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JOURNAL D’INFORMATION DU CENTRE CHORÉGRAPHIQUE NATIONAL D’AQUITAINE EN PYRÉNÉES ATLANTIQUES MALANDAIN BALLET BIARRITZ

JANVIER  > MARS 2012

ÉDITO PAGE 3

ACTUALITÉ PAGE 4

LA PRESSE EN PARLE PAGE 6

DANSE À BIARRITZ #48 PAGE 10

SENSIBILISATION PAGE 12

EN BREF PAGE 14

CALENDRIER PAGE 16

Miyuki Kanei, La mort du cygne • photo Johann Flavien


VIENT DE PARAÎTRE

208 pages couleur format 320 x240 mm couverture rigide. en vente sur www.malandainballet-boutique.com

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« Sans doute, une photographie, estelle un fragment du temps perdu. Mais en saisissant le mouvement dans son élan, juste avant l’oubli, le photographe habile suspend l’instant pour s’empresser de le reproduire. A travers cette mystification, il nous semblera pouvoir toujours goûter la saveur du présent. Et rien ne le démontre mieux que cet ouvrage, dans lequel le viseur d’Olivier Houeix pare la danse d’une réalité qui n’existe plus et que l’illusion photographique enjolive. »

n Thierry Malandain


ÉDITO

L 

a Ville de Biarritz et le Ministère de la Culture et de la communication m’ont confié en 1998 lors de sa création la direction du Centre chorégraphique national, avec le concours du Conseil régional d’Aquitaine et du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques. Fort de ces appuis, vous, notre public, nous avez depuis accueillis, soutenus et assistés nombreux à nos spectacles. J’ai pu ainsi mettre en œuvre mes créations, affirmer mes choix esthétiques, développer une troupe permanente de vingt danseurs, aider d’autres artistes, réunir plusieurs mécènes, et multiplier, avec une équipe fidèle, nos actions et partenariats sur place et au-delà de nos frontières. 80 représentations par saison, plus de 10.000 spectateurs aujourd’hui à la Gare du Midi, 80.000 dans le monde entier environ. Tel est le résultat de ces quatorze années passées à Biarritz. Depuis le 31 août 2010, une note circulaire du Ministère de la culture et de la communication fixe le cahier des missions et des charges des Centres chorégraphiques nationaux et précise qu’un directeur est nommé pour un mandat de quatre ans renouvelable dans la limite de deux périodes de trois ans. Compte tenu de ma nomination

en 1998, en application du texte, mon contrat prendra fin au terme de notre dernière convention, c’est-à-dire en décembre 2012. Afin de respecter la procédure, notre association a lancé un appel à candidature pour la période 2013-2015. J’ai décidé d’y répondre, puisque les textes m’autorisent à me représenter. A cet effet, le bilan des activités développées entre 2009 et 2012 a été adressé aux collectivités publiques partenaires du Centre chorégraphique national. Les élus de la Ville de Biarritz, de la Région Aquitaine, du Département des PyrénéesAtlantiques, les représentants du Ministère de la Culture m’ont exprimé leur satisfaction du travail accompli. Et je peux affirmer notre légitime fierté. Dès l’annonce de recrutement, j’adresserai ma candidature. Je l’appuierai à la fois sur la confiance que vous nous accordez et sur le bilan que je viens de rappeler. Pour ne pas être déclassé et perdre mon triple A d’artiste, je m’engage à toujours me battre pour exister, à continuer de vous surprendre, de vous faire rêver. En revanche dans cette course à la réélection, je ne promettrai pas monts et merveilles, mais juste danser la vie sans temps mort, et mes élans sincères.

n Thierry Malandain, décembre 2011


ACTUALITÉ Ballet du Grand Théâtre de Genève

Dans le cadre de Ballet T, en partenariat avec le Teatro Victoria Eugenia de San Sebastián le Malandain Ballet Biarritz reçoit le Ballet du Grand Théâtre de Genève, dirigé par Philippe Cohen. San Sebastián, Teatro Victoria Eugenia le vendredi 30 mars à 20h Biarritz, Gare du Midi le dimanche 1er avril à 17h

Transit Umbra / La Nuit transfigurée Chorégraphie Francesco Ventriglia Musique Arnold Schönberg Lumières Rémi Nicolas Scénographie et Costumes Francesco Ventriglia Création octobre 2010 Tantôt à la recherche de l’ombre et de la lumière, à la quête de qui nous sommes à travers l’introspection, les corps se meuvent pour chorégraphier la vie complexe et riche, et cependant limitée pour ceux qui acceptent de garder les yeux ouverts. Le Sextuor pour cordes, La Nuit Transfigurée d’Arnold Schönberg, écrit en 1902 sous l’inspiration d’un poème éponyme de Richard Dehmel, est la confession d’un secret inavouable qui se transforme en déclaration d’amour et de pardon radieuse. La musique audacieuse de Schönberg fut dédiée à celle qui allait devenir son épouse.

photo : GTG/ Vincent Lepresle

Billetterie Biarritz Office de Tourisme de Biarritz Javalquinto, Square d’Ixelles 64200 Biarritz Réservations tous les jours Tél. 05 59 22 44 66 www.biarritz.fr Ticketnet / Virgin – Leclerc Tél. 0 892 390 100 (0,34€/min) www.ticketnet.fr France Billet / Fnac-Carrefour-Géant Tél. 0 892 683 622 (0,34€/min) www.fnac.com Informations Malandain Ballet Biarritz Tél. 05 59 24 67 19 Billetterie San Sebastián Victoria Eugenia Antzokia / Teatro Victoria Eugenia c/ Republica Argentina 1 Tél. +34 943481818 Antzoki Zaharra / Teatro Principal c/ Mayor 3 Tél. +34 943481970 Servikutxa, Telekutxa Tél. +34 943 00 12 00 www.kutxanet.net

« Pour le chorégraphe, cette création évoque « la maîtrise et la connaissance de soi recouvrée permettant la recherche de l’équilibre dans l’amour ». Une chorégraphie à la fois songeuse en ses postures méditatives et mélodrame dansé à la légèreté prodigieuse, sans taire sensualité, animalité et rite. »

n Bertrand Tappolet, Le Courrier, octobre 2010


ACTUALITÉ

Sed Lux Permanet / Requiem Chorégraphie Ken Ossola Musique Gabriel Fauré Lumières Kees Tjebbes Scénographie et costumes Jean-Marc Puissant Dans ce dialogue entre la vie et la mort, entre la lumière et les ténèbres, la vie et lumière triomphent et mènent vers un horizon de sérénité et de clarté grâce à une musique qui ne laisse jamais indifférent. Ken Ossola apporte une nouvelle dimension à ce chef d’œuvre de l’histoire de la musique. Le Requiem de Gabriel Fauré, composé entre 1877 et 1890 fut le plaisir personnel du titulaire des orgues de l’église de la Madeleine à Paris, fatigué de jouer toujours la même musique aux funérailles. De son œuvre, Fauré a écrit: « Mon Requiem, on a dit qu’il n’exprimait pas l’effroi de la mort, quelqu’un l’a appelé une berceuse de la mort. Mais c’est ainsi que je sens la mort: comme une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d’audelà, plutôt que comme un passage douloureux... » « La beauté et le raffinement du travail de Ken Ossola, en parfaite intelligence avec la musique de Fauré, en imposent. Par groupe de trois ou quatre, puis dans des ensembles rassemblant toute la compagnie, les danseurs servent à merveille ce divertissement profane sur une musique intensément religieuse. »

n Benjamin Chaix, La Tribune de Genève, octobre 2010

photo : GTG/ Vincent Lepresle

Offre exceptionnelle pour les passionnés Sur présentation d’un billet d’une représentation de Malandain Ballet Biarritz de la saison 2011-2012, vous bénéficiez à l’Office de Tourisme de Biarritz du tarif réduit de 26€ au lieu de 32€.

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LA PRESSE EN PARLE

C 

omme chaque année en fin de saison estivale, la ville de Biarritz se met au pas de danse de son festival Le Temps d’Aimer, dirigé par Thierry Malandain. Et c’est Lucifer, la dernière création du chorégraphe-directeur du CCN de Biarritz, qui fut le point d’acmé de cette manifestation où « la danse qui danse » était, une fois de plus, à l’honneur. Une double création puisque l’œuvre musicale vient elle aussi d’être à peine composée par Guillaume Connesson, un des compositeurs français de la nouvelle génération parmi les plus appréciés. Malandain ne se sent jamais aussi à l’aise que lorsqu’il y a un sujet à développer et s’affirme de plus en plus comme le chorégraphe contemporain français du « ballet d’action ». Cette fois, il a suivi scrupuleusement le livret du compositeur qui a retenu du livre d’Hénoch le mythe des anges déchus pour avoir aimé de simples mortelles et de la tradition chrétienne l’éblouissant Lucifer « porteur de lumière », devenu dès le Moyen-âge, le Prince des Ténèbres. Tout en respectant les différents épisodes écrits par Connesson, la lecture de Malandain se fait plus personnelle au moment de l’épilogue lorsqu’il voit, dans l’humain qui ramasse la couronne d’émeraude abandonnée par Lucifer lors de sa chute, le premier homme, Adam, lui aussi chassé du Paradis. On reste surpris par l’invention gestuelle dont fait preuve Malandain et la capacité à continuer à enrichir son style avec la charge émotionnelle, expressive qui le caractérise. Peutêtre que le chorégraphe est stimulé par l’arrivée dans sa compagnie d’une nouvelle génération de danseurs, jeunes et déjà « malandainisés », ce qui confère à la troupe une véritable homogénéité. On remarque aussi le retour de Giuseppe Chiavaro, danseur vedette de la compagnie, qui ne sera parti que quelques mois. L’Orchestre

de Pau et Pays de Béarn, mené à un train d’enfer – c’est le cas de le dire – par Fayçal Karoui, directeur musical du New-York City Ballet depuis 2006, ne laisse aucun répit aux danseurs qui, dès le premier tableau, sont lancés à toute vitesse dans la cour bruissante des Archanges. Daniel Vizcayo interprète un Lucifer plein de bruit et de fureur tout à fait séduisant et qui sait abandonner sa superbe devant l’amour. Quant à la femme, Miyuki Kanei, elle est tout simplement superbe, avec des liés et des déliés exquis. C’est elle qu’on retrouve dans L’Amour sorcier, la deuxième pièce au programme, créée en 2008 et pour laquelle Malandain avait choisi le thème du feu comme principe de purification et de régénération du monde. Le rituel de la danse de groupe, le jeu avec le vêtement qui circule de mains en mains et le sol recouvert de pétales noirs, ne sont pas sans rappeler Le Sacre du printemps de Pina Bausch. Enfin le Boléro que Malandain avait créé en 2001 sur l’inusable musique de Ravel, est une des versions qui ne met pas en scène un (ou une) soliste face à tous les autres (qu’on se souvienne de la version originale de Bronislava Nijinska ou de celle de Maurice Béjart) mais au contraire, le chorégraphe se concentre sur un groupe de douze danseurs confinés dans un espace clos, soumis à la répétition obsédante du thème musical jusqu’à l’explosion finale. La présence de l’Orchestre de Pau et de son chef Karaoui, semblait galvaniser les danseurs, donnant à cette soirée un éclat particulier. Celui de Lucifer?

n Ballet 2000, Sonia Schoonejans, novembre 2011

Lucifer

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Lucifer L’ Amour sorcier Boléro

Biarritz éclairé par Lucifer


Miyuki Kanei & Daniel Vizcayo, Lucifer • photo Olivier Houeix

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LA PRESSE EN PARLE Lucifer T 

L’ Amour sorcier Boléro

hierry Malandain pour sa nouvelle création s’inspire de l’histoire de Lucifer, l’ange qui avait osé aimer une femme en contrevenant ainsi aux réglés du royaume des anges. La créature céleste apparait dans toute sa faiblesse et cède aux sentiments et aux plaisirs des humains.

Toute la compagnie de danse s’affirme encore une fois grâce à toute sa vivacité et générosité, le public ressent son énergie et son enthousiasme. Malandain a réussi encore une fois à créer un ballet où son style et son langage chorégraphique, essentiel et pur, ressortent avec toute leur valeur.

L a rencontre avec la belle femme se déroule de manière naturelle et charmante mais elle se développe en un crescendo d’émotions et sensualité. Le résultat est un duo d’amour au sol très sensuel et sexuel, les corps se fusionnent et s’enlacent avec tendresse et passion. La chorégraphie est sublime, les jeux de lumières claires suivent et marquent le rythme doux des évolutions des

La musique, commandée cette année au compositeur en résidence à l’Orchestre de Pau et Pays de Béarn, Guillaume Connesson, est originale et majestueuse. On y reconnaît certaines sonorités du Sacre de Stravinsky, de la musique de Gershwin ou bien de Berlioz. Le résultat est réjouissant, vivace, porté par un souffle puissant. L’OPPB, composée par 92 musiciens et dirigé par Fayçal Karoui, jouait en fosse et le résultat a été bien apprécié du public.

L’Amour sorcier

corps des deux amants en sacralisant ce moment éblouissant. Malandain a donné déjà preuve dans le passé, comme par exemple dans son Juliette et Roméo, de réussir à faire ressusciter les événements de la vie humaine pour les rendre sacrés. Une approche presque religieuse toujours tournée vers la recherche de la lumière. Mais tout le ballet enchaine également de très belles scènes d’ensemble, multipliant les allers-retours entre le couple et les anges réprobateurs. La chute aux enfers n’a rien de tragique et dramatique. Malandain la rend sur scène comme s’il s’agissait presque d’un passage naturel et Lucifer accepte son destin en prenant son revanche et devenant le roi des infères.

Et enfin, pour terminer, Thierry Malandain propose sa version du Boléro. Il se déroule dans un espace restreint délimité par des prismes, les danseurs sont enfermés et exécutent de manière presque mécanique leurs mouvements. On est loin de certaines interprétations du Boléro où les chorégraphes, comme par exemple Béjart, avaient suivi le rythme puissant de la musique de Ravel. L’idée de Malandain est bien différente : il souhaite tracer un chemin vers la liberté. Si la sensation de clôture et d’étroitesse sont bien rendues sur scène, pourtant le faible final du ballet n’arrive pas suffisamment à faire ressortir le désir de conquête de la liberté souhaité.

n Note di Danza, Antonella Poli, octobre 2011

La Terrasse, Hors série «Etat des lieux de la danse en France», décembre 2011

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photo Olivier Houeix

Puis, la soirée continue par la reprise de L’Amour sorcier, une histoire d’origine andalouse de sorcellerie amoureuse qui s’inspire du flamenco et qui est animée sur scène par la voix d’une chanteuse qui chante sur la musique de Manuel de Falla. Le cadre est pittoresque, la danse est énergique et fluide et les danseurs bougent sur un plateau recouvert de pétales couleur cendre.

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LA DANSE À BIARRITZ # 48 Calliope Charissi

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Calliope Charissi et huit de ses onze enfants

Quatre des fils de Calliope Charissi dans «Le Matin»

Lorsqu’Isadora Duncan (1877-1927), « belle et vigoureuse fille du NouveauMonde  », arrive en Europe, d’abord à Londres, puis à Paris en 1900, les accessoires de la danseuse, chausson, maillot, etc. n’ont plus rien à faire dans ses paraphrases de tableaux préraphaélites ou de poèmes antiques. Pieds et jambes nus, portant des tuniques laissant deviner les lignes de son corps, elle enthousiasme l’élite intellectuelle et artistique qui salue en elle la renaissance de l’Art grec. « La danse, disait-elle, a pour but d’exprimer les sentiments les plus nobles et plus profonds de l’âme humaine, ceux qui viennent d’Apollon, de Pan, de Bacchus et d’Aphrodite. Elle doit établir dans notre vie une harmonie chaleureuse et vivante ; et c’est lui faire injure

que de voir seulement en faire un divertissement frivole ou agréable. » En rupture avec la danse classique, qu’elle considère comme « un genre faux et absurde, hors du domaine de l’art », voulant se rapprocher du grand modèle inimitable qu’est la Nature, elle invoque une danse libre et harmonieuse répondant aux pulsions les plus secrètes de son âme et aux émotions que lui fournit la musique. L’Art hellénique lui semble offrir cela au suprême degré, c’est pourquoi elle passe à ses débuts des journées entières au Bristish Museum, puis au Louvre en compagnie de son frère, Raymond Duncan. Ce dernier, toujours chaussé de sandales et vêtu à l’antique, exhumera lui aussi les us et coutumes du sol Attique. Ce qui ne l’empêchera pas de rouler en automobile, un stylo accroché à son

péplum, ou bien d’exposer en 1927 dans son Akadémia de la rue de Seine à Paris, deux peintres basques : Ramiro Arrue et Ignace-François Bibal. En s’employant à vivifier les représentations de la Grèce ancienne, Isadora Duncan apparut comme une révolutionnaire. Or, l’aspiration à un retour à la vraie nature, à l’idéal antique n’était pas une nouveauté. Sans remonter à Salvatore Viganó (1769-1821), chorégraphe fécond en ballets calqués sur les vestiges de la beauté grecque, et dont l’épouse, Maria Medina ensorcelait presque nue, sous des voiles légers ; à travers les poètes parnassiens adeptes de la tradition apollinienne, grâce aux découvertes archéologiques, aux recherches des philosophes, des philologues, des musicologues épris d’hellénisme, certains s’étaient lancés dans l’étude de la danse grecque. En 1895 par exemple, le compositeur Maurice Emmanuel (1862-1938), avait publié un Essai sur l’orchestique grecque d’après les monuments figurés. Suivant Christophe Corbier, auteur d’une biographie du musicien, le jour de sa soutenance, en Sorbonne, le 4 mars 1896, une danseuse illustra son propos à travers une suite de mouvements antiques reconstitués. Pour y parvenir, il collabora avec Etienne-Jules Marey (1830-1904), l’inventeur de la chronophotographie, et se familiarisa avec la danse en suivant à l’Opéra les cours de Louis Mérante (1828-1887) et de Joseph Hansen (1842-1907). Un autre compositeur, Louis-Albert Bourgault-Ducoudray (1840-1910), partit pour la Grèce, où il avait fait des recherches consignées en 1876 dans Souvenirs d’une Mission musicale en Grèce, proposera au Musée Carnavalet en juin 1898 des danses grecques restituées par Emma Sandrini de l’Opéra. Bref, « on n’invente jamais rien en ce bas monde » écrit Albert Cozanet (18701938), alias Jean d’Udine, dans son Traité de Géométrie Rythmique (1926), d’accord avec Emile-Jaques Dalcroze (1865-1950), lui-même concepteur d’une gymnastique rythmique qui influença le développement de la danse moderne au début du XXème siècle, pour dire que Jean-Antoine du Baïf (1532-1589) les avait tous précédés de trois siècles dans leurs recherches. En effet, ce poète de la Renaissance avait déjà cherché à appliquer les lois de la


LA DANSE À BIARRITZ # 48

Parmi ces adeptes de la danse libre et du geste antique, citons Calliope Charissi « la célèbre chorégraphe et mime athénienne » qui grâce à son manager, Jourdain Frydas, se produit au RoyalCinéma de Biarritz le 22 septembre 1922. Grecque d’origine, mariée à Max Charissi, cette danseuse-chorégraphe alors âgée de trente-huit ans n’a pas laissé de traces dans les annales de la danse. En revanche, la presse locale se souvient qu’elle fut un « noble exemple pour les mères françaises » en mettant au monde onze enfants. A ce titre, en 1920, le docteur Jacques Bertillon la présentera à la Sorbonne en termes choisis : « Calliope Charissi est une admirable mère en même temps qu’une grande artiste, vive, alerte, svelte, infatigable. Ses onze enfants, qu’elle a elle-même allaités, élevés et éduqués sont d’une beauté parfaite. Elle les a initiés aux danses classiques grecques et aux danses dramatiques et patriotiques. Elle réalise avec leur concours de merveilleux ballets. » Médecin de formation, chef de service de la statistique municipale de la Ville de Paris, Jacques Bertillon (1851-1923) fut en 1896 à l’origine de la première association familiale, l’Alliance nouvelle contre la dépopulation, qui deviendra l’Alliance nationale pour l’accroissement de la population française. Nombreux s’inquiétaient alors du déséquilibre entre l’Allemagne dont la population s’accroissait, et la France menacée de dénatalité. Après la guerre, à la tête du journal Jacques Bertillon restera un propagandiste «  nataliste » et Calliope Charissi un bel exemple à suivre. En conséquence, elle sera de toutes les soirées artistiques organisées en l’honneur des familles nombreuses. A l’affiche de ces réunions et des représentations proposées pour les music-halls, les cinémas et les casinos : un programme de quinze minutes à une heure un quart, composé de danses modernes, antiques, classiques,

dramatiques, patriotiques et fantaisistes sur des musiques de Gounod, Grieg, Massenet, Mozart, Nouguès, Planquette, etc. Un programme duquel on peut détacher un ballet intitulé Le Matin, représentant le réveil de l’Homme et sa lutte pour la vie qu’interprètent quatre de ses fils : Noël, Nicolas, Costa et André. En 1921, France Darget-Savarit, poétesse délicate et auteur dramatique, « qui apporte à la lutte contre la dépopulation un zèle méritoire, et, mère de quatre beaux enfants » dixit Le Figaro, composera pour Calliope Charissi et ses enfants un drame antique, en un acte, Les Thermopyles. Il illustrait la lutte à mort qui opposa les cités grecques aux Perses durant la seconde guerre médique (Vème siècle avant J-C). Les chroniques n’en

feront pas écho. De même qu’en 1924, le départ de Calliope Charissi pour les Etats-Unis passera complètement inaperçu. Cependant, grâce au Cornell Daily Sun, on la retrouve en 1929 à Long Beach sur la côte Pacifique. Dans cette ville, qui connut les débuts de l’industrie du film muet, elle apporte dit-on « la brillante atmosphère de Deauville » tout en développant des programmes d’arts classiques et de divertissements. Et le journal d’énumérer : danses classiques grecques, ballet, conversation française, tir à l’arc, escrime, lancement du disque, etc. n

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métrique grecque et latine à la poésie, la musique et la danse. Il n’en demeure pas moins qu’au cours de sa carrière exceptionnellement brillante, Isadora Duncan qui parut « dans tout l’éclat de son opulente maturité » à Biarritz le 7 avril 1920, provoqua partout une « effervescence inouïe », tandis que disciples et imitatrices chevauchèrent ses principes.

Calliope Charissi aux USA, janvier 1924

Sources

. Ma Vie, par Isadora Duncan, Gallimard, 1926 . Traité complet de Géométrie Rythmique, Jean d’Udine, au Ménestrel, 1926 . La Danse Grecque Antique, Louis Séchan, Boccard, 1930 . Le Ballet de cour en France, Henry Prunières, Laurens, 1914 . Maurice Emmanuel, Christophe Corbier, Bleu nuit, 2007


SENSIBILISATION Conservatoire à Rayonnement Régional de Versailles

Afin de permettre à de jeunes danseurs en formation d’aborder l’œuvre chorégraphique de Thierry Malandain, trois projets de transmission du répertoire sont conduits cette saison par Dominique Cordemans au sein des conservatoires de la Côte Basque, de Nice et de Versailles.

Conservatoire à Rayonnement Régional Maurice Ravel Côte Basque Dans le cadre du Partenariat avec le Conservatoire Maurice Ravel Côte Basque, transmission dans son intégralité d’Ouverture Cubaine, musique de Georges Gershwin, à 18 élèves de cycle 3 des classes de Valérie Hivonnait et Laurence Lanté. Elle aboutira à une série de représentations données le 12 février 2012 au Théâtre de Bayonne, le 10 mai au Théâtre des Variétés d’Hendaye et à la Gare du Midi – CCN Malandain Ballet Biarritz au début du mois de mai. Par ailleurs, deux répétitions publiques du Malandain Ballet Biarritz ont été proposées aux élèves et à leurs parents, le 18 novembre 2011 à Hendaye au Centre Culturel Mendi Zolan, le 22 novembre à Biarritz au Conservatoire Maurice Ravel. Elles rassemblèrent 240 personnes, lesquelles bénéficièrent de tarifs préférentiels aux représentations de Lucifer, L’Amour Sorcier et Boléro données les 20,21 et 22 décembre à la Gare du Midi.

Conservatoire National à Rayonnement Régional Pierre Cochereau A l’initiative de Jérôme Bénezech, directeur du Pôle Danse du Conservatoire National de Nice, transmission d’extraits de Sextet, musique de Steve Reich, à 12 élèves de fin de Cycle 3 Spécialisé (horaires aménagés). Elle aboutira à une série de spectacles jouée à l’Opéra de Nice les 12, 13 et 14 avril 2012. Par ailleurs, les élèves du Conservatoire National de Nice seront présents à la représentation donnée par le Malandain Ballet Biarritz à l’Aggloscènes de Fréjus-Saint-Raphaël, le 4 février 2012. Avant, ils assisteront à la classe des danseurs et à la répétition.

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A l’occasion de la venue du Malandain Ballet Biarritz les 27 et 28 mars 2012 au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines Scène nationale et dans le cadre de leur partenariat avec le Conservatoire à Rayonnement Régional de Versailles, transmission adaptée de la scène du bal de Roméo et Juliette, musique d’Hector Berlioz, à une vingtaine d’élèves du cycle 3 des classes CHAD de Corine Tristan et Véronique Gémin-Bataille. Elle aboutira à des représentations le 31 mai et le 2 juin 2012 au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines Scène nationale. Parallèlement, au cours des deux semaines passées au Conservatoire de Versailles, Dominique Cordemans proposera des ateliers de répertoire aux élèves de fin de cycle 2, des répétitions publiques du travail de transmission en cours et des rencontres autour du documentaire : Roméo et Juliette – la création d’un ballet réalisé par Catherine Guillaud et Caroline de Otero.

Biarritz / San Sebastián Dans le cadre des représentations de Lucifer, L’Amour Sorcier et Boléro données les 17 et 18 décembre au Teatro Victoria Eugenia de San Sebastián et les 20,21 et 22 décembre 2011 à la Gare du Midi de Biarritz, Dominique Cordemans a animé douze masterclasses et ateliers de répertoire à San Sebastián et Biarritz. Ils ont rassemblés 200 jeunes danseurs de 12 à 22 ans, venus de Biarritz, Anglet, Bayonne, Dax, Mont de Marsan, Bordeaux, Toulouse, San Sebastian, Irun et Pampelune. Par ailleurs, sept ateliers « Voulez-vous danser » ouverts aux lycéens, étudiants et adultes non initiés à la danse ont réunis 110 participants. Enfin, trois répétitions publiques du Malandain Ballet Biarritz furent suivies par 800 personnes à Biarritz, Errenteria et San Sebastián.

IEN 64 - Circonscription de Saint-Jean de Luz – Parcours Culturels Dans le cadre de la Formation continue proposée par la circonscription de SaintJean de Luz aux professeurs du 1er degré, 10 enseignants venus d’Ascain, Ciboure, Hendaye et Saint-Jean de Luz, associés à « Démarche de création en danse » ont été accueillis le 24 novembre 2011 au Centre Chorégraphique

National. A cette occasion, ils ont visité la Gare du Midi et assisté à la classe et aux répétitions des danseurs. Les 5 et 6 mai 2012, au moment des représentations jeune-public du Malandain Ballet Biarritz programmées par Biarritz Culture, ils accompagneront leurs classes respectives pour le même parcours culturel.

Autour de la programmation en France Loire-Atlantique en collaboration avec Musique et Danse en Loire- Atlantique (44) - Autour de Magifique, présenté le 4 janvier 2012 à Carquefou, quatre ateliers chorégraphiques animés par Magali Praud dans quatre collèges pour 90 élèves. Haute-Normandie - Autour de Roméo et Juliette, présenté les 6 et 8 janvier 2012 à l’Opéra de Rouen, une répétition publique et une rencontre avec Thierry Malandain pour une classe Option Histoire des Arts du Lycée Camille SaintSaëns. Bourgogne en collaboration avec le Conseil Général de Saône et Loire – Autour de Roméo et Juliette, présenté le 21 janvier 2012 à L’Arc du Creusot, deux master-classes et ateliers animés par Magali Praud et une conférence donnée par Florence Poudru, historienne, spécialiste de la danse, enseigne notamment à l’Université Lyon 2 et au CNSMD de Lyon. Aquitaine – Mont de Marsan – Autour de Magifique, présenté le 8 mars 2012 au Pôle Culturel du Marsan, masterclasses et ateliers ouverts aux écoles de danse, les 4 et 5 février. Poitou-Charentes – Autour de Lucifer, La Mort du cygne et Boléro, présentés le 31 mars 2012 à L’Avant-Scène Cognac, deux master- classes et ateliers chorégraphiques ouverts aux écoles de danse et une Mégabarre pour tout public. Par ailleurs, du 19 au 21 février 2012, à Poitiers au Centre des Etudes Supérieures Musique et Danse de Poitou-Charentes (CESMD), Dominique Cordemans animera un stage de formation ouvert aux enseignants en danse du département autour des œuvres de Thierry Malandain.


Laboratoire de Recherche Chorégraphique sans frontières Le Laboratoire de Recherche Chorégraphique sans frontières en partenariat avec la Fundición de Bilbao présente « Regards Croisés ». Depuis 2007, et avec le soutien des Fonds Interreg IV A, le Malandain Ballet Biarritz et le Teatro Victoria Eugenia de Donostia San Sebastián développent des activités autour de la danse entre

SENSIBILISATION Biarritz et San Sebastián. En 2011, ils officialisent leur collaboration par la signature d’une convention d’objectif avec les villes de Biarritz et de Donostia San Sebastián et donnent ainsi naissance au premier Centre Chorégraphique Transfrontalier d’Europe : Ballet T. Son objectif : élargir son champ d’action à Biarritz et œuvrer en faveur de l’art chorégraphique en prenant en compte l’ensemble du Pays Basque. A l’initiative de l’Institut Français de Bilbao, une collaboration avec la Fundición de Bilbao a été mise en

place avec comme premier projet la présentation de deux compagnies proposées par la Fundición. Ce projet consiste en l’organisation d’un moment fort autour de l’accueil de ces deux compagnies : ateliers, répétition publique, et représentations. Ce projet transfrontalier intitulé « Regards croisés », organisé par le Laboratoire Chorégraphique de Recherches sans fontières et la Fundición de Bilbao permet d’échanger autour de la pratique de la Danse de Biarritz à Bilbao en passant par San Sebastián.

Ateliers Atelier de Natxo Montero pour les membres du Laboratoire de Recherche sans Frontière Samedi 14 janvier - 13h/15h Studio de la Gare du Midi Atelier de la Compagnie Organik pour le CFD (Centre de Formation de Danse de Biarritz) et l’INSA (Institut National des Sciences Appliquées)

Regards Croises, Natxo Montero

Vendredi 13 janvier - 20h/22h Studio de la Gare du Midi

Répétition publique Vendredi 13 janvier - 19h Studio de Malandain Ballet Biarritz Gare du Midi Répétition publique Compagnie Natxo Montero et Compagnie Organik Entrée libre sur réservation à Malandain Ballet Biarritz 05 59 24 67 19

Présentation publique Dimanche 15 janvier – 16h Casino de Biarritz Présentation publique du travail réalisé par Gaël Domenger (danse) et Beñat Achiary (musique) avec les étudiants de l’ INSA de Toulouse autour de chants afro-américains, occitans et basques sur le courage et l’amour d’après des poèmes Paul Celan, Jean Delacroix, Joxan Artze et Serge Pey Entrée libre sur réservation à Malandain Ballet Biarritz 05 59 24 67 19

Spectacles Samedi 14 janvier – 20h30 Biarritz / Colisée Danse contemporaine Compagnie Natxo Montero « Carni di prima qualita » (2ème Prix au Concours des Chorégraphes de Madrid en 2009) « La compagnie Natxo Montero, qui est entrée dans l’univers de la danse basque

par la porte de la tradition, propose une pièce qui l’éloigne totalement de ses débuts. Avec sa partenaire Patricia Fuentes, il approche le corps humain comme de la viande, dans un rapport tactile et brutal à la peau de l’autre. Une pièce qui vient titiller le corps endormi du spectateur. »

n Carole Suhas, octobre 2011, le Journal du Pays Basque Dimanche 15 janvier – 18h30 Biarritz / Colisée Danse/Théâtre Compagnie Organik « Maniatic@s » Organik est une compagnie Danse / Théâtre qui utilise le mouvement comme véhicule pour raconter une histoire. Maniatic@s parle à la fois des manies que nous avons et dont nous sommes conscients ou non, et de ce qui nous gêne chez l’autre. Tous les types de manies seront exposés comme un reflet de notre société hypocondriaque à chaque fois moins permissive et tolérante. Humour et énergie au rendezvous !

Tarifs • Plein tarif 20€ • Amis Malandain Ballet Biarritz 15€ • Réduit (- de 25 ans, groupes, demandeurs d’emploi) 12€ • Pass plein tarif 22€ pour les 2 spectacles • Pass Amis Malandain Ballet Biarritz et tarif réduit 20€ pour les 2 spectacles Réservations Office de Tourisme de Biarritz 05 59 22 44 66 www.biarritz.fr Renseignements Malandain Ballet Biarritz 05 59 24 67 19


EN BREF Inês de Fábio Lopez

Toute l’équipe du Malandain Ballet Biarritz remercie chaleureusement la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique qui devient un Grand Partenaire de notre Ballet. Au travers de ce partenariat, la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique soutiendra des actions auprès du Jeune Public, dont le futur événement du mois de mai prochain : « Rendez-vous sur le quai de la Gare pour une aventure artistique ».

Malandain + Houeix Réalisé par Yocom - Frédéric Nery, un ouvrage s’appuyant sur des clichés d’Olivier Houeix a été édité par le Malandain Ballet Biarritz. De Ballet Mécanique à Lucifer, autrement dit de 2001 à 2011, il retrace les dix dernières années de création de Thierry Malandain dont le photographe Olivier Houeix fut le témoin, la mémoire sensible.

10 ans de partenariat avec l’Opéra de Reims Les 13, 14 et 15 avril, le Malandain Ballet Biarritz se produira à Reims, célébrant dix ans de partenariat avec l’Opéra que dirige Serge Gaymard. A cette occasion sera créée Une dernière chanson sur des romances et complaintes françaises ciselées par Le Poème Harmonique de Vincent Dumestre. Trois extraits de cette création ont été présentés en avant-première au Casino Municipal de Biarritz le 16 novembre dans le cadre du 5ème Colloque international de Biarritz – Chantier Sud-Nord (CIB) initié par Gaël Rabas, directeur du Théâtre du Versant.

La [Parenthèse] célèbre ses dix ans Le vendredi 6 janvier à 20h30 au Théâtre du Gymnase à Marseille, la compagnie La [Parenthèse] dirigée par Christophe Garcia célèbrera son dixième anniversaire. A cette occasion, parmi des danseurs du Béjart Ballet Lausanne, du Scapino Ballet, du Ballet d’Europe, etc. Nathalie Verspecht et Giuseppe Chiavaro interpréteront La fille au roi Louis, duo extrait d’Une dernière chanson.

Regards croisés à Bilbao Dans le cadre du partenariat entre le Laboratoire de Recherche Chorégraphique sans frontières et la Fundición de Bilbao, Gaël Domenger présentera sa création Un coup de dé jamais n’abolira le hasard les 3 et 4 février à la Fundición de Bilbao.

40e anniversaire du Prix de Lausanne En l’honneur du 40e anniversaire du Prix de Lausanne, un gala se tiendra le dimanche 5 février à 17h au Théâtre Beaulieu de Lausanne. Il sera assuré par d’anciens lauréats aujourd’hui danseurs au Ballet de l’Opéra national de Paris, au Het National Ballet d’Amsterdam, aux Ballets de Monte-Carlo, au Royal Ballet de Londres, au Ballet Royal de Flandres, au San Francisco Ballet, au Semperoper Ballett Dresden, au Ballet de Stuttgart et au Malandain Ballet Biarritz. Nathalie Verspecht, Prix de Lausanne en 1994 participera à ce gala en compagnie de Giuseppe Chiavaro. Ils interpréteront La fille au roi Louis, duo extrait d’Une dernière chanson.

Une dernière chanson

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Mécénat

Après Lusitanas représenté à Biarritz le 18 septembre par le Centre de Formation en Danse - Gillet-Lipszyc, Fábio Lopez, danseur au Malandain Ballet Biarritz a créé Inês, un duo tiré de La Reine Morte d’Henry de Montherlant sur une musique d’Arvo Pärt pour Ellyce Daniele et Nuria Lopez Cortés. Celui-ci a été présenté en répétition publique le 22 novembre au Conservatoire Maurice Ravel-Côte Basque, le 25 novembre en Espagne à Errenteria et le 2 décembre au CCN. Par ailleurs, à l’invitation d’Elisabeth Lecussant, directrice des études en danse au Conservatoire Maurice Ravel-Côte Basque, Fábio Lopez règle actuellement une chorégraphique sur des fragments de West Side Story de Leonard Bernstein revisitées électroacoustiquement par Patrick Defossez et Michaël Benet qui sera présentée à Biarritz le 13 avril prochain.


Nathalie Verspecht & Giuseppe Chiavaro, Une dernière chanson • photo Olivier Houeix

14 15


JANVIER > MARS 2012

04/01

Carquefou

Magifique

05/01

Carquefou

Magifique (scolaire)

06/01

Rouen

Roméo & Juliette (scolaire et tout public)

06/01

Marseille

Une dernière chanson (duo)

08/01

Rouen

Roméo & Juliette

14/01

Deauville

Magifique (extraits) / L’Amour sorcier / Boléro

17/01

Auxerre

Mozart à 2 / L’Amour sorcier / Boléro

21/01

Le Creusot

Roméo & Juliette

02/02

Bourg-en-Bresse

Roméo & Juliette

04/02

Fréjus

Roméo & Juliette

10/02

Albi

Roméo & Juliette

12/02

Saint-Quentin (Aisne)

Magifique

13/02

Saint-Quentin (Aisne)

Magifique (scolaire)

16/02

Saintes

Roméo & Juliette

17/02

Saintes

Roméo & Juliette

08/03

Mont de Marsan

Magifique

10/03

Béziers

Roméo & Juliette

17/03

Dole

Roméo & Juliette

21/03

Mende

Lucifer / L’Amour sorcier / Boléro

24/03

Alfortville

Magifique

27/03

Saint-Quentin-en-Yvelines

Roméo & Juliette

28/03

Saint-Quentin-en-Yvelines

Roméo & Juliette

29/03

Cachan

Lucifer / L’Amour sorcier / Boléro

31/03

Cognac

Lucifer / La Mort du cygne / L’Amour sorcier

Représentations à l’étranger 19/01

Allemagne / Offenburg

Roméo & Juliette

24/01

Italie / Trévise

Roméo & Juliette

26/01

Italie / Udine

Roméo & Juliette

28/01

Italie / Vicenza

Roméo & Juliette

29/01

Italie / Vicenza

Roméo & Juliette

31/01

Italie / Trento

Roméo & Juliette

04/02

Suisse / Lausanne

Une dernière chanson (duo)

24/02

Colombie / Bogota

Mozart à 2 / L’Amour sorcier / Boléro

25/02

Colombie / Bogota

Mozart à 2 / L’Amour sorcier / Boléro

26/02

Colombie / Bogota

Mozart à 2 / L’Amour sorcier / Boléro

02/03

Puerto Rico / San Juan

Mozart à 2 / La Mort du cygne / Boléro

13/03

Italie / Ferrara

Roméo & Juliette

15/03

Suisse / Lugano

Roméo & Juliette

centre chorégraphique national d’aquitaine en pyrénées atlantiques Gare du Midi 23, avenue Foch F-64200 Biarritz Tél. : +33 5 59 24 67 19 Fax : +33 5 59 24 75 40 ccn@malandainballet.com Président Pierre Durand Vice-Président Pierre Moutarde Trésorier Marc Janet Directeur / Chorégraphe Thierry Malandain Directeur délégué Yves Kordian Maîtres de ballet Richard Coudray, Françoise Dubuc Artistes chorégraphiques Ione Miren Aguirre, Aurélien Alberge, Raphaël Canet, Giuseppe Chiavaro, Mickaël Conte, Ellyce Daniele, Frederik Deberdt, Michaël Garcia, Aureline Guillot, Jacob Hernandez Martin, Miyuki Kanei, Mathilde Labé, Claire Lonchampt , Fabio Lopes, Nuria López Cortés, Silvia Magalhaes, Arnaud Mahouy, Nathalie Verspecht, Laurine Viel, Daniel Vizcayo Professeur invité Angélito Lozano Pianistes Alberto Ribera, Miyuki Brickle, Corinne Vautrin Sensibilisation des publics et transmission du répertoire Dominique Cordemans Formation et accueil studio Gaël Domenger Administrateur Jacques Jaricot Comptable Arantxa Lagnet Responsable de communication Sabine Lamburu Assistante de communication, responsable de la numérisation Mélissandre Lemonnier Accueil, logistique, diffusion, secrétariat technique Lise Philippon Chargée du développement transfrontalier Carine Laborde Directeur de production / Concepteur lumière Jean-Claude Asquié Régisseur général Oswald Roose Régie lumière Frédéric Eujol, Christian Grossard Régie plateau Chloé Bréneur Régie son Jacques Vicassiau, Nicolas Rochais Technicien plateau Gilles Urrutia Réalisation costumes Véronique Murat Régie costumes Karine Prins Construction décors & accessoires Alain Cazaux Technicien chauffeur Thierry Crusel Agents d’entretien Ghita Balouck, Sabrina Guadagnino Mécénat et Partenariat Georges Tran du Phuoc Attaché de presse Yves Mousset  /  MY Communications Consultant en communication Frédéric Néry  /  Yocom Photographe Olivier Houeix San Sebastián Centre Chorégraphique Transfrontalier / Fonds européens interreg IV A Malandain Ballet Biarritz Yves Kordian directeur délégué Carine Laborde suivi du projet Mélissandre Lemonnier communication Arantxa Lagnet relations partenaire, traduction basque Teatro Victoria Eugenia Amaia Almirall directrice Norka Chiapuso direction de programmation Maria Jose Irisarri suivi administratif Koldo Domán suivi des actions Numéro Directeur de la publication Thierry Malandain Conception & réalisation graphique Frédéric Néry Imprimeur SAI (Biarritz) ISSN 1293-6693 - juillet 2002

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Représentations en France

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CALENDRIER

Numéro 53 - Janvier/Mars 2012  

Malandain Ballet Biarritz © Yocom

Numéro 53 - Janvier/Mars 2012  

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