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AVRIL  > JUIN 2014

ÉDITO PAGE 3

ACTUALITÉ PAGE 4

DANSE À BIARRITZ #57 PAGE 6

SENSIBILISATION PAGE 10

EN BREF PAGE 11

CALENDRIER

JOURNAL D’INFORMATION DU CENTRE CHORÉGRAPHIQUE NATIONAL D’AQUITAINE EN PYRÉNÉES ATLANTIQUES MALANDAIN BALLET BIARRITZ

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Claire Lonchampt & Raphaël Canet, Cendrillon © Olivier Houeix


Sortie le 24 avril

Cendrillon, carnet de création Thierry Malandain éditions du Centre national de la danse collection « Parcours d’artistes » diffusion toutes librairies par Pollen et sur la boutique du Ballet www.malandainballet-boutique.com

24 €

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© Frédéric Néry

format 235 x 158 mm 160 pages couleurs


ÉDITO

« Tu dis que tu aimes le poisson, et tu leurs coupes la tête. Tu dis que tu aimes les fleurs, et tu leurs coupes la queue. Tu dis que tu m’aimes... ça m’inquiète !  » Sacha Guitry

Ouvrage collectif, «   Cendrillon, carnet de création » paraîtra au mois d’avril dans la collection «  Parcours d’artistes  » du Centre national de la danse. Je remercie Laurence Liban, journaliste à l’Express, Laurent Brunner, directeur de Château de Versailles Spectacles et Gabriel Prokofiev, compositeur comme son grand-père de l’avoir enrichi de leurs talents, mais aussi Frédéric Néry pour avoir fait de ce volume un modèle d’élégance. On écrit presque tout avec vingt-six lettres, mais le temps s’évaporant en vingt-quatre heures, c’est aux « divines octaves de l’aube » (1), à l’abri de journées bien remplies, que j’ai essayé de faire la lumière sur cette création. Reste à souhaiter que vous mordiez à l’hameçon, même si l’on ne vend pas le poisson qui est encore dans la mer. Toujours en avril, après los Teatros del Canal de Madrid, Cendrillon sera à l’affiche du Théâtre national de Chaillot. Mais vu que la passion d’avril sera fanée lorsque sortira ce Numéro, soulignons seulement que grâce à Jean-Marc Gaucher, P.D.G de Repetto, ces représentations parisiennes auront été accompagnées d’une campagne de promotion qui vit les vitrines de la marque fleurir aux couleurs du ballet de Prokofiev. Un coup de pouce, une fleur dont le cœur et la fidélité sont le nectar.

Aimer son semblable sera pourtant d’actualité au début de l’été. En effet, le Sud-Ouest n’étant pas que touristique, gourmand et sportif, sous le feu du cœur, Biarritz réunira les 5 et 6 juillet le Ballet de l’Opéra national de Bordeaux que dirige Charles Jude, le Ballet du Capitole de Toulouse conduit par Kader Belarbi et le Malandain Ballet Biarritz. De connivence avec l’entreprise ferroviaire qui sous le Second Empire, exploitait les lignes du Sud-Ouest, cette « Compagnie du Midi  » forte de quatre-vingt douze danseurs, soit un cinquième des danseurs permanents français se produira sur la scène de la Gare du Midi.  Cela fera-t-il de la gare biarrote le « centre cosmique de l’univers » ? Non, pour ne pas être pris en «  flagrant Dali  » d’usurpation, on ne parlera que d’un « Gala » historique. A cette occasion, sans rien promettre en grosses lettres, car le temps qui passe ne s’est jamais montré aussi cruel, nous présenterons une nouveauté qui je l’espère fera écho au tic-tac des cœurs. n Thierry Malandain, mars 2014 Les Heures parisiennes, Alfred Delvau, 1866

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Cendrillon à Madrid et Paris

Depuis sa création en juin 2013 au Kursaal de San Sebastián et à l’Opéra royal de Versailles, avec l’Orchestre Symphonique d’Euskadi placé sous la direction de Joseph Caballé Domenech, Cendrillon rencontre un vif succès. En l’espace de quelques mois, ce ballet a été applaudi à Montauban, Biarritz, Périgueux, Cholet, Arcachon, Carquefou, Vendôme, en Europe à Bonn, Bilbao, Santander, Vérone, Pampelune, Trento et prochainement à Jérusalem, au Japon et aux Etats-Unis. Sans compter sa diffusion sur Culturebox et bientôt sur France 2, plus de 20.000 personnes ont assisté à l’heure actuelle à une représentation de Cendrillon.

Cendrillon sera accueilli du 3 au 6 avril 2014 au Teatros del Canal de Madrid du 9 au 18 avril au Théâtre national de Chaillot pour neuf représentations. Informations Malandain Ballet Biarritz tél. 05 59 24 67 19

Cendrillon © Olivier Houeix

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ACTUALITÉ

Ballets du Sud-Ouest à Biarritz 5 juillet 2014 / 21h00 6 juillet 2014 / 14h00 Gare du Midi.

Don Quichotte © David Herrero

Ballet du Capitole de Toulouse

Don Quichotte

(Acte III, scène 2) Musique Ludwig Minkus Chorégraphie Rudolf Noureev Malandain Ballet Biarritz

Création

Musique Antonio Vivaldi Chorégraphie Thierry Malandain Ballet de l’Opéra national de Bordeaux

Carmina Burana

Musique Carl Orff Chorégraphie Mauricio Wainrot

Création de Thierry Malandain © Olivier Houeix

Billetterie

en haut

Office de Tourisme de Biarritz Javalquinto, Square d’Ixelles 64200 Biarritz Réservations tous les jours tél. 05 59 22 44 66 www.biarritz.fr

Don Quichotte, Ballet du Capitole de Toulouse © David Herrero

Ticketnet / Virgin – Leclerc Tél. 0 892 390 100 (0,34€/min) www.ticketnet.fr

au centre Création Thierry Malandain, Malandain Ballet Biarritz © Olivier Houeix

France Billet / Fnac-Carrefour-Géant Tél. 0 892 683 622 (0,34€/min) www.fnac.com

en bas

Informations

Carmina Burana, Ballet de l’Opéra national de Bordeaux © SigridColomyes

Carmina Burana © SigridColomyes

Malandain Ballet Biarritz tél. 05 59 24 67 19


Bob Walter • photo Benque

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rtiste belge, Augustine Thérèse Petit, dite Valentine Petit débuta dans « un essai de danse serpentine » au Théâtre royal des Galeries Saint-Hubert de Bruxelles le 18 mars 1893. « Beauté, grâce, talent et charme tout à la fois » son succès lui valut un engagement à l’Alhambra de Londres. Quittant la Belgique pour aller faire rayonner la Serpentine en Angleterre, puis en Allemagne et en Italie, elle reviendra en vedette à l’Empire-Palace de Bruxelles en octobre 1894. Parlant de « danses évolutives dans la douce et tournante « illuminosité » des rouges et des mauves électriques », la Revue dramatique (1) écrit alors : « avec suffisamment de personnalité, Mlle Petit fait élégamment ce qu’il y a de mieux et de plus neuf en ce genre multicolore, un peu bien connu à présent. »

Valentine Petit • photo Reutlinger

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Loïe Fuller, 1895 • photo Reutlinger

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En effet, danser dans un flot d’étoffe volant sous les feux électriques n’était plus inédit en 1894 et même si l’américaine Loïe Fuller (1862-1928) fut imitée avant même de traverser l’Atlantique, elle reste la créatrice de cet art féérique dont le hasard est à l’origine de l’histoire. Jouant en 1891 dans une pièce intitulée Quack Medical Doctor alors qu’elle entre en scène avec une robe de soie blanche trop longue, machinalement Loïe Fuller la prend des deux mains et lève les bras au ciel. Le décor figurait un jardin baigné de lumière pâle et soudain un cri jaillit de la salle : un papillon ! « Je me mis à tourner sur moi-même et il y eut un second cri : Une orchidée ! » raconte la danseuse (2). De la sorte naîtra la Serpentine créée à New-York, le 15 février 1892. Rêvant de conquérir le Vieux-Monde avec son

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Valentine Petit

invention, elle débute à Berlin durant l’été 1892. Suivront Hambourg et Cologne où par nécessité elle paraît dans un cirque. Humiliation complète : « j’allais alors à Paris pour y réussir ou pour sombrer !  » Tout à son rêve de gloire, elle invite son agent à rencontrer le directeur de l’Opéra, mais au motif qu’elle est déjà imitée, Pedro Gailhard proposera un contrat d’exclusivité pour quatre cachets par mois. Il ne fallait pas y songer. Elle se rendit alors aux Folies-Bergère : « qu’on imagine ma stupeur, quand en descendant du fiacre, je me trouvai face à face avec une danseuse serpentine reproduite sur des affiches colossales.» Il s’agissait d’une compatriote, Mabel Stuart engagée par Edouard Marchand, le patron des Folies-Bergère pour concurrencer Jenny Joyce prévue au Casino de Paris. S’étant produite à Londres, Mabel Stuart avait été lancée par la presse comme la créatrice en Angleterre de la Serpentine. Elle débutera aux Folies-Bergère le 13 octobre 1892. Illico, les journaux annoncèrent Jenny Joyce, ajoutant à l’instar du Gil Blas que « la Vénus américaine » avait « inventé et créé à Londres la danse serpentine » (3). «  Enveloppée de longs voiles ; la lumière électrique donnant aux vêtements de la danseuse des couleurs variées et d’un effet absolument charmant » (4) Jenny Joyce dansait depuis août à l’Alhambra de Londres, mais ne viendra pas à Paris. Quant à « Loïe Fille de l’air » incitant Edouard Marchand à congédier Mabel Stuart, elle dansera deux fois sous l’identité de sa rivale avant de débuter officiellement le 5 novembre 1892. Trois jours plus tôt dans un but de réclame, elle parut sur une scène montée dans les locaux du Figaro qui écrira : « C’est Miss Loïe Fuller, une jeune américaine qui a inventé la fameuse danse serpentine dont Paris n’avait eu que de pâles imitations et dont on parle en Amérique avec un enthousiasme que nous comprenons désormais  » (5). Ce qui n’empêcha pas les contrefaçons puisque dès le 31 décembre 1892, la Serpentine reproduite par Emilienne d’Alençon sera l’un des clous de la revue Tararaboum dont la bayonnaise Louise Balthy était la vedette aux Menus-Plaisirs. Tandis que dans les serpentements d’une jupe lumineuse, Bob Walter brillera au Théâtre Moderne dans Tout à la scène le 2 janvier 1893. Née en Algérie, Bob Walter, Baptistine Dupré de son vrai nom, douée de facultés d’assimilation se fit connaître comme diseuse, mime et chanteuse avant de suivre Loïe Fuller. « Aussi brillante que la créatrice du genre » (6), après le Théâtre Moderne, elle passa à l’Olympia, puis exporta ses talents à l’étranger. De retour de Russie où elle avait obtenu un vrai succès, elle revint à l’Olympia en mai et octobre 1893 avec une Serpentine à transformations, couleurs et dessins s’y succédaient sans

interruption. Parallèlement, avec Georges Marchand, dit Georges Marck, un homme du monde que sa passion pour les fauves avait entraîné à devenir dompteur, elle travailla à un numéro qui promettait d’être sensationnel. C’est ainsi qu’elle triompha le 12 novembre 1893, au Théâtre de la Gaîté dans Les Bicyclistes en voyage de Henri Chivot et Henri Blondeau au milieu de quatre lions : « Le théâtre se trouve plongé dans la nuit ; on entend une musique coupée par les rauques rugissements des fauves, quatre lions qui sont dans une cage ornée de fleurs. Marck paraît; il accule ses bêtes dans un coin et les force à se coucher. Mlle Bob Walter arrive, calme, souriante et exécute, sous des jets multicolores de lumière électrique, ses danses serpentines. A la fin, une pluie de feu tombe du haut de la cage, éclairant d’une lumière vive les lions qui, apeurés, rugissent. Et voilà! » (7) Une semaine plus tard, le 17 novembre 1893, Miss Sandowa, nom sous lequel se cachait Julia Demulot, exécuta le même numéro à l’Olympia parmi les lions de Maxime Burger, dit Max-Himm. Tandis que le 9 décembre l’américaine Vally Neville, inaugura au Cirque d’hiver la Serpentine à cheval. Après la Gaîté, Bob Walter, Georges Marck et leurs fauves, Saïda,


d’Arlette Dorgère, danseuse, comédienne, mais aussi châtelaine tout comme Valentine, qui venait de s’offrir à SaintFargeau-Ponthierry le château de Jonville. Selon Michel Jonville et Henri Reboul dans Jonville, une terre… des hommes (9), elle l’acquit grâce à la générosité de son amant, le prince Johan zu Löwenstein, cousin de l’Empereur Guillaume II. Outre y aménager un théâtre, elle y organisa de « belles chasses » pour dire qu’il était loin le temps où elle recevait ses amis à la Villa Patate, un petit chalet situé aux portes de Bruxelles. Si l’on revient en arrière, née à Saint-Josseten-Noode le 29 avril 1873 de Victor Petit, cordonnier et de Marie-Thérèse Schmidt, négociante, Valentine, « Valen » pour les intimes et Adrien son frère jumeau

auront une enfance proche des romans naturalistes de Zola, Maupassant et autres Huysmans. Ainsi que le racontent Michel Jonville et Henri Reboul, deux ans après leur union célébrée en 1872, leurs parents se séparèrent « en raison de l’inconduite notoire de l’épouse qui n’hésita pas au surplus, dès le lendemain de son mariage, à loger au domicile conjugal un soi disant « oncle à héritage » qui n’était autre que son amant ». La mère accompagnée de ses enfants et de sa sœur Adèle s’installa en France où sa présence est signalée comme « logeuse » à Saint-Denis en 1883, mais aussi à la prison Saint-Lazare. En effet, les deux sœurs seront condamnées à six mois « du chef d’excitation de filles mineures à la débauche » avant de rentrer en Belgique. Valentine était alors âgée de dix ans et autant dire qu’on ignore tout des années qui précédèrent ses débuts serpentins à Bruxelles. Sauf si « la jeune émule de Loïe Fuller » qui attira en 1893 « la gomme bruxelloise et une foule de tendresses » (10) aux Galeries Saint-Hubert fut la « première ingénuité » engagée au Théâtre d’Oran en 1886, au Grand-Théâtre du Havre en 1889, au Grand-Théâtre de Reims en 1893 et à celui de Dijon en 1895. Selon Michel Jonville et Henri Reboul, elle étudia la danse classique et son frère épousera une danseuse, l’anglaise

Ethel Grâce Stabord. Ce qui est certain c’est que se présentant comme « artiste chorégraphique », après l’Empire-Palace de Bruxelles en 1894, elle parut à l’Englischer Garten de Vienne, à l’Orpheum Somossy de Budapest et en Russie revenant chaque fois en Belgique « avec ce que l’on fait de mieux dans l’art kaléidoscopique de Miss Fuller, les fleurs et les rappels témoignant de l’enthousiasme du public à la gente enfant du sol » (11). En janvier 1897, elle fait courir le Tout-Bruxelles à l’Alcazar avec une danse intitulée La Salamandre, puis à nouveau son nom scintille à l’étranger. En février 1898 par exemple, elle est au Wintergarten de Berlin avec la Belle Otéro. Le mois suivant, lors du bal de la mi-carême donné au Théâtre royal de la Monnaie, elle fait la Une des faits divers : « Jeudi soir, la belle Valentine valsait avec

ardeur, tandis que des rubans de papiers multicolores se déroulaient au-dessus de sa tête. Soudain, elle s’arrêta. Elle venait de constater qu’un collier de pierreries, d’une valeur de 15,000 francs avait disparu. Immédiatement, on interrompit le bal, on chercha dans tous les coins, on promit même une récompense de 1,000 francs à qui rapporterait le précieux bijou ; mais tout cela fut en vain, les diamants étaient volés. Vous voyez d’ici le désespoir de l’artiste, et la rivière de larmes qui remplaça celle des brillants ! » (12) Le 9 avril 1898, alors que la presse parisienne annonce au Trianon-Concert les dernières représentations du dompteur Georges Marck, non pas avec Bob Walter, mais avec la serpentine hongroise, Mariska Recsey, Valentine fait la réouverture du Palais d’Eté de Bruxelles dans un ballet japonais du directeur-écrivain Luc Malpertuis. Elle viendra à Paris deux ans plus tard. En effet, engagée par Edouard Marchand pour le firmament des FoliesBergère, elle paraît le 24 janvier 1900 Garage Bob Walter

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A cette date, après avoir obtenu un vif succès à l’Aquarium de Saint-Pétersbourg dans des pièces en vogue : Le Coup de Salomon, Quart-de-Soupir, Petite bonne sérieuse, etc., Valentine Petit participait à la revue annuelle des Folies-Bergère. Depuis le 15 décembre 1906, ses qualités pittoresques y triomphaient auprès d’Odette Auber dans une « excentricité » musiquée par Charles Borel-Clerc : le kicking. Il y avait eu le cake-walk, la matchiche et la kraquette, chaque saison apportant une danse nouvelle, le kicking ou art de jeter son pied aussi haut que possible faisait alors fureur. Odette Auber optant pour les danses tyroliennes, Valentine chantera ensuite à la ComédieRoyale dans la revue La Maison n’est pas au coin du thé auprès de Félix Galipaux, humoriste bordelais qui ne manqua pas de réussir ses « galipettes » à Biarritz et

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Lili, Boby et César, signeront avec l’Eden Théâtre, l’Olympia, les Folies-Bergère de Rouen et divers music-halls londoniens jusqu’en mai 1894. A son retour, la danseuse fera l’actualité en dispersant à l’Hôtel Drouot une cinquantaine d’œuvres de Caran d’Ache constituant une partie de sa galerie. Sans quoi, tout en retournant au chant et à la pantomime, elle s’attacha à la reconstitution de danses grecques avec le compositeur Henri Ghys. Le 15 janvier 1895, alors que Loïe Fuller attire les foules à la Comédie-Parisienne, Bob Walter paraît aux Folies-Bergère dans un déploiement d’étoffes et de lumière électrique. Deux mois plus tard, elle chante et danse dans Le Rêve d’une marquise, un monomime dont elle est l’auteur. S’intéressant au répertoire pastoral du XVIIIe siècle, on l’applaudit en mai 1896 dans Les Amours de Bastien et Bastienne (1753) de Charles-Simon Favart au Théâtre de la Bodinière. Ce qui ne l’empêchera pas de tourner la Serpentine avec Alice Guy, la première réalisatrice de l’histoire du cinéma en 1897. Après quoi, Miss Fuller ayant fait sa rentrée en septembre aux Folies-Bergère avec La Danse du feu, « au désir de montrer qu’une parisienne est tout aussi capable »(8), le 11 avril 1898, Bob Walter créé Dans les flammes à Parisiana. Dansant comme sa devancière sur un sol lumineux, l’effet nécessitant une vingtaine de machinistes, après trois mois passés en Russie, le 3 septembre 1898, elle présente Dans le feu à l’Olympia ajoutant à son programme des danses avec éventails et parasols. Entre temps, le 23 décembre 1897, avec un « succès énorme et de nombreux rappels », elle paraît à l’Olympia de Bordeaux, cette fois dans La Danse du feu. On ignore aujourd’hui si elle vint à Biarritz, mais devant danser à Madrid, elle aura l’idée d’accomplir le trajet en automobile au départ de San Sebastián. Partie le 17 avril 1899, elle couvrit la distance en quatre jours et demi. C’était la première fois qu’une française tentait cette entreprise. Délaissant la scène en 1902, « l’intrépide sportswoman  » ouvrira un garage au 83, avenue de la Grande-Armée avant de succomber d’une pneumonie le 8 février 1907 à l’âge de cinquante et un ans.

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dans Visions de rêve, un poème féerique en quatre chants où devant les yeux éblouis, elle se métamorphose en sirène, en fleur, en libellule, en fée neigeuse. On parlera d’impressions encore inconnues, de danses inspirées de celles de Loïe Fuller, mais inspirées seulement, car gardant une saveur toute personnelle. Le critique dramatique Paul Burani notant : « comme on a déjà pu le dire de cette créatrice - et ne craignons pas de le répéter - elle dote « le ciel de l’Art d’un frisson nouveau. » (13) Dans l’éblouissement de ses robes qui semblaient faites de pétales de fleurs, parée « de joyaux d’un prix inestimable », Valentine s’installa aux Folies-Bergère jusqu’à la fin mars. Paris la retrouva le 8 juin

d’été de Bruxelles. Une fois de plus, « on a fait fête à sa beauté et à son art, la petite ballerine d’autrefois étant devenue une danseuse aussi légère que charmante »  (14). Suivant les impulsions de la mode, elle adopte ensuite le succès du jour : « une danse nègre, non pas la bamboula trop connue, mais quelque chose de plus inédit, le cake-walk. » (15) Introduit au Nouveau-Cirque en novembre 1902 par Mr et Mme Elks et leur troupe dans la revue Les Joyeux nègres, le cakewalk fut aussitôt «  parisianné  ». Même Louise et Blanche Mante, Antonine Meunier et Jeanne Barbier de l’Opéra inscriront ses syncopes et ses pas saccadés à leur répertoire. A l’origine, il constituait une sorte de concours dont l’enjeu était un gâteau, c’était aussi une parodie des danses et des manières des maîtres blancs, ce qui échappera à la supériorité raciale des commentateurs qui pensaient que « les nègres l’avaient appris des singes avant de nous l’enseigner.  » (16)

au Palais de la Danse élevé près du pont de l’Alma pour l’Exposition universelle. Il était surmonté d’une statue représentant Loïe Fuller, mais la muse des symbolistes érigera son propre théâtre pour y présenter ses créations et la danseuse japonaise Sada Yacco. Sous la direction de Mariquita, maîtresse de ballet à l’Opéra-Comique, le Palais de la Danse offrit plusieurs ballets joués en matinée et en soirée, passant chaque soir à 23 heures. Valentine, « la fée blonde, d’une grâce infiniment harmonieuse » fut très applaudie au milieu de miroirs dans Visions nocturnes, mais ne participa pas à la 300e représentation fêtée le 20 octobre. Appelée à l’étranger, elle fera ses adieux au Palais de la Danse le 5 août 1900.

Escortée de « son nègre Davies », Valentine parut pour la première fois dans un cakewalk « étourdissant, intense et frénétique » à la Scala, le 28 mars 1903. En matière d’anecdote, la salle était dirigée par Edouard Marchand, tenu d’offrir chaque mois de l’inédit aux Folies-Bergère, à la Scala et à l’Eldorado qu’il avait racheté en 1894 à Mr et Mme Allemand. Précurseurs du « trust » théâtral, le couple avait fait fortune en tenant le Café-Glacier à Marseille. Selon la chanteuse Yvette Guilbert  (17), Mme Allemand avait été très jolie et on disait que l’achat de cette brasserie sur la Cannebière avait été facilité par un de ses puissants admirateurs, gros bonnet du Conseil municipal de Marseille. Ces limonadiers que rien ne disposait à diriger les trois plus grands music-halls parisiens se reposèrent en partie sur Edouard Marchand, époux de leur nièce depuis 1886. Toutefois à l’Eldorado, « M. Allemand, un petit bonhomme effacé, neutre, lourd, surveillait l’office et les cuisines et les achats liquides, en laissant à sa femme, l’ancienne belle limonadière de Marseille, la tâche de mener la ComédieFrançaise de la chanson » raconte Yvette Guilbert en 1889. Cinq ans plus tard, la « belle limonadière » achètera à Biarritz un terrain en bordure de la place de la Mairie, où elle fera construire l’Hôtel Cosmopolitain ouvert le 1er janvier 1896.

Quatre jours plus tard, les potins mondains la signalent à Spa, un rendez-vous couru de la noblesse européenne. On la perd ensuite jusqu’en février 1901. Elle danse alors à l’Apollo-Theater de Berlin dans Zehn Mädchen und kein Mann, une opérette de Franz von Suppé. Après « une saison des plus brillantes » au Colosseum de Vienne, elle enchaîne le 10 octobre 1902 au Palais

Sitôt engagée à la Scala, Valentine participa au Moulin-Rouge à un concours de cake-walk présidé par Louise Balthy. A cette occasion son partenaire fut la cible du critique de La Lanterne : « On nous a exhibé un vilain nègre moricaud qui sert de cavalier à Mlle Valentine Petit sur la scène de la Scala, dans un costume qui est peut-être de mise dans la brousse,

mais qui est absolument inconvenant sur une scène parisienne. Ah ! Le pauvre Bamboula, qu’est-ce qu’il a pris pour son rhume, quand on l’a vu arriver, presque nu, son corps simiesque à peine voilé d’un pagne. Voilà un nègre qui ne pourra pas se vanter qu’on lui ait dit : Continuez ! »(18) Se ravisant, le même écrira ensuite : « On me demande une légère rectification, que je m’empresse de faire, avec d’autant plus de joie qu’elle est agréable à la plus séduisante des danseuses-étoiles, Mlle Valentine Petit. Ce n’est pas le nègre qui lui tient lieu de partenaire sur la scène de la Scala, que nous avons vu, en caleçon de bain, danser le cake-walk au Moulin-Rouge, mais un autre nègre, lequel, du reste, était un nègre teint. Pauvre Bamboula ! Il paraît qu’il est tout contrit de ma satire et que sa pudeur en a été offensée; il ne faut pas faire rougir les nègres ! » (19) Pour tout dire, Valentine échoua à ce concours enlevé par Alice de Tender, mais au volant de son automobile fleurie de glaïeuls, elle remportera deux ans plus tard un concours d’élégance à Auteuil. Dans l’intervalle, le 16 septembre 1903, elle parut au Casino municipal de Biarritz. Ouvrant avec La Conversation de Pierrot chanté par Jeanne Marié de l’Isle de l’Opéra-Comique, le spectacle s’acheva avec Dunka, un ballet russe réglé par Rita Papurello, dont le chef d’orchestre Alexandre Luigini avait composé la musique. Entre, on accueillit chaudement le cake-walk, décrit de la sorte par Le Petit courrier de Biarritz : « L’orchestre attaque la musique, sauvage bruyante où dominent les sons cuivreux du trombone et le bruit cadencé des cymbales. Le rideau se lève et apparait sur scène, en plus riche costume la gracieuse et sémillante Valentine Petit qu’accompagne son nègre Davies, ma foi très élégant avec son habit de flanelle blanche, et tout aussitôt au son de la fanfare sonore les deux danseurs exécutent la fameuse danse avec un brio qui nous a paru un peu trop parisien. Inutile de dire que le cake-walk a fait un triomphe souligné de nombreuses corbeilles de fleurs, de rappels et d’applaudissements. Son nègre, Davies, un vrai nègre, a partagé ses succès pour la souplesse et l’agilité de ses mouvements. » (20) Après avoir remporté le plus grand succès, « depuis son existence le Casino n’avait pas encaissé une si grosse recette », Valentine quitta Biarritz début octobre pour une longue tournée qui s’acheva en Russie. Débitrice d’une somme d’argent envers Mme Marchand, directrice de la Scala et de l’Eldorado depuis 1901, elle revint à Paris en 1904 pour exécuter « une suite de danses et de poses plastiques » dans Le Jardin du rêve. Devançant d’un an Mata-Hari, il s’agissait de danses indiennes. Engagée le 22 octobre pour vingt-quatre représentations, la Scala ayant à préparer sa revue annuelle, on supprima son décor hindou après la huitième, elle refusa alors de danser. Assignée en remboursement, le tribunal déclarera en 1907 que la modification du


décor l’autorisait à se croire dégagée de sa dette. La même année, traduite en police correctionnelle pour outrage à agent, elle écopera en revanche d’une amende de 50 francs. Pour la petite histoire, quittant en automobile les Folies-Bergère où elle avait été acclamée dans le Kicking, un agent arrêta sa voiture. Elle protesta : « Je vous ferai révoquer, déclarât-elle au gardien de la paix. J’ai un ambassadeur pour ami. » Entourée d’une cour d’adorateurs choisis dans le Gotha, elle aura aussi l’affection du directeur de l’Opéra de Monte-Carlo, Raoul Gunsbourg, du grand-duc Boris et sans parler de sa liaison avec Johan zu Löwenstein et elle sera dit-on : « fidèle à d’aristocratiques amours avec le plus jeune et le plus aimable gentilhomme de France ». Au final Valentine épousera en 1918, le comédien et réalisateur Léonce Perret, figure de la Gaumont qui la dirigea dans une quarantaine de films dont le premier, adapté d’un scénario d’Abel Gance fut Molière en 1909.

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Valentine Petit dans Visions nocturnes,1900 • photo Boyer

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On la retrouve en novembre 1916 à l’affiche du Gaumont Palace dans Dernier amour de Léonce Perret. « Avec une intensité et une émotion exemptes de toute exagération » (23), elle y interprète à quarante trois ans le rôle d’une ancienne vedette qui se sent vieillir et tombe

amoureuse d’un homme plus jeune qu’elle. Dans la vraie vie, l’inconnu règne sur ses adieux à la scène. Suivant une légende familiale rapportée par Michel Jonville et Henri Reboul, ils se déroulèrent en Belgique et à cette occasion, parmi les bouquets, ses détracteurs lancèrent une couronne mortuaire. Ce que l’on sait, c’est qu’elle suivit Léonce Perret aux Etats-Unis en 1917 et qu’elle parut à l’écran pour la dernière fois dans L’Ecuyère en 1922. Rentrée d’Amérique en 1921, elle aidera son mari dans ses affaires, sans doute trop, certains critiques reprochant son emprise sur les distributions, tandis que le chef opérateur, Léonce-Henri Burel, décrit « une femme absolument impossible, qui voulait s’occuper de tout sur le plateau, de la mise en scène, des décors, des costumes, de la place de l’appareil. »(24) Lui, très calme, ne cessant de conserver sa bonne humeur s’éteindra en pleine gloire en 1935. Elle le rejoindra le 18 janvier 1951. n  TM

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La même année, les recherches n’ayant rien donné, elle déposa plainte pour le vol de 80 000 francs de bijoux dont elle avait été victime en novembre 1908. De retour de Buenos-Aires et de Saint-Pétersbourg où elle avait chanté au milieu des bravos du public, elle jouait alors au Casino de Toulon dans Au nom de la Loi, pièce de Marc Bonis-Charancle. Le 1er décembre 1910, elle fait la réouverture de la Comédie-Royale dans Excelsior, revue de Nozière et Yves Mirande avec Mayol, Alice Bonheur, Emilienne d’Alençon et d’autres. Le 19 mars 1911, on la croise à Cannes à un concours de chiens de défense en compagnie du dompteur Georges Marck. Parmi ses lions, elle venait de créer Les Dévorées au Moulin-Rouge. Le scénario de ce mimodrame : une pathétique histoire d’amour, où un peintre (Georges Marck) amoureux d’une dompteuse (Valentine Petit) repousse sa femme et sa fille et les voit en rêve dévorées par les fauves. Ces « vingt minutes de cauchemar atroce, où l’angoisse du danger physique s’allie à l’horreur d’une situation morale hallucinante  »(21) passeront ensuite à l’Olympia, au Ba-Ta-Clan avant de faire courir l’Europe entière. Le 8 novembre 1912, sur une musique d’Eugène Poncin, elle joue avec le mime Jean Jacquinet à l’Etoile-Palace dans Les Saphirs, une pantomime imaginée par Léonce Perret. Puis, Philippe Gille évoquant « le plus joli ballet qu’on ait monté depuis dix ans » (22) le 15 décembre 1913, elle paraît à l’Olympia auprès de Yetta Rianza, étoile de l’OpéraComique, de Gustave Ricaux de l’Opéra, d’Alice Delysia et des soixante danseuses du corps de ballet dans Les Fanfreluches de l’amour, réglé par Léo Staats sur une musique de la compositrice Jane Vieu.

Les Elks

(24)

La Revue dramatique, octobre-novembre 1894 Quinze ans de ma vie, Loïe Fuller, 1908 Gil Blas, 14 octobre 1892 Le Figaro, 31 août 1892 Le Figaro, 3 novembre 1892 Gil Blas, 29 avril 1893 Le Rappel, 13 novembre 1893 La Justice, 29 octobre 1897 Jonville, une terre… des hommes, Michel Jonville et Henri Reboul, 2010 Gil Blas, 22 mars 1893 Le Monde artiste, 26 mars 1896 Gil Blas, 23 mars 1898 Gil Blas, 25 janvier 1900 Le Monde artiste, 26 octobre 1902 L’Impartial, 8 février 1903 Le Monde illustré, 21 février 1903, cité par Rae Beth Gordon dans Les rythmes contagieux d’une danse noire, 2010 Chanson de ma vie, Yvette Guilbert, 1927 La Lanterne, 14 avril 1903 La Lanterne, 18 avril 1903 Le Petit courrier de Biarritz, 27 septembre 1903 L’Echo d’Alger, 13 octobre 1913 Le Figaro, 19 décembre 1913 Hebdo-film, 11 novembre 1916 Cité par Michel Jonville et Henri Reboul d’après les souvenirs de René Prédal

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SENSIBILISATION

Centre de Formation professionnelle en Danse de Biarritz / Ecole de Ballet Gillet Lipszyc

transmission du répertoire au Malandain Ballet Biarritz.

© Johan Morin

François d’Assise (extraits), musique de Francis Poulenc par les élèves du Centre de Formation professionnelle en Danse de Biarritz.

Sensibilisation Accueil / visite de la Gare du Midi Quarante élèves de la petite section de maternelle au CM2 de l’Ecole Elizaberri de Mouguerre, et dix enseignants et conseillers pédagogiques de l’IEN 64 Saint-Jean-de-Luz ont été accueillis pour une visite de la Gare du Midi et des locaux du Centre Chorégraphique National de Biarritz les 12 et 13 mars. Outre le cours des danseurs, ils ont pu assister à une répétition de la nouvelle création de Thierry Malandain. Répétition publique à Bilbao Dans le cadre des représentations de Roméo et Juliette au Teatro Arriaga de Bilbao, une répétition publique a été organisée le 29 mars. 10 anniversaire des Rencontres Inter-universitaires UPPAdanse e

À l’occasion du 10e anniversaire des Rencontres Inter-universitaires UPPAdanse, organisées par l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, en partenariat avec la ville de Bayonne, une soirée exceptionnelle sera proposée à la salle Lauga de Bayonne le 5 avril 2014. À 20h45, aura lieu une projection du documentaire intitulé, Le Ballet de l’étudiant (réalisation : Caroline de Otero et Catherine Guillaud, BoiSakré productions), retraçant l’aventure et la progression des lauréats accueillis en résidence chorégraphique au Malandain Ballet Biarritz, depuis leur sélection lors du concours jusqu’à la présentation du ballet sur les scènes des villes universitaires d’Aquitaine. À 21h15, en partenariat avec Malandain Ballet Biarritz, un spectacle associant les lauréats du concours UPPAdanse 2013 et les danseurs du Centre de Formation professionnelle en Danse de Biarritz sera proposé au public.

Le Bal de Roméo et Juliette, musique d’Hector Berlioz par les lauréats du concours UPPA 2013 Une chorégraphie de Françoise Poulteau par les lauréats du concours UPPA 2013 Vers 22h30, après le spectacle et la remise des prix du concours 2014, la danse sera à la fête. La scène sera ouverte tout d’abord aux anciens lauréats de ces dix dernières années, dont certains sont devenus danseurs professionnels. La soirée se clôturera par un grand « bal d’impro » ouvert à tous, où l’on passera de la danse contemporaine au hip hop, et de la danse classique à la danse basque. Une fête d’anniversaire joyeuse et spontanée pour tous les amoureux de la danse ! Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles, y compris pour le concours UPPAdanse 2014 de 14h à 19h30. Renseignements uppadanse@univ-pau.fr tél. 05 59 40 70 61

Rencontres Chorégraphiques Départementales de Corrèze Cie Hervé Koubi Dans le cadre des Rencontres Chorégraphiques Départementales de Corrèze initiées par le Conseil Général de la Corrèze et menées par l’Adiam Corrèze et la Compagnie Hervé Koubi, douze jeunes danseurs issus des conservatoires et des écoles de danse du département interpréteront les 7 et 8 juin au Théâtre municipal de Brivela-Gaillarde, La Valse des fleurs ( Tchaïkovski / Malandain ) remontée par Dominique Cordemans. Renseignements Cie Hervé Koubi tél. 06 51 20 37 10

Formation

Malandain Ballet Biarriz reçoit la Escola de Dança Ginasiano de Gaia (Portugal)

Option Art-Danse d’Aquitaine du Lycée André Malraux de Biarritz

Du 7 au 11 avril, sous le parrainage de Silvia Magalhaes, le Malandain Ballet Biarritz accueille la Escola de Dança Ginasiano pour un parcours culturel. Les élèves de cette école portugaise suivront des cours de danse classique et des ateliers conduits par Giuseppe Chiavaro et Dominique Cordemans. Ils participeront également à des ateliers d’improvisation avec Gaël Domenger. Le 9 avril, un moment de rencontre aura lieu avec le Centre de Formation professionnelle en Danse de Biarritz, qui présentera des extraits de son prochain spectacle.

Les élèves de l’option Art-Danse d’Aquitaine, encadrés par Agnès Baty, Anne Schaller, Agathe North et Gaël Domenger présenteront le 14 mai à 20h00 au Colisée de Biarritz le résultat de leurs travaux de la saison 2013-14. Les neuf élèves de terminale présenteront les chorégraphies préparées pour les épreuves du Baccalauréat, ainsi qu’un travail de recherche autour de la thématique du bal dirigé par Célia Thomas. Les dix-huit élèves de seconde et de première, quant à eux, présenteront un extrait du bal de Roméo et Juliette remonté par Dominique Cordemans d’octobre à mai durant une trentaine d’heures d’ateliers à Biarritz.

Transmission du répertoire Epsedanse Montpellier / N.I.D. Nouveaux Interprètes Danseurs / Direction Anne-Marie Porras Invitée par Anne-Marie Porras et Rudy Bryans, Dominique Cordemans a remonté des extraits de l’Amour sorcier (De Falla / Malandain) pour les jeunes danseurs de la cellule d’insertion professionnelle du NID (Nouveaux Interprètes Danseurs).

Au programme :

Première représentation à Montpellier le 22 avril au Théâtre de la Chapelle Gély à 20h.

Deux chorégraphies de Thierry Malandain remontées par Dominique Cordemans, responsable de la sensibilisation et de la

Renseignements Epsedanse Montpellier tél. 04 67 42 08 95

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Le 25 mai à la Gare du Midi, les jeunes danseurs du Centre de Formation professionnelle en Danse de Biarritz (CFD) présenteront un large extrait de François d’Assise (Poulenc-Malandain) remonté par Dominique Cordemans et Carole Philipp, responsable pédagogique du CFD. A cette occasion, ils reprendront également, Schéhérazade, duo créé en 2007, par Gaël Domenger sur la musique de Rimski Korsakov pour Irma Hoffren et Mickaël Conte, lors de leur passage au Ballet Biarritz Junior.

Labo Festival Paratge Magali Praud rejoindra Johanna Etcheverry, Gaël Domenger et Mizel Théret pour participer à la représentation de Trois citrons sur un sol froid / Hiru zitroin lur hotzean de Mizel Théret au festival « Paratge », organisé par l’agence culturelle départementale de Dordogne, le 14 Juin à 21h00 à Bourdeilles. En amont du spectacle, le documentaire Je me souviens…, réalisé par BoiSakré Productions sera diffusé. Renseignements : tél. 05 53 06 40 00


EN BREF lointain, mais jamais oublié : les beaux jours de l’enfance, « les Jours Heureux » en somme. » TM Renseignements : tél. 05 59 58 35 60 L’Après-midi d’un faune à Introdans

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Repetto partenaire du Malandain Ballet Biarritz

Dans le cadre des représentations de Cendrillon au Théâtre national de Chaillot, outre habiller aux couleurs de Cendrillon ses boutiques parisiennes, la maison Repetto qui soutient le Malandain Ballet Biarritz a organisé un jeu concours permettant à cinq jeunes danseurs de passer une journée en compagnie des danseurs de la troupe, le 13 avril au Théâtre National de Chaillot.

Remonté par Françoise Dubuc, maîtresse de ballet, l’Après-midi d’un faune de Claude Debussy et Thierry Malandain est entré le 7 février au répertoire de la Compagnie Introdans (Pays-Bas). Conférence Université du Temps Libre Anglet Le 20 mai 2014 à 17h00 au Cinéma Monciné d’Anglet, conférence de Thierry Malandain sur «l’évolution de la danse ». Gratuit pour les adhérents - 5€ pour les non-adhérents.

© Olivier Houeix

Renseignements : tél. 05 59 57 00 37

« C’est un grand honneur, mais aussi un plaisir d’être le parrain de l’édition 2014 du festival angloy les Jours Heureux. D’abord parce que l’art d’être heureux et les arts en général se tiennent la main prouvant ainsi qu’un bonheur n’arrive jamais seul. Puis le bonheur n’attend pas, c’est même une étoile à suivre dès le plus jeune âge. Soit dit en passant, depuis les débuts de notre compagnie, la relation avec la jeunesse est essentielle. Il y a plus de vingt ans, nous dansions sous les préaux, dans les réfectoires, les salles de classe des établissements scolaires. Depuis lors, combien de répétitions publiques, de représentations, d’ateliers, de rencontres, de spectacles montés avec des jeunes. Un travail passionnant tant il ouvre de perspectives à commencer par celle de voir ces jeunes élire la danse, la musique, le théâtre… ou de les croiser aux spectacles en famille. Naturellement, plus tard, pour un jour heureux, ils en trouveront cent qui chagrinent, c’est sans doute pourquoi la plupart des adultes parlent d’un temps

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Thierry Malandain, parrain du Festival Les Jours Heureux d’Anglet

© Olivier Houeix

Nouvelle venue

Lucia You González, née à Madrid (Espagne). Formée au Conservatoire royal professionnel de danse de Madrid, après un passage à l’école du Victor Ullate Ballet Madrid, elle entre au Barcelona Ballet en 2009 sous la direction d’Ángel Corella. Engagée en 2011, comme soliste au Magdeburg Ballet en Allemagne, elle intègre le Malandain Ballet Biarritz en 2014.

Accueil Studio

Du 3 au 7 mars, Malandain Ballet Biarritz a accueilli en résidence Ando Danse Compagnie dirigée par Davy Brun. Après avoir dansé au Ballet de l’Opéra de Lyon et au Grand Théâtre de Genève, Davy Brun s’est orienté vers la création depuis 2006. Pour sa quatrième pièce, le chorégraphe a choisi de s’emparer de l’Oiseau de feu d’Igor Stravinski. La compagnie, qui sera programmée au Festival le Temps d’Aimer en septembre, a présenté son travail le 6 mars dans le Grand Studio du Malandain Ballet Biarritz. Soutenue dans le cadre de l’Accueil Studio, la Compagnie Etorkizuna Kontzeptuak présentera son spectacle Ravel Jauna le 15 juin à 16h à Bourdeilles (Dordogne). Mettant en scène une quarantaine de danseurs et musiciens en hommage à Maurice Ravel, ce spectacle est composé de trois pièces distinctes chorégraphiées par Bittor Corret, Christian Larralde et Maider Oyarzabal. Renseignements : Tél. 05 53 06 40 00

USB-Concours International de Danse de Biarritz / Monik Elgueta Du 1er au 3 mai, Thierry Malandain sera membre du jury classique et contemporain du Concours International de Danse de Biarritz. En parallèle le 2 mai de 10h30 à 12h30, une master classe/atelier de répertoire sera proposée par Dominique Cordemans aux participants du concours ainsi qu’aux jeunes danseurs extérieurs. Renseignements : Studio Ballet tél. 05 59 03 29 29


AVRIL > JUIN 2014 centre chorégraphique national d’aquitaine en pyrénées atlantiques Gare du Midi 23, avenue Foch • F-64200 Biarritz Tél. : +33 5 59 24 67 19 Fax : +33 5 59 24 75 40 ccn@malandainballet.com

Cendrillon

Président Pierre Durand Vice-Président Pierre Moutarde Trésorière Solange Dondi Secrétaire Richard Flahaut

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Fouesnant

Une Dernière chanson, La Mort du cygne, l’Amour sorcier

Artistes chorégraphiques Ione Miren Aguirre, Raphaël Canet, Mickaël Conte, Ellyce Daniele, Frederik Deberdt, Baptiste Fisson, Michaël Garcia, Aureline Guillot, Jacob Hernandez Martin, Irma Hoffren, Miyuki Kanei, Mathilde Labé, Hugo Layer, Claire Lonchampt, Fabio Lopez, Nuria López Cortés, Arnaud Mahouy, Patricia Velázquez, Laurine Viel, Daniel Vizcayo, Lucia You Gonzalez

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Le Mans

Roméo et Juliette

Professeurs invités Angélito Lozano, Bruno Cauhapé

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Laval

Magifique

Pianistes Alberto Ribera, Miyuki Brickle, Jean-François Pailler

13/05

La Nouaille

La Mort du cygne

19/05

Biarritz

Une Dernière chanson, scolaire en partenariat avec Biarritz Culture

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Biarritz

Une Dernière Chanson, scolaire en partenariat avec Biarritz Culture

Sensibilisation des publics et transmission du répertoire Dominique Cordemans Formation et accueil studio Gaël Domenger

24/05

Reims

Cendrillon

25/05

Reims

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26/05

Reims

Cendrillon, représentation scolaire

Représentations à l’étranger 03/04

Espagne / Madrid

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Espagne / Madrid

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Espagne / Madrid

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06/04

Espagne / Madrid

Cendrillon

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Russie / Saint-Pétersbourg

Magifique

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Espagne / Gijón

Magifique

16/05

Espagne / Terrassa

Une Dernière chanson, l’Amour sorcier, Boléro

17/05

Espagne / San Cugat

Magifique

31/05

Espagne / Ubeda

Une Dernière chanson, La Mort du cygne, l’Amour sorcier

06/06

Espagne / Vitoria

Une Dernière chanson, La Mort du cygne, Le Spectre de la rose, Boléro

12/06

Israël / Jérusalem

Cendrillon

13/06

Israël / Jérusalem

Cendrillon

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Israël / Jérusalem

Roméo et Juliette

Directeur / Chorégraphe Thierry Malandain Directeur délégué Yves Kordian Maîtres de ballet Richard Coudray, Françoise Dubuc

Administrateur Jacques Jaricot Administrateur adjoint Jean-Paul Lelandais Comptable Arantxa Lagnet Responsable de communication Sabine Lamburu Accueil, logistique, diffusion, secrétariat technique Lise Philippon, Laura Delprat Chargée du développement transfrontalier Carine Laborde Directeur de production / Concepteur lumière Jean-Claude Asquié Régisseur général Oswald Roose Régie lumière Frédéric Eujol, Christian Grossard Régie plateau Chloé Bréneur Technicien Plateau Jean Gardera Régie son Jacques Vicassiau, Nicolas Rochais Réalisation costumes Véronique Murat Régie costumes Karine Prins Construction décors & accessoires Frédéric Vadé Techniciens chauffeurs Thierry Crusel, Guy Martial Agent d’entretien Ghita Balouck Mécénat / Partenariat Georges Tran du Phuoc Attaché de presse Yves Mousset  /  MY Communications Consultant en communication Frédéric Néry  /  Yocom Photographe Olivier Houeix Suivi et prévention médicale des danseurs Romuald Bouchbacher, Jean-Baptiste Colombié, Aurélie Juret San Sebastián Centre Chorégraphique Transfrontalier Malandain Ballet Biarritz Yves Kordian directeur délégué Carine Laborde suivi du projet Arantxa Lagnet relations partenaire, traduction basque Teatro Victoria Eugenia Amaia Almirall directrice Norka Chiapuso direction de programmation Maria Jose Irisarri suivi administratif Koldo Domán suivi des actions Numéro Directeur de la publication Thierry Malandain Conception & réalisation graphique Frédéric Néry Imprimeur IBL (Hendaye) ISSN 1293-6693 - juillet 2002

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Représentations en France

www.malandainballet.com

CALENDRIER

Numéro 62 - Avril/Juin 2014  

Malandain Ballet Biarritz © Yocom

Numéro 62 - Avril/Juin 2014  

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