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Numéro 83 Décembre 2009

Journal municipal d’informations

P. 2 > Le dossier du mois

Un nouveau terrain pour les rugbymen

Sport P. 3 >

La 28e édition du Cross scolaire du Provinois

www.mairie-provins.fr

Au quotidien P. 6 >

L’aménagement des cours d’eau

Hommage P. 7 >

L’hommage à Alain Peyrefitte


Le dossier du mois

Un nouveau terrain pour les rugbymen Le premier terrain synthétique de l’ensemble sportif Raymond Vitte est en voie d’achèvement. À côté, un second terrain d’entraînement polyvalent verra le jour dès l’an prochain. Au total, la réalisation de ces deux nouveaux terrains représente un coût de 2 millions d’euros cofinancés par : • l’État (297 000 € dont 160 000 € au titre du Centre national pour le développement du sport et 137 000 € au titre de la réserve parlementaire), • la Région (825 000 €) au titre de l’accompagnement des lycéens, • le Département (185 000 €) au titre de l’accompagnement des collégiens, • la Fédération Française de Rugby (100 000 €)



• la Ville de Provins (600 000 €). C’est avec l’aval et le soutien de la Fédération française de rugby que la Ville de Provins a opté pour l’implantation de terrains de type « synthétique ». Outre le Club de Rugby Provins, qui compte aujourd’hui près de 300 licenciés, les collèges et les lycées de Provins seront les autres utilisateurs de ce nouvel équipement. Si ce nouveau terrain offre le même aspect que celui de l’Aire de grands jeux Christian Lanaud, il est d’une conception différente. Le terrain synthétique de Champbenoist est du type de ceux que l’on retrouve à Clairefontaine et est spécialement dédié au football. Celui de l’ensemble Raymond Vitte offre un amorti bien supérieur avec la mise en place d’une couche de souplesse entre la large épaisseur de

C’est lors du vote de son budget 2009 que la Ville de Provins a décidé la construction de deux terrains de sport supplémentaires. Un nouvel investissement important au service des sportifs provinois qui se concrétise aujourd’hui avec la réalisation du premier d’entre eux consacré à la pratique du rugby.

grave drainant et le gazon synthétique grâce à l’incorporation dans ce dernier de particules de liège. Ces particularités techniques en feront un endroit particulièrement approprié à la pratique du rugby. Le terrain sera également équipé d’une main courante et d’un entourage spécifique, d’un tableau de marquage, d’abris pour les entraîneurs et les arbitres et de 4 poteaux d’éclairage munis chacun de 3 projecteurs de 2000 watts.

Un projet d’envergure

La décision de réaliser ces nouveaux terrains a été prise en anticipation du projet de centre aquatique décidé par la Communauté de communes du Provinois. Ces terrains sont en effet le premier acte d’un grand projet sportif qui


Le dossier du mois

verra la reconstruction des terrains de tennis et amènera à la réalisation du centre aquatique. Aujourd’hui, la piscine couverte ne permet pas d’assurer l’accueil de toutes les demandes en périodes scolaires de la Communauté de Communes du Provinois et d’autres communes extérieures. C’est à partir de ce constat que la Communauté de Communes du Provinois a décidé de procéder à l’aménagement d’un centre aquatique, implanté sur les actuels terrains de tennis et de rugby. Les travaux de ce futur centre aquatique devraient débuter en 2011.

Aussi, il était nécessaire d’assurer le remplacement du terrain de rugby, désormais reconstruit à l’Ouest de l’Ensemble sportif Raymond Vitte, entre les nouvelles tribunes et les jardins familiaux. Outre le second terrain, la Ville de Provins procédera, en 2010, à la reconstruction des courts de tennis, en lieu et place de l’ancien terrain de rugby.

De nombreux investissements sportifs

Cette nouvelle réalisation est donc la première étape de la concrétisation d’un projet de grande envergure. Elle est l’occasion de se retourner sur

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Sport La 28e édition du Cross scolaire du Provinois Après plus d’un quart de siècle d’existence, l’événement est devenu l’un des rendez-vous incontournables du sport scolaire dans le Provinois.

Le Cross scolaire du Pays Provinois, récompensé par le Challenge Alain Peyrefitte, est organisé conjointement par la Communauté de communes du Provinois, l’Inspection primaire de l’éducation nationale (IPEN) et l’Union sportive de l’enseignement du premier degré (USEP), avec l’appui technique du service des sports de la Mairie de Provins, du Club sportif Provins athlétisme et des jeunes sportifs du Lycée Thibaut de Champagne. Dans le cadre du Stade municipal Démosthène Bobe et tout au long des allées d’Aligre sur des parcours proportionnels à leur catégorie d’âge, les jeunes coureurs ont défendu chèrement les couleurs de leur établissement avec, à l’arrivée, le classement suivant : 1. Bannost-Villegagnon, 2. Provins Ville-Haute, 3. Soisy-Bouy,

ce qui a été fait en matière d’investissements sportifs lors de ces dernières années avec : • la piste d’athlétisme, • le gymnase Jean Drouot, • les murs d’escalade, • l’aire de grands jeux Christian Lanaud, • le pavillon des sports, • le Centre culturel et sportif Saint-Ayoul, • le skate-park, • le terrain multisports des Coudoux, • les tribunes et les vestiaires.

4. Saint-Hilliers, 5. Poigny, 6. Saint-Brice, 7. Villegruis-Louan-Fontaine, 8. Provins Désiré Laurent, 9. Villiers-Saint-Georges, 10. Chenoise, 11. Provins Ville-Basse, 12. Provins Terrier Rouge, 13. Sainte-Colombe, 14. Beton-Bazoches, 15. Sourdun, 16. Jouy-le-Châtel, 17. Chalautre-la-Grande. Les écoles provinoises de la Vouzie, des Coudoux et de Sainte-Croix comme celle de Vaudoy-en Brie ont participé à cette manifestation sans êtres classées.

le programme

Le Ver luisant Comme chaque année, la Ville de Provins, en partenariat avec les associations locales, organise le vendredi 4 décembre plusieurs animations en faveur du Téléthon. • 18 h 15 : Course à pied de 800 m pour les 5-11 ans • 18 h 30 : Course à pied nature de 2,7 km • 19 h : Trail course nature de 4,4 km à la lampe frontale • 19 h : Retraite aux flambeaux de 4,4 km • 19 h : Marche à pied Provins/ Sainte-Colombe aller/retour avec l’Association des Randonneurs du Pays Provinois. Montant des droits d’inscription : 5 €

S’agissant d’une course à caractère humanitaire, les droits d’inscription seront versés dans leur intégralité à l’association AFM-TELETHON. Il y aura un classement individuel, toutes catégories confondues, consultable sur le site internet de la Ville de Provins. Les bulletins d’inscription sont à retirer au Service des Sports, gymnase Raymond-Vitte ou l’accueil de la mairie. ATTENTION : les épingles et les lampes ne sont pas fournies. Pour tous renseignements, vous pouvez vous adresser au Service des Sports : 01 64 00 46 03 ou sports.provins@free.fr




Patrimoine

Au quotidien

Donation d’une partie du fonds d’archives du Cabinet de géomètre expert Lagoutte Le cabinet provinois a décidé de faire don à la Ville de Provins d’une partie de son fonds d’archives.

Une recherche de propriété des remparts sud de la Ville-Haute, au début du printemps dernier, a amené le service des patrimoines de la Ville de Provins à travailler avec Michel Péan, géomètre expert du Cabinet Lagoutte à Provins. Cette collaboration a conduit aux constats suivants : • Avant la 1re guerre mondiale, chaque bourg de quelque importance des cantons de Provins et de Villiers-Saint-Georges avait son géomètre qui, dans de nombreux cas dépendait d’un cabinet établi à Provins ou à Villiers-Saint-Georges. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un cabinet de géomètre expert à Provins : le Cabinet Lagoutte. • Ce processus de concentration de l’activité de géomètre expert sur Provins, a eu pour conséquence la conservation finale au sein du Cabinet Lagoutte de la plupart des archives des exercices naguère disséminés sur plus de deux cantons. Ce fonds d’archives originales couvre la période allant de la deuxième moitié du xviiie siècle à nos jours et représente environ 100 mètres linéaires de documents. Il est principalement constitué de plans (sur papier, toile ou calque), de cahiers d’arpentage et de mesurage, de procès-verbaux de bornage établis pour des particuliers, des entreprises, mais aussi pour des communes dont celle de Provins. Voici quelques exemples de documents issus de ce fonds, concernant Provins, et particulièrement dignes d’intérêt : • le seul plan connu (daté de 1791) de l’ensemble paroissial et prieural de SaintAyoul pour l’Ancien Régime ;



• les plans xixe de la plupart des grandes fermes du Provinois, extraordinaire source de l’histoire économique et rurale ; • les premiers plans d’alignement (tout début xixe) pour la Ville-Basse, importante source d’archive pour la connaissance du parcellaire médiéval ; • les plans de nombreuses portions des remparts sud de la Ville-Basse avant leur démolition (xviiie). La Ville de Provins a perdu presque tous les plans anciens qu’elle possédait dans l’incendie de l’ancien hôtel de ville de la rue aux Aulx en 1821. Le Fonds ancien et les Archives (Villa Garnier) ne conservent qu’une dizaine de plans antérieurs au sinistre. Cette donation est du niveau des grandes donations dont la Ville a été bénéficiaire au xixe siècle (legs Michelin, Bourquelot, etc.), sans négliger le fait qu’outre leur valeur historique et patrimoniale évidente, ces archives restent, même pour les pièces les plus anciennes, en grande partie

Grippe A

Le centre de vaccination de Provins au Centre culturel et sportif Saint-Ayoul est ouvert les vendredis de 12 h à 20 h et les samedis de 8 h à 12 h et de 14 h à 18 h.

L’agenda de poche 2010 Suite à des problèmes techniques, la distribution des agendas de poche 2010 pourrai prendre quelques semaines de retard.

Le Grand Paris en débat Le Secrétaire d’État chargé du développement de la région capitale, Christian Blanc, est venu à Provins expliqué le projet du Grand Paris et a tenté de répondre aux inquiétudes et aux interrogations des nombreux élus seine-etmarnais présents.

La base du projet du Grand Paris est la construction d’un nouveau réseau de métro automatique à grande capacité qui desservirait la capitale et nommé le « Grand Huit ». Ce projet a vocation de permettre à la capitale française de rivaliser avec les 3 ou 4 autres « villes monde » de la planète avec l’ambition de doubler le taux de croissance de la région Ile-de-France par rapport à son niveau actuel, et de le porter à 4 %, comme c’est déjà le cas aujourd’hui pour New York et Londres. Le projet du Grand Paris représente un chantier long de 10 à 15 ans qui tant à faire garder, voir développer une position forte pour Paris et l’Ile-de-France. La place de la Seine-et-Marne dans ce projet a été au cœur des débats. Plusieurs élus se sont inquiétés d’une éventuelle remise en cause des différents plans de modernisation des transports seine-et-marnais par ce projet. Christian Blanc a affirmé qu’il n’y avait pas d’opposition entre le plan de modernisation des transports de la Région et le grand huit et que les compétences liées à la décentralisation comme celle du STIF (Syndicat des transports d’Ile-de-France) n’étaient pas remises en cause par ce projet, tout comme les engagements d’État sur le CPER (Contrat des projets État Région). Anticipant à l’avance ces interrogations seineet-marnaises, Christian Jacob a déposé trois amendements à cette loi sur le Grand Paris. Le premier vise à insister sur la nécessité de veiller à la bonne articulation du réseau du Grand Paris avec l’offre actuelle de transports publics en Ile-de-France. Le deuxième dispose que le réseau de transport public du Grand Paris soit interconnecté aux autres réseaux de transport public. Le troisième permet d’assurer que son financement n’obère pas les capacités d’amélioration et de modernisation des infrastructures existantes.


Au quotidien Les travaux de voirie Les assassins des cygnes du Jardin Garnier condamnés

La Ville de Provins aura mobilisé, cette année, 500 000 € pour poursuivre son programme de rénovation de la voirie publique.

Les assassins d’Hervé et de son pulli ont été jugés et condamnés par le Tribunal correctionnel de Melun.

Chemin de Barlay

Chemin de la Montagne de Fleigny

Rue Guyot

Le jeudi 16 juillet dernier, trois individus ont lâchement lapidé Hervé, l’un des cygnes du Jardin Garnier, et son pulli qui était né quelques semaines plus tôt. Les deux anatidés n’ont pas survécu à cette lapidation, tandis que les trois personnages ont été rapidement interpellés. Au lendemain de ces événements, la Ville de Provins avait porté plainte contre les trois individus pour « acte de cruauté et atteinte volontaire à la vie », alors que plusieurs associations se sont portées partie civile. Deux des prévenus ont été déclarés coupables des faits qui leur ont été reprochés au cours de l’audience du Tribunal correctionnel de Melun du 20 octobre, le second ayant été toutefois relaxé de l’atteinte à la vie. Le premier prévenu a été condamné à une peine de 15 jours d’emprisonnement et à une peine complémentaire d’interdiction définitive de détenir un animal, alors que le second a été condamné à une peine de 90 heures de travaux d’intérêt général à effectuer dans un délai de 18 mois et à une peine complémentaire d’interdiction de détenir un animal pendant cinq ans. La constitution de partie civile Ville de Provins a été reçue et le Tribunal correctionnel de Melun a condamné solidairement les deux prévenus à payer à cette dernière les sommes de 384,36 € au titre du préjudice matériel, 2 000 € au titre du préjudice moral ainsi que 300 € au titre de l’article 475-1 du Code de Procédure Pénale. Les associations qui étaient intervenues et s’étaient constitué parties civiles, se sont vues allouer la somme de 500 € au titre de dommages et intérêts et la somme de 300 € au titre de l’article 475-1 du Code de Procédure Pénale. Le troisième prévenu étant mineur, la procédure a été disjointe à son encontre et il appartiendra au Procureur de la République de le faire citer devant le Tribunal pour enfants de Melun afin d’être jugé.

Après la rue aux juifs (en partie), la place Serge Langer et le début de la rue Hollande, le chemin de Fleigny, dans sa partie comprise entre l’entrée de Provins et le chemin de la Montagne de Fleigny, la rue Marcel Mougenot et le chemin de Barlay, ce sont la rue Guyot, la rue Louise Munaut, la rue Aristide Briand et l’embranchement entre la route de Chalautre et la rue Jeanne Chauvin qui ont bénéficié du programme 2009 de rénovation des voiries. La rue Louise Munaut et l’embranchement entre la route de Chalautre et la rue Jeanne Chauvin ont été revêtus d’un nouveau tapis d’enrobé en remplacement des anciens trop abîmés par le temps. La rue Aristide Briand a connu une reprise partielle d’un trottoir trop exigu qu’il était nécessaire de mettre aux normes compte tenu notamment de l’ouverture d’un gîte doté du label « accueil des personnes handicapées ». Enfin, la rue Guyot connaît le plus gros chantier de ce programme de voirie avec un reprofilage de ses trottoirs et la mise en place d’un nouveau tapis de roulement pour la chaussée.

Place Serge Langer

Rue Marcel Mougenot

Rue Louise Munaut

Rue Aristide Briand

Rue Jeanne Chauvin




Au quotidien L’aménagement des cours d’eau Le Syndicat mixte pour l’aménagement et l’entretien du bassin de la Voulzie et des Méances et la Ville de Provins poursuivent les travaux d’aménagement engagés depuis plusieurs années sur les différents cours d’eau provinois.

Mise en place de banquettes minérales sur la Voulzie, quai de la Voulzie Renforcement des berges du Durteint au pied du pont du Trou au Chat

L’histoire de Provins est intimement liée à celles de ses cours d’eau, de la situation marécageuse de ce qui allait devenir la ville basse à la canalisation de ses cours et de l’importance économique qui était la leur à l’époque médiévale, notamment pour l’industrie drapière provinoise. Aujourd’hui, leur présence revêt un attrait tout particulier en termes de cadre et de qualité de vie et leur entretien, comme leur aménagement, est essentiel en vue d’améliorer un potentiel écologique qui permet notamment une diversification de l’habitat aquatique et une limitation des phénomènes d’envasement et d’inondation. L’itinéraire des cours d’eau, traversant 31 communes du territoire provinois, a amené celles-ci à créer le Syndicat mixte pour l’aménagement et l’entretien (SMAE) du bassin de la Voulzie et des Méances. Ce syndicat a pour vocation d’entretenir la Voulzie, le Durteint, le ru des Auges, le Dragon et le ruisseau des Méances, la Fausse rivière restant, elle, de la compétence exclusive de la Ville de Provins. Ces cours d’eau sont non-domaniaux. Les riverains ont la responsabilité d’en assurer l’entretien des lits et des berges alors que les collectivités territoriales et leurs groupements ont la charge de leur aménagement. De nombreux travaux ont ainsi été entrepris tant au niveau de la Fausse rivière par la Ville de Provins que sur les autres cours d’eau de la compétence du syndicat. Dans le domaine de l’entretien, on ne peut que saluer l’investissement de l’association de pêche des Amis de la Voulzie qui, aux côtés du SMAE et de la Ville de Provins, organise des campagnes de nettoyage des cours d’eau. Durant ces dernières années, le SMAE a procédé à la restauration et au réaménagement de certains ouvrages hydrauliques comme celui du vannage de l’ancien moulin de Saint-Ayoul où ces travaux ont engendré la création d’une passe à poissons. Depuis 2 ans, le SMAE et la Ville de Provins ont décidé de s’attacher plus particulièrement à l’état des lits et des berges des cours d’eau provinois dans le but de reconquérir une flore et une faune aquatique diversifiées. Il convenait, pour cela, de rétablir une véritable diversité des vitesses de courant et une mosaïque d’habitats, caillouteux, sableux et végétal… La mise en place de passes



à poissons comme celle de déflecteurs sur la Voulzie participent de cette volonté. Ces derniers aménagements ont pour vocation de recréer une sinuosité au sein du chenal d’étiage, avec des zones d’accélération et des zones de calme. Cette accélération du courant améliore l’oxygénation de l’eau et ces aménagements sont propices au développement d’une certaine biodiversité. En outre, l’accélération du courant développe un auto-curage qui évite certains risques d’inondation. Sur la Voulzie, rue des Marais et quai de la Voulzie, des banquettes minérales, qui seront végétalisées au printemps prochain, ont été mises en place. Sur le Durteint, le SMAE, avec l’aide des services techniques de la Ville de Provins, a mis en place des déflecteurs, en pieux ou en fagots, et a procédé à un renforcement des berges pour réduire la largeur du lit. Ces aménagements ont été effectués au pied du pont du Trou au Chat, en amont du pont de la rue du Val et en aval du pont du boulevard Chompton. La reconstitution de pieds de berges et leur végétalisation, la recomposition du fond du lit, la création de caches piscicoles sont également au programme de ces aménagements. Parallèlement, la Ville de Provins poursuit son programme de renforcement des berges de la Fausse Rivière. Celles-ci se sont fragilisées au fil du temps, affaissées par endroits. Une détérioration qui est principalement due aux galeries creusées par les rats. Il s’agit là de la 4e tranche de ce plan pluriannuel. Elle consiste à la mise en place de pieux en acacias, d’un grillage galvanisé et d’une toile coco contenant de la terre. Le tout sera, comme pour les autres tronçons, végétalisé dès le printemps prochain, notamment avec des végétaux ayant des vertus répulsives pour les rats. Ces aménagements sont réalisés dans le même esprit qui a conduit la Ville de Provins à laisser les berges de la Fausse Rivière à la végétation. Ils sont synonymes d’une politique volontariste de préservation et d’enrichissement de la biodiversité des rivières provinoises.

Mise en place de banquettes minérales sur la Voulzie, rue des Marais

Mise en place de banquettes minérales sur le Durteint en aval du pont du boulevard Chompton

Renforcement des berges de la Fausse Rivière boulevard d’Alligre


Hommage L’hommage à Alain Peyrefitte (1925-1999) Voilà 10 ans, le 27 novembre 1999, Alain Peyrefitte nous quittait. A l’occasion du 10e anniversaire de la disparition de celui qui fut 32 années durant son maire, la Ville de Provins organise une cérémonie d’hommage solennel le samedi 12 décembre prochain, à 18h30 dans le cadre du Centre culturel et sportif Saint-Ayoul.

Alain Peyrefitte est né le 26 août 1925 à Najac dans l’Aveyron. Il passe son enfance à Aubin, à Rodez ou encore à Montpellier, au gré des affectations successives de ses parents enseignants. Le 14 décembre 1948, il épouse Monique Luton, qui lui donnera 5 enfants. Alain Peyrefitte est licencié de lettres et de droit, diplômé d’études supérieures de philosophie, docteur ès lettres et sciences humaines, élève à l’École normale supérieure et à l’Ecole nationale d’administration (ENA).

Le Diplomate

Il devient Secrétaire des affaires étrangères en 1947, puis attaché de recherches en anthropologie au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) jusqu’en 1949. Il exerce les fonctions de Secrétaire de l’Ambassade de France à Bonn, en Allemagne jusqu’en 1952, avant de rejoindre le Quai d’Orsay où il est chargé du Conseil de l’Europe, tout en étant Maître de conférence à l’ENA. Il est nommé Consul de France à Cracovie, en Pologne, en 1954, puis devient membre de la délégation française à la conférence de Bruxelles sur le marché commun et l’Euratom en 1956. Il revient en France en 1958 pour y occuper un poste de Conseiller des affaires étrangères et de Chargé de recherches au CNRS.

L’Homme politique

La même année, Alain Peyrefitte est élu pour la première fois député de Seine-et-Marne. Il est membre du Parlement européen de 1959 à 1962 et délégué à l’Assemblée générale des Nations unies de 1959 à 1961, de 1969 à 1971 et en 1993. Alain Peyrefitte rentre pour la première fois au sein du Gouvernement Français, en 1962, comme Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé de l’information. Quelques mois plus tard, il devient Ministre des rapatriés avant de reprendre à la fin de la même année la charge de l’information, cette fois-ci en

qualité de ministre. Ministre de la recherche scientifique et des questions atomiques et spatiales en 1966, il devient Ministre de l’Éducation nationale en 1967, puis quitte le gouvernement en 1968. Après un premier échec en 1958, Alain Peyrefitte est élu Conseiller général du canton de Bray-sur-Seine en 1964, et occupera ce poste jusqu’en 1988. Un Conseil général de Seine-et-Marne dont il sera le premier viceprésident de 1982 à 1988. Il est élu pour la première fois Maire de Provins en 1965 et occupera le poste 32 années durant. Parrallèlement, il est président de la Commission des affaires culturelles et sociales à l’Assemblée nationale de 1968 à 1972. Il revient au Gouvernement en 1973 au poste de Ministre des réformes administratives et du plan. En 1974, il est nommé Ministre des affaires culturelles et de l’environnement. Il devient, en 1977, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, fonction qu’il occupera jusqu’en 1981. Le 15 décembre 1986, il échappe à un attentat d’Action directe à Provins dans lequel Serge Langer, un agent municipal, trouve la mort. Alain Peyrefitte quitte l’Assemblée nationale en 1995 pour rejoindre le Sénat.

L’Ecrivain

Parallèlement à sa carrière politique, Alain Peyrefitte s’est distingué par une bibliographie abondante. Son œuvre littéraire lui valut notamment d’être élu membre de l’Académie française en 1977 et à l’Académie des sciences morales et politiques en 1987. Son premier essai, Le Mythe de Pénélope, en 1949, fut couronné par l’Académie française. Ses autres ouvrages furent Rue d’Ulm, chroniques de la vie normalienne (1946), Le Sentiment de confiance (essai, 1947), Les Roseaux froissés (roman, 1948), Faut-il partager l’Algérie ? (essai, 1961), Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera (essai,

1973), Le Mal français (essai, 1976), Les Chevaux du lac Ladoga (essai, 1981), Quand la rose se fanera (essai, 1983), Encore un effort, Monsieur le Président (essai, 1985), L’Empire immobile ou le choc des mondes (récit historique, 1989), La Tragédie chinoise (essai, 1990), La Société de confiance (1995), La Chine s’est éveillée (1990). Tout au long de sa carrière politique, Alain Peyrefitte fut un proche du général de Gaulle. Il publie C’était de Gaulle, recueil de propos du général de Gaulle paru en trois tomes, le premier en 1994 et le dernier de manière posthume, en 2000.

A Provins... En 1965, à l’aube du premier mandat de Maire d’Alain Peyrefitte, les infrastructures essentielles à la vie quotidienne comme le tout à l’égoût, l’adduction d’eau potable ou encore l’éclairage public dans certains quartiers n’existaient pas. Alain Peyrefitte s’est attaché à moderniser Provins en matière d’assainissement, d’alimentation en eau potable, de collecte des déchets, de construction de logements, d’éclairage public, d’équipements et de services variés. Lycée, collèges, écoles, gymnases, hôpital, maison de retraite, déviation et probus… furent autant de réalisations impulsées par Alain Peyrefitte pour améliorer le quotidien de ses concitoyens. La réhabilitation et la mise en lumière de l’exceptionnel patrimoine historique provinois, l’organisation de manifestations de renom ont permis à Provins de devenir une destination touristique aujourd’hui reconnue…




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le programme

Marché de la Saint-Nicolas

Les 5 et 6 décembre de 10 h à 19 h Rue du Val

Le Marché de la Saint-Nicolas propose des animations diverses et variées autour d’un somptueux marché de Noël.   Chalet du Père Noël, orgue de Barbarie (samedi 10 h-13 h/14 h 30-18 h 30), sculpteur de ballons et magicien, chants de Noël et de variétés interprétés par Betty La Môme (dimanche 15 h-17 h).

2 décembre > 12 h

> Hôtel-dieu Repas du Comité de parrainage Rens. : 01 64 00 04 91

4 décembre

> Gymnase Raymond Vitte Téléthon Cf. article p. 5

5 décembre > 9 h 45

> Square de Verdun Cérémonie patriotique en hommage aux morts pour la France de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie

5 décembre > 10-20 h 6 décembre > 10-19 h

> Rue du Val Marché de la Saint-Nicolas Rens. : 01 64 60 38 47 Cf. encadré de gauche

12 & 13 décembre

> Hôtel Savigny Exposition de crèches du monde entier Rens. : 01 60 52 20 10 Cf. encadré de gauche

Village de Noël

Les 12 et 13 décembre de 10h à 19 h Place du Châtel

Des commerçants et artisans de Provins feront découvrir aux visiteurs leurs produits du terroir, gastronomie, petits cadeaux et décorations de Noël dans une ambiance festive et musicale. Chalet du Père Noël, sculpteur de ballons et magicien, chants de Noël et de variétés interprétés par Betty La Môme (dimanche 15 h17 h), petits chevaux de bois (dès 3 ans).

La crèche vivante de la Saint-François

Le 12 décembre à 15 h 30, 16 h 30 et 17 h 30 Le 13 décembre à 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30 Collégiale Saint-Quiriace

En plein cœur de la collégiale Saint-Quiriace, cette crèche vivante, sous forme de tableaux, retrace tout d’abord la vie de Saint-François d’Assise. Spectacle gratuit pour tout public d’une durée d’environ 45 minutes.

Exposition de crèches

7 novembre > 18 h

> Centre culturel Saint-Ayoul Transport contemporain Rens. : 08 200 77 160

7 décembre

Repas annuel du Club de loisirs Rens. : 01 64 00 00 70

10 > 23 décembre

> Hôtel Savigny Exposition de Francis Vilmain Rens. : 01 60 52 20 10

12 & 13 décembre

> Place du Châtel Village de Noël Rens. : 01 64 60 38 47 Cf. encadré de gauche

12 & 13 décembre

Le Chalet du Père Noël Le 23 décembre de 10 h à 20 h Place du Maréchal Leclerc

À la veille du réveillon de Noël, les enfants pourront venir à la rencontre du Père Noël dans son chalet illuminé afin de lui donner dessins et lettres et se faire prendre en photo avec lui. À cette occasion, il distribuera quelques friandises.



Pour vos achats de Noël, pensez aussi à la Maison du Terroir et de l’Artisanat,   Place du Châtel en Ville Haute

Commedia Dell’Arte 15 décembre > 20 h 30

Le baron de Sigognac sans le sou offre l’hospitalité dans son château à une troupe de théâtre avec qui il sympathise rapidement. La présence de la belle Isabelle dans la troupe pousse le baron à les accompagner sur les grands chemins. Lorsqu’ils se font attaquer par le bandit Agostin, le baron démontre son courage et la fine lame qu’il est… Danse, chant, combats d’escrime, jeu époustouflant et déjanté par des spécialistes de la Commedia Dell’Arte.

15 décembre > 20 h 30

> Centre culturel Saint-Ayoul Le Capitaine Fracasse Rens. : 08 200 77 160

16 décembre > 12 h

> Hôtel-dieu Repas du Comité de parrainage Repars de Noël Rens. : 01 64 00 04 91

18 décembre > 10 h & 14 h

> Centre culturel Saint-Ayoul Grosse Légume Rens. : 08 200 77 160

> Eglise Saint-Quiriace Crèche vivante de la Saint-François Cf. encadré de gauche Rens. : 01 60 52 20 10

Le 12 décembre de 10 h à 20 h et le 13 décembre de 10 h à 18 h Hôtel Savigny, place du Châtel

Cette fois encore, de nombreuses crèches de France et du monde entier seront présentées au public : la Provence, la Brie, la Bretagne, etc. mais aussi l’Allemagne, le Burkina Faso, le Pérou, la Russie, l’Italie, etc.

Le Capitaine Fracasse

18 décembre

> Hôtel-dieu Cours d’art floral par Nos amies les fleurs Noël sur un statif. 33 € le cours Rens. : 01 64 01 24 97

23 décembre

> Place du Maréchal Leclerc Chalet du Père Noël Rens. : 01 64 60 38 47 Cf. encadré de gauche

6 janvier 2010 > 12 h

> Hôtel-dieu Repas du Comité   de parrainage Rens. : 01 64 00 04 91

Master Class Théâtre 19 janvier > 20 h 30

1972 Maria Callas a perdu sa voix et donne sa dernière Master Class. Parmi les auditeurs de la Julliard School of Music, le jeune Terence McNally, futur critique lyrique du New York Times, prend des notes, passionné. Il attendra vingt ans avant de retranscrire cette leçon magistrale dans sa pièce « Master Class ». Leçon de chant. Leçon de cheminement intérieur, d’humilité et d’amour absolu. Leçon de vie. « Marie Laforêt une Callas en or » Le Figaro. « Marie Laforêt ressuscite la Callas dans Master Class » La Tribune.fr

Directeur de la publication Christian JACOB Directeur de la rédaction Olivier LAVENKA Graphisme Céline Lefranc Impression Jean-Pierre BEAUCE N° 83 – Décembre 2009   édité en 6 500 exemplaires par la Ville de Provins  BP 200 – 77487 Provins

Les spectacles du Centre culturel et sportif Saint-Ayoul • Renseignements et réservations : 08 200 77 160

L’agenda

Le Provinois ­ 83 / Décembre 2009  

Journal d'informations municipal de la ville de Provins

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