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LE JOURNAL DE

SAINT-PAUL S U P P L É M E N T

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N O V E M B R E

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AMÉLIORER LA VIE DES SAINT-PAULOIS À TOUTES LES ÉTAPES DE LEUR EXISTENCE

08 PRÉCARITÉ ET BAISSE DU POUVOIR D’ACHAT

10 400 PLACES DE CRÈCHE BIENTÔT DISPONIBLES

12 LIFTING EN VUE POUR LE CENTRE-VILLE

18 DÉVELOPPEMENT DURABLE : ST-PAUL VILLE SOLAIRE

24 ALON BAT KARÉ A MAFATE


02 ÉDITO

MADAME, MADEMOISELLE, MONSIEUR, Six mois après notre élection, le temps du bilan n’est pas encore venu. Mais, en politique, comme ailleurs, les commencements ont une grande importance : ils donnent le ton et le rythme de ce qu’on désire impulser. Cela d’autant plus que, durant ces six mois, la municipalité a engagé de nombreuses actions dans des domaines variés. C’est d’ailleurs pour que chacun d’entre vous ait une connaissance précise de ce qui se passe dans notre commune que nous avons décidé de publier le Journal de Saint-Paul.

La culture et le sport – où de jeunes Saint-Paulois ont récemment brillé au niveau international – n’ont pas été oubliés. Nous savons l’intérêt que vous portez à l’une et à l’autre. Notre volonté est de les rendre toujours plus accessibles à tous, et d’abord aux plus jeunes, pour qui, dans le monde où nous vivons, ces activités sont centrales. De tout cela, ce journal continuera à vous parler avec sérénité et précision. Nous ne sommes nullement opposés aux techniques de communication modernes, mais nous ne pensons pas qu’elles doivent se substituer à l’écrit. Un journal n’est pas un SMS. Il ne s’impose pas, il propose. Il s’adresse à la réflexion : on le lit et on le relit quand on veut, où l’on veut. Il informe sans manipuler. Le virtuel passe, l’écrit reste. Notre logique, vous la connaissez : correspondre aux besoins des habitants, répondre à leurs préoccupations. Ne pas jeter de poudre aux yeux. Faire du solide, du réfléchi, du durable. Nous ne sommes pas les amis du n’importe quoi.

Nous souhaitons que cette publication devienne, dans un rendez-vous régulier entre vous et nous, une source constante d’informations. Conformément à nos engagements, nous cherchons à améliorer la vie des Saint-Paulois à toutes les étapes de leur existence en nous attachant d’abord aux secteurs où les carences sont les plus criantes. Beaucoup de projets sont déjà en chantier. La petite enfance a fait l’objet de décisions importantes : les familles auront bientôt la possibilité de choisir entre différents modes de garde. De même, la question cruciale du logement social est au cœur de nos priorités ; nous voulons répondre aux familles qui attendent un toit depuis trop longtemps. En outre, avec le plan de modernisation des mairies annexes, nous avons posé les premières fondations d’une décentralisation communale qui doit rapprocher chacun d’entre vous des lieux de décision et des services publics.

Comme vous le savez, notre municipalité traverse actuellement une période particulière avec l’annulation des élections de mars dernier. Maintenir la parution du premier numéro du Journal de Saint-Paul reflète bien l’état d’esprit de toute l’équipe qui m’entoure : cet épisode judiciaire n’entame nullement notre volonté d’agir aujourd’hui et demain avec vous et pour Saint-Paul. Permettez-moi aussi d’avoir une pensée pour notre collègue Jean-Luc NATIO, conseiller municipal de Saint-Paul, qui vient de nous quitter. Au nom du Conseil municipal et en mon nom propre, j’adresse mes affectueuses condoléances à sa famille et à tous ses amis de Mafate. À bientôt, et avec confiance.

Une ville se construit chaque jour, et dans la durée. Nous devons, nous aussi, articuler le court et le long terme. Nous avons donc relancé l’élaboration du PLU (Plan local d’urbanisme), ce document de base sans lequel les projets de la commune, comme les projets individuels, subissent de gros retards.

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DÉPUTÉE-MAIRE DE SAINT-PAUL


SOMMAIRE 03 02 ÉDITO 04 ACTUS CONSEIL MUNICIPAL DÉLÉGATIONS COMMISSIONS DES ÉLUS, LA COLLECTIVITÉ SOIGNE SON PERSONNEL 08 SOCIAL HUGUETTE BELLO RÉCLAME UN RELÈVEMENT DU MONTANT DES PRESTATIONS

LE JOURNAL DE

SAINT-PAUL S U P P L É M E N T D E L’ A R C H I P E L N ° 4 7 E T 4 8

10 ENFANCE ET PETITE ENFANCE PRÈS DE 400 PLACES DE CRÈCHE BIENTÔT DISPONIBLES GARDERIES PERISCOLAIRES À SAINT-PAUL 12 AMÉNAGEMENT LIFTING EN VUE POUR LE CENTRE-VILLE UNE PROGRAMMATION AMBITIEUSE JUSQU’EN 2011

LE JOURNAL DE SAINT-PAUL - SUPPLÉMENT DE L’ARCHIPEL N° 47 ET 48 E-MAIL MAIRIE : MAIRE@MAIRIE-SAINTPAUL.FR DIRECTION DE LA COMMUNICATION : BP 44, 97861 SAINT-PAUL CEDEX TÉL : 02 62 45 91 85 / FAX : 02 62 45 90 27 DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : GRAZIELLA LEVENEUR

16 BOUGE EK SAINT-PAUL RETROSPECTIVE 2008 EN IMAGES… 18 AMÉNAGEMENT SAINT-PAUL VILLE SOLAIRE 20 ANIMATION FÈT COCO ET FÊTE DU GÉRANIUM 22 SPORT ET CULTURE LA CRÉATION DE L’OMS EST OFFICIELLE 24 ALON BAT KARÉ … À MAFATE LE CŒUR HABITÉ PREND SON RYTHME 26 SAINT-PAUL EN BREF BRÈVES DU CONSEIL MUNICIPAL 28 LA PAGE DE LA MAJORITÉ 29 LA PAGE DE L’OPPOSITION 30 SERVICES ET AGENDA

RÉDACTION : GEORGES LAZARRE REPORTAGES PHOTOGRAPHIQUES : TATIANA CUVELIER CHRISTINE LAI-KING / GEORGES LAZARRE COMITÉ DE RÉDACTION : EMMANUEL SERAPHIN / NICOLE STORCH VIRGINE SALLÉ / CHRISTOPHE POMEZ CONCEPTION ET IMPRESSION : IMPRIMERIE GRAPHICA / DL 4120 : NOV. 2008

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04 ACTUS

LE CONSEIL MUNICIPAL

Huguette BELLO Maire de Saint-Paul

Josselyn FLAHAUT Conseiller municipal

Jean-Marc GAMARUS 1er adjoint

M. Lourdes Lynda HOARAU 2e adjointe

Gérald Jean Denis INCANA 9e adjoint

Hélène Mériem M’LAMALI 10e adjointe

Jean Christian Léon FÉLICITÉ 11e adjoint

Marie Yvette HOARAU 12e adjointe

Marie Claire MARCEAU Conseillère municipale

J. Claude Michel Pierre MINET Conseiller municipal

Jean-Arthur PAYET Conseiller municipal

Marie Reine MAGDELEINE Conseillère municipale

Nadine Lucette PHILOGÈNE Conseillère municipale

Jean-Guito CRESCENCE Conseiller municipal

Rahiba DUBOIS Conseillère municipale

Josian Louis Amédée CRESCENCE Conseiller municipal

Rico FLORIANT Conseiller municipal

Gilbert MARDENALOM Conseiller municipal

Ibrahim PATEL Conseiller municipal

Marie-Josie BOURBON Conseillère municipale

LES MEMBRES DE L’OPPOSITION *

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ACTUS 05

Jean-Claude MELIN 3e adjoint

Andrée Josiane BIMA 4e adjointe

Jean-Marie LASSON 5e adjoint

Laurence Élisabeth LOUGNON 6e adjointe

Jean Roger Édouard ERPELDINGER 7e adjoint

Marie-Pascaline NÉMAZINE 8e adjointe

Emmanuel SÉRAPHIN 13e adjoint

Gislaine BASQUAISE 14e adjointe

Raymond FRANÇOISE 15e adjoint

William Sully SÉRAPHIN Conseiller municipal

Nicole Francine Louise STORCH Conseillère municipale

Pierre Georges THIEBAUT Conseiller municipal

Dominique Jean-Luc VIRAMA-COUTAYE Conseiller municipal

Sophia ALIBHAYE Conseillère municipale

Marie-Rose GRAS Conseillère municipale

Jean-Luc NATIO Conseiller municipal

Jean-Robert ADAMA MALATCHIMY Conseiller municipal

Danièle Marie Josée CUSTINE Conseillère municipale

Virginie SALLÉ Conseillère municipale

Marie Jocelyne REFESSE Conseillère municipale

Christophe POMEZ Conseiller municipal

Wilfrid LAPIERRE Conseiller municipal

Catherine COUTEYEN CARPAYE Conseillère municipale

Miggy BLUKER Conseillère municipale

Ginette SOUPRAYEN Conseillère municipale

Alain BÉNARD Conseiller municipal

Henri VERGOZ Conseiller municipal

Jocelyne LAURET Conseillère municipale

Jean Cyrille MELCHIOR Conseiller municipal

Marie Gilda BOUGET Conseillère municipale

Marie Fabiola NIRLO Conseillère municipale

David Diony AIPAR Conseiller municipal

Géraldine BIMA Conseillère municipale

* L'opposition n'a pas donné suite aux différentes sollicitations pour les prises de vue.

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06 ACTUS

LISTE DES DÉLÉGATIONS ET COMMISSIONS DES ÉLUS, ISSUE DES ÉLECTIONS MUNICIPALES DES 9 ET 16 MARS 2008 Jean-Marc GAMARUS 1er adjoint

Laurence LOUGNON 6e adjointe

Nicole STORCH Conseillère municipale

Pierre THIEBAUT Conseiller municipal

I Signature de tous actes, autorisations, arrêtés, délibérations, correspondances, ordres de service, engagements des dépenses, mandats de paiement, titres de recette et certificats administratifs, actes relatifs à la gestion du personnel et d’une façon générale, toutes pièces administratives nécessaires au bon fonctionnement de l’Administration municipale.

I Suivi des opérations d’aménagement réalisées dans le cadre des ZAC et RHI

I Actions périscolaires

I Restauration scolaire

Jean Roger ERPELDINGER 7e adjoint

I Eau et Assainissement

I Président : Commission d’Appel d’Offres Jury de concours Commission composée comme un jury I Signature de toute décision concernant la préparation, l’exécution et le règlement des marchés publics de travaux, de fournitures et de services quel qu’en soit le montant, soumis à des procédures formalisées dans le cadre de l’exercice du budget général de la Commune, du Service public de l’Eau potable et du Service Pompes funèbres I Gestion du personnel communal Lynda HOARAU 2e adjointe I Urbanisme et gestion du Droit des Sols I Signature des mandats de paiement et des titres de recettes J. Claude MELIN 3e adjoint I Développement des centres bourgs I Sport

I Police et sécurité Josiane BIMA 4e adjointe I Affaires électorales et militaires J. Marie LASSON 5e adjoint I Suivi des travaux réalisés sous maîtrise d’ouvrage communale

I Environnement et Agenda 21 Pascaline NÉMAZINE 8e adjointe I Suivi des actions d’Environnement dans le secteur du Guillaume Gérald INCANA 9e adjoint I Développement économique

I Suivi de l’aménagement du Centre-Ville de Saint-Paul Hélène M’LAMALI 10e adjointe I Santé et prévention Christian FÉLICITÉ 11e adjoint I Affaires sociales M. Yvette HOARAU 12e adjointe I Optimisation de la gestion des cimetières et de concessions funéraires I Réflexion sur les nouveaux besoins en équipements funéraires et lieux de dernier hommage Emmanuel SÉRAPHIN 13e adjoint I Élaboration des documents relatifs à l’aménagement du territoire

I Développement du Tourisme

I Optimisation des finances communales Gislaine BASQUAISE 14e adjointe I Actions en faveur des personnes âgées Raymond FRANÇOISE 15e adjoint I Éducation et Affaires scolaires William SÉRAPHIN Conseiller municipal

I Suivi des Conseils de Quartier

Josselyn FLAHAUT Conseiller municipal I Gestion des marchés forains et des autorisations de ventes sur la voie publique Nadine PHILOGÈNE Conseillère municipale I Insertion et lutte contre les exclusions J. Guito CRESCENCE Conseiller municipal I Agriculture et pêche Rahiba DUBOIS Conseillère municipale I Mise en place du soutien scolaire I Lutte contre l’illettrisme Josian Louis CRESCENSE Conseiller municipal I Représentation de la Maire au sein des Commissions de Sécurité et d’Accessibilité Virginie SALLÉ Conseillère municipale I Actions en faveur de la Petite Enfance M. Jocelyne REFESSE Conseillère municipale I Culture Christophe POMEZ Conseiller municipal I Éco-tourisme Wilfrid LAPIERRE Conseiller municipal I Relation avec les chambres consulaires Catherine COUTEYEN CARPAYE Conseillère municipale I Autorisations relatives aux opérations funéraires Miggy BLUKER Conseillère municipale I Actions en faveur de la Jeunesse

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I Président de la Caisse des Écoles (en cas d’absence ou d’empêchement de la Maire) M. Claire MARCEAU Conseillère municipale I Actions en faveur des personnes à mobilité réduite J. Claude Michel MINET Conseiller municipal I Suivi des enquêtes sociales J. Arthur PAYET Conseiller municipal I Suivi des actions d’Environnement sur les secteurs de Bernica et de Tan Rouge Marie Reine MAGDELEINE Conseillère municipale I Relations avec les gestionnaires du patrimoine culturel Dominique VIRAMA COUTAYE Conseiller municipal I Suivi des relations avec les Maisons de Justice et du Droit Sophie ALIBAYE Conseillère municipale I Organisation des manifestations commerciales M. Rose GRAS Conseillère municipale I Affaires sanitaires J. Luc NATIO Conseiller municipal I Relations avec les habitants du Cirque de Mafate J. Robert ADAMA MALATCHIMY Conseiller municipal I Suivi des actions d’environnement sur la zone littorale Danièle M. Josée CUSTINE Conseillère municipale I Prévention de la délinquance


ACTUS 07

HOMMAGE

ADIEU JEAN-LUC

JEAN-MARC GAMARUS INSISTE SUR LA NÉCESSITÉ D’INSTAURER UN VÉRITABLE DIALOGUE SOCIAL.

Jean-Luc Natio n’est plus. Chargé du développement des îlets de Mafate et des relations avec les habitants de la partie du cirque dépendant de la municipalité de Saint-Paul, le conseiller municipal s’est éteint le 19 octobre dernier. L’élu était âgé de 49 ans, quand son cœur a cessé de battre, làbas à Majunga (Madagascar). Un vibrant hommage lui a été rendu le 22 octobre devant l’hôtel de ville, où un sentiment mêlant estime, respect et amitié pour Jean-Luc Natio a réuni plusieurs dizaines de personnes, dont le sous-préfet d’arrondissement…

SOCIAL

LA COLLECTIVITÉ SOIGNE SON PERSONNEL Le principe d’instauration du « ticket restaurant » a été adopté lors du dernier conseil municipal. À travers cette décision, c’est un projet de mandature de la municipalité qui se met en place progressivement. « Après un demi-siècle de règne sans partage de la droite, c’est une porte qui s’ouvre en faveur du personnel communal qui a été pendant trop longtemps ignoré. Nous devons franchir cette porte », souligne Jean-Marc Gamarus, 1er adjoint en charge de la gestion du personnel, qui entend privilégier le dialogue social. « L’action devrait monter en puissance afin de toucher le plus grand nombre ». Le montant nominal du titre restaurant est proposé à la valeur de 5 euros pour une participation équivalente entre la collectivité et l’agent (2,5 euros). La participation financière de l’agent sera prélevée mensuellement avec son accord préalable. Les salariés auront la possibilité de bénéficier de 15 titres restaurants

par mois sur une période annuelle de 11 mois. Ce dispositif devrait entrer en application prochainement et pourrait être institué au profit des agents non-titulaires permanents. Excepté ceux des écoles qui, conformément aux dispositions de l’article 19 de l’Ordonnance n° 67-830 du 27 septembre 1967 ne peuvent en bénéficier. En effet, ces derniers ont déjà accès à un système de restauration collective sur leur lieu de travail. En conséquence, il pourrait leur être proposé le titre-cadeau. Un montant de 75 euros par événement sera alors mis en place. Le financement de ce dispositif plafonné à 412,5 euros par an et mis en place dès cette fin d’année, se fera exclusivement sur fonds propres de la collectivité, sans participation financière des agents bénéficiaires.

ÉLU AVEC UNE VRAIE DÉLÉGATION DE POUVOIR, JEAN-LUC NATIO (DE FACE), ICI À MAFATE INCARNAIT LA PROXIMITÉ.

Après avoir détaillé le parcours professionnel et syndical de l’élu, Huguette Bello, visiblement très émue, a insisté sur « La personnalité exemplaire et le dévouement profond à la cause des autres qui l’animait ». Le conseiller municipal repose désormais au cimetière du Guillaume. Jean-Luc Natio est remplacé au conseil municipal par Françoise Sincère. Mais en signe d’hommage, sa photo a été gardée dans le trombinoscope de la Mairie.

Un engagement financier de 33 750 euros est consenti pour l’année 2008. L’effort financier de la Ville pour les deux dispositifs sera de 122 500 euros. UN VIBRANT HOMMAGE LUI A ÉTÉ RENDU DEVANT L’HÔTEL DE VILLE LE 22 OCTOBRE.

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08 SOCIAL

HUGUETTE BELLO PLAIDE EN FAVEUR D’UN RELÈVEMENT DES PRESTATIONS SOCIALES ET APPELLE À UNE RÉUNION PLUS SOLIDAIRE.

PRÉCARITÉ ET BAISSE DU POUVOIR D’ACHAT

HUGUETTE BELLO RÉCLAME UN RELÈVEMENT DU MONTANT DES PRESTATIONS Fustigeant la précarité et la baisse du pouvoir d’achat des Réunionnais et des Saint-Paulois, la Commune de Saint-Paul s’est associée à la Journée mondiale du refus de la misère le 17 octobre dernier. Face à la situation d’urgence, Huguette Bello réclame une augmentation du montant des prestations sociales. Cette journée est l’occasion de placer au premier rang, ceux qui, sur la planète, sont victimes de la politique des grandes puissances. La logique de celles-ci triomphe sur le bien-être collectif de l’humanité et est la cause d’environ 100 000 décès chaque jour, d’êtres humains emportés par la famine. Et les chiffres sont éloquents : toutes les sept secondes, un enfant meurt de faim dans le monde où près d’un milliard d’habitants sont sous-alimentés. Une grande partie de l’humanité est ainsi décimée par la misère. La journée de refus de toute la misère du monde est aussi l’occasion de mettre en avant ceux qui sont d’habitude les oubliés, rangés en queue de peloton dans notre société et qui vivent bien en dessous du seuil de pauvreté. « À ceux-là, je tiens à réaffirmer mon soutien et celui de notre équipe municipale dont l’un des combats

est d’intervenir auprès des pouvoirs décisionnels afin que ceux-ci mettent tout en œuvre en faveur du maintien du pouvoir d’achat », souligne Huguette Bello dont le message de solidarité s’adresse principalement aux Réunionnais relevant des minima sociaux (ils représentent un tiers de la population) et aux 52 % de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. « Ma pensée se tourne ainsi vers les 350 000 bénéficiaires à la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), et les 186 000 allocataires du revenu minimum d’insertion (RMI) qui reste la prestation la plus importante en montant, versée à La Réunion » « Une pensée aussi pour ces centaines de familles en situation de surendettement et ayant déposé un dossier auprès de l’Iédom, (Institut d’émission des départements d’outre-mer) qui est la banque des banques. Sans oublier les 20 000 Réunionnais en interdiction bancaire ».

Situation d’urgence sociale Les chiffres issus de la dernière plateforme de Coordination de l’Observation Des Etudes Sanitaires et Sociales (CODESS) parlent d’eux-mêmes. Bien sûr, cette précarité financière accable de fait,

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une bonne partie de la population saintpauloise. La Commune compte plus de 20 000 allocataires du RMI et ayants droit, et près de 50 % de la population est couverte par la CMU. Par ailleurs près d’un millier de familles saint-pauloises relèvent du Revenu de solidarité (RSO) et 1 311 familles touchent l’Allocation de parent isolé (API). « La Réunion est en situation d’urgence sociale. D’autant plus que la tendance ne s’améliore pas sur le front de l’emploi et qu’elle tend même à empirer », explique encore la municipalité. Les dernières études montrent d’ailleurs une hausse considérable de + 6 % du taux du chômage pour le mois d’août, faisant de notre Département, le plus mauvais élève de France. Certes, les Réunionnais même les plus démunis ne meurent pas encore de faim, ni de froid. « Mais doit-on pour autant affirmer que la misère est moins pénible au soleil ? Et fermer les yeux sur les conditions extrêmement difficiles que vivent ces familles victimes des conséquences d’une politique désastreuse menée par le gouvernement UMP à Paris ? », interrogent les élus saint-paulois. « Un gouvernement qui continue de débloquer des sommes


SOCIAL 09 astronomiques pour soutenir les plus riches qui sont de plus en plus riches, tout en ignorant les plus pauvres qui continuent de s’appauvrir ». Compte tenu de cette situation jugée dramatique, Huguette Bello plaide pour une relance du débat autour de la question des salaires et juge urgent aussi que l’État augmente le montant des prestations sociales, « afin d’éviter aux plus pauvres, qui dépensent en totalité leurs maigres revenus, de voir leur pouvoir d’achat décrocher complètement ». Car dit-elle « une telle mesure permettra à coup sûr de relancer l’économie réunionnaise ».

Pour une Réunion plus solidaire Pour la Députée-maire, il est urgent aussi d’agir plus, pour une Réunion plus fraternelle, plus solidaire, plus égale. Concrètement, cela suppose : I d’aider ceux qui sont dans la misère et qui vivent dans l’angoisse de la pauvreté, à quitter la honte qui les habite afin de leur éviter un échec total,

I d’encourager et d’accompagner moralement ces hommes et ces femmes qui se lèvent tôt chaque matin pour aller chercher du travail mais qui rentrent bredouille compte tenu d’une conjoncture économique défavorable. Ces demandeurs d’emploi sont souvent obligés de « bèque la clé » à droite à gauche pour pouvoir mettre quelque chose dans la marmite.

Agir plus, pour une Réunion plus fraternelle, plus solidaire, plus égale suppose aussi de :

I tendre la main à ces marginaux, ces sans logis qui n’ont que la rue pour seul lieu de résidence et qui sautent des repas tous les jours, et ceux qui n’ont pas de toit pour abriter leur famille.

Sur la seule commune de Saint-Paul, près de 7 000 demandes de logement sont recensées. « C’est connu, et les études le confirment : le logement est un déterminant majeur de l’insertion de l’individu dans la société. La situation de précarité n’est donc pas seulement liée à l’absence de ressource, mais aussi aux conditions de vie qui en découlent » souligne encore la municipalité. En sa qualité de Maire de Saint-Paul et de parlementaire de La Réunion, Huguette Bello entend inciter à nouveau le gouvernement à se pencher sérieusement sur les principes que sont les droits à un travail, à un logement et à un revenu suffisant pour permettre à tous de vivre dignement. « Il ne s’agit, ni plus, ni moins que de respecter la Déclaration des droits de l’Homme que la France a signée » conclut-elle. « Tous ceux dont les droits sont bafoués, ceux qui sont mis à l’honneur en cette journée du refus de la misère et qui ne mangent sans doute pas tous à leur faim, ne peuvent plus se nourrir uniquement d’espoir d’un lendemain meilleur ».

LA DEVANTURE DE L’HÔTEL DE VILLE DE SAINT-PAUL S’EST PARÉE D’UNE BANDEROLE POUR DIRE NON À LA MISÈRE.

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UN PEU DE DIGNITÉ À AGIR CONTRE L’EXCLUSION

MICHEL NOËL ESTIME QU’UN EMPLOI L’AIDERA À SORTIR DE LA PRÉCARITÉ.

Michel Noël vit dans la rue depuis environ deux ans. Titulaire d’un CAP en maçonnerie, sa situation sociale s’est dégradée au lendemain de son licenciement. M. Noël est persuadé que retrouver un emploi l’aidera à reprendre sa place dans la société. « Après mi pourra trouv’ in logement. Sa aussi lé important », dit-il. En attendant, c’est à l’association AGIR contre l’exclusion où sont recensés 182 sans domicile fixe, que Michel Noël se rend pratiquement tous les jours pour déjeuner. À l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, il a retrouvé nombre de ses compagnons d’infortune. Plusieurs familles nécessiteuses auxquelles Agir contre l’exclusion apporte une aide en denrées alimentaires et en petits mobiliers y étaient également présentes. Depuis le 16 septembre 1996, la structure gérée avec beaucoup d’humanisme par les époux Maesen ne désemplit pas. Les sans domicile fixe qui squattent différents endroits en centre-ville, dans les hauts de la commune et au niveau de la station balnéaire y viennent pour prendre un petit-déjeuner, se doucher et laver leur linge dans la machine mise à leur disposition. Sur place, les sans logis ont même la possibilité de repasser leurs vêtements. Bref « nous mettons tout en œuvre pour leur donner les moyens de vivre leur situation avec dignité », souligne Mme Maesen. Agir contre l’exclusion fonctionne grâce notamment au bénévolat et aux généreux donateurs. Un agent de l’association et le local sont mis à sa disposition par la municipalité qui encourage fortement les actions de l’association.


10 ENFANCE ET PETITE ENFANCE

PRÈS DE 400 PLACES DE CRÈCHE BIENTÔT DISPONIBLES Près de 400 places de crèche seront créées sur la commune de Saint-Paul afin de répondre aux attentes des familles. Comme annoncé dans le programme de mandature d’Huguette Bello, la jeunesse est placée au centre des grandes priorités d’actions de l’actuelle municipalité. La Députée-Maire de Saint-Paul estime « que tout est à faire sur la commune ».

de ces micro-crèches. « Parallèlement à cette mise en place, nous avons proposé à la CAF la construction d’une crèche par canton, soit 5 au total », poursuit Huguette Bello. Ainsi, chaque habitant ayant un enfant en bas âge aura droit au même niveau de service, où qu’il se situe sur le territoire communal. À terme, ce seront près de 400 places qui seront disponibles dans les différentes crèches pour répondre à la demande des familles.

« C’est de rattrapage qu’il s’agit dans ce domaine puisque l’ancienne majorité ne s’est pas préoccupée de l’accueil de nos enfants, alors que la demande des parents sur ce point aurait dû l’alarmer », insiste Mme Bello. « Nous héritons sur ce point d’une situation catastrophique » Ce plan de rattrapage, accompagné par la Caisse d’allocations familiales (CAF), comprend plusieurs points dont la création de onze micro-crèches. Rapides à mettre en place, celles-ci seront réparties sur tout le territoire de la commune et pourront accueillir chacune neuf enfants. Trois d’entre elles ouvriront leurs portes dès le début de l’année prochaine. Le Conseil municipal a déjà donné son aval à la désaffection des logements de fonction de certaines écoles pour la création

Reconnaissance envers les assistantes maternelles Dans la mise en œuvre de ce plan, les assistantes maternelles ne seront pas oubliées, « bien au contraire » insiste la Députée-Maire de Saint-Paul qui annonce la création d’un deuxième relais pour assistantes maternelles. « Nous signerons dans ce cadre un contrat territorialisé avec la CAF et le Département », dit-elle. « Par cette action, nous tenons à montrer notre soutien au travail qu’effectuent ces assistantes maternelles ».

Ces dernières sont présentées comme étant aujourd’hui le premier maillon dans l’accueil des enfants. Dans ces relais, elles pourront notamment partager leurs expériences et préparer la socialisation des enfants. À côté de ces dispositifs, la municipalité entend favoriser autant qu’il sera possible les initiatives privées qui n’ont eu jusqu’ici que très peu d’échos. Ces crèches d’entreprises constituent d’excellentes alternatives. Elles permettent aux parents d’aller à leur travail tout en disposant d’un mode de garde approprié pour leurs enfants. Bien sûr, au-delà de ces structures, sont aussi prévus des lieux d’accueil parentsenfants qui puissent répondre aux attentes des familles. S’agissant des financements, sur la base de ses propositions la collectivité a sollicité le principal financeur, la CAF, dont une délégation composée notamment du Directeur et du président du conseil d’administration, a été reçue le 17 octobre dernier pour une réunion de travail. Les financements municipaux seront ajustés en fonction des réponses.

NOUS NOUS PRÉOCCUPONS DE NOTRE AVENIR « Une ville qui ne s’intéresse pas à la petite enfance est une ville qui tourne le dos à son avenir ». C’est le sentiment de Virginie Sallé, conseillère municipale en charge des actions en faveur de la petite enfance. Mme Sallé évoque la nécessité d’une vraie dynamique, une vraie politique de la petite enfance au service de la population, des jeunes parents jusqu’alors ignorés. Et celleci de mettre l’accent sur la volonté municipale de développer des réseaux d’information, de formation pour tous les acteurs (professionnels et parents) à travers des ludothèques, des lieux d’accueil et la mise en place d’une charte de la petite enfance. « Nous soutenons et accompagnons tout projet innovant », assure Virginie Sallé. L’élue souligne trois initiatives phares : la mise en place d’ateliers de sensibilisation artistique, une action commune avec les lieux d’accueil municipaux et associatifs autour de la journée internationale des droits de l’enfant et des rencontres organisées récemment dans le cadre de la semaine bleue avec les gramounes.

LA PETITE ENFANCE OCCUPE UNE PLACE DE CHOIX DANS LA POLITIQUE DE LA MUNICIPALITÉ

LA LUTTE CONTRE L’ILLÉTRISME S’ORGANISE La Commune de Saint-Paul veut contribuer à la lutte contre l’analphabétisme, notamment auprès des plus jeunes. Pour apporter sa pierre à l’édifice, la collectivité soutient l’initiative du Centre départemental artistique pour l’animation et la culture des enfants qui organise un concours d’orthographe avec les élèves de

CM1 des écoles saint-pauloises. Et ce, dans le but d’ « augmenter la compétence des écoliers par un travail régulier sur deux ans ». Un texte sera diffusé sur radio KOI tous les lundis. Les difficultés relevées sont étudiées par le maître chaque jour pendant dix minutes. L’action se déroulera en trois phases, entre ce mois de novembre et la rentrée de janvier 2009. Et la finale est programmée pour le lundi 4 mai 2009, avec une dictée qui « ponctue au fur et à mesure la progression de

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l’épreuve ». La correction sera assurée par l’enseignant qui retiendra la meilleure copie de chaque CM1 et communiquera le nom au Cedaace. À la fin de l’opération, le meilleur élève de chaque CM1 participera à un concours organisé par la Mairie, avec la collaboration du Cedaace. Le champion de la dictée participera à un voyage culturel à Paris en 2009. Élu délégué aux affaires scolaires, Raymond Françoise suggère que tous les autres finalistes soient eux aussi récompensés.


ENFANCE ET PETITE ENFANCE 11 GARDERIES PÉRISCOLAIRES À SAINT-PAUL

LE SOUTIEN INDÉFECTIBLE DE LA MAIRIE AUX ASSOCIATIONS La municipalité apporte un soutien fort aux structures œuvrant en faveur des enfants. Huguette Bello l’a annoncé au cours d’une réunion avec les responsables d’associations de garderie périscolaire. Le soutien de la collectivité porte surtout sur les subventions. Un budget de près de 190 000 euros a d’ailleurs été attribué aux différentes structures. « Nous n’avons aucunement la volonté de laisser tomber les associations, surtout pas celles dont l’activité tourne autour de l’aide à la personne », répond la Députée-Maire de SaintPaul, en réponse à une question d’un responsable associatif présent. « À chaque fois que cela sera possible, la collectivité soutiendra financièrement ces associations de garderie périscolaire ». Le conseil municipal déplore les difficultés des familles saint-pauloises à faire garder leurs enfants en dehors des horaires scolaires. Sur Saint-Paul, quelque 27 associations assurent le dispositif de garderie pour un effectif d’environ 1 500 marmailles. Désormais, ces garderies sont assurées en grande majorité par des personnes embauchées par l’association en Contrat unique d’insertion (CUI). Dans certains cas, ce sont des agents recrutés en Contrat à durée déterminée (CDD) ou indéterminée (CDI).

« Ne pas baisser les bras » « Pour la mise en place d’une nouvelle garderie périscolaire, la municipalité s’engage à participer �� l’acquisition de matériel, notamment en vue de faciliter le lancement de l’activité. C’est aussi notre devoir de mettre des locaux à disposition », avancent les élus. Lors d’une réunion à l’hôtel de ville, ces derniers étaient venus exposer les nombreux problèmes rencontrés « dans l’exer-

QUELQUE 27 ASSOCIATIONS ASSURENT LES ACTIVITÉS PÉRISCOLAIRES SUR LA COMMUNE

cice de leur fonction ». À l’exemple de cette responsable d’une association du Bernica qui existe depuis neuf ans, et qui s’est heurtée à la lourdeur administrative. « Je viens d’embaucher un CUI après plus de six mois de combat », dit-elle. Un problème évoqué également par d’autres responsables associatifs. Face à ce « parcours du combattant », la municipalité appelle à ne pas baisser les bras, et interviendra auprès du Conseil général et des organismes concernés, afin de faciliter les démarches administratives, notamment concernant les recrutements. Demande d’intervention à la mairie afin de faciliter l’accès à la garderie périscolaire à un plus grand nombre d’enfants, création d’un pôle associatif afin de fédérer les idées et les compétences, demande d’assistance juridique… autant de sujets évoqués au cours de la réunion.

LA MUNICIPALITÉ TIENT À ASSURER LES ASSOCIATIONS DE GARDERIE PÉRISCOLAIRE DE SON SOUTIEN.

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UN CENTRE DE LECTURE ET D’ÉCRITURE La création d’un Centre académique de lecture et d’écriture (CALE) sur la commune de Saint-Paul fait l’objet d’un projet qu’une délégation de l’Académie est venue soumettre à la municipalité récemment, et auquel les élus adhèrent totalement. « Nos enfants ont besoin d’une telle structure », insiste Mme Bello, mettant l’accent sur la politique communale de lutte contre l’illétrisme, notamment auprès des plus jeunes. Une politique favorable à l’élargissement de l’offre du CALE à l’apprentissage de la citoyenneté, au développement du goût de l’effort, au contact avec les autres et la nature. La délégation conduite par l’Inspecteur d’Académie, M. Vallano, veut surtout « mettre sur table l’intérêt qu’il y aurait » à implanter ce Centre de lecture et d’écriture sur Saint-Paul, et « accorder le temps de la réflexion à la nouvelle municipalité ». Mais la volonté commune du Rectorat qui s’engage de son côté à mettre à disposition le personnel pour assurer le fonctionnement du centre, et de la municipalité qui réfléchit quant au bâtiment le plus approprié, devrait accoucher du CALE d’ici à 2010.


12 AMÉNAGEMENT

LIFTING EN VUE POUR LE CENTRE-VILLE Améliorer le confort des usagers et leur qualité de vie : tel est l’objectif poursuivi par la municipalité à travers le projet de réorganisation de la circulation et des stationnements en centre-ville pour un renforcement de son attractivité. Renouvellement dans le cadre du Programme de Restructuration Urbaine, (PRU) du centre-ville, la Commune de Saint-Paul a d’ailleurs confié à la SEDRE le projet d’amélioration des voies et des réseaux. Les études opérationnelles sont aujourd’hui arrivées à leur terme et le projet a fait l’objet de validation par la Mairie. Prochainement sera lancée la consul-

LE PROJET PRÉVOIT UN REQUALIBRAGE DES RUES.

tation pour le choix des entreprises chargées de la mise en œuvre des travaux. Mais ce vaste chantier ne se fera pas sans engendrer quelques gênes et des nuisances dont les élus se disent conscients. « Il nous appartient de prendre les dispositions nécessaires pour les réduire afin de pas nuire à l’activité du centre-ville durant la phase des travaux », expose la collectivité. Afin de bien présenter les enjeux, une réunion d’information visant dans un premier temps à détailler le projet d’aménagement a eu lieu récemment en présence des riverains et des commerçants. Réunion au cours de laquelle certains n’ont pas manqué de faire part de leur inquiétude. « Ce volet de rénovation urbaine est nécessaire et indispensable, afin de donner une autre dimension au centre-ville », souligne Sophie de la Giroday, (Pôle développement durable à la Mairie). Une position appuyée par Emmanuel Séraphin, adjoint délégué à l’aménagement du territoire. « Saint-Paul est une ville riche en histoire. Mais son patrimoine n’est pas valorisé. Et pour y parvenir, l’aménagement des voiries est la base indispensable », insiste celui-ci, évoquant un budget d’environ 14 millions d’euros pour ce projet.

Début août 2009 « La collectivité a prévu un gros effort financier afin de redonner un vrai caractère, une plus grande attractivité à SaintPaul qui est une ville morte. Nous mettrons tout en œuvre pour qu’elle retrouve le niveau des grandes villes comme SaintPierre et Saint-Denis ». Il s’agira de renforcer le confort des piétons et la sécurité de l’ensemble des usagers. Notamment celle des « moyens de transport doux », par la mise en plateau unique des rues de l’Hyper centre, et l’élargissement des trottoirs. L’accessibilité des personnes à mobilité réduite n’est pas oubliée dans le projet. Pour renforcer l’attractivité du centre-ville, un réaménagement qualitatif des rues est ainsi prévu et un nombre conséquent de places de stationnement sera créé. Et afin de mieux répondre aux besoins actuels et à venir en termes de construction, les réseaux (eaux usées, adduction en eau potable…) seront améliorés. Les lignes électriques seront enfouies. Les travaux pourraient démarrer en août 2009. Mais pour répondre aux riverains se plaignant d’être victimes d’incivilités, d’automobilistes ne respectant pas les entrées et sorties de garages, Mme De la Giroday annonce que des travaux de signalisation au sol seront entrepris rapidement, sans attendre l’année prochaine.

LES OUTILS D’INFORMATION ET DE COMMUNICATION Les travaux pourraient commencer au mois d’août 2009 et durer environ 24 mois. Mais avant cette phase opérationnelle, un plan de communication sera établi. Sera diffusée une brochure d’information spécifique aux travaux d’amélioration des voies et réseaux, visant à informer les riverains et commerçants du centre-ville et à recueillir leurs avis et suggestions pour minimiser au mieux les nuisances de chantier. Le questionnaire qui y sera joint est à retourner en le déposant à la SEDRE de SaintPaul à la Mairie centrale tout au long de ce mois de novembre 2008. Trois permanences ayant pour objet la présentation détaillée du projet et l’examen des requêtes des riverains et commerçants du centre-ville ont eu lieu au mois d’octobre. Par ailleurs, un point d’information et de concertation permanent est mis à la disposition des habitants de Saint-Paul à la Maison du PRU. Seront présentés à tous, les projets du centre-ville en cours et à venir. Un médiateur sera chargé d’informer, de recueillir les doléances et d’apporter les solutions adéquates. Mise en œuvre : avant le démarrage des travaux. Ce plan de communication comprend également la diffusion par la Sedre, d’une lettre trimestrielle et durant toute la durée des travaux. Courrier adressé aux riverains et commerçants du centre-ville, et faisant état de l’avancement des travaux rue par rue. Seront aussi indiquées les modifications apportées à la circulation automobile et aux stationnements.

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UN VASTE PROJET DE RÉORGANISATION DES RUES VISE À AMÉLIORER LE CONFORT DES USAGERS DU CENTRE-VILLE.


AMÉNAGEMENT 13

HUGUETTE BELLO RENCONTRE L’ASSOCIATION CHAUSSÉE ROYALE L’aménagement du centre-ville en général et de la Chaussée Royale en particulier, se fait en concertation avec les habitants. Huguette Bello l’a confirmé lors d’une rencontre avec Ibrahim Behra, président de l’association Chaussée Royale. Les discussions ont tourné essentiellement autour du tram train dont le tracé suscite encore des interrogations. « Partout dans les grandes villes métropolitaines des bus, taxis et tram se combinent parfaitement sans gêne particulière pour les piétons et pour les riverains », souligne Huguette Bello.

QUARTIERS ET RUES CONCERNÉS Quartier de l’Hyper centre : rues Poivre, Rhin et Danube, du Commerce, Evariste de Parny + E. Eudor. Rues Marius et Ary Leblond et Millet, rues de la Poste et Sarda Garriga, rue de la Congrégation. Quartiers de la Caverne et de la Butte : rue d’Angoulème, rues des Morts, de la Compagnie des Indes, ainsi que rues des Sémaphores et Saint-Louis.

GESTION DES NUISANCES DE CHANTIER Pour les accès piétons : les accès aux commerces et aux habitations seront maintenus durant toute la phase chantier. Ils devront respecter les normes de sécurité en vigueur. Pour le stationnement : durant toute la phase de chantier des poches de stationnement provisoires seront mises à la disposition des usagers du centre-ville. Ces aires de stationnement seront aménagées avant le démarrage des travaux. Pour la circulation automobile : seront coupées à la circulation automobile les sections de voies concernées par les travaux. Une circulation provisoire sera mise en place durant toute la phase chantier, elle évoluera en fonction de l’avancement des travaux et fera l’objet d’une campagne de communication préalable à toute modification. Pour les livraisons des commerçants : les rues commerçantes concernées par les travaux seront soumises pendant la durée

du chantier à des horaires de livraisons. Durant ces horaires, les entreprises de travaux auront l’obligation d’assurer d’une manière ou d’une autre les livraisons des commerçants. Pour les bruits de chantier : ceux-ci ne devront en aucun cas dépasser les niveaux sonores fixés par la réglementation en vigueur. L’entreprise respectera une interdiction de travaux à proximité des habitations entre 18h00 et 07h00. Pour les poussières de chantier : l’entreprise de travaux devra prendre toutes les dispositions nécessaires pour ne pas disperser de poussières dans l’air ou causer une gêne pour le voisinage. Un arrosage en période de terrassement pourra éventuellement être exigé. En matière de propreté : pendant toute la durée des travaux, les voies du domaine public, empruntées par les véhicules de l’entreprise, devront toujours être maintenues dans leur état de propreté initial.

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LES RIVERAINS DE L’ASSOCIATION CHAUSSÉE ROYALE ONT EXPOSÉ LEURS PRÉOCCUPATIONS À HUGUETTE BELLO.

C’est le « souci permanent de protéger le patrimoine de Saint Paul et de garantir une qualité urbaine pour les habitants et les usagers du centreville », qui « conduit la municipalité à demander au Maître d’ouvrage du tram train d’apporter des solutions tendant à la meilleure intégration possible de cette infrastructure qui marquera fortement et durablement notre territoire ». Lors de cette rencontre avec l’association Chaussée Royale, Huguette Bello a également insisté sur son souhait d’une approche architecturale particulièrement soignée qui veillera à l’inscription de cet objet dans les grands paysages (ravine Bernica et Étang Saint-Paul) et dans la ville.


14 AMÉNAGEMENT LOGEMENT

UNE PROGRAMMATION AMBITIEUSE JUSQU’EN 2011 de Saint-Paul une grande ville moderne et structurée franchit ainsi la porte du concret. « Cette volonté passe donc d’abord par une réponse aux attentes des Saint-Paulois en matière de logements et d’amélioration du cadre de vie », rappelle Huguette Bello. Tout en insistant sur le fait que la crise du logement est générale, la Députée-Maire de Saint-Paul pointe du doigt le « manque d’empressement des gouvernements UMP successifs, à agir en outre-mer ». LA COMMUNE PILOTE ACTUELLEMENT 32 OPÉRATIONS DE LOGEMENTS.

1 527 logements sociaux sont programmés sur la commune de Saint-Paul entre cette année et 2011. La nouvelle municipalité entend mettre le paquet afin de rattraper les retards cumulés en matière d’habitat depuis 50 ans. Pour la seule année 2009, la construction de 667 logements, dont 440 en locatif et 227 en accession est prévue. La volonté politique d’Huguette Bello de faire

Elle accuse également la « conception erronée et archaïque » de l’ancienne majorité qui n’a pas construit assez de logements sociaux, « préférant que SaintPaul soit fichée commune hors-la-loi ». Et l’équipe municipale déplore les lourdes amendes dont la collectivité a dû s’acquitter alors que de nombreuses familles « sont obligées de vivre dans des conditions indignes ». Le pourcentage de locatif social était de 9,24 % soit un déficit de 3 082 logements. L’équipe en place veut « mettre fin à ce comportement indigne et injustifiable » et est donc en train de faire bouger les

HÔTELLERIE EN PLEIN AIR

RÉOUVERTURE DU CAMPING DE L’HERMITAGE POUR 2009 Le projet de création d’un camping à l’Hermitage, l’un des engagements de campagne, est sur de bons rails. Le principe a été adopté en conseil municipal, où la majorité a insisté sur le respect de la parole donnée. « Le Réunionnais doit s’approprier cet espace pour pouvoir profiter pleinement des joies de la plage et de la mer » : c’est en ces termes que le 1er adjoint de SaintPaul, Jean-Marc Gamarus, justifie sa volonté de procéder prochainement à la

L’OUVERTURE DU CAMPING PRÉVUE L’AN PROCHAIN DEVRAIT METTRE UN TERME AUX PRATIQUES SAUVAGES.

réouverture du camping, fermé et complètement abandonné depuis plus de dix ans. Tout en rappelant cette « nécessité d’offrir au plus grand nombre la possibilité de passer des vacances dans la station balnéaire de Saint-Gilles-les-Bains », le premier adjoint met l’accent sur l’hygiène et la sécurité des lieux. Ainsi, finies les installations anarchiques : les emplacements seront prédéfinis. Oubliées les toi-

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lignes. Sa politique se traduit déjà par une programmation de 248 logements (128 en accession et 120 en location). À ces réalisations s’ajoutent donc les 667 prévues l’an prochain. 612 logements à l’horizon 2011, (376 en locatif et 236 en accession) complèteront cette ambitieuse programmation. D’autres projets étant à l’étude, le nombre de logements programmés augmentera encore. Environ 4 500 demandes de logements sont recensées au service Habitat de la mairie de Saint-Paul. Le produit le plus souvent attendu est le Logement évolutif social (LES) types T3 ou T4. Pour des raisons financières et de disponibilité des produits les familles sont le plus souvent obligées de se rabattre sur du locatif.

Des freins à la construction Ces mêmes raisons financières constituent le premier frein à la production de l’offre communale. Les coûts de production ont augmenté de 30 % en 2 ans et les contraintes réglementaires continuent à alourdir les bilans d’opération. De plus les exigences de confort, d’esthétique et de préservation de l’environnement, aboutissent à une instruction des permis de construire beaucoup plus pointue. Dans le même temps les financements État n’ont quasiment pas été réajustés, et les opérations de construction de logements aidés sont systématiquement déficitaires. Le Plan local d’urbanisme ayant été considérablement retardé par l’ancienne équipe, les pro-

lettes mal entretenues et les « coindouche » désuets : les sanitaires feront honneur à l’hôtellerie de plein air. Oublié aussi ce décor glauque du passé où le camping mal éclairé n’avait absolument rien d’une carte postale. « Ce sera un beau camping », promet M. Gamarus, évoquant une coordination avec les acteurs du monde touristique et les résidents de l’Hermitage. Ce projet était l’un des thèmes de campagne de la majorité municipale. « Nous l’avons dit, nous l’avons fait », se félicitent d’ailleurs les élus de la majorité, insistant sur la forte attente des Réunionnais et des Saint-Paulois.

Un site inscrit dans l’histoire de Saint-Paul Et Jean-Marc Gamarus de dénoncer une fois de plus la difficile situation financière de nombreuses familles qui, faute de moyen, ne peuvent évidemment pas s’offrir une chambre d’hôtel. « Souvent, j’en-


AMÉNAGEMENT 15 cédures de ZAC sont plus longues et les démarches internes peuvent aussi ralentir les sorties d’opérations. Cela provoque un glissement des programmations d’un ou deux ans. De Sans Souci à Bruniquel, en passant par Trou d’Eau, Ravine Daniel ou le Tour des Roches… la Commune pilote 32 opérations d’aménagement de type ZAC et RHI sur des périmètres conséquents et à des stades d’avancement très divers. Le dimensionnement actuel du service en charge de ces opérations ne permet pas le pilotage de l’ensemble de ces opérations. Ce qui entraîne des délais supplémentaires mais aussi parfois des problèmes de procédure. Le recrutement d’agent est prévu pour répondre au besoin. Le troisième frein à la production est lié au manque de foncier aménagé et au retard en équipements de certains quartiers. La participation des promoteurs à la production de 20 % à 30 % de logements sociaux sur leur foncier maîtrisé, permettrait de répartir la production de foncier aménagé entre public et privé, tout en instaurant une dose de mixité sociale que pourrait imposer le PLU. Qu’importe, « nous agirons pour que tous les Saint-Paulois puissent vivre de façon décente dans des logements adaptés à notre région », conclut la municipalité, évoquant l’intégration des critères énergétiques et esthétiques.

tends dire : avec le coût de la vie, nous na point d’autre choix que le camping », rapporte-t-elle. Et la Députée-Maire d’affircher sa détermination à mettre fin aux installations sauvages en redonnant une seconde vie à cette parcelle (DH 31), couvrant environ trois hectares dans la ZAC de Saint-Gilles-les-Bains. En réponse aux élus de l’opposition se demandant pourquoi la piste du Trou d’Eau qu’ils avaient lancée eux, a finalement été écartée, Jean-Marc Gamarus évoque « un choix purement politique, et des meilleures conditions de sécurité autour d’un site inscrit dans l’histoire de Saint-Paul ». Le principe de création du camping ayant été approuvé lors du dernier conseil municipal, les études et travaux devraient rapidement démarrer afin de permettre l’accueil des Réunionnais dès l’année prochaine. Une ouverture (même partielle) est en effet prévue pour fin 2009.

CONSTRUCTION DU PROJET D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE DE SAINT-PAUL

LA VOIE OUVERTE AU PLAN LOCAL D’URBANISME Étape incontournable du Plan local d’urbanisme en cours d’élaboration à SaintPaul, la construction du Projet d’aménagement et de développement durable (PADD) est en cours, et vient d’être présentée à l’ensemble des partenaires. Et ce, dans l’objectif, pour la nouvelle municipalité de disposer au plus vite d’un document d’urbanisme cohérent avec les enjeux de développement. Selon Huguette Bello : « Il n’est plus possible d’administrer la collectivité sur la base de documents datant de 1990 ». La Députée-Maire de Saint-Paul insiste sur l’urgence de doter Saint-Paul d’un PLU afin de répondre efficacement à la gestion du territoire qui couvre plus de 24 000 hectares, et aux besoins des citoyens en attente de logements. La Mairie recense quelque 1 795 demandes de déclassement pour 3 400 parcelles identifiées. « Il est urgent de débloquer la situation, pour répondre au besoin d’espaces des activités économiques et agricoles ». Des propos appuyés par le nouveau sous-préfet d’arrondissement, présent à une réunion à l’Hôtel de Ville et regroupant tous les acteurs de l’urbanisme (Région, Département, DDE, Diren…) « Structurer, planifier et organiser avec intelligence le territoire est d’une impérieuse nécessité », souligne Thomas Campeaux. « Il est temps de s’adapter aux nouvelles problématiques ».

Six bassins de vie Et ces nouvelles problématiques se déclinent dans le Projet d’aménagement et de développement durable en construction. Des éléments de diagnostics encore appelés à être complétés, amendés ont été présentés aux différents partenaires. Et un scénario d’aménagement semble tenir la corde. Celui-ci fait état de six « bassins de vie » Le centre-ville élargi à Savannah, Cambaie / Plateau Caillou, Fleurimont, Éperon / Le littoral balnéaire / le Guillaume / la Saline / Plaine Bois de Nèfles. Des secteurs à prendre en compte dans le cadre de l’élaboration du Plan local d’urbanisme. Et entre 2009 et 2020, alors qu’il est prévu entre 20 000 et 30 000 habitants de plus, un projet de 13 000 logements est évoqué, en prenant en compte les enjeux de chaque bassin de vie et du territoire pour un aménagement équilibré. Quelque 3 000 logements en centre-ville et autant à Cambaie, 1 200 au niveau du littoral balnéaire, 2 000 sur la Saline, autant à La Plaine/Bois-de-Nèfles et 1 800 sur le Guillaume figurent dans ce scénario de « pôles équilibrés ». « Il faudra arrêter avec la démagogie de la case à terre. Ce n’est plus qu’un slogan », argu-

LES RÉUNIONS EN VUE DE L’ÉLABORATION DU PLU DE SAINT-PAUL S’ENCHAINENT.

mente la DDE. Des propos appuyés par Huguette Bello. « Notre société est bavarde mais elle ne dit pas l’essentiel. Il faut aussi protéger et préserver le patrimoine, les paysages et le lagon ». Et la Députée-Maire de l’Ouest d’appeler l’ensemble des partenaires à « s’appuyer sur la même partition et jouer la même musique ».

Préconisations Le PADD préconise :

I la reconnaissance de ces six bassins de vie avec l’identité de chacun des micro-territoires, I le mode de vie et les habitudes des habitants, I le document suggère également « un maillage » autour d’un point de centralité avec commerces, équipements publics… I par ailleurs le scénario invoque la valorisation des espaces naturels (étang, forêts du littoral et des hauts, ravine du Bernica), I sans oublier l’organisation le long de la route des Tamarins pour l’accueil des enjeux économiques, avec l’idée de créations de petites zones d’activités afin de rapprocher l’emploi des habitants en mi-pente.

D’autres réunions sont prévues. Le PLU de la Commune de Saint-Paul, en panne depuis plusieurs années est sur la bonne voie. L’enquête publique pourrait démarrer en milieu d’année 2009. « La population sera consultée courant 2009 » affirme Emmanuel Séraphin. « Une consultation du monde économique est aussi prévue. »

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16 BOUGE EK SAINT-PAUL

RÉTROSPECTIVE 2008 EN IMAGES… LE RECORD DE JUILLET Avec 76 417 entrées payantes sur dix soirs, les fêtes de juillet 2008 ont battu tous les records de fréquentation. L’an dernier, seulement 64 754 personnes avaient fait le déplacement jusqu’au Parc Expobat. Cette année, l’objectif de maîtrise du budget (l’apport communal qui était de 212 000 euros en 2007 a été ramené à 50 000 euros) tout en augmentant la qualité des animations en adéquation avec l’attente du public a été atteint. Journée de la 3e jeunesse, village enfants, soirée humour avec Miss Fonn Ker pour ne citer qu’eux, la programmation 2008 qui a mobilisé 160 agents n’ayant pas ménagé leurs efforts, avait effectivement tout pour plaire.

JAMAIS LES FESTIVITÉS DU MOIS DE JUILLET N’AVAIENT ATTIRÉ AUTANT DE MONDE.

HANDIPLAGE LE SUCCÈS La journée portes ouvertes « handiplage », organisée le 3 août dernier a réuni sur la plage de la Saline, de nombreux clubs handisport. Une manifestation dont le but est de favoriser les échanges entre les personnes en situation de handicap et le grand public. « C’est au travers de ce genre d’opération que nous pourrons amener les autres à porter un autre regard sur les personnes handicapées », estime Marie-Claire Marceau, conseillère municipale en charge des personnes à mobilité réduite. Le public ciblé a pu profiter des tiralos, ces « machines » spécialement conçues pour permettre aux personnes handicapées et/ou âgées à mobilité réduite, d’évoluer en toute sécurité dans le lagon.

Pétanque adaptée, sports collectifs, ateliers création de sable et d’arts visuels, trampoline et autres animations musicales étaient aussi au menu. Les participants en redemandent.

effectivement joué le jeu, et nous sommes vraiment ravis des résultats », souligne Mme Storch. Entre les nombreux ateliers et les sorties aux quatre coins de la commune, les enfants n’ont pas eu le temps de s’ennuyer durant ces vacances où l’accent était mis sur la sensibilisation à l’environnement et sur le patrimoine. Les adolescents de 12 à 17 ans n’étaient pas en reste. Ils ont pu effectivement profiter des activités mises en place dans le cadre du « Caravane Tour ». Street basket, initiation à la boxe et au hockey, tournoi de foot, ou encore Cyber bus animé par le TCO et segway par Eolis… autant d’animations qui ont permis aux jeunes de vaincre l’oisiveté. Afin de faire face à la demande, la municipalité annonce l’ouverture de centres supplémentaires pour les prochaines grandes vacances, et la mise en place de bus, afin de rapprocher les jeunes des quartiers les plus éloignés des centres aérés.

DES VACANCES BIEN REMPLIES

QUAND LE JAZZ ARRIVE EN VILLE

Avec un effectif de 1 727 marmailles accueillis dans les différents centres de loisirs sans hébergement (soit 300 de plus que lors des précédentes éditions), l’opération « Saint-Paul loisirs » organisée au mois de juillet a connu son plus gros succès. Conseillère municipale, déléguée aux actions périscolaires, Nicole Storch attribue cette réussite à la qualité du programme et au dynamisme du personnel d’encadrement (directeurs, animateurs…) et de la Direction de l’enfance et de la vie éducative (DEVE). « Tout le monde a

Le jazz est sur la voie de la démocratisation. À travers l’opération « Jazz en ville » organisée en septembre dernier, et décentralisée sur Fleurimont et Saint-Gilles-lesBains, la Commune espère bien accompagner cette démocratisation. La collectivité souhaite ainsi offrir au public l’opportunité de mieux connaître les musiciens à La Réunion. Du Jazz Club à Bernard Brancard, en passant par Jean-Pierre Joséphine, tous à leur manière et avec leur originalité ont permis à ce style musical de révéler sa présence dans notre île.

LES ANIMATIONS VACANCES DE JUILLET 2008 ONT CONNU LEUR PLUS BELLE AFFLUENCE.

LE JAZZ POURSUIT SA ROUTE VERS LA DÉMOCRATISATION.

LES PARTICIPANTS DE L’OPÉRATION HANDIPLAGE EN REDEMANDENT.

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18 AMÉNAGEMENT DÉVELOPPEMENT DURABLE

SAINT-PAUL VILLE SOLAIRE 23 000 euros par an. Fini aussi les nuisances diverses (sonores et d’émission de gaz). « De plus, si nous avions fait le choix de l’extension du réseau électrique, cela aurait coûté dix fois plus cher ».

La page du solaire s’ouvre

UNE EXPÉRIENCE QUANT À L’UTILISATION DE L’ÉNERGIE SOLAIRE SERA MENÉE AVEC LA COLLABORATION DES HABITANTS, AUTOUR DES MAISONS DE L’ÉPERON.

La commune de Saint-Paul souhaite généraliser sur son territoire, le recours à l’énergie solaire et au confort thermique pour l’ensemble des constructions à travers le concept « Ville Solaire ». Ce concept développe une stratégie énergétique et environnementale visant à améliorer la qualité de vie et favoriser le bienêtre des citoyens de la commune. Il suppose l’installation de nouvelles structures économiques, créatrices d’emplois (artisanat, industrie, tourisme…) et favorise la lutte contre la précarité énergétique, mais aussi l’ouverture des politiques sociales liées à l’énergie durable. La municipalité est convaincue que les énergies renouvelables sont source d’économie. Ce qui est important, surtout pour les foyers à revenus modestes. Soucieuse du maintien voire de l’augmentation du pouvoir d’achat des familles saint-pauloises, la collectivité entend ainsi promouvoir une politique de développement durable qui devrait avoir pour effet une baisse du montant des factures énergétiques des ménages. Ce projet « Saint-Paul Ville Solaire » piloté par Jean Erpeldinger, 7e adjoint chargé de l’Environnement et de l’Agenda 21, tend au développement d’unités de production d’énergie photovoltaïque, de chauffe-eau solaires et de lampes à basse consommation. Le projet intègre également une démarche de maîtrise de la ressource en eau. Et Mafate jusqu’où l’extension du réseau électrique est très difficile à cause de la géographie des lieux, fait déjà figure

d’exemple. Ainsi, pour alimenter l’école de Marla et le logement de l’institutrice d’énergie solaire « tout à fait appropriée », la collectivité a opté pour la réalisation d’un générateur photovoltaïque autonome. Un équipement qui couvrira les besoins de l’école en énergie. « Notre volonté est de faire de Saint-Paul une commune solaire jusque dans les quartiers les plus éloignés et défavorisés », souligne la municialité. Cette action concrète aura permis de mettre fin à certaines dépenses : fini le groupe électrogène qui consommait 75 litres de gazole par semaine, fini le transport de gazole par hélicoptère qui coûtait près de

Une expérience plus large sera même menée prochainement au niveau du quartier de l’Éperon avec la collaboration des habitants. Une première intervention consiste à faire un état des lieux de l’utilisation de ces technologies, et ce, afin de proposer courant 2009 des actions de promotion de ces dernières. Comme les nouvelles opérations d’aménagement (Résorption de l’habitat insalubre, création de logements, etc.) qui intègreront ces nouvelles techniques, les habitations existantes seront concernées par ce projet. Les grandes toitures industrielles et commerciales et l’ensemble des quartiers urbains et des villages des hauts recèlent un potentiel considérable pour l’équipement solaire photovoltaïque et thermique. Ces installations ont fait la preuve de l’efficacité des technologies utilisées. L’industrie du solaire est ainsi solidement implantée à La Réunion. Les Réunionnais soutiennent donc fortement ces technologies et leur font bon accueil. Plus de 75 000 ménages réunionnais, et parmi eux de nombreux citoyens de SaintPaul, ont choisi d’équiper leur foyer en solaire thermique. La municipalité en partenariat avec L’Agence Régionale de d’Energie Réunion (Arer) a une forte volonté d’intégrer ces technologies à l’acte de bâtir de façon systématique et obligatoire. Ces faits signifient qu’une page s’ouvre, celle de la généralisation du solaire pour toutes les constructions et de tous les Réunionnais, à court terme dans un grand plan économique du solaire.

S’INSPIRANT DU NOUVEAU LYCÉE DE SAINT-PAUL (ICI LORS D’UNE RÉCENTE VISITE) LA COLLECTIVITÉ ENTEND AINSI DÉVELOPPER LE CONCEPT D’AMÉNAGEMENT DURABLE ET GÉNÉRALISER L’UTILISATION DE L’ÉNERGIE SOLAIRE.


AMÉNAGEMENT 19 SAINT-PAUL

PRÊTS POUR FAIRE FACE À LA SAISON CYCLONIQUE La nouvelle municipalité saint-pauloise se prépare à gérer sa première saison cyclonique. Les principaux acteurs du Plan communal de sauvegarde se sont réunis à plusieurs reprises autour du Directeur Général des Services, afin de discuter et identifier les missions, et répartir les compétences de chacun. « Il faut être prêt à agir à tout moment et faire face aux cyclones susceptibles de nous concerner », souligne en substance Alain Payet. Du CCAS à la Police municipale, en passant par la Direction enfance vie éducative, le Pôle opérationnel… tous les services communaux sont mobilisés dans ce Plan communal de sauvegarde. Rien n’a été laissé au hasard au cours des réunions où a été question, entre autres, la gestion des radiers submersibles. Des sites à risque où jusqu’à présent, « des barrières étaient installées à des endroits

et pas à d’autres » comme l’a fait remarquer Jean-Pierre Giust, du Pôle opérationnel. Évoquant des phénomènes de plus en plus violents et meurtriers dans les Caraïbes, la municipalité prend le problème de dérèglement climatique très au sérieux. « Il faut prendre en compte la proximité du nombre d’habitations et de sites par rapports à la mer, et de l’immensité de notre territoire. Souvent, ce n’est que lorsque le phénomène nous touche que l’on prend conscience des dangers. Nous devons nous tenir prêt à agir avant l’arrivée des cyclones, pendant son passage et après », poursuit le DGS. Une réactivité qui passe surtout par la gestion des risques pour la population et la mise en place des centres d’hébergement. La collectivité a décidé que ces centres d’accueil, installés par mesure de

APRÈS PLUSIEURS RÉUNIONS PRÉPARATOIRES POUR LA MISE EN PLACE DU PLAN COMMUNAL DE SAUVEGARDE DURANT LA PÉRIODE CYCLONIQUE, TOUT SEMBLE PRÊT.

prévention ou destinés aux familles sinistrées, couvrent l’ensemble de la commune, du littoral (école Sarda Garriga, Eugène Dayot et Grande Fontaine) aux îlets de Mafate, en passant par les écoles de la Plaine, Bois-de-Nèfles, le Ruisseau, BoisRouge, Bellemène, Bernica, Tan Rouge, Fleurimont, La Saline et Saint-Gilles. Durant l’activation du PC orsec le n° de téléphone de la mairie : 0262 45 43 45 est à la disposition de la population.

LE LOGEMENT SOCIAL OBJET DE TOUTES LES ATTENTIONS Plus de 200 logements sociaux Sidr pourraient être mis en chantier prochainement sur Saint-Paul. Rappelant que l’habitat reste la première priorité de la municipalité, Huguette Bello adhère parfaitement aux projets que la Société immobilière de La Réunion espère exploiter rapidement. « Le logement reste la préoccupation majeure de la population avant même l’emploi. Nous allons soutenir tous les projets favorisant l’intérêt général », affirme la Députée-Maire de Saint-Paul. « L’habitation étant facteur de cohésion sociale », Mme Bello insiste sur les attentions à apporter aux constructions, notamment sur « la nécessité de concevoir les logements sociaux non plus seulement dans la perspective de l’utilité et de l’urgence immédiate mais, comme tous les autres logements, selon toutes les exigences qui sont aujourd’hui celles de l’habitat ». Ainsi estime Huguette Bello, « Il s’agit de la construction de lieux de vie à part entière, qui doivent répondre aux mêmes soucis que tous les autres logements. La question de l’habitat social ne

Et celui-ci de détailler quelques projets :

LA SIDR ENVISAGE LA CONSTRUCTION DE 200 LOGEMENTS SOCIAUX SUR SAINT-PAUL, RAPIDEMENT.

peut donc se réduire aujourd’hui aux seuls enjeux sociaux, économiques et démographiques. Elle doit intégrer les aspects environnementaux, énergétiques et esthétiques ». Reçu en mairie récemment, le Directeur général de la Sidr estime que sa société « a les moyens de répondre aux attentes de la municipalité ». Et Philippe Jouanen de mettre l’accent sur les efforts faits ces dernières années sur la conception des logements afin d’offrir un minimum de bien-être aux occupants, notamment au niveau du « confort thermique ».

I L’aménagement du centre-ville (où quelques détails restent à régler) I La RHI (Résorption de l’habitat insalubre) de Bouillon I L’opération immobilière de Grand Contour I Une opération sur parcelle d’environ 8 000 m2 au Grand Pourpier (environ 50) I des « opportunités » sur Crève Cœur et au niveau de la Chaussée Royale (plus de 100 logements). I Un foncier à aménager d’une dizaine d’hectares sur Hangar. « Dans les constructions, il ne faudrait pas oublier des jardins suspendus et des espaces de jeux pour les enfants », suggère Huguette Bello, comme une piqûre de rappel. « Notre souci en termes d’aménagement, est de faire de Saint-Paul une belle commune où l’on peut se loger agréablement et donc de la doter d’infrastructures de qualité ». Afin de finaliser tous les projets évoqués, d’autres réunions seront programmées prochainement.

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20 ANIMATION

LES GRIMPEURS ONT RIVALISÉ DE TECHNIQUES ET D’ORIGINALITÉ.

LES MATIÈRES DÉRIVÉES DU COCO SERVENT MÊME À LA CONFECTION DE VÊTEMENT, COMME ICI LORS D’UN DÉFILÉ DE MODE ORGANISÉE PAR UNE COUTURIÈRE SAINT-PAULOISE.

LA FÈT KOKO FAIT LE PLEIN Avec un temps de 11.1 secondes, Dimitri Courteau s’est montré le plus rapide et le plus agile une fois de plus lors du concours de grimpeur organisé dans le cadre de la « fèt Koko ». Il conserve ainsi son titre. L’édition 2008 restera celle de tous les records. D’abord parce que les subventions communales n’auront jamais été aussi importantes.

Le budget alloué par la municipalité aura permis au collectif AGFBL (Association Grande Fontaine Bouillon Laperrière) dans le rouge précédemment, d’assainir ses comptes. « C’est important pour nous d’avoir un fort soutien de la nouvelle municipalité », souligne un membre du comité d’organisation de la « fèt Koko ». L’édition de tous les records également parce qu’une colle coco de 7 mètres a été

LE PUBLIC ÉTAIT PLUS NOMBREUX QUE LES ANNÉES PRÉCÉDENTES À LA « FÈT KOKO ».

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conçue en un temps défiant toute concurrence. Par ailleurs, de l’avis général le public était beaucoup plus nombreux sur les trois jours que lors des précédentes éditions. « Et puis, il faut aussi avouer que nous avions un espace un peu plus grand », poursuit l’association organisatrice. Selon les habitants de la Grande Fontaine, le coco est au Tour des Roches, ce que le jujube est à La Possession, ce que le goyavier est à la Plaine des Palmistes. Un « patrimoine » que certains redoutent de voir disparaître compte tenu du vieillissement des grands palmiers. « Il faut songer à une replantation régulière », souligne Gislaine Basquaise, 14e adjointe. Bien sûr, la Municipalité de Saint-Paul ne souhaite pas l’extinction du cocotier du Tour des Roche et encore moins la fin de la « fèt koko ». Gislaine Basquaise souhaite par-dessus tout, la sauvegarde de tous ces petits artisans vivant du coco et de ses dérivés. Un palmier dans lequel rien ne se perd. Les feuilles servent encore aujourd’hui à la confection des salles-vertes, vannes, et paniers et même des « balier zic ». La coque séchée du coco sert encore à cirer « lankostik » dans certaines maisons. Les fibres sont utilisées pour la confection de lampes de chevets. Même le tronc serait assez solide pour la réalisation de petits mobiliers. Tout le monde s’accorde à dire que la disparition du coco de la Grande Fontaine serait dramatique.


ANIMATION 21 SUCCÈS POUR LA NOUVELLE FÊTE DU GÉRANIUM

UN PARFUM DE RENOUVEAU SUR RAVINE DANIEL En soutenant activement la relance de la « Fête du géranium » les 11 et 12 octobre derniers, à Ravine Daniel, la nouvelle municipalité fait renaître l’espoir d’un lendemain meilleur pour les planteurs du quartier. Les habitants qui n’avaient plus savouré pareille ambiance depuis près de dix ans en redemandent. Jean-Ervil Persée semble ravi de s’asseoir à nouveau devant le four « en chauffe », face à l’alambic prêt à aspirer l’huile essentielle du géranium en train d’être distillé. Même s’il ne s’agit là que d’une démonstration de cuite. Ancien agriculteur, celui-ci a jeté l’éponge il y a environ dix ans en raison des difficultés rencontrées par la profession. C’était peu après la dernière édition de la Fête du Géranium en 1999. « Sera vraiment un bon zafèr si la Commune i aide a nou relance la fèt là », dit-il. Et pour cause, à l’origine où la production était déjà sur le déclin, il avait la possibilité d’un débouché autre que la vente officielle à la Coopérative des huiles essentielles (Caheb). « Nou té i fait des petites fioles, et domoun té i achète bien », se souvient-il. Forcément, Jean-Ervil, les autres agriculteurs rescapés (Lucé Romély, Antoine Zitte, Vincent Admette) et l’ensemble de la popu-

APRÈS LE TRADITIONNEL « COUP DE CISEAUX INAUGURAL » HUGUETTE BELLO A FAIT LE TOUR DES STANDS, AUX CÔTÉS DU SOUS-PRÉFET.

lation saluent la volonté municipale d’accompagner l’association Zamevi sur la voie de la relance de la fête du Géranium. « Le géranium lé comme un patrimoine pou nou. Nou la grandi la dedan », raconte ce quadragénaire, fils d’agriculteurs. « Tout sak la laisse tombe la fête géranium, la abandonne nout kartié ».

La renaissance La première édition de la fête du géranium avait été organisée au début des années 1990, à l’initiative de la chambre d’Agriculture et de l’Association promo-

LES PLANTEURS ET LA POPULATION ATTENDAIENT CETTE FÊTE DEPUIS PRÈS DE 10 ANS.

tion en milieu rural (APR). Et ce, avec la collaboration d’une poignée de planteurs qui lançaient déjà en direction des élus de la commune, un appel de détresse. Ceux-ci voulaient tirer le signal d’alarme autour d’une agriculture en difficulté, avec l’objectif de revaloriser le géranium, leur gagne-pain. Jusqu’en 1993, l’organisation de la manifestation est portée par l’association culturelle les Lilas. Mais ces derniers ne sont pas accompagnés et le succès n’a pas le même éclat. La dernière opération a lieu en 1999. Et puis, plus rien depuis bientôt 10 ans. « La faute à un manque évident de soutien politique », dénonce Huguette Bello, « et le désintérêt des anciens élus municipaux pour un quartier déjà très défavorisé ». Mais neuf ans après, un subtil parfum de renouveau souffle sur Ravine Daniel. « Le géranium symbolise la capacité d’adaptation des planteurs face aux difficultés », expose le sous-préfet, Thomas Campeaux, présent à l’inauguration. « J’espère que cette essence ne va pas complètement disparaître ». Cette édition 2008 de la Fête du géranium se voulait donc sous le signe de la renaissance. Et la municipalité a fait le choix d’appuyer financièrement l’initiative de l’association Zamévi qui reprend le flambeau et l’organisation. L’opération qui a réuni plusieurs milliers de personnes les 11 et 12 octobre sur le plateau sportif où étaient installés de nombreux stands et attractions, est sans doute appelée à être un temps fort du calendrier des manifestations annuelles de la nouvelle municipalité.

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22 SPORT & CULTURE DÉVELOPPEMENT DU SPORT À SAINT-PAUL

LA CRÉATION DE L’OMS EST OFFICIELLE L’Office municipal des sports de SaintPaul, thème de campagne d’Huguette Bello est officiellement installé. L’OMS est présidé par François Nativel, désigné à l’unanimité lors de l’Assemblée générale constitutive. M. Nativel est bien connu du monde du cyclisme, puisqu’il est président du Comité régional. « Ce projet pour lequel les Saint-Paulois nous ont fait confiance se formalise », se félicite l’adjoint au Sport

FRANÇOIS NATIVEL EST PRÉSIDENT DE L’OMS DE SAINT-PAUL.

TRAVAUX D’AMÉNAGEMENT AU STADE OLYMPIQUE Le stade Olympique Paul Julius Bénard pourrait à l’avenir accueillir des manifestations d’envergure du type NRJ Music Tour qui a attiré plusieurs milliers de personnes à Saint-André et Saint-Joseph récemment. Pour se faire, la municipalité a prévu un vaste programme de réhabilitation et de remise aux normes du site. Des travaux concerneront surtout la création d’issues de secours depuis la pelouse, avec démolition des grillages intérieurs pour la création de portails, réalisation d’escaliers métalliques démontables, réalisation de portails coulissantes et pose de protecteurs pour l’éclairage à l’entrée du stade. Le projet prévoit aussi la rénovation des blocs sanitaires. Une fois toutes les normes respectées, le stade pourra aussi accueillir la prestation de groupes locaux, surtout les grosses pointures qui attirent généralement beaucoup de

de Saint-Paul, Jean-Claude Melin. L’ambition de la collectivité de doter les acteurs sportifs de la commune d’un outil de proposition et de concertation sur les politiques menées dans le domaine des sports est donc une réalité. Un outil très attendu sur la commune depuis de nombreuses années. La structure permettra à la nouvelle équipe municipale de mettre en place « une politique plus ambitieuse ». Et ce « afin de détecter les talents qui nous représenteront plus tard dans le sport de haut niveau ». Créée sous la forme d’une association de la loi 1901, l’OMS a pour objectif notamment de fédérer les associations sportives et de développer toutes les disciplines liées au sport. L’association permettra à la collectivité d’avoir une plus grande lisibilité autour des pratiques sportives sur son territoire et sur les mouvements associatifs mettant en œuvre ces pratiques. L’OMS sera ouvert aux associations d’éducation physique et sportive de la commune, à tous ceux qui ont contribué à l’essor des activités sportives sur le territoire communal, ainsi qu’aux responsables des entreprises saint-pauloises désireuses de promouvoir la pratique physique et sportive de leur personnel. Bref, la municipalité entend instaurer un véritable travail de partenariat.

monde. Les aménagements sont facilement modulables afin de pouvoir accueillir des événements divers et variés. Ainsi, rien ne devrait empêcher, par exemple, le déroulement d’un match de football, au lendemain d’un concert.

LES SPORTIFS À L’HONNEUR De nombreux sportifs réunionnais dont des Saint-Paulois ont brillé cette année dans différentes disciplines, sur le plan international, national et local. Un hommage appuyé leur a été rendu lors du dernier conseil municipal qui a ainsi adressé ses sincères félicitations au footballeur Guillaume Hoarau qui connaît un parcours exemplaire en ligue 1. Fils de Pierre Hoarau qui est employé au service technique de la commune de Saint-Paul et ancien footballeur au FCO, Guillaume

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LA COMMUNAUTÉ MUSULMANE DE ST-PAUL ÉTAIT RÉUNIE AUTOUR D’HUGUETTE BELLO POUR FÊTER EID UL FITR.

EID UL FITR À L’HERMITAGE Plusieurs dizaines de Saint-Paulois de confession musulmane ont participé à la soirée organisée par la municipalité le 18 octobre dernier au centre de vacances de l’Hermitage pour célébrer « Eid ul fitr ». Un événement qui marque le mois du ramadan durant lequel l’unité, la charité, mais aussi le pardon et la paix prennent encore plus de sens. « Ces valeurs trouvent leur pleine application dans la société réunionnaise faite de diversité, de respect et de tolérance où la laïcité joue ainsi un rôle important », devait souligner Hugutte Bello. Et la Députée-Maire de Saint-Paul de rappeler l’importance de se rassembler, « quelles que soient nos traditions, cultures et confessions, pour améliorer le regard sur l’autre et renforcer le respect envers autrui ».

fait partie actuellement des meilleurs buteurs du championnat avec son club le PSG ; le conseil a aussi salué la performance des « raideurs et semi-raideurs de la Commune » : Ludivine Munschy (Sécurité civile, 35 e catégorie séniors femmes), Stéphane Jam (Sécurité civile, 187e catégorie séniors), André Coupouchetty (Cabinet, 102e catégorie vétérans 2), Alain Saint-Lys (Cabinet, 489e catégorie seniors), Henri Siva (Direction des sports, 67e catégorie vétéran 1). Enfin, Melin Jean-Claude, adjoint au Sport, a rappelé l’exploit de Daniel Narcisse « handballeur de mérite » qui a décroché la médaille d’or aux derniers jeux olympiques avec l’équipe de France, et Boris Steinmetz qui s’est illustré en natation. Sans oublier Jérémy Basquaise et Idriss Saïdou, pièces maîtresses de l’équipe de France de Beach Soccer. Ces derniers ont participé cette année à la coupe du monde, en France et au championnat d’Europe au Portugal.


CULTURE : UN SERVICE À LA DISPOSITION DES DIFFÉRENTS ACTEURS Le vide culturel laissé par l’ancienne équipe est en passe d’être comblé. La municipalité annonce le projet de création d’un véritable service à la disposition des acteurs du théâtre, de la littérature, du conte ou encore du patrimoine et de la musique. « Nous voulons faire de Saint-Paul une ville de la culture », expose en préambule Jocelyne Refesse. Et la DéputéeMaire de s’insurger contre le « vide culturel » hérité de la précédente municipalité. « Saint-Paul, terre d’illustres personnages comme Eugène Dayot, Phaonce, Célimène et Leconte de Lisle est le berceau de tous les Réunionnais. Ce serait faire offense que de rester sans réagir, sans rien faire », ditelle avant de dénoncer une atteinte grave au patrimoine en citant l’état d’abandon de la Poudrière, de l’hôtel Lassay, du clos du marché… Huguette Bello regrette aussi l’inexistence de fonds d’art à Saint-Paul. « La Commune ne possède ni peinture, ni sculpture, ni autre création artistique. C’est le désert total », déplore la Députée-Maire qui entend bien « définir les besoins d’une politique culturelle » sur la grande ville de l’Ouest, à partir des cinq réunions organisées entre septembre et octobre.

Un pass’port culturel Ces rencontres avec les différents partenaires culturels (théâtre, livre, contes,

patrimoine, musique) se sont succédé, sous la houlette de Jacques Dalleau (Conservatoire d’arts et métiers). « Ces réunions nous serviront de feuille de route », précise M. Dalleau. Recensement et/ou réhabilitation des lieux d’expression, mise en place d’un réseau d’information pour la diffusion de l’actualité des compagnies théâtrales et des artistes, démocratisation des cours de théâtre en direction des adultes et des enfants, ou encore désignation d’un interlocuteur au niveau communal qui « a fait défaut pendant de nombreuses années »… autant de demandes formulées par les acteurs culturels et sur lesquelles la collectivité entend se pencher sérieusement. Quoi qu’il en soit, « La culture ne doit pas être réservée, seulement à une élite », souligne Mme Bello, annonçant l’instauration d’un pass’port culturel qui devrait faciliter l’accès du plus grand nombre, aux différentes manifestations. Organisation d’un mini-festival de la culture délocalisé sur toute la commune, concours inter-école de récitation, salon de la littérature, sites de répétition pour les musiciens… les attentes sont nombreuses. Les idées serviront de base à la création d’un service municipal qui aura pour objectif de fédérer les acteurs et les différentes formes artistiques et culturelles. Ce service culturel sera aussi chargé d’accueillir les revendications et les idées des associations, et de diffuser les programmations…

LES TRÉSORS D’ANDRÉ ALBANY L’hôtel de ville de Saint-Paul a accueilli au début du mois d’octobre une partie de l’exceptionnelle collection photographique des Fonds Albany. Cet auteur, cet artiste de la prise de vues a réalisé entre 1930 et 1980 quelque 10 000 clichés, ainsi que des films documentaires avec l’île de la Réunion pour toile de fond. Né en 1903 à Saint-André, André Albany s’initie à la photographie aux côtés de son père Emilien. Rapidement, certaines autorités locales « flashent » sur ses œuvres et une bourse lui est octroyée par décision du gouverneur. André Albany va alors approfondir ses connaissances en photographie à Paris en 1926. À 23 ans, il est le premier Réunionnais, et même le premier élève inscrit à l’Ecole nationale de photographie (Vaugirard), créée cette même année. Trois ans plus tard, à la fin de son apprentissage, il installe son premier studio à Saint-André. Et des années durant, il va brosser des portraits, immortaliser des scènes de la vie courante, emprunter à la nature sa beauté. Dans le cadre des Journées du Patrimoine, une partie des œuvres était donc à la disposition du public à travers une exposition qui se voulait un éclairage sur les années 1920 à 1950, et le reflet de certaines étapes du parcours d’André Albany, un homme épris d’images et de son île. Une chronique visuelle en quelque sorte, de véritables pièces de musées retraçant trente années d’histoire réunionnaise.

SPORT & CULTURE 23

LE DIPAVALI 2008 A TENU TOUTE SES PROMESSES.

SUCCÈS POUR LE DIPAVALI Lumineuse ! Flamboyante ! Époustouflante ! Les qualificatifs ne manquent pas pour décrire Dipavali 2008 à Vue-Belle. Pourtant organisée en plein milieu de semaine, la manifestation qui a réuni plus d’un millier de personnes a connu un succès étincelant sur la plate forme de l’ancienne usine sucrière. Un succès qu’il convient d’attribuer aux associations culturelles qui ont su se fédérer autour d’une programmation à la hauteur de l’événement. Ces structures (Kaaly Mariammen Pandjalee, Sri Dakshinamoosthy, Tamij Oli, Tambour Dana, Femmes de la Saline, Vue Belle Zordi, AD2S, Maha Latchimy, Obli pa nout tradisyon tamoul, Sarasvaty, l’association culturelle Baadra Kaaly, Chocalingam, Minatchy-Ammen, Babalatchimy, PatraKarly et Chapelle Kaly) ont mis en commun leurs idées et leur enthousiasme lors des multiples réunions préparatoires.

LES DANSEURS ET DANSEUSES ONT PORTÉ LA LUMIÈRE VICTORIEUSE JUSQU’À TARD DANS LA NUIT.

« Ce Dipavali symbolise la diversité culturelle de la Réunion. Il se veut une invitation à vivre dans le respect, et dans l’accueil mutuel cette diversité des cultures », souligne Refesse Jocelyne, adjointe à la Culture, dans son discours. Après un défilé à travers les rues de la Saline, un spectacle de danses était organisé, et la lumière victorieuse du bien sur le mal a été portée jusqu’à tard dans la nuit.


24 ALON BAT KARÉ… ... À MAFATE

LE CŒUR HABITÉ PREND SON RYTHME Pour veiller à l’ensemble des actions et des programmes dans le cirque de Mafate, et superviser tous les projets individuels et collectifs, la Commission cœur habité du Parc national a été installée récemment. Une réunion a eu lieu à Cayenne, Grand’ Place en présence des représentants de chaque ilet autour du sous-préfet d’arrondissement et des élus. « Nous avons un mode de vie ancestral. On espère que le Parc national préservera notre façon de vivre », expose d’emblée, Guy-Noël Libelle. Les propos du représentant de Grand’ Place dans la commission résument à eux seuls l’inquiétude de l’ensemble des habitants du « Cœur habité » du parc. « On espère que cet outil ne va rien changer à nos habitudes », poursuit M. Libelle. Mais dans le cœur habité du Parc National regroupant une partie de la commune de SaintPaul à travers les Ilets Orangers, Marla et

Roche Plate, Lataniers, des dispositions particulières afin de permettre les adaptations nécessaires réglementaires aux résidents permanents sont annoncées. Notamment au niveau des aménagements, où il faudra désormais tenir compte des zonages, des sites dits « à risque », de l’habitat, mais aussi de l’architecture. Les projets individuels et collectifs seront ainsi minutieusement examinés. « Depuis toujours nou lé dans le cirque. La jamais arrive à nou rien. Bann jeunes i veut pas quitte zot village », explique le représentant de Marla. « Nous espère que bann construction sa estèr transmissible ». Rappelant que le PLU de Saint-Paul est en cours d’élaboration, Emmanuel Séraphin insiste sur le fait qu’on ne peut pas construire des cases partout. « Il faut prendre en compte les zones définies comme à risque. Si l’on ne peut pas faire à un endroit, on ira faire ailleurs en relation avec l’ONF », affirme le 13e chargé

LA COMMISSION CŒUR HABITÉ VEILLERA À LA COHÉRENCE GLOBALE DES ACTIONS.

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de l’aménagement du territoire, ponctuant sur l’attachement d’Huguette Bello et du conseil municipal pour Mafate. « En tout cas, nous mettrons en œuvre tous les moyens pour que chacun puisse avoir les équipements dont il a besoin, dans une zone où on peut vivre tranquillement ».

Mafate dans le PLU L’élu saint-paulois présente Mafate comme un cœur en deux parties (SaintPaul et Possession) dans lequel circule le même sang. « Mais notre ambition commune n’est pas de faire un cirque à deux vitesses », dit-il, avant d’assurer que Mafate sera intégré à part entière dans le Plan local d’urbanisme. Considérant Mafate comme le cœur de son arrondissement, Thomas Campeaux, le nouveau sous-préfet de Saint-Paul, présent à la réunion d’installation de la commission assure pour sa part qu’il ne compte pas délaisser le cirque. Mais, laisse entendre le représentant de l’Etat, « il faudra mettre en place une organisation adaptée afin que les conditions de vie correspondent à ce que les habitants sont en droit d’attendre ». Ces conditions de vie passeront également par le développement de l’écotourisme en mettant en valeur le patrimoine naturel et culturel. L’agriculture durable, l’énergie, le transport avec la maîtrise de l’usage des hélicoptères, les déchets et les équipements publics ne seront pas oubliés. Pas plus que le problème d’eau dans le cirque (difficultés d’entretien des réseaux et de gestion, problème quantitatif aux Orangers et qualitatif généralisé). Une problématique qui ne se réglera pas sans tenir compte des « dispositions de droits communs », rappelle Thomas Campeaux, détaillant pêle-mêle la protection des captages, les mesures d’interdiction concernant certaines activités, les distances réglementaires des élevages et l’utilisation maîtrisée des pesticides. Bref, la commission du cœur habité veillera à la cohérence globale des actions, des programmes déjà élaborés ou en cours d’élaboration. Elle examinera tous les projets individuels et collectifs présentés et donnera un avis argumenté pour décision.


UNE ATTENTION PARTICULIÈRE AUX ÉCOLES Au titre du confort des écoliers de Mafate qui n’avait jamais été pris en compte auparavant, un budget conséquent de près de 110 000 euros a été débloqué par la municipalité. La Mairie tient ainsi à apporter des améliorations concrètes au quotidien de ces enfants qui souffrent déjà de l’éloignement. Depuis son élection, Huguette Bello est allée à la rencontre des habitants du cirque par trois fois déjà. Visites qu’elle juge utiles et nécessaires. D’autant plus que la population d’Ilet aux Orangers, Roche Plate et Marla n’avait pas reçu la présence officielle d’un maire depuis près de treize ans. L’amélioration de l’accueil des écoliers du cirque se traduit par la programmation de divers travaux (plomberie, maçonnerie et étanchéité, ou encore confection et pose de portes) réalisés au niveau de l’école Ilet des Orangers. La liste d’opérations comprend un investissement assez conséquent de plus de 70 000 euros pour les travaux et le démarrage d’installation photovoltaïque à Marla. Un budget de 12 000 euros a également été débloqué pour l’équipement des écoles de Roche Plate, Ilet des Orangers et Marla, d’ordinateurs portables. Par ailleurs, l’école Primaire Roche Plate est désormais équipée d’un chauffe-eau solaire et l’installation des poêles à bois a commencé pendant les vacances dans les trois écoles primaires du cirque.

ALON BAT KARÉ... 25

SAINT-PAUL/LA POSSESSION

UNE VOLONTÉ D’AIDER LA POPULATION DE MAFATE Une meilleure coordination des actions à Mafate et des aides à l’ensemble de la population du cirque sur les parties concernant les deux communes (Saint-Paul et la Possession) est possible. Le sujet a été évoqué récemment lors d’une rencontre entre Roland Robert (Maire et Conseiller général de la Possession), et Huguette Bello (Députée-Maire de Saint-Paul). Gestion du cimetière, traitement des écoles, gestions des eaux, accessibilité au cirque depuis la piste de la rivière des Galets, l’exercice de la démocratie… autant de dossiers abordés lors de la rencontre. Par ailleurs, l’intervention des hommes du Régiment du service militaire adapté (RSMA) pour des travaux au niveau des bâtiments publics, sur la partie côté Possession a fait débat. Alors que, après

l’école d’îlet à Malheur et l’école d’Aurère, les hommes du régiment ont notamment pour ambition de rénover l’école de Grand’ Place, on peut constater que du côté Saint-Paul l’ancienne municipalité n’a pas su instaurer un tel partenariat avec le RSMA. Partenariat indispensable dont la mise en place est confiée au service Pôle opérationnel que dirige Jean-Pierre Giust. Les pourparlers ont aussi porté sur la construction d’une structure d’hébergement pour les jeunes quittant le cirque après le premier cycle scolaire. Le projet d’internat au futur collège de Bœuf Mort est fortement soutenu. La Députée-Maire de l’Ouest et Roland Robert ont convenu de se rencontrer régulièrement afin de mieux répondre aux attentes et besoins des Mafatais.

DES PULLS POUR MAFATE Une distribution de polaires a été organisée début octobre auprès des habitants des îlets, Orangers, Lataniers, Marla et Roche Plate. Une opération de solidarité pilotée par la municipalité et l’opérateur de téléphonie Mobile Orange Réunion, et à laquelle avait participée Jean-Luc Natio. Comme à ses habitudes, l’élu saint-paulois avait rejoint et quitté le cirque à pied. Près de 200 pull-overs avaient été distribués. Tous les habitants avaient été concernés. « C’est quelque chose dont on a besoin pratiquement toute l’année », assurent les habitants.

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26 SAINT-PAUL EN BREF

LES GRAMOUNES ONT LA PÊCHE

LE CLSPD SE MET EN PLACE À SAINT-PAUL

Moment de partage et de convivialité, la Semaine Bleue a tenu toutes ses promesses. D’abord dans le doute à cause des vilaines rumeurs annonçant l’annulation de la manifestation, les gramounes ont vite été rassurés du soutien de la nouvelle municipalité qui a voulu d’un événement encore plus haut en couleur et plus riche en événements que par le passé. La promesse faite par Huguette Bello quelques semaines plus tôt lors d’une rencontre avec les présidents des 26 clubs de 3e âge de la commune a donc été tenue. La Députée-Maire confirme ainsi l’attachement qu’elle porte autant aux gramounes qu’à la petite enfance.

LA SÉCURITÉ DES CITOYENS ET DES BIENS : UNE PRIORITÉ La prévention de la délinquance et la lutte contre l’insécurité s’organisent enfin à Saint-Paul. Un CLSPD s’est réuni récemment à l’hôtel de ville. Autour d’Huguette Bello, le Procureur de la République, le Sous-Préfet d’arrondissement, Thomas Champeaux, le Commandant Michel, les responsables de la sécurité civile et de nombreux organismes oeuvrant dans le domaine de la jeunesse et les sports avaient fait le déplacement. On n’avait plus vu ça depuis 2004. « Dans cette commune où nous devons affronter de nombreux problèmes, nous avons vraiment envie que ce Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance se mette en place », souligne la Députée-Maire. Un CLSPD qui se veut l’instance de concertation sur les priorités de la lutte contre l’insécurité et la prévention de la délinquance de la commune. La structure est le cadre d’échange d’informations entre les responsables des institutions et organismes publics et privés concernés, et peut définir des objectifs pour la préservation de la sécurité et la tranquillité publique. Et le Procureur de la République – conscient de la « nécessité pour la Commune de disposer d’un équipement fiable » – de suggérer en préambule des actions autour des conduites addictives, origines de nombreuses exactions. Un avis

soutenu par le patron de la gendarmerie dans l’Ouest, qui relève néanmoins « une situation favorable et de bons résultats de la lutte anti-délinquance ». Des résultats surtout perceptibles au niveau de la station balnéaire, où après une forte augmentation entre 2002 et 2005, les exactions commises (vols avec violence, vols à main armée de véhicules ou autres) ont connu une baisse significative jusqu’à l’an dernier. Baisse qui concerne même les cambriolages. Dans le cadre du CLSPD, tous les paramètres sont à prendre en compte à travers des Groupes locaux de prévention (GLP) installés dans les quartiers. Leur rôle consiste notamment à identifier les sites sensibles, et favoriser la résolution de problèmes ponctuels. « La sécurité des citoyens et des biens est une priorité pour notre municipalité », souligne Jean-Claude Mélin, 3e adjoint délégué aux sports, à la sécurité et à la police. « Cette sécurité, nous espérons la renforcer davantage grâce à une collaboration plus marquée entre la police municipale et la gendarmerie nationale ». Groupe de travail et d’échanges d’informations à vocation territoriale ou thématique, les membres du GLP doivent ainsi se réunir afin d’apporter une solution aux problèmes et difficultés concernant la prévention et la sécurité dans les divers quartiers.

PÔLE SANITAIRE OUEST : « UNE NÉCESSITÉ VITALE » « Le pôle sanitaire ouest est vital » selon Huguette Bello. D’ailleurs, en tant que présidente du conseil d’administration du Centre Hospitalier Gabriel Martin, accompagnée de Gérald K’Bidy directeur de l’établissement celle-ci est allée défendre le projet à Paris, peu de temps après son élection à la tête de la Commune de Saint-Paul. « Pour une meilleure prise en charge des patients qui ont besoin de soins de qualité, nous ne pouvons pas nous passer d’une telle structure », plaide Mme Bello, brossant la comparaison avec les autres micro-régions bien mieux lotis en termes d’équipements sanitaires. Enclavé en centre-ville de Saint-Paul, le CHGM qui serait « en train de suffoquer » ne semble plus en mesure de faire face au flux de patients. Son service d’urgence est régulièrement saturé. « En plus, trouver une place de stationnement quand on vient rendre visite à un proche hospitalisé relève de l’exploit », entend-on dire. La nouvelle municipalité mettra donc tout son poids dans la balance pour faire activer le projet

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L’ÉDITION 2008 DE LA SEMAINE BLEUE A TENU TOUTES SES PROMESSES AVEC DES GRAMOUNES RAVIS DE SE RETROUVER.

Ils étaient en tout cas, plusieurs milliers de personnes à avoir participé aux nombreuses animations mises en place entre le 20 et le 26 octobre. Rencontre avec les institutionnels afin d’avoir des réponses aux nombreux questionnements autour des prestations, échange intergénérationnel, messe de clôture… rien n’a été laissé au hasard. Le rideau est tombé sur la Semaine Bleue 2008. Il s’agit désormais de songer à l’avenir. Mme Bello dit réfléchir aux moyens à mettre en œuvre afin d’améliorer les conditions de vie des personnes âgées. « Il nous appartient à tous d’agir pour que vous soyez fiers de vivre intensément chaque instant présent de votre vie », conclut la Députée-Maire de Saint-Paul. Rendez-vous est pris pour une édition 2009 encore plus belle. La municipalité remercie la trentaine de bénévoles qui ont contribué à la réussite de cette Semaine bleue. Ceux-ci se sont manifestés de façon spontanée et ont notamment participé à la distribution des repas le jour de clôture. Si d’autres bénévoles sont intéressés pour les événements à venir, ils peuvent contacter le CCAS au 0262 45 76 45


BRÈVES DU CONSEIL MUNICIPAL Cinq églises à rénover

Commémoration

Un budget de 3 135 000 euros a été voté par la municipalité pour la rénovation de cinq églises : Saint-Paul Centre, Bois-de-Nèfles, Saint-Gilles-lesHauts, Saline-les-Hauts et Guillaume. Remplacement des toitures, mise aux normes des sites pour personnes handicapées, traitement parasitaire des édifices, démolition ou réfection des tribunes, création des sanitaires et traitement des eaux pluviales composeront les travaux.

Un hommage solennel a été rendu à Rangapamodély Souprayenmestry, dit « l‘Indien » le 26 juillet dernier. Engagé indien, celui-ci débarque à La Réunion en 1873, fonde le temple dédié à Vishnou de la Saline, implante le culte de cette divinité à La Réunion et initie une lignée de plus de 1 500 descendants. À travers cette journée de commémoration, l’Association de généalogie des descendants d’engagés indiens de La Réunion entendait rappeler au souvenir des Réunionnais, la période de l’engagisme, ainsi que le peuplement de nombreux quartiers de l’île, notamment celui de Vue Belle.

Cuisines et réfectoires Un budget de près de 152 000 euros a été adopté par le conseil municipal pour la réhabilitation des cuisines et réfectoires des établissements scolaires de plusieurs quartiers. Travaux qui se sont avérés nécessaires dans les écoles primaires de Sans Souci, Hangar, Bellemène et Bac Rouge, ainsi que dans les maternelles de la Saline-les-Hauts et Paille-en-queue de Plateau Caillou.

Salles polyvalentes Quelque 3 364 421 euros seront consacrés à la réhabilitation d’une dizaine de salles polyvalentes. Seront concernées : les structures de Ruisseau, Plateau Caillou (les hauts et les bas), Petite France, L’Éperon, Corbeil, BrasCanot, Bellemène, Barrage et Villèle. Peinture, réfection des fenêtres, remplacement des grilles de ventilations, mise aux normes des circuits électriques composeront l’essentiel des travaux.

Maison de quartier Le CASE de Carrosse à Saint-Gilles-lesBains, dont la nécessité d’une rénovation a été mise en évidence suite à des réunions avec la population sera prochainement en travaux. Création de sanitaires pour les personnes à mobilité réduite, aménagement des combles pour loger un gardien, création des cheminements piétons… rien ne sera oublié. Un budget de 273 000 euros est prévu.

Salle d’haltérophilie Une salle d’haltérophilie jouxtera le complexe sportif de « Carambole » à la Plaine. Le projet de construction a été validé lors du dernier conseil municipal où une enveloppe budgétaire de 310 000 euros a été approuvée. Dans le même temps, il est prévu une rénovation des vestiaires des locaux existants.

L’ARTISANAT S’AFFICHE Les journées de l’artisanat d’art organisées du 16 au 18 octobre au niveau de la place de l’hôtel de ville ont connu un vif succès. Un public nombreux a effectivement fait le déplacement pour découvrir ce que l’artisanat réunionnais a de meilleur. Cette manifestation se voulait le cadre du renouveau artisanal que caractérisent la pratique du bardeau, le tressage de calumet, la taille de pierre, ou encore la fabrication d’instruments de musique traditionnels, voire la redécouverte des fruits et légumes lontan. Touristique et économique, l’intérêt de la démarche initiée par la municipalité et la Société d’encouragements aux métiers d’art est double. En ligne de mire, la collectivité et la SEMA visent le classement « immatériel de l’Unesco » pour tous ces petits métiers lontan. Ensuite, autour de l’activité artisanale, gravite le projet de création de l’Institut régionale des métiers d’art (IRMA), par extension de l’actuel CFA de Saint-Gilles-Les-Hauts. L’IRMA a été acté par la Région. « Il en va de la survie des petits artisans », souligne Josselyn Flahaut, conseiller municipal, chargé de la gestion des marchés forains. « Nous avons aussi en projet la création d’un ilôt ayant pour thème les métiers d’art à Saint-Paul et en exposition vente permanente ». Au-delà de ces projets, la collectivité salue tous ceux qui font vivre le village artisanal de l’Éperon.

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SAINT-PAUL EN BREF 27 ST-GILLES-LES-BAINS L’ASSOCIATION DES COMMERÇANTS « LES VITRINES » SUR LES RAILS Jean-Michel Pierret a été élu président de l’association des commerçants de SaintGilles-les-Bains « Les vitrines ». L’assemblée générale constitutive a eu lieu en présence notamment d’Huguette Bello, Jean-Claude Mélin, Gérald Incana et Christophe Pomez. La Députée-Maire de SaintPaul a voulu en substance, couper court aux « ladi lafé » annonçant sa volonté d’imposer des mesures drastiques autour des horaires d’ouverture des établissements saint-gillois et de bannir les animations culturelles. « J’aime mon île, j’aime Saint-Paul, je n’envisage absolument pas d’entraver de développement de cette cité balnéaire », rassure Mme Bello, mettant l’accent sur les emplois générés par les commerçants qui rencontrent déjà des difficultés. Problèmes qu’elle attribue volontiers à l’aspect de la cité balnéaire qu’elle juge laide. « Saint-Gilles va mourir si l’on n’y prend garde. En tout cas, il y a de jolis magasins qui méritent d’être mieux connus. La majeure partie des touristes débarquant dans l’île transitent par Saint-Gilles. Et cette cité balnéaire se doit d’être un joyau, ». Et la Députée-Maire de SaintPaul d’insister sur le fait que « tous les projets d’aménagements, tout ce qui se fera, ne pourra se faire qu’avec les commerçants ». La nouvelle municipalité espère ainsi « instaurer un véritable dialogue » avec les commerçants saint-gillois qui pourront désormais s’appuyer sur l’Office de tourisme. L’association des commerçants de Saint-Gilles-les-Bains était en léthargie. Le nouveau bureau constitué espère donner un nouveau souffle à la structure qui a donc plébiscité Jean-Michel Pierret. Établi dans la cité balnéaire depuis de nombreuses années, le nouveau président connaît déjà bien les problèmes de la cité. Aussitôt le bureau mis en place, ses membres se penchent déjà sur les événements à venir. Manque d’animation, éclairage public défaillant etc. autant de sujets sur lesquels la collectivité se penche déjà sérieusement. JEAN-MICHEL PIERRET (À DROITE) EST PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION « LES VITRINES ».


28 LA PAGE DE LA MAJORITÉ

ÉLECTIONS MUNICIPALES 2008 Pour votre information, nous avons décidé de porter à votre connaissance des extraits du jugement du tribunal administratif de Saint-Denis qui annule les élections municipales de mars 2008 dans notre commune. Ce jugement peut être consulté dans son intégralité sur le site de la Mairie de Saint-Paul. Neuf griefs ont été soulevés par M. Alain Bénard. 1- ABUS DE PROPAGANDE Selon A. Bénard, la diffusion de deux tracts sur les cantinières et les déclassements de terrains, la veille du scrutin du second tour, a été de nature à altérer la sincérité du scrutin. Le TA considère que « ces thèmes ont été largement débattus au cours de la campagne électorale » et que « les deux tracts incriminés ne comportaient aucun thème nouveau de campagne et n’excédaient pas les limites de la polémique électorale. » Ce grief est écarté.

2- PROMESSE DE FAVEUR A. Bénard reproche à H. Bello d’avoir méconnu l’article L.106 du code électoral en promettant d’augmenter le salaire des cantinières de la commune. Selon le TA, « la revalorisation des salaires des employés communaux travaillant à temps non complet était inscrite au programme de Mme Bello dès le début de la campagne électorale ; qu’ainsi une telle promesse n’a pas eu le caractère d’une manœuvre susceptible d’altérer la sincérité du scrutin. » Ce grief est écarté.

3- SIGNATURE DES LISTES D’ÉMARGEMENT a) A. Bénard « fait état de 40 électeurs qui auraient matérialisé leur vote par une croix sur les listes d’émargement. » Selon le TA, « 26 électeurs doivent être regardés comme ayant effectivement émargé d’une croix sans que soient mises en œuvre les dispositions de l’article L.64 du code électoral, les autres émargements contestés constituant en réalité de véritables signatures. » De plus, parmi les suffrages contestés, la régularité du suffrage d’un électeur n’a pu être vérifiée. 27 suffrages doivent être regardés comme entachés d’irrégularité.

b) A. Bénard « soutient que 350 suffrages doivent être déclarés irréguliers au motif que les signatures les matérialisant pour chacun des deux tours ne sont pas identiques. » Selon le TA, « il résulte de l’examen des listes d’émargement comportant les signatures contestées que (…) 125 suffrages doivent être tenus pour irrégulièrement exprimés. » De plus, parmi les suffrages contestés, la régularité des suffrages de trois électeurs n’a pu être vérifiée. 128 suffrages doivent être tenus pour irréguliers. c) A. Bénard « soutient que certains électeurs ont constaté, au moment d’apposer leur signature pour matérialiser leur vote sur la liste d’émargement, que le cadre qui leur était réservé comportait déjà une signature. » Le TA considère que « les 2 cas cités par le protestataire correspondent à des erreurs dont une a été constatée et mentionnée sur le procès-verbal du bureau concerné » et que ces erreurs, « en l’absence de manœuvre établie » sont « sans incidence sur la régularité des suffrages ainsi émis. » Ce grief est écarté.

4- A. Bénard « soutient que certains électeurs auraient été autorisés à voter à la place d’autres. » et « produit une attestation aux termes de laquelle un électeur dont les dates de naissance et adresse ne correspondaient pas exactement aux mentions de la liste d’émargement a néanmoins été autorisé à signer. » Le TA considère que « la réalité des allégations du protestataire ne saurait être établie par une attestation isolée » et que « l’imprécision de la date de naissance et l’erreur commise dans l’inscription de l’adresse, alors même qu’il n’est pas établi (…) que de telles imprécisions ou erreur auraient constitué une manœuvre, n’a pas été de nature à altérer la sincérité du scrutin. » Ce grief est écarté.

5- PRIVATION DE L’EXERCICE DU DROIT DE VOTE a) A. Bénard « soutient qu’un électeur de nationalité belge, régulièrement inscrit sur la liste électorale, a été empêché, sans raison valable d’exercer son droit de vote. » Le TA considère à partir « de l’attestation rédigée par cet électeur, que celui-ci ne s’est pas présenté au second tour pour voter. » Ce grief est écarté. b) A. Bénard « soutient que deux électeurs ayant reçu procuration ont été irrégulièrement empêchés de voter en lieu et place de leurs mandants. »

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Le TA considère que « l’un des mandataires n’a consigné aucune observation au procès-verbal du bureau de vote (…) et que le second électeur a fait inscrire dans le procès-verbal du bureau de vote qu’il n’avait pas été autorisé à voter par procuration au motif que le récépissé de la procuration n’avait pas été reçu en mairie. Il ressort des termes de cette observation que ledit mandataire n’a pas été irrégulièrement et sans raison privé du droit d’exercer le pouvoir découlant de la procuration reçue, (…) que c’est à bon droit que l’exercice du droit découlant de ladite procuration lui a été refusé. » Ce grief est écarté.

6) IRRÉGULARITÉS LORS DU DÉPOUILLEMENT ET DU DÉCOMPTE DES SUFFRAGES A. Bénard soutient « que de nombreux bulletins de la liste qu’il conduisait ont été déclarés nuls à tort. » Le TA considère qu’« en se contentant de soutenir, de manière globale, que des bulletins de sa liste ont été déclarés nuls à tort puisque ne comportant pas de véritables marques de reconnaissance, le protestataire ne met pas le juge en mesure d’apprécier le bien fondé de son grief. » Ce grief est écarté.

« Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède qu’il y a lieu de déduire cent cinquante-cinq voix tant du nombre des suffrages exprimés que, alternativement, du nombre de voix recueillies par chacune des listes ayant obtenu des sièges ; que cette rectification est de nature, en l’espèce, à remettre en cause les résultats des élections municipales contestées, aux termes desquelles 138 voix ont séparé les deux listes présentes au second tour ; que cette opération ne permet pas de déterminer avec certitude le résultat de l’élection ; que, dès lors, et nonobstant les reproches formulés par M me Bello à l’encontre des méthodes employées par le protestataire au cours de la campagne électorale, qui, en l’absence d’élection de la liste conduite par M. Bénard ne peuvent être utilement invoqués, ce dernier est seulement fondé à demander l’annulation, à l’exclusion de la réformation des opérations électorales qui se sont déroulées le 16 mars 2008 dans la commune de Saint-Paul ; qu’eu égard au fait qu’aucun candidat n’a été proclamé élu à l’issue du premier tour, il y a lieu d’annuler en totalité les opérations électorales qui se sont tenues les 9 et 16 mars 2008 dans la commune de Saint-Paul. »


LA PAGE DE L’OPPOSITION 29

LA LOI DU 27 FÉVRIER 2002 PRÉCISE LES LIMITES DU DROIT À L’EXPRESSION DES MEMBRES DE L’OPPOSITION MUNICIPALE. UN DÉLAI A ÉTÉ FIXÉ POUR L’EXERCICE DE CE DROIT. AUCUN TEXTE NE NOUS A ÉTÉ ADRESSÉ DURANT CE DÉLAI POUR UNE PUBLICATION DANS CE NUMÉRO DU JOURNAL DE SAINT-PAUL, SUPPLÉMENT DE L’ARCHIPEL N° 47 ET 48.

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30 SERVICES

MAIRIES ANNEXES MAIRIE ANNEXE BELLEMÈNE annexe.bellemene@mairie-saintpaul.fr daisy.tibere@mairie-saintpaul.fr TÉLÉPHONE : 0262 22 70 08 TÉLÉCOPIE : 0262 55 48 25 MAIRIE ANNEXE BERNICA annexe.bernica@mairie-saintpaul.fr TÉLÉPHONE : 0262 22 72 31 TÉLÉCOPIE : 0262 55 48 22 MAIRIE ANNEXE BOIS DE NÈFLES annexe.boisdenefles@mairie-saintpaul.fr TÉLÉPHONE : 0262 44 00 01 TÉLÉCOPIE : 0262 44 56 93 MAIRIE ANNEXE DE LA PLAINE TÉLÉPHONE : 0262 44 00 40 TÉLÉCOPIE : 0262 44 56 77 MAIRIE ANNEXE DE L’ÉTANG TÉLÉPHONE : 0262 22 52 28 TÉLÉCOPIE : 0262 22 62 11 MAIRIE ANNEXE GRANDE FONTAINE TÉLÉPHONE : 0262 45 41 24 TÉLÉCOPIE : 0262 49 63 66 MAIRIE ANNEXE LA SALINE sabine.rodier@mairie-saintpaul.fr TÉLÉPHONE : 0262 33 51 26 TÉLÉCOPIE : 0262 33 79 80

SERVICES DE LA MAIRIE MAIRIE DE SAINT-PAUL 14, PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE B.P. 44 97861 SAINT-PAUL CEDEX TÉLÉPHONE : 02 62 45 43 45 TÉLÉCOPIE : 02 62 34 48 49 CABINET DU MAIRE 14, PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE TÉLÉPHONE : 02 62 45 91 73 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 23 70 SECRÉTARIAT DU MAIRE 14, PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE TÉLÉPHONE : 02 62 34 48 17 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 91 86 SECRÉTARIAT DES ÉLUS 14, PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE TÉLÉPHONE : 02 62 45 91 70 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 91 59

MAIRIE ANNEXE LE GUILLAUME annexe.leguillaume@mairie-saintpaul.fr gladys.dalleau@mairie-saintpaul.fr TÉLÉPHONE : 0262 32 50 48 TÉLÉCOPIE : 0262 32 31 05

DIRECTION GÉNÉRALE DES SERVICES 14, PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE TÉLÉPHONE : 02 62 45 90 17 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 90 64

MAIRIE ANNEXE PLATEAU CAILLOU annexe.plateaucaillou@mairie-saintpaul.fr TÉLÉPHONE : 0262 22 89 34 TÉLÉCOPIE : 0262 55 48 28

PÔLE FINANCES 8, PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE TÉLÉPHONE : 02 62 45 90 25 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 49 85

MAIRIE ANNEXE SALINE/BAINS annexe.lasalinelesbains@mairie-saintpaul.fr nathalie.descacq@mairie-saintpaul.fr TÉLÉPHONE : 0262 24 61 64 TÉLÉCOPIE : 0262 33 87 67 MAIRIE ANNEXE ST-GILLES/BAINS annexe.saintgilleslesbains@mairie-saintpaul.fr daissy.vitry@mairie-saintpaul.fr TÉLÉPHONE : 0262 24 40 42 TÉLÉCOPIE : 0262 33 11 87 MAIRIE ANNEXE ST-GILLES/HAUTS annexe.saintgillesleshauts@mairie-saintpaul.fr TÉLÉPHONE : 0262 22 73 06 TÉLÉCOPIE : 0262 55 49 49 MAIRIE ANNEXE TAN ROUGE annexe.tanrouge@mairie-saintpaul.fr TÉLÉPHONE : 0262 32 70 17 TÉLÉCOPIE : 0262 32 89 02 MAIRIE ANNEXE DE BARRAGE Envoyer à la Mairie Annexe de la Saline TÉLÉPHONE : 0262 33 50 17 MAIRIE ANNEXE DE FLEURIMONT : 0262 45 85 30 TÉLÉCOPIE : 0262 35 32 63 TÉLÉPHONE

MAIRIE ANNEXE DE BOIS ROUGE TÉLÉPHONE : 0262 22 77 51 TÉLÉCOPIE : 0262 24 81 79

PÔLE ADMINISTRATION GÉNÉRALE 8, PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE TÉLÉPHONE : 02 62 45 90 20 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 49 85 PÔLE MOYENS 44 CHAUSSÉE ROYALE TÉLÉPHONE : 02 62 45 37 65 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 41 25 PÔLE OPÉRATIONNEL 1, RUE ÉVARISTE DE PARNY TÉLÉPHONE : 02 62 45 90 30 TÉLÉCOPIE : 02 62 22 50 16 PÔLE DÉVELOPPEMENT DURABLE RUE LABOURDONNAIS TÉLÉPHONE : 02 62 45 80 13 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 81 04 PÔLE VIE QUOTIDIENNE 19, RUE ÉVARISTE DE PARNY TÉLÉPHONE : 02 62 34 48 35 TÉLÉCOPIE : 02 62 34 48 39 DIRECTION DE LA COMMUNICATION 14, PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE TÉLÉPHONE : 02 62 45 91 85 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 90 27

DIRECTION AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE RUE LABOURDONNAIS TÉLÉPHONE : 02 62 45 90 70 TÉLÉCOPIE : 02 62 34 48 59 DIRECTION DU DÉVELOPPEMENT PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE TÉLÉPHONE : 02 62 45 90 69 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 90 68 DIRECTION ENVIRONNEMENT ET INFRASTRUCTURES PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE TÉLÉPHONE : 02 62 45 90 50 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 90 59 DIRECTION BÂTIMENTS ARCHITECTURE CONSTRUCTION RUE ÉVARISTE DE PARNY TÉLÉPHONE : 02 62 45 90 10 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 90 99

DIRECTION LOGISTIQUE RUE DES SALINS TÉLÉPHONE : 02 62 45 96 70 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 44 07 DIRECTION COMPTABILITÉ ET BUDGET 8, PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE TÉLÉPHONE : 02 62 45 91 25 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 90 58 DIRECTION DES MARCHÉS PUBLICS FRONT DE MER TÉLÉPHONE : 02 62 45 91 50 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 91 87 SERVICE REPROGRAPHIE 8, PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE TÉLÉPHONE : 02 62 45 90 80 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 90 27 SERVICE DOCUMENTATION 10, PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE TÉLÉPHONE : 02 62 45 90 98 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 49 85

DIRECTION N.T.I.C. 4 RUE MARIUS ET ARY LEBLOND TÉLÉPHONE : 02 62 45 91 20 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 65 80

SERVICE ÉLECTIONS 8, PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE TÉLÉPHONE : 02 62 34 49 40 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 44 05

DIRECTION VIE SOCIALE (C.C.A.S.) 19, RUE ÉVARISTE DE PARNY TÉLÉPHONE : 02 62 45 76 45 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 76 56

SERVICE ÉVÉNEMENTIEL 19, RUE ÉVARISTE DE PARNY TÉLÉPHONE : 02 62 34 49 20 TÉLÉCOPIE : 02 62 34 48 39

DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES 44, CHAUSSÉE ROYALE TÉLÉPHONE : 02 62 45 37 50 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 41 25 DIRECTION DES SPORTS 19, RUE ÉVARISTE DE PARNY TÉLÉPHONE : 02 62 34 49 34 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 05 23 DIRECTION ENFANCE ET VIE ÉDUCATIVE 2, RUE SUFFREN TÉLÉPHONE : 02 62 45 46 74 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 29 44 DIRECTION DE LA RESTAURATION SCOLAIRE ZI CAMBAIE TÉLÉPHONE : 02 62 24 23 02 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 54 71 DIRECTION DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE RUE FLACOURT, ÉTANG TÉLÉPHONE : 02 62 34 49 89 TÉLÉCOPIE : 02 62 34 49 95

SERVICE ÉTAT CIVIL 14, PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE TÉLÉPHONE : 02 62 45 91 30 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 42 92 POLICE MUNICIPALE PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE TÉLÉPHONE : 02 62 45 90 45 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 90 35 SERVICE LOGEMENT 19, RUE ÉVARISTE DE PARNY TÉLÉPHONE : 02 62 45 76 58 TÉLÉCOPIE : 02 62 34 49 21 SERVICE TOPO FONCIER 1, RUE ÉVARISTE DE PARNY TÉLÉPHONE : 02 62 45 81 18 TÉLÉCOPIE : 02 62 22 50 16 SERVICE IMPÔTS ET TAXES 8, PLACE DE L’HÔTEL DE VILLE TÉLÉPHONE : 02 62 45 91 55 TÉLÉCOPIE : 02 62 45 49 85 SERVICE COURRIER 1, RUE ÉVARISTE DE PARNY TÉLÉPHONE : 02 62 34 48 13 TÉLÉCOPIE : 02 62 34 48 49

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AGENDA 31

LES RENDEZ-VOUS DE FIN D’ANNÉE...

DECEMBRE Du 4 au 7 : Fête de quartier « Ras Afrique » à Fleurimont 5 et 6 : Téléthon à la Saline-les-Bains

NOVEMBRE

6 et 7 : Fête du maïs Vue-Belle

19 : Conférence-débat « Accidentologie », salle Leconte de Lisle

6 et 7 : Animation à la Plaine près de la salle Polyvalente

20 : Célébration « Journée des droits de l’enfant » à la médiathèque de St-Paul

7 : Critrium des hauts de l’Ouest 7 : Les foulées du lagon

22 : Marche blanche « journée violences faites aux femmes »

13 : Concert NRJ Mix Live sur le Front de Mer

Du 25 au 28 : Concours de pétanque sur le Boulodrome de la Rue Jacquot

13 : Vitasanté sur le parking de la médiathèque de Saint-Paul

27 : Réunion des CCAS à la salle de conférence du Front de Mer

14 : Marché bio sur la place du Marché à Saint-Gilles-les-Bains

29 et 30 : Challenge M. Hoarau au Guillaume

20 et 21 : 20 Désamb Fèt Kaf à Villèle

29 et 30 : Mégavalanche entre Maïdo et Savannah

Du 27 au 29 : Meeting de Natation au centre nautique de Plateau Caillou

30 : Tir à l’arc qualification championnat de France au gymnase du lycée St-Paul IV

Tout le mois de décembre : animations « les Vitrines de Saint-Gilles »



Journal de Saint-Paul