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Management Business administration

2007

Localisé à ses débuts à Capellen, l’opérateur B2B a choisi de migrer vers la Cloche d’Or et le site du Drosbach en 2013, un espace de travail adapté à la croissance de ses activités.

sur place pour disposer d’une certaine visibilité. Nos visites mensuelles sont donc organisées de façon à pouvoir rencontrer un maximum de parties prenantes. Quel est votre argumentaire lorsque vous approchez de nouveaux prospects ? « Notre discours est avant tout orienté vers l’offre de services globale du pays, permettant à des sociétés, qu’il s’agisse de start-up ou d’acteurs disposant déjà d’une taille critique, d’atteindre le marché européen. Nous voulons leur montrer qu’en leur proposant des data centers ultra-sécurisés, un environnement fiscal intéressant, un environnement technique adapté – y compris la connectivité – ou encore un environnement orienté vers les entreprises, nous sommes capables de répondre à leurs attentes. La plateforme logistique du pays intéresse aussi potentiellement les acteurs du e-commerce. N’entrez-vous pas en concurrence avec d’autres pays européens qui se battent avec ces mêmes arguments ? « La force du Luxembourg est tout d’abord de pouvoir proposer cette offre globale vis-à-vis de laquelle peu de pays peuvent rivaliser. L’autre atout que nous mettons en avant est la multiculturalité du pays et donc la variété de la main-d’œuvre qui y travaille. Pour les Américains, l’Europe est parfois perçue comme un seul pays, une seule entité. Or, lorsque vous abordez ce marché, vous devez tenir compte des spécificités de chaque pays. Ce que nous sommes capables d’effectuer de manière centralisée depuis Luxembourg. Les start-up présentent-elles des besoins spécifiques en matière d’hébergement ? « Elles ont effectivement des besoins à la fois plus petits, mais potentiellement extensibles rapidement. D’où notre volonté de repenser notre offre d’hébergement, sachant que notre objectif ultime est d’aider les sociétés américaines à s’installer en Europe pour accéder au marché européen. Nous constatons que les start-up ont besoin d’un espace de travail pour leurs premiers collaborateurs, sans pour autant dédier un budget à des locaux propres. D’où la mise en place d’un ICT Campus au sein même de notre siège, afin de leur proposer les moyens techniques ad hoc, mais aussi un véritable environnement de travail en entreprise, qui favorise les contacts.

ICT human resources Communication

C’est l’année de création de Telecom Luxembourg Private Operator, à l’époque opérant sous l’appellation SIT PSF. La société emploie aujourd’hui une cinquantaine de personnes.

Parcours

Parcours multi-casquette Julien Doussot fait partie des chanceux qui ont le privilège de vivre de leur passion. Le chief product officer de Telecom Luxembourg Private Operator est effectivement un mordu d’informatique au sens large. Tant sur le plan des services, qui pourront correspondre aux clients de la société qu’il a rejoint en mars

2013, que sur des aspects plus artistiques. Bien qu’âgé de 34 ans seulement, il compte déjà une certaine expérience managériale dans un autre secteur en vogue : le gaming. Il fut ainsi le CIO du studio Attitude à Paris de 2003 à 2005, avant de diriger sa branche luxembourgeoise qui a, depuis, fermé ses portes. Une

Une fois sur place, notre mission est aussi de les accompagner pour rencontrer les interlocuteurs qualifiés, qu’il s’agisse par exemple de Luxinnovation, de représentants du ministère de l’Économie ou du secteur privé. Nous avons débuté ce service en janvier et nous hébergeons actuellement quatre sociétés. Il s’agit d’un démarrage intéressant pour la ‘TLPO Community’ que nous voulons former. Les usages américains que vous pouvez observer lors de vos voyages vous ont-ils amené d’autres éléments de réflexion quant à vos services ? « On peut parler de changement de paradigme, basé sur le constat que la génération précédente de patrons de start-up et d’entreprises innovantes était caractérisée, schématiquement, par des profils d’ingénieurs demandeurs de serveurs, machines, hardwares… soit des éléments très concrets. La génération actuelle – que je qualifie ‘d’entrepreneurs développeurs’ – est demandeuse de services ‘pay as you use’ beaucoup plus personnalisés et moins liés à des concepts matériels. Cette nouvelle demande est notamment

expérience toutefois enrichissante à plusieurs égards, dont les contacts acquis. Comme le monde des CIO et autres experts en nouvelles technologies est un milieu où tout le monde est amené, un jour ou l’autre, à se croiser, mieux vaut cultiver un réseautage efficace. T. R.

influencée par l’avènement du mobile et des réseaux. Ce qui nous a amenés à remettre en question notre business model en matière de services d’hébergement. Une réflexion dont nous venons de présenter les fruits ce 23 avril. Quelle en est la philosophie ? « Nous avons mis en place une plateforme dédiée afin d’offrir la plus grande souplesse possible à nos clients. Elle est issue d’un partenariat avec la société américaine Jelastic. Elle fonctionne sur le double principe en quelque sorte de ‘plug & work’ et de ‘pay as you use’. Les nouveaux acteurs économiques ou les sociétés qui se lancent sur un nouveau marché ne veulent plus s’engager sur des contrats à durée déterminée, car ils ne peuvent, durant la première phase de leur développement, estimer clairement leur évolution et donc la croissance de leurs besoins techniques. On parle donc d’un service à la carte. Est-ce une nécessité d’investir dans ce créneau maintenant ? « Nous pensons qu’il s’agit d’une demande de fond qui est actuellement tangible aux États-Unis, mais qui va rapidement

« La génération actuelle des ‘entrepreneurs développeurs’ est demandeuse de services ‘pay as you use’ beaucoup plus personnalisés et moins liés à des concepts matériels. » mai 2014 —

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