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P l at e f o r m e

pa n a f r i c a n i s t e d ’ i n f o r m at i o n s d e l ’ e s t à l ’ o u e s t d e l ’ at l a n t i q u e

Si chacun pouvait balayer devant chez soi, la rue serait sauvée • Dire aux petits fils de nos petits fils ce que les parents de nos parents ont vécu Version online du journal La Rue Meurt • N. 1 - Mars 2013 Publication bimestrielle • Directeur Général: Dr Jean-Claude Bongolo

www.laruemeurt.com

al i c é p S

Quand

La Rue Meurt rencontre

Malaki ma Kongo sur le Net

L’enterrement de J.J. Desalines 206 ans après sa mort


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La Rue Meurt Magazine

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L’Editorial Masengo ma Mbongolo - Directeur de Publication

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ire aux petits fils de mes petits fils ce que les parents de nos parents ont vécu. Zunga M’Voala (8-fev. 1949) La Rumeur et plutard La Rue Meurt Magazine, est un organe d’information, via Internet et sur papier, qui est issu du même moule que Malaki ma Kongo, et dont les idéaux sont: l’éthique, le développement, la promotion des racines de la culture africaine et la réconciliation de la diaspora pluriel avec la mère Afrique. L’un des piliés de la politique de l’esclavage et de la colonisation est diviser pour reigner. Et pour réussir leur projet macabre, ils ont désaxer le système d’évolution et de développement de l’Homme Noir. Nos systèmes sociaux, éducatifs, productifs, culturels, de défense nationale et même d’estime de soi, sont tournés contre nos interêts fondamentaux. Le système a aussi réussi à faire endosser sur la victime-Afrique, toute la culpabilité du drame sans nom de l’humanité: l’holocauste des Noirs. Le souci majeur de notre génération est donc de remettre l’Afrique sur pied; puisque qu’il a été démontré que la pauvreté de l’Afrique ne profite à personne. Notre mission principale est la reprogrammation de l’Homme Noir, en le reformatant à partir de ses bases culturelles. Nous devons trouver les moyens pour réorienter l’Homme Noir dans sa façon de penser, de voir les choses, d’étudier, d’analyser son futur, d’étouffer dans l’œuf les égoismes sans lendemain... L’Europe n’est pas le Centre de l’Univers. Nous devons apporter des mécanismes à l’africaine qui lui permettront de retrouver la voie de son

salut et de son développement durable auto centré sur l’Afrique. Nous devons créer les bases pour stimuler la décolonisation mentale, éducative, économique, intellectuelle et spirituelle. Et le remède approprié est la réconciliation avec les racines de la culture africaine. Pour cela, La Rue Meurt Magazine sollicite l’apport de tous les panafricanistes et les hommes de bon sens, pour manier ensemble les leviers de la sphère socio-économique, de la Culture, des arts, du sport, de l’histoire, les sciences et le développement, afin d’ouvrir les yeux de l’Homme Noir. Mais l’épicentre de action se focalisera sur la décolonisation spirituelle; Quand l’africain s’appropriera de la gouvernance de son propre monde astral; quand il saura communiquer avec ces ancêtres, son monde divin, sans passer par des systèmes floux, des intermédiaires étrangers, alors il domptera les rênes de chemin de développement pré-établi pour lui par le monde divin ou la nature si vous préférez. La Rue Meurt Magazine est le prolongement du Journal La Rue Meurt un Hebdomadaire qui de 1992 à nos jours a imprimé le ton et stimulé le goût de la lecture aux congolais de Brazzaville. Son Directeur Général Zounga Bongolo Jean Claude, est l’un des rares hommes de lettre congolais, qui avait compris à temps, qu’en cette phase naissance de la vie démocratique au Congo, il était important d’apporter l’information, la formation et l’éducation civique, dans les villes, villages et les bafonds de ce pays où: 95% de la population n’avait aucun intérêt à [Continue page 20 ]

La Rue Meurt Magazine, version internationale online du journal La Rue Meurt • Publication bimestrielle N. 1, Mars 2013 • Réalisé en collaboration avec les Groupes Malaki ma Kongo & Royaume Do Kongo • Directeur G é n é r a l : D r J e a n - C l a u d e B o n g o l o • Siège Social: 105, Avenue Guynemer, Bacongo - BP: 1258 - Brazzaville • Directeur de Publication: Masengo ma Mbongolo • Directeur de Marketing: Rocha Nefwani • Graphique et mise en page: Malaki Communication http://communication.malakimakongo.net • www.laruemeurt.com • magazine@laruemeurt.com


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La Rue Meurt Magazine

Sommaire L’Editorial..........................................................3 Quand “La Rue Meurt” rencontre Malaki ma Kongo sur le net..............5 O R O N E R O..................................................9 Une lettre d’un Kongo des Antilles à un Kongo d’Afrique........................................11 L’Elite et la mémoire nationale....................... 13 Melo Nzeyitu Josias......................................... 16 Jomo Kenyatta.................................................18 Message de fin de l’annee 2012....................... 21 Mot pour l’Afrique ......................................... 28 206ème anniversaire de l’assassinat de l’empereur Dessalines.................................32 Vingt ans de Malaki ma Kongo 1991 - 2011 TOME 1: 1991 - 2001.......................................35 Mbuta Paky & l’Afrique...................................36 Armand Ndeko du Groupe Mbanza................38 La Renaissance des idéaux du Matsouanisme............................................ 41 Jeysi León Molna............................................42 “ Voici les coupables”.......................................43 Hyacinte Massamba dit Kara..........................45 Un Africain dans un iceberg............................46 “Kamajanes” de la musica palenquera............47 Médecins d’Afrique......................................... 48 MANDAGUA Association culturelle...............50 Richenel Ansano..............................................52 Merveilleux contes africains . .........................55 Editions Paari .................................................58 Ionah Moto N’Kento wa Ngonda (La Femme du Mois).......................................59

Elien Isac, (Samba EL) le fils de papa Loko... 60 Dr. Runoko Rashidi......................................... 61 Acte de naissance de Malaki-Afro-TV............64 Dr. Molefi Kete Asante....................................65 Bidimbu Bia Kongo . ......................................67 Ruine de Mbanza Kongo.................................73 Patrimoine de l’ Humanité..............................73 Le problème d’identité en Angola ..................74 Henry Sampson, inventeur du Cellulaire . .....76 Croyance Kongo ............................................. 80 L’écureuil de Montréal . ................................. 81 L’Ile de Mateba .............................................. 82 Prise de position des descendants de Pierre Savorgnan De Brazza...................... 84 Pour la consolidation de la réconciliation . ... 88 Femmes chefs de sous-états du Royaume Kongo à nos jours...................... 89 Communiqué de presse Gouvernement des Etats Unis d’Amerique Dv2014................92 Il fut CHICO REI, un Mukongo au Brésil.......93 Les visages du racisme ...............................100 Les hommes d’Eglises originaires du Pool . .102 Peuple Gullah Geechee..................................108 Aline Zomo-Bem............................................ 110 Culture de Dieu et culture de Satan ou Diable:... 111 Les premier habitants d’Amerique du Nord etaient des noirs et pas des esclaves..............115 Quel est l’électorat du nouveau Pape.............117 “TINU-NITU” 1ère édition.............................. 118 Pèlerinage au coeur de l’Afrique ...................121

To u t c o n te n u d e l a r u e r e v u e La Rue meurt Magaz ine, ainsi que leur site w w w. l aruemeurt. com ( arti cl e et / ou i m ages, audi o, graphi que et vi déo) est pro té g é p a r c o p y r i g h t e t a p p a r t i e n n e n t à l’auteur – ainsi indiqué - ou à La Rue Meurt Magazine - sans spécifier. Toute reproduction du contenu de La Rue meurt M a g a z i n e , s o u s q u e l q u e f o r m e q u e s o i t devrait donc être autorisé. L a R u e Me u r t M a g a z i n e e s t r e sponsable de droit d’auteur des contenus publ i és frui t de ses propres enquêtes et / ou dem ande des droi ts d’ auteurs des œ u v re s e n v u e d ’ o b t e n i r l ’ a u t o r i s a t i o n de publier, qui est toujours rendues p ubl i ques. Toutefoi s, si l a publ i cati on des i mages et du texte sur La Rue meurt Ma g a zi n e v io le à n o t r e i n s u l e s d r o i t s n on reconnus dans le ressort de notre recherche, s’ i l vous pl aî t nous en i nformer par e-m ai l : m agazi ne@l aruemeurt. com e t s e ra im m é d ia te m e n t s u p p r i m é . L a Rue meurt Magaz ine n’est pas responsa bl e des l i ens des si tes web / publ i és, ni de l eur contenu, qui peuvent être suj e ts à v a r ia t io n a u f i l d u t e m p s . L a R ue meurt Magaz ine n’est en aucun cas re sponsabl e de ce qui est publ i é ou l i é par l es l ecteurs dans l es com m entai res de c h a q u e p o s t e . À l a d i s c r é t i o n d e L a Rue meurt Magaz ine sera censuré - mêm e parti el l em ent si nécessai re - et / ou de suppri m er des comm entai res j ugés ch o q u a n ts o u p r é ju d i c i a b l e s à l ’ i m a g e o u à la renommée de la revue elle-même, du genre spam , raci stes ou qui conti ennent des données personnel l es non conform e a v e c le r e s p e c t d e s n o r m e s d e c o nfidentialité.


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La Rue Meurt Magazine Congo

Quand “La Rue Meurt” rencontre Malaki ma Kongo sur le net Serge Louvouézo ngo

L

’hebdomadaire satyrique congolais «La rumeur» (devenu par la suite «La Rue Meurt») est né presque à meme que la Conférence Nationale dite «souveraine» survenue à Brazzaville dans la première moitié de 1991 dans la foulée du vent de démocratisation qui a soufflé sur le continent à la suite de la chute deux ans auparavant du mur de Berlin. A l’époque, le premier plan

quinquennal de développement du pays (19821986) a fait long feu. Boostée par une gestion on ne peut plus calamiteuse des ressources financières générées par le pétrole, la dette extérieure du Congo se chiffre déjà en centaines de milliers de francs CFA. Sous la pression du Fond Monétaire International (FMI) appelé au secours, les grands chantiers d’infrastructures engagés par


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l’Etat sont arrêtés, les plus grandes des entrepriétait difficile de trouver et mobiliser des financeses d’Etat sont mises en faillite, et les restantes, ments pour monter un journal. Quant à monter sommées de réduire leurs effectifs dans l’espoir un journal satirique, et de surcroît un journal sa(resté vain) de trouver un repreneur privé. Le tirique indépendant, cela relevait simplement de chômage prend des dimensions inédites et d’aul’utopie. C’est ainsi que la plupart des journaux tant plus sévères qu’inattendues au regard des nés au lendemain de la Conférence ont été finanénormes revenus pétroliers engrangées au cours cés (et donc contrôlés), directement ou indirecde ces années-là, et, comble de malheur, la Fontement, par les partis politiques qui se lançaient ction Publique arrête de recruter. Alors, partout dans la course au pouvoir, avec tout ce que cela la contestation monte et, pour un oui ou un non, pouvait comporter comme risques de comproles étudiants, désormais sans perspective d’emmissions, et La Rue Meurt n’a pas échappé à cette ploi claire, n’hésitent plus à braver le Pouvoir et à implacable et funeste logique. En effet, le fondadescendre dans la rue manifester leur colère. Au teur de ce titre historique de la presse congolaise sein même du parti unique la contestation gagne (Jean Claude M’Bongolo; professeur de philosodu terrain et les défections se multiplient. Sérieuphie et écrivain) fut d’abord directeur de publicasement affaibli et ébranlé, le régime socialisant tion de l’organe «officiel» du M.C.D.D.I. («Le Sodu général Dénis Sassou-Nguesleil») avant que, peu à l’aise dans (…) La conviction profonde qu’aucune la ligne éditoriale par trop ethniso, après avoir lâché pas mal de intégration économique et politique lest, finit par accepter le principe ciste imposée au journal et lassé ne verra le jour nulle part en Afrique par les manoeuvres d’intimidade la convocation d’une confési elle ne prend pas en ligne de rence nationale pour sauver ce tion permanentes des dirigeants compte les “continuités” territoriales de ce parti, il ne choisisse de lanqui peut l’être encore, et pour et socio-culturelles (pour ne pas dire cer sa propre publication avec restaurer ce qui reste d’ordre et nationales) qui ont précédé la traite une équipe d’amis. Sans moyens de cohésion sociale. Pour la prenégrière et la période coloniale. mière fois depuis l’indépendanfinanciers consistants ni personce (1960), mais surtout depuis la nel qualifié, les fondateurs du Révolution de 1963, les Congolais journal n’avaient que leur enthoupeuvent adhérer à la formation politique de leur siasme pour se lancer dans l’aventure. C’est ainsi choix ou fonder leur propre parti, de même qu’ils que sur la dizaine de personnes qui vont constipeuvent exprimer leurs opinions sans craindre de tuer la première équipe d’enquêteurs, analystes, représailles d’aucune sorte. Profitant de l’aubairédacteurs et autres techniciens, on ne comptera ne, un premier parti d’opposition, le Mouvement qu’un seul journaliste de carrière (le «professeur» Congolais pour la Démocratie et le DéveloppeMassengo Fu Manchu), un seul graphiste profesment Intégral (M.C.D.D.I.), est d’ailleurs créé par sionnel (…) et un caricaturiste confirmé (Malonga le leader anti-communiste autoproclamé Bernard Raymond alias Ray’M). Le promoteur du journal Kolélas. C’est dans ce contexte qu’est née, et a cirlui-même, monsieur M’bongolo Jean Claude, culé, dans les couloirs de la Conférence Nationale était au départ un professeur de philosophie, qui Souveraine (au palais des congrès de Brazzaville), s’essayait à l’écriture et au journalisme, tandisl’idée de créer un journal satirique sur le modèle que les enquêteurs étaient généralement des du «Canard enchaîné» français. Mais, de l’idée à bénévoles sans formation journalistique, et les sa réalisation il y avait fort à faire, car, dans un analystes, généralement des syndicalistes (ex. pays où tous les moyens de production et de fiMoïse Lobé) et des ministres en action (Démba nancement avaient été, des décennies durant, N’télo, Diabatantou-Boukambou) ou «en réserséquestrés par l’oligarchie militaire au pouvoir, ve de la République» (Gérard Bitsindou, Florent et la liberté d’expression, plus que muselée, il Ntsiba, Ndalla-Graille, entre autres). Quant aux


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machines à taper et ordinateurs qui permirent la première parution du journal, ils avaient été «empruntés» au cabinet du Premier Ministre de transition un jour qu’il était pressant de contrer la propagande de quelques excités qui s’employaient à se constituer absolument en opposition assiégeant le gouvernement de transition pourtant consacré «gouvernement d’unité nationale» par la Conférence Nationale elle-même. Voilà révélée toute l’histoire de La Rue Meurt. La devise de «La Rue Meurt» était plutôt en rire que d’en pleurer et, étant donnés la gravité et le caractère inédit des faits qu’a vécu la République en cette décennie infernale (trois guerres civiles en moins de dix ans), c’était, pour les éditorialistes et rédacteurs du journal la seule façon de positiver une actualité qui se présentait généralement sordide et déprimante; le seul moyen de garder son calme devant les évènements, et ainsi préserver sa santé et rester debout. L’humour y tenait donc une place prépondérante, et la caricature (qui était souvent à prendre au second degré plutôt qu’au premier), le moyen d’atteindre les couches populaires les plus larges; celles qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas été à l’école, et pour qui le dessin est toujours plus parlant qu’une longue explication. C’est ainsi que pendant longtemps, la majeure partie des lecteurs (et donc des «financiers») de La Rue Meurt ont été les vendeuses et vendeurs du marché Total de Brazzaville. Enfin, il faut dire que malgré sa grande proximité avec les milieux de l’Opposition de l’époque, le journal se définissait avant tout comme «journal d’opposition» et non comme «journal de l’Opposition», et les sympathisants de celle-ci comme ceux du Pouvoir de l’époque ont régulièrement et abondamment publié dans ses colonnes.

La Rue Meurt Magazine De même, en dépit de sa propension à rapporter et commenter tout ce qui touchait à la région du Pool (d’où étaient originaires la quasi-totalité de son personnel), l’entreprise n’avait rien de tribal au sens étriqué du terme, puisque les hommes politiques de toutes origines ethniques l’ont régulièrement choisie pour exprimer leurs opinions (et souvent gratuitement d’ailleurs). Non, pour nous, et contre toutes apparences, cette ligne éditoriale cachait, et cache encore, une idée et un projet panafricaniste: l’idée et le projet fondé sur la conviction profonde qu’aucune intégration économique et politique ne verra le jour nulle part en Afrique si elle ne prend pas en ligne de compte les «continuités» territoriales et socio-culturelles (pour ne pas dire nationales) qui ont précédé la traite négrière et la période coloniale. C’est dans cet esprit que le journal a participé aux activités liées à l’organisation des premiers festivals Malaki Ma Kongo (années 1990-2000), accompagné le développement du concept, et se tient aujourd’hui «dispo» pour la suite des évènements; c’est-à-dire pour la mutation annoncée du concept culturel vers un projet de retrouvaillesréconciliation planétaire des peuples noirs, où qu’ils se trouvent, en vue de la renaissance multiforme du continent. Sujet discutable certes, mais sujet porteur, nous en sommes convaincus. A tous les lecteurs de La Rue Meurt nous disons donc: «malavou ma sobélé n’kalou» (le vin a changé de récipient). Le vin a changé de récipient, mais c’est toujours le même vin. La Rue paraîtra désormais en bimestriel et répondra présent sur la toile (de l’internet). La lutte continue.


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La Rue Meurt Magazine CHILI

ORO NERO Carolina Elìsabeth Cortés Silva

H

é, voilà, je peux dire pour l’instant, c’est que les personnes d’ascendance africaine au Chili, n’ont pas été reconnu ou pris en compte, par exemple, nous, en tant que race, nous n’avons pas été inclus dans le recensement de la population. Cette fois-ci il ya une semaine, il a été adoptée une procédure, d’un montant de 165 millions de pesos, pour faire un guide d’étude spécifique afin de rendre compte de se la population noire de la région où je vis (Arica et Parinacota) dans le reste du pays, il n’y a pas un problème de recherche autour d’origine africaine qui soient organisées dans d’autres régions du Chili ORO NERO (Or Noir) est la première organisation au Chili, qui porte sur le thème de l’Afrique dans mon pays. Notre relation avec l’Afrique, c’est d’abord le souhait d’effectuer

une récupération culturelle et la reconstruction de notre histoire comme esclaves aménés au Chili provenant presque exclusivement du Congo et de l’Angola. Notez qu’au le Chili, on a toujours rejeté la prescence des Noirs au Chili, et la région où je vis, depuis 1929 est devenue chilènne, elle appartenait anciennement au Pérou. le Chili

a pris possession de ces terres, après la guerre du Pacifique (1879-1883), puis, il ya eu une persécution des Noirs au Chili, compte tenu de Péruviens. Nous avons un grand intérêt pour le Congo et l’Angola, parce que nous croyons que si on pouvait transcender cette difficulté, cela pourrait nous approcher à nos ancêtres et notre histoire..


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La Rue Meurt Magazine

FOREX

COMMUNIQUE DES COURS DE FOREX en 2013 (SEMINARIO DO ROYAUME DO KONGO) -NOUS FORMONS UNE NOUVELLE CLASSE DE FOREX(Seminario Do Royaume Do Kongo) est un programme de groupe (Royaume Do Kongo). Le programme se passe au facebook et via Webinaire a l’internet. Cette année on avait enregistré 63 adhérents, dont 16 ont pu finir ce programme de Forex. Ils vont finalement completer le stage de Forex ce 31 Décembre, 1012. Delà ils vont commencer à faire le trade par eux même au mois de Janvier 2013, et réjouir une vie aisée. De ce fait nous sommes en train d’inscrire les nouveaux étudiants pour la formation de Forex qui commence au mois de Février 2013. Le programme de Forex qui est enseigne par le groupe Royaume Do Kongo a pour but d’entrainer et initier les descendant de Kongo pour leur guider et éduquer comment faire l’argent dans le marché de Forex. Le programme est enseigne en 3 parties. • Enseignement dans notre (Seminario Do Royaume Do Kongo) sur facebook • Enseignement via vidéos par le Courtier • Enseignement par vidéo-conférence appelé WEBINAIRE La durée est à peu près 3 mois. Ceux qui vont finir le programme deviendront financièrement Independent. Les places sont limitées. Pour réserver une place, les intéressés peuvent envoyer leur demande par email a Royaumedukongo@yahoo.com. Attention: Agent d’ inscription. N.B: Forex est pour ceux qui sont nés vainqueur. Beaucoup de gens ne comprenent pas ce qu’il faut avoir pour réussir dans la vie. Succès égal sacrifice, qui demande l’apprentissage et le développement d’un ensemble de disciplines. En prenant ceci en consideration ceux qui étudient le forex avec nous doivent comprendre l’importance de mettre en pratique les principes enseignés dans nos cours; et sans doute ils profiteront dans le marché de forex et jouir de l’indépendance financière. Mais ceux qui sont sceptique et ont un blocage mental, et sont incapables de mettre en pratique ce que nous enseignons, et élaborant cer-

tain disciplines, le marché forex n’est pas pour vous - car vous rencontrerez échec après échec, puisque le marche de forex ne pas de la magie ou un jeux d’ hasard. Le problème avec ceux qui ne reussisent pas et perdent l’argent n’est pas le marche de forex qui leur fait perdre, mais c’est eux meme en particulier, parce qu’ils manquent une motivation, discipline, sont accoutumer aux aides sociaux, travaillent pour les autres et s’ attendent aux salaires mensuelement. Si pas alors ils ont echoues d’apprendre les principes et mechanisme du marche de forex. Rien ne facile au monde sans quoi nous serons tous riche, non!!!!! Mais en maitrisant ces cours vous verrez la difference dans votre poche financierement. En attendant demandez-vous meme pourquoi la plupard des riches manupilent leur fonds dans les marches de forex, bourse des actions et batiment? Peut erte vous me direz meme qu’investir dans un immeuble ou construire une maison est dangereux puisqu” il peut tomber un jour!!! Merci


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La Rue Meurt Magazine Martinique - usa - Angola

Une lettre d’un Kongo des Antilles à un Kongo d’Afrique

Mbuta Paky & Rocha Nefwani

M

buta Paky: Mbote! Matondo ma mingi pour la réponse. Aux Antilles nous sommes très nombreux à être descendant kongo, 88% à peu près. Il faut vraiment que nous travaillons ensemble, nous sommes pris en otage dans la Caraïbe par des projets politiques sans vision sur Katiopa. Nous lançons un appel urgent à nos frères et soeurs pour nous aider. Nous voulons retrouver nos familles c’est très très urgent! Matondo pour la compréhension. I bobo I bobo! Ingeta aaa!!! Rocha Nefwani: Ceci est la raison pour laquelle nous avons former le groupe “Royaume Do Kongo” sur facebook et le blog “www.royaumedokongo.com “ à l’ Internet. Le moment est arrivé de nous reunir et nous entraider. MANDAT DU GROUPE APPELE “ROYAUME DO KONGO” Le nom du groupe Royaume Do Kongo a été choisi à cause de

l’histoire sociale du peuple Bakongo éparpillé partout dans le monde. Besikongo représente le peuple Bakongo en général. Le mot ROYAUME est en français, le mot DO est

L e nom du groupe “Royaume Do Kongo” a été choisi à cause de l’histoire sociale du peuple Bakongo éparpillé partout dans le monde. en portugais et le mot KONGO est en langue kikongo. Cette combinaison de langues représente le peuple Bakongo qui est présent dans la diaspora à travers le monde vis-à-vis de son expérience de l’histoire coloniale. Le groupe est apolitique et n’a pas d’affiliation religieuse. L’origine de ce groupe est des Bakongo de la province du Zaïre dans la République de l’Angola, et il s’est épanoui en suite a inclure les Bakongo des provinces de Uíge et de Cabinda, toujours dans

la République de l’Angola. Apres un certain temps, le groupe s’est étendu dans la République du Congo, la République Démocratique du Congo et enfin dans la République du Gabon. Prenant connaissance de l’existence d’un grand nombre de Bakongo à travers le monde, le groupe ROYAUME DO KONGO a ouvert la porte à tout peuple africain de descendants Bakongo se trouvant aux Etats Unis d’Amérique, Canada, tous les pays de l’Amérique Central et de l’Amérique du Sud et voir même des pays Antilles. But et Objectifs du Groupe ROYAUME DO KONGO. Le but principal du Groupe est de: 1. Unifier des Bakongo; 2. Promouvoir des traditions, des valeurs culturelles et l’histoire du peuple Bakongo; 3. Revoir la spiritualité ancestrale; 4. Enseigner et renforcer l’usage de la langue kikongo.


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5. Soutenir ceux qui veulent enrichir nos archives: écrire des livres en conformité avec l’histoire de notre culture. Les objectifs du Groupe sont de: 1. Créer et maintenir le contact avec les Bakongo à travers le monde, y compris ceux d’originaire du royaume du Kongo en occurrence ceux de la ville historique de Mbanza-Congo dans la province du Zaïre dans la République de l’Angola; 2. Unifier des descendants du groupe ethnique Bakongo à travers le monde; 3. Encourager le respect mutuel et synchroniser l’harmonie entre le peuple Bakongo; 4. Créer des amitiés et si c’est possible des relations approfondies entre des descendants du peuple Bakongo à travers le monde; 5. Enseigner et promouvoir la pratique de la langue kikongo; 6. Promouvoir des valeurs culturelles, des traditions et des normes du peuple Bakongo; 7. Promouvoir des forums pour discuter des sujets sociaux, économiques, financiers et culturels pour éduquer le peuple Bakongo d’enrichir leur connaissance pour contrôler leur destinée; 8. Enseigner et d’aider à restaurer l’identité africaine, des arts et des rituels du peuple Bakongo; 9. Encourager l’éducation des affaires et de développements économiques de leur région et; 10. Promouvoir excursions de plusieurs endroits historiques en Afrique et plus particulièrement celui du réseau central de l’historique du Royaume du Kongo d’autres fois.

La Rue Meurt Magazine Bureau Principal du Groupe ROYAUME DO KONGO: GROUPE ROYAUME DO KONGO, 77 N. Camino Seco Suite 134 Tucson, Arizona 85710 United States of America; Telephone: (520) 2697275; E-mail: royaumedukongo@ yahoo.com; Blog e-mail: royaumedokongo@gmail.com; Skype: rocha. nefwani Transactions du Groupe ROYAUME DO KONGO: • Groupe de Royaume Do Kongo sur Facebook: Interaction du Groupe avec les membres et mettre des annonces et l’information générale concernant des Bakongo • www.royaumedokongo.com • Blog: Pour but informatique des visiteurs • Centro Cultural De Bakongo De Angola: pour enseigner la langue kikongo et des programmes culturels; • Séminaire de Royaume Do Kongo: pour enseigner des programmes de développement économique par exemples: le marché des exchanges de bourses économiques tel que FOREX, développements des affaires et incubation en Afrique; • Télévision Afrique sous les auspices du groupe Malaki Ma Kongo; • Excursions en Afrique, plus particulièrement dans l’Ancien Royaume du Kongo; • En collaboration avec des autres groupes tels que: Malaki Ma Kongo, GWADA KONGO, MUANADAMBA, AKWA ZOMBO, Associations de Bakongo De Angola, Groupe Villis, Groupe Beembe, Lari, Groupe NeKongo, Mfuma Kongo, Nekongo Association of Dallas & Fortworth, ANAZA, ANAC/Associacao Dos Naturais e Amigos de Cabinda, Radio TV

Tshiondo, Institute Superior De Creancias da Educacao/ISCEUIGE, IEBA/Igreja Evangelista Baptista em Angola, IEA/Igreja Évangélica De Angola, www.travelwithrunoko.com; Mika Institute Philadelphia, GULLAH GEECHEE Nation et autres; • Autres contacts prospectifs avec des descendants du peuple Bakongo à travers le monde est en cours. Membres présents du Groupe ROYAUME DO KONGO se trouvent dans des pays suivant: Russie, Belgique, Mexique, Colombie, Finlande, Portugal, El Salvador, Ukraine, Suède, Hollande, Cuba, Guadaloupe, Irlande, Inde, Brésil, Singapore, Australie, Grande Bretagne, Korè, Argentine, Allemagne, Indonésie, Tunisie, Italie, Chine, Guinée-Bissau, Grèce, Canada, Coter d’Ivoire, France, Etats Unis d’Amérique, Gabon, Suisse, Congo-Brazza, Congo-Kinshasa, Afrique du Sud, Mozambique, Namibie, Angola, Ghana, Togo, Panama, Colombie, République Dominicaine, Martinique, Haïti Jamaïque et autre iles des Antilles, Bolivie et paua New Guinee. Mbuta Paky Très intéressant! Nous sommes ravis de faire partie de la grande famille Kongo c’est une bonne initiative! Matondo j’ai compris la démarche . Nous notre mission aux Antilles, est de réhabilité le kiamvu (pont) aux Antilles. Nous sommes prêt pour être sur le terrain avec vous pour apporter notre contribution. On attends .... Recevez nos salutations fraternelles kongo . Salamuyengé (au revoir).


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La Rue Meurt Magazine Haïti

L’Elite et la mémoire nationale Périt la mémoire, périt la nation Extrait, Hérode CHARNEL

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e m’en voudrai de ne pas considérer l’ère de profanation dans laquelle git la société haïtienne dans mon livre «Haïti: La révocation de l’Élite». Il est vrai que je n’ai rien d’un historien, mais les réflexions que je dégagerai sur ce sujet recèlent le goût historique. Pour commencer, j’attirerai l’attention des lecteurs sur l’état et le symbolisme de nos statues, de nos vestiges de forteresses et du reste que cette énumération fait monter à l’esprit (musées, mausolées, place publiques…) Avez-vous déjà visité la Citadelle Laferrière? Les ruines du palais Sans-Souci? Le Fort des Trois-Rivières? Les Héros de Vertières? Les Fort Piccolet et Saint-Joseph? La place Notre-Dame du Cap-Haitien et la statue de l’Empereur Jacques 1er ...? Vous êtes-vous déjà demandé ce que signifie pour vous les diverses places de Champ-de-Mars? La statue du «Nègre Marron»? Contournez le Palais National. Oh, non! les ruines

récentes du Palais National. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le symbole du Pouvoir politique suprême haïtien tarde-t-il à être reconstruit? Observez un moment le voisinage de «Place de la Mausolée» et rédigeons le procès-verbal du lieu; constatons que la place est dépourvue de toute solennité, que les marbres finement sculptés, cachet de la mémoire de toute une nation ont perdu leur éclat; constatons encore que le lieu sert de repère aux …; constatons également que même un chien errant ne prendrait pas pour refuge ce lieu tant la honte, l’insalubrité élisent domicile audit endroit; constatons enfin la barrière d’entrée, branlante. Cela peut ne pas vous surprendre jusqu’à ressusciter votre nationalisme. Je vous invite dans le Département du Nord, à Vertières. Pour vous donner une idée, je cite le poète haïtien Massillon Coicou en deux temps: Ils sont là, les Héros de l’Adige et du Rhin Ils sont environnés de leurs canons d’airain


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Hérode CHARNEL Vertières est la surtout qui gêne…. Ce que je veux nommer Ce sont ces héros tels Qu’on les nomme à genoux Ce sont ces demi-dieux En qui mon âme fière …

Cette réaction, cette exclamation me suffit. Je me dis bien que vous êtes désormais prêt à partager les sentiments qui se dégageront dans les quelques lignes qui suivent. Quel est symbolisme de sites historiques? Que vaut la Nation à nos yeux? Où se situe vraiment le sentiment national dans nos centres d’intérêt? L’intérêt national? Vous demandez-vous, je ne serai pas étonné si c’est pour la première fois que vous vous posez la question… A d’autres, la question n’émerge pas encore de l’esprit!

Chers lecteurs, si ce haut lieu, témoin de la grande bataille de l’Indépendance, ne vous monte pas à l’esprit, regardez encore vos poignets. Vérifiez si aucune entrave ne vous lie ou si aucun bandereau ne vous cache les yeux au peloton Vous êtes-vous déjà demandé En fait, qu’est-ce que vos enfants d’exécution où votre ignorance vous pourquoi le symbole du apprennent de la Nation à l’école? conduit! Pouvoir politique suprême haïtien Rien!, osé-je affirmer. Car, vous Maintenant que la petite histoire êtes beaucoup plus soucieux à les tarde-t-il à être reconstruit? que nos parents se peinaient à nous voir «partir» vers les Etats-Unis, le faire étudier remonte en mémoire, je Canada, la France, l’Allemagne… plutôt que de leur crois que vous êtes prêt pour dresser le procès-verbal enseigner à aimer Haïti. Vous leur dites: «Allez, ne du site historique…Les touristes locaux qui ressasrevenez point!» Ils n’ont pas besoin de connaitre l’hisent Vertières en un 18 novembre sont trop émotifs stoire de leur pays. Vous avez tous les mauvais qualiet aveugles mais nous nous servirons de leur subjecficatifs lorsqu’il faut leur parler d’Haïti. Vous ne leur tivité; presqu’au nord du site, un dépotoir d’occasion enseignez aucune mémoire! Ils ne savent plus rien de dégageant une fumée noirâtre. Interroge un témoin Toussaint Louverture, de Jean-Jacques Dessalines, capois vous dira que les statues avaient arboré la coud’Alexandre Pétion, d’Henri Christophe, de Maureleur «Rose et Blanc» parce qu’ils ne pouvaient porter pas, de Sanite Bélair, François Cappoix dit Cappoix le «bracelet présidentiel». Ce témoignage vous laisse La Mort… Allez demander à n’importe quel adolefroid et se termine entre vos lèvres sèches et durcies scent cubain de moins de Continue page 17 par cette exclamation: «Quelle profanation!».


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La Rue Meurt Magazine Angola

Melo Nzeyitu Josias Melo Nzeyitu Josias

Les racines Bantoues du Latin.

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l a suffi de quatre mots, Kounta Kinté / Kambi Bolongo, pour qu’un descendant d’esclave noir américain ( Alex Haley, auteur du best seller Roots ) retrouve ses racines en Afrique profonde deux siècles après

l’arrachement de son ancêtre de sa terre natale ( la Gambie ). C’est dire l’importance de la linguistique lorsqu’il s’agit de retrouver sa vraie identité. Ainsi des mots tels que “ passion, salaire, élégance, monde, sacré, verve, samedi, lumière, école, colonie “ découvrent, dans ce livre d’une remarquable érudition, leur origine africaine, via l’Orient ancien, le latin n’en ayant été que le vecteur dans la culture européenne. “Bantou” est le terme générique choisi par l’auteur pour désigner près d’un millier d’idiomes parlés par 130 millions d’âmes peuplant le tiers de l’Afrique, sur un territoire s’étendant du Bénin à l’Afrique du sud. Dans ce livre , trois langues se posent en ambassadrices du bantou : • le Kikongo ( langue de l’auteur) • le Lingala • et le Swahili Un savant français, François de Chasseboeuf, Comte de Volney, découvrant la négritude de l’Egypte au début du XIX ème siècle s’émerveille en ces termes: “ Quel sujet de méditation, de voir la barbarie et l’ignorance des Coptes, issus de l’alliance du génie profond des Egyptiens, et de l’esprit brillant des Grecs, de penser que cette race d’hommes


La Rue Meurt Magazine noirs, aujourd’hui notre esclave et l’objet de notre mépris, est celle-là même à qui nous devons nos arts, nos sciences et jusqu’à l’usage de la parole...” L’auteur a pris Volney au mot, c’est le cas de le dire, en apportant la preuve que l’Européen parle Africain sans le savoir. Ainsi, Melo Nzeyitu Josias , l’auteur, défend la thèse selon laquelle le latin aurait puisé dans le lexique des langues bantoues, comme le Kongo. Le latin étant une langue morte, il explique qu’il élimine par là l’hypothèse que l’échange se soit fait au moment de la colonisation. Selon lui, Lingua en latin et ndinga en kongo (les deux mots signifiant langue) sont des mots apparentés . Cet emprunt se serait effectué il y a très longtemps quand les Africains parlant le Bantou habitaient « dans des régions où se trouvaient les ancêtres des romains qu’on appelait les étrusques ». Sa thèse s’appuie sur des recherches savantes attestant d’une présence noire à cette époque (des

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siècles avant Jésus Christ) en Mésopotamie. Il est aussi l’auteur du livre Jésus Christ l’Africain. Les racines bantoues du latin (vendu 15 euros) à la librairie de l’Unesco, 7 place de Fontenoy à Paris.

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douze ans ce que représente pour lui «José Martí»… Allez le faire maintenant et vous serez surpris devant l’émerveillement qui colorera sa réponse. Georges Washington, Benjamin Franklin ne sont pas des personnages imaginaires pour le jeune américain. Allez commettre la hardiesse d’uriner même à dix mètres de leurs symboles nationaux –comme vous le faites ici- et vous me donnerez des nouvelles! Nous perdons notre essence de peuple. Un peuple sans mémoire, une génération sans état d’âme historique, voilà ce que nous sommes. La profanation est désormais un culte et l’oubli une culture. Le patrimoine national ne doit pas dédier seulement au commerce historique. Et, c’est avec regret que le Ministère du tourisme prône la revalorisation de nos sites historico-touristiques dans une visée commerciale uniquement. Comme si tout ce qui n’est pas apte à produire de l’argent n’est pas digne d’être revalorisée. L’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National suit la même tracée! L’ISPAN, parait-il, est dans le tourisme commercial et retire de son agenda le tourisme historique!

En vérité, même après ces quelques mots, nous aurons toujours la conscience tranquille. Pourquoi? La mémoire nous échappe. Une nouvelle société haïtienne n’est pas envisageable sans la culture d’une mémoire historique. Quand notre respect du sacre historique n’est plus, pensons, si nous pouvons, à notre inexistence, au non-être historique, à «l’inexistentialisme». Concluons pour accuser l’élite qui n’a pas su transmettre le respect de l’Histoire à la jeune génération; qui a fui la réalité, car vaincu par les persécutions de toutes sortes; qui a laissé l’éducation des enfants du pays au caprice des faux bienfaiteurs étrangers du pays. (Extrait dans «Haïti: la révocation de l’Élite») de Hérode CHARNEL 515 Bis, Rue 16 P-Q, Cap-Haitian, Haïti (W.I.) + (509) 3736-5828/+(509) 3356-6678 herchar83@gmail.com


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K enya

Jomo

La La Rue Rue Meurt MeurtMagazine Magazine

Kenyatta

« Quand les missionnaires sont venus, nous avions les terres et eux ils avaient la Bible, Ils nous ont appris à prier avec nos yeux fermés. Quand nous les avons ouverts, ils avaient nos terres et nous avions leur Bible.» Jomo Kenyatta Né à Gatundu le 20 octobre 1894 et mort à Mombasa le 22 août 1978) est un homme politique kényan d’origine kikuyu. Premier ministre du Kenya de 1963 à 1964 puis président de la république (1964-1978), il est considéré comme le père de la nation kényane.


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GROUPE ROYAUME DO KONGO

Ici en 1642 le Roi Kongo Garcia II Nkanga a Lukeni a Nzenze a Ntumba (Ndo Ngalasia II) recevait des hollandais qui ĂŠraient dans ces terres

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[Suite page 4 ]

acheter un journal; 50% de la population n’était pas habitué à la lecture; 45% n’ouvrait le livre que pour des besoins scolaires ou de services; 5 à 2% de la population seulement lisait les deux uniques journaux hebdomadaires dont dispoisait le pays, La Semaine Africaine (journal chrétien) et Mweti (journal étatique). A travers un discours limpide mèlé de fantaisies artistiques, mais surtout chargé d’un dynamisme teinté de Matérialisme historique, Zounga Bongolo Jean Claude, Docteur en Philosophie, et grand écrivain, a démontré que les universités de l’Union Sovietique étaient aussi capables de donner à l’Afrique des intellectuels de grand calibre ne souffrant d’aucun complexe d’inferiorité, à l’égard d’autres grands hommes de la plume. Le journal reservait un tier de son espace à la caricature qui permettait meme à ceux qui n’ont jamais été sur le bac de l’école de se faire une idée axacte du climat socio-politique qui tirait dans la société. Le journal La Rue Meurt était était présent dans tous les coins et recoins du pays jusqu’au marché les mamans en rafolaient. Le secret du Journal La Rue Meurt est caché dans ces slogans: «Dans un kilo de mensonge, il y a dix grammes de vérit», «Si chacun balayait devant sa porte, la rue serait sauvée». Voilà ce qu’il a essayé de distiller aux congolais de la haute et de la basse société, pendant plus d’une vingtaine d’années. La Rue Meurt a été et restera un journal d’opposition et non un journal de l’opposition comme aimaient le revendiquer les initiateurs. Ses portes sont restées ouvertes à toutes les classes sociales congolaises. Personne, je dit bien personne, du pouvoir, de l’opposition comme de la basse classe, ne dirait qu’il avait frapper aux portes de La Rue Meurt et qu’il n’avait pas trouvé gain de cause. Aujourd’hui, rattrappé par le temps, les risques du métié, un climat et des conditions de travail inimaginables, la plume de La Rue Meurt béguait. Avez-vous regardé à la fenêtre? La Rue est malade, La rue meurt... La saleté obstrue La Rue. La fièvre typhoïde , le choléra qui qui s’est emparée de La Rue ne vous épargnera. Le balai du P’tit David est completement édentée. Qui donc fera le coq matinal, pour éviter que le soleil levant

La Rue Meurt Magazine ne nous surpenne en plein sommeil et nous aveugle à jamais? Enfin pour éclairer votre lanterne, il y avait en 1941 un certain Zunga M’Voala Mbongolo Joseph qui était arreté du fait qu’il gardait chez lui, un gros lot de dossiers de l’Association Amicale des Originaires de l’AEF, et les lettres envoyées par André Matsoua à ses amis de l’Amical. Cet hommes “archiviste des Matsouanistes” a purgé huit ans d’emprisonnement à Mayama en compagnie d’André Grenard Matsoua. A sa sortie de prison, il était trè s malade et tous ses biens avaient été saccagés. Le 08 février 1949, alors agonisant, il dit à son fils Mbongolo Paul: Mon fils, en prison j’ai contacté une maladie qui ne me laissera pas la vie sauve. Je regrette de ne rien laisser à mes tes enfants (mes petits fils). Je te prie seulement de dire aux petits fils de mes petits fils ce que les parents de nos parents ont vécu. C’était son dernier mot. Ces paroles prophétiques se sont métamorphosées en “La Rue Meurt” et en Malaki ma Kongo, l’un a cherché à balayer la rue, l’autre fouine dans la souche de l’arbre de l’Afrique pour en soutirer la sève qui va nous sauver non seulement de la viande fole mais aussi des cultures foles. Les petits fils de l’Archiviste des Matsouanistes Tata Zunga M’Voala, ne résident pas seulement qu’au Congo, Malaki ma Kongo les a entrevus aussi en Europe, dans les Caraibes et en Amérique, depuis ils attendent aussi à voir si dans un kilo de mensonge post esclavagiste, il y n’aurait pas dix grammes de vérité et de voir si chacun pouvait balayer devant sa porte, la rue ne seraitelle pas sauvée des radicelles d’un esclavage récidiviste, qui ne dit son nom. Bonne et heureuse année 2013.

Dans un kilo de mensonge, il y a dix grammes de vérité. Si chacun balayait devant sa porte, la rue serait sauvée.


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La Rue Meurt Magazine USA-Angola

Message de fin de l’annee 2012 « Rocha Nefwani »

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hers frères et sœurs, En bref l’année 2012 était plus entreprenante que l’année dernière de 2011. Puisque nous avons plus que multiplier le nombre de nos membres et avons aussi avec succès ajouté le nombre de nos projets lucratifs. Notre programme de« Seminario Do Royaume Do Kongo » ou nous enseignons les membres à devenir économiquement stables avait formé 16 membres sur 67 qui étaient enregistrés. Ces 16 membres commencent à faire des exchanges par eux même à partir de ce mois de Janvier 2013. Enseignement de FOREX, Vente et achat des devises : A ce point nous avons plus de 4.400 membres ressortissant de l’ancien Royaume de kongo Dia Ntotela qui habitent dans 62 pays du monde. Ce nombre vient de multiplier par rapport au nombre que nous avions l’année passée. D’ habitude nos amis qui ont des groupes passent plus de 5 ans pour arriver à ce nombre des membres. En plus notre mur sur Facebook continue d’attirer la

participation de nouveaux membres avec des articles et commentaires concernant les Kongo, et l’homme noir en général. Et notre blog qui date à peine de moins de 5 mois vient d’atteindre 19.500 visiteurs qui sont l’équivalent de 3,900 bloggeurs par mois. Pleinement difficile mais bien élabore, nous avons aussi lance un programme d’enseignement de la langue kikongo a notre centre appelé « Centro Cultural de Bakongo ». Centro Cultural de Bakongo. Ce centre est sur Facebook et notamment nous avons 97 étudiants basaient dans des pays suivant qui participent a ces leçons : Etats Unis, Canada, Haïti, Guadeloupe, Cuba, Martinique, Costa Rica, Brésil, France, Belgique, Italie, Congo, Gabon, RDC, Afrique du Sud et Angola. Ce programme est enseigne par plusieurs professeurs qui sont en Angola (MbanzaKongo et Luanda), France et Finlande. Nous venons à peine d’ajouter professeur Ne Nkamu luyindula du groupe Mfuma Kongo comme l’un de nos professeurs. Ce programme est géré en coopération avec le groupe appelé Malaki Ma Kongo, avec la diffusion d’un programme télévise Nous remercions ici nos coopérants des groupes suivan t : MuanaDamba, ANADAMBA, Malaki Makongo, Mfuma Kongo, Ange Ngongo, Ne-Kongo, ANAZA, GWADA Kongo, groupe Villis, groupe Beembe, Associations des Bakongo de l’Angola, Association de Nekongo de Dallas et Forth Worth, Radio TV


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La danse est aussi un sport, qui dit mieux? Le Roi Pelé dans ses oeuvres, lors de la dernière coupe d’Afrique de Football en Afrique du Sud.


La Rue Meurt Magazine Tshondo et autres. Plusieurs de nos membres aussi avaient travaillé et contribué durement pour ravitailler notre blog, le mur et le Centro Cultural avec les articles et commentaires, nous citons ici pas tous mais quelques un : Joana Freitas, Vanessa Zola, Patricia Felice, Pasteur, chercheur et écrivain Melo Josias, Chercheur et écrivain Futo André, Professeur, chercheur et écrivain Makisosila Mawete, Professeur et écrivain Patricio Batsikama, Pepe Pinnock, Eduardo Nekaka, Esteves Nelson, Samba Zola Michel, Mona Stanislas, Alfonso Fumba, Agronome Benjamin Castello, Ingenieur. Docteur, ingenieur Pepe De Gove, Dr. Diabanza Lusakiovo, Professeur et écrivain Ne Nkamu Luyindula, Evangéliste Eduardo Mawete, Masengo Ma Mbolongo, Professeur et écrivain Talanga Nefwani, Ramalho Emmanuel, Lino Neto, Bebe et Jean Souze, Alex Bangu, Ange Ngongo, Franck Bemba, Dienda Ne Ndombasi, Lezy Diasiwa, Rodrigue Moni, Freddy Makilanda, Tangui Mpango, Jose Mputuilu, Coelho Nkiambi, Eduardo Cardeira, Seyizia Mayavangwa, Joa Toko Malusimanga, Nsinda Za kongo, Ndamba Kongo, Jo Ayala, Antony Mpuasa, Alex Minot, Kasu Alexandre, Sebastiao Mukepa et Mfumu Rocha Nefwani. Nous informons à nos membres ici que l’année 2013 est remplie avec des surprises que nous ne voulons pas détailler maintenant. Mais vous verrez notre blog atteindre un niveau exceptionnel. Le mur aussi prendra une ampleur incroyable, ainsi que nos programmes pour l’enseignement de la langue au Centro et à la télévision. Dans l’entretemps pour ceux qui ne nous connaissent pas QUI SOMMES NOUS ? “ROYAUME DO KONGO” Le nom du groupe Royaume Do Kongo a été choisi dû à l’histoire sociale du peuple Bakongo se trouvant partout dans le monde. Besikongo représente le peuple Bakongo en général. Le mot ROYAUME est en français, le mot DO est en portugais et le mot KONGO est en langue kikongo. Cette combinaison de langues représente le peuple Bakongo qui est dans la diaspora à travers le monde vis-à-vis de leur expérience de l’histoire coloniale. Le groupe est apolitique et n’a pas d’affiliation religieuse. L’origine de ce groupe est des Bakongo de la province du Zaïre dans la République de l’Angola, et il s’est épanoui en suite à inclure les Bakongo des provinces de Uíge et de Cabinda, toujours dans la République de l’Angola. Apres un certain temps, le groupe s’est étendu dans

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la République du Congo, la République Démocratique du Congo et enfin dans la République du Gabon. Prenant connaissance de l’existence d’un grand nombre de Bakongo à travers le monde, le groupe ROYAUME DO KONGO a ouvert la porte à tout peuple africain de descendants Bakongo se trouvant aux Etats Unis d’Amérique, Canada, tous les pays de l’Amérique Central et de l’Amérique du Sud et voir même des pays Antilles et Caribes.

But & Objectifs du Groupe ROYAUME DO KONGO. Le but principal du Groupe est de : 1. Unifier des Bakongo ; 2. Promouvoir des traditions, des valeurs cul turelles et l’histoire du peuple Bakongo ; 3. Revoir la spiritualité ancestrale ; et 4. Enseigner et renforcer l’usage de la langue kikongo. 5. Soutenir ceux qui veulent enrichir nos archi ves : écrire des livres en conformité avec l’hi stoire de notre culture. Les objectifs du Groupe sont de : 1. Créer et de maintenir le contact avec les Bakongo à travers le monde, y compris ceux d’originaire du royaume du Kongo en occurrence ceux de la ville historique de Mbanza-Congo dans la province du Zaïre dans la République de l’Angola ; 2. Unifier des descendants du groupe ethnique Bakongo à travers le monde ; 3. Encourager le respect mutuel et synchroniser l’harmonie entre le peuple Bakongo ; 4. Créer des amitiés et si c’est possible des relations approfondies entre des descendants du peuple Bakongo à travers le monde ; 5. Enseigner et promouvoir la pratique de la langue kikongo ; 6. Promouvoir des valeurs culturelles, des traditions et des normes du peuple Bakongo ;


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7. Promouvoir des forums pour discuter des sujets • Excursions en Afrique, plus particulièrement sociaux, économiques, financiers et culturels dans l’Ancien Royaume du Kongo ; pour éduquer le peuple Bakongo d’enrichir leur • En collaboration avec des autres groupes tels que connaissance pour contrôler leur destinée ; : Malaki Ma Kongo, TV Malaki, GWADA KONGO, 8. Enseigner et d’aider à restaurer l’identité africaiMUANADAMBA, AKWA ZOMBO, Associations ne, des arts et des rituels du peuple Bakongo ; de Bakongo De Angola, Groupe Villis, Groupe 9. Encourager l’éducation des Beembe, Lari, Groupe Ne-Kongo, Plateforme d’informations « affaires et de développements Mfuma Kongo, Nekongo Associaéconomiques de leur région; tion of Dallas & Fortworth, ANApanafricaines» 10. Promouvoir excursions de pluZA, Radio TV Tshiondo, Radio sieurs endroits historiques en de l’est à l’ouest de l’atlantique Melo Josias, Institute Superior Afrique et plus particulièreDe Creancias da Educacao/ISCEment celui du réseau central de l’historique du UIGE, IEBA/Igreja Evangelista Baptista em Anroyaume du kongo d’autres fois. gola, IEA/Igreja Évangélica De Angola, www.traBureau Principal du Group ROYAUME DO velwithrunoko.com; Mika Institute Philadelphia, KONGO : GROUPE ROYAUME DO KONGO GULLAH GEECHEE Nation et autres; 77 N. Camino Seco Suite 134 • Autres contacts prospectifs avec des descendants Tucson, Arizona 85710 du peuple Bakongo à travers le monde est en United States of America cours. Telephone: (520) 269-7275 • Membres présents du Groupe ROYAUME DO Skype: rocha.nefwani KONGO se trouvent dans des pays suivant : E-mail: royaumedukongo@yahoo.com • Russie, Belgique, Mexique, Colombie, Finlande, Blog e-mail: royaumedokongo@gmail.com Portugal, El Salvador, Ukraine, Suède, Hollande, Télévision : info@malakimakongo.net Cuba, Guadalupe, Irlande, Inde, Brésil, SingaTransactions du Groupe ROYAUME DO pore, Australie, Grande Bretagne, Korè, ArgentiKONGO: ne, Allemagne, Indonésie, Tunisie, Italie, Chine, • Groupe de Royaume Do Kongo sur Facebook : InGuinée-Bissau, Grèce, Canada, Coter d’Ivoire, teraction du Groupe avec les membres et mettre France, Etats Unis d’Amérique, Gabon, Suisse, des annonces et l’information générale concerCongo-Brazza, Congo-Kinshasa, Afrique du Sud, nant des Bakongo Mozambique, Namibie, Angola, Ghana, Angola, • www.royaumedokongo.com Blog : Pour but i n Togo, Panama, Colombie, République Dominiformatique des visiteurs caine, Martinique, Haïti Jamaïque et autre iles • Centro Cultural De Bakongo De Angola : pour des Antilles et Caribes. enseigner la langue kikongo et des programmes Professions de membres du Groupe de Royaume culturels ; Do Kongo: Ingénieurs, pilotes, écrivains, historiens, • Séminaire de Royaume Do Kongo : pour enseiprofesseurs, agronomes, scientistes, chefs de villagner des programmes de développement éconoges, musiciens, évangélistes, pasteurs, révérends, mique par exemples : le marché des exchanges de prêtres, hommes et femmes d’affaires, enseignants, bourses économiques tel que FOREX, développeétudiants, militaires, policiers, acteurs, ménagères, ments des affaires et incubation en Afrique ; journalistes, des fonctionnaires publiques, politi• Télévision Afrique sous les auspices du groupe ciens, des médecins, pensionnés et autres. Malaki Ma Kongo ; A ce moment j’ai le privilège de vous souhaiter avec sincérité au nom du groupe ROYAUME DO KONGO MES MEILLEURS VŒUX DE NOUVEL AN 2013 ET QUE CETTE ANNEE VOUS APPORTE BONNE SANTE ET PROSPERITE. Merci. GROUPE ROYAUME DO KONGO


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“Un marche à ciel ouvert Afrique-Kongo”

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Dans un kilo de mensonge, il y a dix grammes de vérité. Si chacun balayait devant sa porte, la rue serait sauvée.


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Plateforme d’informations « panafricaines» de l’est à l’ouest de l’Atlantique


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Guadeloupe

Mot pour l’Afrique Bernard Leclaire.

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ernard Leclaire garde et cultive en mémoire l’acquisition d’une acuité réelle de la valeur des choses, mais surtout des individus. Son obstination, au sens noble du terme, comme il le dit: «une quête constante vers la sagesse, à l’image du moine tibétain.» Son objectif symbolique: de pouvoir un jour contenir l’air qui passe dans la paume de la main pour enfin saisir son poids véritable. Il demeure très tôt un inconditionnel et un passionné de philosophie, de littérature, de peinture et de poésie. Un discours original et une plume résolument poétique voire prophétique font de lui un écrivain majeur et attachant de la nouvelle génération dans le paysage de notre «Caribénitude».

Il est né à Grand-Bourg de Marie-Galante le 05 septembre 1959. Il est un écrivain de la modernité et est résolument ancré dans la réalité de son pays et du monde. Il souhaite avec d’autres de sa génération fonder et instituer un nouveau courant littéraire: «La Caribénitude» qui enfin, prendra naissance dans le terroir MarieGalantais! Après le Doudouisme, la Négritude, l’Antillanité et la Créolité qui elle, date déjà du tout début des années 90, il pense qu’il est grand temps de tourner cette page certes nécessaire, mais qui de nos jours, à son humble avis est un peu dépassée, jaunie et tristement poussiéreuse. «Nous devons désormais nous instituer dans la réalité de notre pays, de notre histoire, mais surtout dans notre géographie. Plus que penser la Caraïbe, nous avons le devoir de la vivre, de la faire et surtout d’en prendre goulument part. La Francité nous a écarté de nos frères Caribéens parfois en les regardant de haut ou de trop loin. Nos enfants et notre peuple réclament dès lors un sentiment pro caribéen – il est temps pour nous Guadeloupéens – Martiniquais et Guyanais de proclamer notre appartenance et notre âme caribéenne». La Caribénitude dit-il, sera un courant de revalorisation et d’affirmation définitive de notre positionnement dans notre histoire et dans notre espace et…


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pourquoi pas dans la perspective d’un Avenir comnir des travailleurs Indiens mais pour une meilleumun! Caribénitude, laquelle qui allie évidemment re rentabilité, on se dirige à nouveau vers le Congo la Négritude de Césaire, le Tout Monde de Glissant pour satisfaire aux rendements escomptés. dans sa créolisation généralisée et enfin la Créolité Il se sent directement impliqué dans cette quête vers de Confiant sans oublier l’âme des Créolistes! l’Afrique. Ces Congo sont les derniers maillons avec la terre matricielle. Tout comme les Indiens, ces La boucle sera ainsi bouclée en synthétisant ces difCongolais furent très mal vus par les anciens esclaférentes approches en un seul bouquet triomphant ves délivrés en 1848. par une oriflamme commune défendant notre Caribénitude universelle. Chacun sa Négritude, chacun «Diviser pour mieux régner»! La devise a très bien son Tout Monde, chacun sa Créofonctionné mais aujourd’hui Il souhaite avec d’autres lité, mais dit-il: «à nous tous notre dans notre quête identitaire nous CARIBENITUDE. Nous devons encomprenons mieux et nous vode sa génération fonder et fin accéder à l’unification culturel- instituer un nouveau courant littéraire: yons mieux notre «africanité» le de la Caraïbe pour entrevoir un surtout sur l’île de Marie Galan“La Caribénitude” avenir solide et efficace. te, la terre de Guy Tirolien, de Devenir et être résolument un caribéen fier quelCamille Rousseau, de Max Ripon, de Willy Aliente que soit l’endroit d’où nous venons de cette Caraïbe Lima, d’Alain Vérin et de lui-même! anglophone, hispanophone, néerlandaise ou franQue reste-t-il de l’apport de cette entité congolaise? cophone. Nous sommes tous a priori arrivés sur le D’où nous vient la peur du Congo? Les derniers pamême «bateau négrier» et nous sommes tous inévitronymes congolais? Etc. …. tablement quelque part des «frères de sang». Un retour spirituel au Congo est prévu avec l’Association du Malaki ma Kongo. Il a une formation de Sociologue et sa thèse de docSa mère est née d’un Congolais arrivé à l’âge de torat porte sur les Congo arrivés «sous-contrat de sept ans sur l’île de Marie-Galante. Ce dernier était travail» dans la Caraïbes singulièrement en Guadeaccompagné de son Père Joseph et de sa mère Lauloupe entre 1880 et 1895, et notamment sur l’île de rasie. Son grand-père maternel s’appelait Louis Marie-Galante. N’Dendélé, ce patronyme fut francisé en se stabiliEn 1857 le Conseil Général de Guadeloupe fait vesant définitivement vers 1950 au nom de Dendelé. Ma mère fut la 32éme enfant de ce Congolais Louis Dendelé dit papa Louis, mort en 1945. Ma mère était née en 1919, elle est décédée en 1999.

Le célèbre épisode de «La mare au punch» n’échappe pas au processus de fabrication du mythe. Relaté d’abord oralement, l’événement a fait ensuite l’objet d’écrits traitant de la condition des esclaves dans les sucreries de l’île et de leur long cheminement vers la liberté. Voilà qui est fait avec ce roman sur fond historique, qui restitue la saga d’une famille d’esclaves de Marie-Galante. Date de parution:09/2009 ISBN: 2-916239-24-3


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Dans un kilo de mensonge, il y a dix grammes de vérité. Si chacun balayait devant sa porte, la rue serait sauvée.


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Le débat autour de l’influence exercée sur les sociétés africaines par les relations économiques avec l’étranger, et notamment autour des liens entre le « pillage » des ressources naturelles et le sous-développement, reste ouvert. Certains attribuent tous le malheurs de l’Afrique contemporaine aux richesses de son sous-sol, en faisant référence à une sorte de « malédiction des ressources » qui fait plonger les sociétés africaines dans la dépendance envers l’étranger. L’Afrique serait donc tourmentée par la corruption et par les con its parce que ses habitants cherchent à s’attribuer le rôle de « gardiens » des ressources naturelles de leurs pays. En effet, depuis l’époque de la colonisation, ceux qui ont accueilli à bras ouverts les étrangers ont reçu les instruments pour prendre le pouvoir et la légitimation internationale pour le maintenir. De plus, la progression exponentielle de l’accaparement des terres africaines semble démentir les scep-

tiques qui minimisent l’impact de la « course aux ressources » sur le retard de développement de l’Afrique : les pays que hier n’avaient rien à offrir aux marchés internationaux sont aujourd’hui pris d’assaut par les sociétés agricoles, et les conditions de vie de leurs populations semblent régresser par conséquent. Pourtant, les partisans de la « malédiction des ressources » ne risquent-ils de trop éloigner les responsabilités des Africains ? Une approche au problèmes du Continent trop concentrée sur les rapports internationaux ne sous-entend-elle la nécessité d’une aide externe aux économies et aux sociétés africaines ? Cette nouvelle forme de dépendance, et les échanges qui caractérisent les rapports donateur-béné ciaire, n’empêchent-ils l’avènement d’une société responsable et d’un pouvoir participé en Afrique ?

L’objectif de ces rencontres est de répondre à ces questions, tout en restituant à l’Afrique sa dignité de continent hétérogène et complexe. L’analyse de cas et l’attention aux circonstances locales, ainsi qu’au rôle des individus, seront des instruments utiles pour identi er des solutions efficaces. La Maison de l’Afrique 19-22 février 2012

MALAKI AFRO TV est un instrument audiovisuel de communication que nous mettons à la disposition des associations, ONG, communautés villageoises, culturelles et spirituelles pour des échanges interculturels. Cet espace est aussi une vitrine pour les artistes, les jeunes talons, les promoteurs économiques, socio-culturel et tous ceux qui voudraient réaliser des actions positives et durables en faveur des communautés africaines et de la diaspora.

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Haïti

206 anniversaire de l’assassinat de l’empereur Dessalines ème

Edner Fils Décime

Haïti-Histoire et Culture: «C’est un devoir pour nous les vodouisantes et Funérailles symboliques de Dessalines, ce vodouisants. Il faut calmer le «nanm» (l’âme ou 17 octobre 2012 par les vodouisants l’esprit) de l’empereur, car un «nanm abandonné» a confédération nationale des vodouisantes peut être très méchant. Chanter les funérailles du et vodouisants haïtiens (konfederasyon fondateur apportera la paix, l’harmonie dans le nasyonal vodouyizan ayisyen / Knva) a orpays», considère L’Ati national (chef suprême du ganiser, le 17 octobre 2012, les funérailles symbovodou haitien), Max Gesner Beauvoir. liques et officielles du principal fondateur de la Les vodouisants reconnaissent en Dessalines un nation haïtienne, l’Empereur Jean-Jacques houngan. D’ailleurs, des chansons religieuses voDessalines, assassiné au Pont Rouge (entrée doues en parlent. nord de la capitale Port-au-Prince) le 17 octobre «Loko Dewaze, asagon Loko Dewaze lanperè De1806. salin, Loko Dewaze» dit une chanson. Ce qui siLa cérémonie a eu lieu au Champ gnifie que Dessalines est de Mars (principal espace public de assimilé par les voudouDans un kilo de mensonge, la capitale) sur la place Dessalines isantes et vodouisants à il y a dix grammes de vérité. sous le thème «Desalin di Otan, piun houngan (prêtre initit li reponn Ayibobo (Dessalines dit Si chacun balayait devant sa porte, tié du vodou). Assez, ces enfants répondent ainsi Le titre d’Empereur, la rue serait sauvée. soit-il!). attribué et consenti à

L


La Rue Meurt Magazine Dessalines, n’a rien à voir avec le «pompeux titre occidental»: c’est plutôt «empereur dans une société chanpwèl» (une organisation secrète très hiérarchisée dans la religion vodou), indique Beauvoir, Empereur, dans ce sens, signifie «celui qui porte la lance, qui lance l’assaut, celui qui se trouve à la tête des troupes». L’année 2012 ramène le 206e anniversaire de l’assassinat de l’empereur le 17 octobre 1806 au Pont Rouge, anciennement Pont Larnage à l’entrée Nord de Port-au-Prince, selon la version officielle de l’histoire rapportée par Thomas Madiou. Cependant, la véracité du lieu et des circonstances de l’assassinat de Dessalines fait encore débat. Très peu de recherches sont consacrées, en réalité, à la vie de l’empereur. Le nom de Jean-Jacques Dessalines a été interdit, de fait, sur tout le territoire de la république, suivant différentes thèses historiques qui évoquent la mort de l’empereur comme un éventuel retour aux réalités esclavagistes. Ce n’est que 40 ans après son assassinat, en 1845, que le général-président Jean-Louis Pierrot réhabilite «JeanJacques Dessalines le Grand» en exigeant, par décret, un devoir de mémoire patriotique à l’endroit de l’empereur assassiné. 206 ans après, la confédération nationale des vodouisantes et vodouisantes haïtiens (Knva, en Créole) a décidé de faire reposer, finalement, en paix les mânes de l’empereur. Aucun officiel de l’administration politique [du président Joseph Michel] Martelly / [du premier ministre Laurent Salvador] Lamothe n’est sur la liste des invités.

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Déclarant, lors d’une conférence de presse, «n’avoir plus besoin de l’appui de ce gouvernement anti-vodou», la Knva a alerté l’opinion, le 22 août 2012, sur «l’état de dégradation des rapports entre le pouvoir et les vodouisants». (cf. http://www.alterpresse.org/spip.php...) L’abrogation (dans une version dite amendée) de l’article 297 de la Constitution haïtienne du 29 mars 1987, qui fait du Vodou «une pratique superstitieuse à détruire» est une déclaration de guerre des dirigeants politiques à «la culture de résistance du peuple haïtien», signale Max Beauvoir. Dans une pétition titrée «amendement constitutionnel et persécutions religieuses» (cf. http://www.alterpresse.org/spip.php...), le Knva a exigé «le retrait pur et simple de cette abrogation infâme». Quand un pouvoir n’est même pas estimé «digne» d’être invité aux funérailles symboliques du fondateur de la patrie, n’a-t-elle pas lieu de questionner les relations entre ce pouvoir et la culture nationale populaire? [efd rc apr 17/10/2012 0:00]


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La Rue Meurt Magazine Congo

Vingt ans de Malaki ma Kongo 1991 - 2011 TOME 1: 1991 - 2001

Masengo ma Mbongolo

C

et ouvrage qui se décline en deux tomes relate l’histoire moderne du Malaki Mâ Kongo, véhiculée par Masengo Ma Mbongolo. Malaki Mâ Kongo est une tradition culturelle qui remonte depuis la nuit des temps aux origines du royaume de Kongo dia Ntotela. C’est en 1991 que Masengo Ma Mbongolo avait pris l’initiative de célébrer le Malaki Mâ

Kongo au Congo-Brazzaville. Avec les contingences socio-politiques liées à l’espace originel Kongo, en proie à des multiples convulsions, Malaki Mâ Kongo a donc suivi le sillage de l’antique voyage triangulaire à travers la planète. Visant la paix intégrale entre tous les hommes quelques soient leurs origines culturelles, raciales, ethniques ou géographiques, Malaki

Mâ Kongo s’est redéployé en Afrique d’abord, en Europe et ensuite en Amérique pour contribuer à une mondialisation équitable dans ce village planétaire en perpétuelle construction. Le but de l’association Malaki Mâ Kongo est de sauvegarder la mémoire collective à travers la promotion des Racines Culturelles Africaines, afin de soutenir les actions de développement responsables dans les pays africains ainsi que dans la Caraïbe. Masengo Ma Mbongolo: Né à Kinkala capitale de la région du Pool en République du Congo-Brazzaville, l’auteur est un des rares spécialistes des Relations Internationales Culturelles Nord-Sud pour le Développement. Entre autres, il est comédien, metteur en scène, dramaturge, chercheur, réalisateur de films documentaires. Il est Directeur artistique du Festival Tricontinental Malaki Mâ Kongo pour la promotion des Racines Culturelles Africaines et le développement durable. Responsable du Pèlerinage au Cœur de l’Afrique pour la réconciliation des africains de l’Est et l’Ouest de l’Atlantique, il est aussi promoteur des actions de solidarité internationale avec le Congo et Haïti. Créée en 1991, son association Malaki Mâ Kongo est installée en Afrique, en Europe et en Amérique.


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Martinique

Mbuta Paky & l’Afrique Mbuta Paky

N

é d’une famille de musiciens et de chanteudu “sound-system” consiste à faire émerger des rs c’est tout naturellement que la musique nouveaux talents et militants qui promotionnent a fait partie de mon existence sur terre . Depuis la conscience kemitik . Le travail de conscientisale jeune age les percussions, les tambours m’ont tion du sound nous a permit d’être bien identifié toujours appelés surement des appels liés à al lipar ceux qui avaient des choses à revendiquer . gnée ancestrale musicienne. L ‘appellation Paky Entre temps en 2000 nous avons crées l ‘associaest venu en 1984 quand je faisais des animations tion AVNEC l’expérience” culturelle acquise m’a culturelles dans ma commune à Grand ‘Rivière au permit de donner une vison culturelle adaptée nord de la Martinique (Madakongo). En passant à l ‘association . “association valorisant les noupar l’animation en radio et joué au sein de nomvelles émergences culturelles”. Nous avons avec breux groupes musicaux lors de mon séjour en l ‘association organisé de nombreuses manifestaEurope de 1988 à 1996 , j’ai eu l’occasion de faire tions culturelles dans la caraïbe . Avec l ‘associabeaucoup de rencontre et d’échanges culturelles tion nous réhabilitons le KIAMVU (pont) entre et de concerts live. J’ai monl’Afrique et les Antilles . ce que nous Dans un kilo de mensonge, té en 1996 le Sound Systeme appelons la “ continuité Continentail y a dix grammes de vérité. Royal Soundwatta qui nous a le pour les orientations administraSi chacun balayait devant sa permit de faire connaitre notre tives. Également on a eu l occasion porte, la rue serait sauvée. engagement pour la sauvegarde jumeler notre association avec de de notre héritage musical en ADPC de monsieur Jean Zongo au l’occurrence les musiques que nous avons crées Burkina Faso pour renforcer nos liens avec nos dans la caraïbe tous liées avec Katiopa. la mission frères et sœurs du continent . Cette année nous


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La Rue Meurt Magazine allons entreprendre une série de journées de sensibilisation sur la nécessité pour le peuple kongo aux Antilles de regarder vers katiopa . Nous inscrivons sur les pas de nos ancetres Comme Mfumu Aimé Césaire ,Ne Marcus Garvey et tous ceux qui travaillent pour rendre effectif cette connexion avec Katiopa ce processus de re-personnalisation avec nos racines africaines porte déjà ses fruits nous rencontrons, beaucoup de gens désireux de renouer avec leur origine africaine. nous avons mis en place ce chantier “le processus de revalorisation culturel avec nos racines africaines. il est bien reçut par nos compatriotes . nous aimerions mettre en place les liens et connexions nécessaires avec nos frères et sœurs du continent . c’est notre plus grand souhait . le message principale que nous véhiculons est basé sur la nécessité pour nous de regarder vers katiopa pour établir des connexions permanentes depuis la caraïbe vers le continent . la dernière manifestation culturelle s ‘’est bien déroulée “sur les traces d un héritage africain “. il y a eu beaucoup de joie et d’avis positifs cette journée a permis aux gens de s’exprimer et de participer . ce qui nous encourage à faire la

existence identitaire kongo . je t’envoie en ci joint le récit de notre invité du kongo pour la manifestation culturelle: NE NKamu Luyindula qui était de venu nous voir . Quelles sont vos difficultés et vos perspectives avenir, et aussi votre dernier mot?

-

N

ous savons que nous allons avoir de grandes difficultés c’est pour

cela que nous souhaitons très vite qu’il y ait une prise en compte de notre situation et revendication des dirigeants en Afrique pour nous apporter une assistance à tous les niveaux et de mettre à notre disposition des moyens pour nous installer sur le continent . Nous voulons faire passer ce message à l’union Africaine également. Nous sommes prêt pour établir les connexions permanentes “ réhabiliter le Kiamvu “ et ainsi écrire l’une de nos pages historiques . voila ma mission chaque génération à sa mission j’ai trouvé la mienne en toute humilité . Nous devons avoir des interlocuteurs fiables et serieux sur le continent qui ont compris l importance de prendre en compte ce projet et son aspect historique et “prophétique “ nous nous inscrivons sur les traces des puissants ancetres comme Ne Aimé Césaire, MButa Marcus Garvey Qui nous ont tous dit de regarder vers kongo Dia

deuxième de cette année prévue en fin de mois de janvier plus précisément le 25 à l’atrium en Martinique le thème retenu est le suivant: Les racines Africaines à travers nos langues et patoix . nous attendons beaucoup de gens . donc tous les mois nous aborderons un thème qui nous permettra de sensibiliser d’avantage nos compatriotes sur leur

Ntotila Nous souhaitons très vite revoir notre terre -mère . fiawukidi! I bobo.fiawukidi! I bobo. Ingeta aaa!!! reçois en attendant mes salutations fraternelles kongo. Sala mu yengé!


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Congo

Armand Ndeko du Groupe mbanza Armand Ndeko

A

rmand Ndeko Qui est le Personnage Armand Ndeko et, comment est-il arrivé à la musique? Enfant des années 1960 dans une Afrique francophone qui recherchait son Indépendance politique, économique et financière, mais qui se verra concéder par la patrie colonisatrice, en l’occurrence la France, qu’une pseudo Indépendance politique dirigée depuis la Métropole, le petit enfant Armand Ndeko apprenait la vie dans un Congo en soubresaut à des tensions tribales régressives, dégénératives, qui occasionneront des évènements politiques internes au pays, sanglants et négatifs. Les Arts et la musique ont donc très tôt constitués un refuge psychologique et moral pour le jeune Armand Ndeko, du fait qu’ils prônent une démarche humaine positive pour un meilleur devenir du genre humain. Et, la musique Afro-américaine du Blues, Rythme and Blues, Jazz, a bercé son enfance et lui a donné les premières bases d’une solide culture socio-musicale qui se renforcera au fil du temps. Dans les années

1977-78, Le jeune Armand Ndeko commence par créer avec des amis du quartier Moungali à Brazzaville, un Groupe musical qu’ils appellent «Fusion». Il accompagnera l’artiste musicien Zongo Soul et, participera dans les enregistrements de l’album fétiche de ce dernier avec Bernard Lavilliers, chanteur populaire français, dans le Studio des Grandes Armées à Paris en 1983. La chanson «Noir et Blanc» sera consacrée meilleure chanson française de l’année 1983. Après une longue pause de quelques années suite à une longue maladie, Armand Ndeko, imprégné de la question de l’Autodétermination de l’Homme dit Noir, et de la dispersion des énergies positives des enfants d’Afrique du fait de l’esclavage et de la traite Negrière, ayant laissée la terre d’Afrique exsangue, Crée le groupe musical Mbanza pour focaliser l’attention des uns et des autres sur cette tragédie; «focus qui devrait nous permettre, de nous arrêter un instant décisif et nous autodéterminer ensemble pour une Afrique enfin libre et


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La Rue Meurt Magazine unie» dixit Armand Ndeko. L’action musicale ici est donc politiquement engagée. 1. Quel est l’inspiration primaire et le message que vous véhiculez groupe Mbanza e Cette inspiration est politique puisée dans l’Empire- du Kongo. Le Message du Groupe Mbanza tend à redonner à l’Histoire sa réelle traçabilité. Pour aider les Frères et soeurs à mieux se réorienter pour un équilibre novateur de stabilité et de créativité positive. Le Message véhicule par le Groupe Mbanza est celui d’honorer nos valeureux Ancêtres. Le message du retour aux vrais valeurs prônées par Kimpa Vita et Simon Kimbangu; notamment suivre le Message du Christ Jésus. D’aimer notre Terre Natale, l’Afrique. 2. VotreLes fondements du Groupe Mbanza Le Groupe Mbanza et constitué au sein de l’Association Pour la Recherche et le Développement de l’Afrique – Association REDA – et Armand Ndeko en est le Président. L’Association REDA a pour objet d’oeuvrer pour la promotion des stratégies alternative de développement, de participer à la création et à l’essor d’institutions de développement de base au profit des populations défavorisées d’Afrique; conformément aux objectifs des Nations Unies. Notamment ceux du Millénaire pour le Développement et du Plan d’Action sur la réduction de la pauvreté. Pour asseoir son Programme d’Actions, l’Association REDA veut initier les projets pilotes ci-après dans la région du bassin du Congo (Congo Brazzaville, République Démocratique du Congo, Angola…), spécifiquement dans chaque pays.: 1. Centre Agro-alimentaire, 2. Organisation des activités de pêche et installation de chaînes de froid, 3. Promotion et valorisation de l’industrie céramique, 4. Centre médico-social. L’Association est ouverte à tous ceux qui peuvent contribuer à la promotion des structures socio-économiques de nos régions géographiques. 5. Quelles sont vos difficultés et vos perspectives d’avenir. Nos difficultés sont en général avant

tout du domaine de l’éducation. Un déficit d’éducation caractérise nos sociétés d’Afrique et l’essor des antivaleurs régressives pour tant de peuples à la merci des apprentis Dictateurs et manipulateurs de tous ordres. Le système bancaire africain et la difficulté d’accès au crédit. Ceci se traduit en particulier pour le Groupe Mbanza et l’Association REDA, à des difficultés de magnifier notre action. Tant de limites conjecturelles freinent notre capacité à nous dépasser pour donner le meilleur de nousmême Mais, nous n’abandonnerons pas le combat pour une meilleure autodétermination et l’émancipation de l’Homme dit Noir et du Genre Humain. Qu’au travers ce message, Malaki Ma Kongo nous donne la possibilité de nous faire connaître et entendre notre voix, notre spécificité. Que les promoteurs de spectacles à travers le monde nous invitent, ils peuvent compter sur nous pour donner du bon spectacle tout en véhiculant de bonnes et belles vérités Humanitaristes. «M’lolo» nous disait Mama Kimpa Vita, Retour aux racines pour le rassemblement et la Renaissance de l’Homme dit Noir. Le Groupe MBANZA.

Plateforme d’informations « panafricaines» de l’est à l’ouest de l’atlantique


Aldo Durades Roman Tatandy Musundi est prêtre de la religion Bantou - Musundi, écrivain, artiste compositeur, danseur. Ils se dit Kongo-Musundi. Il est le Représentant de MALAKI MA KONGO à CUBA ET AU MEXIQUE. Lors du Festival Malaki ma Kongo à La Havanne, il m’a dit d’un air chagriné et plein de pitié: Vous les africains qui venez ici dans le Continent américain, à Cuba..., vous y trouverez rien de bon pour l’Afrique, tant que vous allez continué à nous ignorer, nous vos africains qui vous avons précédé ici. Tant que vous vous comporterez comme des intellectuels hautains, plus occidentalisés que les Blancs. C’est seuls nous vos frères qui savons les besoins exacts de l’Afrique et où les trouver. Je suis Kongo-Musundi mais je suis aussi cubain. Et après qu’il ait parlé la langue sundi, plus ou moins créolisée, pendant près de 5mn. Et comme il sait que la langue Sundi est en voie de disparition au Congo, il aimerait venir dispenser gratuitement des cours en langue Sundi au Congo. quand j’ai dit matondo (mes remerciements), lui aussi a ajouté spontanément ntondele (je vous remercie). C’était un choc pour moi. Masengo ma Mbongolo

Pegas Ekamba Bessa

Comédien, acteur, metteur en scène, dramaturge réalisateurs de film, danseur et musicien, et aussi chanteur, compositeur et percussionniste, médiateur linguistique et culturelle et de facilitateur. Diplômé en art dramatique all’INAS “National Institute of Arts et Spectacles “ au Congo, il a participé à plusieurs ateliers en France, en Allemagne et en Suisse et de formation pour animateur socio-culturel à CESNAC à kinshasa En 1997-1998, il a suivi à Milan des cours de médiateur interculturel et de facilitateur. Il collabore avec plusieurs associations culturelles italiennes, Fondazione Nigrizia, Groupe de solidarité Africaine, Arcobaleno, Espace Culturel no’hma, Africall etc et étrangeres: afriaca-Togo, Malaki ma Kongo, Goupe Approach France). Membre du Centre Culturel Bantoue où dans les écoles, ils font la promotion du Projet: “Connaitre pour respecter”. Dans le cinéma il a une expérience variée, la toute dernière avec RaiFiction est: “Vento di ponente, la nuova squadra, e crimini 2”. Avec la télévision suisse italienne “L’avocat et le garde-frontière”. Actuellement il prete ses services au Musée et Village Africain dans Basella de Ugnano (bg)


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Congo

La Renaissance des idéaux du Matsouanisme Samba dia Nkoumbi

Photo de Malaki ma Kongo

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ompatriotes congolais et congolaises Amis et mortelle. Nous y reviendrons. dans l’avenir Aujoupartenaires de la nécessité de l ‘émergence d’une rd’hui 13 janvier 2013,devrait donc correspondre au autre gouvernance du Congo-Brazzaville, nous vous 71e anniversaire de la mort de cet illustre fils du Moadressons des salutations militantes 13 Janvier 1942 yen Congo;mais hélas le couac sur l’inexistence de la dépouille mortelle pose un grand problème. Au sein -13 Janvier 2013: 71 années jour pour jour ,ainde la Dynamique d’Actions d’Analyse et de Réflexion si c’est le 71e anniversaire Pour beaucoup d’entre pour une Autre Gouvernance du Congo-Brazzaville,il nous,peu disposons l’information que Le 13 Janvier existe une frange des descendants des matsouanistes 1942 est une date à bien intérioriser dans la conscien(‘fils,petits fils et arrières petits fils) dont certains se ce de tout congolais et à le transmettre de généraretrouvent dans la Plateforme des Matsouanistes de tions en générations. Pour les résistants congolais France et d’Europe ,association de la loi du 1e juildes temps présents que nous sommes ,devoir nous let 1901, faisant membre de cette dynamique,et préincombe de se rappeler de cette triste date anniversidée par Mr Armand Richard MANDZIONO qui saire. En effet d’après les archives des colons français croient fermement que le pays Congo-Brazzaville ,installés au Moyen Congo de l’époque et ce pour doit passer par une cure de réhabilitation des fondaplusieurs raisons et intérêts ,c’est jour du 13 Janvier mentaux de la lutte politique de tata André Grenard 1942 que mourut André Grénard MATSOUA dans sa MATSOUA et elle aimerait profiter de l’occasion de cellule de la prison de Mayama. L’information selon cet anniversaire de faire passer le message: Attenlaquelle que tata MATSOUA mourût en prison ce du que la résolution de la situation catastrophique jour fût livrer par l’autorité carcérale auprès de l’abbé du Congo-Brazzaville passe par une BADILA ,le premier à être arriimplication des matsouanistes c’est Dans un kilo de mensonge, ver à la prison ce 13 janvier aux ainsi,afin de donner de la voie à ce premières heures de la matinée il y a dix grammes de vérité. principe sacré ,il a été convenu une pour s’enquérir de la situation, Si chacun balayait devant sa porte, stratégie d’implication qui passe par ce à cette annonce s’en est suivie la la rue serait sauvée. qui suit: -L’organisation d’un colloque non restitution de la dépouille


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en France des descendants des matsouanistes de la première génération , éparpilles de par le monde et qui font partie intégrante de la diaspora du CongoBrazzaville. -L’issu de ce colloque sera la tenue d’une assemblée générale constitutive de la Plateforme de la Diaspora des Matsouanistes et Descendants des Matsouanistes, association régie par la loi du 1e juilCuba

Jeysi León Molna D

d’a

iplômée de l’Institut supérieur d’art dans la spécialité de l’alto en 2003 professeur Marivone Drobache et la composition en 2010 sous la tutelle du maître cubain Juan Piñera dans les deux spécialités avec titre doré. Depuis le jeune age elle a eu l’opportunité de jouer avec des orchestres professionnels, dirigés par des personnalités prestigieuses cubaine et de niveau international. Elle a gagné des prix dans des concours nationaux: Amadeo Roldán, UNEAC, Musicalia comme violaniste et compositeur (1994-1995, 2001, 2006, 2008, 2009) . Elle a fait des tournées nationales et internationales avec différents groupes musicaux comme: Eternal music, Camerata Romeu, Solo de la Habana, Lizt Alfonso-espectáculos Ballet music, entre autres. Elle rejoint l’Orchestre symphonique des jeunes de l’Amérique latine Simón Bolívar, dirigé par le

let 1901. Entre autres les objectifs de cette dernière seront: -Inventorier et les classer les preuves de vie de tata MATSOUA aprés 1942 -Réaliser un recensement de cette couche de la population ,qui est une force humaine ,qui pourra peser dans l’accompagnement des matsouanistes restés au pays.

Mtro. Claudio Abbado (Caracas, La Havane - 2006). Joué en solo et musique de chambre. Elle a enregistré pour la radio et la télévision cubaine, invités à participer à des festivals internationaux (Espagne Murcia-1996, USA-Boston 2001, Mexico - Morelia 2003, le Venezuela Caracas-2006 et nationale (électroacoustique - printemps festival de musique à La Havane, la musique contemporaine, musique ancienne, festival Ballet) en tant que compositeur et interprète instrumentiste, a offert des récitals dans les salles les plus importantes dans le pays, apportant d’une manière personnelle, une nouvelle vision du concert musique cubaine). Elle est actuellement membre de l’ensemble à cordes (soliste de La Havane, en charge de l’enseignant Valiente Ivan), comme premier alto. En 2011 elle a assisté à la projection du film documentaire “LE BICENTENAIRE DE HAITI” de Masengo ma MBongolo. Elle était choquée par la force du contenu du film mais surtout bouleversée de savoir qu’un africain ait traversé l’Atlantique jusqu’en Haiti, pour donner au monde la version africaine de l’oeuvre de Jean Jacques Dessalines et ses amis. A la sortie du film elle avait confié à l’auteur, sa volonté de créer une musique spéciale pour ce film…


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Congo

“ Voici les coupables” L’un assume mais l’autre joue à l’autruche Lascony Nysymb

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our se débarrasser d’un témoin encombrant (Mouammar Kadhafi), l’ex Président français NICOLAS SARKOZY avait fait déverser des tonnes d’armes lourdes et de munitions dans le déNEMI, avec la complicité des SOUS-PREFETS sert libyen. Sans cette QUINCAILLERIE, le MALI ouest-africains, a réussi à placer un POTICHE n’aurait pas été aussi vite contaminé par la PESTE (Diacounda Traoré) à la tête du Mali pour mieux ISLAMISTE. Des millions de Maliens sont désorpropager les MICROBES. Les réunions d’urgenmais condamnés à subir des traitements moyence se multiplient, mais aucune aide n’est encore âgeux. On a voulu faire porter le chapeau au Préparvenue. Si les africains ne se mobilisent pas, le sident AMADOU TOUMANI TOURE, accusé de mali risquerait d’etre ampute. Au lieu d’envoyer corruption. Pendant que celui-ci était au pouvoir, 400 soldats en centrafrique pour sauver francois LA PESTE n’avait jamais atteint aucune localité. bozize, un autre potiche, le president sud-africain Et comme tout le monde peut être MEDECIN en Jacob Zuma ferait mieux de renforcer l’armee Afrique, le capitaine AMADOU SANOGO a promalienne. Deux bataillons de l’armee angolaise fité de cette EPIDEMIE pour se proclamer DOCou ethiopienne suffisent pour ecraser en 48 tous TEUR. Or depuis lors, le MALI est sérieusement les microbes qui infectent le mali. Il ne faut surinfecté et la PESTE ne cesse de progresser. Après tout pas compter sur la france, elle-meme a eu Aguelok, Gao, Tombouctou, Gossi, Douentza, besoin de l’aide des africains pendant l’occupales MICROBES se sont répandus jusqu’à Kontion. Le Mali doit tourner le dos à la cedeao et na. MOPTI, la cité prospère, est solliciter l’assistance de l’Angola Dans un kilo de mensonge, gravement ménacée. Le “DOCou de l’Ethiopie. Ces deux pays il y a dix grammes de vérité. TEUR” SANOGO semble plus ont ete longtemps infectes. Leuà l’aise dans un BUREAU qu’au Si chacun balayait devant sa por- rs soldats savent correctement FRONT, lui qui avait promis et te, la rue serait sauvée. nettoyer un territoire. Ci-contre: juré ERADIQUER L’EPIDEMIE. les coupables du désastre malien Les populations civiles meurent d’impatience à 11 janvier Humeur ]du vendredi: “ VOICI force d’attendre un “SAUVEUR” déserteur. L’ENLES COUPABLES”


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POINTE NOIRE, CONGO. THE BUDDAH BAR La Rue Meurt Magazine

POINTE NOIRE CONGO - NIGHT CLUB, DISCOTHEQUE, CASINO, Spécialité : Bar, Music Lounge Adresse : Centre ville, Pointe Noire. Congo Brazzaville BP 1235 Tel : (+242) 05 535 1313 Website : www.thebuddhabar.biz

LUANDA, ANGOLA. RESTAURANT

Address | Avenida Comandante Che Guevara (em frente à sede do BNI) Bairro/Neighborhood: Maculusso Official Website: http://bluejazzrestaurante.com/ (parmi le 3 websites de restaurants en Angola) Tel: +244 935 725 949 Email: geral@bluejazzrestaurante.com


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La Rue Meurt Magazine Congo

Hyacinte Massamba dit Kara Hyacinte Massamba

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riginaire du Congo, je me nomme Hyacinte Massamba dit Kara, je suis né et grandi à Brazzaville dans un quartier autrefois appelé «Bunsana Bua Nkokela» situé maintenant entre le quartier Mpissa et le quartier Commition très populaire a ce jour. Tous ces quartiers se situent dans l’arrondissement N°2 de Bacongo. Né d’une famille nombreuse de 10 enfants, je suis le 8eme de cette fratrie. J’ai passé toute mon enfance au Congo dans ce quartier de Brazzaville et dans un petit village de mes parents «Kondo Mumpala» (village sans jeunesse) non loin du grand village Mankonongo dans le district de Boko, ce village accueillait les jeunes de la famille pour y passer les vacances et apprendre la culture et les traditions. Je suis arrivé dans le monde des Arts, grâce à mon quartier qui a vu naitre ou grandir les grands artistes de ce pays: Casquelourd Malonga, Michel Rafa, Ferdinand Batantou …. Ce quartier, berceau des percussionnistes et danseurs, était rythmé tous les jours au son du tambour , Ngoma, d’où est sorti ma passion pour la musique et ainsi je suis arrivé naturellement dans le monde des Arts. L’inspiration primaire vient de mon voisinage, de mon frère, de ma mère qui faisait parti des rares femmes joueuses de Ngoma. J’ai exercé au Congo dans plusieurs

formations traditionnelles et modernes, Ballet nationale de la jeunesse, Ballet Théatre Monana, puis les Tambours de Brazza comme pionnier et soliste principale du groupe. Je suis arrivé en France la 1e fois pour la participation au jeu de la Francophonie avec les Tambours de Brazza à Paris, ce qui m’a permis de travailler par la suite avec plusieurs groupes: - la compagnie Awama, Mbongui Bantu, le Théatre du corps, le Ballet Libota, Ballet Lemba, Africa Danse - avec des grands musiciens Africains: Doudou Ndiaye Rose, Adama Dramé, Guem… J’ai rencontré d’autres cultures: sceltique, mandingue, Berbère, pays d’Afrique du Nord Je donne régulièrement des cours de percussions et de danses dans les milieux scolaires, universitaires et associatifs pour transmettre la culture africaine. Le message que je véhicule, hormis la promotion de la culture Congolaise, est de dire au reste du monde que le Congo et l’Afrique en général n’est pas que la guerre, la famine, la misère mais c’est aussi la joie de vivre, la beauté de mon pays, la richesse culturelle et le respect de nos valeurs et de nos traditions. Tournées musicales dans plusieurs pays dans le monde avec les Tambours de Brazza et le Ballet National: en Afrique, Europe, Amérique, Asie Plusieurs spectacles m’ont marqués mais, le plus marquant est «Le sacre et le sang» du chorégraphe Chrysogone Diangouaya avec la compagnie Monana, parce que c’est le premier grand spectacle que nous avons


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La Rue La Rue Meurt Meurt Magazine Magazine Congo

Un Africain dans un iceberg Zunga Bongolo


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La Rue Meurt Magazine monté avec danses, percussions et théâtre d’une part et le pouvoir et le sacrifice de l’autre. Ce spectacle m’a donné le gout au théâtre et m’a permis de pousser la porte du groupe théâtrale kongo Dia Ntotela avec lequel j’ai vécu de bons moments d’échanges culturels avec les comédiens de deux Congos. Mes projets sont d’aider mon pays avec mon Association Yangalala, en amenant des fournitures scolaires pour une école au village Mankonongo, des ordinateurs pour une autre école à Pointe noire et aussi, nous avons fait des concerts humanitaires en France afin de récolter des fonds pour acheminer des fournitures et fabriquer des bancs sur place. Mes tournées à l’étranger ne facilitent pas ma vie de famille, c’est un choix et je ne regrette pas. Je dois avant tout défendre la culture de mon pays. Mes difficultés, en tant qu’ambassadeur de la culture Congolaise, sont le manque de soutien et la reconnaissance de mon pays. Beaucoup d’autres artistes, défendant notre culture dans le monde retrouvent les mêmes difficultés. Par le manque de subvention et les difficultés à les obtenir, il n’est pas

facile de réaliser tous mes projets. Réalisation de mon 1e album, il y a 7ans, sur les chants et percussions de Congo, puis un 2e album sur les rythmes du Congo et du Sénégal: Ngoma, Djembé, Sabar , culture CongoSénégal et Mondain Réalisation en 2012 d’un DVD pédagogique sur les rythmes du Congo et d’Afrique centrale pour faciliter l’apprentissage aux personnes intéressées par ces rythmes. Mes ambitions: pour 2013, faire un séjour au Congo, l’été prochain, pour la création d’un album DVD qui sera un documentaire sur les différentes sortes des tambours du Congo. Je souhaite mettre en place, avec des amis, une rencontre culturelle que j’ai baptisé «Mdoundani», rencontre entre les artistes diaspora et les artistes locaux. Ce projet a failli se faire l’an dernier, mais je n’ai pas eu le créneau pour le réaliser Pour 2014, réalisation du 2e volet du DVD apprentissage pédagogique Mon dernier mot, c’est le souci de toujours se battre continuellement contre le manque de moyen pour défendre la culture et la tradition congolaise.

Colombie

“Kamajanes” de la musica palenquera Palenque records

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ste es otro disco en la colección de Palenque Records, el sello que después de 13 producciones discográficas con distribución internacional sigue dando palo y de qué hablar. PALENQUE RECORDS ha cambiado la música de Colombia y ha trazado nuevos caminos, gracias al talento de los artistas con que hemos trabajado. La producción musical corrió por cuenta de Lucas Silva aka Champeta-Man, el mismo productor del disco póstumo de Paulino Salgado Batata, de Colombiafrica Orquesta, Sexteto Tabalá, Alegres Ambulancias y el Faraón Bantú Sound System. Este disco fue grabado en Cartagena y Bogotá; para el invitamos a varios de los mejores músicos del caribe: Michi Sarmiento y Carlos Piña en el saxo, Edgar Gutiérrez en el bajo y arreglos musicales, Ramón Benítez en el bombardino, Gustavo Garcia “Pantera” en el trombón y direccion, y mucho más. Los temas ‘Zamba’ y ‘Aguatá’ fueron grabados originalmente para el sello ingles Honest Jon’s

(Londres); el tema ‘Zamba’ fue publicado en un LP de remixes de Tony Allen, celebre baterista de Fela Anikulapo Kuti. Este un disco que rompe esquemas: desde el folclor más puro, pasando por temas africanos (champeta, afrobeat, highlife) con elegante orquestación, hasta versiones electrónicas de temas como Chimbumbe, en un remix hecho por Adam Patridge (Atropolis) en New York. Gócenlos pues bailadores, aquí está por fin el nuevo disco de Son Palenque. Las leyendas vivas de la música palenquera, abriendo nuevos caminos con el golpe universal del tambor, del gran tambor de la humanidad. Este disco fue producico por Palenque Records con la colaboracion de Editorial La SILUETA. ESTE DISCO ESTA DISPONIBLE EN TODAS LAS DISCOTIENDAS, O ESCRIBIENDO A PALENQUE RECORDS Distribuido en Colombia por MILLENIUM REPRESENTACIONES palenquerecords@yahoo.com


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Congo

Médecins d’Afrique Dr Banzouzi

Promotion des soins de santé primaires à base communautaire

L

a Représentation Congo de Médecins d’Afrique, avec le financement de l’Union Européenne, propose d’assurer la promotion communautaire dans la gestion des problèmes d’accès aux soins de santé primaires, d’hygiène et d’approvisionnement en eau potable dans les quartiers périurbains de Mikalou-Madzouna de Brazzaville et Km4 à Pointe-Noire. A Brazzaville, 46% de la population a recours à l’automédication en première intention. Au sein du quartier Mikalou-Madzouna à Brazzaville, la population estimée à 70 000 habitants parcourt souvent plus de 5 km pour se

rendre au centre de santé le plus proche. De plus, le quartier se trouve dans un état d’insalubrité assez généralisé par l’absence d’un système d’évacuation des ordures ainsi que le manque d’activités promotionnelles. Dans le quartier Km4 à Pointe-Noire, à peine 34% de la population a accès aux soins de santé pour une population estimée à 20 000 habitants. 94,6% des ménages de ce quartier évacuent les ordures dans la nature, 34,5% utilisent les latrines non conventionnelles et 1,7% défèquent à l’air libre. Dans ces deux quartiers, il y a besoin de redynamiser l’implica-


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La Rue Meurt Magazine tion des autorités locales et l’organisation de la communauté. Permettre aux populations d’accéder aux soins de santé primaires, à l’hygiène et l’approvisionnement en eau potable L’amélioration de l’accès aux soins de santé de base des populations passe impérativement par la disponibilisation des services (infrastructures, équipements,

matériels…) et des ressources humaines. Deux centres de santé communautaires (CSCOM) dans les quartiers de km4 et de Mikalou-Madzouna seront construits sur les terrains mis à la disposition des communautés de ces quartiers par leurs mairies. Ces CSCOM seront dotés en équipement et matériel médical ainsi qu’en médicaments essentiels

et génériques, consommables et autres réactifs, appareillage de laboratoire. Médecins d’Afrique formera le personnel de santé à la prise en charge des affections les plus courantes et les plus graves. Trois forages d’eau seront construits ou réhabilités dans l’optique de disponibiliser l’eau potable dans chaque centre de santé communautaire. Faciliter l’appropriation du projet par la communauté La particularité de l’approche tient à l’implication des populations pour garantir la pérennité du projet. Médecins d’Afrique appuie et met en place des organisations à base communautaire (OBC) chargées d’assurer la gestion durable des problèmes d’accès aux services sociaux de base. Ainsi, les comités d’hygiène et d’assainissement garantissent l’assainissement des quartiers par la mise en place notamment d’activités de collecte et d’évacuation des ordures ménagères. Les comités locaux de gestion d’eau veillent à la gestion de chaque forage. Les mutuelles de santé facilitent l’accès de la population aux CSCOM. Les comités de santé promeuvent les services des CSCOM. Les comités locaux de développement fédèrent toutes les OBC. Ce projet d’une durée de 36 mois est mené par une équipe de 5 techniciens sous la direction d’un coordinateur de projet.


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Equateur

MANDAGUA Association culturelle Valence Javier Alarcón

Valence Javier Alarcón & Rafael Correa (Président de la République de l’Equateur) a VISION C’est de donner un sentiment d’appartenance et la construction identitaire d’origine africaine en revalorisant et revitalisant les différentes activités socio-culturelles, de biens et de services des personnes noires Local, provincial, national, international., Assurer un role efficiante coexistence entre l’interculturalité et nos pratiques syncrétique, afin de réaffirmer l’appartenance de notre association dans la société générant une adéquate identification au sein de la Culture, en tant que valeur d’investissement qui répond aux attentes des autres cultures, assurant des rôles et des catégories acceptable par

L

les autres entitées dans le cadre d’une bonne et saine fonctionnalité.. Avec ces principes fondamentaux MANDAGUA Association culturelle définit une image unifiée des activités culturelles de qualité professionnelle et jututa (la nôtre). Peut-être plus axée sur le maintien de la diaspora Afrodescendante avec sa philosophie culturelle de la littérature, chant, musique, danse, contes, alimentaires, les mythes, les croyances, les histoires, la guérison de l’humain et le divin, et surveille également leurs conditions et initiatives produc-

Plateforme d’informations « panafricaines» de l’est à l’ouest de l’atlantique

tives des arts et de l’artisanat, peinture, etc. Soulignant une relation ouverte à tous les niveaux à partir des valeurs de l’oralité aux données fournies par le système, ce qui coïncide avec le multiculturalisme en Equateur. Et leurs réalités tangibles et intangibles de connaissances culturelles. Nous avons fixé des objectifs que nous respectons, établit des échéances entre les activités qui se déroulent selon tous les âges et le temps de l’année pour détecter les «failles» et de prendre rapidement des mesures correctives et / ou avancé avec le slogan pour éviter les déviations de nos objectifs squi visent clairement à renforcer la culture africaine. VISION Nous sommes une organisation à but non lucratif qui fournit aux membres des services com-


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La Rue Meurt Magazine munautaires valeurs gerand l’art et la culture d’origine africaine, leader dans son genre dans la zone géographique où elle exerce ses activités. Valoriser les Beaux Arts depuis la production, la vente et la consommation de produits de l’artisanat matières premières naturelles pour son élaboration. Notre vision est la suivante: pour s’assurer que les initiatives productives artisanales des peuples et aussi de nos nationaux se synchronisent avec la Société Esmeraldeña. Nous apprécions les connaissances ancestrales du peuple parce qu’ils y trouvent de nombreuses connaissances disparues. Avec une équipe spécialisée de haut savoir-faire ancestral motivé constamment mis à jour, à partir de plusieurs banques et divers groupes culturels ayant autorité pour prendre des décisions avec un accent clair sur

le service social et culturel, avec une structure souple, efficace, flexible aux changements structurels image locale, nationale provinciales axiomes culturelles internationales au sein des descendants d’Africains et son role de développement durable. Histoire Nous partons de l’esclavage et le processus colonial qui nous a donné une écriture d’une langue une culture qui doit être révisée, pour son invalidation de la réalité objective pour les Noirs d’Esmeraldas. Culture • Arts populaires, théâtre, arti-

sanat, peinture, chant, danse, musique, culture de réflexion Conversations sur l’identité, des films pour les enfants et les jeunes, Gastronomie, connaissance de la médecine ancestrale, la littérature, les rituels magiques de guérison et le charlatanisme de l’homme et divine du peuple Noir etc .. Développement • des ateliers de promotion à l’intérieur et à l’extérieur, l’apprentissage des aînés dans les communautés rurales et le retour de civilité, à l’enseignement des Groupes Communautaires de préférence suivant les genres, les enfants, les jeunes et les aînés. • Nous nous auto soutenons avec des ventes d’artisanat, des projets de microentreprises productifs, etc... Nous faisons des échanges culturels avec d’autres associations culturelles de la région.


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Willemstad (Curaçao), Netherlands Antilles

Richenel Ansano

Richenel Ansano

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e suis Richenel Ansano, anthropologue et directeur de l’ Institut National Archéologique Antrhopological Gestion de la Mémoire de Curaçao. Notre pays est une île située dans la mer des Caraïbes, près de Venezuela, et nous faisons partie du Royaume néerlandais. Nous avons une société multiculturelle avec une histoire de l’esclavage transatlantique. Beaucoup de nos ancêtres africains sont venus de l’Afrique centrale et Afrique de l’Ouest. Notre institut gère le patrimoine national culturel de notre pays et nous promouvons l’éducation et la compréhension de notre identité historique et culturelle. Pour moi, le patrimoine matériel que nous gérons, les objets que nous avons dans notre collection sont également une vision puissante de notre connection artistique de notre vie quotidienne et notre histoire. L’inspiration primaire Vient-elle a Votre sélection de famille where juste de toi meme?

La première source d’inspiration pour mon propre travail vient de ma famille. J’ai grandi dans une famille qui a été profondément impliqué dans notre vie culturelle. Mon père a eu différents emplois au cours de sa vie, mais il était un batteur, un souffleur de corne, il était grand partiquant de nos pratiques spirituelles populaires dérivées d’Afrique, les activités de récolte, et était un grand conteur. Ma mère et grand-mères étaient aussi grands conteurs, guérisseurs. Mes deux grands-mères étaient aussi des merveilleux dirigeants communautaires, l’un de leur magasin communautaire et la vendait aussi du pain fait maison, étant sage-femme et elle prennait aussi soin de ceux qui étaient en difficulté. Mes grandspères et grands-mères m’ont donné un grand sens de l’être dans la nature et l’importance de la nature pour notre survie. Cette famille m’a inspiré à être un promoteur culturel et de devenir anthropologue. Par où etes-vous passés pour etre l’artiste organisateur d’évènement? L’événement que j’organise est une commémoration de l’année du 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage au Dutch Kingdom. Ceci veut dire que l’esclavage était également aboli dans notre pays parce qu’à cette époque nous n’étions pas encore officiellement un pays. Nous étions une colonie des Pays-Bas. Cette année, je veux célébrer la liberté, y compris les différentes façons exprimé leur liberté à la fois avant et après l’abolition. Abolition n’était qu’un formel changement juridique. Après l’abolition, la gens ex-esclaves se sont retrouvés eux-mêmes liés aux anciens maîtres à travers de nouveaux arrangements économiques. Mais dans les deux cas de abolition, nôtres peuple a exprimé différents types de liberté dans les moyens artistiques, éco-


La Rue Meurt Magazine nomiques et autres. C’est quelque chose que nous devons faire connaître et apprécier. Nous avons des violents acts historiques que l’on oublie la plupart du temps. L’un des aspects d’une importance particulière, c’est l’histoire du peuple de Loango qui ont fui vers la côte de ce que l’on appelait Tierra Firme et est appelé aujourd’hui le Venezuela. Ils ont été identifiés comme Loango dans l’histoire du Venezuela et a grandement contribué à la conscience de la liberté dans notre région. Quel est le méssage que vous véhiculez et quelle approche de developpement aimeriez-vous établir avec les communautés de l’Afrique profonde? Mon message est un message de re-rencontre des peuples de nos continents. Bien que nous ayons une présence africaine des gens qui

sont venus de différents pays pendant l’esclavage. Leurs origines ne sont pas vraiment connues. Les plus récents immigrants ne sont pas encore vraiment visible dans notre communauté. Mon but est d’avoir un lien réel avec nos frères et sœurs dans les pays africains et d’explorer l’échange culturel, artistique et économique d’une manière qui leur sont mutuellement bénéfiques. Dans le processus J’espère que nous aurons à se connaître profondément et d’apprendre les uns des autres. Je pense que notre relation principale, si je peux parler au nom de l’institut, à travers la promotion des industries culturelles, les arts et les échanges de recherches et de publications. Vous etes un tres grands artiste,

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qu’attendez-vous de l’Afrique et des Africains? J’espère pour nous deux, d’etre inspirer des contacts spécifiques et par la longue histoire de l’art, la culture et l’histoire africaine. Dans mon propre travail,

ma poésie a été nourrie par la sensibilité profonde et l’oralité avec lequel j’ai grandi et que nous partageons avec les peuples de la région, et avec tous ceux qui ont traversé nos espaces, mais surtout nos ancêtres africains. J’ai été particulièrement intrigué par le sens et la sensibilité des africains et des concepts des autochtones américains qui ont été négligées ou invisibilized dans nos langues. Parfois, ils sont bien présents mais nous ne prêtons pas attention à leurs racines ou les différentes façons dont ils influent sur notre sagesse. Je tiens à offrir cet espace pour mon peuple d’approfondir notre lien avec l’une des racines fortes de notre communauté: la langue et les sensibilités esthétiques que nous oublions d’honorer dans notre vie quotidienne.


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Rien de tout cela ne peut être séparée de liens réels et de comprendre que l’art vit dans un contexte de l’économiques rééles, culturels et politiques. Donc, je ne veux pas idéaliser l’esthétique et le mettre hors de leur contexte. Notre communication doit être authentique, et devrait nous aider tous à aller de l’avant. Parlez-nous de Festival? L’exposition et autres activités se poursuivra toute l’année, mais certaines activités spéciales se concentrera autour du 18 mai, Journée Internationale des Musées, et autour de Juillet 1, qui est le jour où l’esclavage a été aboli au Royaume-Bas. D’autres instituts et organisations à Curaçao vont également organiser des événements, y compris les expositions, les projets d’éducation communautaire, de matériel scolaire, de développement et d’autres activités. La Plate-forme sur l’Esclavage et l’ Heritage de l’Esclavage du patrimoine sera chargé de coordonner celles-ci. Notre musée aura une exposition célébrant la liberté, y compris l’activité économique (comme les clubs d’épargne, de

La Rue Meurt Magazine l’agriculture, de la pêche), l’expression culturelle (utilisation de la langue, l’art, l’architecture), de la religion, et d’autres domaines. Nous aurons également une série de séminaires sur l’esclavage et de l’abolition avec des experts locaux et des experts des autres ex-colonies des Caraïbes des Pays-Bas (Aruba, Bonaire, Saba, Sint Eustatius et Sint Maarten). En raison de problèmes de financement nous pourrions faire participer les non-résidents par téléconférence. Nous allons aussi montrer des films sur l’histoire de l’esclavage à la télévision locale, avec des analyses et des débats par des chercheurs culturels et historiques et des éducateurs. Nous espérons surtout avoir de nouveaux contacts à travers ces rencontres et renforcer les anciennes. Nous allons commencer un nouveau concept de Curaçao dans la région où nous allons commencer à examiner à la fois les relations avec nos amis régionaux et de la façon dont ces relations ont exister dans le passé. Nous espérons vous faire partager tout cela par le biais de nos sites Web, y compris notre principal: http://www.naam.an/, celui sur le patrimoine culturel des Caraïbes (qui ne fait que commencer): http://www.caribbeanculturalheritage.org/ , et une consacrée à Elis Juliana, l’un de nos pères fondateurs de travaux patrimoine culturel: http://www. elisjuliana.com/ (celui-ci n’est que dans notre langue, le papiamento, pour le moment). Nous allons créer un nouveau site aussi pour les événements de cette année. Nous espérons créer beaucoup plus de possibilités de montrer notre patrimoine et inviter les autres à les présenter. Nous voulons explorer notre patrimoine commun, d’apprendre les différences et de se renforcer à travers les deux.


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Merveilleux contes africains de Mâ Ndulu (Tome 1) Felix Balouboula Ndoulou

Urgence!!!Urgence!!! Urgence!!!Urgence!!! Urgence!!!Urgence!!! Sonnez trompettes et battez tamtams et tambourins! ’oeuvre que tous le monde attendant avec fort impatience est enfin la! oui en page et en couverture!.Dans cet ouvrage vous y trouverez tous les animaux qui roucoulent qui voltigent qui marmottent et leurs histoires, contées par le célèbre oratoire contemporain son excellence Mr balouboula felix procurez vous en en grande quantités car ce recueil de nouvel est porteur de moralité et d’épanouissement morale sociale et intellectuel, ce livre va apporte du rire et de la bonne humeur ds votre quotidien merci d’avance et hommage à toi Grand Felix Balouboula-ndoulou.

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“Merveilleux conte africains de Mâ Ndulu” - Tome 1 Dans ce livre didactique et pédagogique, page par page, les enfants découvrent le monde des animaux qui animent ces contes, ils apprennent tant de choses qui cernent le kimuntu ou la civilité dans la pensée africaine, la culture bantu et la philosophie Kongo. Conte par conte, chaque enfant se retrouve et y trouve son compte, sachant que nous sommes tous des enfants de nos géniteurs.

Où se procurer ce livre? Vous pouvez directement contacter l’auteur Felix Balouboula-ndoulou au 003369946374 ou La Rue Meurt Magazine magazine@laruemeurt.com


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otre héritage ancestral, c’est notre tradition, le vodou magazine va vous aider à mieux connaitre au jour le jour le vodou.

notre patrimoine ancestral, c’est notre tradition vodou magazine vous fera découvrir le vodou

vodou magazine sera une façon de présenter la valeur réelle et le respect de notre patrimoine ancestral comme il n’a jamais été fait, donc il est prévu des nouveautés à chaque mois sur notre culture dans de villes différentes, de pays différente, et de langue différente.

Ayibobo!!!

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Congo - FRANCE

Editions Paari Mawawa Mâwa-Kiese

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aari change d’habillage; Paari n’a pas souhaité des voeux pour 2013; Cette 13ème année du 3ème millénaire a commencé par le deuil; Ce deuil que le continent gère depuis des millénaires; N’a pas invité Paari à la réjouissance, à la fête...; ... Au contraire; 2013, mérite d’être une année de méditation; 2013, est l’année de l’effacement des absurdités; 2013, année où l’Afrique célèbre l’ignorance; 2013, année où les élites politiques décident l’indécidable; 2013, Là où les populations africaines revendiquent: -- l’accès à la culture; -- l’accès à la science; -- l’accès à la maîtrise des nouvelles technologies; -- l’accès à l’eau, au pain, à l’habitat salubre et au médicament;

-- 2013, c’est l’année où les élites réunies à Addis Abeba; -- endettent à nouveau le continent pour un siècle de plus; -- décident de la meilleure nourriture à offrir à la femme africaine; -- décident que le kalachnikov devient le menu prisé par les familles africaines; -- décident que les jeunes patriotes doivent être sacrifiés au profit du cacao, du chocolat, nourriture prisée par l’autre; -- décident du troc entre ces engins de la mort et l’exportation de notre nourriture; 2013, année de méditation; 2013, année d’abdication des élites politiques; 2013, année de la chronique d’un millionième sacrifice annoncé au bord de la lagune... Que 2013 demeure pour tous les terriens l’année de l’introspection.


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Ionah Moto N’Kento wa Ngonda

(La Femme du Mois).

Masengo ma Mbongolo

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e mois-ci, Malaki-Afro-TV a retenu Ionah Moto, comme N’Kento wa Ngonda (La Femme du Mois). Nous avons été frappé par la profondeur de ses oeu-vres, ses idées et ses car-ac-tère, qui seront affichées, durant tout le mois de jan-vier, ici à la télé Tri-con-ti-nen-tale Malaki-Afro-TV. Ionah Moto: Spé-cial-iste en art et Tech-niques Audio-vi-suelles, Mme Ionah Moto est depuis 2000 une com-plete Styl-iste Mod-éliste. Chef d’entreprise mod-èle ces oeu-vres respire une des valeurs fonda-men-tales divines. Sa rigueur et son style font que ses oeu-vres tran-scende la vie à l’horizontale pour un appel des som-mets comme elle le dit sou-vent ses créa-tions sont d’INSPIRATION DIVINE!! Son slo-gan est LOYAL WARRIOR FOR LOVE AND JUSTICE ou ZOLA, JUSTICE AND UNITY Recherches arti-sanales, artistiques cul-turelles, his-toriques et natur-opathie sont son pain au quo-ti-dien. Et sa prière mati-nale est la recherche d’un nou-veau sys-tème sociétal équitable. Ionah Moto est mem-bre d’A.V.N.E.C. (Associ-a-tion pour la Val-ori-sa-tion des Nou-velles Emer-gences Cul-turelles) et UFEKA (Union fédérale des enfants de Katiopa aux Antilles) qui organ-isent Traces d’Afrique, une man-ifes-ta-tion ayant pour but de per-me-t-tre à notre jeunesse ainsi qu’à l’ensemble de la popu-la-tion mar-tini-quaise de se réap-pro-prier son his-toire tout en met-tant en éviden-

ce les liens que nous devons d’entretenir avec ceux qui comme nous ont dû se bat-tre pour leur lib-erté. C’est un espace de ren-con-treet de débats de diverses générations de notre pays et ceux de Katiopa. Selon Ionah Moto Un peu-ple se sert de sa cul-ture pour évoluer. La culture appa-rait ici comme l’ensemble des don-nées qui déter-mine les rouages d’une société civil-isée. Ses fonde-ments pren-nent nais-sance à la source de vie de nos ascen-dants. Notre cul-ture dite kemit prend sa source sur les hau-teurs du kil-i-mand-jaro, dans les pro-fondeurs du lac Vic-to-ria, au milieu du désert et au cœur de la forêt équa-to-ri-ale. Car tout par de la matrice noyauessence de vie. Le proces-sus de l’innovation se met en place à par-tir d’un élément cul-turel, une appli-ca-tion d’expériences indi-vidu-elles par un grand nom-bre. Il se répand par trans-mis-sion orale, écrite ou visuelle. Notre essence a été détournée de sa tra-jec-toire, il est du devoir des ban-tou de le réori-en-ter. En d’autres ter-mes seul le peu-ple Kamite peut se réap-pro-prier son essence de vie. Cita-tions favorites Connais-toi toi-même Gran couté piti, piti couté gran Ne dis pas ke tu ne peux pas si tu n’as pas essayé yo pa ka voyé woch adan pié mango ki pa ka poté http://it.myspace.com/ionahmoto; http://www.youtube.com/watch?v=zZQ0kZH6NDw


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Haïti

Elien Isac, (Samba EL) le fils de papa Loko

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lien Isac, (Samba EL) le fils de papa Loko, est né en Haïti de père et de mère Hougan (maître de la religion traditionnelle de Haïti). N’échappant pas à la règle, très tôt, à l’âge de 14 ans, il est lui aussi initié à l’art traditionnel des siens. Il est Hougan donc guérisseur et prêtre de la religion vaudou. En Haïti comme dans toutes les sociétés africaines, un Hougan assure le rôle d’intermédiaire entre les hommes et les Dieux pour ne pas parler des forces de la nature. Elien Isac, naturaliste, herboriste d’essence, il est aussi un homme de grande ouverture d’esprit qui s’intéresse aussi à connaître les autres sectes et religions qui à son avis sont la manifestation de Dieu ou des forces de la nature sur terre. En novembre 2002, il va rencontrer Malaki ma Kongo, une autre force de la nature, venue de l’Est de l’Atlantique, travaillant sur les racines de

la culture africain. Hougan Elien Isac prendra à cœur le message de Malaki ma Kongo: «de dire aux petits fils de nos petits fils ce que les parents de nos parents ont vécu». Aujourd’hui Hougan Elien Isac est devenu journaliste-animateur de l’émission Kilti Kreyol, à la Radio Planet Kreyol, où il apprend aux gens comment se soigner avec la médecine traditionnelle et intérêt de la basse couche sociale à connaître les droits civiques pour bien s’intégrer dans la société moderne. Dans un pays comme qui depuis son indépendance a connu tant de soubresaut, vous ne pouvez-vous imaginer combien il est important pour des gens refugiées depuis des decennies, dans les montagnes de Belle Fontaine, de connaître les droits accordés par l’Etat à tous ses citoyens quand ils atteignent l’âge de la majorité.


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ètats Units d’amérique

Dr. Runoko Rashidi Rocha Nefwani

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é le 16 août 1954, et -Vit à: Los Angeles, Californie Runoko Rashidi est historien, écrivain et conférencier public ayant un intérêt prononcé pour les fondations de l’humanité et civilisations africaines pour les conditions actuelles des noirs au monde. Il est particulièrement intéressé par la présence des noirs en Inde, l’Australie et les îles du Pacifique. À présent, il a déjà donné des conférences dans une cinquantaine de pays. Il est l’auteur des civilisations classiques africains et éditeur, avec Dr. Ivan Van Sertima, d’un livre entité La présence africaine en Asie – un livre le plus élaboré qui a été publié sur le sujet. Il discute un pèlerinage avec les groupes Royaume Do Kongo et

Malaki Ma Kongo pour 2014 ou ils contemplent partir en Afrique, plus précisément visiter l’ancien Royaume do Kongo Dia Ntotela. N.B : Il affirme que « les noirs sont un peuple éparpillé au monde. Et que l’humanité avait commencé en Afrique et s’était après répartis aux quatre coins du monde, avant et après l’esclavagisme. Il n y a nulle part que les noirs n’ont jamais étés et peu d’endroits que nous ne sommes pas! » www.travelwithrunoko.com Il(s) organisent un Pèlerinage de la patrimoine africaine de l’Europe pour visiter: Les musées, monuments et madones noires. Le pelerinage est organisé par Runoko Rashidi avec Paulette Sheard du 17 octobre au 26 octobre 2013 Les prix : Une chambre pour 2 persones coute $3450.00, et 500.00 $ supplémentaires pour occupation individuelle 20 places sont disponibles : la disposition dépend de la disponibilité. Un dépôt de 200.00 $ est payable pour retenir une place. Lorsque vous payez votre dépôt, vous devez annoncer que vous êtes un ami de Runoko Rashidi. Le 17 octobre. L’avion quittera l’aéroport de Newark, New Jersey pour Londres Le 18 octobre. Nous serons à Londres dans un hôtel de 4 étoiles, ou nous allons nous rencontrer et saluer.


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Apres nous faisons une visite de la ville, notamment Le Bordure de la rivière Thames, Big Ben, le Parlement, le Park Hyde, la cathédrale de Westminster Abbey, les Palaces Buckingham, et Brixton, et nous mangerons dans un Restaurant des Antillais. Le 19 octobre. Nous passerons une demi-journée au British Museum avec Runoko Rashidi. Londres dans un restaurant africain. Conférence de Runoko

La Rue Meurt Magazine Rashidi Le 20 octobre. Journée libre à Londres. Vous pouvez réjouir la ville a votre souhait. Le 21 octobre. Nous prenons un Avion très tôt le matin pour Amsterdam. Nous serons dans un hôtel de 4 étoiles. Nous prendrons un bateau au African centered canal et nous nous visiterons le reste de la ville d’Amsterdam à pied. Déjeuner dans un restaurant Surinamais. Le 22 octobre. Tôt le matin nous prendrons un train pour Bruxelles. Visite de la ville de Bruxelles, y compris un site de la Vierge noire, Musée Royal d’histoire et d’Art, Musée d’histoire naturelle guidée par Runoko Rashidi. Déjeuner dans un restaurant Congolais ou Rwandais. Le 23 octobre. Excursion d’une demijournée à Luxembourg pour visiter la Vierge noire à l’église St. John et le Musée d’Afrique centrale en Belgique. Déjeuner dans un restaurant d’Afrique Central. Conférence donnée par monsieur Rashidi. Le 24 octobre. Tôt le matin nous prendrons un train pour Paris et la journée nous allons visiter la cathédrale de Notre-Dame, le Panthéon pour voir le lieu de sépulture d’Alexandre Dumas le fils, père, l’Obélisque de Ramsès, Tour Eiffel, arc de Triomphe, librairie Présence Africaine, la Vierge noire de Paris.


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La Rue Meurt Magazine Déjeuner dans un restaurant Sénégalais. Le 25 octobre. Nous passerons une demi-journée à Louvre guidé par Runoko Rashidi. Déjeuner dans un restaurant Camerounais. Conférence de Runoko Rashidi. Le 26 octobre. Vol de retour aux USA. HÔTELS : 3 nuits d’Hôtels Holiday Inn Kensinghton London ou similaire. 1 nuit Savoie ou Amsterdam similaire. 2 nuits HUSA Bruxelles ou similaire. 2 nuits Concorde Montpanasse ou similaire. Les transferts depuis l’aéroport et les gares entraîneur R/T Circuits en autocar privé + déjeuner dans chaque ville: Vols BRITISH AIRWAYS UNITED-EWR/LHR/ CDG/EWR O/W de la R/T vol LON/AMS Dépôt de garantie : Pour réserver et garantir une place, il faut payer un dépôt initial de $200.00 par siège qui doit être réser-

vé avant le 5 février 2013. Tous Paiements doivent être versés aux vacances Klub, LLC. Nous acceptons toutes les principales cartes de crédit. Paiements par chèque peut être payable en avance aux vacances Klub, LLC. Formulaire d’autorisation de carte de crédit sera transmis à l’individu à la signature ; qui doivent être envoyés en retour ainsi que des copies de la carte de crédit arrière & avant & une copie du permis de conduire ou passeport. Supplément de 3 % est ajouté aux paiements par carte de crédit Betty Ray a/s Vacances Klub, LLC 244 5th avenue, Suite 2968 New York, NY 10001 Tél: (646) 308-1232, (800) 972-5212, Fax: (212) 368-3150 Courriel : betty@accessafrica.com

Nominnation du Representant de Malaki ma Kongo en Republique Dominicaine

Le Coordonnateur Général de l’Asociaciacion Malaki ma Kongo félicite les animateurs antenne Malaki ma Kongo de Santo Domingo pour leurs efforts de réconciliation et de reconnexion avec la culture africaine. Ainsi donc, M. Glaem Rosario Parls (Représentant de Malaki ma Kongo en République Dominicaine) a été confirmé pour un mandat de deux ans au poste de Coordonnateur - Présidente de l’Association Malaki ma Kongo section Santo Domingo. NB: ce mandat coïncide avec le début de la Décennie des Afrodescendants, proclamée par l’ONU à partir de 2012, dans sa résolution A/66/460, les yeux de l’Afrique et du monde sont tournés vers vous. Merci. Ma Masengo Mbongolo Coordonateur général l’Asociaciacion Malaki ma Kongo Tricontinentale info@malakimakongo.net

www.malakimakongo.net. Masengo ma Mbongolo


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La Rue Meurt Magazine

Acte de naissance de Malaki-Afro-TV

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ans le cadre de la Déclaration de la “Décennie de l’Afrodescendance”, proclamée par l’ONU à partir de 2012, dans sa résolution A/66/460”, entérinant le programme “La Décennie Marna Vita Kimpa 2007-2017” créé par Malaki ma Kongo, une institution audio visuelle a été mise sur pied le premier novembre 2012 à Reggio Emilia, par notre l’Association et d’autres partenaires, dénommée Groupe MALAKIAFRO-TV. Le Groupe MALAKI-AFRO-TV, a opté d’une part pour le sauvetage, la sauvegarde, la promotion, la reconciliation avec les racines de la culture africaine et Bantou en particulier, disséminées dans le monde et d’autre part servir de conseil aux jeunes entrepreneurs africains,

de la diaspora ou pro-africain voués à un développement durable. Depuis le 1er novembre 2012 un programme expérimental est diffusé sur MALAKI-AFRO-TV www.malaki-afro-tv.com MALAKI AFRO TV est un instrument audiovisuel de communication que nous mettons à la disposition des associations, ONG, communautés villageoises, culturelles et spirituelles pour des échanges interculturels. Cet espace est aussi une vitrine pour les artistes, les jeunes talons, les promoteurs économiques, socio-culturel et tous ceux qui voudraient réaliser des actions positives et durables en faveur des communautés africaines et de la diaspora. info@malaki-afro-tv.com www.malaki-afro-tv.com


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La Rue Meurt Magazine ètats Units d’amérique

Dr. Molefi Kete Asante Masengo ma Mbongolo

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hiladelphia, Pennsylvania -Co-fondateur de www.mkainstitute.com -et www.afrocentricityinternational.org -Président, Molefi Kete Asante Institut d’études d’afrocentriques -Représentant international, International afrocentricité www.Asante.net N.B: Dr. Molefi Kete Asante affirme que plus de 80 % des noirs qui sont venus en Amérique du Nord émanaient du Royaume de Kongo Dia Ntotela. Par conséquent, il est, lui-même un Kongo. Royaume Du Kongo Dia Ntotela Il est né le 14 août 1942, et il est considéré comme un génie contemporain parmi les Noirs américains dans le domaine des études africaines et afro-américaines. Il est actuellement professeur au département d’études afro-américaines à Temple University, où il a fondé le premier programme de doctorat en études afro-américaines.

Asante est connue pour sa philosophie de la communication interculturelle et internationale Afrocentricité et transracial. Il est l’éditeur fondateur de la revue d’études de noir et il est l’auteur de plus de 74 livres. Parmis les plus récents sont Comme Il me semble courir vers l’Afrique, Le Peuple African American, Maulana Karenga: Portrait d’un intellectuel, Le Manifeste Afrocentriques, Encyclopedie de Religion africaine, co-édité avec Ama Mazama, L’Histoire de l’Afrique : la quête d’harmonie éternelle, Cheikh Anta Diop : Portrait d’un intellectuel, Manuel des Etudes des Noirs, co-édité avec le Maulana Karenga, Encyclopédie des Etudes des Noirs, co-édité avec Ama Mazama, Race, rhétorique et identité : The Architecte de l’Esprit, Eradiquer le Racisme : la survie de la Nation américaine, Anciens Philosophes Egyptiens, Dispersées au vent, Coutume et Culture de l’Égypte et 100 Plus Grands Africains Americans. La deuxième édition de son ouvrage de lycée, L’Histoire de l’Africain Américan: voyage de la libération, 2e édition, est utilisée dans plus de 400 écoles dans toute l’Amérique du Nord. Asante est reconnu comme l’un des dix Africains Américains les plus cités. Dans les années 1990, La Problématique du Noir dans l’Enseignement Supérieur l’a reconnu comme l’un des leaders les plus influents de la décennie. Molefi Kete Asante est diplômé de l’Oklahoma Christian Collège en 1964. Peu de temps après, il entra à Pepperdine et Asante pour compléter sa maîtrise à l’Université de Pepperdine en 1965. Il a obtenu son doctorat à l’UCLA, à l’âge de 26 en l968 et fut nommé professeur titulaire à l’âge de 30 à l’Université d’Etat de New York à Buffalo. Ou il présida le département de la Communication à SUNY Buffalo de l973-1980. Il a travaillé au Zimbabwe comme


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La Rue Meurt Magazine

formatreur de journalistes de 1980 à 1982. Il a supervisé plus de 140 thèses de doctorat. Il a écrit plus de 500 articles et essais pour des revues, des livres et des magazines et il est le fondateur de la théorie de l’afrocentricité. Asante est né à Valdosta, GA., un des seize enfants. Il est un poète, dramaturge et peintre. Son

(…) En automne 1984 Dr Asante est devenue Présidente du Programme d’Etudes Africains Américaines à l’Université du Temple, où il a créé le premier Programme de Doctorat en Etudes Africaines Américaines en 1987.

films dont 500 Ans Plus Tard, The Faces of Evil et The Black Candle. En 2002, il a reçu la distinction Douglas Ehninger Prix de la Bourse Rhétorique de la National Communication Association. L’Union africaine l’a cité comme l’un des douze meilleurs chercheurs d’origine africaine quand il l’a invité à donner une des allocutions lors de la Conférence des Intellectuels d’Afrique et de la diaspora à Dakar en 2004. Il a été élevé au Rang des Meilleurs Ecrivains Littéraires pour les Ecrivains d’Origine Africaine au Centre de Gwendolyn Brooks à Chicago State University en 2004. Dr Asante détient plus de 100 récompenses pour l’érudition et de l’enseignement, y compris le programme Fulbright, doctorats honorifiques de trois universités, et est professeur invité à l’Université de Zhejiang. sans compter la miltitude d’Articles scientifiques sélectionnés...

travail sur la culture africaine et philosophie et éducation afro-américain a été cité par des revues comme le Matices, Journal of Black Studies, Journal of Communication, chercheur américain, Daedalus, Western Journal of Black Studies et Africaological Perspectives. Le Utne Reader l’a nomminé l’un des « 100 principaux penseurs» en Amérique. En 2001, Magazine Transition dit « Asante peut être le plus important professeur de l’Amérique noire. » Il est apparu sur Nightline, Nighttalk, BET, Macnell Lehrer News Hour, Today Show, le Tony Brown Show, Ronde de Nuit, Like It Is et 60 Minutes et plus d’une centaine d’émissions de télévisions locales et internationales. Il est apparu dans plusieurs Dr. Molefi Kete Asante en voyage en Egypte


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La Rue Meurt Magazine RDCongo

Bidimbu Bia Kongo

ou Les signes qui ne trompent pas.

u 17 au 25 décembre 2012, lors d’une visite de prospection en Martinique, j’accompagnais Agnès Polet, Chef de choeur de la Chorale A cœur Joie de Ouistreham et Présidente de l’association de solidarité internationale Kiamvu-Le Pont de France. Ces deux associations précitées dont je suis membre sont porteuses du projet « Hommage à Aimé Césai-

Par NE NKAMU LUYINDULA tains signes indélébiles de l’histoire tragique et douloureuse de ses peuples Bakongo et Africains « esclavagisés ». On peut tout ravir à un peuple sauf l’expression de son âme, sa culture et sa langue. Malgré toutes les interdictions, le système de formatage, l’aliénation, l’assimilation infligés aux Bakongo

re pour le centenaire de sa naissance ». En ma qualité d’artiste musicien congolais, j’accompagnerai ce projet en France, tant en métropole qu’en Martinique. En marge de cette prospection, entant qu’ethnomusicologue et l’un des spécialistes de la culture Kongo, je ne peux que m’intéresser à la culture afromartiniquaise suite au lien culturel existant entre le Kongo, l’Afrique et la Martinique. La Martinique, Madinina de son nom traditionnel, Matinina de son nom Kongo, est le symbole de la noix de coco, de la canne à sucre, du rhum, des cocotiers, des plages, de la musique. Ce n’est pas de la mer, des plages, du cocotier caressant le ciel et la mer que je vais vous parler, mais plutôt de cer-

(Africains) déportés, certaines traces Bakongo sont encore visibles aux Antilles, car ka mantewolo ko, kansi mamona meso kibeni, « on ne m’en a pas parlé, mais je les ai vues ». Les noms Bakongo : Mationa, Toula, Kicata, etc., ont été francisés, il n’est pas difficile de retrouver leur forme originelle Kongo : Makiona ou Matshiona, Tula, Kikata. Pour confirmer ces informations, j’ai eu la grâce de rencontrer personnellement Monsieur Ouamba, Afro-descendant Kongo de la troisième génération dont la l’orthographie de son nom en Kikongo devrait être Wamba. Il sait qu’il est Mukongo, mais il ne sait par où commencer

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pour remonter jusqu’à la source. Je lui ai promis de lui ramener prochainement des photos de ses frères et homonymes Wamba du Kongo. Chers lecteurs, que celui qui s’appelle Wamba et qui le souhaite, m’envoie sa photo et son identité afin de servir de preuves pour notre frère Wamba de Matinina (Martinique). Au cours de ce voyage, j’ai visité la Maison du Bagnard, classée au patrimoine de la commune du Diamant. Sur le panneau explicatif, il est écrit : “ […] Cette maisonnette est due au génie inventif de Médard ARIBOT, fils d’une Martiniquaise et d’un Mukongo (Congolais). Né en 1901, il est doté d’un tempérament discret voire taciturne, mais avait un véritable don pour les activités artistiques, en particulier la sculpture “. Mais, sur la maison, il y a beaucoup de signes qui parlent d’eux-mêmes et que les initiés Bakongo peuvent identifier : les couleurs, le nombre des objets, l’orientation de la maison, le métier de son propriétaire, etc. Les détails figureront dans ma prochaine publication, Bidimbu bia Kongo ou Les signes qui ne trompent pas, dans lequel un regard croisé entre les chercheurs afro-descendants martiniquais et les chercheurs Bakongo sera utilisée comme méthodologie. Ce regard croisé donnera de la lumière à un bon nombre de questions que se posent chercheurs et historiens comme Amil-

La Rue Meurt Magazine car DEVASSOIGNE (photo ci-contre) et qui sont restées en suspend. J’ai participé à une conférence-débat intitulée Sur les traces d’un héritage africain organisée par l’AVNEC dans la salle Lumina Sophie à RivièrePilote au sud de la Martinique. Selon moi, un chercheur doit donner des réponses aux questions posées au sein de la société. Dans le cas des africains qui ont été séparés en deux groupes de force, les uns colonisés et les autres « esclavagisés », j’ai choisi de vous transmettre l’introduction de l’un des intervenants qui propose des réponses aux questions que se posent des Africains et les Africains de la diaspora (Afro-descendants) : Que faire ? Comment faire ? Quand le faire ? Avec qui le faire ? Où le faire ? Etc. Avant de commencer son intervention, Monsieur Amilcar DEVASSOIGNE a demandé à l’assistance de se placer en cercle – c’est un geste très africain, l’Afrique détient le monopole du cercle – puis, à travers son mot, il a proposé quelques pistes de solution en ces termes : « […] J’ai commencé à comprendre qu’il n’y a pas seulement que cheznous en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, dans la Caraïbe que le lien avec la matrice africaine en tant que civilisation ait été rompue. Souvent quand je parle avec les frères du Burkina Faso, du Sénégal, etc. qui sont dans des milieux urbanisés, eux aussi ont perdu ce lien, eux à cause de la colonisation, nous à cause de l’esclavage ; ils ont perdu ce rapport avec la matrice civilisationelle africaine. En ce que ça transporte, en ce que ça contient comme signifiant et comme représentation mentale personnelle, se reconnaître et se définir comme descendant d’esclaves, veut dire qu’on se place déjà sous une condition et comme héritier dans les conditions qui étaient la condition servile dans laquelle on a placé nos ancêtres. Ces conditions serviles étaient définies selon la façon dont la société était organisée, mais aujourd’hui, nous ne pouvons plus nous revendiquer ces conditions serviles. J’entends souvent parler métissage, créolité, etc. dans tous ces messages de métissage et de créolité, je cherche encore l’Afrique, je ne la vois pas beaucoup. Je vois les sociétés amérindiennes, je vois les sociétés européennes ; dès qu’il s’agit de parler de l’Afrique, ça s’arrête souvent au bou-


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Aventure humaine et technologique, l’entreprise Bonz communications s’est spécialisée depuis 1996 dans le conseil en communication et la prestation audiovisuelle. Conseils, solutions originales et partenariat étroit nous permettent de répondre aux attentes de nos clients dans les meilleurs délais, et dans des domaines aussi différents que l’industrie musicale, le tourisme, l’agroalimentaire, la formation, la politique. Bonz communications est l’entreprise qui associe les meilleurs talents internationaux afin d’offrir un service d’une qualité optimale pour un coût minimal. Hassim Tall Boukambou Directeur Afrique Bonz Communications (+ 242) 06 675 97 03 / (+ 33) 06 98 53 79 50 http://www.bonzcom.com/

bou, au djembé, au karité, mais je n’entends pas parler de l’Afrique comme civilisation. Et là encore, dans ces messages institutionnels, on nous a proposés qu’on soit tous créoles, qu’on est tous métissés, etc. Là encore, je trouve que l’Afrique est exclue et absente. Elle n’a pas sa place qu’elle devrait avoir, je regarde dans l’assemblée, je vois la majorité d’Afro-descendants, c’est que nous sommes, quelles que soient les têtes que nous avons et le degré de métissage que nous avons pu avoir, on nous prend, on nous déplace à Dakar, on nous déplace ailleurs, en Éthiopie, etc. on verra des africains ; en Haïti, partout dans la Caraïbe, aux USA, là où il y a la diaspora noire, nous n’avons pas le monopole du métissage. La colonisation française n’a pas le monopole du métissage. Le métissage existe en Afrique depuis des millénaires parce que les peuples se rencontrent. Le métissage existe entre les noirs comme nous. La biologie ne définit pas une identité, une culture.

La biologie définit simplement le fait d’appartenir à une espèce humaine avec différentes teintes de mélanine. La biologie ne définit pas une culture, une essence, une civilisation. De la même façon que je ne me reconnais pas dans le paysage, on est les descendants des esclaves, alors autant il faut comprendre ce que la société d’habitation a pu créer comme dommages dans notre société dans la construction des mentalités, autant ce n’est pas quelque chose dans lequel il faut qu’on reste prisonnier, une fois qu’on a acquis et qu’on remercie nos ancêtres pour la résistance qu’ils ont pu mener pour nous conduire jusqu’ici. Il faudrait qu’on puisse continuer de faire un pas vers eux et aller découvrir qui ils étaient vraiment. Et c’est dans cette optique-là que je ne peux pas me revendiquer descendant d’esclaves. Je suis un descendant en grande partie malgré mon nom, ma texture de la peau, etc. Je suis descendant d’Afrique, et je descends, d’une civilisation qui est mil-


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lénaire. Aujourd’hui, Ce que je veux transmettre à mes enfants, ce qu’ils n’ont pas des limites, je ne veux pas qu’ils aient des limites dans cette société d’habitation qui a conçu cette société d’habitation, qui a conçu nos mentalités, qui a conçu notre façon de nous définir au monde, je veux qu’ils sachent que leurs ancêtres ont existé et ont effectivement inventé les sciences : les mathématiques, la physique astrale. Ils ont inventé tout un tas des domaines scientifiques qui sont aujourd’hui le fondement de la société matérialiste européenne. Je veux qu’ils sachent que eux n’ont pas de limites, ils peuvent revenir, monter, descendre, ils ne vont pas s’enfermer par le fait qu’ils sont des Martiniquais. […] Ce qu’il faut pour que nos enfants puissent avancer enfin et qu’ils puissent se reconnaître et se réconcilier avec eux-mêmes. Donc, à l’origine quand j’ai fait cette présentation, c’est une présentation un peu d’initiation à ce que peut être la civilisation africaine en terme historique, des apports de cette civilisation au monde et ce qu’on a pu en conserver, nous en tant qu’Africains caribéens ». Au cours de la conférence un participant disait que les Africains avaient volontairement vendu leurs frères « esclavagisés ». À cet avis j’ai répondu : « Détrompez-vous, chers frères ! Si ceux qui sont partis de l’Afrique étaient mis en l’esclavage,

ils portaient les noms de leurs nouveaux maîtres, ceux qui sont restés en Afrique étaient colonisés, ils portaient les prénoms de leurs maîtres : Jean, Bernard, Fabien, etc.). Les deux peuples subissaient des exactions inhumaines identiques, mais désignées différemment, sauf que le premier groupe est constitué des déportés et le deuxième, des personnes réduites en esclavage sur les terres de leurs ancêtres. Tous deux n’avaient aucun droit, ils étaient baptisés et étaient obligés oublier la langue de leurs ancêtres, tout apprendre et prier dans la langue de leurs maîtres, le blanc, qu’ils appellent (mundele, envahisseur), etc. Il y a bien longtemps que le Kikongo, langue du Kongo, a été supprimé de l’enseignement pour être remplacé par le français qui est la langue officielle. Mes livres : Nzolele Nazonza Kikongo et Tualongukeno Kikongo, Kimanianga, édités en 2010 et en 2012, sont parmi les rares supports pédagogiques en Kikongo. Je les ai apportés, ils sont là en vente pour vous. Le Kikongo doit être enseigné, en Martinique et au Kongo. En 2012, grâce à ces supports pédagogiques, qui faisaient défaut, le Kikongo pouvait-être enseigné à l’école. Bien que le gouvernement provincial du Kongo Central accepte que ces ouvrages soient utilisés pour l’enseignement, il n’a pas les moyens ni d’éditer, ni de distribuer ces supports pédagogiques dans les écoles au Kongo. Personnellement, je ne possède

Malaki Afro Film Festival Mieux qu’un festival, c’est du Malaki donc, un moment de communion avec nos ancêtres pour “dire au petits fils de nos petis fils ce que les parents de nos parents ont vécu”.

w w w.m ala k i m a k o n g o . n e t


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La Rue Meurt Magazine pas de revenus suffisants pour les distribuer ». Certains Martiniquais sont d’accord avec que l’apprentissage du Kikongo est utile et voudraient : - ouvrir un centre culturel Kongo (africain), - avoir des cours de Kikongo, - réhabiliter le kiamvu (pont) entre l’Afrique et les Antilles, d’un point de vue culturel, artistique, économique (placer des lignes aériennes entre Luhozi, Mbanza’a Kongo, Matadi, Kinsasa et la Martinique, en particulier, et les Antilles, en général, sans passer par Paris. Chers opérateurs économiques, à vous de jouer !). L’introduction des langues africaines parmi les langues enseignées dans les écoles en Martinique a une grande chance de survie, car une dame m’a laissé entendre que le cours de l’une des langues d’Égypte se dispense déjà officiellement dans les écoles. J’ai dit du fond de mon cœur que la France a fait du progrès, cela peut laisser une chance au Kikongo et à d’autres langues africaines d’y être enseignées. En marge de ces activités, j’ai rencontré aussi Ntumua Mase (photo ci-contre), un fervent kesa (croyant, militant) et représentant de Bundu Dia Kongo et défenseur de la culture Kongo à Madinina. Étant donné que la cuisine africaine végétarienne était au rendez-vous, au moment de la pause, les participants à la conférence ainsi que les animateurs étaient conviés à ces repas qui étaient en vente à l’entrée de la salle Lumina Sophie à Rivière Pilote. La cuisine Kongo y était représentée par ses arachides que j’avais ramenées du village et que j’avais grillées et que j’ai fait déguster à toute l’assistance. Ce qui m’a le plus touché, c’est la réaction de mes frères de Madinina lorsque je leur disais que ces nguba viennent directement du Kongo, en Afrique, cela les poussaient à vouloir goûter et dès qu’ils avaient goûté une fois, ils établissaient la différence entre les arachides de supermarchés et celles qui viennent de leur mère-terre, le Kongo, l’Afrique. Plus, d’une fois, les participants sont revenus dans l’assiette d’arachides. Il y avait deux façons de prendre les nguba : les uns se servaient à la façon Kongo, c’est-à-dire qu’ils prenaient les arachides dans la paume de la

main, mais les autres se servaient en prenant les nguba par le bout de doigts. Chaque fois je faisais remarquer ces deux manières de se servir, nous rions à gorge déployé. La pause était aussi le moment de vente des livres, de dialogue avec les intervenants, de sollicitation des autographes auprès écrivains, de poser des questions sur l’Afrique et de formuler les vœux, concernant les voyages vers l’Afrique, l’introduction du Kikongo et de tant d’autres langues africaines en Martinique. Merci au Centro Cultural de Bakongo( ) de Nefwani, car c’est à l’occasion cours du Kikongo à l’internet que j’ai rencontré Mbuta Paky. Je l’ai rencontré physiquement lorsque nous sommes passés à la radio Martinique 1ère qui est très écoutée pour une émission dans le cadre de la promotion de la journée sur l’Afrique en Martinique, le 22 décembre 2012, une grande première mondiale en Martinique dont Mbuta Paky était l’un des membres organisateurs. Enfin, en dehors de la prospection sur l’hommage à Aimé Césaire, ce travail ouvre la porte à mon souci de vouloir étudier la culture des Antilles, faire un regard croisé entre les chercheurs d’Afrique et des Antilles afin de réunifier deux peuples frères divisés par les péripéties de la barbarie de l’homme blanc. Vos suggestions me sont les bienvenues. Si vous connaissez des chercheurs, des riches de bonne volonté, des donateurs, des personnes intéressées et concernées par cette question, n’hésitez pas à me mettre ne contact avec elles. Qu’elles habitants les Antilles, la France ou le Kongo. Une personne de Martinique est invitée au Festival des Dialectes et de la Culture Kongo (FesdiacKo) à Mbanza’ a Ngungu en août 2013. Merci à Jean François DENIS et à Dominique. Centro Cultural de Bakongo est un lieu qui nous propose des enseignements du Kikongo sur face book chaque samedi à 16h (heure de Luanda) grâce aux spécialistes (locuteurs, amateurs, professeurs, chercheurs, ...) du Kikongo dont voici le lien : http://www.facebook.com/groups/centroc ulturaldebakongo/?fref=ts

Plateforme d’informations « panafricaines» de l’est à l’ouest de l’Atlantique


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La Rue Meurt Magazine


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La Rue Meurt Magazine USA - Angola

Ruine de Mbanza Kongo Patrimoine de l’ Humanité

Par Rocha Nefwani

M

banza-Kongo était un centre politique et administratif très important, parce que c’était la capitale du Royaume de kongo, qui s’étendait de l’Angola à la République Démocratique Du Congo, la République du Congo jusqu’ au Gabon. Le premier contact avec le roi du Kongo et les portugais a eu lieu en 1490 et s’était déroulée dans la capitale de Mbanza Kongo. En fait, Mbanza Kongo contient encore une nombre important d’édifices ou évidences, qui appartient au XVIe siècle, tels que : la ruine de la vieille cathédrale,

Nkulumbimbi 1ere Eglise Catholique en Afrique

Représentant du Roi à Mbanza-Kongo

Chaise Royale

Rei António III, Roi de Kongo

Cimetière des Rois

Yalankuwu Sous l’ombre de cet arbre le Roi du Kongo siégait

construit à l’endroit même où la première église Catholique au sud de l’Équateur a été construite par les Portugais. La place où est maintenant le Musée du Royaume Kongo était auparavant la résidence des rois du Kongo Dia Ntotela. Le tombeau des rois et beaucoup d’autres édifications qui ont un rapport extraordinaire du passé du points de vue historique, culturel, archéologique, religieux ou même politique. Le quartier historique de Mbanza Kongo, a été classé en 1957, en raison de sa grande importance, patrimoine culturel angolais, pour le Continent africain, pour l’Afrique centrale et même pour le monde. Vue son importance, la ville est devenue une propriété de l’État qui a la responsabilité de son entretien, sa conservation et l’administration dont le ministère de la Culture, et le gouvernement de la Province de Zaïre et de l’église catholique assument la responsabilité.


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La Rue Meurt Magazine

USA - Angola

Le problème d’identité en Angola Par Prof. Talanga Nefwani

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e problème d’identité est un sujet que les angolais doivent considérer sérieusement. Ce n’est pas un sujet que nous devons ignorer pour avancer une unification à sense unique. Les angolais avec des noms typiquement africains sont en minorité dans le gouvernement central de l’Angola, même dans toutes les ambassades de l’Angola. Sur à peu près 35 ministres angolais, il y a seulement plus ou moins 4 ministres avec des noms africains. Par exemple le nom du ministre Pinda. Quelqu’un peut mettre an accent sur “a” pour accommoder la langue português au lieu d’écrire simplement Mpinda. Il y a plusieurs noms angolais qui sont déformés due à l’influence portugaise. Voyons notre “province do Zaïre”. Zaïre est une déformation de Diego Cao qui n’avait pas bien compris la prononciation (lusophoniser) du nom “Nzadi” par les indigènes. Notre province est une province historique et elle doit être rebaptisée come “province do Kongo” et M’Banza Congo doit être épelé Mbanza Kongo pour le respect de nos aïeux et notre langue Kikongo. Si nous nous laissons faire pour que la langue portugaise ou la culture portugaise puisse dominer et contrôler notre identité culturelle, nous continuerons à nous soumettre dans l’aliénation mentale à tel point que l’Angola deviendra un jour un deuxième Brésil. Je félicite les ressortissants du nord et du sud de l’Angola qui continuent à préserver leur identité authentique tels que Mukuta Nkondo, Samakuva et Chivukuvuku. Mais je remarque que certains angolais quoi qu’ils ont des noms angolais (africains), ils les déforment pour s’assimiler à la culture portugaise. Il y a un bon nombre d’angolais qui ont préfère de transformer l’appellation de leurs noms tels que Cavungu, Lucoki, Quimbele, Macanzu et Lucala pour se sentir psychologiquement assimilés à la culture portugaise au lieu de préserver leur authenti-

cité en occurrence Kavungu, Lukoki, Kimbele, Makanzu et Lukala. Je pense que ce sujet sur l’identité est un appel pour la prise de conscience de tous les angolais d’être fiers de leur héritage culturel. Si quelqu’un prend ce sujet d’identité comme un point négatif pour ne pas avancer une réconciliation entre le peuple angolais, alors nous avons encore beaucoup à apprendre de cette guerre psychologique entre le colonisé et le colonisateur qui handicape le soulèvement et le maintien de l’amour propre de certains angolais. Ne découragez pas ce mouvement de prise de conscience culturelle pour des angolais qui puissent voir qu’il y a beaucoup d’avantage de préserver leurs noms africains. Je ne dis pas que ces angolais


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La Rue Meurt Magazine avec des noms portugais puissent changer leur nom, mais ils peuvent prendre une initiative de nommer leurs enfants avec des noms africains. Le portugais reste la langue officielle de l’Angola. Cependant les langues nationales doivent aussi être valorisées pour maintenir une identité africaine absolue. Après un certain temps, des angolais peuvent récupérer leur héritage culturel africain. Les portugais ont fait la même chose. Au XV me siècle, quand ils sont arrivés au Royaume du Kongo et au Royaume de Ndongo, tous les habitants de ces régions avaient des noms africains. Pour mieux contrôler le comportement de ces africains, les portugais ont jugé bon de les attribuer de noms portugais. C’est aussi une raison similaire pour laquelle les colonialistes Belges, Français et Portugais ont institutionnalisé des classes sociales parmi des africains. Au Congo Brazza, il y avait des “citoyens et des indigènes”; au Congo

Kinshasa, on avait des “évolués et des indigènes” et enfin an Angola, on avait trouvé des “assimilados” et des ”indigenas”. C’est classique comme system psychologique de domination physique et psychologique des peuples. C’est pourquoi nous avons encore des difficultés à persuader un groupe de gens surtout en Angola pour embrasser ce mouvement de la préservation de notre identité culturelle sans être définis par des occidentaux, plus particulièrement les portugais. Entretemps en Angola, les portugais dansent en voyant nous africains continuons à nous opposer à la recherche de notre propre identité africaine. Ce problème d’identité ne peut être résolu qu’avec une éducation formelle du peuple angolais basée sur des faits historiques tangibles de l’importance de la préservation culturelle de leur héritage.

On reconnait les capacités d’un artiste par la maitrise de la musique traditionnelle de son village. Le reste n’est plus que le prolongement de la maitrise de soi... Ah Muayeee Je te longole... Mbuiiiiiii!!!!

Achille MOUEBO un artiste Hors Classe!!!


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USA

Henry Sampson, inventeur du Cellulaire La téléphonie cellulaire une invention Noire Henry Sampson

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’Africain-américain inventeur Henry Sampson est brillant et chevronné. Physicien nucléaire il a Co-inventé le “gamma-électric cells” (Cellules gamma électriques), le 6 Juillet 1971, qui a reçu le brevet n ° 3.591.860. Ce procédé émet un stable courant électrique à haute tension capable de détecter les radiations dans le sol. Henry Sampson est né à Jackson, Mississippi. Il a obtenu une licence ès sciences de l’Université de Purdue en 1956. Et une maîtrise en ingénierie de l’Université de Californie, Los Angeles en 1961. Sampson est aussi titulaire d’une maîtrise en génie nucléaire obtenu à l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign, en 1965, ainsi que d’un doctorat obtenu en 1967 dans la même école. Henry T. Sampson a travaillé comme ingénieur chimiste de recherche au Centre des États-Unis d’armes navales, China Lake, en Californie. Il a aussi dirigé la mission du Développement et des Opérations du programme de test spatiale à l’Aerospace Corporation à El Segundo, en Californie. Le Résumé du brevet d’invention américain # 3.591.860 pour « les cellules Gamma-électrique » a été publié par Henry Sampson et George H. Miley. Dans le document original les inventeurs apportent des éclairages pour décrire leur invention et expliquer comment ça marche. Il est noté que: “La présente invention concerne un téléphone cellulaire gamma électrique pour produire une tension de sortie élevée à partir d’une source de production dans laquelle, les cellules gamma électrique disposent d’un collecteur central constitué d’un bout de métal dense dont le collecteur central est encapsulé dans une couche extérieure de matériau électrique. Une couche conductrice supplémentaire est ensuite disposé sur ou dans le matériau électrique de façon à fournir une sortie à haute tension, entre la couche conductrice et le collecteur central lors

Henry Sampson de la réception du rayonnement gamma par pile électrique. L’invention comprend également l’utilisation d’une pluralité de collecteurs de rayonnement du collecteur central à travers le matériau électrique de manière à augmenter l’aire de collecte, et augmenter ainsi la tension du courant et ou de sortie. Les autres aspects de l’invention sont dirigés vers le procédé de production de haute tension de sortie des cellules gamma-électriques par l’encapsulation, en utilisant un matériau électrique, qui peut être coulé ou coupé de manière à


La Rue Meurt Magazine pouvoir fournir un contact intime entre les collecteurs et le matériau électrique qui entoure et encapsule les collecteurs. Les autres aspects de la méthode d’encapsulation de la présente invention comprennent l’utilisation d’un matériau électrique spécifique et également l’élimination des gaz piégés dans le matériau électrique. “ Henry Sampson a également reçu des brevets pour un “système de liaison pour les propulseurs et les explosifs” et celui du « système de liaison en fonte pour propergols composites. “Les deux inventions sont liées à des moteurs à propergol solide. Il est intéressant de noter qu’Henry Sampson est aussi un écrivain et historien du cinéma qui a écrit un livre intitulé, “Blacks in Black and White: A Source Book on Black Films.”(Les Noirs en noir et blanc: un livre de référence sur les films noirs). Membre du conseil d’administration du Los Angeles Southwest College Foundation, et consultant technique pour les collèges noirs historiques et des programmes d’Universités. Il a reçu de nombreux prix et honneurs tels que: * Fellow de la Marine américaine, 1962-1964 * Commission de l’énergie atomique, 1964-1967 * Black image awards de l’Aerospace Corp, 1982 * Le prix pour les Noirs en ingénierie, en sciences appliquées de l’éducation, à Los Angeles par le Conseil des ingénieurs professionnels noirs, 1983. Cette technologie très usuelle dans notre vie quotidienne est très importante car elle vous permet de rester en contact même lorsque vous êtes sur la route. Vous pouvez consulter votre courrier électronique, surfer sur le net, prendre des photos, écouter de la musique, jouer à des jeux, stocker des données, être au courant des dernières nouvelles et beaucoup plus. Aussi en cas d’urgence, avoir un téléphone cellulaire peut permettre de vous joindre rapidement et pourrait éventuellement sauver des vies. Il est très commode à utiliser, facile à manipuler. En outre, il peut vous permettre de faire des transactions avec votre banque et très utiles si vous voulez acheter quelque chose sur l’internet. Les utilisateurs de téléphones cellulaires peuvent envoyer instantanément des données à la maison ou au bureau en utilisant leur téléphone cellulaire comme PDA ou calendrier, et stocker des photos qui peuvent être facilement

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transférées vers un PC ou ordinateur portable. Les téléphones cellulaires d’aujourd’hui sont comme des ordinateurs portables dans la paume de votre main. Certains esprits intelligents ont trouvé le moyen de l’utiliser comme une télécommande pour voiture c’est le cas de Peterson Mwangi un inventeur du Kenya qui a conçu un dispositif qui peut allumer et éteindre un moteur de voiture à partir d’une commande SMS via son téléphone portable. Le dispositif offre un autre avantage car il peut déplacer la voiture d’avant et en arrière. Une caractéristique importante de ce dispositif est que la couverture réseau n’est pas une condition préalable pour que la voiture soit contrôlée à distance par le téléphone mobile. Source: http://www.flashmagonline.net/blog/765945la-tlphonie-cellulaire-une-invention-noire/


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" LES MONUMENTS NOIRS"

La Tête d’un Noir OLMEC/Mexico St. Maurice au 13 Siecle/Allemagne émé


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Aha-Mena—Roi De Kmt(Ancien Egypt), 5200 Years Ago

Monument de Sait Pierre a Rome, noir comme il était.

Abu Simbel au sud de l’ Egypt

N.Mentuhotep Ii - Roi De Kmt 11em Dinastie 3950 Years Ago

“Le Madona/vierge noire et son fils”

Ancienne Présence des Noir en Chine


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Angola

Croyance Kongo CROYANCE, CALANDRIER, ECONOMIE et EDUCATION

CROYANCE es ne-kongo croyaient en un Dieu Suprême le Tout-puissant, qui a créé l’univers et tous les êtres visibles et invisibles. Ils croyaient aussi aux esprits des mers, de forêts et des morts. Lorsqu’un malheur survenait, on consultait le NGANGA BUKA qui donnait des amulettes et autres poudres naturelles. Les morts ne sont pas considérés comme morts, mais vivant de l’autre rive de la mer MPINDA. La tradition a transmis à toutes les génération que Dieu après avoir créé l’univers, le monde visible et invisible, il créa l’homme complet à qui Il donna le nom de MUHUNGU. Il conclut une alliance avec lui, symbolisée par un sabre (NSENGELE MBELE) qu’il lui donna. Cependant Il lui interdisait de contourner l’arbre “NSANDA”. Un jour, Mahungu s’est résolu de faire un tour derrière l’arbre. Un violant cyclone “NZONDO” s’est abattu sur lui, et lui arracha le sabre. Mahungu se brisa, divisa en deux êtres : un homme et une femme, celle-ci avec neuf seins. Dieu dit à l’hom-

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Par Esteves Nelson Lima me que ces seins seraient les clans kongo. Ce mythe fut conté aux enfants du pays jusqu’à l’arrivée des européens. CALENDRIER Le Ne-kongo avait une semaine de quatre jours: NKENGE, NSONA, NKANDU, KONSO. Le mois avait 7 semaines et l’année 13 mois et 1 jour. Les catastrophes naturelles et autres événements particuliers fixés les anniversaires et décrivaient situations courantes de la vie, jusqu’à l’arrivée du calendrier chrétien. Le calendrier kongo, comporte quatre grandes saisons : Kintombo : saison des premières pluies, saison des semailles (d’octobre à décembre). Kianzu : aussi une saison de pluie moins intense.(de janvier à mai). Kisiwu : première saison sèche, caractérisée par des vents froids. ( de mai à fin août). Mbangala : aussi une saison sèche mais caractérisée par des fortes chaleurs. ( du mois d’Août à Octobre). (certains ajoutent la saison Ndolo entre mars et mi-mai, une saison de pluie). ECONOMIE Le royaume Kongo était très développé. Les échanges s’effectuaient avec la monnaie “NZIMBU” (constituée des coquilles). Mis à part les ressources naturelles et l’ivoire, les artisans fabriquaient des vêtements en rafia et de la poterie. Les finances du royaume provenaient des recettes d’impôts et autres activités organisées par le roi. Cependant les ressources principales étaient la pêche, l’agriculture, la chasse et l’élevage... EDUCATION Des école d’initiation étaient organisées pour les jeunes. On y était initié aux responsabilités et on y apprenait le métier selon les aptitudes de chacun. Les plus connues sont Lemba. Kimpasi, Kinkinba, Buelo.


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CONGO

L’écureuil de Montréal

Gaston M’bemba-Ndoumba

n a dit que les écureuils de parlaient pas celui que tu as vu dans ce livre s’appelle Berri-Ukam, il habite au Parc Laurier à Montréal. Il s’exprime couramment en français. Sa meilleure amie n’est pas un animal comme lui, mais une jeune fille prénommée Silaho. Ensemble, de Montréal à Paris, ils vont tenté d’al-

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ler faire entendre la cause des écureuils du Parc Laurier et celle du Parc André Citroën, mais aussi celles de tous les autres animaux qu’on ignore quelquefois mais qui sont nos voisins. Les deux amis projettent d’élaborer une charte de protection des écureuils qu’ils soumettront au Parlement Fédéral de Ottawa.

Gaston M’bemba -Ndoumba est essayiste. Il est l’auteur de plusieurs ouvrage consacrés notamment à la dépigmentation de la peau chez les Noirs, à la sorcellerie, à l’école d’expression française en Afrique, à la musique congolaise

mais aussi à la gare d’Austerlitz. Il écrit aussi des romans pour enfants et adolescents comme Ma première Colo ou Mes toutes premières règles. Il travaille pour la mairie de Paris.


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RDCongo

L’Ile de Mateba (Est-ce le reveil de la Conscience Kongo ?) LONDA MAVUNGU

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’Ile de Mateba fait partie du nouveau vocabulaire Congolais depuis presque une semaine, la faute à ceux qui ont retrouvé des traces d’une réunion sécrète d’il y a presque une année tenue à Nice (France), le lendemain de court éveil Congolais après la mauvaise réélection de Joseph Kabila en Novembre 2011. Dans le traité de Nice on parlait de l’île de Mateba qu’il fallait soustraire de l’Espace territorial Congolais, d’en faire un haut lieu de pouvoir, une sorte de base de lancement d’un nouveau Congo. Je dois lire le document en entier pour mieux comprendre ce dont il s’agit. Je crois que c’est l’article 3 du document, il est fait allusion à l’île de Mateba. Voici une réaction à chaud au sujet de cette île, que tout côtier a déjà visité ou peut être avoir entendu le nom. Bon, il y avait à l’époque de la RVM et de l’Onatra, une vedette de plus de 200 places qui faisait la navette quotidienne Matadi-Banana et qui s’appelait : l’Île de Mateba. C’était le MV Kananga des Vedettes comme aimait le dire tout habitué de ce voyage sur les eaux de l’ex fleuve Zaire. L’île de Mateba est située entre Boma et Banana, du côté Congolais. Il est l’escale où la vedette s’arrêtait entre Boma et Banana pour repartir avec l’odeur des poissons fumées et des nouveaux clients, souvent des femmes commerçantes.

Je me rappelle même que: adolescent, revenant de Banana dans une vedette scolaire de nuit (vacance de pâques , en pleine guerre de l’Angola (Province do Zaire )), notre vedette avait été escortée par des vedettes de l’armée du Fapla (Force armée populaire angolaise) et repoussée dans les eaux Congolaises. Tout cela parce que notre vedette s’était retrouvée dans les eaux angolaises. Arrivés dans l’Île de Mateba au milieu de la nuit, nous y étions débarqués avant de repartir vers Boma le matin avec beaucoup d’odeur de poisson et des tomates fraîches. L’ile de Mateba a toujours fait objet de convoitise. Notons qu’une de ses voisines (Bula Mbemba) a plus été une sorte de base militaire et de prison. Un vrai cimetière pour les chercheurs de nouvel Eldorado. La grande île est beaucoup plus agroindustrielle. C’est une des plus grande surface cultivable sur la côte Congolaise. Ici, le poids du pétrole dans l’atmosphère est moindre à cause des écho systèmes. Le climat est propice pour l’agriculture et l’élevage. C’est d’ailleurs pour cette raison, plusieurs projets ont toujours fait parti de Mateba. De mémoire, il y a la société privée appelée: La Société de Grands Élevages de Mateba (SGE) qui avait en 1984 plus de 21 300 bêtes, avait 4 grands secteurs d’élevages. Il y avait le secteur de Mateba et de Kanga dans l’île. Le secteur de Kiasunda (à Malangua) et de Yuku. Dans l’île de Mateba, cette société avait plus de 7 000 ha et 20 000 ha tout au long de la rive du fleuve entre Boma et Banana. En 2011, les « Grands élevages de Mateba » ont été relancées avec l’acquisition de 1 562 bêtes de race améliorée. Parmi ces animaux, on trouvait des brebis, des bufflonnes, des buffles, des chevaux, des génisses et taurillons. Elles venaient du Brésil. Le gouverneur de la province du Bas-Congo de l’époque, Simon-Floribert Mbatshi, avait assisté lui-même au débarquement de ces bêtes au port de Boma. Il avait à ses côtés la mairesse de la ville de Boma (Mme M-J Niongo Nsuami), l’ADG de


La Rue Meurt Magazine l’Agripel et quelques autorités des villes de Matadi et de Boma. L’acquisition de ces bêtes marquait ainsi la relance des activités pastorales de Grands élevages de Mateba. Le transport de ces bêtes, du Brésil à Boma, était assuré par le navire Karim Allaa (no 651.944), avions-nous appris de source bien informée. Après enquête personnelle, nous voulions savoir qui était derrière une telle entreprise, nous parlons des « Grands élevages de Mateba »... inutile d’aller très loin, de chercher qui pouvait se permettre d’acheter plus de 1500 bêtes, de louer un bateau à partir du Brésil et faire débarquer toutes ces bêtes à Mateba, ensuite inviter les autori-

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tés de Boma, Matadi et du Bas-Congo en entier. Comprenez-vous ce que j’essaie de vous dire ? Ironie de l’histoire, pendant que nos amis de Nice parlaient de Mateba, Mr Kabila, sa femme et les enfants passaient des jours heureux à Boma. Ils assistaient sans garde du corps à la messe à la Cathédrale de Boma et se promenaient à bord d’une jeep d’un Bomatracien bien connu. Ils avaient un hors-bord leur permettant de passer des heures heureuses dans la région côtière, mangeant du poisson frais et des patates venues des terres fertiles de cette belle région... Lisez entre les lignes s’il vous plait.


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Rep. Congo

Prise de position des descendants de Pierre Savorgnan De Brazza Par dynamique actions analyse réflexion

Benjamin TOUNGAMANI Gerard MILANDOU Richard Armand MANDZIONO Pietro di Serego Alighieri

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ans le cadre de l’edification du peuple congolais sur les methodes de gouvernance basées sur le culte de la médiocrité et des anti valeurs,qui sont légions parmi les gouvernants du projet de société LE CHEMIN D’AVENIR ,sur instructions écrites de plusieurs descendants de l’explorateur français d’origine italienne Pierre Savorgnan de Brazza,la Dynamique d’Actions d’Analyse et de Reflexion pour une Autre Gouvernance du Congo-Brazzaville relais l’information du communiqué de presse rédigé par les dits descendants dans le but d’éclaircir leur position vis à vis du président congolais et du gouvernement de la République du Congo (Brazzaville) où les restes de leurs aïeuls avaient été transférées

en 2006. Ces mêmes descendants avaient soumis leur accord à l’exhumation des restes mortuaires de leurs aïeuls à des conditions stricttes et précises.En son temps Ils avaient signé cet accord à ce propos avec le président de la République du Congo,le sieur kani Dénis SASSOU NGUESSO en présence des représentants du Ministère italien des affaires étrangères. Pourtant, cet accord n’a jamais été respecté. Et à ce jour une procédure judiciare est en cours. Pour notre part,vous trouverez ci joint les piéces suivantes -le dit communiquéé de presse -le lien du film réalisé et produit par ces descendants -Pour tous bésoins des informations veuillez


La Rue Meurt Magazine contacter Mr Armand Richard MANDZIONO Le Cabri mort et Président de la Plateforme des Matsouanistes de France et d’Europe. Contacts: armand.mandziono@gmail.com Tél 06.59.05.59.70 A- PRISE DE POSITION DES DESCENDANTS DE PIERRE SAVORGNAN DE BRAZZA En mars 2006 les descendants soussignés ont exprimé au Gouvernement de la République du Congo leur opposition commune 1. A la construction,au nom de leur ancêtre, d’un mausolée au coût de plusieurs millions d’euros dans un pays où sévit une grande pauvreté .Ce bâtiment, qui a toute l’apparence d’un temple maçonnique ,ne reflète aucunement les faits ni la personnalité de Pierre Savorgnan de Brazza .a*.Brazza aurait été choqué par le coût démesuré du mausolée Il aurait considéré cette construction comme une atteinte à la dignité de la population qui vit dans des conditions très précaires .Brazza s’est battu jusqu’à sa mort pour défendre les droits des habitants du Congo, du Gabon et de la République Centrafricaine. Il n’a tiré aucun enrichissement personnel de son action b.La franc-­maçonnerie africaine tire sal égitimité de la égende maçonnique de Brazza .La vérité est que Brazza renonça à la franc­maçonnerie en 1904. Il estimait que cette institution avait trahi ses propres principes de justice et d’équité en pactisant avec lesc ompagnies au profit d’un système colonial inhumain. Le document officiel l’attestan se trouve dans les archives des soussignés. 2. A la trahison des valeurs incarnées par le Makoko Auguste Nguempio , chef spirituel des batékés .Ce dernier a été marginalisé par le gouvernement dont l’action trahit également la relation fondée sur le respect et la

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fidélité liant les Batékés et tous les Congolais à Pierre Savorgnan de Brazza de 1880 à nos jours. Les descendants soussignés souhaitent aussi préciser leur intention que la mémoire de leur ancêtre Brazza soit transmise à tous les congolais sans distinction. Le précédent Makoko Ngouayoulou avait conçu le projet de transférer les restes de Brazza de sa tombe d’Alger à la forêt de Mbé aux côtés de s son “frère spirituel” le Makoko Iloo 1er–et non dans le coûteux mausolée de Brazzaville. Le symbolisme puissant du premier projet du Makoko Ngouayoulou traduisait un grand souci de vérité historique mais aussil ’humilitée tl’honnêteté intellectuelle de Brazza. C’est ce projet visionnaire qui a conduit un descendant, le Prof. Detalmo Pirzio Biroli ,à demander au Président del la République du Congo, Denis Sassou


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Nguesso, de soutenir le retour de Brazza au Congo. C’est pour cette raison que le Prof. Detalmo Pirzio Biroli, âgé de 88 ans, s’était rendu au Congo pour rendre visite officiellement au roi Gaston Ngouayoulou à Mbé en octobre 2003 .A cette occasion ,le Président Sassou Nguesso l’assura de son plein appui quant au retour de Brazza. L’année suivante ,le Prof .Pirzio Biroli apprit d’abord le décès subit du Makoko Ngouayoulou ,puis le projet de mausolée à Brazzaville. La nouvelle de la marginalisation du nouveau Makoko légitime ne manqua pas de le perturber . Depuis l’Italie,il tenta d’obtenir des informations des autorités congolaises. Mais il n’avait toujours pas reçu de réponse à ses question quand il mourut ,en avril 2006. C’est donc d’un dossier non élucidé dont hérita son fis ainé ,M. Corrado Pirzio Biroli ,un fonctionnaire retraité del ’Union européenne M. Corrado Pirzio Biroli se présenta en tant qu’héritier de la mémoire de Brazza et l’unique descendant habilité à autoriser le gouvernement congolais d’exhumer et de transférer les restes de son ancêtre. Il ignora les doléances d’une délégation congolaise venue à Bruxelles le rencontrer et agit au mépris de la trahison historique et de la marginalisation du Makoko légitime Nguempio . Il refusa aussi de rencontrer les descendants soussignés et agit seul en donnant son plein accord au projet du mausolée ,dont la construction avait déjà débuté ,ainsi qu’à l’idée de transférer les restes de Pierre de Brazza dans le mausolée . Pourtant, à teneur du Code civil français, lorsqu’il n’ya plus de descendants directs – ce qui est le cas de Brazza–ce sont aux descendants des frères et des soeurs que sont dévolus les droits de succession (art.734et737CC). “A égalité de degré, les héritiers

succèdent par égale portion et par tête” (art.744CC). Or en l’espèce, les soussignés sont tous desdescendants d’un frère ou d’une soeur de Pierre de Brazza, ainsi que M. Corrado Pirzio Biroli. Ils ont donc les mêmes droits de succession. Ces raisons font que les descendants soussignés ont pris leur distance par rapport à leur cousin M.Corrado Pirzio Biroli qui continue à se présenter comme le porte-­parole de la descendance de Pierre Savorgnan de Brazza et l’héritier principal de ’explorateur . En 2006, quand le mausolée fût achevé, ces mêmes descendants ont refusé d’accepter la gestion par le gouvernement du transfert des restes de leur ancêtre, invoquant la violation des traditions du lieu et de l’histoire . S’appuyant sur lal égislation française, ils menacèrent de bloquer le transfert tant que le Président Sassou Nguesso ne signerait pas un protocole d’accord qui aurait bénéficié au peuple congolais et qui aurait légitimé le Makoko Nguempio . C’est pour cette raison que le Président Sassou Nguesso signa le protocole d’accord le 29 septembre 2006 à peine quatre jours avant le transfert. C’est suite à la signature de cet accord que la cérémonie des obsèques de Brazza dans le mausolée eut lieu le 3 octobre 2006. Cet accord prévoit entre autres: -­La restauration et réaménagement du Lycée Savorgnan de Brazza à Brazzaville.-­ -La transformation de la piste relian Mbé à Brazzaville en une route -­La mise en fonction d’un dispensaire bien équipé à Mbé -­L’installation d’une statue du Makoko Iloo I à coté de celle de Brazza en face du mausolée-c’est à dire la caractérisation du mausolée en tant que lieu célébrant le lien entre Brazza et les Congolais et non pas

Le protocole d’accord et les documents susmentionnés peuvent être obtenus en écrivant à l’adresse: riverarchives@gmail.com B.- Ci- joint le lien du film reportage produit par ces decendants pour illustrer en images leur position vis à vis du sieur kani SASSOU-NGUESSO et du gouvernement de la République du Congo http://youtu.be/BKgRKY0j8d0 Pietro di Serego Alighieri


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La Rue Meurt Magazine en tant que monument au colonisateur Brazza. Le placement d’une croix sur toutes les tombes de la famille Brazza ,et pas seulement sur la tombe de l‘explorateur. En 2008, les descendants soussi-

gnés se virent contraints d’engager une action en justicea uprès du Tribunal de Paris contre le Président Sassou Nguesso pour non­respect de sa promesse d’honorer entièrement les différente conditions figurant dans le protocole

Signé par les descendants de Brazza: Alberto Bracci Testasecca Elena Bracci Testasecca Lucangelo Bracci Testasecca Margherita Bracci Testasecca Flavia di Serego Alighieri Maddalena di Serego Alighieri Sperello di Serego Alighieri

d’accord. A ce jour, ces conditions n’ont toujours pas été respectées ,si bien que l’action légale se poursuit . Les soussignés sont représentés à Paris par Maitre William Bourdon.

Benedetta Papafava dei Carraresi Micaela Piccolomini Adami Giannozzo Pucci di Barsento Idanna Pucci di Barsento Federico di San Bonifacio Luisa di San Bonifacio Carlo Ruspolidi Morignano Pietro di Serego Alighieri


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Congo-Canada

Pour la consolidation de la réconciliation M’biki De Nanitélamio

C

e n’est pas seulement l’aspect physique qui caractérise une personne, mais bien souvent

aussi un geste coutumier, un comportement original, une manière d’etre bien à elle. À quoi on

M’BIKI DE NANITÉLAMIO Charles Augustin Adolphe

la reconnait et on l’identifie. Alors ceux qui l’ont fréquentée gardent un signe en leur mémoire et en leur coeur. Ce livre témoignage par lequel l’auteur interpelle non seulement l’investigateur, les promoteurs et les excécuteur du funeste destin du Congo mais aussi ces braves compatriotes, aurait du porter le titre: Pardon solennel encenser tout le monde.

POUR LA CONSOLIDATION DE LA R É CONCILIATION

Pour la consolidation de la Réconciliation est cet autre Congo que l’on ne connait pas et qui voudrait se refaire à l’image de son hymne national. Pour la consolidation de la Réconciliation n’estce pas exclusivement un livre d’histoire, il est le récit d’une opinion, une réalité ignorée qu’il faut reconsidérer, pour ne pas oublier cette vraie histoire vivante.

Web & Graphic Design http://communication.malakimakongo.net


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La Rue Meurt Magazine Angola

Femmes chefs de sous-états du Royaume Kongo à nos jours

Par Dr. Diabanza Lusakiovo

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uide à travers le monde pour Women in Leadership Femmes chefs de sous-états en Angola (Sufrage Femme 1975) Indépendant du Portugal 1975 Voir aussi les ministres Angola N’Dongo et Matamba (Ngola et Mbundu) (A l’époque actuelle de l’Angola et du Congo Kinshasa) 1623-63 Reine Nzinga M’Bande 1623-1626 Gouverneur de Luanda pour les Portugais Aussi connu comme Pande Dona Ana Souza. Nzinga (ou Jinga) était la reine de couleur du Royaumes Ndongo et Matamba. Elle est honorée pour sa résistance contre les Portugais qui ont occuper tout ce qui est maintenant connu comme l’Angola. Constamment orienté à l’est par les Portugais, Nzinga a organisé une armée de guérilla puissante, a conquis le Matamba, et développé des alliances pour contrôler les routes de la traite. Elle s’est même alliée avec les Hollandais, qui l’ont aidée à arrêter la progression portugais. Après une série de revers décisifs, Nzinga a négocié un traité de paix avec les Portugais, mais a toujours refusé de rendre hommage au roi du Portugal. Elle était fille de N’Gola Kiluanzi Samba Kia et a succédé à son frère. Durée (1581-1663) 1623-1647 Membre du Conseil de gouvernement Princesse Grace Avant son baptême, elle a été nommée Kifunji, et

avec elle as sœur Mukambu, était la plus proche collaboratrice et les membres du gouvernement de leur sœur, la reine Nzinga. Également un important chef religieux. En Octobre 1647, elle a été battue en retraite par l’ennemi. Elle a vécu (15871647) 1623-1663 Membre du Conseil de gouvernement Princesse Barbara 1663-66 reine régnante Quand sa sœur, la reine Nijinga, est devenue reine en 1623, elle a été admise au Conseil de gouvernement. Avant son baptême, elle avait été nommée Mukumbu (Mukambu, Makumba). Sa soeur a essayé de la marier à son proche allié, João António Guterres, mais les Portugais ont protesté car il était déjà marié. Son règne a été marqué par la guerre civile et elle a été tué par les forces loyales au général Njinga Mona. João réussi 1669-70, mais a également été tué. Elle a vécu (1584-1663). 1681-1721 Reine Verónica je Guterres Kangala Kingwanda de Kongo (N’Dongo et Matamba ou Ngola et Mbundu) (l’Angola et le Congo) Aussi connu sous Cangala Quinguanda, elle était la fille du roi João António Guterres Ngola I Kanini du royaume combiné de Ndongo et Matamba, et était en tout le personnage le plus important des dirigeants de la dynastie Guterres. Son frère a été tué à la bataille de Katole, où le Matamba a gagné la bataille contre les Portugais. Néanmoins, elle a décidé de faire la paix, la signature de l’accord avec le Portugal fut en 1683. Mais en 1689, elle a attaqué les Portugais en Cahenda dans le “Dembos« région Ouest, une zone qui a été disputée entre Ndongo, Kongo, et le Portugal. Elle avait hâte de rétablir le Matamba sur la région Dembos qui se trouvait directement à l’est de Matamba, et en 1688-1689 ses armées font le ménage dans la région et menacent les positions


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portugaises autour de Ambaca, leur ville fortifiée qui a marqué l’espace le plus occidental de la colonie de l’Angola. Les Portugais sont intervenus, jusqu’à émousser l’efficacité de la campagne. Aux environs de 1701, Luca da Caltanisetta, le préfet de la mission des Capucins en Angola a écrit pour lui demander de rétablir la mission

qui était vacante, et “pour faire revenir les gens à La Sainte Eglise”. Elle a répondu en exprimant sa préoccupation principale « qu’elle souffrait de voir ses enfants mourir sans etre baptisés», mais qu’elle était «dégoûté des Blancs, et qu’elle n’aimerait pas voir l’un d’eux dans sa cour avec les missionnaires». “Elle a demandé une fois de plus d’étendre le royaume dans les domaines portugais en 1706, et c’est probablement pour cette raison qu’elle avait envoyé un ambassadeur à la cour de Pedro IV roi Kongo, de cette année. Mais ses tentatives pour ce faire ont été contrecarrés, les forces portugaises étaient trop forte et elle a abandonné la tentative. Néanmoins, un état de conflcit latent mais constant entre son armée et les Portugais à Ambaca et Cahenda conduit à la dépopulation virtuelle du pays à l’ouest de Ma-

La Rue Meurt Magazine tamba, que les gens ont fui ou ont été capturés et déportés vers les Amériques. Ceux capturé par les Portugais avaient tendance à être envoyé au Brésil, les personnes capturées étaient souvent vendus à des marchands Vili, basée au Royaume de Loango, au nord, et par la suite vendus aux anglais, néerlandais, ou des marchands français qui fréquentaient cette côte. Elle a été remplacé par son fils, Afonso Álvares. (d. 1721). 17 ... Politiquement influents Princess Donna di Suzanna Nobrena Fille, sœur et mère de trois rois de Kongo, et est décédé à l’âge de ca. 90. 1741-56 Ana II Elle était connue comme Ana la deuxième en tant que Reine Njinga a été connu sous le nom Ana I Matamba accepté les prénoms des dirigeants anciens et de leur dynastie. Elle fait face à une invasion portugaise en 1744, l’un des plus importants de leurs opérations militaires dans le dixhuitième siècle. Au cours de leur attaque, l’armée de Matamba inflige une sévère défaite sur le portugais, mais en dépit de cela, un vestige de l’armée a réussi à atteindre la capitale de Matamba. Afin d’éviter une guerre longue et de les amener à se retirer, elle a signé un traité de vassalité avec le Portugal, et a concédé les limites préétablies par son predecesseur, Verónica en 1683. Le traité a donc permis aux Portugal, la revendication Matamba comme un vassal, et a ouvert Matamba au commerce des portugais. Le Traité a eu peu d’effet sur la souveraineté réelle de Matmaba, voire dans la conduite du commerce. Comme, Verónica, elle s’est intéressée à développer Matamba comme un pays chrétien, régulièrement envoyer des lettres au préfet Capucin du Kongo et de l’Angola ou les autorités portugaises venus établir des bases permanentes dans son pays demandaient des missionnaires. Alors que le pays avait reçu des missionnaires de Cahenda et aussi des carmélites déchaussées, qui n’ont pu établir une mission permanente. (D. 1741). 1756-ca. 58 Verónica II Elle a succédé à la reine Ana II, mais elle a été renversé peu après 1758. Ca. 1758 Ana III Pendant la guerre civile, elle est venue au trône après Verónica II, mais elle était elle-même renversé par un chef militaire Kalwete ka Mbandi. Kalwete a gagné la guerre, et a été baptisé comme Fran-


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ne dans le années 1710. Et finalement cette brancisco II lors de la prise du trône. Toutefois, deux che becake rois du royaume du Kongo réunifiée de ses filles, Kamana et Murili échappé à la guerre lorsque Garcia IV est arrivé au pouvoir en 1743. civile, ont trouvé refuge dans l’ancienne capitale de Ndongo sur les îles Kindonga et ont résisté aux 1957-62 reine douairière Dona Isabel Matentatives de Francisco II, à les évincer. ria da Gama 1962 -? 75 Queen Regent (Le Ntolia Antino ....... Reine Kamana ne Kongo) Après que sa mère, Ana III a été déposé, elle a créé Son mari Dom Antonio III était roi (1955-58), un royaume rival, et en 1767 a tenté en vain d’obteelle lui a succédé en 1962 à son fils Dom Pedro nir de l’aide portugaise contre sa rivale. Alors que VIII Mansala était roi Septembre-Octobre et enle gouverneur portugais de l’époque, Francisco de suite elle a pris les rênes de nouveau. Certaines Sousa Coutinho Innocencio lui a accordé l’asile et sources affirme qu’elle est toujours en fonction, a demandé à ses fonctionnaires de respecter, elle d’autres que sa régence a pris fin en 1975. et sa position, il n’est pas favorable intervention Cingolo directe dans les affaires, dans la partie orientale Ca. 1665 Reine Ndumbu de la zone portugais. son fils et successeur a réussi Jaga (Jagas) à mettre fin à la division du pays en réussissant à La fin des années 1500-début des années 1600 la récupérer le capital et être couronné roi de Mareine régnante Mussasa tamba et les alentours de 1810. Son pays était sur le fleuve Cunene dans ce qui Kongo est maintenant l’Angola. Elle a étendu son empiVers 1670 Reine Suzana Nóbrega du district de re considérablement à travers Lovota dans le sud de Soyo son armée, et a dirigé des soldans le royaume de Kongo Plateforme d’informations « dats dans la bataille. Elle a été Chef d’une lignée Kimpanzu, panafricaines» remplacée par sa fille, Temà laquelle les rois comme des bandumba. rois Afonso II, III et Daniel de l’est à l’ouest de l’atlantique 1600 Reine régnante TemAfonso I, appartenaient, débandumba crite comme une reine puisSa mère était Mussasa, dont elle s’est rebellée sante qui a sanctionné la règle de Manuel de Nócontre et s’est déclarée reine. Après la prise du brega, frère du roi Daniel I (1674-1678 exclure) pouvoir, elle a organisé le Jaga pour la guerre en sur Mbamba Lovata. exigeant que les nourrissons soient tués par leuAutour de 1682-1714 reine Ana Afonso Leão de rs mères et de leurs organes enfoncés dans une la Nkondo (Mucondo) et les Territoires à Lemba pommade, qui a été mélangé avec des herbes. et Matari, et le long de la rivière Mbidizi dans le Afin d’appliquer ce décret, elle assemblé la tribu royaume de Kongo et pilées son bébé propre à la mort sur un mortier Pendant la guerre civile Kongo (1665-1709) qui et un prêt de la pommade. Elle a ensuite frotté a mené entre la Chambre des Kinlaza contre la sur son corps, en déclarant que ce serait lui faire Chambre des Kimpanzu, elle a créé une princiinvunerable. Les femmes de la tribu immédiatepauté régionale dans le royaume. Elle était la mament imité ses actions avec leurs propres enfants. triarche du clan Kilanza et a été engagé dans des Elle a finalement rencontré une résistance à cette batailles contre Manuel I d’une autre branche en pratique dans la tribu, et a dû recourir à l’aide que 1682, 1696, 1702 et 1714. Ses terres étaient appeles enfants mâles capturés dans la guerre pour la lées les «terres de la Reine”. pommade. Elle a finalement été empoisonné par Après 1716 Pretender Elena à Mbula de Kongo un de ses amants. Elle a été décrite comme étant Après la restauration du royaume en 1709, et le répulsive et ayant un seul œil, ayant perdu l’autre schéma Pedro IV le partage du pouvoir, le Kinladans la bataille. za partagé le pouvoir avec les autres branches. Sa Kalembe branche du nord, fondé par son frère, Jean II, qui Jusqu’à ce que ca. 1600 Nganja Mbula ou Lamba 1680-1716, a fait une réclamaSambu tion du trône. C’est la branche de cette famille qui Ca. 1700-ca.40 Reine Alembanu a soutenu Pedro IV et contre sa prétention au trô-


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Communiqué de presse -

Gouvernement des Etats Unis d’Amerique Dv2014 V

ous rêvez de vous installer aux Etats-Unis? - La période d’inscription à la ‘Visa Loterie 2014’ commence ce 2 octobre et se termine le 3 novembre La période d’inscription pour participer à la ‘Diversity Visa Program 2014’ débute ce 2 octobre 2012 pour se clôturer un mois plus tard le 3 novembre. L’inscription se fait uniquement par voie électronique via le site www. dvlottery.state.gov qui sera accessible dès la date d’ouverture des candidatures. Les candidats qui souhaitent participer sont encouragés à s’inscrire sans retard car le grand nombre de participants est susceptible de ralentir le système à l’approche de la date de clôture. La participation au Diversity Visa Lottery est entièrement gratuite. Une seule inscription par personne sera acceptée. Les candidats qui effectuent des inscriptions multiples seront automatiquement disqualifiés. Les gagnants à la Diversity Visa Lottery seront choisis de façon aléatoire par tirage au sort électronique. Les 55,000 visas ne seront octroyés qu’à des ressortissants de pays éligibles des six régions géographiques du monde, c’est-à-dire de pays n’ayant pas un nombre élevé d’émigrants vers les Etats-Unis. C’est ainsi que les ressortissants des pays suivants ne sont PAS éligibles parce que ces pays ont envoyé plus de 50,000 émigrants vers les Etats-Unis au cours des cinq dernières années : Bangladesh, Brésil, Canada, Chine, Colombie, République Dominicaine, Equateur, El Salvador, Haïti, Inde, Jamaïque, Mexico, Pakistan, Pérou, Philippines, Corée du Sud, Royaume Uni (sauf Irlande du Nord), et le Vietnam.

Cette année encore, le Département d’Etat américain utilisera un système en ligne, c’est-à-dire le site internet http://www.dvlottery.state.gov pour que les candidats puissent aller vérifier, à partir du 1er mai 2013, s’ils sont parmi les heureux élus, et ceci en en utilisant le numéro de confirmation unique qu’ils ont reçu lors de l’inscription. Ce site les guidera aussi dans la procédure d’obtention du précieux visa. Pour rappel, la participation à la loterie est entièrement gratuite et il n’y a qu’un seul site officiel pour cette loterie, à savoir www.dvlottery. state.gov. Le Département d’Etat souligne qu’il y a une forte recrudescence de courriels et autres lettres frauduleuses envoyés aux participants, ces fraudeurs ou sites fallacieux essayant de se faire passer pour le Gouvernement américain. Il faut savoir que le Gouvernement américain ne sollicite JAMAIS de paiement à l’avance par chèque, carte de crédit, ou transfert bancaire. Pour plus de renseignements: http://travel.state. gov/visa/immigrants/types/types_1318.html


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La Rue Meurt Magazine Angola

Il fut CHICO REI, un Mukongo au Brésil Jonasluc Jons

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hico Rei, né « Galanga au Congo », comme le roi et le souverain sacrificateur de Dieu “Zàmbi-Apungo”, a été capturé avec toute la Cour par les marchands d’esclaves portugais et vendu, avec le fils « Muzinga », à Rio de Janeiro, où il a été pris pour « Or noir » en 1740. La Reine « Djalô et sa fille, la princesse « Itulo », ont été jetés dans l’océan par les marins du bateau négrier » Madeleine “pour apaiser la colère des dieux de la tempête, qui a presque coulé”. Ces détails et autres qui suivent ces brèves lignes, publié au journal « Voici », 20 mai 1998, n° 1494. Selon ce texte, Chico Rei était un homme noir, doté d’une intelligence élevée et beaucoup d’énergie, ce qui a permis du pour réduire pour régner, même en exil, “le sceptre d’or, Couronne et Palais Royal le droit”. Figure emblématique, a servi de son charisme et son esprit de détermination pour atteindre les culminâncias du pouvoir, à condition que le prolétaire donc roi travaillent comme des esclaves, a réussi à acheter leur « liberté » et le noir, plus de 400 prisonniers, en les retournant à la liberté. Tellement pour que quand il est mort en 1781, à 72 ans, était un noir riche et respecté, qui a laissé les 42 « pots, avec environ 100 kilos de métal précieux » aux sujets et à son fils unique, « Muzinga », dont on jusqu’à maintenant est un mystère qui défie l’histoire. Chico Rei « s’installe dans une zone de 50 hectares, adjacents à votre propriété, appelée pointe ».

Mascarenhas révèle encore que « Muzinga » et ses partisans dirigés probablement en 1785, quatre ans après la mort de son père Chico Rei, à Diamantina, puis le Village de Tijuco, terre de Chica da Silva, en restant là parce qu’il avait acheté les terres de père Antônio Moreira, qui ont été laissés dans la pointe. Un autre historien, spécialiste d’études de Ouro Preto, José Efigênio Pinto Coelho, est d’avis que la « communauté de la pointe peut, en effet, ont été formée par les descendants de la légendaire Kingesclave ». “La possibilité existe et est très forte. L’histoire des noirs affranchis par Chico Rei a été perdu, et cette découverte est d’une grande importance à reconstituer, “croit l’historien Pinto Coelho. Le nom de Chico Rei et d’autres fonctionnalités de grandes figures qui restent, ou qui sont restés dans l’oubli, de l’historiographie officielle au Brésil, commence à révéler aux chercheurs, militants de la cause “Afro-brésilienne” et au grand public. Ainsi est que Chico Rei a commencé à faire partie de notre histoire, votre vrai profil redessiné par le chercheur et historien, commis efficacement avec la création de la « vérité historique », dans la mesure où sa trajectoire, de toute évidence, glorieux, doit occuper les pages de nos manuels, notre Samba-emplacements et les nouvelles https://www.facebook.com/photo.php?fbid =417659104977973&set=o.262801403821156&type= 1&relevant_count=1&ref=nf de la vie nationale. (Traduit par Bing).


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Ancien et contemporain Pouvoirs Noir Par Rocha Nefwani

L’AFRIQUE LIBRE : Le Grand MADIBA (Nelson Mandela), ncien Président de la Jeunesse de l’ANC, Ancien dirigeant de la branche armée de l’ANC, Ancien Dirigeant de l’ANC, Ancien Président de la République d’Afrique du Sud

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MSWATI III Roi du Swaziland


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Roi Moshoeshoe I de Basotho vaincu les Anglais. Au plateau de Bereaen, Afrique du Sud.

JACOB ZUMA (au centre) Président de l’Afrique du Sud 1ère puissance économique et militaire de l’Afrique.


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Le look de cheveux des Femmes Noires Par Malaika Maria.


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“Merveille DU MONDE”

Lac de lave du volcan NYIRAGONGO (à Goma / Nord du Kivu/ Rép. Dém. du Congo)

Ce rocher - Se trouves dans la province du Zaire en Angola.


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Les Beautes Noires d’Asie

2 Fille Noire en Inde

Une Fille Noire De la Chine Une Fille noire de Pakistan

Une Fille Noire de Andra Pradesh/Inde

Une Fille Noire, 1er habitant de Philippines

Une Fille Noire de Andra Pradesh/Inde


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Brésil

Les visages du racisme Pathy Nzola Carmo

L

e texte met l’accent sur les nouvelles formes d’expression du racisme, un avez que leurs actes explicites sont interdites par la Loi. Il y a un discours contradictoire dans la société moderne, où, si elle reconnaît l’existence du racisme, mais individuellement pas tellement remarquable son existence en soi. Les actes de discrimination raciale et ethnique, sont marginalises, qui ne signifie pas, toutefois, que les préjugés raciaux n’existent pas. Le racisme moderne est en forme d’expression moderne sous couvert du préjudice, en alternance, par conséquent, il y a plusieurs qui manifeste le racisme agressif et ouvertement en défiant les normes sociales. Une forme du racisme est présente dans les écoles, a cause de la façon dont les noirs sont illustres dans certains livres scolaire et ceci affecte négativement les enfants noir en renforçant une image de l’infériorité des noirs, créant l’augmentation de l’estime propre des enfants blanc. Le racisme au Brésil est différent de celui qui exista en Afrique du Sud sous le régime d’apartheid, contrairement à la pratique du racisme aux États-Unis, principalement ce qui se passait au sud. Parce que notre racisme est subtil. Il est caché. Vous traitez avec les blancs qui le manifestent mais ne veulent pas vous dire qu’ils sont contre vous en tant que noir. Cette façon de racisme vous victime plus de toute façon. Et ceci rend notre racisme ici au Brésil encore plus difficile à combattre, parce que votre oppresseur ne s’identifie pas. Le racisme est une idéologie. L’idéologie devient perpétuelle si la victime l’accepte, et se faire naturalise avec cette idéologie. Outre que les victimes, les autres agresseurs qui font la discrimination pensent qu’ils sont supérieurs aux autres, et ils ont le droit d’occuper des meilleurs travaux et même

Pathy Nzola Carmo. vivre dans de bons endroits dans la société. Donc si la société ne remplit pas ces conditions, le racisme ne peut être reproduit en tant qu’idéologie, mais l’éducation entière que nous recevons le fait vivre. Il y a des noirs a présent, qui sont aliénés dans l’humanité, parce qu’ils pensent qu’ils sont plus bas et inférieure qu’ un homme blanc, qui a tous le droit d’occuper les postes de commandement. Certains blancs aussi pensent même qu’ils sont supérieurs par nature. Mais vous battre essai Kris pas assez des lois, qui sont répressives, punira seulement.


101

La Rue Meurt Magazine Il faut éduquer bien nos enfants. L’éducation est un instrument très important pour le changement de mentalité et le brésilien fait le nécessaire de ne pas assumer leurs préjugés. Lorsqu’ils pensent qu’en appelant un noir, noir il sera offense. Mais non. Les blancs ne sont pas appelés blanc par nom. Cela ne signifie pas qu’il ne doit pas être appelée noir. Un noir a un, qui fait partie de son identité, mais quand vous l’appelez noir qui ne fait pas parti de son nom ceci devient un insulte non ? Quand vous abordez un brésilien au sujet des racistes, ils acceptent que ceci ne pas bon de pratiquer. S’il s’agit d’un américain, il te dira franchement « Je ne vais pas à louer ma maison à un nègre ». Au Brésil, le blanc va te dire: « Regardez, mon ami, vous êtes arrive un peu tard, j’ai juste loue ma maison “. Parce que l’éducation avec les Américains est qu’en disant cela a un noir il fera recours a la justice. Dans une étude menée au Brésil, plus de 80 % personnes demandées ont dit qu’il y a du racisme au Brésil, mais quand on lui demande s’ils ont déjà commis un acte de discrimination, la plupart ont dit non. Ceci signifie qu’il y a le racisme, mais pas des racistes. Existe-telle dans l’air... Comment vous pouvez s’attaquer à ce genre des personnes? Souvent le brésilien arrive à dire le noir qui réagit: « vous qui est complexe, le problème est dans leur tête ». Il rejette

la culpabilité et ils condamnent les victimes. Déjà on parle d’un crime parfait ? Notre racisme est un crime parfait, parce que le victime est lui-même le responsable de son racisme, dont l’ homme blanc n’ a aucune responsabilité. Un humoriste brésilien, a écrit une blague dans son site au Web, à l’égard de King Kong, qu’ i avait comparé à un joueur de football qui côtoyait avec des blondes et des femmes blanches. On l’appelait bientôt un raciste, qu’il a essayé de se défendre en disant que le raciste et celui était qui l’accusait et soulevait la question de la fierté noire c’était lui qui était raciste. Partie de l’imaginaire. Qu’est ce qui signifie alors cette illustration de King Kong, qu’il comparait à un joueur de football noir qui côtoyait avec une blonde, est le fruit d’une personne qui prend son honneur dans la vie en côtoyant une femme blonde ? Mais il réciproqua en disant que c’était le problème du football qui se plaignait? Maintenant qui a de l’argent peut avoir des femmes blanches qui lui a été interdit quand il était pauvre et un vilain noir? Il donna même une explication de sa conduite. Parce qu’une personne pouvait voir que cette blonde est un être humain qui peut dire non ou oui a le King Kong même avec son argent ? Mais il y a toujours des gens qui rappellent les normes de la société. Pour eux la faute se pen-

che les noirs. Est une forme de racisme. Ils disent que c’est la faute des noirs qui côtoient les femmes blanche qui est la cause de la production des Métis dans cette société. Le racisme est implicite et rend ces milliers de métissage noir, brun et beau à se développer comme ils sont inférieurs. Dans les familles où il y a une forte présence des noirs il y a tendance ne pas être fiers de ses origines, ou ils pensent les beaux et belles sont leur frères qui sont nés plus claire ou Métis. Les filles ont des peaux noir et cheveux crépus finissent par détruire leur chevelure et à blanchir leur peaux. Les garçons sont déjà habitués à devenir des pions des femmes blanche et blonde, qui d’ après eux sont belles. Ainsi, la conclusion que le Brésilien ont pris la plus importante, mais ce n’est pas unanime, est que pour mettre fin au racisme doit être également avec toutes les formes d’exploitation de l’homme par l’homme. Pour stopper et lutter contre le racisme et intégrer la population noire est simple, Enseignons l’’histoire des noirs au monde. Chaque continent a une histoire à raconter sauf les noirs. Le noir doit soulever sa tête. Être fier de ses origines. Assez d’hypocrisie !!!


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Les hommes d’Eglises originaires du Pool ayant marqué l’histoire du Congo

Source: www.lepatriote-congo.com

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es hommes d’Eglises originaires du Pool ayant marqué l’histoire du Congo. Aujourd’hui comme hier, la religion occupe une place de choix dans le département du Pool. Sans être exhaustive, les portraits publiés ci-dessous sur les hommes d’Eglises originaires de Mgr Théophile Mbemba cette entité administrative, en constitue la parfaite illustration. L’église est fonctionnelle dans le Pool depuis l’arrivée des premiers explorateurs portugais et français. Monseigneur Théophile Mbemba, né le 06 mai 1917 au petit village Mpiaka aux environs de Brazzaville, est ordonné prêtre le 9 juin 1946, un dimanche de la Pentecôte par Monseigneur Michel Bernard. Il est le premier Curé de la Paroisse Notre-Dame de Bacongo de 1956 à 1963. Successivement, il a été premier Vicaire Général Congolais en 1960, premier Evêque Coadjudeur Congolais en 1961. Après la démission de Mgr Michel Bernard, Mgr Théophile Mbemba devient Premier Archevêque Congolais en 1964. Il fonda, les congrégations de Religieuses, les Sœurs Congolaises du Rosaire et celle des frères de St Joseph au cœur Immaculé de Marie. Il meurt le 14 janvier 1971, dans la chambre n° 10 de l’hôpital Général de Brazzaville. Le Cardinal Emile BIAYENDA est né en 1927, à Mfinka-Bitungu (Malela-Bombé), non loin de Vindza, a appris le catéchisme et a reçu le baptême, dans l’Eglise Catholique St Théophile de

Kindamba, le 7 mai 1938. Il est le 7667ème baptisé de cette paroisse, à ce jour. L’Eucharistie, le 8 mai 1938; la Confirmation, le 19 avril 1939, à Kindamba. L’appel de Dieu l’ayant orienté vers le sacerdoce, il est devenu sous diacre le 6 novembre 1957; diacre le 23 février 1958; prêtre le 26 novembre 1958, à Brazzaville des mains de Monseigneur Michel Bernard. Il commence à exercer son ministère sacerdotal d’abord à la paroisse Sainte Marie de Ouenzé puis à la nouvelle paroisse en création St Jean Marie Vianney de Mouléké. Devenu chrétien, iI a ainsi connu la discipline des séminaires, l’écrasement du ministère paroissial, la soumission et la torture de la prison marxiste et révolutionnaire congolaise de février à mars 1965 soit 44 jours de supplice en prison. L’épiscopat lui a confié ses grâces et l’a fait évêque le 17 mai 1970, à Rome, où il reviendra pour se voir imposer la calotte et la barrette cardinalices, le 5 mars 1973 et devient Prince de l’Eglise Universelle. Avec son cœur compatissant, il fit venir au Congo, la Congrégation des religieuses de Petites Sœurs de pauvres pour prendre en charge les vieillards démunis. Parce que créé Cardinal, depuis le 2 février 1973. C’est à l’âge de cinquante (50) ans qu’il va rendre gloire à son Sauveur, Jésus Christ, le Seigneur de sa vie, le 22 mars 1977. A Braz- Mgr Barthelmy Batantu zaville, sa dépouille


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La Rue Meurt Magazine mortuaire repose encore paisiblement dans la nef de la Cathédrale Sacré-Cœur. Le dossier de sa cause de béatification se trouve à Rome attend l’apport multiforme de tout le monde. Monseigneur Barthélemy Batantu, ordonné prêtre à la Cathédrale Sacré Cœur, le dimanche 28 juin 1959, par son Excellence Monseigneur Michel Bernard, Archevêque de Brazzaville, il est nommé Curé de la paroisse Notre-Dame du

Abbe Louis Badila Rosaire de Bacongo, poste qu’il occupa 19 ans durant. Premier directeur de la Catéchèse, il est aussi fondateur du Grand mouvement d’apostolat par excellence la Schola Populaire, en sa qualité de mouvement liturgique paroissial pour christianiser les coutumes ancestrales, familiales et sociales, par le chant et la prière communautaire. Initiateur de l’Ecole Boutsiélé qui deviendra (Cours du soir), il est le fondateur du Collège Théo-

phile Mbemba (l’actuel Lycée Théophile Mbemba à Bacongo). Pendant la nationalisation des écoles chrétiennes, il crée avec le frère Marie Alphonse Doudi, le Comité paroissial des Jeunes, afin de pérenniser l’encadrement des jeunes acquis à l’Eglise Catholique. En novembre 1978, le Pape Jean Paul 1er le nomme Archevêque de Brazzaville succédant ainsi au Cardinal Emile Biayenda. La mort précoce de ce pape conduit le Saint Siège a l’ordonné sous le pontificat du nouveau Pape Jean Paul II. Durant son mandat à la tête de l’Archevêché de Brazzaville, il fonda la Société des Oblates Apostoliques de Notre-Dame de Lourdes ainsi le Groupe évangile santé (GES) qui regroupe tous les agents de la santé membres de l’Eglise Catholique. Il a été élu Président de la Conférence Episcopale du Congo le 20 avril 1986 à Loubomo (Dolisie). Mgr Barthélemy Batantu a ordonné plus de 70 prêtres tant à Brazzaville, Pointe-Noire qu’à l’extérieur du pays. Ayant atteint l’âge de la retraite, il renonce à sa charge épiscopale en février 2001 et meurt le 4 avril 2003. Ordonné prêtre le 23 juin 1974, à la paroisse Sainte Monique de Kinkala, par le Cardinal Emile Biayenda. Il a été nommé Vicaire Général de Brazzaville, le 31 décembre 1983. Son sacre a eu lieu au stade Félix Eboué en compagnie de Mgr Hervé Itoua, le dimanche

Cardinal Emile Biayenda 28 août 1983, lors de la clôture du Centenaire de l’Evangélisation du Congo. Avec la création du nouveau diocèse de Kinkala, il est nommé Premier Evêque résidentiel dudit diocèse et intronisé le 27 décembre 1987.Il a été nommé Président de la Conférence Episcopale du Congo cumulativement avec la Présidence de l’Association des Conférences Episcopales de la Région de l’Afrique Centrale (ACERAC), le 27 avril 1997. Suite au renoncement de la charge épiscopale de Mgr Barthélemy Batantu, il est muté à Brazzaville par le Pape Jean Paul II et devient ainsi le 3ème Archevêque Métropolitain de Brazzaville. Monseigneur Ernest Kombo né le 27 Mars 1941, entre dans la compagnie de Jésuites le 2 janvier 1968, il est ordonné Père à la Basilique Sainte Anne du Congo, le 8 juillet 1973. Il est le premier prêtre ordonné par Son


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Eminence le Cardinal Emile Biayenda. Pendant qu’il est prêtre, il travaille à le Centre National de Gestion (CENAGES). Avec la création du nouveau diocèse de Nkayi, il est nommé premier évêque dudit diocèse, le 15 décembre 1983 et sacré à Rome le vendredi 6 janvier 1984. Deux ans et demi après la prise de possession de son poste, il est nommé le 1er juin 1986 Administrateur Apostolique du Diocèse de Pointe-Noire et le 11 novembre 1988 Administrateur Apostolique du diocèse d’Owando, puis le 19 juillet 1990, il est nommé évêque résidentiel du diocèse d’Owando et prend possession du nouveau siège canonique le samedi 29 septembre 1990. Il est délégué par la Conférence Episcopale du Congo comme délégué de l’Eglise Catholique aux assises de la Conférence Nationale Souveraine où il sera élu en février 1991, Président du Présidium de la Conférence Nationale Souveraine et Prési-

Pasteur Alphonse Mbama

La Rue Meurt Magazine dent du Conseil Supérieur de la République pendant la Transition 10 juin 1991- Août 1992. Mgr Bernard Nsayi, ordonné prêtre à la paroisse Saint François le 27 juin 1971, par son Excellence Mgr Jean-Baptiste Fauret. Il sera successivement vice-recteur du Grand Séminaire Emile Biayenda, Aumônier national du Renouveau Charismatique (EPV). Nommé Evêque par le Pape Jean Paul II, il sera sacré le 16 septembre 1990 par le ProNonce Apostolique, Mgr Stella Beniamino. Evêque du diocèse de Nkayi, Mgr Bernard Nsayi a été nomme le 26 août 1993, Administrateur Apostolique du diocèse de Pointe-Noire cumulativement avec ses fonctions de Président de la Conférence Episcopale du Congo en avril 1993. Il a été aussi Président en exercice de l’Association des Conférences Episcopale de la Région de l’Afrique Centrale (ACERAC) le 27 juillet 1996. Il renonce à sa charge épiscopale en 2000. Actuellement, il est à Rome (Italie) pour raison de santé où il est sous dialyse. L’Abbé Louis BADILA, Prêtre – Journaliste est ordonné le 3 juillet 1960, Vicaire Général en 1967-1978. Ces nombreux articles publiés dans le journal «  La Semaine Africaine » lui ont valu beaucoup d’ennuis avec le pouvoir d’alors. Il fut emprisonné pour ses points de vue. Pendant la vacance de poste à la tête de l’Archevêché de Brazzaville suite à la mort du Cardinal Emile Biayenda, il est nommé

Vicaire Capitulaire pour gérer les affaires courantes du diocèse de mars 1977 à novembre 1978. De ce fait, il portait le titre de «Monseigneur». Autoritaire et rigoureux, L’abbé Louis Badila meurt le 28 août 1990. Le pasteur Alphonse MBama, ancien président de l’Eglise évangélique du Congo, de 1987 - 2005, licencié en Théologie,

Guy Emile Loufoua Cetikouabo il exerce aux quatre coins de la République du Congo, particulièrement à Gamboma, son premier poste. Ses qualités d’écoute et de patience font de lui l’homme de tous les dialogues. Ce qui lui vaut d’être porté à la présidence de l’Eglise évangélique du Congo. Cette nomination intervient à un moment particulièrement sensible. Le monopartisme est rude pour les populations. La période post conférence nationale et l’expérience multipartiste tout en projetant dans les populations des rêves de démocratie, de liberté et de prospérité


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Mgr Ernest Kombo ont aussi attisé insidieusement des débordements égocentriques et ethnocentristes dans les populations (surtout celles des régions à forte appartenance protestante). Nous retrouvons les traces les plus éloquentes de cette transformation en 1989 lors des travaux préparatoires de la conférence nationale souveraine. En effet, le pasteur Mbama est pressenti pour diriger ces assises. Il joue un rôle important dans les

contacts préliminaires, concernant l’implication de la société civile dans le processus. Il décline cependant cet honneur qui lui est fait (modestie oblige) en faveur de Mgr Ernest Nkombo. Le pasteur était un homme de responsabilités, un homme doté d’une grande discrétion. Ce mélange est cependant d’une très grande efficacité. Cette efficacité et cet esprit de responsabilité font de cet homme de Dieu un véritable chef. Guy Emile LOUFOUA CETIKOUABO, Grand Maître de l’OPH, est le Président Fondateur de l’Association Louzolo «Amour»-OPH. Il est né vers 1942 à Makaka, un petit village situé à 4 kilomètres de la gare ferroviaire de Goma Tsé-Tsé, dans le Département du Pool (République du Congo), fils de KIFOUETI Joseph et de MAZONZE-KA Julienne. Il a grandi et s’est installé définitivement à Kibossi, après des passages remarquables à Brazzaville, Pointe-Noire et Loudima. Au début de son ministère sacerdotal au Congo Brazzaville, en

Mgr Bernard Nsayi 1971, il apparaît comme Grand Maître de l’OPH, Petit Kapita de l’Eternel Dieu, Représentant Légal de l’OPH sur terre, l’OPH étant Dieu lui-même ; Fidèle Continuateur de la mission secrète de Jésus. Guy Emile LOUFOUA CETIKOUABO est le Sacrificateur universel selon l’ordre de Melchisédek. Sa mission étant de rassembler le peuple de Dieu dispersé, au sein de la deuxième Nation de Dieu, pour le conduire à la vie éternelle, il a créé en 1983, l’Association Louzolo «Amour»-OPH.

Malaki Afro Film Festival Mieux qu’un festival, c’est du Malaki donc, un moment de communion avec nos ancêtres pour “dire au petits fils de nos petis fils ce que les parents de nos parents ont vécu”.

w w w.m ala k i m a k o n g o . n e t


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Les Noirs du Pacifique

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Les Noirs de Bougainville à Papua New Guinée

Les Noirs d’Australie


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Les enfants blonde de la Malenesie

Les Femmes Noire de La Malenesie

Une Noire d’ Australie


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USA-Angola

Peuple Gullah Geechee Rocha Nefwani

Histoire,langue, société, Culture et changement. e peuple de Gullah est donc celui qui est situé au Caroline du Sud et les Geechee riverains sont ceux qui vivent le long des côtes des Etats de la Géorgie jusqu’à Floride. Les Geechee qui vivent dans l’état de Géorgie se

L

que en Amérique. Gullah/Geechee aujourd’hui sont les descendants des esclaves africains de divers groupes ethniques en provenance de l’Ouest et Afrique centrale qui étaient forcés de travailler dans les plantations

considèrent comme ceux de l’eau douce, et même ceux qui vivent au continent d’ Amerique, certains sont considérés de l’eau salée s’ils vivent sur les îles a cote de la mer. Dans certaines circonstances, le terme « Geechee » a servi comme un terme général pour désigner les noirs qui vivent au sud des EtatsUnis d’ Amérique quelle que soit leur origine ethnique. Le mot « Geechee » a également servi d’une manière péjorative de montrer le mépris des blancs envers un afroaméricain, vivant au sud, peu importe leur emplacement spécifi-

dans le parage côtière des états de Caroline du Sud, Géorgie, Caroline du Nord et au Floride. Les gens de Gullah/Geechee sont les survivants - groupes uniques des africains-américains qui vivaient tout près de la côte et sur les îlesbarrières qui ont été séparés du reste du continent par les ruisseaux, rivières et marais. Pour des raisons de leur protection géographique contre les nonGeechee et leur sentiment fort de leur communauté et de la famille, les Gullah/Geechee maintiennent une langue créole distincte et ils

ont mis au point des modèles d’une culture distincte, qui comprend plus de la tradition culturelle africaine en comparaison avec le reste de la population afroaméricaine dans d’autres régions des États-Unis. L’isolement de ces communautés par l’île de mer était indispensable à la survie des cultures communautaires Gullah/ Geechee. Bien que les Gullah/ Geechee personnes voyagent à et hors du continent et aux îles voisines, les visiteurs sont rarement venus dans leurs communautés, en particulier après la guerre civile. L’isolement des Gullah/Geechee avait commencé à l’époque de l’esclavagiste à cause des fièvres tropicales qui affectaient leur population, et plus tard cet isolement était devenu une question de choix. Ainsi, au sein de ces communautés rurales, les gens purent conserva leur langue, arts, artisanat, croyances religieuses, folklore, rituels et leurs préférences alimentaires qui sont distinctement connectés à leurs racines en Afrique de l’Ouest et Central. Les îles n’étaient accessibles que par ba-


La Rue Meurt Magazine teau jusqu’à ce que les premiers ponts aient été construits vers 1950. Développement côtier, évolution des marchés du travail et les déplacements de population ont forcé beaucoup des Geechee à quitter leurs terres ancestrales et des familles. L’économie traditionnelle de l’agriculture, la pêche, chasse et commercialisation artisanale des produits de subsistance a été remplacé l’économie de la faubourg. Ces changements menacent la survie culturelle de Gullah/Geechee et leur identité distincte comme un peuple qui ont survécu depuis l’époque de l’esclavagisme. Beaucoup de communautés Gullah/Geechee traditionnels ont été perdus au développement immobilier, l’empiètement par les étrangers et les difficultés économiques qui en résultent. Les autres localités sont devenues des modèles pour la compréhension des impacts positifs mais aussi négatifs du touri-

sme en plein essor et le développement économique de grande envergure dans les régions côtières de l’Amérique du Sud. Malgré les pertes de ces dernières décennies, le peuple Gullah/Geechee reste un testament à la puissance de l’adaptation humaine et la survie au milieu de grands stress et agressions de nombreux fronts dans l’environnement économique en mutation rapide du monde moderne. Durant les années 1960, que le nombre d’étrangers se déplaçant vers les îles ont augmenté, ceci avait précipité un deuxième Exode important des gens Gullah/Geechee envers le nord des Etas- Unis. Ils étaient essentiellement poussés de leur patrie par la perte de terres agricoles, manque de formation professionnelle, le manque d’emplois qualifiés, et peu

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de possibilités d’avancement. Beaucoup de ces gens envoyaient leurs enfants en conge aux îles pendant les vacances d’ été, afin que les jeunes pourraient apprendre à connaître leur culture, famille et acquérir l’expérience de la simplicité de la vie insulaire. D’autres, cependant, n. avaient jamais perdu la connexion à leur ascendance et de culture. Il est intéressant de noter que certaines des personnes qui ont quitté dans les années 1960 sont maintenant de retour à leurs racines et sont parmi les plus actives en essayant de préserver la tradition et la communauté de Gullah/Geechee. Certains des « rapatriés » s’est entretenu avec l’équipe de recherche sur le terrain et ont exprimé le besoin de retourner à leurs racines ancestrales au sud de l’Amérique, qu’ ils trouvaient presque irrésistible, et spirituel. Les Gullah/Geechee sont les africains la plupart des Afro-américains dans le type physique, langue et culture ; Pourtant, ils sont un type culturel uniquement américain formé par la fusion du patrimoine culturel africain et l’expérience américaine. Par le biais de la diffusion et l’expansion de leur population, les Gullah/Geechee sont devenus la source pour de nombreux éléments notés dans d’autres cultures afroaméricaines. De toutes les cultures afro-américaines aux États-Unis, les coutumes, l’histoire orale et la littérature, l’artisanat et des arts du peuple Gullah/ Geechee montrent les continuités plus fortes avec les cultures autochtones de l’Afrique. La culture de Gullah/Geechee porte également de fortes similarités avec les cultures créoles et marron des Caraïbes. À bien des égards la région culturelle de Gullah/Geechee directement parallèle à celui du peuple Garifuna Afro-Caraïbes du Belize. Le « espace culturel » de ces peuple Garifuna a été sélectionné en 2001 par l’UNESCO, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la Cultural Organization, comme un chef-d’œuvre Oral et le patrimoine immatériel de l’humanité, une distinction pour laquelle le peuple Gullah/Geechee lui-même pourrait être admissible (réseau mondial de Garifuna, suivant le document électronique de l’UNESCO.. Ainsi, le patrimoine culturel Gullah/Geechee, habitudes alimentaires, cuisson styles, musique, langue et traditions ont grandement contribué, non seulement à la vie des habitants du Sud, mais aussi à tous les américains. Reconnaissant que le pivot place que les gens Gullah/Geechee, langue, le folklore et la culture ont occupé dans la bourse d’études afroaméricaines.


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Cameroun-France

Aline Zomo-Bem Aline Zomo-Bem

“C

e livre est le récit de mes drames et mes joies ju-

squ’à ce jour. J’ai été violée pendant près de deux ans et j’ai mis

près de tente ans pour en parler parce qu’en Afrique on tait les drames. Mon désir d’en parler vient de ma volontà de donner le courage à toutes ces femmes violées, de dénoncwer leurs violeur. Mon ange gardien m’a permis de voyager. Les anges existent, il faut le dire! Je porte aussi le message d’une immigration qui en a marre de clichets et de boulots de merde. Je fais partie de cette génération d’immigrés qui ont décidé de briser le silente et de soigner leur blessures grâce à l’écrirture. Des ménages à l’écriture ça a été long, mais j’y suis parvenue par la force de mon courage et mon audace.” Aline Zomo-Bem est née à Paris en 1968, d’un père journaliste et d’une mère infirmière, tous deux camerounais. Franco-camerounais, elle assume ces deux cultures, même si pour elle, la diversité culturelle n’existe en France, que par les mots. Humoriste, elle fait également des ménages pour survivre. Elle écrit depuis toute jeune et, à présent, elle est prête à parler de sa jeunessen avec franchise.


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Congo

Culture de Dieu et culture de Satan ou Diable:

le sous-développement durable visible de l’Afrique enfin expliqué Makisosila Mawete

« La souffrance de l’ignorant est inépuisable » Proverbe africaine es Africains et Afro-descendants pratiquant les religions dites monothéistes s’entendentils parler lorsqu’ils jugent la culture africaine diabolique et satanique, paraît-il, parce qu’elle se compose des coutumes, des traditions, des superstitions et de sorcellerie ? Que veulent dire tous ces terminologies en langues maternelles africaines ? Absolument rien sinon le contraire de ce que tout le monde croît par manque de c ulture africaine. Comment peut-on, en hommes sensés, imaginer que Dieu qui a fait de l’Afrique le berceau de l’humanité, le lieu de son œuvre, lui a donné une culture qui n’est pas conforme à sa volonté ? La culture africaine serait-elle une source de péchés ? Autrement dit, les Africains et Afro-descendants seraient-ils les seuls habitants de la terre qui ne respectent pas la volonté de Dieu ? Chronologi-

L

quement, toutes les cultures non africaines ont apparu plus tard sur terre. Ainsi donc, Dieu avait supporté les péchés des Africains pendant des millénaires ? Il suffit un peu de discernement et de bon sens pour découvrir la supercherie. La bible ne se trompe pas lorsqu’elle affirme que « Mon peuple périt par manque de connaissance » (Osée 4v6). La production de l’ignorance de soi subie par les Africains et Afro-descendants fait de l’humanité nègre un problème pour le reste de l’humanité. La renaissance africaine doit prendre la place du réveil spirituel dans l’esprit, l’âme et la conscience de chaque Africain et Afro-descendant. C’est le seul réveil spirituel acceptable. En effet, la renaissance africaine est une renaissance spirituelle. Un vrai réveil spirituel ne jamais accompagné de désespoir et de doute. Au contraire, un vrai réveil spirituel se manifeste par une ferme assurance de ce que l’on croît. Ce texte surprendra plus d’un lecteur qui connaît mon attachement à la foi. Je voudrais d’emblée avertir le lecteur que la série d’ouvrages publiés dans la Collection Opinion Publique Africaine est inspirée par les discussions informelles et parfois formelles qui prennent un contenu passionnel. La passion est une force sociale. Cette dimension passionnelle explique tout l’intérêt scientifique porté aux questions ici abordées. Les problématiques auxquelles la radio trottoir est sensible sont celles qui sont négligées par les élites politiques et l’intelligentsia africains. Ce manque de sensibilité se rend dans les politiques de développement conçues et mises en œuvre, quels que soient les pays considérés. Il y a une culture de l’ignorance des coutumes, traditions et mœurs africaines qui est préjudiciable aux Africains et à leur diaspora. Évidemment, il est de coutume de laisser aux africanistes le soin de traiter les problématiques cou-


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rantes africaines. Aucune problématique n’échappe à leur attention. Et cela ne choque personne. Par expérience, lorsque c’est le cas, les Africains achètent et lisent abondamment de ce type d’ouvrages problématiques. Il est question d’examiner à partir de l’opinion publique africaine toutes les théories qui concernent l’Afrique. C’est la croyance qui oriente la société. Le développement est une théorie en activité depuis 1945 car elle représente depuis plus longtemps que cette date une croyance occidentale. (Robert, Ritz, Le développement, une croyance occidentale, La Découverte, Paris, 2006) Les anciennes puissances et les élites africaines croient majoritairement qu’elles apportent une contribution convenable aux Africains. Pour ces derniers, leurs apports représentent des obstacles. C’est le cas de la problématique de l’assimilation et du renoncement à la culture africaine dont les conséquences sont considérables dans l’évolution du continent. Une ignorance préjudiciable du patrimoine culturel africain Il est inadmissible d’ignorer l’opinion des Africains sur les grandes questions qui concernent leur existence. C’est aux chercheurs africains de prendre acte et de faire parler leur peuple. Une problématique comme la démocratisation, qui est une arme de déstabilisation massive, a fait l’objet de nombreuses publications sans prendre en considération l’opinion publique africaine. Les chercheurs n’ont eu pour seule source que les travaux africanistes et parfois le point de vue de la classe politique. Le climat de tensions qui règne au sein de la classe politi-

La Rue Meurt Magazine que rend presque impossible la production d’un savoir valable pour l’action. Le discours du politicien africain est fait de médisances du pouvoir contre l’opposition et vice-versa. Le premier colloque international sur le sousdéveloppement durable organisé par le Laboratoire d’Anthropologie de la Renaissance Africaine (LARA) Une revue approfondie de la littérature sur le développement de l’Afrique a permis de constater l’inexistence des travaux sur le sous-développement. Le sous-développement est selon la littérature l’état dans lequel est cantonné l’Afrique. Les causes évoquées, de mêmes que les solutions, ne prennent pas en compte l’opinion publique


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La Rue Meurt Magazine africaine, notamment celle qui est recueillie à travers la radio trottoir pour définir ce phénomène, identifier ses causes, avoir un avis sur les politiques de développement déjà mises en œuvre, ouvrir de nouvelles pistes de recherche susceptibles de contribuer à la sortie de crise dénommée renaissance africaine. La renaissance africaine est une philosophie politique, scientifique, spirituelle, etc. validée par l’opinion publique africaine. Une fois de plus, la recherche sur le terrain démontre que la radio trottoir est l’opinion publique africaine (opa). Le rapport des Africains à leur culture est paradoxal La méfiance grandissante des Africains pratiquant les religions dites monothéistes envers leur culture est une constante du phénomène dénommé « réveil spirituel» qui connaît une expansion fulgurante à travers l’Afrique et sa Diaspora. [Qu’est-ce le réveil spirituel?]Cette méfiance est la conséquence d’un lavage de cerveau séculaire savamment conceptualisé et mis en œuvre au cours des cinq siècles d’esclavage, de colonialisme et de néocolonialisme. Cette situation a été largement dénoncée par le professeur Cheikh Anta Diop et l’est encore par tous ses continuateurs (Cheikh Anta Diop, Nations nègres et culture, Présence Africaine, Paris, 1954). Le réveil spirituel parachève l’assimilation et la néo-colonisation d’une partie de la population de l’Afrique. Une partie de l’Afrique a décidé de résister par tous

les moyens de la liberté de conscience, y compris par l’apostasie. Le réveil spirituel prônée par les religieux n’est pas une renaissance africaine, il est un véritable néocolonialisme En se fondant sur la bulle du Pape Nicolas V (Tomaso Parentucelli, 1398-1455), du 8 janvier 1554, qui prétend que Dieu lui avait inspiré de prescrire à tous les Blancs de la terre de prendre en servitude perpétuelle tous les Noirs de la terre (Lire le texte complet de la bulle in Assani Fassassi, Le péché du pape contre l’Afrique, Jésus outragé, l’Afrique courroucée, Qalam, Paris, 2002), beaucoup d’auteurs de différentes origines et une grande partie de l’opinion publique africaine (OPA) considèrent que l’esclavage, le colonialisme et le néocolonialisme sont d’essence chrétienne, scientifique (Théorie de la hiérarchie des races de Gobineau, Lévy Buhl, et autres) et juridique (Code noir de Colbert promulgué en 1685). Ces différentes théories ont eu des conséquences pratiquées qui sont encore vécues de moins en moins grande ampleur par les Noirs à travers le monde. De ce point de vue, les mêmes outils conceptuels qui ont eu pour conséquences l’esclavage, le colonialisme et le néocolonialisme ne peuvent d’aucune manière provoquer un réveil spirituel chez ceux pour qui ils servaient de poison. À moins que la période qui va de l’esclavage aux indépendances africaines soit considérée

comme une ère de sommeil spirituel, il n’y a que le manque de contrainte politique qui jadis convertissait sans consentement et conscience qui peut expliquer et justifier le choix du vocable « réveil spirituel ». Malheureusement, ce n’est pas le cas. Il existe une contrainte politique exercée par la main invisible. Les serviteurs de Dieu prolonge sans s’en rendre compte, les effets désastreux de l’esclavage, du colonialisme et du néocolonialisme. L’opinion publique africaine se préoccupe de la situation de la spiritualité en Afrique et dans le monde pour apprécier les conséquences de l’expansion des religions dans ses relations internationales. C’est donc au delà du fit religieux que le problème du réveil spirituel se pose effectivement. Pour certains, le réveil spirituel restera une escroquerie tant qu’elle ne contribuera pas à l’amélioration de la situation de l’Afrique. Ils se fondent sur les conséquences de la Réforme protestante et la Renaissance européenne. Un réveil spirituel en Afrique devait avoir un impact plus important que celui qu’il a eu en Europe, à cause de la ferveur spirituelle manifestée par les Africains et les Afro-descendants, sans laquelle les Églises seraient vides en Occident.


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h t t p : // w w w . m b o t e a f r i c a n c u i s i n e . c o m /


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USA-Angola

Les premier habitants d’Amerique du Nord etaient des noirs et pas des esclaves Rocha Nefwani

Les Nations Unies vient de reconnaitre la nation des Muurs appelee « Washitaw », aux États-Unis d’ Amerique ainsi que les autres autochtones de l’Amérique. La déclaration sur les droits des populations autochtones comprend la Nation de Washitaw, une nation qui est composée de noirs qui ont des preuves archéologiques et historiques pour prouver que les premiers habitants de l’Amérique du Nord

et du Sud (appelés « Indiens ») étaient en effet des noirs, qui sont venus ici de l’Afrique. Avez-vous été à un pow-wow ? J’ai été et a été étonné du tout de noir Amérindiens. Les pow-wow, que j’ai assisté étaient au Michigan et en Ohio. Ces Amérindiens ne pas héberger des esclaves en fuite qui m’a amené à croire ce qui suit : Black Indiens ne sont pas uniquement un résultat d’esclaves africains, mélange avec ce que


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l’on appelle des peaux-rouges, qui fuyaient l’esclavage comme documentés de nombreuses sources aurait à vous faire croire. Black Indiens sont indigènes à l’Amérique, Nord, Sud et centrale avant le soi-disant homme rouge, avant les européens, avant les points de passage du détroit de Béring soi-disant. Les Olmèques, Washitaw, Maures, Yamasee, Mound Builders planté la graine de la civilisation dans les Amériques — Indiens noir! “ Le Washitaw étaient les descendants directs des Olmèques qui mélangés dans les Moors. Les crânes appartenant à la plus ancienne humain connue d’Amérique du Sud — les Paléo-Indiens — avaient des crânes longs et étroits, projetant des mâchoires et des

La Rue Meurt Magazine orbites basse, large et le nez. Radicalement différent des Indiens d’Amérique, ces crânes apparaissent plus semblables au modernes Australiens, Mélanésiens et Afrique subsaharienne. Cette recherche a été publiée par les actes de l’Académie nationale des Sciences et avait parue dans l’issue du journal de décembre 2005. Plus de 200.000 anciennes pyramides énormes monticules de la terre en forme de cônes, les animaux et les motifs géométriques qu’on trouva a la côte de l’Amérique du Sud, et au Canada. Ces structures ont été construites par des gens appelés « Les constructeurs de monticules. » Ils étaient noirs aux cheveux laineux foncée qui étaient autochtone (natif) d’Amérique du Nord et associe

avec des Olmèques en Amérique du Sud. Au cours de la Pangée, les continents Afrikain et américain étaient rejoints. Les constructeurs de monticules de noir étaient les Washitaw-Muurs (OuachitaLandes), les premiers habitants de l’Amérique du Nord et du Sud. Christophe Colomb n’était pas tout à fait tort en appelant ces personnes « Indiens » ! Le vrai sens du mot « Indien » est (« INDI » ce qui signifie la couleur plus sombre du spectre des couleurs noir, comme dans l’encre de Chine, hindoue et INDIgo). Les restes essentiellement de cette ancienne civilisation noire de /empire se dressent encore dans le Nord et l’Amérique du Sud.


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Quel est l’électorat du nouveau Pape BAMATUKA MAWAGU

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e lundi 11 févriers 2013 en fin de matinée, le monde entier a reçu avec stupéfaction la nouvelle de la démission du Pape Benoit XVI. Ceux qui ont été informé par leurs proches ont pensé à une plaisanterie de mauvais gout, certains ont pleuré, d’autres se sont moqués. Mais après l’émotion de la première nouvelle, plusieurs ont félicité et ont qualifié Benoit XVI comme étant « un homme au courage sans bornes ». À présent que le monde entier attend l’élection du nouveau vicaire du Christ, les spéculations vont bon train et les impatients veulent établir un pronostic qui ne semble pas facile et, et n’obéit peut être pas à la motion de l’Esprit Saint. Quel est le corps électoral du prochain pape ? Si le 19 avril 2005, 115 cardinaux ont élu Benedetto XVI, 117 cardinaux, dont 19 religieux et 1 de l’Opus Dei) éliront le nouveau Pape qui aura à sa charge 1,2milliards de fidèles, au conclave qui se tiendra certainement avant le 15 mars, (selon le Vatican ) sera composé de : 60 cardinaux européens, parmi lesquels 28 italiens, 19 de l’Amérique Latine, 14 de l’Amérique du nord, 12 d’Afrique, 11 de l’Asie et 1 de l’Océanie. Les plus jeunes cardinaux électeurs sont : l’indien Thottunkal (54 ans en juin), le Philippin Luis A. Tagle (56 ans en juin), les allemands Woelki (57 ans en Aout), marx (60 ans en juin), l’Hongrois Willem Jacobus Eijk (60ans en juin) ; les plus vieux seront : l’allemand Kasper, l’italien Poletto et le

mexicain Juan Sandoval Iniguez, qui conservent d’ailleurs leurs droits de vote. Signalons qu’après le 28 Benoit XVI après séjournera d’abord dans la résidence d’été des Papes, avant de rejoindre le monastère Mater Ecclesiae, situé sur les hauteurs des jardins du Vatican. Ce monastère au Vatican voulu par le Bienheureux Jean Paul II existe depuis le 13 mai 1994 , en vue de créer une communauté religieuse contemplative à l’intérieure des murs du Vatican qui accompagnera dans la prière les activités du saint Père et celle de la Curie Romaine. La communauté est renouvelée après 5 ans par une autre congrégation , jusque là les Clarisses Carmélitaines et bénédictines ont accompagné le pape et la Curie, la communauté qui accueillera Joseph Ratzinger est celle des visitandines, elle est composée de 8 religieuses, dont 7 espagnoles et une italienne. Au cours de ce conclave seront représenté les pays qui non représenté au conclave passé à savoir : la Slovénie, l’Equateur, l’Egypte, le Kenya, la Guinée, le Sénégal, le Sri Lanka, et Hong Kong. Tandis que ceux déjà représenté en 2005 ne le seront plus il s’agit de : le Japon, l’Ukraine, le Cameroun, la Cote d’Ivoire, le Guatemala, la Lettonie, le Madagascar, le Nicaragua, la Nouvelle Zélande, la Syrie, la Thaïlande, et l’Ouganda.


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“TINU-NITU”

1 ère édition Plateforme d’Echanges Professionnelles en Danse Contemporaine Boris Nganga Bouetoumoussa

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RÉSENTATION Une cinquantaine d’années se sont écoulées depuis que la plupart des pays africains ont accédé à l’indépendance. Au cours des premières années qui ont suivi la période coloniale, les Etats africains ont accompli d’immenses progrès sur plusieurs fronts, entre autres, des progrès dans les domaines artistiques et d’autres. Le continent africain réputé de par la diversité de ses cultures, est un véritable lie du rythme et de la danse. Toutefois, malgré ces avancées, l’Afrique se trouve toujours plus confrontée à des problèmes majeurs. Le domaine artistique, aussi vaste qu’il soit, rencontre d’énormes

problèmes. Ce qui nous importe ici, est le manque de formation des acteurs du domaine culturel : celui de l’art de la scène qui est la danse. Le continent se trouve plus éloigné de l’objectif d’une meilleure vie artistique révée. Il faut proposer des idées nouvelles et novatrices pour briser ce cercle vicieux. Le continent africain doit s’inscrire dans le cahier journal de la mondialisation. Allant de la formation à la transmission, des rencontres aux échanges. “TINU-NITU”, Qui est une plateforme d’Echanges Professionnelles en Danse Contemporaine, propose que l’Afrique qui est un continent qui renferme une richesse aussi diversifiée tant naturelle, humaine, culturelle qu’ artistique, mérite d’être soutenue, afin qu’elle se démarque de cette considération aveuglée qui fait d’elle un continent qui se trouve au fond de la scène. Nous avons donc porté notre choix sur ce langage des corps, commun à toute l’humanité, qui s’exprime au travers les rythmes et les mouvements. A en croire Lamenais, dans son livre sur « L’Art et le beau », « la danse est le mouvement rythmique du corps ». Donc : la danse, c’est le corps, Tinu, nitu. Cette combinaison de forces, qui se fond sur l’espace, le temps, le poids du corps, le contre poids et l’énergie corporelle. “TINU NITU”, un véritable catalyseur d’émotion artistique autour d’un regard croisé sur un plateau d’énergie artistique qui est le socle de ces échanges. Cartes blanches aux chorégraphes à univers différents pour sortir du corps ce qui est plus subtil de son existence. OBJECTIFS GLOBALES Une plateforme qui met en valeur les démarches artistiques des chorégraphes; de leurs premiers pas jusqu’au jour où ils imposent leurs marques, une exploration des nouvelles formes et de nouvelles écritures chorégraphiques. dans le cas d’espèce, je mets en place un plan qui est un vaste chantier de recherche et d’échanges artistiques pour le devenir des danseurs qui se lancent dans les créations chorégraphiques plus contemporaines. Un chantier d’inter-dialogue pour les danseurs afin de négocier et de jeter les bases d’une synergie marquante entre


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La Rue Meurt Magazine artistes. Ce projet de mettre au-devant de la scène l’intervention des deux chorégraphes à univers distincts, s’inscrit dans le cadre du rapprochement des différentes cultures. Nous lançons une invite au public à participer au développement des arts et des cultures afin de mettre en valeur l’importance de l’inter culturalité pour le développement des arts de la scène, notamment celui de la danse. OBJECTIFS SPECIFIQUES • Faire découvrir les nouvelles techniques de transposition, transformation et de décomposition des mouvements corporels afin de donner des nouvelles couleurs dans les créations à venir. • Faire accompagner et renforcer les capacités des danseurs qui se lancent dans le domaine de la création chorégraphique et associer activement les danseurs à la découverte des nouveaux langages chorégraphiques et mettre en exergue leur capacité d’expression corporelle. • inviter à chaque édition les lauréats visas pour la création de l’année en cours pour présenter leurs démarches • Faire assimiler une explication détaillée des règles du jeu chorégraphiques qui permettra aux auditeurs de travailler autour du langage et de la connaissance du corps. • Faciliter un échange entre les intervenants et les danseurs • Ce moment consacré, objectivement aux deux chorégraphes sélectionnés, enrichira chaque étape

d’actions culturelles avec le public de par leurs univers, montrera les signatures respectives et précises aux danseurs sélectionnés pour participer à ses résidences. • Et en contrepartie les créations communes mettront en perspective la confrontation de langages divergents entre leur démarche. Néanmoins, chacun a sa façon, interrogera les interactions entre mouvement, corps et langage; les chorégraphies exploreront aussi la

délicatesse et l’énergie de l’être dans tous ses états. Une forme de feuilletage complexe, entreprenante et remplie de beautés, un mélange esthétique, une expression remplie de tendresse, savoureuse emportant l’esprit dans un univers éclatant et destinés à prendre le chemin de la passion de l’homme et lui faire oublier les malfrats, les ruines, les secousses et de tout genre qui freine l’homme à aller de l’avant.


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congo

Pèlerinage au coeur de l’Afrique Masengo ma Mbongolo ’est de revenir sur les pas de nos ancêtres et remonter le temps des proches et lointains siècles de l’esclavage pour re-parcourir l’Afrique de l’Ile de Gorée jusqu’au cœur du continent Noir. Nous traverserons beau-coup de villages, où des monuments, des vallées, montagnes, racines, des feuilles, des arbres et pourquoi pas le vent nous rafraîchi-raient la mémoire. Peut-être qu’en dor-mant, dans le rêve, une mouche, un scarabée, un poisson et pourquoi pas un éléphant, nous chanterait des airs plus ou moins connus. Oui, marcher, juste pour toucher la réalité du doigt et se faiLe Temple des Pythons à Ouidah au Bénin re un jugement personnel de ce qui s’est réellement passé voici -Promouvoir les racines culturelles africaines; aujourd’hui plus de cinq cent ans. -Récrire notre histoire; BUTS: Sauvegarder la mémoire collective ... -Entrer en communion avec nos ancêtres à tra-Créer un espace de dialogue pour la réconciliavers la participation au Festival Tricontinental tion et le développement responsable entre les Malaki ma Kongo. www.malakimakongo.net africains de l’Est et de l’Ouest de l’Atlantique;

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AmmAfrica World Am m africa w orld, vision Hu m a n o - p s y c h o - s o c i o - c u l t u re l l e et spirituelle pour un éve i l d e l a co n s cience A fricaine. Un e u n io n des africains d e la diaspo ra pour l’épanou isse-

men t d e la d ia sp o r a a f r i ca i ne aux pays d’accueils,et le d évélo p p emen t d e la R é pu b l i que Démocratique du Congo et d e to u t c o n tin en t d ’ Af r i qu e . Amo u r - c o n sc ien c e- rép a r a t i o n

in f o @ a m m afri c awo rl d . n e t +49176 73963866 h t t p : / / w w w. a m m a f r i c a w o r l d . n e t /


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MALAKI ROYAUME DO KONGO Invitation au

1 erC O N G R È S

des Originaires du Royaume K O N G O 17-18-19 Nov. 2013 Paris - France

Groupe Royaume Do Kongo

Spécial Appel de Ne Vunda

Groupe Malaki Kongo

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