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JUILLET > SEPTEMBRE 2010

ÉDITO PAGE 3

JOURNAL D’INFORMATION DU CENTRE CHORÉGRAPHIQUE NATIONAL D’AQUITAINE EN PYRÉNÉES ATLANTIQUES MALANDAIN BALLET BIARRITZ

ACTIVITÉ PAGE 4

DANSE À BIARRITZ #42 PAGE 8

BILAN PAGE 10

EN BREF PAGE 11

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Véronique Aniorte & Frederik Deberdt, Magifique • photo Olivier Houeix


photo Olivier Houeix

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EDITO

de l’ordre de l’accessoire. Erreur absolue. L’Art et la Culture ne sont pas un luxe, mais un Embarquement pour Cythère, un Cap de Bonne-Espérance.

Longtemps, on a considéré l’Océan comme une manne inépuisable, à même de nourrir et d’absorber sans fin les déchets de l’humanité. Ce n’est plus le cas, et l’urgence est aujourd’hui de respecter et protéger ce patrimoine originel de la vie. Alors, en attendant l’ouverture en 2011 de la Cité de l’Océan et du nouveau Musée de la Mer, Biarritz qui entretient depuis toujours une relation privilégiée avec l’élément marin s’est associée à la Journée Mondiale de l’Océan et aux Journées de la Mer, pour lancer début juin la première édition de « Biarritz Fête l’Océan ». En clôture de cette manifestation de sensibilisation, une « flash-mob » initiée et pilotée par Thibault Taniou et d’autres de Ballet Biarritz, a réuni plus de trois cents personnes qui, sur une succession de titres en vogue, dansèrent face à l’Atlantique avant de disparaître sans faire de vague.

Le succès de ce rassemblement, ajouté à l’intérêt que je porte aux « atlantiquités », m’invite à citer Lagus, un maître à danser qui dans la seconde moitié du XIXe siècle faisait valser les foules à Biarritz : « Ne pas savoir danser est une condition d’infériorité fort regrettable dont les conséquences peuvent être fâcheuses !» Effectivement, la Danse contribue aux échanges, au vivre ensemble. Elle permet aussi d’accéder au plaisir, à l’imaginaire, à la connaissance … et plus on connaît plus on aime ! A l’heure où Le Temps d’Aimer s’apprête à célébrer ses vingt ans, il est d’ailleurs tentant de penser, que c’est pour se prémunir de conséquences fâcheuses que la ville de Biarritz fit le pari, il y a deux décennies, qu’un développement durable pouvait aussi venir de la Danse. En temps de crise, certains diront, c’est sûr, qu’elle est

Pour tous les pieds marins, le Temps d’Aimer lèvera donc l’ancre le 10 septembre au Port-Vieux en compagnie du Ballet de Lorraine et s’achèvera le 19 avec la Trisha Brown Dance Company. Entre autres créations, après une avant-première sous le ciel de Vérone, il verra également le lancement de notre Roméo et Juliette. Un spectacle pour lequel de nouveaux danseurs de formation classique et de tempérament ont été engagés, non sans mal. Car si longtemps on a considéré nos eaux territoriales comme une manne inépuisable, ce n’est manifestement plus le cas. A l’évidence, les gros poissons prennent le large et face à la concurrence étrangère, la taille des autres est souvent insuffisante. Alors creux de vague ou naufrage d’un enseignement de la danse naguère moins théorique ? La question mérite d’être jetée à la mer car connaître les pas sans savoir danser est une condition d’infériorité fort regrettable dont les conséquences peuvent aussi être fâcheuses ! n Thierry Malandain, juin 2010


ACTIVITÉ

« Avec cet hommage au Tchaïkovski de son enfance le chorégraphe revisite ses souvenirs d’apprenti danseur, avec la joie et la douleur qui vont avec eux. Humour, folie, enthousiasme, élégance se disputent la scène dans un langage académique follement libre. »

L’Express, Laurence Liban, 19 mars 2010

à Biarritz Mercredi 11 août Jeudi 12 août 21h Gare du Midi

Magifique • photo Olivier Houeix

Chorégraphie Thierry Malandain Musique Piotr Ilitch Tchaïkovski Composition additionnelle Nicolas Dupéroir Décor et costumes Jorge Gallardo Direction de la production, conception lumière Jean-Claude Asquié Réalisation costumes Véronique Murat Réalisation masques Annie Onchalo Réalisation décor Alain Cazaux

Billetterie Office du Tourisme de Biarritz Javalquinto, Square d’Ixelles 64200 Biarritz Réservations par téléphone tous les jours au 05 59 22 44 66 www.biarritz.fr Ticketnet / Virgin-Leclerc www.ticketnet.fr Tél. 0 892 390 100 (0,34 €/min) France Billet / Fnac-CarrefourGéant www.fnac.com Tél. 0 892 683 622 (0,34 €/min) Informations Malandain Ballet Biarritz 05 59 24 67 19

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Avec Ione Miren Aguirre, Aurélien Alberge, Véronique Aniorte, Giuseppe Chiavaro, Olivier Coëffard, Ellyce Daniele, Frederik Deberdt, Cédric Godefroid, Aureline Guillot, Mikel Irurzun del Castillo, Miyuki Kanei, Fabio Lopes, Silvia Magalhaes, Arnaud Mahouy, Joséphine Pra, Nathalie Verspecht, Daniel Vizcayo. Créé le 12 décembre 2009 au teatro Victoria Eugenia de San Sebastian dans le cadre du projet Centre Chorégraphique Transfontalier Biarritz - San Sebastian soutenu par les fonds européens Interreg IV A. Coproduction Opéra Théâtre de Saint-Etienne, Teatro Victoria Eugenia de San Sebastian, Grand Théâtre de Reims, Centre Chorégraphique National d’Aquitaine en Pyrénées-Atlantiques Malandain Ballet Biarritz.

Billetterie Gare du Midi du 6 au 19 septembre de 11h à 17h30 et le soir des spectacles de 19h à 21h. Office de Tourisme de Biarritz Square d’Ixelles 64200 Biarritz Réservations par téléphone tous les jours au 05 59 22 44 66 Possibilité de paiement par Carte Bleue Visa. Sur internet www.letempsdaimer.com www.biarritz.fr rubrique accès direct : Billetterie en ligne Ticketnet / Virgin-Leclerc www.ticketnet.fr Tél. 0 892 390 100 (0,34 €/min) France Billet / Fnac-Carrefour-Géant www.fnac.com Tél. 0 892 683 622 (0,34 €/min)


Silvia Magalhaes & Giuseppe Chiavaro, Roméo et Juliette • photo Olivier Houeix

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à Biarritz Samedi 11 septembre 20h30 Gare du Midi


... Chorégraphie Thierry Malandain Musique Hector Berlioz Décor et costumes Jorge Gallardo Direction de la production, conception lumière Jean-Claude Asquié Réalisation costumes Véronique Murat Avec Ione Miren Aguirre, Aurélien Alberge, Véronique Aniorte, Giuseppe Chiavaro, Olivier Coëffard, Ellyce Daniele, Frederik Deberdt, Cédric Godefroid, Aureline Guillot, Mikel Irurzun del Castillo, Miyuki Kanei, Mathilde Labé, Fabio Lopes, Silvia Magalhaes, Arnaud Mahouy, Abraham Muñoz Carrera, Joséphine Pra, Nathalie Verspecht, Daniel Vizcayo Coproduction Grand Théâtre de Luxembourg, Teatro Victoria Eugenia de San Sebastián, Grand Théâtre de Reims, Centre Chorégraphique National d’Aquitaine en PyrénéesAtlantiques Malandain Ballet Biarritz. Partenaires

Ellyce Daniele & Olivier Coëffard, Roméo et Juliette • photo Olivier Houeix

Festival de Vérone (Italie), Festival Le Temps d’Aimer de Biarritz, Théâtre Olympia d’Arcachon.

C

omposée en 1839, la Symphonie dramatique Roméo et Juliette doit son existence à la générosité du violoniste Nicolo Paganini qui voyant en Berlioz l’héritier de Beethoven, lui fit don de 20.000 francs. Outre son sujet : un amour idéal qui le consolait des tristes réalités de son mariage avec l’actrice Harriet Smithson, l’œuvre témoigne de plusieurs influences. C’est d’abord un hommage à Shakespeare dont la découverte en 1827 eut un fort retentissement sur son développement artistique. C’est aussi un hommage à Beethoven. Enfin, après la Symphonie Harold en Italie, écrite en 1834, la partition rappelle que le compositeur séjourna en Italie comme lauréat du Prix de Rome. Après avoir rédigé un synopsis à partir des scènes les plus importantes du drame de Shakespeare, Berlioz confia au poète Émile Deschamps le soin d’écrire les textes des parties chantées, puis se mit à l’œuvre, achevant l’ensemble au bout de sept mois. Avec le titre complet de Symphonie dramatique avec Chœurs, Solos de chant et Prologue en récitatif choral, composée d’après la Tragédie de Shakespeare, la partition fut exécutée trois fois au Conservatoire de Paris sous la direction de son auteur, la première fois le 24 novembre 1839 ; Paganini, à qui elle était dédiée, ne l’entendit jamais. Plus tard, Berlioz y apportera quelques modifications, avant d’en publier la version définitive en 1847.

Vérone vit jadis deux familles rivales, Les Montaigus, les Capulets, De leurs guerres sans fin, à toutes deux fatales, Ensanglanter le seuil de ses palais. Comme un rayon vermeil brille en un ciel d’orage, Juliette parut, et Roméo l’aima! Et tous deux, oubliant le nom qui les outrage, Un même amour les enflamma! Sort funeste! Aveugles colères! Ces malheureux amants payèrent de leurs jours La fin des haines séculaires Qui virent naître leurs amours ! Prologue du Roméo et Juliette de Charles Gounod En 1966, Maurice Béjart fut l’un des premiers à porter à la scène le Roméo et Juliette de Berlioz, et l’on se souvient qu’au final du spectacle, un récitant clamait : « Faites l’amour, pas la guerre ! ». Ce slogan hautement évangélique vaut toujours et nous lui emboiterons le pas. Un an après, en 1967, naissait en Italie, « arte povera », une aventure artistique conceptualisée par le critique d’art Germano Celant, qui pour défier la société de consommation et la dérive mercantile des courants américains de l’époque : pop’art, op’art..., privilégia l’économie de moyen. En utilisant des matériaux pauvres qu’il s’agissait d’élever au rang d’Art, les artistes de « l’art pauvre » s’attacheront à rendre signifiants les objets les plus quotidiens. Certains ont vu dans cette démarche une référence au renoncement franciscain. C’est à cette sorte d’ascèse artistique que j’ai voulu me soumettre en prenant pour décor des caisses en aluminium, tandis que les costumes vont être conçus à partir de vêtements usés. L’idée m’est venue en découvrant en Italie les catacombes du monastère capucin de Palerme. Creusées au XVIe siècle à la seule intention des moines, y être inhumé devint une marque de prestige pour l’aristocratie sicilienne jusqu’au XIXe. Dans leur testament, les intéressés demandaient à y être conservés avec un certain type de vêtements, ou même à ce que l’on change ceux-ci à intervalles réguliers. Aujourd’hui, témoignant peu ou prou du caractère universel de la mort, ces catacombes offrent le spectacle de corps embaumés, vêtus de costumes d’époques différentes.


Ces catacombes rappellent également que le thème de la mort, mais aussi celui des funérailles sont omniprésents dans la création artistique du XIXe siècle. Ainsi, en 1840, un an après Roméo et Juliette, Berlioz composa sa Grande symphonie funèbre et triomphale. Au XIXe siècle encore, s’appuyant sur la croyance populaire que, la nuit, les morts dansent dans les cimetières, les artistes vont réactualiser l’esthétique des danses macabres médiévales. Par exemple, dans La Vie dans la mort, Théophile Gautier décrit à la manière d’une danse comment le monde des morts et des vivants s’interpénètrent. Mais, c’est ce fragment de Vie de Rancé de Chateaubriand qui a retenu mon

gnent les émotions, c’est le chœur qui a charge de décrire les faits. Ainsi dans l’introduction, Berlioz dresse une sorte de table des matières des scènes à venir, après quoi il enchaîne sur quelques moments attendus comme le bal chez les Capulet, le duo d’amour ou encore la mort des deux amants. L’œuvre s’achevant par un récitatif d’explication qui permet à Frère Laurent de révéler à tous, ce qui s’est passé. C’est par cette dernière partie où l’on voit Roméo et Juliette étendus que j’ai choisi de commencer. Une scène conjuguée au pluriel, car chacun sait que le théâtre de Shakespeare s’appelait « The Globe » et pour voir du monde sur la scène, mais aussi parce que

ACTIVITÉ

Roméo et Juliette • photo Olivier Houeix

attention : « Les danses s’établissent sur la poussière des morts et les tombeaux poussent sous les pas de la joie. »

Roméo et Juliette, c’est évidemment la haine séculaire existant entre les deux familles les plus puissantes de Vérone, les Montaigu et les Capulet. C’est aussi, bien sûr, le sort funeste de deux amants innocents. Et si tout ce qui cimente cette histoire d’amour mythique entre toutes a retenu l’attention de Berlioz, contrairement au ballet, Roméo et Juliette de Serge Prokofiev, La Symphonie dramatique pour solistes, chœur et orchestre ne suit pas à la lettre le récit shakespearien. Elle en exclut même certains épisodes. Et tandis que les parties purement orchestrales dépei-

l’amour de Roméo et Juliette rétablit l’harmonie du monde, c’est parfois de Roméos et Juliettes dont il s’agit. Enfin, parce qu’il était difficile de confronter la partition de Berlioz à l’épreuve de la danse, comme le compositeur le fit lui-même, le spectacle est une sorte de libre commentaire qui tente de soulever la pierre d’un rêve qui était trop beau.

n Thierry Malandain, juin 2010

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LA DANSE À BIARRITZ # 42

J.Lagus, maître à danser Polka, valse, rédowa, scottish, quadrilles, cotillons, etc., nous ne ferons pas ici le tableau de toutes les danses mises à l’honneur dans les bals à Biarritz où ailleurs à la fin du XIXème siècle. Faisant partie des pratiques élégantes, elles étaient cultivées avec tant de succès que toute personne appelée par sa situation à fréquenter le « monde » se devait de les connaître. Malheureusement, on n’avait pas toujours sous la main un maître à danser. Une lacune que plusieurs d’entre eux chercheront à combler à travers la publication d’ouvrages théoriques. Citons seulement, J.Lagus, dont la première édition du Nouveau guide des danses françaises et américaines sera publiée à Pau en 1887. Dirigeant un cours de danse et de maintien dans ce chef-lieu des BassesPyrénées, Lagus dont on ignore tout jusqu’au prénom, se distingua comme maître de danse aux lycées de Pau et de Bayonne, mais aussi comme directeur des bals d’enfants du Casino de Royan, du Palais d’Hiver de Pau et du Casino Bellevue de Biarritz. C’est à ce titre qu’il lança un certain nombre de nouveautés chorégraphiques, dont quelques-unes furent éditées. A l’instar de « Biarritz » mise en musique par Charles Marie Constantin. (1) Vint ensuite le « Biarritz Pas de Quatre », une polka valsée créée de l’autre côté de l’Atlantique sous le nom de « Military Scottish » qu’une jeune américaine lui fit connaître et qu’il adapta au goût français avant de la mettre en vogue. En effet, le « Biarritz Pas de Quatre » sur une musique de Paul Chabeaux (2) s’imposa partout. Mais où son succès fut vraiment éclatant, c’est à Biarritz durant l’été 1893. Ainsi, C.Léon, écrit : « Chacun sait que l’orchestre de Biarritz, composé d’artistes choisis, on le croira sans peine, se fait entendre tous les après-midi à cinq heures, sur la terrasse de son superbe Casino, où il interprète dignement les chefs d’œuvres des grands maîtres.

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LA DANSE À BIARRITZ # 42

Eh bien ! Les dimanches et jeudis, au même moment, où se faisait entendre l’orchestre, il y avait bal d’enfants à l’intérieur du Casino, dans l’immense salle que le directeur, Alfred Boulant, a eu l’heureuse inspiration d’affecter à la danse. A peine les musiciens du bal, dirigés par le savant artiste Jules Gradwohl, lançaient-ils aux échos les premières et joyeuses notes du « Pas de Quatre », que la foule s’y précipitait en toute hâte, au grand désespoir de l’orchestre municipal, ahuri, et de son aimable chef, Arthur Steck, qui se demandaient où s’était éclipsée cette foule tout à l’heure si attentive, si pressée et si compacte. L’orchestre ne jouait plus que pour quelques légères mouettes, couleur du temps, au vol rapide, mais dont le sentiment musical n’est sans doute point poussé à l’extrême. C’est que vraiment, au bal, le coup d’effet offert par ces jeunes enfants dansant le « Pas de Quatre » était absolument ravissant. Aussi que de bravos et d’applaudissements frénétiques ! » (3) Il est à peine besoin de le dire, le « Biarritz Pas de Quatre » remportait le même succès le soir dans les bals destinés aux grandes personnes. Deux années plus tard, illustrée de gravures offrant la position des pas imaginés par Lagus, paraitra la « Bébé-Biarritz », une polka pour enfants, mise en musique par Jules Gradwohl et appelée à devenir le divertissement de la saison estivale de 1895. L’année d’après, c’est « La Pavane-Valse » qui est lancée dans les salons du Casino, mais ceux-ci ne pouvant contenir la foule, les cours se dérouleront sur la terrasse : « Le dessous de la marquise était bondé d’élèves, qui se renouvelaient à chaque instant, il y avait aussi beaucoup de monde dehors, car en allant prendre le bain beaucoup de personnes s’amusaient de voir un si joyeux entrain » écrit Lagus. Fort de ce succès, mais aussi grâce au bon vouloir de ses collègues, tel le parisien, Eugène Giraudet qui le 25

septembre 1896, lui adresse cette dépêche : « Votre Pavane-Valse a été bien accueillie et a obtenu un grand succès au bal que j’ai organisé au Continental. Amitiés. » « La Pavane-Valse » se répandit dans tout le pays. Il en sera de même pour « La Véritable Berline » dont l’Illustration, un journal national, publie le 1er août 1896, la théorie explicative à côté de la musique de Lucien Béry. « La Véritable Berline est une danse enfantine que nous avons les premiers, mise en pratique en France, au Casino de Biarritz. En exécutant cette danse, ainsi que nous allons l’expliquer, on est sûr d’obtenir un brillant succès, un brio rare. Rien de plus élégant et gracieux. » précise son auteur. Enfin, toujours en 1896 et une nouvelle fois avec le concours de Paul Chabeaux, Lagus lance la « Biarritz-Racquet » qui enchaîne des pas de rédowa et de polka. Ordinairement, les bals se terminaient par un Cotillon, une sorte de fantaisie récréative durant laquelle on exécutait après une promenade et un tour de valse, toutes sortes de figures. Lagus en créera près d’une trentaine pour les bals donnés à Biarritz, dont « la Pyramide » : une figure très brillante et très animée que Lagus reproduit en 1900 dans la 20ème édition de son Nouveau guide des danses françaises et américaines. Lequel ouvrage s’ouvre sur cet avertissement : « Ne pas savoir danser est une condition d’infériorité fort regrettable dont les conséquences peuvent être fâcheuses ! ».

1) Charles Constantin, second Prix de Rome en 1863, il fit carrière au théâtre comme chef d’orchestre et directeur, et s’éteignit à Pau le 27 octobre 1891. (2) Paul Chabeaux (1854.1901), compositeur, pianiste-lauréat du Conservatoire de Paris fut l’élève de Georges Mathias qui eut Frédéric Chopin et Friedrich Kalkbrenner pour maîtres. (3) C.Léon, Historique du « Biarritz Pas de Quatre » Autres publications de Lagus : • Trois guides différents des danses françaises et américaines, 1892 • Petit guide du Boston-Valse, 1895 • Le Régent, musique de Paul Chabeaux, 1895 • Gavotte-Valse, musique de Paul Chabeaux, 1897 • Le Progrès de la danse, Quatre danses de caractère, 1900


BILAN 2009 Représentations réalisées / 86 France / 29 – Aquitaine / 23 – Etranger 34 Nombre de spectateurs / 62.000 Sensibilisation – Formation / Interventions réalisées / 381 France / 377 – Aquitaine / 279 Création Magifique / Tchaïkovski / Malandain Répertoire en tournée Carmen / Schubert / Malandain L’Amour sorcier / Falla / Malandain Don Juan / Gluck / Malandain Mozart à 2 / Malandain La Mort du Cygne / Saint-Saëns / Malandain Ballet Mécanique / Antheil / Malandain Les Créatures / Beethoven / Malandain Le Sang des Etoiles / Mahler, Strauss, Waldteufel, Lanner, Minkus / Malandain Pays visités en tournée Suisse, Italie, Belgique, Espagne, Allemagne, Québec, Brésil, Argentine, Uruguay, Colombie, Equateur Chorégraphies au répertoire d’autres compagnies Blé Noir / musique Bretonne / Malandain / Europa Danse Les Créatures / Beethoven / Malandain / Ballet de l’Opéra National de Riga Mozart à 2 / Malandain / Ballet Junior de Genève La Mort du Cygne / Saint-Saëns / Malandain / Balletto dell’Esperia Le Cid / Massenet / Malandain / Ballet Junior de Genève Compagnies reçues en Accueil Studio Cie Lullaby / Alain gonotey Cie l’Adret / Gaël Bovio et David Rodrigo Cie Révolution / Anthony Egéa Cie Sylvain Groud Cie Hervé Koubi Cie Gilshamber Cie Kukai / Jon Maya Cie Kirsten Debrock Cie Maritzuli / Claude Iruretagoyena Marie-Laure Agrapart et Cie Cie Fabre Sènou / Caroline Fabre et Nobert Sénou Budget global présenté hors taxes Total des subventions Ministère de la Culture / DRAC-DMDTS Ministère de la Culture / Accueil Studio Ville de Biarritz Conseil Régional d’Aquitaine Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques Communauté Européenne / Projet Interreg IV / Victoria Eugenia San Sebastian CulturesFrance / Arts de la Scène Subvention soutien à la diffusion Autres subventions Total des recettes Recette relative à l’activité présentée Mécénat / dons et divers

2 776 411 1 669 392 651 865 45 735 317 000 235 000 148 000 218 847 15.000 6 000 31 945 1 107 019 1 034 218 72 801


EN BREF

Nouveaux venus Abraham Muñoz Carrera q Né à Séville, il étudie au Conservatorio Profesional de Danza de Sevilla jusqu’en 2009 avant d’être engagé au Ballet de l’Opéra de Limoges que dirige Sergio Simon. Il entre au Malandain Ballet Biarritz en 2010.

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Joséphine Pra Née à Bordeaux, elle étudie au Conservatoire National de Toulouse, à l’Ecole Nationale Supérieure de Danse de Marseille et à la faveur d’une bourse, durant trois ans à la Royal Ballet School de Londres. Engagée en 2004 au Birmingham Royal Ballet sous la direction de David Bintley, elle rejoint en 2006 le Boston Ballet que conduit Mikko Nissinen. Elle entre au Malandain Ballet Biarritz en 2010.

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Mathilde Labé Née à Mont-Saint-Aignan, elle étudie au Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Lyon, puis intègre en 2008 le Jeune Ballet de cet établissement. Après deux années passées à Lausanne à l’EcoleAtelier Rudra Béjart, elle entre au Malandain Ballet Biarritz en 2010.

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Nuria López Cortés Née à Alicante. Elle étudie de 2004 à 2010 auprès de Marika Besobrasova à l’Académie Princesse Grace de Monaco. Engagée au Ballet de l’Opéra national de Bordeaux pour des représentations en 2008, elle entre au Malandain Ballet Biarritz en 2010.

Mozart à 2 à l’Aspen Santa Fe Ballet A l’invitation de Jean-Philippe Malaty, Françoise Dubuc a remonté Mozart à 2 pour les danseurs de l’Aspen Santa Fe Ballet. Première le 16 août 2010 à Aspen (USA) dans le cadre de l’Aspen Music Festival and School.

Izaskun Lazapa en résidense Du 1er au 6 juillet, Malandain Ballet Biarritz accueille en résidence de création la compagnie IZASKUN LAZAPA lauréate de l’appel à projet du programme Aterpean – accueil d’artistes en résidence – de Dantza Hirian, festival transfrontalier de danse contemporaine en paysages urbains ayant lieu sur l’Eurocité Basque.

Ballet de Lorraine Didier Deschamps Cie Lionel Hoche Cie Kader Belarbi Cie l’Eventail Marie-Geneviève Massé KD Danse Kirsten Debrock Système Castafiore Marcia Barcellos, Karl Biscuit Paul les oiseaux Valérie Rivière Russell Maliphant Company Cie Yvann Alexandre Andrès Marin Cie Nacera Belaza Cie Maryse Delente Victor Ullate Ballet Comunidad Madrid Cie Catherine Dreyfus Spellbound Dance Company Mauro Astolfi La Intrusa Danza Damian Munoz & Virginia Garcia Trisha Brown Dance Company Cie Par Terre Anne Nguyen Cie Lagunarte Cie Gilschamber Isakun Lapaza Gaël Domenger Malandain Ballet Biarritz Cie Eclats Stéphane Guignard Cie Robinson Claude Magne Cie Akoma Névé Isida Micani Cie Lanabel Annabelle Bonnéry & François Deneulin Cie Discalie Marion Lévy Cie Hip Hip Hop Centre de Formation de Biarritz Lauréats UPPADanse Lauréats Scène Lycéennes

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CALENDRIER

JUILLET > SEPTEMBRE 2010

centre chorégraphique national d’aquitaine en pyrénées atlantiques

Gare du Midi 23, avenue Foch F-64200 Biarritz Tél. : +33 5 59 24 67 19 Fax : +33 5 59 24 75 40 ccn@malandainballet.com Président Pierre Durand Vice-Président Pierre Moutarde Trésorier Marc Janet

Représentations en France 02/07

Sens

Magifique

04/07

Castres

Carmen, l’Amour sorcier

28/07

Montauban

Magifique

11/08

Biarritz

Magifique

12/08

Biarritz

Magifique

11/09

Biarritz

Roméo & Juliette

Directeur / Chorégraphe Thierry Malandain Directeur délégué Yves Kordian Maîtres de ballet Richard Coudray, Françoise Dubuc Artistes chorégraphiques Ione Miren Aguirre, Aurélien Alberge, Véronique Aniorte, Giuseppe Chiavaro, Olivier Coëffard, Ellyce Daniele, Frederik Deberdt, Cédric Godefroid, Aureline Guillot, Mikel Irurzun del Castillo, Miyuki Kanei, Mathilde Labé, Fabio Lopes, Nuria López Cortés, Silvia Magalhaes, Arnaud Mahouy, Abraham Muñoz Carrera, Joséphine Pra, Magali Praud, Nathalie Verspecht, Daniel Vizcayo Professeur invité Angélito Lozano Pianistes Alberto Ribera, Miyuki Brickle, Corinne Vautrin

Giuseppe Chiavaro, Magifique • photo Olivier Houeix

Sensibilisation des publics et transmission du répertoire Dominique Cordemans Formation et accueil studio Gaël Domenger Administrateur Jacques Jaricot Comptabilité, mécénat Rhania Lacorre Communication Sabine Lamburu Accueil, logistique, diffusion, secrétariat technique Lise Philippon, Carine Laborde Secrétariat-comptabilité Arantxa Lagnet Directeur de production / Concepteur lumière Jean-Claude Asquié Régisseur général Oswald Roose Régie lumière Frédéric Eujol, Christian Grossard Régie plateau Chloé Bréneur Régie son Jacques Vicassiau Régie plateau son Gilles Urrutia Régie costumes Karine Prins Construction décors & accessoires Alain Cazaux Chauffeur Thierry Crusel Agents d’entretien Ghita Balouck, Sabrina Guadagnino Attaché de presse Yves Mousset / MY Communications Consultant en communication Frédéric Néry / Yocom

26/08

Italie / Vérone

Roméo & Juliette

27/08

Italie / Vérone

Roméo & Juliette

28/08

Italie / Vérone

Roméo & Juliette

Projet transfrontalier / Fonds européen Interreg IV A Coordination ACG Productions Malandain Ballet Biarritz Yves Kordian, directeur délégué Rhania Lacorre, suivi financier Sabine Lamburu, communication Arantxa Lagnet, relations partenaire, traduction basque Teatro Victoria Eugenia Atton Azpitarte, co-directeur Norka Chiapuso, responsable artistique du projet Cristina Olaizola, coordination et communication

Numéro

Directeur de la publication Thierry Malandain Conception & réalisation graphique Frédéric Néry Imprimeur SAI (Biarritz) ISSN 1293-6693 - juillet 2002

www.malandainballet.com

Représentations à l’étranger

Numéro 47 - Juillet/Septembre 2010  

Malandain Ballet Biarritz ©YOCOM

Numéro 47 - Juillet/Septembre 2010  

Malandain Ballet Biarritz ©YOCOM