je me suis endormi bercé par le chant des étoiles et fis un rêve étrange. Il y avait un homme qui tournait sur lui-même au son d’une musique céleste. Seul, car ses bras se tendaient vers nul autre. Une femme apparut. Il la nomma Ève et l’invita à danser. À deux, cela semblait plus plaisant, même si le couple, parfois, ne savait pas avec quel pied commencer. Deux autres personnes arrivèrent et la musique joua un quadrille. Peu à peu, les danseurs se multiplièrent, évoluant toujours plus nombreux. Ils portaient toutes sortes de corolles argentées dont une faisait particulièrement de l’effet. Déployée, irisée des couleurs de l’arc-en-ciel, elle laissait dans le ciel les traces d’une danse serpentine. Je n’eus pas l’occasion d’en voir davantage car à cet instant précis, une grosse pomme obstrua l’horizon. J’entendis seulement des pleurs. C’était la télé, toujours allumée, qui vomissait des images édifiantes : des hectares brûlés, des missiles ajustés sur la misère, des cow-boys surveillant un troupeau de tanks, des hommes chassant la galette armés de pelles à tartes et un déluge de pluie ».


Création — le Synopsis

Création — la musique

Au commencement, l’homme naquit danseur. Seul, il tournait sur luimême, ses bras se tendaient vers nul autre, alors Adam reçut Ève comme partenaire. Plus tard, du désir de composer de nouvelles figures, ils invitèrent Caïn et Abel à se joindre à eux. Ce fut l’occasion de danser le quadrille, puis avec la révélation d’autres chorégraphies, on vit peu à peu l’humanité se multiplier. La danse se fit baroque, romantique et classique. Jusqu’au jour où la tentation d’une danse plus libérée souffla dans les voiles d’une danseuse serpentine. Adam et Ève, toujours curieux de nouvelles connaissances, croquèrent la pomme qui leur était présentée. Avant, ils n’avaient entendu parler que d’élévation, Ève était même parvenue à se hisser sur les pointes. Dès lors, le mot chute entra dans leur vocabulaire. Il fut aussi question de poids du corps, de travail au sol, de toutes sortes de concepts qui donnaient à leur danse une nouvelle conscience. Ils étaient libres, heureux, mais parfois la nostalgie les prenait et au souvenir d’Abel, qu’un temps, Adam avait nommé « Belle Danse », ce sentiment était plus vif encore.

Après avoir longtemps travaillé sur La Création de Haydn, puis sur la Messa di Gloria de Rossini, j’ai subitement décidé d’utiliser Les Créatures de Prométhée de Beethoven. Une musique composée pour un ballet chorégraphié en 1801 par Salvatore Vigano. De caractère allégorique, le sujet traite du mythe de Prométhée. Un mythe grec que l’on peut associer au mythe de la création biblique. Comme mon souhait était de m’inspirer de la Genèse, je n’ai pas conservé le titre original de la partition. Sans scrupules, puisqu’en 1813, Vigano fera une nouvelle version de ce ballet et y ajouta de nombreux extraits de La Création de Haydn. En 1801, lorsque Haydn exprimera à Beethoven ses vœux de succès pour la première des Créatures de Prométhée, avec lesquelles le jeune musicien débute sur la scène viennoise, on rapporte que pour le remercier, Beethoven aurait déclaré : « vous êtes trop bon, mais c’est encore loin d’être une Création ! » Haydn aurait répondu : « votre œuvre n’est pas encore une Création, et j’ai peine à croire qu’elle y parvienne un jour ». Coups de griffes entre artistes ou amertume face au constat que nul ne peut atteindre la divine perfection ?

Autour du spectacle, vos rendez-vous avec Ballet Biarritz Mardi 29 avril à 19h00 Répétition publique Grand Studio Gare du Midi / Entrée libre Mardi 20 mai à 19h00 Répétition publique Grand Studio Gare du Midi / Entrée libre Mardi 10 juin à 19h00 Rencontre autour du spectacle Grand Studio Gare du Midi / Entrée libre Information : Ballet Biarritz / Sabine Lamburu – tél. : 05 59 24 67 19

Création — l’argumentaire Partant de l’idée que le premier homme serait né pour danser, le propos de ce spectacle est d’évoquer à la fois la Genèse et l’histoire de la danse. Aussi, son titre se réfère autant au mythe biblique qu’au terme employé pour désigner tout nouveau spectacle. Du mythe, nous retiendrons les épisodes suivants : la tentation, la chute et la mort d’Abel. Parallèlement, nous évoquerons l’histoire de la danse en faisant essentiellement allusion aux costumes portés par les danseuses. Si la danse apparaît avec les premiers jours de l’humanité, c’est sous le règne de Louis XIV qu’elle devient au théâtre la pratique exclusive des professionnels. Dès lors, nombre de facteurs vont participer à son évolution : la politique, la société, les mœurs, mais aussi le costume qui en s’allégeant va permettre à la technique de s’enrichir. Au XVIIe siècle, les danseuses portent un costume de ville, dont le poids et la coupe limitent l’amplitude des mouvements. Ce dernier va s’alléger, se raccourcir pour permettre de sauter, tourner et lever les jambes. Plus tard, BULLETIN D’INFORMATION DU CENTRE CHORÉGRAPHIQUE NATIONAL / BALLET BIARRITZ NUMÉRO 18 – PAGE 3


Création – Les premières représentations

Biarritz Gare du Midi les 18 et 19 juin 2003 San Sebastián Kursaal le 13 juillet 2003 Vichy Opéra de Vichy le 5 août 2003 Biarritz Gare du Midi les 12 et 13 août 2003 Bordeaux Opéra National de Bordeaux (dates en cours de négociation) Bilbao Teatro Arriaga du 12 au 17 janvier 2004 Reims Grand Théâtre (dates en cours de négociation) Réservations à Biarritz / Billeterie Office du Tourisme de Biarritz (Javalquinto, Square d’Ixelles) Tous les jours de 10h à 18h (le dimanche de 10h à 17h) Tél : 05 59 22 44 66 / www.fnac.fr / Carrefour, France Billet Tél : 0 892 683 622 / Ticketnet / Virgin Bayonne / Centre Culturel Leclerc Anglet (RN 10) Plein tarif : 23 € Tarif réduit : 18 € Carte Biarritz Culture, Les Amis du Théâtre, Scène Nationale de Bayonne, Tournées Ch Barret, groupe de 10 personnes, parents d’élèves écoles de danse et sensibilisation Tarif jeune : 10 € Moins de 14 ans, Carte étudiant, Carte Jeune, demandeurs d’emploi, élèves écoles de danse et sensibilisation

Photographies de répétitions, Jean-Claude Asquié.

sous le Directoire, la mode est aux robes de mousseline, on quitte également les talons pour des chaussures plus légères. Tandis que surviennent les élans romantiques, la danse s’empare de cette évolution. Sur scène, on voit apparaître des danseuses sur les pointes, portant des jupes de tulle. Cet accessoire aux passions romantiques, va devenir l’uniforme et le symbole de la danseuse. Ensuite, avec pour conséquence une évolution toujours plus remarquable, cette jupe de tulle va se raccourcir pour devenir le tutu classique. C’est avec les américaines Isadora Duncan et Loïe Fuller que la danse s’offre de nouvelles influences. Vêtue à la grecque, Duncan présente une danse expressive libérée de toute technique. De son côté, Loïe Fuller utilise les ressources de l’électricité pour composer à l’aide de grands voiles des numéros comme celui de La Danse Serpentine. Ce titre nous ramène au serpent annonciateur de la « chute » biblique. Curieusement, au XXe siècle, ce terme va apparaître dans le vocabulaire technique de la danse américaine. Il évoque bien entendu le fait de tomber à terre, mais surtout, il engendre un nouveau rapport avec l’espace qui souligne qu’entre la « chute » et la « verticalité » se trouve la vie. Après la « chute » Adam et Ève quittent l’unité du paradis pour justement vivre dans la conscience de l’espace et du temps. Nus, ils portent en eux la plénitude du divin, qu’ils devront reconquérir. Aujourd’hui, le corps du danseur se dévoile, parfois jusqu’à la nudité. Il n’est plus dans l’exclusive verticalité des débuts de la danse de théâtre, mais s’offre à toutes les dimensions de l’espace pour questionner sa propre réalité. Désormais libre de choisir, Adam, la créature de Dieu, est devenu à son tour créateur et c’est probablement dans la création que réside la plénitude qu’il doit reconquérir. La danse est un art sacré auquel Abel s’adonnait et par jalousie Caïn la tué. Il semblerait que là aussi le mythe soit parfois tenté de rejoindre l’histoire. Thierry Malandain Février 2003

Une histoire de la danse à travers les costumes de Jorge Gallardo.

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La danse à Biarritz

# 13

Mercure à l’Hôtel Continental « Voici Fokine ! Des ailes vives aux chevilles et aux tempes, il volette d’un groupe à l’autre. Il donne un ordre, il exécute un geste et tout se range, se prépare, s’harmonise. Son œil est circulaire et persistant ; sa voix, douce et implacable. Il entoure la troupe de son zèle actif et génial. C’est Mercure ! » Voilà comment Jean Cocteau présente en 1911 le danseur et chorégraphe des Ballets Russes : Michel Fokine. Trois ans plus tard, l’artiste est à Biarritz en compagnie de sa femme Véra Fokina. Le couple loge à l’Hôtel Continental et fréquente les membres de la société russe. Un séjour que la presse locale n’évoque pas, mais qui est révélé dans une lettre d’Isaac Pavlovsky, le grand père de notre ami et auteur de l’album consacré à Ballet Biarritz : Jacques Pavlovsky. Isaac Pavlovsky, né en Russie en 1853 était depuis 1878 correspondant à Paris du journal de St Petersbourg Novoie Vremia. Familier de la Côte Basque, puisque dans la deuxième partie de sa vie, il passera régulièrement l’été à Saint-Jean-de-Luz. Isaac Pavlovsky est aussi passionné par la jeune littérature espagnole du moment et se liera avec l’écrivain catalan, Narcis Oller. Cent quarante lettres conservées à l’Institut d’histoire de Barcelone témoignent de cette amitié et dans une datée du 12 octobre 1914, on peut lire ce passage : […] « un de mes compatriotes, l’auteur des célèbres Ballets Russes, Monsieur Fokine qui se trouve maintenant à Biarritz avec sa femme qui est délicate de poitrine voudrait la mener pour la saison froide quelque part au sud de l’Espagne. Ne pourriez-vous pas me dire quel est l’endroit où dans ces cas on envoie vos malades ? Malaga, Baléares ? Y a-t-il dans ces endroits des hôtels confortables ? Si vous répondez, répondez directement à Monsieur Fokine, Hôtel Continental Biarritz, puis à moi ici où je reste encore une dizaine de jours avant de revenir à Paris… » Quelques phrases qui permettent d’ajouter une pièce au puzzle de cette rubrique consacrée à la danse à Biarritz. En octobre 1914, Michel Fokine séjourne sur la Côte Basque. La guerre est déclarée depuis le mois d’août, le couple est peut-être réfugié à Biarritz en attendant la fin des hostilités ? En effet, quelques uns pensent à l’époque que le conflit sera de courte durée et pour l’heure les Ballets Russes sont dans l’attente de nouveaux contrats. Diaghilev semble ne pas avoir été

Portrait de Michel Fokine.

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Michel Fokine et Véra Fokina dans Nuit d’Égypte.

sensible aux signes avant-coureurs de la guerre. Pourtant, l’année 1914 s’ouvre sous de mauvais auspices, car après le renvoi de Nijinsky, elle débute sans premier danseur et sans chorégraphe. Diaghilev se rend alors en Russie pour trouver une nouvelle étoile masculine. Ce sera Léonide Massine. Le jeune homme est doué, mais il est encore trop tôt pour savoir si à l’instar de Fokine ou Nijinsky, il est capable de chorégraphier un ballet. Diaghilev se voit forcé de recourir à Michel Fokine. Ce dernier travaillait en Suède, contraint deux ans plus tôt à céder sa place à Nijinsky. Fokine accepte et oeuvrant à toute vitesse, selon Serge Lifar, il compose la chorégraphie de quatre nouveaux ballets dont La légende de Joseph et Le coq d’or. Soudain, la guerre éclate, la troupe se disperse et on retrouve le couple Fokine à Biarritz. Se rendront-ils en Espagne comme semble le laisser penser la lettre ? Toujours, d’après Lifar, Fokine retournera en Russie pour y effectuer son service militaire. En 1918, il la quitte définitivement et traversant en traîneau la Baltique gelée, Fokine gagne la Suède où il ouvre une école de danse. Il aura comme élève, Jean Börlin, chorégraphe et fondateur avec Rolf de Maré des Ballets Suèdois (compagnie rivale des Ballets Russes de 1920 à 1925). « Je lui dois tant et la danse de notre époque lui doit tout » dira plus tard Jean Börlin. En 1920, Fokine quitte la Suède pour l’Amérique où à nouveau il ouvre une école de danse. L’Europe le retrouve dans les années trente et il créera sept nouvelles chorégraphies. Le soldat russe est sa dernière œuvre, elle date de 1942, l’année où à New-York il meurt d’une pleurésie.

compagnie. Formé à l’École Impériale, excellent danseur, il s’affirme très tôt comme un chorégraphe des plus réformateurs. Dans l’enthousiasme de la jeunesse, il rêve de liquider l’héritage de Marius Petipa, mais jamais il ne reniera les règles de la danse académique, et son génie réside dans une refonte du passé pour accomplir une œuvre inattendue. Impressionné par l’art d’Isadora Duncan sa danse sera libre et expressive. Aux longs ballets d’une soirée, il est le premier à préférer les œuvres courtes et son intérêt se porte souvent sur la mise en valeur d’un style. Romantique avec Les sylphides et Le spectre de la rose, oriental avec Shéhérazade, plus populaire avec Pétrouchka ou grec avec Daphnis et Chloé, etc… La stylisation du passé n’est pas une démarche nouvelle, mais Fokine y apporte sa propre modernité. Il refusait les applaudissements au milieu d’une œuvre ou, pire, qu’un passage soit bissé. Par ailleurs, il rompt peu à peu avec la fonction décorative du corps de ballet de Marius Petipa. Chez lui, les ensembles ne sont plus le faire-valoir de l’étoile, expressifs, ils participent à l’évolution dramatique de l’œuvre. Même si Fokine met en valeur les solistes, il ressort de ses compositions le sentiment du collectif. Sentiment sous-tendu également par la cohésion qui existe entre la danse, la musique et la scénographie. Aux Ballets Russes, cinq chorégraphes ont succédé à Michel Fokine : Nijinsky, Massine, Nijinska, Balanchine et Lifar. Tous ont une place importante dans l’histoire de la danse, mais Michel Fokine fut pour le ballet classique le fondateur d’un art nouveau.

Aux côtés d’autres artistes, Michel Fokine participe aux premiers éblouissements des Ballets Russes de Diaghilev, mais ce sont ses théories qui sont à l’origine de la révolution esthétique de cette

Thierry Malandain

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ACCUEIL STUDIO

Compagnie Commun Instant.

Le Ballet des Masques, photographie Claude Lê-Anh.

En avril, avec la collaboration de Nando Pineiro, directeur de Egia Kultur Etxea à Donostia/San Sebastián et de Dantzaz, le Centre Chorégraphique National reçoit la compagnie Commun Instant et la compagnie L’Éventail dans le cadre de l’accueil studio. Compagnie Commun Instant / Jean Pierre Aviotte

Compagnie l’Éventail / Marie-Geneviève Massé

Après une brillante carrière de soliste au Ballet National de Marseille sous la direction de Roland Petit, Jean Pierre Aviotte se consacre à la chorégraphie. En 1996, il est nommé à la direction du Théâtre de la Lanterne Magique, le lieu mythique de la création à Prague. Trois années plus tard, de retour en France, il fonde la compagnie Commun Instant.

Marie-Geneviève Massé tombe « amoureuse du baroque » en découvrant le travail de Francine Lancelot qui l’engage dans la compagnie Ris et Danceries. En 1985, elle fonde L’Éventail tout en poursuivant sa carrière d’interprète avec François Raffinot et Mireille Laroche. Depuis 1993, elle se consacre à sa compagnie avec laquelle elle constitue un répertoire de spectacles baroques originaux. Ses chorégraphies sont l’occasion de rencontres avec les plus grands noms de la musique comme Hervé Niquet, Jean-Claude Malgloire, Christophe Rousset… et la découverte de théâtres prestigieux. Aujourd’hui, implantée dans les Pays-de-la-Loire à Sablé-sur-Sarthe, Marie-Geneviève travaille actuellement sur un ballet de cour de Lully : Le Ballet de l’Amour Malade.

Au cours de l’Accueil Studio, la compagnie travaillera autour de Fantaisies, une création associant l’image vidéo, des danseurs et des acrobates. Parallèlement, elle se produira à San Sebastián. L’Heure de Célébrer Musique : Didier Melaye

Le Ballet des Masques

Chorégraphie : Jean-Pierre Aviotte

Musique : Campra, Marin Marais, Lully, Desmaret et Vivaldi

Avec Francesca Sposi, Cyrille de la Barre, Eva Horakova, Joan Boix

Conception et chorégraphie : Marie-Geneviève Massé

Le spectacle se décline en quatre tableaux représentant les quatre éléments. Le feu, où le rayonnement d’un séducteur du XVIIIe siècle s’apprête à faire naître le désir illuminant une âme. L’air, symbolisé par les voilages qui habillent et déshabillent les mouvements. L’eau, inspirée d’une légende finlandaise dans laquelle une jeune fille désire prendre pour époux celui qui vit sous la mer et qu’elle séduit grâce à des sortilèges. Enfin, la terre, mère-terre, donne naissance au corps des danseurs qui la célèbre.

Ce spectacle présente deux aspects de la danse baroque d’aujourd’hui : l’un historique par la recréation de danses de bal et de théâtre du XVIIIe siècle français transmises par l’écriture de la danse léguées par les maîtres à danser. L’autre, contemporain s’inspire de cette écriture pour évoquer l’extravagance du carnaval vénitien sur des musiques d’Antonio Vivaldi. Un spectacle où la France et l’Italie en miroir se rejoignent pour danser.

Vendredi 25 avril à 20h / Egia Kultur Etxea Répétition publique

Samedi 17 mai à 20h / Egia Kultur Etxea Spectacle Le Ballet des Masques

Samedi 26 avril à 20h / Egia Kultur Etxea Spectacle L’Heure de Célébrer BALLET BIARRITZ / DANTZAZ - Egia Kultur Etxea - Baztan Kalea, 21 20012 Donostia/San Sebastián - Tél : 00 34 943 29 15 14

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ACTIVITÉ TRANSFRONTALIÈRE

SENSIBILISATION PYRÉNÉES ATLANTIQUES

À Anglet, après des « Parcours Culturels » avec les classes maternelles de l’École Édouard Herriot et une classe primaire de l’École Notre-Dame, ayant abouti à une présentation publique du travail. C’est à présent au tour des vingt-cinq élèves de CM1 de Madame Sonia Jaury de découvrir le travail de Ballet Biarritz et de participer à des ateliers chorégraphiques animés par Dominique Cordemans. Ces ateliers permettront la création d’une courte pièce qui sera présentée le 24 juin à Anglet.

Un atelier thématique au au Centre Culturel Egia de Donostia/san Sebastián.

Pour développer son activité transfrontalière, Ballet Biarritz jouit aujourd’hui de locaux mis à sa disposition par la ville de Donostia/SanSebastián au Centre Culturel Egia. En marge des actions de sensibilisation conduites dans les établissements scolaires depuis janvier, Adriana Pous Ojeda a mis en place des ateliers thématiques qui réunissent un nombre important de participants. C’est Soahanta de Oliveira qui a ouvert le cycle avec une proposition consacrée à « l’analyse du mouvement ». En février, Juan Bosco est venu proposer un travail autour de « la méthode Pilates » et en mars, Stéphane Coudray sera reçu avec une proposition associant « danse et acrobaties ». Des spectacles également, avec dans le cadre de l’accueil studio, la venue des compagnies Commun Instant et l’Éventail. En mai, une semaine intitulée « Dantzaz » proposera des expositions, conférences, ateliers et spectacles.

À Biarritz, comme chaque année, cent élèves de primaire (École du Braou, École Sainte-Marie, École Saint-Louis de Gonzague, École Victor Duruy) proposeront le 18 mars à la Gare du Midi le travail réalisé en ateliers sous la conduite des enseignants, de Françoise Dubuc et Dominique Cordemans. En seconde partie du programme, Ballet Biarritz présentera des extraits de Création (mardi 18 mars à 20h à la Gare du Midi, entrée libre, informations au tél. 05 59 24 67 19). Dans le cadre de la formation continue destinée aux enseignants en danse traditionnelle et en vue de la préparation d’un diplôme d’État mis en place par Euskal dantzarien biltzarra (Fédération de danse basque), Dominique Cordemans intervient en proposant des modules techniques et des ateliers chorégraphiques. Une première rencontre s’est déroulée le 21 février au siège de la fédération (salle de Louhossoa). Une seconde est prévue le 9 avril prochain.

Ballet Biarritz / Dantzaz Administrateur délégué : Filgi Claverie / 06 07 80 76 95 Coordinatrice artistique et pédagogique : Adriana Pous Ojeda / 06 76 83 58 08 Egia Kultur Etxea - Baztan Kalea, 21 - 20012 Donostia-San Sebastian Tél : 00 34 943 29 15 14

CALENDRIER

« Dantzaz », une semaine autour de la danse Du lundi 12 au samedi 24 mai

Egia Kultur Etxea à Donostia/San Sebastián Samedi 22 mars Atelier « danse et acrobatie » par Stéphane Coudray 11-13h : tout public / 16-18h : élèves et professionnels Mardi 8 et samedi 12 avril Atelier chorégraphique par Adriana Pous Ojeda 11-13h : adultes débutants (initiation) Vendredi 25 avril Compagnie Commun Instant / Jean-Pierre Aviotte 20h : Répétition publique Samedi 26 avril Spectacle : Compagnie Commun Instant /Jean-Pierre Aviotte 20h : L’Heure de Célébrer

Jeudi 15 mai Conférence Javi Ulla / Egia Kultur Etxea (E. K. E.) 20h : la psychologie de la couleur dans l’éclairage de la danse Vendredi 16 mai Conférence Sonia Schoonejans / E. K. E. 20h : histoire de la danse Samedi 17 mai Atelier Chorégraphique Soahanta de Oliveira & Sonia Schoojeans / E. K. E. 11h-13h : autour de la pointe Samedi 17 mai Spectacle Compagnie l’Eventail / Marie-Geneviève Massé / E. K. E. 20h : Le Ballet des Masques (danse baroque) Mardi 20 mai Répétition publique Ballet Biarritz / E. K. E. 19h : répétition de Création Jeudi 22 mai Spectacle E. K. E. 20h : présentation des pièces de jeunes chorégraphes basques Samedi 24 mai Master Class Lola de Avila / Studio Ballet Biarritz 11h-13h : niveau avancé en danse classique Vendredi 23 mai Cinédanse Lugaritz Kultur Etxea 20h : Les Chaussons Rouges de Michael Powell Samedi 24 mai Spectacle Compagnie Mudances / Angels Margarit / E. K. E. 18h : Origami (Jeune public) Du lundi 12 au samedi 24 mai Expositions E. K. E. Jean-Claude Asquié – Rudolf Noureev Le fou de danse Jacques Pavlovsky – Ballet Biarritz Images de danse

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BULLETIN D’INFORMATION DU CENTRE CHORÉGRAPHIQUE NATIONAL / BALLET BIARRITZ NUMÉRO 18 – PAGE 9


STAGES

Stage International de Danse de Biarritz 15e anniversaire Toute l’équipe de l’association de l’École de Ballet Gillet Lipszyc se prépare à organiser le 15e stage international de danse de Biarritz en partenariat avec l’ADAC, la ville de Biarritz, Ballet Biarritz et le Conseil général des Pyrénées Atlantiques. Du dimanche 10 au samedi 16 août 2003, les danseurs arriveront de l’Europe entière pour s’installer au lycée hôtelier ou dans les environs, pour se répartir dans les vingt-cinq cours quotidiens, dispensés dans les locaux du complexe sportif FAL voisin aménagés en studios de danse avec barres et planchers. Un des stages français des plus importants Comme chaque année, ce grand rassemblement permet d’allier plaisir des vacances et passion de la danse. Les élèves des plus prestigieuses écoles classiques, comme l’Opéra de Paris, l’École nationale de Marseille, les conservatoires de Paris, Lyon, Toulouse… le Ballet d’Anvers, se retrouvent à Biarritz. Ils savent qu’ils bénéficieront d’un enseignement de qualité avec des professeurs attentifs et disponibles, qu’ils retrouveront leurs amis (car de nombreux stagiaires sont fidèles d’une année à l’autre), qu’ils pourront faire des rencontres importantes pour leur avenir (pour les plus âgés qui se destinent au professionnalisme). C’est le rendez-vous incontournable du grand Sud-Ouest, un des stages français des plus importants, très réputé pour son sérieux et pour la qualité de ses intervenants dans le monde de la danse. Ce stage accueille donc les plus jeunes à partir de l’âge de 8 ans, ainsi que les danseurs déjà professionnels Cette année, Carole Arbo danseuse étoile à l’Opéra de Paris, Nicole Cavallin, professeur à l’école de l’Opéra de Paris, Marie-Claude Dubus, professeur à l’ENS de Marseille, Jennifer Goubé directrice du Centre Goube Paris, Dominique Kalfouni, danseuse étoile de l’Opéra de Paris et du Ballet Roland Petit, Carole Philipp, danseuse à Ballet Biarritz, Azari Plissetski du Bolchoï et professeur au Béjart Ballet et Jan Broeckx danseur étoile de Roland Petit et maître de ballet à la Scala de Milan, se partageront les huit niveaux de classique proposés. Jennifer Goubé et Dominique Kalfouni permettront aux stagiaires de travailler leur souplesse en barre à terre.

Cette année, pour la première fois et en exclusivité dans la région, les classes de jazz seront animées par Bruno Collinet, chorégraphe et directeur de compagnie et Anna Sanchez, directrice et chorégraphe de la compagnie La Inconnexa à Barcelone (méthode Limon et Graham). Un spectacle à part entière Pour tous les amoureux de la danse, venir voir évoluer ces jeunes espoirs, c’est un spectacle à part entière. Dans les classes préparatoires et élémentaires, c’est un plaisir de regarder ces petites filles au chignon tiré s’appliquer et rêver de devenir ballerine. Dans les classes supérieures, en adage et répertoire, on peut reconnaître quelques danseurs du corps de Ballet de l’Opéra, de l’école du Béjart Ballet ou du Ballet d’Anvers. Des cours spécifiques garçons permettent à ceux-ci un travail très technique et individualisé. Pour les inscriptions à ce stage, plusieurs formules sont proposées, avec ou sans hébergement sur place. Renseignements et inscriptions : tél. 05 59 50 00 26 (ou sur notre site www.ebgl.net). Pour les spectateurs, une journée portes ouvertes gratuite est prévue le samedi 15 août.

Photos : Stage International de Danse de Biarritz

Concours International de Danse de Biarritz Dirigé par Monik Elgueta, le Concours International de Danse de Biarritz se déroulera les 2 et 3 mai 2003. Classique, contemporain et jazz, il s’adresse aux jeunes danseurs. Renseignements et inscriptions : Studio Ballet, tél. 05 59 03 29 29 et 06 11 38 39 08.

Stage de Danse Jazz Le Studio Syntonie reçoit du 17 au 20 avril Wayne Barbaste et Bruce Taylor pour des rencontres autour de la danse jazz. Renseignements et inscriptions : Valéry Sallabery, tél. 05 59 52 18 62 et 06 07 77 50 31.

Stage de Flamenco L’école de danse espagnole La Flamenquita reçoit du 18 au 21 avril le maestro sévillan Manolo Marin. Renseignements et inscriptions tél. 05 59 59 01 72.

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EN BREF

01

02 01 Sextet entre au répertoire de l’école d’Anvers. 02 De gauche à droite : Giuseppe Chiavaro, Frederik Deberdt et Christophe Roméro. Photographies Olivier Houeix.

01 Sextet à Anvers

02 Danseurs à la une

Pour le cinquantième anniversaire du Stedelijk Instituut voor Ballet van Antwerpen que dirige Marinella Paneda, Françoise Dubuc assistée de Maai Mossakowska (ancienne danseuse de la compagnie, aujourd’hui maîtresse de ballet de l’école) ont remonté Sextet de Steve Reich. C’est le quatrième ballet de Thierry Malandain qui entre ainsi au répertoire de l’école d’Anvers. Par ailleurs, Jim de Block, finaliste du récent Concours de Lausanne présentait une variation extraite du ballet Quiero.

Le magazine Danse, sous la plume de Sylvia Chaban, a consacré deux pages de son édition de janvier à Giuseppe Chiavaro, l’interprète remarqué du Spectre de la rose . Toujours en janvier, une équipe de la télévision belge VTM a suivi Ballet Biarritz en tournée pour enregistrer les images d’un futur court métrage sur Frederik Deberdt, danseur primé au Concours de l’Eurovision en 1999. Quant à Christophe Romero, déjà distingué en 2001 par le magazine Dance Europe pour son interprétation de L’Après midi d’un faune, il a été à l’honneur du journal

newyorkais Newsday : « La relecture par Thierry Malandain du ballet référence de Nijinsky était au programme de Hommage aux Ballets Russes donné au Joyce en novembre. La danse est au départ, une forme d’art sexy ; les Ballets Russes se sont ingéniés à la rendre encore plus sexy ; Malandain a joué ici le tout pour le tout : il a fait du Faune un rêve libidineux pour soliste masculin ruisselant de pulsions érotiques. Et c’est en écumant fièvreusement le décor tout blanc, en slip blanc, que Christophe Romero a fourni la prestation la plus chaude de l’année 2002 ». Newsday, décembre 2002.

Numéro Spécial Ballet Biarritz a édité un Numéro spécial dans lequel figure l’ensemble de ses activités sur Biarritz et Donostia/San Sebastián pour l’année 2003. Ce dernier est gracieusement à votre disposition au tél. 05 59 24 67 19.

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Gare du Midi 23, avenue Foch F-64200 Biarritz tél. 33 5 59 24 67 19 fax. 33 5 59 24 75 40

PRÉSIDENT

Pierre Durand

• artistique DIRECTEUR/CHORÉGRAPHE

Thierry Malandain MAÎTRE DE BALLET

Richard Coudray COORDINATRICE ARTISTIQUE RESPONSABLE SENSIBILISATION

Françoise Dubuc RESPONSABLE SENSIBILISATION MISSION TRANSFRONTALIÈRE

Adriana Pous Ojeda INTERVENANTE SENSIBILISATION

Dominique Cordemans PROFESSEUR INVITÉ

Angélito Lozano DANSEURS

Ana Ajenjo Soto Véronique Aniorte Giuseppe Chiavaro Annalisa Cioffi Frederik Deberdt Roberto Forleo Cédric Godefroid Amaya Iglesias Mikel Irurzun del Castillo Magali Praud Christophe Romero Rosa Royo Nathalie Verspecht • administratif ADMINISTRATEUR

Yves Kordian ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ MISSION TRANSFRONTALIÈRE

Filgi Claverie ASSISTANTE ADMINISTRATIVE CHARGÉE DE DIFFUSION

Françoise Gisbert CHARGÉE DE COMMUNICATION

Sabine Lamburu AIDE-COMPTABLE

Rhania Ennassiri ACCUEIL-SECRÉTARIAT

Isabelle Larre • technique CONCEPTEUR LUMIÈRE DIRECTEUR DE LA PRODUCTION

Jean-Claude Asquié RÉGISSEUR GÉNÉRAL

Oswald Roose TECHNICIEN LUMIÈRE

Frédéric Béars COSTUMIÈRE

Véronique Murat

CALENDRIER / AVRIL-MAI-JUIN

RÉGIE COSTUMES COUTURIÈRE HABILLEUSE

Karine Prins

REPRÉSENTATION EN FRANCE MA 01/04 Bergerac JE 03/04 Laval SA 05/04 Châtellerault MA 08/04 Saint-Priest-en-Jarez JE 10/04 Roanne VE 11/04 Oyonnax VE 25/04 Saint-Quentin-en-Yvelines ME 18/06 Biarritz JE 19/06 Biarritz REPRÉSENTATIONS TRANSFRONTALIÈRES SA 10/05 Erenteria

RESPONSABLE CONSTRUCTION DÉCORS

Michel Pocholu

Un hommage aux ballets russes Un hommage aux ballets russes Un hommage aux ballets russes Programme mixte Programme mixte Un hommage aux ballets russes Un hommage aux ballets russes Création (première représentation) Création

TECHNICIEN STAGIAIRE

Chloé Breneur TECHNICIENNE DE SURFACES

Annie Alégria Numéro directeur de la publication

Thierry Malandain conception graphique

Jean-Charles Federico imprimeur

Imprimerie SAI (Biarritz) ISSN 1293-6693 - avril 2002

www.balletbiarritz.com ccn@balletbiarritz.com

Un hommage aux ballets russes

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Numéro 18 - Avril/Juin 2003  

Malandain Ballet Biarritz 2003

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Malandain Ballet Biarritz 2003