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Dimanche 19 février à 14h30

e r e i P t n i a Vil e de S

N° 1470 • 16 février 2017

LE FORUM DES MÉTIERS Pour mieux préparer son avenir

AVE : QUELQUES PRÉCISIONS UTILES POUR LES VOYAGEURS p. 2 & 3

TERNUA 2017 - SUITE ET FIN DE NOTRE DOSSIER p. 9 - 13

© Chantal Briand

LE RÔLE FONDAMENTAL DES MISSIONS DE L’AFD EN OUTRE-MER p. 4


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INFORMATIONS POUR LES VOYAGEURS

AUTORISATION DE VOYAGE ÉLECTRONIQUE (AVE) Quelques précisions utiles • Depuis le 10 novembre 2016, les voyageurs étrangers dispensés de visa qui prennent un vol à destination du Canada ou qui transitent par le Canada vers leur destination finale doivent impérativement obtenir une Autorisation de Voyage Électronique (AVE). Cette exigence ne s’applique pas aux résidents de Saint-Pierre-et-Miquelon qui se rendent au Canada en provenance directe de l’archipel. • La procédure pour obtenir une AVE est en ligne sur le site des autorités canadiennes : http://www.cic.gc.ca/francais/visiter/ave.asp • Sur ce même site : vous êtes renseigné sur l’AVE dans la langue de votre choix ; vous pouvez présenter une demande d’AVE ; et, plus tard, si vous le souhaitez, vérifier l’état de votre AVE. • Pour obtenir votre AVE, remplissez le formulaire à partir du site officiel du gouvernement canadien à l’adresse suivante : http://www.cic.gc.ca/francais/visiter/ave-commencer.asp Avant de remplir le formulaire en ligne, assurez-vous d’avoir avec vous : - Un passeport valide. - Une carte de crédit (Visa, Mastercard ou American Express) ; l’AVE coûte 7 dollars canadiens soit environ 5 euros pour une validité de cinq ans maximum ou jusqu’à l’expiration de votre passeport si inférieur à cinq ans. - Une adresse de courriel valide. Attention : vous ne pouvez faire qu’une demande par personne. Par exemple, dans le cas d’une famille qui compte trois personnes, vous devez remplir et soumettre trois formulaires.

• Pour le N° de passeport, il faut impérativement saisir le numéro figurant en haut à droite soit 9 caractères (voir exemple ci-contre). Ne remplissez pas votre demande d’AVE avec le numéro figurant sur la page de garde de votre passeport. • Pour les femmes mariées, ne saisissez que votre nom de jeune fille comme expliqué sur l’exemple ci-contre. • Une fois dûment rempli le formulaire en ligne, vous recevrez une confirmation rapidement, généralement cela ne prend que quelques minutes. Toutefois, certaines demandes peuvent nécessiter un délai plus long. Si tel est le cas, vous recevrez un courriel dans les 72 heures suivant la présentation de votre demande, dans lequel il vous sera expliqué la marche à suivre. • Afin d’éviter tout problème lié à la demande d’AVE (délai de traitement ou démarche complémentaire), n’attendez pas le dernier moment. Faites votre demande le plus tôt possible. • L’AVE est un document consultable à la lecture électronique de votre passeport. Vous devez voyager avec le passeport que vous avez utilisé pour présenter votre demande d’AVE. • Pour les personnes ayant besoin d’aide pour effectuer leur demande d’AVE, la Préfecture de Saint-Pierre et Miquelon a mis à votre disposition un numéro de téléphone unique ainsi qu’une adresse électronique dédiée : TÉLÉPHONE : 41 10 10 (tous les jours ouvrables) COURRIEL : ave975@spm.gouv.fr Les informations ci-dessus sont extraites du dossier de presse préparé par la Préfecture de Saint-Pierre et Miquelon. •

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POLITIQUE

“L’AFD : UNE IMPORTANCE CAPITALE POUR LE DÉVELOPPEMENT économique et social des outre-mer” Une immersion inédite au cœur du groupe Agence Française de Développement. Pour la première fois, le Groupe AFD a ouvert ses portes au public lors de la rencontre annuelle de ses directeurs d’agence. Pendant une semaine fin janvier-début février, ces femmes et ces hommes, « au centre de notre action sur le terrain », se sont retrouvés au siège pour échanger sur leurs pratiques. À cette occasion, neuf d’entre eux, représentants locaux de l’AFD et de Proparco, la filiale dédiée au secteur privé, ont fait partager leur quotidien lors de l’événement "40’ chrono" le 1er février. Quel est leur rôle et leur engagement sur le terrain ? Comment agissent-ils ? Avec qui ? Microfinance, logement social, transport urbain, préservation du patrimoine naturel et culturel… chacun est venu mettre en lumière l’une des thématiques cruciales de notre activité. La Ministre des outre-mer Ericka Bareigts a participé aux Journées du Réseau AFD, une « semaine riche en échanges et en débats », et elle a été invitée par les organisateurs à s’exprimer devant un parterre d’invités sur le rôle de l’AFD en outre-mer. Extraits du discours prononcé par la Ministre des outre-mer, Madame Ericka Bareigts. L’Agence Française de Développement revêt une importance capitale pour le développement économique et social des Outre-mer. En tant qu’institution financière et Établissement public de l’État, l’AFD mène une politique ambitieuse afin soutenir la croissance et l’emploi dans ces territoires. Les engagements de l’Agence dans les Outre-mer s’élevent, en 2016, à 1,6 Milliard d’euros, plus de deux fois plus qu’en 2005, année au cours de laquelle ils n’atteignaient que 728,6 millions d’euros. Cela représente l’équivalent de 3 % du PIB des DCOM, un chiffre très appréciable soulignant la forte implication de l’Agence dans nos territoires. […] Je tiens, à cet égard, à saluer le haut degré d’implication des personnels de l’Agence Française de Développement dans tous les Outre-mer. Chacune et chacun des collaborateurs contribue à l’essor de territoires tout entier : votre mission revêt un sens profond. Je connais et apprécie cette forte identité professionnelle au service du développement et de la lutte contre la pauvreté. Je profite donc de cette occasion pour vous remercier le plus sincèrement pour votre engagement quotidien et continu en faveur des outre-mer. Les résultats de votre action sont tangibles et importants : la réalisation d’infrastructures publiques essentielles, le financement du tissu économique local au bénéfice de la cohésion sociale, l’aide à la transition énergétique avec plus de 200 M d’euros d’octrois par an pour le secteur de l’environnement pour ne mentionner que les dossiers les plus emblématiques de l’institution. Parmi ces différents succès, je voudrais évoquer plus spécifiquement les aides aux collectivités locales ultramarines octroyées par l’AFD, essentielles pour soutenir le secteur public territorial dans les outre-mer. 939 millions d’euros de prêts ont ainsi été accordés en 2016 au secteur public. […] Le gouvernement, conscient du rôle stratégique de l’AFD auprès des outre-mer, a tenu à conforter et même accroître les moyens d’intervention de l’Agence. Comme je vous l’annonçais le 5 décembre dernier, j’ai souhaité augmenter significativement les crédits alloués à la bonification des prêts accordés par l’AFD pour les programmes d’investissement des collectivités.

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45 M€ d’autorisation d’engagement ont ainsi été inscrits dans la loi de finances initiale pour 2017. Ce sont des moyens importants qui sont, je le crois, à la hauteur des enjeux que connaissent nos territoires. Les besoins demeurent en effet importants. […] Au-delà de ce bilan déjà très satisfaisant de l’action de l’AFD, j’aimerais évoquer brièvement avec vous les perspectives de l’Agence Française de Développement pour 2017. Je voudrais, en premier lieu, souligner la singularité de votre institution. Sa connaissance fine des réalités locales, le professionnalisme de ses équipes, son réseau territorial d’une exceptionnelle envergure constituent autant d’atouts dont l’AFD fait bénéficier les outre-mer. Le rapprochement en cours avec la Caisse des Dépôts et Consignations, dans les Départements et Collectivités d’Outre-mer, ne saurait donc conduire à une banalisation de l’activité de l’AFD dans ces territoires. Je l’ai dit et je souhaite le réaffirmer : l’Agence est fondamentale pour le soutien économique et l’expertise technique qu’elle offre à nos territoires et collectivités. Elle a vocation à conserver ce rôle crucial au sein des outre-mer. […]  L’efficacité du dispositif CEROM (Comptes Économiques Rapides de l’Outre-Mer) m’amène d’ailleurs à souhaiter le voir renforcé. Davantage d’études statistiques doivent en être consacrées à Saint-Martin, Saint-Barthélemy et Saint-Pierre-et-Miquelon ainsi qu’à Wallis et Futuna, ces collectivités constituant, encore aujourd’hui hélas, un « angle mort statistique ». J’ai reçu, le 9 Janvier dernier, un courrier du Directeur Général de l’IEDOM m’indiquant qu’une nouvelle étude était programmée en 2017 pour les trois COM de l’Atlantique ; on ne peut que s’en féliciter. […] Il faudra par ailleurs – et ce sont des dossiers de la première importance pour les outre-mer – finaliser, au 1er trimestre 2017, les projets à soumettre à la BEI pour le Plan Juncker. Les montants en jeu sont significatifs : 150 millions d’euros pour l’enveloppe globale, une quinzaine de projets à engager sur 3 ans. Je rappelle, à cette occasion, être en faveur d'une éligibilité des PTOM français (Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy, TAAF, Nouvelle-Calédonie, Polynésie Française, Wallis et Futuna) au Plan Juncker, soulignant que les habitants concernés sont citoyens de l'UE et électeurs au Parlement européen. Les discussions sont en cours avec la BEI. Enfin – et vous connaissez ma volonté d’ancrer nos outre-mer dans leurs bassins régionaux -, je souhaite rappeler le rôle fondamental des missions de l’AFD en matière de coopération internationale. Nous avançons également en ce sens. Le Projet de Loi Égalité Réelle Outre-mer, que je défendais il y a deux semaines au Sénat où il a été adopté à l’unanimité, permettra de développer les échanges culturels et éducatifs pour les jeunes Ultramarins. Alors que nous fêtons les 30 ans d’Erasmus, pourquoi les Ultramarins ne pourraient-ils pas eux aussi bénéficier des vertus de séjours universitaires ou professionnels à l’étranger ? La réallocation du Fonds d’Échange à but Éducatif, Culturel et Sportif (FEBECS) permettra d’étendre la mobilité des jeunes à leur environnement régional. C’est une chance supplémentaire pour notre jeunesse de développer ses compétences, notamment linguistiques. Ensemble, nous soutenons et renforçons les économies ultramarines. Ensemble, nous partageons également une certaine vision de l’État et de son rôle dans la sphère économique. Votre rôle est essentiel pour la croissance, l’emploi et la transition des outre-mer vers une économie verte. •


Le chapitre du texte consacré à la continuité territoriale a été très largement raccourci en CMP, avec notamment la suppression de la mesure étendant la péréquation tarifaire postale aux lettres jusqu’à 100 g (au lieu de 20 g aujourd’hui). Seules subsistent les mesures relatives aux

obsèques (permettant que le fonds de continuité territoriale finance une partie des frais de transport des ultramarins résidant en métropole et devant se rendre aux obsèques d’un parent au premier degré) ; et celle, introduite au Sénat, étendant les toutes nouvelles dispositions de la loi Montagne II en matière de téléphonie mobile aux outre-mer. Une mesure introduite lors des débats à l’Assemblée nationale a été maintenue : elle interdit la discrimination en raison de la « domiciliation bancaire ». Il s’agit d’empêcher une pratique courante de certaines banques tendant à refuser un crédit à des personnes résidant dans l’Hexagone au motif que leur compte est domicilié outremer. La CMP a également validé les dispositions du Sénat en matière de collecte des déchets, moins défavorables pour les collectivités que ce que l’Assemblée avait prévu. Enfin, en matière d’urbanisme, la CMP a réellement joué son rôle de compromis : le texte de l’Assemblée prévoyait une dérogation pour les communes d’outre-mer pour convertir leur Plan d’Occupation des Sols en Plan Local d’Urbanisme. Alors que le droit commun fixe la date butoir au 26 mars 2017, le texte des députés prévoyait une dérogation jusqu’en mars 2020. Les sénateurs ont supprimé cette dérogation. La CMP a coupé la poire en deux, en fixant la dérogation à mars 2018. •

© Association Eco-Maires

DU SÉNATEUR-MAIRE

Le Sénateur de Saint-Pierre et Miquelon et Maire de Saint-Pierre, Karine Claireaux, a participé à la Commission Mixte Paritaire (CMP) qui s’est réunie lundi 6 février sur le projet de loi Égalité réelle outre-mer. La Commission est parvenue à un accord, laissant espérer que ce texte puisse être adopté avant la fin de la législature qui intervient dans deux semaines. L’économie générale du texte n’a pas été modifiée, mais de nombreuses dispositions ajoutées au cours des débats à l’Assemblée nationale et au Sénat ont été supprimées. Tout le début du texte est consacré aux « plans de convergence » qui doivent être élaborés par les départements et les collectivités d’outre-mer et les EPCI – sans les communes qui ne seront que consultées mais ne seront pas associées à l’élaboration ni à la signature de ces plans. Ces plans de convergence, qui donneront lieu à la signature de « contrats de convergence », s’étendront sur « dix à vingt ans » avec pour objectif d’atteindre, à l’issue de cette période, « l’égalité réelle » entre l’Hexagone et les territoires ultramarins. Suivent diverses mesures touchant aux prestations sociales ou à la compensation du handicap.

Mercredi 1er février à l’Hôtel de Lassay de l’Assemblée Nationale, remise du Trophée Eco-Actions à la Ville de Saint-Pierre en présence de la Ministre des outre-mer Éricka Bareigts et du Président des Eco-Maires Guy Geoffroy. En arrière-plan sur la photo ci-dessus : le navigateur Yvan Bourgnon, parrain de la 26e édition de la cérémonie des Trophées Eco-Actions.

Sur la photo ci-contre : en 4e position en partant de la gauche, Claire Nouvian, parrain officiel également. Madame Nouvian est ambassadrice des océans de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

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VIE LOCALE

LE FORUM “MA FORMATION, MON MÉTIER, MON AVENIR” Les possibilités de formation avant et après le BAC Une action commune organisée par le Centre d’Information et d’Orientation du Lycée Émile Letournel et Pôle Emploi, à destination des élèves des classes allant de la 4e à la Terminale, a suscité la curiosité des parents d’élèves et de leurs enfants mardi 7 février au Centre Culturel. Le Forum « Ma formation, mon métier, mon avenir » dont nous pouvons saluer le succès, offrait au visiteur une information sur les possibilités de formation à temps plein ou en alternance, avant et après le Bac, ainsi que sur les métiers correspondants. Les élèves des classes concernées ont ainsi pu échanger avec les professionnels autour d’une dizaine de stands représentant chacun un domaine précis : - Tourisme, Hôtellerie, Restauration - Bâtiment Travaux Publics - Artisanat - Agriculture - Entrepreneuriat - Santé - Sécurité, armée et les métiers de la pénitentiaire - Éducation nationale - Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) Ces stands étaient notamment animés par : la Collectivité Territoriale, la Fédération des artisans et des entreprises du bâtiment et des travaux publics, la CACIMA, Archipel Développement, le Centre Hospitalier François Dunan, le Service des douanes, le Centre Pénitentiaire, le Commandement de la gendarmerie pour Saint Pierre et Miquelon. Les élèves inscrits en Terminale ont eu l’opportunité de participer à une opération « job dating » ; en fait il s’agissait de s'entraîner à l'exercice de l'entretien d'embauche avec des professionnels bénévoles le temps d'un après-midi. •

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© Chantal Briand

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CULTURE

ÉLIE SEMOUN Au Centre Culturel et Sportif pour un spectacle “À PARTAGER” C’est un événement en ce début d’année ! Élie Semoun, actuel pensionnaire des « Grosses têtes » dans la Bande à Ruquier sur RTL, sera à Saint-Pierre à l’invitation du Centre Culturel les 2 et 3 mars prochains pour son nouveau spectacle « À Partager ». Un nouveau spectacle « à l'image de son humour : intime, émouvant et saignant ! » relèvent unanimement les journalistes qui ont bien apprécié les nouveaux personnages mis en scène : un djihadiste débutant, un conseiller municipal d'un maire fasciste, Mapi une cougar épanouie, un pervers ravi de son voyage en Thaïlande, un patron efféminé du Spa Empire des sens, un accidenté de la route… Vous partagerez également une part de l’intimité de l’humoriste ! Il vous racontera l'adolescence de son fils, ses origines marocaines, et ses histoires d'amour. La Presse en parle : « Les fans découvriront ici un autre Élie Semoun, plus profond, plus touchant » .Télérama « Son goût et son talent pour incarner des personnages ne l’ont pas quitté. » LeMonde.fr « Un des divertissements humoristiques de l’année à ne rater sous aucun prétexte » sortirparis.com « À voir pour être les premiers à découvrir le nouvel Élie Semoun » Direct Matin « Un très bon cru Semoun » Le Parisien « Un spectacle intelligent, engagé, hilarant » L’Obs

© Clémence Demesme

Pour vous faire votre propre idée et pour passer résolument une belle soirée, rendez-vous les 2 et 3 mars au CCS ! •

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> Écho dossier

Suite du dossier publié dans le N° 1469

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LES GOÉLETTES DE SAINT-PIERRE Par Alain Leclair aux éditions Yellow Concept

Retraité, Alain Leclair vit en Bretagne, à Dinard, où il a travaillé en tant qu'ingénieur électronicien jusqu'en 2009 dans une entreprise qui « connaît bien l'archipel puisqu'elle a fourni et installé les antennes de télécommunications par satellites de Saint-Pierre », nous a-t-il confié.

E N V I E D E L I R E

Cependant son intérêt pour Saint-Pierre est antérieur. « En effet, la grand-mère de ma femme était Saint-Pierraise et parlait avec passion de l'archipel de son enfance. Elle racontait la vie à Saint Pierre et surtout évoquait très souvent son grand-père, Jean Marie ROBERT » explique Alain Leclair. Son livre présente donc de façon romancée la vie de ce personnage. Les explications de l’auteur. « Né à Cancale en 1841, il s'est établi à Saint Pierre en 1860 et y a vécu jusqu'à sa mort en 1921. Il a pratiqué tous les métiers de la pêche à la morue. Il a été gravier (ndlr  : lire l’encadré), novice, matelot, second puis patron de goélette jusqu'à armer, enfin, son propre bateau. Il a également navigué au pilotage sur une pirogue, au remorquage sur les premiers vapeurs puis il a commandé la drague qui permit aux 200 goëlettes de l'époque d'hiverner dans le Barachois. Il fut également gardien de la bascule publique et conseiller municipal à la Mairie de Saint-Pierre de 1904 à sa mort. Jean-Marie ROBERT a donc été acteur et témoin de toute l'histoire maritime et de la vie locale pendant 60 ans. J'en ai fait le narrateur du livre pour qu'il raconte son enfance à Cancale, sa vie familiale à Saint-Pierre et sa carrière maritime. Il évoque les dangers et la difficulté de la navigation dans les parages de Terre-Neuve mais aussi la rudesse de la vie à terre pour les familles de marins, bien différente, mais tout aussi difficile, à Cancale qu'à Saint-Pierre. Mes sources sont les souvenirs de familles, les discussions avec les anciens, la lecture de nombreux ouvrages sur Saint-Pierre dont les éphémérides de Sasco et Le Huenen et ceux sur la grande pêche. J'ai effectué des recherches très minutieuses dans les archives de Saint-Pierre, de Cancale et celles de l'Inscription maritime à Rennes et à Cherbourg. L'envie d'écrire cette histoire est née lors de notre voyage à Saint Pierre. Au fur et à mesure des découvertes, des balades et des échanges avec les cousins, ce qui ne devait être qu'un résumé de quelques pages est devenu un livre tant il y avait de choses à dire ». L’histoire que nous raconte Alain Leclair est passionnante et émouvante à la fois. On s’attache immanquablement à ce personnage et à ses proches : parents, frère, épouses, enfants, compagnons de pêche, et… aux épreuves bien souvent, qui ont traversé les grandes étapes de l’histoire maritime de 1850 à 1920. Le récit de l’auteur est agrémenté de cartes et de documents inédits. Entre les naufrages de goélettes saint-pierraises, l’épidémie de choléra à Cancale, les prières à Notre Dame du Verger, l’évolution économique et la transformation du paysage maritime malouin, avec la construction des phares notamment, les cyclones meurtriers sur les côtes de Terre-Neuve, les graves de l’île aux Chiens, l’auteur nous plonge dans la grande histoire de l’armement colonial jusqu’à son déclin dans les années 1910-1920.

« Les goélettes de Saint-Pierre » est disponible chez votre libraire habituel. •

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Les Goélettes de Saint-Pierre : Extrait. Les graves

E N V I E D E L I R E

© Collection Dr. Dhoste

Je passai toute la saison de pêche à travailler sur les graves. Les graves, j’en avais bien sûr entendu parler, à Cancale, par l’oncle Henry. “ Quand les cales sont pleines ou que la boëtte vient à manquer, on rentre à Saint-Pierre, ousque le poisson est déchargé pour être mis à sécher sur les plages de galets qu’ils appellent les graves ”. J’avais donc tout naturellement imaginé qu’il s’agissait d’un espace naturel, en bordure immédiate de la mer. En fait s’il s’agit bien de galets, ils sont disposés par l’homme, un à un, sur des terrains en pente douce exposés au soleil, en laissant soigneusement un espace entre chaque. De cette manière l’air peut circuler entre les cailloux, donc en-dessous des poissons lorsque ceux-ci y sont étendus. L’armement Lemoine avait à cette époque une concession pour des graves à l’île aux Chiens. Après la revue de détail sur le quai de SaintPierre, on réembarqua pour y rejoindre leurs installations. Elles étaient donc situées sur cette langue de terre assez basse qui sert de brise-lames naturel, protégeant la rade et le port de Saint-Pierre. Celui-ci, le Barachois, est une anse délimitée du côté du large par une ligne reliant l’île aux Moules et la pointe aux Canons, offrant un abri très sûr, au bord de laquelle s’est édifiée la ville de Saint-Pierre. À l’image de l’animation qui régnait sur les quais, la rade était littéralement pleine de navires au mouillage, ou manœuvrant sous les ordres du pilote. Cette flotte me rappela par le nombre de bateaux celle que l’on rassemble à Cancale pour la caravane. L’Île aux Chiens comptait à cette époque moins de cinq cents habitants, auxquels s’ajoutaient cent à cent cinquante graviers pendant la saison de la pêche. Peu accidentée, avec ses terrains en pente douce exposés aux vents, et recevant les rayons du soleil plus longtemps que le littoral de Saint-Pierre (du moins du côté de la ville, abrité du soleil couchant par la “ montagne”), c’est un endroit idéal pour exposer le poisson. Aussi avant que n’augmente le nombre de petits pêcheurs installés à l’année, y trouvait-on les installations de sècherie de maisons d’armement métropolitains, tels les d’Aigremont, et bien sûr les Lemoine. La traversée de la rade en chaloupe prit environ une demi-heure. À peine débarqués sur l’île et nos coffres déposés dans un baraquement à l’extrémité des graves, un homme à l’air renfrogné nous aligna à l’extérieur : -J’suis vot’ maître de grave et vous m’devez obéissance ! dit-il en guise de présentation, puis il nous harangua sans ménagement en promettant les pires sévices “aux tire-au-cul et aux fainéants”, et c’était parti pour sept mois de travail. La première tâche qui nous attendait, mes collègues graviers et moi, était de remettre en état ce champ de galets, d’en faire disparaître toute trace de l’hiver et de désherber car la végétation reprend vite ses droits dès que reparaît le soleil printanier. La tâche principale, le séchage du poisson, se déroulait sur plusieurs semaines, en un certain nombre d’opérations que l’on appelait “soleils”. Le premier jour, la morue débarquée des bateaux était lavée, puis les poissons étendus sur la grave, la peau en-dessous. (“premier soleil”). Le lendemain, même chose jusqu’à mi-journée, puis on les groupait trois par trois (“deuxième soleil”). Le troisième jour, ces groupes de trois étaient à nouveau mis à sécher, jusqu’au soir, et on en faisait des tas de huit (“troisième soleil”) . Même opération les quatrième et cinquième jours, à l’issue desquels on formait des tas plus gros, puis après le sixième jour, les morues étaient groupées en piles d’environ cinquante quintaux et on les laissait ainsi une bonne dizaine de jours sans y retoucher. Le « septième soleil” consistait à étendre à nouveau les poissons sur la grave pendant une journée puis à reconstituer les piles en disposant en- dessous les poissons les plus secs. On refaisait ensuite la même chose tous les quinze jours environ, jusqu’au “dixième soleil”. Bien sûr, les graves n’étaient pas inoccupées pendant le temps où le poisson était en pile, mais recevaient la cargaison du bateau suivant, et ce travail se répétait inlassablement jusque fin octobre, sous les coups de gueule du maître de grave. Ces gens étaient plus ou moins brutaux, mais tous semblaient avoir pour unique rôle la surveillance des travailleurs, à la manière des gardes-chiourme. Le “nôtre” hurlait, menaçait, mais il expliquait pourquoi, il disait ce qu’il voulait que l’on fasse, et c’était déjà bien, par rapport à certaines brutes tristement connues qui cognaient d’abord et s’expliquaient ensuite. On travaillait du lever au coucher du soleil, six jours sur sept, sauf urgence… L’urgence c’était quand il fallait protéger la morue lorsqu’arrivait la pluie, ou au contraire un trop grand soleil. Dans le premier cas, laisser le poisson exposé à l’averse aurait obligé à reprendre les opérations de séchage depuis le début, tandis que le second en aurait brûlé les chairs et provoqué sa perte. Seuls temps “libres”, les périodes où la pluie s’établissait pour plusieurs jours, et où il était donc impératif de garder la morue à l’abri des intempéries, et le dimanche, pour la messe. C’était avant la construction de l’église et la création de la paroisse de l’Île aux Chiens. La messe était dite par le curé de Saint-Pierre qui venait, “si le temps le permettait”, le dimanche, célébrer l’office dominical dans la chapelle Notre-Dame des Victoires, située à la Pointe Leconte, chez un armateur de Granville.•

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Bibliothèque

À l’occasion de la fête de Mardi-Gras, la bibliothèque vous propose deux livres autour de ce ••• thème : L’équipe de la bibliothèque

Bibliothèque-Médiathèque de Saint-Pierre

Site : http://www.biblispm.com Tél : 05 08 41 31 99 Fax : 05 08 41 71 40 Mél : bibliotheque-mediatheque@cheznoo.net

26 masques à faire soi-même Savine Pied Père Castor Documentaire

Ce livre permettra aux enfants avec un peu d’aide des parents de réaliser eux-mêmes leurs masques. Les explications sont claires, accompagnées de photographies et de patrons. Pour chaque modèle, le degré de difficulté, le temps de séchage et le coût sont précisés. Fleurs, animaux, robot, poupée russe, masque de Venise, masque africain, il n’y a que l’embarras du choix. •

Mademoiselle Zouzou : Je veux arriver Agnès Aziza Gründ Roman Jeunesse

Zouzou essaie de faire sauter des crêpes avec sa grandmère qui l’encourage à persévérer. En effet, ce n’est pas si facile que ça ! Découragée par sa maladresse, elle a envie de laisser tomber. Mais quand elle rêve qu’elle est mademoiselle Zouzou, elle trouve toujours une solution à ses problèmes. Cette fois-ci, elle se voit en championne de surf donnant des cours à une élève qui est tentée d’abandonner. Un petit roman sur l’envie d’apprendre plus forte que le découragement et la tentation d’abandonner. •

Rubrique animée par Josée Gautier

DIRE, NE PAS DIRE EXCESSIVEMENT AU SENS DE TRÈS

A C A D E M I E F R A N C A I S E Fondée en 1634 par Richelieu, l’Académie française a pour principale mission l’établissement d’un dictionnaire de référence dont la neuvième édition est en cours. En 2011, l’Académie a ouvert sur son site Internet la rubrique interactive « Dire, ne pas dire ». Un florilège des réponses données aux interrogations des internautes vient de paraître aux éditions Philippe Rey.

L’adverbe excessivement est un synonyme de « trop » et s’emploie pour signaler ce qui est fait sans modération, en dépassant la mesure moyenne ou permise. On dira ainsi Il boit excessivement ou Il roule excessivement vite. On l’emploiera donc toujours dans un contexte négatif puisqu’il signale un excès, un défaut : Il est excessivement susceptible, elle est excessivement maniérée. Mais on se gardera bien de l’employer en lieu et place d’adverbes comme très ou tout à fait avec un adjectif de sens positif, évoquant une qualité, sauf à vouloir faire de cette qualité poussée à l’extrême un défaut. On évitera de même l’emploi de l’adjectif excessif quand c’est extrême ou très grand qui conviendraient. On dit : Elle est extrêmement gracieuse Il m’est tout à fait sympathique Il a répondu avec une très grande politesse On ne dit pas : Elle est excessivement gracieuse Il m’est excessivement sympathique Il a répondu avec une excessive politesse

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inéma

POUR VOIR LA VIE EN GRAND iné ma passion chaque jeudi à 20 h 30

di u e Le j vrier 30 fé 23 ures he 0 à2

L’histoire : « Heidi, une jeune orpheline, part vivre chez son grand-père dans les montagnes des Alpes suisses. D'abord effrayée par ce vieil homme solitaire, elle apprend vite à l'aimer et découvre la beauté des alpages avec Peter, son nouvel ami. Mais la tante d'Heidi, estimant quil ne s'agit pas là d'une éducation convenable, place la fillette dans une riche famille de la ville. Heidi va-t-elle supporter cette vie, loin de la montagne et de son grand-père ? »

Pour Voir la vie en grand : « Heidi », qui n’a pas entendu parler de cette petite fille vivant avec son grand-père dans les montagnes suisses ? Elle est née en 1880 dans un roman écrit par Johanna Spyri. De succès en librairie en adaptation cinématographique, Heidi traverse les générations sans prendre une ride. Alain Gsponer, qui avait déjà œuvré dans le divertissement familial avec « Le petit fantôme », offre à notre héroïne un bel écrin, un film aux paysages magnifiques, un film rempli de bons sentiments, un film qui fait du bien. Et pour mener à bien ce projet, il fallait trouver la perle rare, celle qui aurait assez de naturel et de force pour être Heidi, après des mois de recherche, le choix s’est arrêté sur Anuk Steffen. Une actrice en herbe qui éclate au grand jour avec son énorme sourire communicatif et ravageur, une actrice facile à diriger pas comme les animaux du film qui ont donné du fil à retordre à l’équipe. Autre difficulté, celle de trouver des lieux de tournages qui ne soient pas trop touchés par la modernité, les effets spéciaux ont fini par venir à bout des antennes, lignes électriques et autres… en post production. Quand on pense à Heidi, on pense aussi à son fameux grand-père, c’est l’immense Bruno Ganz qui lui prête ses traits, lui qui a débuté sur la direction de Rohmer, de Wenders et poursuivi une immense carrière à l’international pour connaître son rôle le plus fort dans « La chute » en 2004. À 75 ans, il rayonne toujours du plaisir de jouer la comédie et ne connaît pas le mot retraite, heureusement. C'est beau, c'est frais, soyez emporté par les paysages dans lesquels «Heidi» vit des aventures fantastiques. «Heidi» sera a coup sûr l'héroïne de toute la famille pour ces vacances, alors venez nombreux voir la vie en grand ! • Cédric Lebailly

Espace éco-citoyen

Avec

HEIDI ner po nz ain Gs Bruno Ga l A e D et teffen S k u An

De la cave au grenier, les piles et batteries usagées aiment se faire oublier. Elles sont présentes dans les objets les plus courants, de l’ordinateur portable aux jouets pour enfants, en passant par l’électronique, la téléphonie ou l’outillage sans fil. Valeur sentimentale, difficulté à extraire une batterie incorporée ou encore manque de temps : autant de prétextes pour conserver ces piles en fin de vie…

La presse en parle : PourDirect Matin : « Parfois drôle, souvent touchant et toujours enthousiasmant, ce conte familial à la mise en scène soignée offre en outre un véritable voyage dans le temps. Un soin tout particulier ayant été apporté aux décors, costumes et maquillages » écho des caps n° 1470 • jeudi 16 février 2017

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des marées Février 2017 Les jours croissent de 1 heure 24 minutes MERS BASSES

Urgence médicale

Gendarmerie

Sapeurspompiers

Pharmacies de Garde du lundi 13 fév. 9 h au lundi 20 fév. 9 h Pharmacie SPM 55 28 02

du lundi 20 fév. 9 h au lundi 27 fév. 9 h Pharmacie CHFD 41 47 47

MERS PLEINES

Samedi 18 - Ste Bernadette 07:41 19:55 02:08 14:21 Dimanche 19 - St Gabin 08:36 21:08 03:04 15:18 Lundi 20 - Ste Aimée 09:54 22:36 04:04 16:27 Mardi 21 - SS. Pierre et Damien 11:31 23:41 05:06 17:39 Mercredi 22 - Ste Isabelle 12:38 06:07 18:40 Jeudi 23 - St Lazare 00:30 13:24 07:02 19:28 Vendredi 24 - St Modeste 01:14 14:02 07:50 20:09 Samedi 25 - St Roméo 01:55 14:37 08:33 20:47 Dimanche 26 - St Nestor 02:36 15:10 09:13 21:26

Vil e de Saint-Pierre

Numéros utiles

Mairie standard : 41 10 50 Pôle Voirie : 55 80 77 ou 55 80 65 Pôle Bâtiment : 55 80 78 ou 55 57 18 Traitement des Eaux : 41 41 76

Journal édité par la Ville de Saint-Pierre

≥ Rappel - Avis d’ouverture d’enquête Publique Par arrêté préfectoral n° 17 du 11 janvier 2017, le préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon a prescrit l’ouverture d’une enquête publique, relative à une demande, présentée par la société Guibert Frères SARL, pour l’obtention d’une autorisation d’exploiter un centre de transit de déchets dangereux situé sur la commune de Saint-Pierre. Pendant la durée de l’enquête, soit du mercredi 8 février 2017 au vendredi 10 mars 2017 inclus, le dossier sera tenu à la disposition du public à la mairie de Saint-Pierre aux heures habituelles d’ouvertures (du lundi au jeudi de 8h15 à 12h et de 13h30 à 17h30, le vendredi de 8h15 à 12h et de 13h30 à 16h).

Fondateur Albert Pen Directeur de la publication et Éditorialiste Karine Claireaux Co-directeur de la publication Sébastien Durand

Rédacteur en chef Jean-Louis Mahé : 05 08 41 10 91 redaction.echo@msp975.fr

Photographe et rédacteur Jean-Christophe L’Espagnol photographe.echo@mairie-stpierre.fr

Infographiste Steve Yon : 05 08 41 10 95

Toute personne pourra consigner ses observations sur le registre d’enquête prévu à cet effet, les adresser par lettre recommandée au commissaire enquêteur au siège de l’enquête à la mairie de Saint-Pierre ou les transmettre par voie électronique à l’adresse suivante : enquete-publique@spm.gouv.fr Au besoin, des informations complémentaires pourront être obtenues auprès de Monsieur Pascal Guibert, gérant de la société Guibert Frères SARL. Monsieur Eric Chupeau, commissaire enquêteur titulaire, se tiendra à la disposition des personnes qui désireraient être entendues, à la mairie de Saint-Pierre : -le vendredi 10 mars 2017 de 13h30 à 17h00 Le rapport et les conclusions motivées du commissaire enquêteur seront mis à la disposition du public à la préfecture, à la mairie de Saint-Pierre et sur le site Internet de la préfecture - www.saint-pierre-et-miquelon.gouv.fr -, dès leur réception.

infographie.echo@msp975.fr

Responsable de l’imprimerie Yannis Lepape : 05 08 41 10 93 imprimerie.echo@mairie-stpierre.fr

Secrétariat et accueil Clarisse Hacala : 05 08 41 10 90 secretariat.echo@msp975.fr

Collaboration Jean-Luc Drake (Photographe) jean-luc.drake@cheznoo.net

Journal en ligne www.mairie-stpierre.fr

Pour nous joindre L’Écho des Caps Hebdo, rue Georges Daguerre • BP 4213 97500 SPM Tél. 05 08 41 10 90 • Fax 05 08 41 49 33 Tirage 2 800 exemplaires • Commission paritaire numéro 68511

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écho des caps n° 1470 • jeudi 16 février 2017


écho des caps n° 1469 • jeudi 9 février 2017

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BIBLIOTHÈQUE

© Jean Luberry

EXPOSITION-VENTE DE PHOTOGRAPHIES DE JEAN LUBERRY Une partie de la recette sera reversée à l’Association Misaotra

Jusqu'à la mi-mars, Monsieur Jean Luberry expose ses photographies à la Bibliothèque de Saint-Pierre. C’est la première exposition de Monsieur Luberry qui pratique la photographie en amateur depuis maintenant soixante-trois ans. Il possède une collection d'environ dix mille photos. Il désirait depuis longtemps partager ses souvenirs (de vacances à Madagascar et autres) et il se lance enfin cette année en espèrant que les gens apprécieront. "Mon premier appareil photo, un cadeau de communion, fut la célèbre boîte noire carrée en plastique (Kodak Brownie Hakeye modèle U.S.A). Depuis, j'ai possédé plusieurs appareils de type divers. Les appareils utilisés pour réaliser les photos qui sont présentées à l'exposition étaient un reflex argentique de la gamme EOS Canon et un petit compact Lumix. Fervent amoureux de la nature - c'est ce qui a d'ailleurs amplifié ma passion pour la photo - , je suis donc très attiré par les beaux paysages, la faune et la flore." • Valérie Vidal La moitié de la recette de ventes de ces photographies sera reversée à l'association Misaotra.

CINÉMA - SAINT-PIERRE

TOURNAGE DU COURT-MÉTRAGE “JENNA” La production recherche des figurants La production du film « Jenna » et son réalisateur Christian Monnier recherchent des figurants bénévoles pour le tournage d’un court-métrage de fiction sur SPM. Les acteurs principaux du film sont Christine Braconnier, Laurent Lucas et Martine Francke. Ce film sera diffusé notamment sur les antennes de SPM 1ère, de France Ô et en festivals. • Nous recherchons 40 figurants avec valise et manteau pour une scène à l’aéroport de Saint Pierre le jeudi 23 février de 09H30 à 16H00. Les participants sont invités à venir avec leur véhicule. • Nous recherchons 30 figurants avec valise et manteau pour une scène à l’aéroport de Saint Pierre le samedi 25 février de 08H30 à 12H30 (idéalement les mêmes personnes que le jeudi 23 février), et une vingtaine de figurants à l’aéroport de 14H00 à 17H00. Les participants sont invités à venir avec leur véhicule. • Nous recherchons 60 figurants habillés sobrement mais pas forcément tout en noir (pour une scène de repas de lendemain d’obsèques) le dimanche 26 février de 13H30 à 17H00. Les participants sont invités à venir avec leur véhicule. •

Merci de répondre à cette annonce via l’email de contact : castingfilmspm@gmail.com en précisant le jour choisi pour participer au film, votre nom, votre âge, vos coordonnées, téléphone et email. En vous remerciant par avance. Cordialement La production du film Screen Addict Productions 78 av, Raymond Poincaré 75116 Paris • France Rejoignez la page fb du film : https://www.facebook.com/jennashortfilm/


Écho des Caps N° 1470