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BONNE ANNÉE

2010 04 VISITE DU PRÉFET : INAUGURATION DÉBARCADARE

07 ENVIRONNEMENT : PRUDENCE SAISON CYCLONIQUE

09 CULTURE : MARAINA FAIT LE PLEIN

13 SOCIÉTÉ : ATTACHEMENT CONFIRMÉ AU BIEN-ÊTRE DES SENIORS

16 SPORT : PÊCHE SPORTIVE RECORD DU MONDE


02 ÉDITO

BONNE ANNÉE

2010

Une nouvelle année commence. C’est l’occasion pour moi de présenter mes meilleurs vœux à chacune et à chacun d’entre vous. Si l’an dernier a été particulièrement éprouvant, 2010 ne sera pas forcément plus facile. Selon les observateurs qui prévoient un prolongement des effets néfastes de la crise mondiale, cette nouvelle année sera encore bien difficile à beaucoup d’égards.

Nous poursuivrons notre politique en faveur de la jeunesse, dont le sort reste un de nos soucis permanents. De la multiplication des places d’accueil pour les jeunes enfants à la réhabilitation des écoles, du développement des activités périscolaires à l’accompagnement des projets qui favorisent l’épanouissement des adolescents et leur intégration sociale, de toutes les façons possibles et avec tous les moyens dont nous disposons, nous travaillerons pour nos jeunes. Mais nous poursuivrons aussi les actions ambitieuses que nous menons pour les plus âgés d’entre nous en veillant à tenir compte de tous les besoins, mais aussi de toutes les possibilités précieuses de nos aînés des 3e et 4e âges.

Elle le sera surtout pour les plus fragiles et les plus modestes d’entre nous. Je pense, bien sûr, aux chômeurs, aux mal-logés, aux handicapés et, d’une manière générale, à tous ceux qui souffrent des inégalités sociales et des blessures de la vie.

Dans l’intérêt de tous, nous allons activer le PLU (Plan local d’urbanisme). Il est déjà bien avancé, et il conditionne l’aménagement global du territoire. Au sein de son quartier défini comme un bassin de vie, chacun pourra tirer un réel profit d’un document d’urbanisme conforme et cohérent.

Nous mettrons en œuvre tous les moyens municipaux à notre disposition afin d’être encore plus présents auprès de tous ceux qui vivent dans l’incertitude, dans l’angoisse, torturés par la peur du lendemain.

Je suis heureuse de présenter à tous et à toutes mes vœux de bonheur, de réussite et d’épanouissement pour 2010, année sur laquelle nous fondons de grands espoirs. Puisse notre développement économique et écologique au sein d’un territoire dynamique améliorer la vie de chacun et la concorde entre tous. Puisse cette nouvelle année apporter à tous les Saint-Paulois ce qu’ils attendent de meilleur, une vie que l’espérance n’aura pas désertée.

Cette nouvelle année, qui coïncide avec le début d’une nouvelle décennie, débute pratiquement en même temps que notre mandature puisque celle-ci n’a pu prendre réellement forme qu’au mois d’octobre dernier. Nous avons été réélus pour concrétiser avec vous les nombreux projets que nous avions déjà mis en chantier en 2008, et que nous avons précisés en 2009. Dans toute la mesure de ses moyens, notre équipe s’efforcera de poursuivre sur sa lancée pour être à la hauteur des ambitions légitimes des Saint-Paulois.

DÉPUTÉE-MAIRE DE SAINT-PAUL

LE JOURNAL DE SAINT-PAUL SUPPLÉMENT DE L’ARCHIPEL N° 54 E-MAIL MAIRIE: maire@mairie-saintpaul.fr • DIRECTION DE LA COMMUNICATION: BP 44 - 97861 SAINT-PAUL CEDEX – TÉL. : 02 62 45 91 85 - FAX: 02 62 45 90 27 DIRECTRICE DE LA PUBLICATION: GRAZIELLA LEVENEUR • RÉDACTION: GEORGES LAZARRE • REPORTAGES PHOTOGRAPHIQUES: DIRECTION DE LA COMMUNICATION COMITÉ DE RÉDACTION: EMMANUEL SÉRAPHIN / NICOLE STORCH / VIRGINIE SALLÉ / CHRISTOPHE POMEZ • CONCEPTION ET IMPRESSION: IMPRIMERIE GRAPHICA / DL 4362 / JANVIER 2010


SOMMAIRE 03 LE JOURNAL DE

02 ÉDITO

SAINT-PAUL S

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04 VISITE DU PRÉFET LE PRÉFET AU FAIT DES ATTENTES

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05 AMÉNAGEMENT LE DÉBARCADÈRE INAUGURÉ

BO NN E AN NÉ E

2010

04 VISITE DU PRÉFET INAUGURATION DÉBARCADARE

:

: 07 ENVIRONNEMENT PRUDENCE SAISON CYCLONIQUE

09 CULTURE : MARAINA FAIT LE PLEIN

13 SOCIÉTÉ : DES ACTIONS FORTES AUX DOYENNES

16 SPORT : PÊCHE SPORTIVE RECORD DU MONDE

10 ST-PAUL EN BREF MATINÉE RÉCRÉATIVE HOMMAGE AUX VICTIMES DE LA GUERRE 1914-1918 13 SOCIÉTÉ ATTACHEMENT CONFIRMÉ AU BIEN-ÊTRE DES SENIORS

06 AMÉNAGEMENT UN AMÉNAGEMENT PROVISOIRE CONTRE LE CAMPING SAUVAGE

14 CULTURE

07 ENVIRONNEMENT PRUDENCE : C’EST LA SAISON CYCLONIQUE

15 POLITIQUE

LE JOURNAL DE

08 ENVIRONNEMENT LAURÉAT D’ÉCOCITÉS NON À L’INCINÉRATEUR

SAINT-PAUL

09 CULTURE MARAÏNA FAIT LE PLEIN

LES MARIONNTTES À LA FÊTE SÉJOUR À MAURICE

LE CCAS, L’ACTEUR INCONTOURNABLE DE L’ACTION SOCIALE 16 SPORT PÊCHE SPORTIVE UN CARANGUE DE 48 KG POUR AUDREY

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Imprimé sur papier recyclé le « JOURNAL DE SAINT-PAUL » est également consultable en format pdf, sur le site internet de la mairie : www.mairie-saintpaul.fr


04 AMÉNAGEMENT

LE PRÉFET AU FAIT DES ATTENTES DE LA MAIRIE Le préfet de La Réunion « salue les efforts soutenus de la municipalité pour faire avancer le crucial dossier de Plan Local Urbanisme (PLU) ». Le représentant de l’État l’a souligné lors de sa première visite officielle à Saint-Paul depuis l’installation de la nouvelle majorité. « Nous sommes très attentifs à ce projet. Il est grand temps que ce dossier aboutisse », insiste Pierre-Henry Maccioni. Une série de grands axes d’actions a été présentée lors de cette visite ponctuée par une réunion de travail. « Des dossiers importants, mais sûrement pas insurmontables », poursuit M. Maccioni. « L’essentiel est d’établir une ligne de conduite que l’on s’efforcera de suivre. Les services de l’État sont là pour aider. » Le PLU a été l’axe central de cette rencontre. « La commune de Saint-Paul ne peut plus travailler avec des documents d’urbanisme qui datent de 30 ans », insiste Emmanuel Séraphin, citant pêlemêle : frein à la densification dans les centres villes et bourgs, absence de

réponse au traitement des situations de précarité-insalubrité, frein à la sortie des opérations de logements sociaux à cause d’un règlement du PLU inadapté aux nouveaux règlements et préconisations (normes environnementales, accessibilité…), frein au développement économique. « Nous sommes surtout confrontés à l’incompréhension des habitants car il existe un décalage énorme entre le document d’urbanisme et la réalité du terrain », expose le 13e adjoint, en charge de l’urbanisme. Et M. Séraphin de rappeler que six bassins de vie ont été définis dans ce PLU (Centre/Cambaie, Guillaume, la Plaine/Bois-de-Nèfles, Plateau Caillou, Saint-Gilles-les-Bains, La Saline) visant à reconnaître pleinement les autres zones autour du centre ville. Un document d’urbanisme tendant cependant vers un développement mesuré de la station balnéaire et prenant en compte l’installation d’équipements publics pour le développement de chaque bassin de vie. D’ici à 2020, le nouveau PLU devra pouvoir répondre à une attente de 13 000 logements.

Ce sont en fait quelques-uns des 14 principes définis parmi lesquels : définition avec le Parc National et l’ONF des règles d’occupation du territoire de Mafate, développement économique équilibré, dynamisation de l’économie agricole autour d’un plan d’irrigation et de la diversification, définition de nouvelles zones d’activités économiques, valorisation de l’environnement et du patrimoine.

CALENDRIER PRÉVISIONNEL DU PLU Réunion avec les personnes publiques associées (PPA) : le 9 décembre 2009. Travail avec les PPA : du 9 décembre à fin janvier 2010. Arrêt du PLU : conseil municipal de mars 2010. Avis des PPA : au plus tard juin– juillet 2010. Enquête publique : juillet–août 2010. Rapport du commissaire enquêteur : septembre 2010. Approbation du PLU : décembre 2010. SAR : approbation prévisionnelle par l’assemblée plénière du CR : février 2010.

LES ATTENTES DE LA VILLE La municipalité s’est fixée un calendrier d’élaboration du PLU très serré compte tenu de l’obligation de se doter d’un document d’urbanisme actualisé et en adéquation avec le SAR 2010. « Nous souhaitons un partenariat étroit avec l’État sur les phases d’élaboration à

venir et particulièrement sur le volet de l’évaluation environnementale », souligne Emmanuel Séraphin. Le SAR reconnaît des territoires ruraux habités dans l’espace agricole, objet de la Déclaration d’utilité publique (DUP) du Projet d’irrigation. Le projet de PLU recon-

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naîtrait des zones naturelles bâties (NB) avec possibilité d’extension limitée et des constructions nouvelles dans les dents creuses de ces espaces. « L’État n’a pas une position qui devrait aller contre les projets d’une Commune », assure le préfet, appelant cependant à limiter les constructions dans certaines zones et reconnaissant à la municipalité « une politique d’aménagement à l’échelle du territoire qui semble équilibrée ».


AMÉNAGEMENT 05 AUTOUR DU PLU, UN ORDRE DU JOUR BIEN FOURNI A ÉTÉ ÉLABORÉ LORS DE LA VISITE DU PRÉFET: La dimension du patrimoine à réhabiliter (Case Pota, Hôtel Lacay, longères, la capitainerie, l’école franco-chinoise, l’ancienne gare du chemin de fer…) Sur ce sujet, Pierre-Henry Maccioni suggère un rapprochement auprès de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) en vue d’un recensement des édifices à caractère patrimonial pouvant faire l’objet d’une inscription à l’inventaire, et bénéficier de subventions.

La zone balnéaire La volonté de la municipalité est de restructurer et requalifier Saint-Gilles-lesBains au travers d’aménagements de nouveaux espaces stratégiques autour des quatre pôles d’attractivité (Boucan Canot, Saint-Gilles-les-Bains, Ermitage, Salineles-Bains). « L’objectif est d’attribuer un vrai rôle à chacun des pôles », précise Sophie Boyer de la Giroday, responsable du Pôle aménagement du territoire, sollicitant pour le compte de la municipalité, une inscription de Saint-Gilles-les-Bains comme ville balnéaire à vocation régionale. Insistant sur le fait que la collectivité aura besoin de soutien financier de l’État, celleci énumère les axes d’intervention : les voies, les espaces publics, le stationnement, les commerces, l’architecture, le port. « Il faut une vraie filière touristique à La Réunion », répond le préfet.

Cambaie : démarche Éco cité portée par le TCO L’aménagement de Cambaie à courtmoyen terme intéresse la commune à plusieurs titres : l’aménagement d’une zone d’activités économiques de part et d’autre de la rue Henri Cornu (inscrit au futur PLU en AUe) ;

l’aménagement d’une zone d’activités économiques et commerciales sur le triangle à l’entrée de Cambaie (une démarche partenariale avec les propriétaires a été engagée par la ville avec l’appui de la SEDRE) ; la mise en valeur de la base ULM comme outil de développement touristique et de valorisation de la zone l’extraction des matériaux ; une première zone résidentielle en continuité du quartier de l’Étang (500 logements) ; l’endiguement de la ravine la Plaine.

Assainissement Quelque 135 millions d’euros d’investissement sont prévus sur la période 20072013. « Cela va peser lourdement sur le budget communal et induire des coûts supplémentaires », prévient Josselyn Flahaut. Le 11e adjoint, chargé de l’eau potable et de l’assainissement évoque la gestion de l’assainissement et de l’eau potable en régie et s’interroge quant à la problématique de l’impact sur l’octroi de mer : 1,2 millions d’euros en moins pour le budget communal annuel. Or, le mode de calcul de l’octroi de mer, pénalisant pour les collectivités ayant opté pour une gestion en régie, « apparaît contraire aux dispositions de l’article L 2224-11-5 du Code Général des Collectivités Territoriales », dit-il. Un texte qui stipule que « les aides publiques aux communes et groupements de collectivités territoriales compétents en matière d’eau potable ou d’assainissement ne peuvent être modulées en fonction du mode de gestion du service ». Le logement social et la politique foncière ont également été abordés sans oublier la valorisation des terrains appartenant à l’État, les cordons dunaires, la gendarmerie de Roquefeuil et la situation de Mafate.

LE DÉBARCADÈRE INAUGURÉ L’un des temps forts de la visite du Préfet à Saint-Paul a été l’inauguration du débarcadère-embarcadère. Un ouvrage qui « marque en quelque sorte les retrouvailles de Saint-Paul et de la mer », explique la DéputéeMaire, Huguette Bello, associant l’ancienne municipalité (initiatrice du projet) à ses remerciements. D’ailleurs, l’ancien maire a été convié à l’inauguration, mais il a décliné l’invitation. Le ponton est un ouvrage moderne. Conçu pour concilier de multiples usages, il répond aux besoins et aux préoccupations d’aujourd’hui. Espace public de promenade dans le prolongement du Front de mer, il est aussi un point d’accostage pour les usagers de la mer. Les petits pêcheurs à la « golette » l’ont déjà plébiscité, tandis que les croisiéristes, les clubs nautiques ou les plaisanciers souhaitent en bénéficier. Ce nouveau débarcadère dispose des dernières innovations techniques qui permettent de tenir compte des contraintes naturelles, notamment le déferlement des houles. Mais, pour autant, l’esthétique n’en a nullement été négligée. À Saint-Paul, ces retrouvailles de la population avec la mer sont bien plus emblématiques que partout ailleurs. « Nous sommes ici devant ce qui fut la porte de La Réunion », souligne Mme Bello, se référant à un rapport d’Étienne de Flacourt selon lequel, « au matin du XVIIe siècle, l’île n’est dotée d’aucun port, mais de rades, la meilleure étant située à l’ouest-nordouest ». Ainsi, dit-elle, « c’est donc ici qu’ont accosté les premiers navires. C’est donc ici qu’ont débarqué celles et ceux qui allaient peupler notre île ». À l’occasion de l’ouverture officielle au public de ce nouveau débarcadère, la municipalité réaffirme d’ailleurs sa volonté d’œuvrer afin de redonner à Saint-Paul sa pleine vocation maritime.


06 AMÉNAGEMENT

UN AMÉNAGEMENT PROVISOIRE CONTRE LE CAMPING SAUVAGE Pour mettre un frein au camping sauvage aux abords des plages, la municipalité a ouvert le site de l’Ermitage pendant les vacances scolaires de janvier. Une « mesure transitoire » en attendant la mise en service définitive du camping intercommunal 3 étoiles prévue d’ici au troisième trimestre 2011. D’ailleurs, les travaux d’élagage des grands arbres et du nettoyage du site ont été réalisés courant décembre. Par ailleurs, les aspects sanitaires (douches, toilettes, point d’eau) et les points liés à la sécurité ont été pris en compte.

« Ce dispositif fonctionne vraiment de manière provisoire », précise Jean-Marc Gamarus. L’objectif initial de la mairie était d’accueillir le public accro de la canadienne dès cette année. Un objectif contrarié pour de multiples raisons, notamment l’annulation des élections municipales (voir ci-après). Cet équipement correspond à une réelle attente de la population saint-pauloise et de La Réunion », poursuit M. Gamarus. En attendant, un espace d’accueil provisoire sécurisé a été aménagé. Il accueille des tentes pendant les vacances de janvier.

JEAN-MARC GAMARUS RAPPELLE LA FERME VOLONTÉ DE LA MAJORITÉ MUNICIPALE DE FAIRE ABOUTIR LE PROJET DE CAMPING INTERCOMMUNAL.

Du Tampon à Sainte-Marie, en passant par Saint-Denis et SaintBenoît, les amateurs de la canadienne sont venus nombreux installer leur toile de tente. L’aménagement provisoire n’a jamais désempli. « L’emplacement est vraiment super. C’est l’endroit qu’il nous faut pour camper », soulignent Emeline et Mickaël, de Sainte-Marie. « En plus l’accueil que nous avons reçu était sympa. On ne regrette pas. Et on se sent en sécurité puisque le site est gardienné ». Un sentiment partagé par Rita, venue des hauts de Saint-Paul. « Lavai un gros manque. Ester c’est du bonheur partagé pou nout tout », dit- elle.

EN ATTENDANT, UN ESPACE PROVISOIRE SERA AMÉNAGÉ AFIN DE CONTRER LE CAMPING SAUVAGE. LE SITE POURRAIT ACCUEILLIR LE PUBLIC DÈS 2011.

RENDEZ-VOUS EN 2011... Le camping définitif prévu sur l’emplacement cadastré DH 31, couvrant environ trois hectares dans la ZAC de SaintGilles-les-Bains devrait coûter au bas mot entre 3 et 4 millions d’euros. Compte tenu de l’importance de cette enveloppe budgétaire, et surtout du fait que le camping sera ouvert à tous les Réunionnais, l’idée d’intégrer le projet au Plan pluriannuel

d’investissement (PPI) du TCO a été émise. Partant de là, une expertise a été commandée. Et celle-ci préconise quelques améliorations supplémentaires et des modifications par rapport au projet communal initial. Ces modifications portent essentiellement sur la définition de nouveaux emplacements pour les structures (dont les sanitaires), afin d’assurer

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une meilleure protection contre les nuisances sonores issues des discothèques notamment. En découle forcément une révision des aménagements (réseaux d’eau potable et d’électricité). Ajouté à cela, l’annulation incompréhensible des élections municipales a retardé considérablement le suivi du dossier. « Finalement, les gros travaux devraient véritablement démarrer courant 2010 », estime Jean-Marc Garamus, tablant sur une ouverture effective du camping courant 2011.


ENVIRONNEMENT 07 CONSIGNES DE SÉCURITÉ AVANT Se tenir informé : prévisions météorologiques Ne pas entreprendre de randonnée, ni de sortie en mer Vérifier ses réserves (eau, conserves, piles, médicaments, bougies...) Rentrer les objets qui peuvent s’envoler (mobilier de jardin…) Renforcer les structures (toitures) et protéger les ouvertures (planches) Rentrer les animaux Ne pas s’approcher du rivage Noter l’adresse et le numéro de téléphone du centre d’hébergement le plus proche de son domicile et les numéros de téléphone utiles PENDANT Rejoindre son domicile ou un centre d’hébergement et ne sortir en aucun cas Se tenir informé Ne téléphoner que si nécessaire Se méfier du calme de l’œil du cyclone et redoubler de vigilance la nuit Rester calme, ne pas paniquer Attendre impérativement la levée de l’alerte pour sortir et ne prendre son véhicule que si le réseau routier est annoncé praticable APRÈS Se tenir informé Ne pas encombrer les lignes téléphoniques Ne pas gêner les équipes de secours Ne pas toucher aux fils électriques ou téléphoniques à terre Vérifier l’état des aliments, s’assurer de la qualité de l’eau Ne prendre son véhicule qu’en cas de nécessité et s’assurer que la circulation est autorisée Ne pas franchir les radiers submergés

NUMÉROS UTILES Météo France : 08 97 65 01 01 / 3250 (météo sur toute l’île, 30 cts/min) Allo sentiers : 0262 37 38 39 Info route : 0262 97 27 27 Pompiers : 18 Samu : 15 Police – Gendarmerie : 17 Police Municipale : 0262 45 90 45 Numéro d’urgence européen : 112 Préfecture : 0262 40 77 77 Sous-préfecture de Saint-Paul : 0262 45 38 45

PRUDENCE : C’EST LA SAISON CYCLONIQUE La Réunion est entrée de plein pied dans la saison cyclonique. Comme l’an dernier, un Plan Communal de Sauvegarde (PCS) a été élaboré à la Mairie de Saint-Paul et sera activé si la situation l’impose. Ainsi, des agents communaux seront mobilisés et une douzaine de centres d’hébergement seront mis en place. Ils accueilleront les habitants en cas de sinistre (voir ci-après). D’autre part, il est rappelé que le franchissement des radiers submergés est strictement interdit. Une telle imprudence est surtout dangereuse et peut s’avérer mortelle comme récemment au niveau de la Ravine Divon à Bellemène. Mairie de Saint-Paul / PC Communal : 0262 45 43 45

QUEL CENTRE D’HÉBERGEMENT EN CAS DE RISQUE? École élémentaire de Saint-Paul : 0262 22 67 73 Maternelle Grande Fontaine : 0262 35 16 42 Primaire Ruisseau : 0262 24 10 88 Primaire Bellemène : 0262 24 68 30

Pendant qu’il fait encore beau il est également recommandé d’élaguer les arbres. Surtout ceux dont les branches côtoient les câbles électriques. Un travail d’élagage entrepris depuis le mois de novembre par la municipalité au niveau des espaces publics communaux dont le jardin de la Mairie.

Élémentaire le Guillaume : 0262 54 92 07 Primaire Saint-Gilles-les-Hauts : 0262 24 66 69 Élémentaire La Saline : 0262 44 42 94 Élémentaire Saint-Gilles-les-Bains : 0262 26 62 59 Maternelle Saline-les-Bains : 0262 57 03 24 Primaire Mafate Roche Plate : 0262 43 75 54 Marla : 0262 27 14 47 Ilet des Orangers : 0262 43 78 27

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08 ENVIRONEMENT

LE « CŒUR D’AGGLOMÉRATIONS » LAURÉAT D’ÉCOCITÉS Le Cœur d’Agglomérations du Territoire de la Côte Ouest (TCO) décroche le label Écocités. L’intercommunalité réunionnaise (la seule des départements d’outre-mer) fait ainsi partie des 13 lauréats proclamés (dont Marseille, Bordeaux, Nantes et Strasbourg) le 5 novembre 2009 parmi 19 candidatures. Le projet primé consiste à aménager le futur cœur de l’agglomération « entre les basses pentes de La Possession et le centre historique de Saint-Paul en tenant

compte de la démarche de développement durable ». Il a été « mûri depuis longtemps pour en faire une nouvelle cité exemplaire », en dépit des contraintes administratives de la zone se trouvant à cheval sur trois communes. Le projet qui bénéficiera d’un financement du gouvernement prend notamment en compte les modes de déplacements alternatifs, en particulier le tram-train, les pistes cyclables et les bus.

La maîtrise de l’énergie, les énergies renouvelables, la construction durable ne sont pas oubliés dans cette démarche d’« écocité ». Et le ministère d’y voir « une référence de l’Outre-mer français dans l’océan Indien et un exemple de ville durable en milieu tropical ». Ce label national fait bien sûr la fierté des délégués et administratifs du TCO. Il ne manque plus que l’enveloppe budgétaire dont le montant reste à définir.

NON À L’INCINÉRATEUR Le conseil municipal s’oppose à la construction d’un incinérateur à La Réunion. Une motion a d’ailleurs été adressée au Conseil général et à la Préfecture. « De graves incertitudes entourent l’impact des incinérateurs, y compris les plus récents, sur la santé humaine », expose Christophe Pomez. « L’institut de veille sanitaire estime qu’il faudra de 10 à 20 ans pour mesurer le risque de cancers induit par ces nouvelles installations .» Conscient de la nécessité d’agir rapidement, pour anticiper la saturation des centres d’enfouissement, le conseil municipal de Saint-Paul appelle à une mobilisation de l’ensemble des acteurs pour la mise en place à l’échelle de La Réunion d’une politique globale des déchets qui inclut réduction des volumes à la source, meilleure information et responsabilisation des usagers, recyclage et valorisation… CHRISTOPHE POMEZ

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CULTURE 09

INTENSIFIER LES ACTIVITÉS DE LA STRUCTURE

CULTURE

MARAINA FAIT LE PLEIN La représentation de Maraïna a connu un franc succès . L’opéra de l’océan Indien monté par la troupe Vollard a réuni près de 1 500 personnes au niveau du Front de mer. « Mwin lavait jamais vu un spectacle comme ça. Mi regrette pas d’avoir fait le déplacement », assure Berta, venue de Ravine Daniel. « Sinon sa mwin té lakaz en train regarde la télé. Mwin noré ennuye a mwin. Ici nous la passe un excellent moment », ajoute Roland, de la Plaine. Jouée pour la première fois à Saint-Denis en novembre 2005, Maraïna n’avait encore jamais été présentée à Saint-Paul. Cette création d’Emmanuel Genvrin et Jean-Luc Trulès évoque pour ainsi dire, l’origine du peuplement de l’île et son brassage culturel. « Elle nous semble s’inscrire totalement dans notre politique culturelle. Cette création semble correspondre à notre projet de réhabiliter l’histoire de Saint-Paul », souligne Suzelle Boucher, conseillère muni-

cipale, déléguée à la culture.L’opéra de l’océan Indien retrace ainsi l’arrivée vers 1663, des premiers habitants de l’île Mascareigne et l’île Bourbon (anciens noms de La Réunion). Avec à leur tête un certain Louis Payen, ils ont d’abord surgi au niveau de la baie de Saint-Paul, appelée « Baie du meilleur ancrage ». Peu de temps après, est née Anne Mousse qui passe pour être l’aînée de tous les Réunionnais. Joué par une soixantaine d’artistes de différents pays, l’opéra retrace l’histoire du métissage et invite à redécouvrir nos racines.

Président du conseil d’administration de la Société d’économie mixte (SEM Tamarun), Jean-Claude Mélin entend « intensifier les activités de la structure et améliorer le service rendu à la population ». Pour le 3e adjoint de la Mairie de Saint-Paul « il convient de tout mettre en œuvre afin de remplir le mandat confié par la Commune ». « C’est l’outil de développement touristique de la collectivité. Nous devons l’optimiser dans le but de dynamiser véritablement la station balnéaire et son tissu économique », dit-il. Pour y parvenir, l’élu peut désormais s’appuyer sur le dynamisme de Claudine Dupuy, la nouvelle Directrice. Ancienne responsable du pôle Aménagement du territoire à la Mairie de Saint-Paul, celle-ci est affectée par détachement depuis le 2 novembre. Et déjà elle maîtrise parfaitement les grandes lignes directrices de la SEM Tamarun. « Nous espérons mener jusqu’au bout notre mission de Délégation de service public (DSP) », laisse entendre la nouvelle responsable. « La SEM Tamarun est un bel outil. C’est à nous de l’exploiter du mieux possible et de manière la plus complète possible. » Entretien des plages, nettoyage des espaces publics, lutte contre les dépôts sauvages d’ordures, gestion du ti train des plages et des rondavelles… Le travail quotidien ne manque pas au sein de la structure. En parallèle, subsistent des projets d’aménagement des Roches Noires, Boucan Canot, Mail Rodrigues. Sans compter celui de la Ravine SaintGilles. « Nous gérons aussi des actions propres à la SEM », souligne Claudine Dupuy, évoquant la location des salles de séminaires. « Cette prestation correspond à un réel besoin dans l’ouest. C’est un volet à développer. »


10 ST-PAUL EN BREF VISITE DES POSTES MNS 2e adjointe, déléguée aux Sports, Lynda Hoarau prend ses marques. Elle a fait le tour des différents postes des Maîtres nageurs sauveteurs le 24 octobre dernier. « Quelque part, je veux rendre hommage à ses hommes et ses femmes dont la fonction est de veiller à la sécurité des usagers de nos plages », dit-elle. « Ils sont parfois amenés à sauver des vies. Il me semble important de valoriser leur travail. » La commune de Saint-Paul compte cinq postes de secours (1 à la Saline-les-Bains, 2 à Ermitage-les-Bains,1 à Roches Noires, 1 à Boucan Canot), pour un effectif total de 30 sauveteurs exerçant en deux équipes au niveau de chaque poste.

MATINÉE RÉCRÉATIVE L’esprit et la magie de Noël ont plané sur plusieurs dizaines d’enfants au centre de vacances communal de l’Ermitage le 5 décembre, à l’occasion de la traditionnelle matinée récréative du Relais des assistantes maternelles (RAM). La municipalité y a réaffirmé son attachement à une vraie politique de la Petite Enfance au service de la population, des jeunes parents. « Une ville qui ne s’intéresse pas à la Petite Enfance est une ville qui tourne le dos à son avenir. Nous comptons sur les assistantes maternelles, maillon essentiel de l’accueil du tout petit pour construire ensemble cet avenir », souligne Virginie Sallé, ajointe déléguée à la Petite Enfance.

l’Étang ont procédé à la plantation symbolique de cinq arbres endémiques de La Réunion le 29 octobre dernier. Les écoliers de chacun des niveaux d’éducation du CP au CM1 ont mis la main à la terre. Patte Poule, Bois de Fer, Bois de Judas, Benjoin et Bois de Ronque ornent désormais la place centrale de l’établissement. « Ces arbres sont symboles des générations futures qui doivent apprendre à vivre en harmonie avec la nature », souligne la Directrice.

DES ARBRES ENDÉMIQUES À L’ÉCOLE LOUISE SIARANE Dans le cadre du projet d’école et son volet « Protection de la nature », les élèves de l’école Louise Siarane de

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LES VERTUS DE LA COHÉSION SOCIALE

La municipalité reste très attachée à la cohésion sociale sur le territoire communal. L’administration l’a réaffirmé par la voix de Gislaine Basquaise, lors d’une visite rendue aux Saint-Paulois d’origine mahoraise le 30 octobre 2009. « Vous êtes des Français à part entière, et à la Mairie de Saint-Paul, nous ne voulons pas que vous soyez des administrés entièrement à part », souligne la 14e adjointe. Et Mme Basquaise de vanter les vertus de l’intégration sociale.


ST-PAUL EN BREF 11 UNE STÈLE POUR LES SAINT-PAULOIS MORTS EN ALGÉRIE En mémoire des Saint-Paulois tombés en Algérie, la municipalité a inauguré une stèle le 5 décembre sur Plateau Caillou.

BELLE PRESTATION DES BOULISTES AU « TROPHÉE DES VILLES 2009 » L’équipe de la Ville de Saint-Paul de pétanque a atteint les quarts de finale lors du « Trophée des Villes 2009 » qui s’est déroulé le 30 octobre dernier à Palavas- Les-Flots dans l’Hérault.

Sur ce monument qui manquait sur la commune, figure le nom de Georges Désiré, François Lenormand et Pierre Stanislas. Ils faisaient partie des nombreux Réunionnais qui ont quitté leur famille et leur île alors qu’ils savaient que le voyage pouvait s’avérer sans retour.

a marqué sa prise officielle de fonction le 9 novembre 2009. « La collectivité continuera à favoriser le dialogue entre les différents acteurs concernés. Et pour renforcer la sécurité de nos administrés et améliorer les conditions de travail des gendarmes, notre administration municipale participera à la réhabilitation de la caserne de Bois-de-Nèfles, qui sera remise aux normes et à la construction, à terme, d’une nouvelle gendarmerie à Roquefeuil », insiste Mme Bello. Le nouveau chef de brigade est marié et père de deux enfants.

L’ADJUDANT-CHEF SOUILLARD À LA BRIGADE DE PLATEAU CAILLOU

Une performance saluée par la municipalité, lors d’une soirée organisée le 23 novembre dernier. L’équipe de la Ville de Saint-Paul est parvenue au stade des quarts de finale et a raté de peu, face à Thiers, sa place pour des demi-finales. Elle était composée de Frédéric Esther, Jean-Patrice Govindin, Morgan Payet, Bertrand Maillot (agent communal au service des élections) et Yanick Payet (sécurité civile). Cette performance – lors de cet événement majeur réunissant quelque 32 équipes et regroupant les meilleurs joueurs français, et clôturant la saison bouliste – marquera tous les esprits. Elle donne la possibilité à la Ville de SaintPaul de participer de nouveau l’an prochain à cette compétition incontournable du Trophée des Villes qui est devenue une référence pour la discipline.

HOMMAGE AUX SPORTIFS D’autres sportifs de la commune – dont la municipalité salue également les performances – ont marqué le sport réunionnais cette année. Les footballeurs de la Saint-Pauloise bien sûr qui, non seulement assurent le maintien de l’équipe parmi l’élite après sa remontée en D1, ont atteint la demi-finale de la Coupe régionale de France et les quarts de finale de la Coupe de La Réunion. Mais aussi Réald Laurent, Alain Saint-Lys et André Coupouchetty-Ramouchetty qui se sont mesurés aux difficultés du Grand Raid cette année encore.

L’Adjudant-chef Thierry Souillard a pris officiellement ses fonctions à la tête de la brigade de gendarmerie de Plateau Caillou. Originaire du nord de la France, celui-ci est marié et père de deux enfants. Dans un discours de bienvenue prononcé lors de la prise de commandement, le 4 octobre 2009, Josselyn Flahaut a insisté sur « la nécessité d’entretenir et développer des liens plus étroits et plus conviviaux entre la gendarmerie nationale et l’administration communale au travers de la police municipale », et ce, « afin d’assurer une meilleure sécurité des administrés et des biens », expose le 11 e adjoint, délégué à la « Police et Sécurité ».

LE LIEUTENANT TURQUETIT À LA CITÉ BALNÉAIRE

NICOLE STORCH

La brigade de gendarmerie de SaintGilles-les-Bains est désormais dirigée par le Lieutenant Laurent Turquetit. Une cérémonie militaire en présence du sous-préfet Thomas Campeaux et de la Députée-Maire Huguette Bello

HOMMAGE AUX VICTIMES DE LA GUERRE DE 1914-1918 La mémoire des soldats tués lors de la Première Guerre mondiale a été saluée le 11 novembre 2009, par la municipalité. « À travers cet hommage, nous célébrons la fin d’une terrible tragédie qui aura coûté la vie à plus de 11 millions de soldats des forces Alliées, de l’armée allemande et à un grand nombre de victimes civiles », souligne Nicole Storch, conseillère municipale (déléguée aux affaires de la défense). S’adressant aux anciens combattants de Saint-Paul, celle-ci rappelle l’importance que la collectivité accorde aux rassemblements patriotiques à chaque date officielle, pour perpétuer le souvenir de tous ceux qui ont donné leur vie pour la liberté. Et cette année, pour donner un sens encore plus fort à la commémoration des victimes de la Guerre 1914-1918, des enfants de l’école élémentaire de la Saline sont venus chanter la paix et la liberté. L’événement était aussi accompagné des voix de deux chanteuses lyriques.

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12 SOCIÉTÉ

ATTACHEMENT CONFIRMÉ AU BIEN-ÊTRE DES SENIORS Une Semaine Bleue festive et joyeuse a été organisée en 2009 encore sur la Commune. Instituée afin d’informer, de sensibiliser et de mobiliser la population sur les préoccupations, les difficultés et les attentes des seniors, cette manifestation avait pour thème « Vivre ensemble nos âges et nos cultures ». Avec comme fil conducteur « restez connectés », un clin d’œil était bien sûr adressé à l’ordinateur et aux possibilités offertes notamment par internet.

C’est vital pour chaque individu, pour son bien-être physique et mental. » Démonstration de distillation de géranium, visite d’élevages bovins et porcins, piquenique sur le site de l’ancien alambic de Palmiste… Un programme empreint de tradition a été concocté par le Centre communal d’action sociale.

Mais il faut surtout y voir une invitation à rester en contact avec les autres, à ne pas laisser s’installer la redoutable spirale de l’isolement et de la solitude. Restez connectés, c’est garder un contact physique avec les proches, avec la famille. Restez connectés, c’est entretenir des relations avec les amis et voisins, dans le quartier ou à travers les clubs de 3e âge. « Ce “Restez connectés” s’adresse à nos aînés, mais il est valable pour toute la société », souligne Gislaine Basquaise, 14 e adjointe, déléguée aux personnes âgées. « En effet, il est nécessaire de préserver ou de créer un lien social.

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SOCIÉTÉ 13

DES ACTIONS FORTES EN FAVEUR DES SENIORS Durant cette semaine hautement importante, la municipalité a réaffirmé son attachement à la cause des seniors. Une politique ambitieuse prenant en compte les multiples facettes de ce qu’on appelle le 3e âge et le 4e âge est d’ailleurs en chantier. La municipalité réélue s’est d’abord battue pour que Saint-Paul puisse accueillir un Établissement privé d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. C’est une première ! Les travaux débuteront au 1er semestre 2010. « Par ailleurs, nous allons renforcer le dispositif de portage des repas à domicile qui a été mis en place en 2008 (en un an, le nombre de bénéficiaires a plus que doublé) », souligne Mme Basquaise, citant encore un soutien renforcé aux aides ménagères, une aide destinée à faciliter l’accès des personnes âgées aux soins médicaux, un guichet pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et pour leurs aidants, un soutien à la lecture (notamment dans le cadre d’actions intergénérationnelles, d’actions d’animation comme la mise en place d’ateliers thématiques comme le chant, la musique, les jeux, la cuisine, les activités manuelles…).


14 CULTURE EN BREF

SÉJOUR THÉRAPEUTIQUE À MAURICE LES MARIONNETTES À LA FÊTE Le Festival Tam Tam qui avait pris ses quartiers à l’espace culturel Leconte de Lisle a connu un vif succès. La Marionnette y était à la fête. Cet événement culturel est en fait, le prolongement de “Tam Tam, les dessous de la marionnette”, une manifestation nationale initiée par THEMAA (Association Nationale des Théâtres de Marionnettes et des Arts Associés). Assistée de l’association À suivre, l’équipe du Théâtre des Alberts chapeaute sur l’île l’organisation de cette manifestation. Pas moins de 8 spectacles ont été joués dans différentes salles de l’île mais surtout en décentralisation dans les Hauts de SaintPaul pour répondre à la volonté de la municipalité. Les marmailles de Saint-Paul ont vécu un très agréable moment.

Six pré-adolescents de l’hôpital de jour de Saint-Paul, rattaché au service de pédopsychiatrie Ouest ont profité d’un séjour thérapeutique à l’île Maurice début décembre.

Remerciant l’ensemble des partenaires ayant contribué à la réussite de ce projet, l’équipe d’encadrement composée outre de M . Comorassamy, de deux infirmières (Pascale Verdier et Sylviane Auber), d’un médecin (Ophélie Siwek) ont pu suivre les capacités d’adaptation et d’intégration des marmailles au cours de ce voyage visant à améliorer leur autonomie et contribuer à une meilleure organisation au sein de la vie de groupe.

Un voyage rendu possible grâce à de nombreuses subventions, dont celle octroyée par la Commune de Saint-Paul. “À travers ce voyage, on évalue la véritable autonomie de l’enfant. Mis à part en journée, on ne sait pas comment il se comporte”, explique Jean-Claude Comorassamy, Educateur spécialisé.

LA LOI DU 27 FÉVRIER 2002 PRÉCISE LES LIMITES DU DROIT À L’EXPRESSION DES MEMBRES DE L’OPPOSITION MUNICIPALE. UN DÉLAI A ÉTÉ FIXÉ POUR L’EXERCICE DE CE DROIT. AUCUN TEXTE NE NOUS A ÉTÉ ADRESSÉ DURANT CE DÉLAI POUR UNE PUBLICATION DANS CE NUMÉRO DU JOURNAL DE SAINT-PAUL, SUPPLÉMENT DE L’ARCHIPEL N° 54.


POLITIQUE DE LA MAJORITÉ 15

LE CCAS, L’ACTEUR INCONTOURNABLE DE L’ACTION SOCIALE POUR LES ADMINISTRÉS DANS LE BESOIN En 2009, le chômage a connu une hausse de 21,3%. La précarité et les ruptures de revenus augmentent. Le Centre Communal d’Actions Sociales aide à faire face. L’aide financière d’urgence de 200 € accordée aux ex-employés de l’Association Régionale d’Accompagnement Social Territorialisé (Arast), exerçant sur le territoire communal en est un des exemples les plus significatifs en ce début d’année. Depuis la mise en liquidation judiciaire de l’association, ces derniers, en attente de leurs indemnités de licenciement se retrouvent en grande difficulté. Une aide dont ont bénéficié Régine Mégarus et Fabienne Catherine. « Cette aide inespérée nous a été d’un précieux secours », avouent-elles. La première est mère de trois enfants et a œuvré pendant 15 ans comme Auxiliaire de vie sociale. Elle intervenait auprès des personnes âgées de la commune pour les aider dans leurs tâches quotidiennes. La seconde, Technicienne intervention sociale familiale (TISF) contribuait à « l’organisation administrative et sociale des familles». Du jour au lendemain, elles se retrouvent donc sans ressource. Pour prendre la pleine mesure du drame humain et social que La Réunion a vécu à travers l’ARAST, il faut le rapporter à la population métropolitaine : c’est l’équivalent de 100 000 employés d’une seule association mis à la porte du jour au lendemain en métropole ! « Comme d’autres employés de l’ex-Arast, elles ont aussi bénéficié de colis alimentaire », souligne Mylène Chevalier, Directrice du CCAS. Afin de répondre le plus efficacement à ces demandes, nous continuons d’animer une politique de coordination des aides et des interventions avec l’ensemble des acteurs et partenaires sociaux de la commune dans tous les domaines. La Convention Territoriale Globale que la Commune de Saint-Paul a signée récemment avec la Caisse d’allocations familiales (CAF) devrait contribuer à asseoir

les bases de ce partenariat, incontournable. Un partenariat devant déboucher sur une complémentarité pour des réponses mieux adaptées, plus efficaces et pérennes dans les actions mises en place au niveau du CCAS. Ces interventions sont aussi nombreuses que variées et concernent, notamment l’ « Action solidaire et lutte contre l’exclusion et la précarité ». Elle se traduit par une mission d’accueil, d’écoute, d’orientation, et d’accompagnement des publics en difficulté. Concrètement, nous essayons de répondre aux demandes d’aides légales et facultatives comme les aides financières, matérielles, d’accès aux droits et d’information, des enquêtes sociales pour des problèmes d’accès pour des personnes âgées et handicapées, de difficultés liées au logement et à l’insuffisance de ressources de certaines familles. Une enveloppe budgétaire globale d’environ 300 000 euros a été débloquée pour ces « aides facultatives »Elles ont concerné quelque 3 148 personnes recensées au CCAS. Les personnes âgées et/ou handicapées occupent une place importante dans notre politique sociale. De l’aide ménagère, à la prise en charge des frais d’hébergement, en passant par le placement en maison de retraite et en famille d’accueil, l’allocation de solidarité et l’allocation personnalisée d’autonomie… nous ne voulons rien laisser au hasard. Pour la seule prestation des aides ménagères (co-financée par le Conseil Général, la Caisse Générale de Sécurité Sociale (CGSS) et la Caisse Régionale de Retraite Complémentaire (CRRC) qui cible les personnes de 65 ans et plus, nous mettons à disposition 56 aides à domicile. Les employées sont affectées aux tâches quotidiennes récurrentes (nettoyage, repassage…). Quelque 250 familles sont touchées.

RÉGINE MÉGARUS, FABIENNE CATHERINE SONT HEUREUSES D’AVOIR PU BÉNÉFICIER D’UNE AIDE DU CCAS.

Un appui pour les administrés Cette politique de maintien à domicile des personnes âgées et dépendantes est à conforter dans le cadre d’une coordination à développer avec les partenaires du réseau gérontologique. Notamment à travers une meilleure prise en charge des malades d’Alzheimer et des aidants. Par ailleurs, le CCAS va poursuivre, voire renforcer sa politique d’animation et de lutte contre l’isolement des seniors, de valorisation de son savoir-faire de développement des échanges inter générationnels et des liens de solidarité. Une ambition qui passe entre autres, par le renforcement de sa prestation « Portage de repas à domicile ». Un service dédié aux personnes de 60 ans et plus, en situation de handicap et qui concerne actuellement une cinquantaine de rationnaires. A raison de deux repas par jour (midi et soir), près de 3 400 rationnaires ont été livrés en 2008. Le service aide à la mobilité est aussi appelé à se développer. A travers cette prestation « Le Mobi + », nous proposons aux personnes handicapées et aux personnes âgées ayant des difficultés pour se déplacer, un tarif préférentiel avec le réseau Semto Eolis. Actuellement 103 personnes sont concernées. L’an dernier, nous avons débloqué un budget de près de 181 000 euros. Dans le même registre, nous avons mis en place le Pass’ Evasion qui offre à ce même public, sous certaines conditions de ressources, la possibilité d’acquérir un carnet de 10 déplacements à tarifs préférentiels sur le réseau Semto Eolis (70 % de prise en charge par le CCAS soit 7 €. La différence, 3 € est à la charge du passager). L’animation globale n’est pas oubliée. Chaque année en effet, le CCAS organise des Journées inter générationnelles et la traditionnelle Semaine Bleue. Par ailleurs, la Commune apporte un soutien actif aux clubs et associations de 3e âge. Bref, le CCAS de la commune de Saint-Paul est l’acteur incontournable de l’action sociale sur lequel peuvent s’appuyer les administrés dans le besoin.

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16 SPORT

PÊCHE SPORTIVE UNE CARANGUE DE 48 KG POUR AUDREY, 12 ANS Avec la prise d’une carangue de 48 kg, Audrey Ferrand, 12 ans, pulvérise le record du monde en matière de pêche sportive. La performance de l’adolescente qui habite Savanna a été homologuée officiellement lors d’une cérémonie de remise de prix le 21novembre dernier. Une telle performance n’est pas donnée à tout le monde. « Tant la discipline qui exige beaucoup de maîtrise est éprouvante, et les techniques de pêches avec harnais et baudriers particulièrement lourdes et complexes », détaille son père Hugues Ferrand, (lui-même représentant local de l’IGFA qui est l’organisme international homologuant les prises records dans le monde entier). « Bien entendu, je suis fier d’elle. » À son jeune âge, Audrey a donc su relever le défi. Et à force de persévérance, au bout d’un an de traque elle a surclassé le précédent record mondial qui était une prise d’une carangue d’environ 42 kg. Une performance d’autant plus belle qu’elle représente un double record en un seul : celui de la catégorie des 12-16 ans et toutes catégories confondues puisque le record effacé était détenu par un adulte. De surcroît, elle est l’œuvre d’une jeune fille dans une discipline dominée par les hommes et un tantinet macho. En matière de record, Audrey Ferrand n’en est pas à son coup d’essai. AUDREY FERRAND PULVÉRISE LE RECORD DU MONDE DE PÊCHE SPORTIVE DANS LA CATÉGORIE DES 12-16 ANS AVEC LA PRISE D’UNE CARANGUE DE 48 KG.

Dans la catégorie des 11 ans et moins, elle a effectivement sorti de l’eau une carangue de deux kilos. Grâce à ses performances, elle contribue assurément à promouvoir La Réunion. Elle contribue à la promotion de la richesse de l’océan qui entoure l’Île.

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Journal de Saint-Paul  

Journal de Saint-Paul de Janvier 2010

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