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[ Ville de Saint-Pierre ] Par Jean-Louis Mahé

Situation financière « Saine et maîtrisée »

[ Des efforts marquants ] M. Jean-François Nicol a accepté, pour les lecteurs de l’Écho des Caps, de faire une synthèse de la situation financière de la Commune : « L’étude, menée sur l’évolution de la situation financière entre 2007 et 2009, confirme que la Commune parvient à maîtriser son fonctionnement courant en dégageant un résultat positif. Sa marge d‘autofinancement permettant les investissements progresse. Les charges de fonctionnement sont en baisse, mais leur structure demeure déséquilibrée du fait de dépenses difficilement compressibles. Les recettes progressent aussi sur la période, mais la fragilité structurelle déjà mise en évidence subsiste. La Commune de Saint-Pierre reste très dépendante des recettes douanières et donc de l’activité économique de l’Archipel ; la moindre variation a un impact direct et majeur sur les recettes de fonctionnement, sur les résultats, et de ce fait, sur la capacité d’autofinancement. L’autofinancement est donc toujours fragile. La structure déséquilibrée

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Lors de la séance officielle du Conseil municipal du mercredi 29 septembre, communication a été faite aux élus de l’analyse financière de la Commune de Saint-Pierre établie par le TrésorierPayeur-Général. L’étude couvre les années 2007 à 2009.

« La santé financière de la Commune est bonne, nonobstant les fragilités structurelles. Les excédents budgétaires cumulés en témoignent ».

du bilan se consolide, la Commune accroît légèrement sa capacité à disposer d’un financement disponible propre. Les dépenses d’investissement sont donc financées pour l’essentiel sur le fonds de roulement. Il ne peut d’ailleurs en être autrement compte tenu du dispositif, spécifique à l’Archipel, de perception de ces recettes fiscales et douanières. En conclusion, les efforts réalisés sont marquants : maîtrise des dépenses, priorisation des investissements. La capacité d’endettement est reconstituée. La santé financière de la Commune est bonne, nonobstant les fragilités structurelles. Les excédents budgétaires cumulés en témoignent ». [ Partenariat ] L’étude présentée aux Conseillers municipaux souligne que « sur le plan de la dynamique de gestion et particulièrement de son partenariat avec les services de la Direction Générale des Finances Publiques, la Commune est à

l’origine de plusieurs projets innovants pour l’Archipel ». Celui initié avec le Centre National de la Fonction Publique Territoriale en est « l’illustration principale ». [ Gestion ] L’étude reconnaît aussi que la Commune « adhère activement à tous les processus de modernisation de gestion proposés par la DGFiP, en particulier ceux relatifs aux échanges dématérialisés ». Référence est faite ici à l’achat par la Mairie d’un logiciel de dématérialisation. Ce logiciel permet notamment de transmettre par informatique sur CD au Receveur municipal les bordereaux, les états de versement, les récapitulatifs et les déclarations. Une véritable révolution informatique doublée d’un gain de temps considérable, d’une facilité de gestion et d’une économie de papier substantielle. •

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[ Vie municipale ] Par Martin Detcheverry

Fuites sur le réseau eau Réduction d’un tiers La réduction des fuites sur le réseau d’eau potable, la Municipalité en a fait une priorité. Elle avait programmé conjointement, l’été dernier, une action de formation des personnels sur les techniques de localisation des fuites, et une mission spécialisée de contrôle du réseau. Les explications de Martin Detcheverry, Président du Conseil d’Exploitation de la Régie Eau & Assainissement.

Les services techniques de la Ville de Saint-Pierre se sont mobilisés cet été pour réduire encore les fuites sur le réseau d’eau potable.

[ Formation ] « Du 5 au 12 juillet 2010, la Ville de SaintPierre a accueilli Pierre Freyssenet, agent de maîtrise à la Mairie de Clermont-Ferrand et expert pour le Centre National de la Fonction Publique Territoriale. Ce spécialiste de la gestion des réseaux publics d’eau potable a animé une formation théorique et pratique destinée à trois agents de la Ville de Saint-Pierre. Ce fut l’occasion de mettre en œuvre les appareils de détection de fuites les plus récents, prêtés pour l’occasion. Une formation efficace puisqu’elle a permis aux agents de déceler plusieurs fuites lors des essais pratiques sur le réseau d’eau de la Commune ». [ Mission Créd’eau ] « Du 6 au 25 août, l’entreprise Créd’eau a poursuivi le travail de recherche de fuites entamé en 2009. L’entreprise a concentré ses efforts sur la mesure, quartier par quartier, des débits nocturnes, une tâche ingrate mais nécessaire pour déterminer les secteurs les plus endommagés. Sur les mois de juillet et d’août, 12 interventions ont été réalisées par le Pôle Voirie. Elles ont permis en deux mois de réduire de 33 % les fuites du réseau ». [ Les sentinelles du réseau ] « La rupture d’une conduite d’eau est toujours imprévisible. Parfois, elle est facile à repérer ! Ce fut le cas le 29 septembre dernier lorsqu’une conduite principale a cédé route Iphigénie. À l’inverse, d’autres ruptures de canalisations peuvent rester cachées pendant de long mois.

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Vous pouvez aider les équipes municipales en rapportant les changements que vous observez près des lieux que vous fréquentez habituellement : baisse soudaine de pression du réseau ; infiltrations le long des conduites ou sur les chaussées ; bruits ou vibrations sur la canalisation de branchement ; changement de couleur de l’eau ;

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présence de boue ou de particules... Il suffit pour cela de contacter le secrétariat de la Mairie au 41 10 50, ou en cas d’urgence le 55 80 61. Une fiche d’amélioration de la qualité est également disponible sur le site internet : http://www.mairie-stpierre.fr/fr/50pieces-en-telechargement.html ». •


[ envie de lire ] Propos recueillis par Jean-Louis Mahé

Jean-Marie Pen Il n’y a personne à la fenêtre Le public de l’Archipel connaît le peintre. Ses portraits, « des visages ridés, creusés qui racontent une histoire », ses natures mortes dont il aime « travailler les reflets à l’instar de l’artiste hollandais Van Overbeek », sont exposés depuis quelques mois à la Galerie Ravenel.

« Je suis beaucoup dans l’imaginaire. J’adore les histoires d’” uchronie”, les voyages dans le temps, le fantastique, mais aussi la littérature classique, ancienne et moderne. » mais aussi la littérature classique, ancienne et moderne. Je pense que l’inspiration peut venir de tant de choses. De la vue d’un tableau, d’une photo, d’un échange verbal, suite à la vision d’un film, d’une musique surtout, d’un fait-divers. Et puis, on ne fait que broder en fait sur des thèmes maintes fois rabâchés depuis lulure ! L’importance du thème est moindre. C’est l’art de le traiter qui est intéressant. Bien sûr, l’expérience personnelle est également une source d’inspiration. J’ai commencé (mais jamais fini) pas mal d’histoires d’après ce que j’ai vécu.

Mais Jean-Marie Pen a une autre passion, l’écriture ! Il vient de signer un premier roman publié aux Éditions Velours. « Il n’y a personne à la fenêtre » est disponible à la librairie Lecturama. S’il reconnaît que la peinture est pour lui « un moyen d’exprimer une émotion », Jean-Marie Pen avoue que l’écriture lui permet de « laisser libre cours à [mon] imaginaire, à un humour que beaucoup trouveront stupide ou/et déjanté mais que j’assume ». Entretien avec l’auteur. Écho : À quand remonte ton désir d’écrire ? J-M.Pen : À vrai dire, je crois que j’ai toujours été attiré par la chose écrite. Je me souviens que petit, je faisais des pages d’écriture sur la table du salon à SaintPierre en reproduisant inlassablement à la plume les lettres de l’alphabet. Ensuite, j’ai toujours aimé écrire, des lettres, des historiettes même des histoires pour enfants. Bien souvent, je mettais à la poubelle les pages que je venais de noircir jugeant, comme toujours, que d’autres ont écrit et écrivent bien mieux que moi et que c’était donc inutile. Et puis, un jour, on se dit que d’abord on pourrait se faire plaisir en publiant un livre (il ne faut pas oublier que l’ego est un moteur important dans la création) et que ce qu’on écrit (ou peint, ou dit) pourrait peut-être quand même intéresser quelqu’un, alors on se lance. Écho : Comment est né ce roman ? J-M.Pen : Il y a quatre ou cinq ans, la fille alors adolescente de mon ex-compagne s’ennuyait quelque peu dans sa chambre. Je viens la voir et elle me demande de lui dicter un texte afin qu’elle le tape sur son

PC, car elle adorait la dactylographie. Je m’installe alors et je commence à lui dicter les premières pages de ce qui deviendra « Il n’y a personne à la fenêtre ». À l’époque, je ne pensais nullement à en faire un bouquin ni même une histoire ! Cela sortait comme de l’écriture automatique. Ce n’est que plus tard, qu’elle et sa mère m’ont incité à poursuivre la rédaction, à en faire « quelque chose ». Écho : Quelles sont tes sources d’inspiration ? J-M.Pen : Je suis beaucoup dans l’imaginaire. J’adore les histoires d’« uchronie », les voyages dans le temps, le fantastique,

Écho : Avec quels auteurs reconnais-tu avoir des affinités littéraires ? J-M.Pen : Oh ! Je ne pense pas avoir des « affinités » avec un quelconque auteur, tout simplement parce que je ne suis pas un écrivain ! À la limite, on pourrait appliquer le substantif « affinité » pour ce qu’il représente en terme de goûts communs. Dans ce cas, j’apprécie une quantité très importante d’écrivains. Je n’ai que peu de « rejets », sans doute parce que je ne les connais pas. L’un de mes auteurs « favoris » est Patrick O’Brian qui a écrit la saga de Jack Aubrey (dont a été tiré le film « Master and Commander. De l’autre côté du monde », avec Russel Crowe). J’apprécie beaucoup aussi

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Oiseau Blanc / Ravenel Détermination Bernard Decré ne lâche pas prise. Actuellement à Washington sur les traces de Nungesser et Coli, il consulte des documents, rassemblés par la NAVY, portant la mention « le rôle de l’aviation lors de la Prohibition à Saint-Pierre et Miquelon ». Il se rendra ensuite à Saint-Jean de Terre-Neuve-et-Labrador – toujours pour consulter des archives – et également dans la presqu’île de Burin jusqu’à Grand-Bank où il espère trouver de nouveaux indices sur « L’Oiseau Blanc » et le « Ravenel ». Concernant le chalutier, il semblerait que les recherches aux alentours de « Bob Rocks », effectuées ce printemps, aient été faites un peu trop au Nord. Les prochaines fouilles en mai et juin 2011 se feront plus dans le Sud des rochers. Quelques habitants de « Lorries » et de « Helen Island » participent activement à la recherche de témoins susceptibles de fournir de précieuses informations. Quelques noms ont déjà été évoqués. Côté médias, le magazine Thalassa diffusera (les dates ne sont pas encore fixées) deux émissions consacrées à « L’Oiseau Blanc » et au « Ravenel », et la chaîne ARTE présentera un documentaire axé sur la vie de Nungesser, l’un des deux pilotes de l’avion. Un documentaire de Marie-Pierre Farkas sera projeté au festival de Toulouse-Blagnac le 14 novembre prochain. Un rapport sur les zones de recherches prospectées cette année peut-être consulté à la Mairie de Saint-Pierre et au Conseil Territorial. • J.-C. L’Espagnol

Écho : Donnes-nous enfin trois bonnes raisons de lire : « Il n’y a personne à la fenêtre ». J-M.Pen : 1 - C’est un récit dépaysant, géographiquement et surtout « littéralement » ! 2- Où il apparaît que même une histoire loufoque et déjantée peut être construite sur des détails bien réels et que, si l’on est curieux, on pourra tenter de les déceler pour mieux s’y intéresser. 3 - Vous pourrez à nouveau préparer des « doughballs » à la Saint-Pierraise grâce à la recette incluse dans le livre ! Incroyable non ? •

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Écho : La peinture et l’écriture sont-elles deux disciplines artistiques complémentaires ? J-M.Pen : Elles peuvent l’être, bien sûr, et le passé est là pour en témoigner. Beaucoup d’œuvres picturales ont été réalisées d’après des récits évidemment. En ce qui me concerne, l’écriture me permet de laisser libre cours à mon imaginaire, à un humour que beaucoup trouveront stupide ou/et déjanté mais que j’assume alors que la peinture est pour moi un moyen d’exprimer une émotion. Pourtant, et l’une et l’autre activités témoignent de ma personnalité. L’on m’a dit récemment : « je croyais te connaître et c’est la surprise en lisant ce bouquin ! ». Je crois que je ne maîtrise pas suffisamment la technique pour mettre sur la toile autre chose que ce que j’y mets actuellement ! L’écriture me permet de « jouer » avec les mots, de construire une histoire, d’y mettre des pièges, des indices, alors que je ne peux le faire en peinture.

brève d’actualité

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Frédéric Dard pour sa verve et son humour ; Boileau et Narcejac pour la maîtrise de développement de leurs histoires ; Amélie Nothomb pour l’apparente fragilité de ses histoires et surtout son intelligence et sa culture ; Jasper Fforde qui a écrit l’une des histoires les plus « déjantées » avec la saga de Thursday Next ; les bouquins de Christophe Lambert (pas l’acteur !) qui sont bien construits et réellement fantastiques, et puis tant d’autres... Vian que je n’ai pas relu depuis des années mais dont je me souviens de « perles » et d’effets sémantiques qui n’appartiennent qu’à lui ; certains livres de Julian Barnes dont l’humour typiquement british est un délice ; Ken Grimwood dont le best-seller « Replay » est un modèle de récit de voyage dans le temps ; quelques Ken Follet pour son incroyable capacité à passer d’un genre à l’autre, etc.


brèves d’actualité

Météorologie

Contre la grippe saisonnière

Sand, sea and sun !

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Santé

Si juillet a été doux, peu ensoleillé (moins soixante et une heure par rapport à la normale), brumeux (vingt-cinq jours) et excédentaire en pluviométrie (plus quarante-quatre pour cent – toujours par rapport à la normale – dont soixante-deux millimètres de précipitations pour la seule journée du 14 juillet), août a quant à lui été très différent. Un mois sec et chaud avec des températures supérieures à vingt degrés (dix-huit jours comptabilisés) qui a permis à bon nombre d’estivaux de profiter des plages de l’Archipel comme celle du Diamant aménagée par dame nature cette année. • J.-C. L’Espagnol, d’après Relevés Météo France

« Nuit Blanche »

Prix Emile-Ollivier

Inspirations et talents

Françoise Enguehard

Neuvième édition dans tout l’Hexagone et deuxième dans l’Archipel, la « Nuit Blanche » 2010 a réuni de nombreux participants autour de huit manifestations. Noctambules et insomniaques ont débuté leur « nuit » par la bibliothèque municipale avec un spectacle de « Contes Zéro’tiques » sous forme de marionnettes et de chansons coquines. Grâce à l’inspiration, au talent et à l’énergie des organisateurs et des comédiens, les passagers du bus-mystère ont découvert un « Saint-Pierre » sous une forme inhabituelle ! Une sortie nocturne originale et appréciée. Jamais deux sans trois, alors… à l’année prochaine ! • J.-C. L’Espagnol

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En Métropole, tout comme dans l’Archipel, la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière a été lancée le 23 septembre et se poursuivra jusqu’au 31 janvier. Ce nouveau vaccin saisonnier est trivalent, c’est-à-dire que trois différentes souches virales le composent : H1n1, type A (H3N2) et type B. Les personnes âgées de plus de soixante-cinq ans, les enfants dès l’âge de six mois, les femmes enceintes et les patients atteints d’un trouble du système immunitaire sont invités à se faire vacciner. Le vaccin est préconisé aussi aux asthmatiques, aux malades atteints de malformations cardiaques ou pulmonaires.• J.-C. L’Espagnol

Le jury du prix littéraire « Émile-Ollivier » a décerné une mention d’honneur à Françoise Enguehard pour son roman « L’Archipel du Dr Thomas ». Ce prix (créé en 2004 par le Conseil supérieur de la langue française en collaboration avec le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes) est décerné à un écrivain canadien francophone. Les œuvres doivent se démarquer par leurs qualités littéraires et leur originalité. Par l’attribution de ce prix, le Conseil veut souligner l’importance de la création littéraire et de la maîtrise de la langue dans la vie culturelle des francophones du Canada hors Québec. • J.-C.L’Espagnol écho des caps n° 1224 • vendredi 8 octobre 2010

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brèves d’actualité

Dessin de la semaine

Paquebots

Les chiffres d’août

Huit escales en 2010

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Emploi

148 demandeurs d’emploi en « catégorie 1 » fin août 2010, soit une baisse de 4 % par rapport au mois précédent, et de l’ordre de 12,4 % par rapport à août 2009 (155). Pour Pôle Emploi, et comme pour le mois de juillet, ce sont les hommes qui ont bénéficié le plus de cette embellie saisonnière : « Ils ne représentent d’ailleurs plus que 42 % du total de la demande d’emploi ». La tendance générale est à la baisse pour toutes les catégories de demandeurs d’emploi, « notamment pour les jeunes de moins de 30 ans qui voient leur nombre passer en dessous de la barre des 50 inscrits et leur part reculer en deçà des 33 % ». • D. Gil

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La saison des paquebots s’est achevée le 3 octobre avec le « Clélia II ». Seize escales prévues cette année mais seulement huit ont touché nos îles. Des annulations pour diverses raisons (vente de société, problème de construction de navire… etc.) et qui n’entachent pas le nombre de fréquentation des touristes d’un jour. Cette année, trois mille soixante-dix-huit passagers ont foulé le sol ; les taxes, payées par les compagnies et perçues par le Service des Douanes, s’élèvent à près de vingt mille euros (onze mille en 2009). Depuis 2004, près de trente mille croisiéristes ont découvert le « french touch ». • J.-C. L’Espagnol


[ bilan ] Par Jean-Louis Mahé

Route Halifax Saint-Pierre Une 5e édition mémorable « L’édition 2010 fut la plus belle à plus d’un titre ».

« Notre principal souhait était de faire de cette 5e édition, au-delà de l’aspect purement sportif, un événement qui génère convivialité et bonne humeur ; nous souhaitions en faire une édition qui resterait gravée dans les mémoires », nous a en-

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[ Formidable mobilisation ] Valérie Claireaux, la Présidente de l’Association Route Halifax Saint-Pierre est formelle : « Si nous avons réussi à mener à bien cette belle et grande aventure que représente la Route Halifax Saint-Pierre, c’est grâce à la mobilisation sans faille des bénévoles, des parrains, des marraines, des partenaires et des commanditaires et aussi grâce à l’engouement de la population qui s’est manifestée chaque jour en nombre pour soutenir nos actions ».

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Pari réussi pour les organisateurs de la Route Halifax Saint-Pierre : un nombre de participants en augmentation, une renommée qui dépasse les frontières des provinces maritimes, ce qui explique la présence de nombreux québécois parmi les concurrents, le dynamisme avéré des bénévoles, une belle promotion de l’Archipel autour de la course, un « Café de la Route » qui a fait le plein tous les jours dès potronminet… la 5e édition de la Route Halifax Saint-Pierre restera dans les mémoires ! Nous avons souhaité en dresser le bilan avec les différents organisateurs.

core confié Valérie Claireaux. La Présidente de l’Association RHSP peut s’enorgueillir également du succès, le mot est faible, du « Café de la Route » : « nous avions fait le pari de transformer le “Café de la Route“ en un véritable lieu de rencontre pour les navigants, les bénévoles et la population. Compte tenu de l’affluence et de l’ambiance, que ce soit lors des petits-déjeuners, les midis et surtout lors des soirées, je pense que nous avons largement gagné notre pari et que la Route Halifax SaintPierre est vraiment devenue, cette année, un événement festif à part entière, incontournable et populaire ». Ce succès vient récompenser des jours, des mois de travail intense en amont : « compte tenu des commentaires enthousiastes et chaleureux de nos visiteurs, de l’accueil de la population, de l’ambiance de fête qui a régné pendant près d’une semaine, je me dis que cela en valait largement la peine », conclut Valérie Claireaux. Pas question de se reposer sur ses lauriers, la Présidente de l’Association RHSP réfléchit déjà à l’édition 2012.

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[ Une participation record ] Pour sa 5e édition, la Route Halifax SaintPierre a enregistré une participation record avec 37 voiliers inscrits. Comparativement, rappelons qu’en 2002, l’année de la création de la course, 20 voiliers étaient sur la ligne de départ ; 29 voiliers en 2004 ; 28 voiliers en 2006 ; et 22 voiliers en 2008. Petit changement cette année : contrairement aux éditions précédentes où les voiliers de la classe « Cruising » partaient avec 24 heures d’avance, il n’y a eu qu’un seul départ pour tous les concurrents. Bilan de l’édition 2010 avec Emmanuel Chaigne, Président du Comité de course : « la course a été extrêmement rapide avec un vent de Sud-Ouest de 20 à 30 nœuds. Le vent assez fort a provoqué quelques dégâts sur les voiliers : bôme cassée, voiles déchirées et un démâtage sur l’arrivée à SaintPierre au niveau du Cap au Diable.

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[ Grand Prix Allianz ] Annulé faute de vent lors de l’édition 2008, le « Grand Prix Allianz », commanditaire important de la RHSP, a bénéficié cette année de conditions météorologiques exceptionnelles pour une course autour du Colombier. « Les 37 voiliers se sont retrouvés à régater tous ensemble sous le soleil avec 15 nœuds de vent sous l’œil des caméras de RFO et de nombreux spectateurs qui ne voulaient rien manquer de cette ambiance caribéenne… », nous a confié le Président du Comité de course.

Le record de l’épreuve a été battu d’un peu plus de 10 heures par le voilier de 60 pieds “Spirit Of Canada“ de Derek Hatfield avec un temps de 29 h 43 m 56 s. Le précédent temps de référence pour cette course avait déjà été établi par Derek Hatfield lors de la première édition en 40 h 25 m 56 s sur un voilier de 40 pieds. Sur l’ensemble des concurrents : • 4 voiliers étaient typés course transocéanique comme le voilier de Derek Hatfield “Spirit of Canada“ qui a participé à plusieurs “Vendée Globe“ ou encore celui de Georges Leblanc, “Océan Phénix“, qui a participé à la “Volvo Race“ autour du monde. Cette catégorie est la plus rapide avec une moyenne de 34 heures de course. • 23 voiliers se partageaient les trois catégories de courses croisières. Dans chacune

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de ces catégories, les trois premières places étaient très disputées avec des écarts de quelques minutes sur les 45 heures de course en moyenne. • 10 voiliers ont participé en classe croisière, la classe la plus lente car l’utilisation du spinnaker est interdite (53 heures de course moyenne pour cette classe). L’édition 2010 a été la plus rapide avec une moyenne de 45 heures (8 nœuds de vitesse moyenne) sur l’ensemble des concurrents contrairement à 2004 où la moyenne était de 80 heures (4.5 noeuds de vitesse moyenne) sur les 360 milles de course. • Le plus petit voilier de la course “Hozro“ de Ghislain Catrou mesurait 6.50 m (classe océanique mini) et les 2 plus grands “Océan Phénix“ et “Spirit of Canada“ : 18.28 m ».

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[ Sécurité ] Autre précision d’Emmanuel Chaigne : « lors des quatre éditions précédentes la sécurité de la course était assurée par des navires de la Garde Côtière Canadienne ; pour cette dernière édition c’est le navire « Fulmar » de la Marine Nationale Française qui a accompagné la course. Un journaliste de RFO était à bord, ce qui nous a permis de suivre les évènements de la course en direct et les balises qui étaient embarquées sur chacun des voiliers nous ont permis de suivre leur progression, heure par heure. Le Fulmar est intervenu sur un voilier qui était hors course et qui s’est trouvé en difficulté à 60 nautiques de Saint-Pierre. L’équipage du Fulmar a accompagné le voilier jusqu’à l’entrée de la baie et l’a confié à la vedette de la Société Nationale de Sauvetage en Mer et au zodiac du Yacht Club de Saint-Pierre pour le rentrer au port ».


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de festivités avaient tous “la banane” ! Il n’y avait que des bons mots pour la Route Halifax Saint-Pierre. C’est avant tout ce que je recherchais en créant cet événement en 2002 et il est indéniable, qu’à sa petite échelle, la Route a pu lancer l’été à SaintPierre, remplir partiellement notre port de

voiliers et redonner, je pense, de la pêche aux Saint-pierrais et Miquelonnais en ce début de saison estivale. Un grand merci à toutes celles et à tous ceux sans qui la Route Halifax Saint-Pierre ne pourrait avoir lieu et rendez-vous en 2012 avec encore plus de voiliers ».

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[ La plus belle des éditions ] Philippe Paturel, co-fondateur de la RHSP mais aussi navigateur, a accepté de nous confier ses impressions : « l’édition 2010 de la Route Halifax Saint-Pierre, d’un point de vue de navigateur, me laisse de très beaux souvenirs et ce fut, selon moi, la plus belle depuis sa création même si ce n’était pas la Route la plus passionnante en terme de stratégie et de tactique du fait des conditions météorologiques. En tant que co-fondateur de la RHSP, cette édition fut la plus belle avec quasiment le double de voiliers que par le passé, mais aussi parce que 6 équipages québécois ont rallié Halifax pour rejoindre nos îles. Un bel exploit et un grand merci à nos cousins du Québec. La plus belle du fait que les bénévoles ont su appréhender un défi bien plus grand que lors des précédentes éditions sans pépin et dans la bonne humeur. La plus belle car une grande partie de la population est venue en nombre supporter les marins et partager avec eux une petite tranche de vie. La plus belle car le Grand Prix Allianz a pu cette année se dérouler sans encombre en rade de Saint-Pierre sous un soleil radieux et un vent soutenu. Ce que je retiendrai plus particulièrement de cette 5ème édition, ce sont des clichés. Mon album personnel regroupe un grand nombre d’individus, locaux, canadiens, américains, marins, bénévoles, musiciens, commanditaires, journalistes et j’en oublie probablement, qui pendant cette semaine

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[ Une promotion très ciblée ] Pas avare d’actions de promotion en faveur de l’Archipel ces derniers mois, le Comité Régional du Tourisme a saisi l’opportunité de la Route Halifax Saint-Pierre pour « installer un chapiteau sur le quai d’Halifax près de la ligne de départ, et pour hisser un pavillon français sur cette même ligne », nous a précisé Anaïs Siosse, la Directrice du C.R.T. Elle était accompagnée de 6 professionnels du secteur. L’événement a bénéficié d’une couverture médiatique exceptionnelle. Journalistes et photographes comme les centaines de visiteurs qui arpentaient le quai d’Halifax chaque jour ont pu apprécier notamment : « un stand de découverte nature avec les photos et l’ouvrage “Whalecome“ de Thierry Vogensthal qui a conclu un partenariat avec le Musée d’Histoire Naturelle ; un stand de dégustation qui a permis au cuisinier Philippe Pupier de mettre en valeur la gastronomie française et les produits de la Ferme de l’Ouest ; un stand d’artisanat d’art animé par Isabelle et Thierry, de la Butte ». La musique bien française était également à l’honneur avec l’accordéoniste Robert Siegfriedt qui a pris beaucoup de plaisir à jouer quasiment à la commande ! Pour le bonheur des amateurs de musette ! Parallèlement à ces actions, Anaïs Siosse avait organisé une conférence avec les professionnels du tourisme canadien. Bilan ? « Cette conférence a permis d’inviter les responsables du secteur ainsi que des tours-opérateurs attentifs au développement touristique de leur région et de SaintPierre et Miquelon », a tenu à souligner Anaïs Siosse, avant de conclure : « le Comité Régional du Tourisme leur a présenté

les atouts de l’Archipel, tant les aspects économiques de la croisière que du patrimoine culturel et naturel ». [ Commentaires élogieux ] Les retombées médiatiques ont été nombreuses autour de cette 5e édition de la RHSP. Parmi les commentaires, tous très élogieux, nous avons retenu celui publié sur « Voile en ligne » sous le titre : « SaintPierre et Miquelon, Parfum de France un soupçon salin ». Extrait : « […] plusieurs coureurs ont fait étalage de leurs interro-

gations quant à la visite de Saint-Pierre et Miquelon. « Comment il se fait que nous ne soyons pas venus plus tôt sur ces très belles îles? » était la question qui ressortait le plus parmi eux. Saint-Pierre et Miquelon est en effet d’une beauté poétique. C’est un parfum de France parfaitement assaisonné d’amour et d’air salin. C’est connu que les Français savent manipuler les saveurs… Cailloux français au beau milieu de l’Amérique du Nord, l’Archipel vit principalement de pêche et d’agriculture. Sa modeste fréquentation touristique demeure un mystère. Il est probable que l’accessibilité à l’Archipel y soit pour quelque chose en raison de son isolement. On sait que les billets d’avion coûtent cher en Amérique du Nord ». À bon entendeur… ! En conclusion, nous pouvons dire, en référence aux commentaires du Président du Comité de course que « l’édition 2010 de la Route Halifax St-Pierre a passé un nouveau cap en atteignant près de 40 bateaux, ce qui en fait une des plus grandes courses offshore de la Région avec la course Marblehead-Halifax ». La 6e édition en 2012 est déjà en préparation… Vous pouvez retrouver le classement et les photos de l’édition 2010 sur le site :

www.routehalifaxsaintpierre.com www.chezvoo.net/rhsp

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[ expo ] Par Michel Le Carduner

À L’Arche en octobre Pour le bonheur des yeux Samboon Phoungdorkmai et André Lurde exposeront au Musée de L’Arche du lundi 11 au vendredi 22 octobre. Samboon Phoungdorkmai est thaïlandaise. Sa vocation d’artiste remonte à l’enfance. Adolescente, elle intègre, contre la volonté de sa mère, un collège d’art puis le Collège d’Arts et Métiers de Poh-Chang à Bangkok. Elle enseignera plusieurs années les arts avant de se consacrer entièrement à ses projets artistiques. Touche à tout, elle a toutefois un faible pour l’aquarelle, qui lui permet de peindre sur place. Fleurs, nature et paysages sont ainsi devenus ses sujets de prédilection. En 1996, l’ouvrage qu’elle consacre aux célèbres temples d’Angkor (« An Artist at Angkor »), fruit de plusieurs mois de séjour sur place, assoit sa réputation en Thaïlande et dans le monde. Les publications vont s’enchaîner avec « Luang Prabang » en 2005, sur l’ancienne cité du Laos, classée au patrimoine mondial, et plus récemment encore, « Journey with a paint brush », en 2006, un large recueil de ses oeuvres regroupant plus de 400 illustrations. Samboon a aussi exposé, notamment en 2008, à la galerie AKKO de Bangkok. Son style est fait d’un mélange de style figuratif et impressionniste, servi par une dextérité manuelle exceptionnelle et une acuité visuelle pointue. Elle fera partager son talent lors de l’exposition au Musée de l’Arche, mais aussi dans le cadre d’un stage qui se déroulera aux mêmes dates (du 11 au 22 octobre) tous les soirs de la semaine (de 17 h 45 à 19 h 45), au Lycée d’État Émile Letournel, grâce à l’aimable autorisation de sa direction. On peut encore s’inscrire en téléphonant au 41 49 78. Samboon sera accompagnée de son mari, André Lurde, français originaire de Sétif en Algérie, qui partagera l’affiche avec elle au Musée de L’Arche. Il prépare actuellement une exposition de ses travaux à Bangkok en décembre. Mais ils ne seront pas seuls puisque Jean-Christophe L’Espagnol expo-

Après l’exposition-événement de Patrick Guillaume au printemps, le Carrefour Culturel Saint-Pierrais propose cet automne de découvrir trois nouveaux talents.

sera avec eux, vous proposant pour l’occasion quelques clichés déjà exposés à TerreNeuve et d’autres inédits. L’exposition sera visible aux heures d’ouverture du Musée de L’Arche, soit de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à

17 h. Des visites commentées seront proposées aux scolaires. Chacun pourra se faire une idée du talent de ses deux artistes en se rendant sur leur site : www.artsomdede.com •

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avis RÉPUBLIQUE FRANÇAISE RÉVISION DE LA LISTE ÉLECTORALE

Ambassadrice

Peu de temps avant de quitter ses fonctions, la Gouverneure Générale du Canada, Mme Michaëlle Jean, a effectué une visite de cinq jours à TerreNeuve-et-Labrador, une Province qu’elle considère « résolument ouverte sur le monde ». Le Premier ministre Danny Williams lui a rendu un bel hommage affirmant que « le Canada est chanceux d’avoir eu cette Gouverneure Générale ». David Johnston succède à Mme Michaëlle Jean qui deviendra envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti. Danny Williams qualifie cela « d’une perte pour le Canada, mais d’un gain pour Haïti ». •

Le Maire de la Commune de SAINT-PIERRE fait savoir aux électeurs que la révision annuelle de la liste électorale prévue par le code électoral a lieu depuis le 1er septembre. En conséquence, les demandes d’inscription sur ladite liste seront reçues jusqu’au 31 décembre 2010, dernier délai, EN MAIRIE, où les personnes intéressées devront se présenter à cet effet, munies de toutes pièces justificatives utiles. Toute personne qui, pour une cause indépendante de sa volonté, ne peut se présenter elle-même à la Mairie, peut adresser sa demande, par correspondance, sous pli recommandé, ou la faire présenter par un tiers dûment mandaté.

CONDITIONS À REMPLIR POUR ÊTRE ÉLECTEUR : Être de nationalité française ; Être majeur (il suffit d’avoir 18 ans révolus le dernier jour de février) ; N’être frappé d’aucune incapacité électorale définie par les articles L5 à L8 du Code électoral. En outre, pour être inscrit dans une commune, il faut, soit : - Y posséder son domicile tel qu’il est déterminé par le Code civil ; - Y avoir une résidence réelle et effective de 6 mois au dernier jour de février ; - Y être inscrit pour la 5e fois sans interruption au rôle d’une des contributions directes communales et déclarer vouloir exercer ses droits électoraux dans la commune ; - ou y exercer en qualité de fonctionnaire public assujetti à résidence obligatoire (aucun délai de résidence n’est exigé).

Nul ne peut être inscrit sur deux listes électorales

Plateau continental

Le Canada s’apprête à déposer auprès des Nations Unies, en tout cas avant 2013, une demande d’agrandissement de son territoire dans l’océan Atlantique. Les missions de cartographie au-delà de la zone territoriale canadienne des 200 milles viennent de se terminer. Les autorités fédérales analysent donc en ce moment les données récoltées. Selon les estimations actuelles, le Canada « pourrait revendiquer des fonds marins deux fois plus grands que le territoire de Terre-Neuve-etLabrador ». Ces sols « pourraient être riches en pétrole et en gaz naturel », c’est ce qu’affirme Jacob Verhoef, directeur de la Commission géologique du Canada dans la région atlantique. Selon Monsieur Verhoef, « le Canada a tout intérêt à revendiquer des sous-sols océaniques » ; il explique que « le Canada pourra ainsi établir les normes de forage au large de ses côtes et éviter une possible catastrophe comme la marée noire dans le Golfe du Mexique ». •

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Toute personne qui aura réclamé et obtenu son inscription sur deux ou plusieurs listes sera punie des peines prévues par l’article L86 du Code électoral.

Pièces à fournir à l’appui des demandes d’inscriptions Soit : - livret militaire ou carte du service national ; - livret de famille régulièrement tenu à jour ; - carte nationale d’identité ; - passeport même périmé, délivré ou renouvelé postérieurement au 1er octobre 1944 ; - décret de naturalisation ; - carte de naturalisation ; - carte d’immatriculation et d’affiliation à la Sécurité sociale ; - carte du combattant avec photographie - permis de conduire ; - titre de réduction de la S.N.C.F, non périmé ; - carte d’identité de fonctionnaire avec photographie délivrée postérieurement au 1er octobre 1944 par le directeur du personnel d’une administration centrale, par les préfets ou par les maires, au nom d’une administration de l’État, des départements ou des communes ; - carte d’identité ou carte de circulation délivrée par les autorités militaires des armées de terre, de mer ou de l’air ; - titre de pension (carnets à coupons ou brevet d’inscription avec photographie justifiant de l’identité du titulaire) ; - permis de chasser avec photographie. En outre, les électeurs devront se munir de toutes les pièces justifiant soit du domicile, soit des 6 mois de résidence exigés par la loi, soit de la qualité de contribuable de la commune, soit de leur qualité de fonctionnaire public dans la commune. Le droit à inscription au titre de contribuable de la commune ne peut s’établir que par la production d’un certificat du directeur des Services Fiscaux.

écho des caps n° 1224 • vendredi 8 octobre 2010

Saint-Pierre, le 1er septembre 2010 Le Maire, Karine Claireaux


[ Athlétisme ] Par Didier Gil

XXe Cross de l’Écho Deux records sont tombés [ Le Challenge Inter-Classes ] Hors les tout jeunes inscrits à « l’Open de la jeunesse » (réservé, en guise d’initiation, aux moins de 10 ans), nous avons compté 121 classés dans le « Challenge InterClasses », contre 90 en 2009, mais 148 en 2008 ; 153 en 2007 ; 192 en 2003 et 156 en 2002. Il faut néanmoins savoir que de nombreux inscrits ne se sont pas pointés au départ. Dans ce challenge 2010, 17 équipes ont été classées, contre 5 en 2009, 18 en 2008 ; 21 en 2007 ; 11 en 2006 ; 12 en 2005 ; 14 en 2004 et 19 en 2003. Elles sont 11 chez les poussins, 5 chez les benjamins et une seule chez les minimes. • Poussins : victoire des « Reebook », de l’école Sainte-Croisine, avec Brice Lebailly, Alexandre Rivollet, Mathias Cuza, Mark Urtizbéréa et Damien Sabarots. • Benjamins : victoire des « Archi Ball », du Collège Saint-Christophe, avec Florent Gaudy, Damien Briand, Damien Coste, Maud Zimmermann et Arley Plaa. • Minimes : victoire des « Bests », du Collège Saint-Christophe, avec Tristan Girardin, Guillaume Revert, Joani Capandéguy, Nathan Janil et Nathan Drillet.

La vingtième édition du Cross de l’Écho s’est déroulée comme prévu ce samedi 2 octobre, dans la brume certes, mais par une température fort agréable. La participation a été très bonne. a remporté la palme chez les poussins pour la deuxième année consécutive. [ L’Open féminin ] Les dames parcourent quatre des sept tours du grand circuit (une distance totale de 4.700 m), et le record est détenu, depuis 1999, par Virginie Ranucci (25’25”34). Si les temps de chacune sont bien enregistrés dans les catégories respectives des unes et des autres pour les records, le classement général les rassemble toutes – sous la forme d’un « Open » – au vu de leur petit nombre sur la ligne de départ. Elles étaient 7 au départ de cette édition 2010 (4 en 2009, 3 en 2008 et 4 en 2007). Déjà gagnante l’an passé (elle était encore senior), Carine Kerhoas avait terminé à trois petites secondes du record féminin. Devenue V1 cette année, mais relevant de blessure, Carine n’a pu se lancer à l’assaut du fameux record. Beau lot de consolation néanmoins, en 26’53”79, elle a établi la nouvelle référence en V1, effaçant des tablettes le temps de Marie Jugan (27’06”88 en 1995).

L’ont rejointe sur le podium, Marielle Boissel, (29’11”87) et Patricia Cloony (31’36”12), deux concurrentes senior. [ Les messieurs ] Ils ont été 14 à prendre le départ contre 12 l’an passé, 16 en 2008 et 22 en 2007. Claudio Arthur – huit fois vainqueur de l’épreuve (7 tours pour 8.225 m) depuis sa création en 1991, et détenteur du record (31’59” en 1998) – était bien présent sur la ligne de départ mais au titre de starter. Tout le monde s’attendait à une troisième victoire consécutive de Bruno Kerhoas (V1), mais il s’est finalement classé 4e. Fort de sa préparation pour un marathon couru quelques jours auparavant, Marc Menant (V1) a pris la tête dès le départ pour ne jamais l’abandonner. Ce n’est pas son premier Cross, mais c’est bien la première fois qu’il s’impose au général en 39’08”05. À ses côtés, sur le podium, la seconde place est prise par Daniel Luberry (V2), en 39’19”81. On voit bien que l’écart est moindre, et avec quelques centaines de mètres de plus, Daniel aurait fort bien pu revenir

© V.S-P/J.-C. L’E.

[ Les jeunes en individuel ] Les jeunes font l’objet d’un double classement, celui par équipe dont nous avons parlé ci-dessus, mais aussi à titre individuel et par catégorie. Comme d’habitude, vous découvrirez les principaux podiums dans notre traditionnel tableau récapitulatif. Nous en retiendrons néanmoins que les coureurs qui ont déjà goûté au Cross y reviennent très facilement. Chez les cadets par exemple, Vasco Heudes était déjà 1er l’an passé et même 1er minime l’année précédente. Chez les minimes, Tristan Girardin était déjà 1er minime en 2009, de même Albane Poulain et Maéva Heudes, respectivement 2e et 3e, étaient 1re et 2e benjamines l’an passé. Autres exemples : la première benjamine, Maud Zimmermann était 1re poussine en 2009, et Liam Pannier écho des caps n° 1224 • vendredi 8 octobre 2010

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[ La remise des prix ] Pour la seconde fois, depuis la création de l’épreuve, tout le monde s’est retrouvé en fin de journée dans la salle des délibérations de la Mairie pour la proclamation des résultats, avec les trophées et autres cadeaux offerts par notre partenaire Allianz – Cabinet Paturel Assurances. C’est M. Yvon Hebditch, représentant de Madame Karine Claireaux, Maire de Saint-Pierre, qui a présidé cette cérémonie.

Pour l’occasion, et puisque ce 2 octobre était son jour anniversaire, Madame Carole Bouillie, secrétaire officielle de l’épreuve depuis sa création, a reçu, non sans émotion, de notre rédaction une plaque gravée soulignant « ses 20 ans de fidélité au Cross de l’Écho ». Nos remerciements vont à tous les bénévoles de la Foulée des Îles ainsi qu’aux membres de la section locale de la Croix-Rouge qui ont apporté la sécurité indispensable à ce genre d’épreuve. •

© V.S-P/J.-C. L’E.

sur Marc. À la troisième place, Fabrice Autin (V1) qui, en 39’29”14, est le premier à inscrire Miquelon sur un podium du Cross. De l’épreuve des messieurs, nous retiendrons que Jacques Boyer (V3) a établi le nouveau record de sa catégorie, en 50’15”85, effaçant du palmarès celui établi en 2007 par Jacques Palanchier (54’02”). Il n’en reste pas moins que ce dernier était bien dans la course, disputant son 17e Cross de l’Écho.

[ 20e Cross de l’Écho des Caps Samedi 2 Octobre 2010 ] Classement Général Messieurs Top 10 (Distance 8.225 m) Class 1er 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e

Nom et Prénom Menant Marc Luberry Daniel Autin Fabrice Kerhoas Bruno Drake Yannick Quédinet Benoît Dianon Christian Arrossaména Rémy Gautier J.-Bernard Autin Stéphane

Vétérans I Messieurs (7) 1er Menant Marc 2e Autin Fabrice 3e Kerhoas Bruno Vétérans II Messieurs (5) 1er Luberry Daniel 2e Quédinet Benoît 3e Arrossaména Rémy Vétérans III Messieurs (2) 1er Boyer Jacques 2e Palanchier Jacques

Les courses des plus jeunes... Temps 39’08”05 39’19”81 39’29”14 39’53”68 40’35”18 41’01”75 41’02”51 41’51”10 41’57”38 47’34”55

39’08”05 39’29”14 39’53”68

39’19”81 41’01”75 41’51”10

50’15”85 59’25”58

Open féminin (7) S+V1+V2 (4.700 m) Class 1re 2e 3e 4e 5e 6e 7e

16]

Nom et Prénom Kerhoas Carine V1 Boissel Marielle S Cloony Patricia S Robert Rachel V1 Blonde Valérie V1 Bouroult Mich. V1 Lelorieux Rachel S

Temps 26’53”79 29’11”87 31’36”12 32’06”28 32’49”81 33’56”00 46’06”98

écho des caps n° 1224 • vendredi 8 octobre 2010

Cadets 1.175 m (2) Class 1er 2e

Nom et Prénom Heudes Vasco Tauzia Lawrence

Temps 4’47”91 5’07”81

Minimes garçons (8) Class 1er 2e 3e

Nom et Prénom Girardin Tristan Revert Guillaume Grand Yoann

Temps 5’22”05 5’28”10 5’28”88

Minimes filles (4) 1re 2e 3e

Goraguer Lucie Poulain Albane Heudes Maéva

5’55”73 6’24”30 6’50”27

Benjamins 725 m (22) 1er Kerhoas Guillaume 2e Roulet Arnaud 3e Gaudy Florent

3’11”90 3’15”46 3’17”96

Benjamines (15) 1re 2e 3e

Zimmermann Maud Thillais Eline Cormier Clémence

3’31”72 3’37”59 3’46”80

Poussins (31) 1er 2e 3e

Pannier Liam Briand Tristan Ennis Fabien

3’23”96 3’48”15 3’48”59

Poussines (39) 1re 2e 3e

Poirier Hannah Hacala Audrey Cormier Marie

4’01”16 4’03”96 4’05”09


Pharmacie de garde

Agenda des marées

du lundi 4 oct. 9 h au lundi 11 oct. 9 h

Les jours décroissent de 1 heure 33 min

Pharmacie CHFD

41 47 47 du lundi 11 oct. 9 h au lundi 18 oct. 9 h Pharmacie SPM

55 28 02

Numéros d’appels d’urgence

15

urgence médicale

17

gendarmerie

octobre 2010 BASSES MERS

Cinéma

voir la vie en grand présente

PLEINES MERS

Samedi 9 - St Denis 04:26

17:00

10:54

23:17

11:37

23:59

Dimanche 10 - St Ghislain 05:04

17:42

Lundi 11- St François d’Assise 05:41

18:23

12:21

Mardi 12 - St Wilfried 06:19

19:07

00:42

13:07

01:26

13:56

Mercredi 13 - St Géraud 07:00

19:56

Jeudi 14 - St Juste – Lune : P. Quartier 07:47

20:56

02:16

14:52

03:15

15:54

Vendredi 15 - Ste Aurélie 08:49

22:17

Samedi 16 - Ste Marguerite-Marie 10:16

23:37

04:22

17:01

Dimanche 17 - St Baudoin

18 sapeurs-pompiers

11:45

05:31

18:05

sudoku

Le jeudi 14 octobre à 20 heures 30 De Richard Berry, avec Jean Reno, Kad Mérad et Marina Fois.

Problème n° 1224• niveau : difficile

Scénario

« Charly Matteï a tourné la page de son passé de

hors la loi. Depuis trois ans, il mène une vie paisible et se consacre à sa femme et ses deux enfants. Pourtant, un matin d’hiver, il est laissé pour mort dans le parking du vieux port à Marseille avec 22 balles dans le corps. Contre toute attente, il ne va pas mourir… »

La presse en parle

Pour 20 minutes : « Ce polar rythmé

démontre par l’exemple que les Français tiennent leur rang dans le domaine du cinéma d’action. »

Voir la vie en grand…

À la fin des années 70, la guerre

des gangs fait rage à Marseille, Jacques Imbert est littéralement mitraillé dans un parking de 22 balles dans le corps, pourtant il survit. De cette histoire vraie, le journaliste Franz-Olivier Giesbert écrit « L’immortel » et Richard Berry décide d’en faire l’adaptation pour le cinéma. Formidable sujet, que le réalisateur traite de façon très réaliste, à la manière d’un thriller améRéponse du n° 1223

Régles du jeu : Vous devez remplir toutes les cases vides en placant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne une seule fois par colonne et une seule fois par zone de neuf cases. Chaque zone de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par zones pour vous aider.

ricain. Richard Berry sait subtilement mélanger les moments tendres et les scènes d’actions et filme Marseille avec une virtuosité magistrale. Jean Reno, dans le rôle titre, est parfait, il sait humaniser son personnage dans sa quête de la rédemption, tout en lui conservant une part de violence, un rôle fort et charismatique qui lui colle bien à la peau. Il est entouré par JeanPierre Daroussin, Marina Fois et Kad Mérad, dans un rôle inhabituel et surprenant. Pour suivre l’itinéraire d’un homme hors norme, pour trembler à chaque rebondissement et pour… Voir la Vie en Grand ! • Cédric Lebailly • www.cg975.fr écho des caps n° 1224 • vendredi 8 octobre 2010

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[ Terrain à vendre ] * Un terrain viabilisé d’une superficie de 751 m2 sis à Saint-Pierre, route de la Pointe Blanche. Pour tous renseignements complémentaires, s’adresser à l’agence immobilière Henri Paturel. Tél. 41 20 19 ; Fax : 41 28 52 ; ou par mail : hpaturel.conseil@cheznoo.net

[ État civil Juin 2010 ] Naissances 02 – LEPAPE Chloé Léa Maud 17 – FOUCHARD Camille Marie Jacqueline 22 – HACALA Jérémie Frédéric Serge Noël Mariage 19 – ALVES Porfirio Manuel et DE ARBURN Décès 01 – DETCHEVERRY Simone Jeanne Yvonne, veuve de ORSINY Roger Joseph Désiré.

[ État civil Juillet 2010 ] Naissances 05 – DRAKE / DRAKE (reconnaissance anticipée) 28 – MADÉ - - BORGES Marek Mariages 05 – LARRALDE Thierry Maurice et DAGORT Edith Anne-Marie 19 – ARTHUR Philippe Auguste et MAHÉ Céline Céleste 31 – FOUCHARD Frédéric Philippe Albert et DE ARBURN Hélène Christine Chantal Décès 08 – AUDOUX Jean Louis (transcription) 11 – LAMBERT Gabrielle Victoria, veuve de VIDAL Rémy Joseph Emile 21 – HAMONIAUX Angèle Emilie Georgette, veuve de JOUQUAND Maurice Lucien 27 – BRIAND Gérald Dominique Georges 27 – LARRALDE Etiennette Marguerite, veuve de TILLY Emile Lucien Paul.

Le 1er août à 9 h 27. Fils de Laurie et Morgan DRAKE.

Oscar LAHITON Le 2 août à 23 h 55. Fils de Mélanie ARROSSAMÉNA et d’Arnaud LAHITON.

* Les familles Poirier, Allain, Chabot, Manet et tous ses amis ont la douleur de vous faire part du décès de M. Michel Poirier, Président de l’association SPM Bretagne, ce 3 octobre dans sa 64e année. Les obsèques ont eu lieu à la Chevrolière, Loire-Atlantique, ce mercredi 6 octobre à 10 heures. Pour envoyer vos condoléances : Madame Michel Poirier 8, rue des Sorbiers 44118 La Chevrolière

[ La Société des Marins ] * Le Président et les membres de la Société des Marins remercient les personnes qui ont, de près ou de loin, contribué à l’organisation et au bon déroulement de la Fête des Marins du dimanche 26 septembre.

[ Les bébés d’août 2010 ]

Micah DRAKE

[ Faire-Part de décès ]

Owen BOISSEL Le 4 août à 8 h 20. Fils de Cynthia ÉPAULE et de Gianni BOISSEL, domiciliés à Miquelon.

Journal édité par la Ville de Saint-Pierre Site internet www.mairiestpierre.fr Fondateur Albert Pen (Février 1982) Directeur

de la publication et Éditorialiste Karine Claireaux Rédacteur en chef Didier Gil 05 08 41 10 91

Journaliste Jean-Louis Mahé 05 08 41 10 92 Secrétaire de rédaction et Accueil Clarisse Hacala 05 08 41 10 90

Henri GOIZIOU Le 5 août à 5 h 22. Fils de Laëtitia HAYES et de Henri GOIZIOU.

Enzo BESSIÈRE Le 16 août à 20 h 31. Fils de Coralie TELETCHEA et de Fabien BESSIÈRE.

Joaquim DISNARD Le 18 août à 9 h 12. Fils de Rachel DRAKE et de Samuel DISNARD.

Infographistes Sébastien Drake et Jean-Christophe L’Espagnol 05 08 41 10 95 Impression Yannis Lepape 05 08 41 10 93 -

Depuis janvier 2006, nous avons décidé – avec l’accord des parents, bien évidemment – d’accorder une place dans notre journal aux nouveau-nés du mois. Pour le mois d’août 2010, ils sont huit : une fille et sept garçons.

05 08 41 10 94 Photographes

Notre rédaction leur souhaite la bienvenue et adresse toutes ses Emy FOLIOT Enzo TILLARD félicitations aux heureux parents. Le 20 août à 15 h 25. Le 28 août à 18 h 18. Côté statistiques, nous retienFille de Véronique KERHOAS Fils de Christelle CUZA drons qu’il y avait eu 2 naiset de Fabrice FOLIOT. et de Paul TILLARD. sances (1 fille et 1 garçon) en août 2009. Depuis janvier 2010, nous totalisons 31 naissances (10 filles et 21 garçons). Rappelons que les naissances au Canada ne comptent pas dans les statistiques de l’Archipel. • D. G.

Georges Daguerre • BP 4213 •

18]

écho des caps n° 1224 • vendredi 8 octobre 2010

Jean-Luc Drake (J.-L. D.)

jean-luc.drake@cheznoo.net Jean-Christophe L’Espagnol (J.-C.L’E.) jclespagnol@gmail.com

Pour nous joindre L’Écho des Caps rue, 97500 SPM • Tél. 05 08 41 10 90 • Fax 05 08 41 49 33 courriel

echohebd@cheznoo.net

Tirage 3 000 exemplaires Commission paritaire numéro 68511


ECHO 1224 DU 8 OCTOBRE 2010  

ECHO DES CAPS VILLE DE SAINT-PIERRE SAINT-PIERRE ET MIQUELON

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