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Vœux à la population 17 janvier 2010

Mesdames et Messieurs, Chers amis, Quel plaisir de se retrouver, comme chaque début d’année, dans cette magnifique salle municipale pour partager ce moment de convivialité et d’échanges que nous aimons tous, quelles que soient nos sensibilités, quelles que soient nos différences. Un moment assez particulier, je dois le dire, un peu à l’écart du temps, un moment que nous devons certes à la féérie des décors mais surtout, me semble t-il, à l’émotion qui se dégage d’une communauté brétignolaise rassemblée autour de l’identité et du destin d’une ville qu’elle a contribué à façonner, génération après génération. Chers amis, vous êtes nombreux ce matin, vous êtes divers et je tiens à vous remercier très chaleureusement de cette présence et de l’honneur que vous faites à notre ville.


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Mais vous l’avez certainement constaté, il n’y a pas que des Brétignolais dans la salle. Alors, au nom du Conseil municipal qui m’entoure, aux côtés du Conseil Municipal des Jeunes élu démocratiquement et installé il y a quelques semaines, permettez-moi de remercier également les personnalités qui, au quotidien, agissent pour notre ville ou l’accompagnent quand cela est nécessaire : -

Claire-Lise Campion, Sénatrice Geneviève Colot, députée Michel Berson, Président du Conseil Général, Olivier Léonhardt, Président de la Communauté d’agglomération, les vice-présidents et les Maires du Val d’Orge - Mmes et MM les Conseillers régionaux et généraux, - Mmes et MM les Maires, Adjoints et Conseillers Municipaux de notre département, - Mmes et MM. les représentants de l’autorité militaire, de la police et des pompiers, - Mmes et MM. les représentants de l’Education Nationale, - Mmes et MM les représentants des associations, - MM les représentants des Chambres consulaires, Merci à chacun d’entre vous pour cette démarche visà-vis de notre commune, de notre institution. Merci de cette attention cordiale et fraternelle pour l’ensemble des élus municipaux qui m’entourent. Mesdames et Messieurs, Chers Brétignolais,


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A chacune et à chacun d’entre vous, à celles et ceux que vous aimez, je voudrais adresser des vœux de bonheur, de réussite et de prospérité pour cette année nouvelle. Je vous souhaite bien entendu la santé sans laquelle le quotidien est plus difficile. Je pense en particulier aux personnes fragiles ou âgées qui sont les plus vulnérables dans ce domaine. Que cette année 2010, cette nouvelle décennie, vous offre des perspectives nouvelles, enrichissantes. Que l’amour, l’amitié, la solidarité vous apportent la force et la passion dans ce que vous entreprendrez. A vous qui subissez la dureté des temps, les fins de mois difficiles, le chômage, la précarité, je formule le vœu que 2010 vous permette de retrouver la sérénité et le déclic d’un nouvel espoir de bonheur. En cette année 2010 nous commémorons le 50 ème anniversaire de la mort d’Albert Camus, authentique écrivain, philosophe aussi, dont on connaît l’engagement pour la paix, la fraternité et la justice. « Qu’est-ce que le bonheur sinon l’accord vrai entre un homme et l’existence qu’il mène ? » disait-il dans un de ses plus remarquables ouvrages.


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Or, comment imaginer parler de bonheur ce matin à ces centaines de milliers de Haïtiens touchés en quelques secondes par la tragédie et la détresse d’un tremblement de terre ? Touchés encore et toujours par la misère d’un pays martyr anéanti par les forces naturelles, anéanti par tant de cataclysmes politiques et sociaux. Notre première pensée et notre solidarité vont naturellement vers eux. Comment concevoir le bonheur pour ces peuples ravagés par les horreurs de la guerre ? En Afghanistan, chaque jour des soldats, encore trois Français cette semaine, des civils tombent, des Afghans sont massacrés, des occidentaux, des journalistes sont aux mains de ravisseurs. En Afghanistan, face aux cruautés du dogmatisme religieux, c’est la dignité de l’homme qui se joue dans un conflit qui s’éternise. En Iran, c’est le besoin de liberté qui tente de s’exprimer, mais l’Iran s’enfonce dans la violence et une répression opérée par la police et la milice islamique. Si la situation internationale est tendue - c’est notre actualité - si des horreurs se déroulent ici ou là, gardons bien en vue l’évolution des conflits au Proche-Orient. Le bonheur de la paix dans le monde passe sans aucun doute par cette région.


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Il y a un an, jour pour jour, se terminait l’offensive lancée par Israël sur la bande de Gaza. Une année s’est écoulée et rien n’a changé. Les habitants de Gaza vivent plus encore dans la misère, l’aide internationale n’arrivant qu’au compte-goutte. Une année s’est écoulée et la situation politique est plus que jamais bloquée. Bloquée, d’une part, par l’érosion du statut international d’Israël après cette attaque condamnée par la communauté internationale et, d’autre part, par la radicalité des relations entre le Fatah et le Hamas qui ne fait qu’affaiblir encore la faible souveraineté palestinienne. En 2010, le courage et l’audace déployés par Barak Obama afin de créer un nouveau climat dans les relations internationales suffiront-ils pour construire une paix durable dans le monde ? Nous l’espérons de tout cœur bien entendu. En ce début 2010, chacun d’entre nous peut constater combien le monde se transforme. Il vient de subir la plus forte crise financière de son histoire et la crise économique qui en découle a de lourdes conséquences sociales, bien au-delà de toute frontière.


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Nous voyons par ailleurs émerger sur le plan économique des pays comme la Chine, l’Inde ou la Corée qui désormais sont des concurrents très sérieux sur les plus gros marchés internationaux. Enfin, nous avons été ébranlés par l’échec du sommet de Copenhague qui, faute d’accord, compromet l’avenir de plusieurs millions de citoyens, en particulier des pays du sud déjà touchés par tant de pauvreté. Le monde qui est devant nous est un monde multipolaire où tout doit désormais se négocier avec tout le monde. Raison d’optimisme pour les uns, sujet d’inquiétude pour les autres. Espérons que dans cette mutation internationale la France et l’Europe sauront prendre toute leur place. Elles ont les moyens sans aucun doute d’être un modèle économique, social ou environnemental. Car le monde qui s’esquisse devra être moins arrogant et laisser place à une authentique solidarité internationale qui retrouvera ainsi tout son sens et des actions concrètes. Un monde qui devra partout s’ouvrir à l’esprit de la démocratie, en particulier là où des formes de dictature sont souvent la règle, afin de concrétiser des accords ou des principes internationaux et ainsi faire face aux nouveaux enjeux de la planète, je pense en particulier à sa protection.


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« C’est une triste chose que de penser que la nature nous parle et que le genre humain n’écoute pas » disait Victor Hugo. Il faut, en effet avancer, j’en ai la conviction, vers un nouveau modèle de développement économique, social et écologique, un modèle global plus sobre en carbone, un modèle plus équilibré et socialement durable. La croissance verte est un formidable potentiel. Après la révolution industrielle puis informatique, nous entrons dans celle du respect de l’environnement et de la sauvegarde de la planète. L’innovation dans les domaines des énergies renouvelables, du bâtiment, des déplacements, de l’habitat est une opportunité de croissance à laquelle je crois. Elle crée déjà des emplois nouveaux, ce type d’emploi que je voudrais voir se développer sur notre commune, mais j’y reviendrai dans quelques minutes. Les Français, dans leur majorité, se préoccupent des grandes questions environnementales et des contraintes que cela peut entraîner sur leur quotidien. Toute fiscalité écologique peut naturellement être acceptée de tous, à condition qu’elle soit équitable.


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En cela la taxe carbone instaurée par le gouvernement, puis défaite par le Conseil Constitutionnel, n’est pas recevable parce qu’elle n’est pas juste et qu’elle représente une ponction supplémentaire dans un pouvoir d’achat déjà amoindri. Face à un gouvernement qui réforme et réforme encore, qui dérégule l’activité économique, dérègle le code du travail, démantèle le secteur public, qui remet en cause le pacte social de la Libération, les Français ont en commun une inquiétude devant cet avenir incertain. Une inquiétude qu’ils partagent avec leurs enfants devant un modèle social qui s’effrite, un système éducatif au rabais, l’aggravation des injustices et un déficit budgétaire de l’Etat qui a plus que doublé en un an. Les Français ont sans aucun doute en commun une volonté de se mobiliser pour affronter les blocages de notre société, réussir les mutations nécessaires ou pour conforter les atouts de notre pays. Mesdames et Messieurs, une chose est sûre, les Français ne sont pas en recherche d’identité, comme on tente de nous le faire croire aujourd’hui, ils sont tout simplement à la recherche d’un futur pour euxmêmes, leurs proches et celles et ceux qui souffrent autour d’eux et pour lesquels ils se sentent très souvent impuissants.


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Si notre pays a été mis politiquement en sommeil durant la dernière législature, veillons à ne pas oublier que la réforme n’a d’intérêt que si elle transforme les acquis dans le sens d’une amélioration. Elle doit être combattue quand elle contribue à réduire l’efficacité de l’intervention publique. Un certain nombre de mesures prises par le gouvernement dans le cadre du plan de relance vont, me semble-t-il, dans le bon sens car elles contribuent à redonner du tonus à notre appareil productif et à contenir les suppressions d’emploi. De l’autre côté, la réforme que veut imposer l’Etat aux collectivités territoriales est avant tout perçue comme un mécanisme d’empêchement en direction des Maires et Présidents de Conseils Généraux et Régionaux, une remise en cause de leur efficacité et de leur utilité pour le service public. Une utilité qui se décline dans les domaines de la solidarité, de l’environnement, de la vie associative, de la culture, du sport, dans l’intérêt général de nos concitoyens, une action qui touche directement votre quotidien. Chacun le sait, les collectivités territoriales sont utiles au pays car elles assurent près de 75% des investissements publics et sont sources de croissance et d’emplois ; elles sont nécessaires aux Français car elles apportent la vitalité et la proximité ;


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elles sont enfin bien gérées avec des interventions publiques maîtrisées au moindre coût et un endettement dix fois plus léger que celui de l’Etat. Les Communes, Départements et Régions sont par ailleurs le fruit de la volonté décentralisatrice de l’Etat à partir de 1982 et aujourd’hui inscrite dans notre législation. Une décentralisation qui a permis de faire rentrer la France dans l’ère de la démocratie de proximité et donné à chaque citoyen la capacité de mieux agir sur son destin. Tout le monde en convient, l’action publique locale n’a jamais eu d’autre but que de faire aboutir des projets de territoire avec d’autres partenaires et ainsi contribuer à construire l’avenir du pays. L’Etat doit de son côté assumer ses responsabilités et ses obligations. Chaque jour, au contact des Brétignolais, je mesure votre attachement à tel ou tel équipement cofinancé par le Département ou la Région. Chaque jour, je mesure combien il est indispensable que la Municipalité s’attache à maintenir et développer des services et des structures qui répondent à une demande sociale de plus en plus forte.


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Mais, chaque jour, je mesure la difficulté à financer des projets quand l’asphyxie financière des collectivités locales est déployée par le gouvernement. Une réforme juste serait sans aucun doute une réforme de la fiscalité locale pour réduire les inégalités entre territoires et entre les citoyens, une réforme qui donnerait ainsi aux acteurs de terrain les moyens de mener des politiques actives et ambitieuses en particulier dans cette période charnière pour notre économie. Malgré ces contraintes, malgré les désengagements financiers de l’Etat, malgré la crise économique qui nous frappe violemment, votre municipalité, Mesdames et Messieurs, Chers amis, met toute sa ténacité pour mener à bien ses projets et pour ne pas céder à la tentation du repli sur soi. En 2009, dans tous les secteurs, nous avons agi le mieux que nous le pouvions pour accompagner les personnes en difficulté, répondre aux droits fondamentaux, améliorer votre cadre de vie, préparer l’avenir de nos enfants, responsabiliser notre jeunesse, développer le sport et la culture. Enfin nous avons redoublé d’efforts pour améliorer encore notre contact avec vous par le biais de l’information et de la démocratie de proximité.


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En 2009, de nombreux éléments de notre patrimoine communal ont été rénovés, adaptés, des études ont été lancées pour les projets futurs. En 2009, la municipalité s’est engagée sur plusieurs fronts pour défendre le service public de la Poste, pour améliorer les conditions de transport sur la ligne C du RER, pour lutter contre la suppression de la Taxe Professionnelle et aussi pour accompagner la mobilisation des salariés de Clause dans la défense de leurs emplois en situation d’être délocalisés. Le devoir de la puissance publique est également de mobiliser l’ensemble de ses acteurs locaux. En s’appuyant sur un service public municipal de qualité qui agit avec dévouement au service de chacun, sur une vie associative brétignolaise particulièrement dynamique grâce en particulier à ses centaines de bénévoles, et sur une économie locale, un secteur privé, qui assument pleinement leur rôle dans le développement de richesses et la création d’emplois. Notre commune porte en elle une cohésion sociale, une créativité et des talents que beaucoup nous envient, des talents que vous verrez s’exprimer, d’une toute autre manière, juste après mon intervention.


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Les labels obtenus ces derniers mois par la ville dans le domaine de l’aménagement et du fleurissement urbains, avec sa démarche en matière de développement durable, son innovation dans le domaine des nouvelles technologies au service des citoyens, la reconnaissance de l’UNICEF pour les actions en faveur des enfants, de l’UNESCO pour notre médiathèque, les résultats obtenus par notre CFA récompensé par la sortie de meilleurs apprentis de France, le professionnalisme de notre commerce et artisanat de proximité reconnu par le Département et la Chambre de Commerce et d’Industrie et enfin, la qualité de nos clubs sportifs récompensée par de nombreux prix ou les meilleurs classements ont mis notre commune à l’honneur tout au long de l’année 2009. Ils sont un témoignage d’une ville qui bouge, une ville qui s’exprime, qui se dépasse, une réussite collective dont nous pouvons tous être fiers et qui fait de Brétigny une des villes les plus dynamiques de notre département. Brétigny est une ville où il fait bon vivre, c’est notre patrimoine à tous ! En 2010, cette exigence sera confortée.


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Nous le ferons dans un contexte financier contraint, comme je vous l’indiquais tout à l’heure. Nous le ferons conformément à mon engagement sans augmentation de la fiscalité. Nous le ferons tout naturellement en arbitrant telle ou telle priorité, en maitrisant nos dépenses et bien entendu la dette de la commune afin de ne pas faire trop reposer sur les générations futures les choix et les dépenses d’aujourd’hui. Trois gros chantiers viendront jalonner cette année 2010. Tout d’abord un ensemble de travaux qui devrait améliorer notre « vivre ensemble » ou la qualité de nos espaces publics : . la création d’un plateau multisports au dojo pour le quartier du Bois de Vétille, . l’aménagement du terrain des boulistes le long de l’Orge avec l’installation d’un bungalow pour le bon fonctionnement du club, . le démarrage des travaux du doublement du tunnel du cinéma avec la démolition de la maison des syndicats qui sera transférée rue Guilpin pour l’Union Locale et au 50 rue de la Mairie pour les syndicats communaux. C’est la 1ère tranche de travaux qui s’étaleront sur 2 ou 3 ans et démarrera dès cet automne avec le dévoiement des réseaux.


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Sur ce dossier, je voudrais remercier l’Etat, le Conseil Régional, le Conseil Général qui ont permis de faire aboutir ce projet. J’adresse des remerciements et un hommage tout particulier à la Communauté d’agglomération qui a porté ce dossier avec un très grand professionnalisme et fait la démonstration que les financements croisés, dont la suppression est malheureusement envisagée par l’Etat, sont un mode de fonctionnement efficace pour des projets de cette envergure. Chers amis, ce chantier du tunnel générera inévitablement des perturbations routières, des difficultés que nous nous efforcerons bien entendu de limiter au maximum. . Autre projet, l’engagement d’une étude thermique sur l’école Jean Moulin, comme nous le ferons progressivement sur l’ensemble des établissements scolaires de notre ville afin de réaliser les travaux nécessaires d’isolation et se mettre ainsi en conformité avec le principe de l’Agenda 21. . l’amélioration de la voirie tant attendue rue des Noyers et chemin du Bois Badeau, avec le soutien, nous n’en doutons pas, de la Communauté d’agglomération pour la partie assainissement. . des travaux d’enfouissement de réseaux et de voirie, rue de Verdun, rue des Marronniers et devant le cimetière Saint-Pierre,


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. des travaux d’accessibilité PMR et de signalisation des équipements publics, . enfin nous engagerons au cours de ce 1er trimestre une évaluation de notre dispositif de stationnement réglementé du centre ville. Cet engagement de 2008 de la majorité municipale a été respecté. J’ai l’occasion chaque jour de mesurer la satisfaction d’un grand nombre de Brétignolais sur les trois objectifs que nous nous étions fixés : - faciliter l’accès au cœur de ville de tous les Brétignolais, - lutter contre le stationnement abusif de voitures ventouses - promouvoir les valeurs de développement durable et inciter chacun d’entre nous à s’interroger sur son mode de déplacement intra muros. Il nous semble cependant utile, après quelques mois de fonctionnement, de procéder à d’éventuels aménagements si ceux-ci s’avéraient nécessaires.


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Le deuxième chantier de cette année 2010 concerne Clause / Bois-Badeau, un aménagement urbain qualifié d’exemplaire en Ile-de-France, un éco-quartier qui s’intègre parfaitement à l’identité urbaine et sociale de la ville, un éco-quartier reconnu comme précurseur et volontariste en matière de développement durable, courageux en matière de création de logements, un éco-quartier labellisé « NQU » -Nouveau Quartier Urbain- par la Région, un label qui a permis à la commune de se voir attribuer une aide financière de 3,9 millions d’euros en guise de soutien et d’accompagnement. Après 6 années de réflexion, de concertation avec les Brétignolais, de bouleversements sous les effets de la crise immobilière, ce projet complexe porté par les élus de la commune et du Val d’Orge, ce nouveau centre de vie, à côté de la gare avec ses 48 hectares d’aménagement, ses commerces, écoles, logements, services publics, équipements sportifs, ce projet de référence se concrétisera à partir de cette année 2010 autour de trois objectifs : • Une mixité sociale et générationnelle • Une mixité fonctionnelle • Une durabilité du quartier.


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. Dès janvier, le programme Bouygues sera mis en chantier. Ce sont 97 logements locatifs du T1 au T5. 39 de ces logements seront revendus après dix années d’occupation locative. . Au cours du 1er trimestre le programme de 40 logements locatifs I3F qualifié « BBC » -Bâtiment Basse Consommation- démarrera. Il sera situé à proximité du pavillon des Sorbiers. . Au printemps, ce sera au tour du programme ATEMI de démarrer avec requalification des bâtiments actuels. Il se situe autour de l’ancien bâtiment des machines de l’usine Clause. Le programme comprendra 100 logements (28 en accession à la propriété et 72 locatifs). Par ailleurs, la Maison des Solidarités et la PMI seront également transférées dans ce programme ATEMI. Je voudrais saluer le Conseil Général de l’Essonne qui s’est engagé dans cette opération et dans l’amélioration des conditions d’accueil des usagers de ce service public départemental. . Après l’été, début des travaux de l’école Aimé Césaire, un groupe scolaire de 15 classes construit en HQE –Haute Qualité Environnementale-, à proximité du futur parc urbain : un bâtiment de grande performance énergétique et acoustique. Le groupe scolaire accueillera des élèves des premières résidences Clause mais aussi des quartiers limitrophes.


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Une étude effectuée très en amont a permis en effet d’anticiper les besoins de scolarisation à court terme et long terme afin d’adapter les équipements à la demande et de répondre ainsi à l’objectif défini par la municipalité qu’aucun élève ne soit éloigné de plus de 500 mètres de son école. . En septembre 2010, le programme de 53 logements OSICA, dont 8 maisons T4/T5, locatifs qualité BBC sera mis en chantier. Il sera situé juste en face du groupe scolaire Aimé Césaire. . A l’automne les travaux de réhabilitation de la maison des Sorbiers seront engagés. Elle accueillera dans un premier temps au rez-de-chaussée le local de concertation. . A l’automne toujours, le projet Meunier Vinci : ce sont 100 logements privés en accession qui vont ainsi se concrétiser. Enfin, avant la fin de cette année 2010, toutes les études préliminaires seront réalisées en vue de l’aménagement de notre grand parc urbain de 7 hectares. Le Parc du Bois Badeau sera conçu comme un espace paysager extrêmement attractif au cœur de la vallée de l’Orge, destiné à l’ensemble des quartiers de la ville et de ses habitants. Dès 2012-2013, il sera un lieu de centralité qui alliera animation urbaine et rapport à la nature, il sera un nouvel espace clef où notre « vivre ensemble » sera bien entendu conforté.


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Comme vous pouvez le constater, Mesdames et Messieurs, Clause / Bois-Badeau c’est du concret à partir d’aujourd’hui. L’ensemble des bâtiments des deux premières ZAC seront connectés à une chaufferie bois avec si nécessaire un complément en huiles alimentaires usagées. Le réseau de chauffage pour l’ensemble de l’écoquartier Clause fait l’objet d’une délégation de service public avec un partenaire privé. Enfin, pour terminer, le troisième grand chantier de l’année 2010 portera sur l’avenir des terrains de la Base aérienne libérés en 2010 et potentiellement transférables à l’euro symbolique aux collectivités locales que sont les communes de Brétigny, PlessisPâté, Vert-le-Grand et Leudeville. A ce jour nous ne disposons pas d’information précise sur la surface des emprises foncières qui seront restituées. Sont appelées à partir : la Base Aérienne et la SIMMAD. Par ailleurs, le Plan Neptune destiné à la mise en œuvre de la sauvegarde de Paris en cas de crue centenaire ou de crise majeure ne sera plus déployé à partir des infrastructures de Brétigny. Sera regroupé sur notre territoire, l’IRBA, l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées. Cette structure s’installe progressivement. A l’horizon 2013 tout le monde sera sur place.


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D’après nos informations, le Ministère de la Défense souhaiterait préserver son patrimoine de 900 logements sur l’emprise de la base aérienne. Pour l’opérationnel, le Préfet de l’Essonne a été mandaté pour animer la réflexion dans le cadre du contrat de redynamisation voulu par le Président de la République. Des contacts réguliers sont en cours avec l’ensemble des élus du territoire pour travailler sur ce projet qui ne pourra être que global et cohérent afin d’éviter tout éparpillement économique ou urbain. La priorité que défendent l’ensemble des Maires du secteur, c’est la création de 2.000 à 3.000 emplois pour compenser ceux qui disparaîtront avec la mise en œuvre du plan de redéploiement des armées. Pour notre part, nous ne sommes par favorables à une extension des structures de l’Institut National de Recherche Agronomique qui conduirait à neutraliser autour de 400 hectares alors que ses activités sont peu créatrices d’emplois.


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Je milite pour ma part pour un développement des éco-filières, un développement cohérent avec l’identité de notre territoire et l’engagement de la commune de Brétigny et de la Communauté d’agglomération dans une politique de développement durable. Voilà, Mesdames et Messieurs, chers amis, les projets qui font de Brétigny une ville d’avenir, une ville qui inscrit son destin dans l’innovation et la solidarité mais une ville qui veut garder l’âme et l’envie de ses précurseurs. A vous tous ici présents ce matin, à ceux qui n’ont pu être parmi nous et pour qui nous avons une pensée sincère : Très belle et bonne année 2010 !


Discours du Maire voeux 2010