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ANTI-GASPILLAGE ALIMENTAIRE De bons résultats... p4

ENTREPRISE DU PATRIMOINE VIVANT Un savoir-faire d'excellence... p14

REVENUS FINANCIERS Un prélèvement forfaitaire unique... p23

maine éco LE MAGAZINE ÉCONOMIQUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU MANS ET DE LA SARTHE

FEMMES DIRIGEANTES D'ENTREPRISE

Des Sarthoises à la manœuvre

Isabelle Ratiskol, dirigeante de Grav'or

N°188 MAI 2018


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édito

Noël Peyramayou, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mans et de la Sarthe president@lemans.cci.fr

N° 188 - MAI 2018 MAGAZINE TRIMESTRIEL ÉDITÉ PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU MANS ET DE LA SARTHE 1, bd René Levasseur CS 91435 72014 LE MANS CEDEX 2 Tél. 02 43 21 00 00 Fax 02 43 21 00 50 www.lemans.sarthe.cci.fr/maine-eco

Directeur de la publication : Noël Peyramayou Rédactrice en chef : Maryse Gauthier Rédactrice en chef adjointe : Karine Méteyer Ont collaboré à ce numéro : Emmanuel Chevreul Francis Landier David Mroczek Rémi Nanclares Élise Pierre Pierre-Jacques Provost Photos : Édito : Noël Peyramayou © Jacques Hirn CCI - Droits réservés pour “La vie des entreprises” Couverture : © Grav'or. Maquette - Mise en page - Gravure : Okaparka Publicité : Maine Éditions, Pascal Tauvel Tél. 02 43 24 23 42 ou 06 08 16 69 79 maine.editions@wanadoo.fr

Région, CCI, Business France : un partenariat gagnant sur l’accompagnement à l’export Dans les périodes de faible ou moyenne croissance économique que nous traversons, les marges de progression pour les entreprises doivent être recherchées dans l’innovation (notamment numérique) et dans le développement international. Or dans ce domaine, les CCI ont une longue expertise et proposent un continuum de services en France et à l’étranger. C’est cette plus-value qui vient d’être reconnue par le gouvernement dans la refonte du dispositif d’accompagnement à l’export ; plus-value également saluée par l’association Régions de France, qui reconnaît aux CCI un rôle de premier plan de par leurs compétences et leur maillage dans l’accompagnement de terrain des entreprises. Dans chaque région, un guichet unique sera créé autour du tandem CCI/Business France et regroupera l’ensemble des acteurs de l’export. Cette rationalisation dans laquelle le réseau consulaire jouera un rôle central s’accompagne de la création à l’échelon national d’une plateforme numérique de solutions et d’un accompagnement de proximité par les conseillers CCI/Business France. À l’étranger, un correspondant unique prendra le relais avec un partage principal des rôles, selon les pays, entre le réseau des CCI françaises locales et celui de Business France. La cohérence de ce nouveau dispositif sera assurée par un comité stratégique de l’export dans lequel les régions joueront un rôle central aux côtés de l’État. Voilà, à travers cette initiative coordonnée et structurée, la démonstration de la valeur ajoutée du réseau des CCI dans l’un de ses nombreux champs d’expertise. Il nous appartient désormais à nous, entrepreneurs sarthois, de saisir cette opportunité et d’oser l’aventure de la conquête de nouveaux marchés. Notre savoir-faire est réel. À nous de le faire savoir partout dans le monde. Noël PEYRAMAYOU

Impression : Auffret Plessix Tirage : 17 000 exemplaires ISSN : 1269-6633

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sommaire 4 Actualité

12 Anticiper et s'organiser pour lutter contre les malveillances

6 La vie des entreprises 12 Actualité

Sûreté en entreprise Gare aux malveillances !

14 Entreprise

Label Entreprise du patrimoine vivant Pour valoriser le savoir-faire d’excellence

17

Soutien régional aux investissements touristiques Une intervention sous forme de prêts

18

Connect Le Mans L’événement BtoB autour du numérique

14

Lutte contre le gaspillage Loi Garot : de bons résultats mais peut mieux faire

20 Environnement

Un label pour valoriser le savoir-faire d’excellence

Plan de mobilité Un dispositif au service de tous

22 Juridique

Revenus financiers La "flat tax" va simplifier l'imposition

24 Dossier Femmes dirigeantes d'entreprise

Des Sarthoises à la manœuvre

30 International

17 Un soutien régional aux investissements touristiques

Asie centrale Une zone à prospecter

33 Formation

Réforme de l'apprentissage Les conséquences pour les entreprises

34 Focus 38 D’une communauté de communes… à l’autre

Le Sud-Est du Pays manceau Le "poumon vert" de l’agglomération mancelle

43 Conjoncture

46 L'histoire de l'acoustique en Sarthe 2 maine éco mai 2018

Indicateurs économiques Enquêtes mensuelles de conjoncture

44 Lu pour vous

46 Découvertes

L’acoustique en Sarthe Une longue histoire et une renommée internationale

48 Changement de propriétaire

Annonces Bodacc Sarthe


agenda DOSSIER

15 mai

7 juin

9 h - 10 h 30 : Matinale Twitter pour les pro's Ruche Numérique de la CCI

18 h 30 - 21 h : Réunion "Mobilité professionnelle" CCI

Contact : Julie Hacault au 02 43 21 00 29

Contact : IDC au 02 43 21 58 10

17 mai

8 juin

18 h - 20 h : Présentation des dispositifs régionaux d'internationalisation des entreprises CCI

13-14 juin

18-20 mai

International Business Days Technoparc du circuit des 24 Heures du Mans

22 mai 10 h 30 - 16 h : Permanences douanes CCI Inscription obligatoire Contact : Myriam Reuzé au 02 43 21 00 12

24 mai

Des Sarthoises à la manœuvre

9 h - 12 h 30 : Journée Royaume-Uni Visioconférence à la CCI Le Mans Sarthe Contact : Myriam Reuzé au 02 43 21 00 12

16-17 juin 86e édition des 24 Heures du Mans

21 juin 14 h : Atelier "Comment gérer la sûreté dans son entreprise" CCI

Contact : Katy Rondeau au 02 43 21 00 37

26 juin 8 h 30 - 11 h : Atelier "On n'est pas commercial, on le devient" CCI

24 mai

Contact : Katy Rondeau au 02 43 21 00 37

18 h 30 : Soirée Sarthe International "Le droit à la déconnexion, phénomène mondial" CCI

27 juin-7 août

Contact : Karine Cerutti 02 43 21 00 56

Enjeu sociétal et économique, la présence des femmes dans les instances dirigeantes se renforce peu à peu en France, encouragée par les récentes lois favorisant la parité. En Sarthe, des femmes ont depuis toujours pris leur destin en main dans le business. Passionnées, bosseuses, innovantes... elles concilient avec brio gestion de PME et vie familiale. Découvrez ces dirigeantes sarthoises qui contribuent au rayonnement économique de notre département et invitent les femmes à oser entreprendre !

Contact : Claire Grouard au 02 43 21 00 10

Contact : Myriam Reuzé au 02 43 21 00 12

Grand prix de France moto Circuit Bugatti, Le Mans

FEMMES DIRIGEANTES D'ENTREPRISE

Matinale "Les solutions numériques de paiement clients" animée par le Crédit Agricole CCI

29 mai Digital Change, l'événement de référence de la transformation des entreprises CCI www.digital-change.fr

1er juin Retour d'expériences "Comment j'exporte en Iran ?" CCI

Soldes d'été

29 juin (14 h - 18 h) 30 juin (10 h - 13 h) Portes ouvertes du Pôle Compétences (Centre d'étude de langues, Formation continue et Institut de développement des compétences) CCI

Contact : Catriona Cureau au 02 43 50 29 49

5 juillet 9 h - 18 h : Connect Le Mans Centre des expositions du Mans

Contact : Frédéric Renault au 02 43 21 00 01

Contact : Myriam Reuzé au 02 43 21 00 12

13-17 septembre

4 juin

Foire du Mans Centre des expositions

Atelier Cogitobox "Comment créer et diffuser des vidéos via Youtube" La Flèche

www.foiredumans.com

Contact : Julie Hacault au 02 43 21 00 29

Braderie du Mans

15 septembre

5 juin-3 juillet-4 septembre 12 h 30 - 13 h 30 : Réunion d'information bilan de compétences et VAE CCI Contact : IDC au 02 43 21 58 10

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actualité

LUTTE CONTRE LE GASPILLAGE

Loi Garot : de bons résultats Deux ans après sa mise en place, une étude Ipsos permet de dresser un bilan de la loi anti-gaspillage alimentaire, dite loi Garot. Un bilan positif mais des marges de progression non négligeables restent à explorer.

Thierry Bouttier, directeur du Carrefour City Le Mans Mutuel.

L

e 11 février 2016 entrait en vigueur la loi anti-gaspillage alimentaire, dite loi Garot du nom du député de la Mayenne - ancien ministre délégué à l’Agroalimentaire (2012-2014) - qui l’avait proposée. Réalisée deux ans après, une étude de l’Institut Ipsos (1) - commandée par Comerso, un des acteurs dans le domaine de l’anti-gaspillage et de la logistique du don - révèle que les grandes surfaces alimentaires ont intégré les pratiques anti-gaspillage dans leur stratégie et dans la gestion du cycle de vie de leurs produits. Première information de l’étude Ipsos, 63 % des acteurs de ce marché avaient déjà mis en place des actions anti-gaspillage avant la Loi Garot. Toutefois, 35 % d’entre eux déclarent que cette loi les a incités à prendre des initiatives et à aller plus loin dans les dispositifs. Concernant les actions en 4 maine éco mai 2018

amont, l’étude montre que 98 % des magasins mettent en place des initiatives pour favoriser une meilleure gestion des stocks et 69 % mettent en place un recentrage des assortiments. Par ailleurs, la sensibilisation est prise très au sérieux : 52 % des magasins organisent des formations anti-gaspi pour leurs employés et 32 % font appel à un coach spécialisé dans ce domaine. 37 % des grandes surfaces alimentaires ont même choisi de mener des actions de sensibilisation en direction des clients. 39 % pratiquent l’utilisation et la transformation des produits et 26 % la vente assistée sur les fruits et légumes. Concernant les actions en aval, l’accélération des ventes de produits à dates courtes via le stickage s’est généralisée, elle est pratiquée par 92 % des magasins. Pour 66 % d’entre eux, cette pratique date de plus de trois

ans, donc avant l’entrée en vigueur de la loi. Les raisons sont d’abord financières : 98 % pour minimiser la casse et 74 % pour sauvegarder une partie des marges. Cela répond aussi à une attente des clients qui profitent de remises qui se situent le plus souvent entre - 30 % et - 40 %. Autre action généralisée : le don aux associations. 93 % des magasins pratiquent le don aux associations, 45 % d’entre eux sont collectés chaque jour et 64 % donnent depuis plus de trois ans. La majorité des acteurs de la grande distribution (94 %) met en avant la dimension sociale du don (en externe et en interne). Une grande partie d’entre eux (79 %) s’est également investie dans cette démarche pour des raisons financières (économie fiscale et coût de traitement des déchets). En matière de logistique, 84 % des denrées sont collectées par les associations elles-mêmes et 16 % par des sociétés externes.

La Sarthe s’inscrit dans cette tendance Ces données nationales sont confirmées par les pratiques constatées en Sarthe. Pour les grands acteurs que sont les hypermarchés, la loi n’a pas changé grand-chose. Chez Auchan, installé en zone Nord au Mans, la démarche a près de vingt ans. "La réflexion globale a débuté lorsque nous avons entrepris une démarche pour être certifié Iso 14001 (norme axée sur la responsabilité environnementale) en 1999, précise Florence Corbin, assis-

tante environnement qui travaille sur cette question depuis 19 ans. Mais les démarches existaient avant puisque notre convention avec les Restos du Cœur remonte à 1996 et notre partenariat avec Pain contre la faim Sarthe a maintenant 20 ans. Les conventions avec ces partenaires sont revues chaque année sur le fond et la forme afin d’être les plus efficaces possible." Ces pratiques font maintenant partie du quotidien de tous les salariés qui se sont emparés bien volontiers de ce thème. "La communication en interne sur ce sujet est permanente et la lutte contre le gaspillage - et plus généralement la démarche environnementale est très bien reçue par les salariés, précise Florence Corbin. Nous communiquons aussi en direction de la clientèle qui est aussi sensible à ces thèmes." Résultats, plus de fruits et légumes jetés à la poubelle : 25 tonnes par an collectées par les Restos du Cœur et 70 tonnes par an par le Zoo de La Flèche pour les aliments non mangeables par l’homme ; plus de pain jeté non plus, Pain contre la Faim passe deux fois par semaine pour en faire de la nourriture animale ; les produits pour jardin non vendables sont donnés au Secours catholique pour aider des jardins participatifs… les exemples sont nombreux. Auchan gère 30 types de déchets avec 25 prestataires différents, associations comprises, et parvient à un taux de tri de 85,5 % qui sont soit recyclés, donnés ou valorisés.


actualité

mais peut mieux faire

Chez Auchan, 70 tonnes d'aliments non mangeables par l’homme sont collectées annuellement par le Zoo de La Flèche.

Les plus petits moins bien armés L’étude souligne également des points encore perfectibles notamment sur la régularité de la collecte, l’usage systématique de camions frigorifiques ou encore la mise en place de filière performante de gestion des déchets. Mais

ces points mettent en relief la question de la taille de l’établissement. "En dessous de 400 m 2, les magasins ne sont pas concernés par la loi et c’est une bonne chose car pour un petit magasin, c’est compliqué à gérer, explique Thierry Bouttier, directeur du Carrefour City Le Mans Mutuel. Même sans contrainte légale, nous pouvons nous inscrire dans une démarche volontaire, mais pour une association la collecte doit être rentable. Ici, nos volumes sont trop faibles pour une collecte quotidienne et nous n’avons pas de possibilité de stocker. Nous avons eu un partenariat avec un refuge animalier qui a fini par s’arrêter car ce n’était pas viable pour l’association. Même pour certains types de déchets comme le plastique, nos volumes sont trop faibles pour entrer dans une filière de recyclage." Est-ce à dire que les petits magasins continuent de gaspiller ? Pas exactement car la petite taille a aussi ses avantages. "La réflexion sur les produits à dates courtes nous a permis via le stickage de préserver entre 0,2 et 0,3 % de marge en frais, précise Thierry Bouttier. Dans un établisse-

ment de proximité comme le nôtre, le client n’hésite pas à se renseigner s’il a des doutes sur la qualité et ces décotes sont appréciées. Par ailleurs, dans mon établissement, je prends moins de risques sur les volumes ou sur l’assortiment et j’ai donc moins d’invendus." Les marges de progression ne sont peut-être pas uniquement à trouver du côté des distributeurs. La mise en place de filières adaptées à toutes les tailles d’établissements sera aussi un enjeu important. ◗◗ Pierre-Jacques Provost (1) Baromètre 2018 de la valorisation des invendus en grande distribution. Étude réalisée pour Comerso et publiée en février 2018.

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la vie des entreprises Colart investit au Mans

POUCE ET LINA

La TPE mise sur l'export

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© Thierry Caron

'export n'est pas réservé aux grandes entreprises. L'entreprise Pouce et Lina de Stéphanie Marie à Saint-Ouen-en-Belin le prouve. Après avoir lancé son activité avec le statut d'auto-entrepreneur en 2010, la dirigeante a créé sa société en 2013. Spécialisée dans la fabrication de jouets premier âge (doudous musicaux, hochets, mobiles musicaux, etc.), son objectif est de proposer des produits de qualité fabriqués en France et répondant aux tendances actuelles. L'atelier sarthois fabrique tous les éléments textiles pour les mobiles musicaux. Deux entreprises de confection situées dans l'Ouest fabriquent les peluches musicales et les hochets. Si les produits sont distribués en France auprès d'un réseau de revendeurs indépendants, la TPE s'est rapidement intéressée à l'international et a participé à des salons professionnels à Paris et à l'étranger pour présenter ses collections. Cela a permis d'obtenir de nouveaux points de vente en Europe (Belgique, Allemagne, Grande-Bretagne) mais aussi dans des pays plus éloignés (Maroc, Koweït, Japon). En 2017, leur nombre est passé de 15 à 40 et la part du chiffre d'affaires à l'export représente désormais 30 % du chiffre d'affaires. Cette belle performance a été récompensée par le grand prix exportateur du concours Stars et Métiers, organisé par la Banque Populaire Grand Ouest en partenariat avec la Chambre de métiers et de l’artisanat et Socama Ouest. L'ambition pour 2018 est d'augmenter le nombre de revendeurs à l'étranger de 30 %. La gamme de produits continue à s'élargir avec de la vaisselle en mélamine et une poupée premier âge, et des biberons en 2019. Avec cet accroissement d'activité, l'effectif de deux personnes va progresser avec un recrutement en CDI.

TOO GOOD TO GO

L'application disponible au Mans

D

éjà disponible dans 60 villes dans toute la France, Too Good To Go, l'application qui lutte contre le gaspillage alimentaire, est arrivée au Mans en février dernier. L’application met en relation commerçants et citoyens afin qu’ils récupèrent leurs invendus à petit prix en fin de journée, créant ainsi une communauté engagée et efficace pour réduire le gaspillage alimentaire, tout en nourrissant le commerce de proximité. Géolocalisés, les utilisateurs repèrent les commerçants partenaires autour d’eux, commandent un "panier surprise" composé des invendus du jour, payent un petit prix en ligne et se présentent sur place aux heures de collecte indiquées afin de récupérer leur panier. Commerçants et citoyens sont connectés, sans intermédiaire et en temps réel. Une quinzaine de commerces manceaux se sont engagés (boulangeries, cafés, hôtels, etc.). Too Good To Go est née d’un double constat : environ un tiers de la production alimentaire mondiale est gaspillée chaque année ; en France, cela se chiffre à plus de dix millions de tonnes de nourriture par an. Lucie Basch, ingénieure centralienne sensible au gaspillage alimentaire depuis longtemps, a décidé de quitter son emploi dans l'industrie agroalimentaire au Royaume-Uni pour lancer sa plateforme. En France depuis juin 2016, l'application anti-gaspi a permis de sauver 700 000 repas. À l’international, Too Good To Go est présente dans huit pays et totalise plus de trois millions de repas sauvés.

6 maine éco mai 2018

Le spécialiste de la fabrication et du négoce de peinture investit entre 5 à 10 M€ sur son site manceau pour rapatrier de son usine chinoise de Tianjin (400 salariés) une partie de sa production de peinture, notamment acrylique. Cela va entraîner une hausse des volumes fabriqués d'environ 50 % et l'embauche progressive d'une trentaine de salariés sur deux ans pour compléter l'effectif actuel de 300 personnes.

Des cours de cuisine pour tous à L'Atelier Gourmand Passionnées des bons petits plats à déguster de façon conviviale, Karine Delente et Christine Dagosneau ont ouvert leur entreprise en février à Ruaudin pour proposer des cours de cuisine. Différentes formules sont proposées pour apprendre des recettes ou parfaire sa technique, avec la possibilité de déguster ses préparations. En famille, entre amis ou collègues, 16 personnes et un chef peuvent être accueillis dans cette cuisine organisée. L'espace peut aussi être privatisé pour des séminaires, anniversaires, etc. L'établissement met en valeur les produits et les bonnes adresses de la région.

Mission d'immersion en Afrique pour Serac Le groupe Serac à La Ferté-Bernard, spécialisé dans la conception et la fabrication de solutions d'emballage pour produits en bouteilles et en pots, va participer à une mission d’immersion au Kenya et en Ouganda. L'entreprise sarthoise (CA de 123 M€, 590 salariés) fait partie des 13 PME et ETI sélectionnées par Bpifrance dans son réseau Excellence. L’objectif est d’identifier des partenaires potentiels et de familiariser ces entreprises avec les écosystèmes de ces marchés en pleine expansion.

Proust s'installe à Bessé-sur-Braye Spécialiste de la mécanique de précision, la PME familiale de 19 salariés (1,4 M€ de chiffre d’affaires) va quitter son atelier de 1 000 m² à Bessé-sur-Braye, où elle était implantée depuis 1985. Proust va s'installer dans l’ancien bâtiment de Ledpower, à Saint-Calais, l'entreprise de fabrication de Led liquidée fin 2016. Le déménagement est prévu cet été.


la vie des entreprises OOHEE

Une plateforme pour connecter les entreprises et les expatriés

É

tienne Poirot-Bourdain, Kamardine Bacar, Hélène Antier et Albéric Étienne sont les cofondateurs de la plateforme Oohee.co lancée en février dernier. Son but : mettre en relation les entreprises françaises et les talents expatriés francophones pour leur confier des missions courtes et ponctuelles à l'étranger. Prospection commerciale, étude de marché, recherche de distributeurs, participation à un salon, visite mystère, contrôle qualité, traduction, prise de vue, recherche d’expert fiscalité… l'offre est diverse et variée. Ce sont des missions d'exploration, non stratégiques pour l'entreprise. Toutes les sociétés ouvertes à l'international, de la TPE au grand groupe, peuvent être intéressées, tout comme l'ensemble des expatriés (résidents francophones à l'étranger, étudiants, conjoints d'expatriés, retraités, indépendants, etc.). Le pré-lancement de la plateforme a déjà permis de recueillir plus de 1 000 inscrits dans 30 pays, recrutés via les réseaux sociaux. Depuis son lancement officiel, Oohee compte 200 nouveaux inscrits par semaine. Pour se développer, l'équipe d'Oohee, installée dans les locaux de Le Mans Innovation au Mans, mise sur des partenariats, comme celui noué avec l'Union des Français de l'étranger. Elle souhaite en créer d'autres avec les réseaux des écoles, les associations d'anciens élèves, les responsables écoles-entreprises, etc. Pour se rémunérer, Oohee facture les entreprises lors de la mise en relation, le dépôt de la demande et la sélection de profils en amont sont entièrement gratuits. Après avoir réalisé une première levée de fonds de 105 000 euros en love money (auprès des proches) en décembre, la start-up en a prévu une deuxième de 800 000 euros au second semestre 2018. Oohee a remporté le coup de cœur du jury lors du dernier Salon des entrepreneurs à Nantes.

SERVEURCOM

L’opérateur télécoms manceau se réorganise

A

près l'acquisition de l'hébergeur Planet-Work à l'automne dernier, Serveurcom s’installe dans de nouveaux bureaux parisiens et regroupe ses équipes. Une quinzaine de salariés, dont sept de Planet-Work, sont réunis pour former le pôle Cloud de l'opérateur manceau de télécommunications dédié aux entreprises, collectivités et administrations. Au Mans, Serveurcom va déménager début 2019 son siège social situé place des Ifs vers un nouveau bâtiment de quatre étages dans le quartier gare nord. La construction vient d'être validée. Le PDG, Damien Watine, souhaite créer un lieu à l'image de l'entreprise, attractif pour attirer de nouveaux talents. Le dernier étage sera d'ailleurs consacré au bien-être des salariés avec notamment un jardin arboré sur le toit. Depuis deux ans, l'entreprise connaît une croissance élevée avec un chiffre d'affaires passé de 11 millions d'euros en 2015 à 20,3 millions d'euros en 2017 (en incluant Planet-Work). Son effectif actuel de 70 salariés devrait atteindre une centaine de personnes d'ici à la fin de l'année.

PUBLI 24

Nouvel équipement pour élargir son offre

E

xperte de la communication visuelle, Publi 24 s'équipe d'une nouvelle machine pour proposer une palette toujours plus large de produits. Cette machine d’impression numérique est une table à plat roll to roll qui permet l’impression de panneaux en 3 m x 2 m et des rouleaux en laize de 3,20 m. Elle offre la possibilité d’imprimer sur tous les supports : papier, toile, adhésif, dibond, aluminium, bois, PVC, adhésif transparent… Elle permet également l’impression avec blanc de soutien pour tous les supports transparents ou avec vernis de finition, ainsi que des effets de vernis et d’aspect matière 3D, et une résolution visuelle jusqu’à 2 160 dpi. Publi 24, avec ses 17 salariés, propose l’habillage graphique de panneaux, la décoration adhésive, l’impression numérique et la plastification sur tous supports, les stands pour les salons et manifestations événementielles, l’architecture intérieure, les toiles tendues, le design véhicules, l’enseigne, la signalétique, la réalisation de structures et d’objets personnalisés, le print, le papier peint, etc. Depuis son rachat en 2013 par Marc-Antoine Lengaigne, ancien responsable de bureau des méthodes chez un fabricant de CD et de packaging, l'entreprise a vu son chiffre d'affaires croître de 15 % pour atteindre 1,8 million d'euros en 2017. Une progression due à un investissement permanent en machines et en matériel et à une stratégie de renforcement constant de son expertise en fabrication d’objets de communication visuelle. Son rayon d'action augmente constamment dans l'Ouest de la France et la région parisienne.

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la vie des entreprises GROUPE SGS

La stratégie mise en place pour l'arrivée du nouveau contrôle technique

L

e nouveau contrôle technique entre en vigueur le 20 mai prochain. Leader du contrôle technique en France (32 % de parts de marché, 1 961 centres indépendants) avec ses réseaux Sécuritest et Auto Sécurité, SGS France entend accompagner les professionnels vis-à-vis de cette nouvelle réglementation. Des outils pédagogiques ont donc été mis à disposition des garagistes et autres prescripteurs du contrôle technique afin de leur permettre de bien comprendre les changements, les enjeux de ces évolutions et d’accompagner leur clientèle. Pour les professionnels, le lexique change. Même si le véhicule sera contrôlé de la même façon, les libellés des défaillances seront différents. Ces changements impliquent une remise à niveau complète de tous les professionnels. La loi a d'ailleurs prévu une formation obligatoire de 35 heures en 2017, au lieu des 20 heures annuelles traditionnelles. En outre, la nouvelle réglementation revoit également à la hausse le niveau de qualification requis pour être contrôleur (minimum bac pro - pour tout nouvel entrant). Au sein des réseaux Sécuritest et Auto Sécurité, de nouveaux services ont été déployés (informatique, marketing, formation, technique, etc.) pour accompagner les changements. Des outils d’informations multi-supports sont aussi déployés pour permettre aux clients d’être bien préparés et d’être accompagnés lors de leur passage en centre de contrôle technique (site web, réseaux sociaux, brochures, courriers). Une difficulté pour SGS : le recrutement. Alors que le métier de contrôleur technique est en tension, Sécuritest et Auto Sécurité souhaitent en embaucher 200. Plusieurs actions seront menées cette année pour séduire des candidats (reconversion, lycéens).

GRUAU

L'usine s'agrandit au Mans

D

epuis janvier, les équipes du carrossier Gruau travaille sur les 36 000 m² de locaux désormais disponibles sur le site du Mans. 4 000 m² de bâtiment et 6 000 m² de parking, utilisés auparavant par Sablé Peinture, ont été ajoutés pour augmenter la surface de production. Objectif : gagner 20 % de productivité en mettant les véhicules à transformer en lignes. En 2017, le chiffre d'affaires du site a atteint 16 millions d'euros avec 110 salariés. Dans les six derniers mois, une vingtaine de postes ont été pourvus (soudeurs, chaudronniers, ajusteurs monteurs) et Gruau recherche actuellement un responsable administratif et financier, un responsable QSE, un responsable du département véhicules d’occasion, un vendeur de véhicules d’occasion, une personne chargée de la vente des pièces de rechange, une personne pièces de rechange/SAV/production et un technicien SAV itinérant.

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Une étoile au Guide Michelin pour trois restaurants sarthois Trois chefs sarthois et leurs équipes ont été récompensés par une étoile dans le guide de renommée internationale. Le Beaulieu du chef Olivier Boussard au Mans, étoilé depuis 16 ans, et Le Moulin des Quatre Saisons du chef Camille Constantin à La Flèche, étoilé depuis 4 ans, ont gardé leur étoile. L’Auberge de Bagatelle, installée depuis moins d’un an au Mans, entre cette année dans le club fermé des restaurants étoilés. Une vraie satisfaction pour le chef Jean-Sébastien Monné et sa femme Élodie Busshaert.

La Boîte à modeler propose un concept innovant de street marketing Organisme de formation, l'agence mancelle propose aux enseignes une nouvelle formule de street marketing, unique en France. Un hôte ou une hôtesse équipé d'un sac à dos logoté aux couleurs de l'annonceur propose aux passants une boisson (cocktail de fruits, thé ou café) et leur transmet un message (offre spéciale, déstockage, promotion, etc.). Une façon humaine et chaleureuse de communiquer pour créer un vrai lien entre l'enseigne et ses futurs clients au niveau local. Cette solution, proposée au niveau national, peut aussi être utilisée lors d'un salon ou dans les locaux d'une entreprise.

Du karting indoor à Parigné-l'Évêque La zone de La Boussardière, au niveau de l'échangeur de l'A28, va accueillir le KS 24, un centre de karting indoor avec une piste de 600 mètres. Dans ce nouvel espace, les deux associés, Hervé Hervéou et JeanFrançois Xiberras, proposeront du karting loisir mais sur une piste homologuée par la fédération française. Un bar et un espace de réception jusqu’à 40 personnes sont aussi annoncés, pour répondre notamment aux demandes de séminaires. L'ouverture est prévue pour octobre prochain.


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uverte en mai 2012 au Mans, Ariane propose aux entreprises sarthoises des prestations d'accompagnement social. Encore peu connu par les dirigeants et les salariés, cet accompagnement a pour objectif de soulager les personnes en cas de difficultés à l’interface de leur vie personnelle et professionnelle. Ariane agit en direction des dirigeants et des salariés. Le service intervient dans quatre champs d’action : la recherche de solutions pour gérer des situations de crise privées qui impactent l’entreprise, la prévention des risques sociaux au sein de l’entreprise, la veille sociale et la mise en œuvre d’une politique de responsabilité sociale de l’entreprise (RSE). Créée par Karenne Guays, professionnelle du secteur avec 18 ans d'expérience en tant qu'assistante socio-éducatif territorial et assistante sociale inter-entreprises, Ariane met à la disposition des entreprises les compétences et savoir-faire d’un expert indépendant et professionnel des sciences sociales et humaines ainsi qu'un réseau de partenaires experts. Parmi ses clients, elle compte des entreprises telles que GKN Driveline, Flowserve, Les Fromageries Bel ou Posson Packaging ou encore Sadrin Rapin.

DESMOS PRO

L'entretien passe au vert !

S

pécialisée dans l'entretien des espaces verts et le nettoyage des locaux professionnels (entreprises privées, collectivités, professions libérales, etc.), Desmos Pro adopte une démarche éco-responsable. Après s'être consacrée en 2017 à la réduction de la pénibilité au travail en utilisant de nouvelles technologies, l'entreprise investit pour répondre à l'interdiction de l'utilisation des produits phytosanitaires chimiques pour l'ensemble des structures publiques en vigueur depuis le 1er janvier 2017. Elle propose une solution alternative aux pesticides chimiques : le désherbage écologique à l'eau chaude 99° ; un procédé ayant fait ses preuves depuis 30 ans en Norvège. L'eau chaude est appliquée sur les feuilles de la plante. La température de 98-99° C casse alors les cellules végétales qui envoient un signal au reste de la plante pour prévenir qu'elles sont attaquées et se détruisent elles-mêmes. En moyenne, quatre à cinq traitements par an suffisent. Grâce à la basse pression utilisée, toutes les surfaces peuvent être traitées, y compris le gazon synthétique et le revêtement des terrains de sport. Créée au Mans par Sylvain Jousse en 2006 avec l'appui du pôle création/reprise de la CCI, Desmos s'est surtout d'abord développée grâce au marché des particuliers (aide aux seniors/personnes handicapées, ménage, repassage, jardinage, garde d'enfants, etc.). En 2017, le dirigeant a choisi de céder cette partie de l'activité, Desmos Services (70 salariés, 1,2 million d'euros de CA), pour se concentrer sur le marché professionnel (10 salariés, 400 000 euros de CA). Principalement présente sur la Sarthe et l'Orne, Desmos Pro envisage d'étendre son activité vers les autres départements voisins en 2019.

L

e groupe manceau de services à la personne prévoit de recruter 8 000 personnes en CDI en 2018. Si la plupart des

emplois concerne des postes d’intervenants à domicile (assistant ménager, garde d’enfants, auxiliaire de vie, jardinier, etc.), des emplois de responsables d’agence, responsables de secteur, chargés de clientèle ou assistants d’agence sont ouverts ainsi que des postes au siège du groupe pour les services marketing, systèmes d’information, finances, ressources humaines, etc. Ces emplois concernent les quatre sociétés françaises du groupe : O2 Care Services, Apef Services, France Présence et la Conciergerie O2. Avec 17 500 salariés (450 au siège manceau), Oui Care souhaite atteindre un chiffre d'affaires de 283 millions d'euros cette année (contre 257 millions d'euros en 2017).

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actualité

SÛRETÉ EN ENTREPRISE

Gare aux malveillances !

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La malveillance n'est pas à prendre à la légère. Intrusion, vol, dégradation de l’image, dégradation de matériel, agression du personnel... ces actes délibérés sont toujours le fait de personnes mal intentionnées. Pour les exploitants, il s'agit d'être vigilant.

La vidéosurveillance : un moyen technique dissuasif.

L

es actes de malveillance, commis dans l'intention de nuire, constituent un risque élevé qui ne peut être négligé. "Des conséquences négatives en découlent pour l'entreprise en général, prévient Pascale Limonier, directrice du CNPP

région Ouest (Centre national de prévention et de protection), qui animera un atelier à la CCI le 21 juin prochain. Cela conduit à des pertes financières bien sûr, mais aussi à une dégradation de l’image... et ça c’est pire..." En général, les entreprises n'ont pas

assez conscience des risques de malveillance auxquels elles peuvent être confrontées. "La contrainte réglementaire est faible car il s’agit de protéger des biens privés, ce qui ne relève pas du législateur qui protège les biens communs. D'où un risque bien souvent sous-estimé." Pourtant les actes à redouter sont multiples. Il s'agit bien souvent de dérober des biens ou d'exprimer un mécontentement (problème de voisinage, vengeance d'un ancien salarié, etc.). On pense bien entendu aux agressions d'origine extérieure, mais les actes de malveillance peuvent aussi être commis par des personnes en interne (salariés, stagiaires, prestataires. etc.) même si, c'est plus rare. Les dommages occasionnés peuvent être accomplis avec une réelle volonté de nuire ou peuvent être la conséquence d'un accident lié à une intrusion mais sans volonté de porter atteinte aux personnes et aux biens. Dans une entreprise industrielle par exemple, la présence non autorisée

de personnes extérieures peut provoquer des accidents, avec les incendies en tête des phénomènes dangereux engendrés.

Sécuriser l'entreprise Pour lutter contre la malveillance, il est nécessaire d'anticiper et de s'organiser. Pascale Limonier conseille d'identifier au mieux les risques. "Quelles sont les valeurs au sens large à protéger et quelles sont les menaces qui pèsent sur celles-ci ? Où sommes-nous vulnérables ?" Après, il s'agit de mettre en place les mesures adéquates. Elle préconise l'utilisation de différents moyens techniques : renforcement des clôtures (et contrôle régulier de leur intégrité), contrôle d’accès, détection d'intrusion, fermeture des issues des bâtiments et du site, etc. D'abord, il est important de dissuader, via notamment des panneaux d'information, la vidéosurveillance et les postes de garde. Ensuite, de détecter avec des alarmes, des systèmes de détection de mouvement ou de détection de chaleur. Puis,

Atelier à la CCI

Comment gérer la sûreté dans son entreprise Pascale Limonier, directrice région Ouest du CNPP (Centre national de prévention et de protection) animera un atelier à la CCI le 21 juin de 9 h à 11 h. Ingénieur de formation, elle travaille depuis treize ans dans cet organisme indépendant, créé en 1956 par les assureurs français pour définir les règles de bonnes pratiques en matière de protection incendie et de lutte contre le vol. Au programme de cette matinée dédiée à la sûreté en entreprise : quelle démarche globale 12 maine éco mai 2018

adopter, comment garantir une cohérence dans l’approche, les outils organisationnels qu’il ne faut pas oublier, présentation d'éléments pour une bonne approche technique en matière de moyens de protection et contrainte réglementaire. Le terrorisme et la cybercriminalité ne seront pas évoqués. Contact : Katy Rondeau au 02 43 21 00 37


de protéger par diverses mesures : sécuriser ou déplacer les équipements sensibles, sécuriser les stockages, mettre en place des mesures préventives pour éviter les atteintes au milieu naturel (empêcher l'écoulement de produits toxiques). Enfin, prévoir les mesures d'intervention. Dès lors qu'un acte de malveillance est détecté, l'en-

treprise doit réagir en mode de gestion de crise. Il est recommandé d'être particulièrement vigilant pendant les périodes de faible activité. Les actes malveillants surviennent souvent de nuit, pendant une période de fermeture du site, d'absence du personnel, d'absence du dirigeant…

L'affaire de tous La sûreté en entreprise concerne tout le monde et pas seulement l'équipe sûreté (quand elle existe…). "Associer son personnel aux mesures mises en place est absolument nécessaire pour que cela fonctionne, recommande Pascale Limonier. Les mesures doivent être comprises pour être appliquées,

et certaines dispositions techniques ne peuvent se faire sans l’accord des instances paritaires." Outre les salariés, tous les acteurs de l'entreprise méritent d'être associés : direction, intérimaires, visiteurs… Décloisonner la politique de sûreté, croiser les informations, permet d'améliorer les dispositifs de protection des installations, des biens et des personnes. Au delà de la malveillance "ordinaire", de nouvelles menaces sont aussi apparues avec les actes de terrorisme qui se sont multipliés. Les entreprises peuvent être une cible de personnes ou d'organisations extrémistes, même si heureusement cela reste rare. Les industries sont des sites sensibles qui peuvent être utilisés comme une arme.

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Les installations classées Seveso ont d'ailleurs reçu des instructions gouvernementales pour mettre en place un certain nombre de mesures. "Les OIV (opérateurs d’importance vitale) et les PIV (points d’importance vitale) sont déjà en lien avec la DGSI (1) et disposent de directives de sûreté", précise la directrice régionale du CNPP. Pour les autres entreprises, quelle que soit leur activité, le risque zéro n'existe pas. Il est conseillé de redoubler de vigilance et de tirer les leçons des événements passés. ◗◗ Karine Méteyer (1) Direction générale de la sécurité intérieure.

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LABEL ENTREPRISE DU PATRIMOINE VIVANT

Pour valoriser le savoir-fair Le label Entreprise du patrimoine vivant a été lancé en 2005, à l’initiative du ministère des PME, du commerce et de l’artisanat dans le but de protéger et de mettre en valeur les savoir-faire français d’excellence, alliant tradition et innovation. Aujourd’hui, près de 1 400 entreprises, dont une quinzaine en Sarthe, bénéficient de ce label qui offre quelques avantages fiscaux, un accompagnement promotionnel et, surtout, représente un gage de crédibilité auprès des donneurs d’ordre et investisseurs étrangers. tuler", précise Alexis Govcyan, ajoutant que les chambres consulaires, ainsi que la Dirrecte, sont pleinement associées à ce dispositif et leurs avis sont examinés avec la plus grande attention. "De même, nous faisons appel à différents experts indépendants tandis que les équipes de notre institut se déplacent fréquemment sur les sites de production."

L'usine Adine à Mayet fabrique des emballages carton pour l'industrie du luxe.

À

l’échelle mondiale, il n’existe pas d’équivalent à ce label qui est né d’une volonté politique sans cesse confortée par les gouvernements successifs", souligne Alexis Govcyan, directeur de l’Institut supérieur des métiers, l’organisme chargé, depuis l’origine, de la gestion du label Entreprise du patrimoine vivant. À l’évidence, ce caractère officiel donne au label un crédit et une reconnaissance qui, conformément au souhait des pouvoirs publics, vont bien au-delà des frontières françaises. "Notre label présente, notamment, l’intérêt de mettre en valeur l’entreprise dans sa globalité, tant les techniques, les outils et, avant tout, les femmes et les hommes qui maîtrisent le savoir-faire. Dans cet esprit, Entreprise du patrimoine vivant 14 maine éco mai 2018

met en avant la modernité des entreprises françaises qui ont su préserver leurs traditions tout en adaptant leur expertise à l’évolution des marchés et en adoptant avec succès les technologies les plus innovantes."

Un label qui ne tombe pas du ciel Dans cette logique, l’obtention du label Entreprise du patrimoine vivant est le fruit d’un long processus, rigoureux et, par conséquent, peu contestable. "En ce qui concerne mon entreprise, qui avait été vivement encouragée par l’État à s’engager dans cette labellisation, l’instruction a duré plusieurs mois et fait l’objet de différents audits très approfondis", confirme Philippe Hache,

le dirigeant de la dernière société française de corseterie, Macosa, qui est implantée à Bonnétable. "Cette distinction ne tombe pas du ciel. Bien qu’existant depuis près de 50 ans, nous avons eu à donner de nombreuses explications sur notre activité et notre fonctionnement." "Trois critères sont principalement pris en compte : la rareté et le caractère exceptionnel du savoir-faire développé par le candidat, le niveau de la technicité employée et, enfin, la notoriété et l’ancrage territorial de l’entreprise. À l’inverse, il n’existe pas d’obligation concernant le nombre de salariés, le montant du chiffre d’affaires ou le secteur d’activité du candidat. Chaque entreprise française, exerçant son activité sur le territoire français, peut pos-

"L’examen de chaque dossier fait l’objet de longs débats qui débouchent sur l’émission d’un avis favorable ou défavorable, voire sur la demande d’un report pour complément d’information, poursuit le directeur de l’Institut supérieur des métiers. Notre proposition est ensuite transmise au ministre de l’Économie qui demeure l’unique décisionnaire". S’il est accordé, le label est validé pour cinq années au bout desquelles un nouveau dossier doit être constitué. En cas de rejet de la candidature, l’entreprise peut refaire une demande un an après. Ainsi, depuis 2006, sur les 5 000 dossiers examinés, 1 400 seulement ont obtenu un avis favorable. "Et même si le nombre d’entreprises labellisées augmente avec une grande régularité, la commission d’examen des candidatures se veut de plus en plus exigeante afin de ne pas dénaturer le label Entreprise du patrimoine vivant et de lui conserver son exemplarité", poursuit Alexis Govcyan.


entreprise

re d’excellence

Philippe Hache, dirigeant de la dernière société française de corseterie, Macosa, implantée à Bonnétable.

Des aides et des opérations de promotion De surcroît, l’obtention de cette distinction se traduit par l’accès à des aides très concrètes. En premier lieu, toute Entreprise du patrimoine vivant peut bénéficier d’un crédit d’impôt majoré, notamment sur l’apprentissage, ou d’un

accompagnement financier assuré par Bpifrance. Mais, surtout, elle est intégrée à un réseau pour lequel sont organisées de nombreuses opérations de promotion ciblées. "Nous avons, par exemple, mis en place l’exposition "Art de vivre à la française" qui s’est déroulée l’an dernier à Singapour et aura lieu à Moscou du 31 mai au 2 juin prochains. Actuellement nous préparons un événement de première importance : un "méga speed dating" au cours duquel plus de 300 entrepreneurs français viendront rencontrer les experts des chambres de commerce et d’industrie du monde entier pour recueillir des conseils adaptés à leurs projets d’exportation. Cette manifestation est programmée le 3 juillet au ministère de l’Économie et des finances à Bercy, annonce Alexis Govcyan. Pour notre institut, ce travail de promotion est la clé de voûte de notre action." De plus, conscients des difficultés auxquelles se heurtent les chefs d’entreprise en matière de recrutement, les responsables du label Entreprise du patrimoine vivant ont la volonté de multiplier les initiatives destinées à favoriser

la transmission des savoir-faire. "Là encore, notre rôle est d’accompagner les titulaires du label."

Un gage d’authenticité, un effet marketing "Entreprise du patrimoine vivant a pour premier avantage de crédibiliser notre existence et de rassurer les prospects, notamment à l’étranger", affirme Philippe Hache, qui réalise aujourd’hui 9 % de son chiffre d’affaires à l’export et sait que le développement de son entreprise passe impérativement par la conquête de marchés internationaux. "Le label possède un effet marketing ! Il nous offre une visibilité nouvelle, nous permet de gagner en temps et en efficacité dans nos démarches d’exportation, poursuit le chef d’entreprise, insistant sur la nécessité d’accorder le label avec parcimonie. C’est la rareté d’Entreprise du patrimoine vivant qui fait toute sa valeur."

lisation comme "une reconnaissance, voire une récompense et une fierté. C’est un gage d’authenticité qui nous a permis de mettre en valeur notre savoirfaire, en particulier dans la fabrication des boîtes rondes, et de contribuer à renforcer les passerelles entre notre expertise et les différentes technologies qui s’offrent à nous", poursuit-il, rappelant qu’Adine a été la première société sarthoise labellisée EPV en 2013. À n’en pas douter, Entreprise du patrimoine vivant a une réelle utilité et l’on peut aisément imaginer que d’autres entreprises sarthoises méritent de l’obtenir pour accélérer leur croissance. ◗◗ Emmanuel Chevreul Plus d'information : www.patrimoine-vivant.com

De son côté, Patrick Garnier, directeur commercial d’Adine, fabricant d’emballages carton pour l’industrie du luxe installé à Mayet, considère cette label-

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entreprise

SOUTIEN RÉGIONAL AUX INVESTISSEMENTS TOURISTIQUES

Une intervention sous forme de prêts

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Les projets d'investissements touristiques innovants et créateurs d'emplois dans les domaines de l'hôtellerie, les sites de visites, le tourisme fluvial ou encore la gastronomie d'excellence peuvent bénéficier d'un soutien de la Région Pays de la Loire sous forme de prêts. Le point sur ce nouveau dispositif : Pays de la Loire investissement touristique (Plit).

La Région peut soutenir les projets hôteliers visant à la création de nouvelles offres par la modernisation d'équipements ou la création de chambres.

A

vec 18 millions de visiteurs et 80 millions de nuitées touristiques, la Région des Pays de la Loire se positionne dans les premières régions touristiques françaises. Pour poursuivre cette dynamique et accompagner le développement de nouveaux projets touristiques innovants et performants, la Région entend accélérer son soutien aux porteurs de projets touristiques par un accompagnement renforcé de leurs investissements. "Pays de la Loire investissement touristique", nouveau dispositif régional prévu dans le cadre du Schéma régional de développement du tourisme 2016-2020, propose ainsi un soutien adapté à la typologie de chaque projet, à son impact en termes d’emplois et à son attractivité.

Les filières ciblées sont l'hôtellerie, l'hôtellerie de plein air, les sites de visites, le tourisme fluvial, la gastronomie d’excellence, les centres et villages vacances, et les autres projets d’investissements touristiques innovants et créateurs d’emplois.

Pour quels projets ? Plus précisément, les hébergements hôteliers, par leur capacité à attirer touristes d'affaires et d'agrément, demeurent les principaux hébergements touristiques créateurs d'emplois. La Région soutiendra donc les projets visant à la création de nouvelles offres, par la modernisation d'équipements déjà existants ou la création de chambres. Elle pourra accompagner la création, la

rénovation, la modernisation et l'extension des hôtels et résidences hôtelières classés (niveau de classement 2 étoiles minimum, nouvelles normes 2009, sous 12 mois maximum après la fin des travaux). Ne sont pas éligibles les hôtels indépendants dits "économiques" 0 et 1 étoile. Pour les restaurants gastronomiques qui représentent parfois à eux seuls une réelle attractivité touristique, la Région soutiendra les projets de création, rénovation, modernisation et d'extension des établissements labellisés Maîtres-restaurateurs (au moment de la demande d'accompagnement). Pour déposer une demande de soutien régional, l'entreprise dispose de deux méthodes : soit elle propose une étude réalisée par un prestataire extérieur

(pouvant être cofinancée par la Région au titre du dispositif Pays de la Loire Conseil), soit elle présente directement son projet intégrant son diagnostic et sa réflexion stratégique. Chaque projet bénéficiera d’une analyse technique et financière précise pour un accompagnement régional optimisé et répondant au plus près des besoins de chaque investisseur. Pour un meilleur effet levier et des soutiens renforcés, une intervention régionale se fera prioritairement sous forme de prêts. Plus d'information : www.paysdelaloire.fr (rubrique "aides et services" / "aides régionales") Contact CCI : Laurent Mariot au 02 43 21 00 23

[Montant de l'intervention régionale] • Montants des prêts régionaux : variables selon les besoins (minimum de 15 000 euros à 500 000 euros, limités au maximum au montant des prêts bancaires et aux disponibilités financières de la Région), sans garanties ni assurances obligatoires. • Différés de remboursement possibles : gratuits de un à trois ans selon les projets et le niveau d'endettement. • Durées totales de prêts : de deux à dix ans au maximum. • Taux d'intérêt en vigueur : 2,03 % TEG (susceptible d’évolution). • Subventions : pour projets exceptionnels ou localisés en zone sensible (secteur rural prioritairement), selon les disponibilités financières de la région.

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entreprise

CONNECT LE MANS

L’événement BtoB autour du numérique Fort de son succès depuis 2011 sous le nom Sarthe Le Mans Connection, ce salon d’affaires dédié au numérique prend son envol et vise une portée plus large, pour sa 6e édition le 5 juillet prochain au Centre des expositions du Mans. Co-organisé par l’Agence régionale Pays de la Loire, la CCI Le Mans Sarthe et Le Mans Développement, Connect franchit un nouveau cap avec l’ambition de devenir un rendez-vous national de référence et d’attirer de nouveaux publics.

C

onnect permet aux preneurs d’ordre, c’est-à-dire les professionnels de la filière (prestataires web, développeurs ou éditeurs de logiciels, opérateurs télécoms, offreurs de solutions en sécurité, etc.), de valoriser leur savoir-faire, de rencontrer de nouveaux clients et de développer de nouveaux marchés et partenariats. Cet événement offre également l’opportunité aux donneurs d’ordre - les entreprises et collectivités - de concrétiser leurs projets numérique ou informatique en rencontrant, sur une journée, un maximum de professionnels du numérique et en détectant les compétences les plus adaptées à leurs projets. C’est aussi l’occasion pour eux de découvrir les dernières nouveautés liées au numérique et à l’informatique. Le tout, rythmé par trois conférences qui traiteront de la data, de l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Ces conférences sont proposées et animées par les partenaires du

salon que sont Hexanet, ADG Software Engineering, Datagrex, Sartel et Sigire.

Des rendez-vous BtoB de qualité en une journée et un lieu En 2016, 1 300 rendez-vous d’affaires ont eu lieu pendant l’événement. Pour cette 6e édition à vocation plus large, l’objectif est de passer la barre des 1 500 rendez-vous. Via connectnumerique.fr, les preneurs d’ordre et donneurs d’ordre s’inscrivent, effectuent leurs demandes de rendez-vous et reçoivent une proposition de plan-

Connect, qu’est-ce que c’est ? • 1 journée de rendez-vous d’affaires (1 500 RDV) • 1 espace d’exposition (70 exposants) • 3 conférences autour de thématiques clés du numérique (données informatiques et fichiers clients, intelligence artificielle et cybersécurité) • 5 juillet 2018 de 9h à 18h au Centre des expositions du Mans • Connect est gratuit pour les donneurs d'ordre (entreprises et collectivités)  Inscriptions jusqu'au 11 juin 2018

Pour les preneurs d'ordre : Venez exposer à Connect ! 3 types de stands : • Offre premium (800 € HT) : stand cloisonné de 9 m² 18 maine éco mai 2018

ning avec des rendez-vous qualifiés de 30 minutes répartis sur la journée. Lors de cet événement orienté business, la filière numérique, directement confrontée aux problématiques des entreprises traditionnelles, valorise ses savoir-faire et sa valeur ajoutée, tandis que l’écosystème du numérique est à portée de clic pour les acteurs économiques. Plus d'information : www.connect-numerique.fr Contact CCI : Frédéric Renault au 02 43 21 00 01

(4,5 x 2 m), un planning de rendez-vous qualifiés, le choix de l'emplacement, des invitations gratuites, une communication privilégiée sur certains supports en amont de l’événement… • Offre de base (450 € HT) : stand cloisonné de 6 m² (3 x 2 m), un planning de rendez-vous qualifiés… • Offre à la demande (1 600 € HT) : stand de 18 m2 maximum

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PLAN DE MOBILITÉ

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Depuis le 1er janvier 2018, le Plan de mobilité (PDM) est obligatoire pour les entreprises de plus de 100 salariés implantées dans le périmètre d'un plan de déplacements urbains. En Sarthe, cela concerne le territoire de Le Mans Métropole. Objectifs : réduire les émissions de CO2 dues au transport et améliorer la qualité de l'air. Au-delà de cette obligation législative, toute entreprise a intérêt à étudier et à promouvoir une meilleure organisation des déplacements liés à son activité.

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es déplacements professionnels et les trajets domicile/travail occasionnent 12 millions de tonnes d’émission de CO2 chaque année. Les employeurs ont donc un rôle décisif à jouer en matière de réduction de la pollution de l'air. Élaborer un plan de mobilité (anciennement appelé le Plan de déplacements d'entreprise) contribue non seulement à la protection de l’environnement, mais aussi à la stratégie de l’entreprise à travers la rationalisation de ses dépenses, l’amélioration de la qualité de vie de ses salariés ou encore le renforcement de son attractivité tant interne qu’externe (voir encadré). Depuis le 1er janvier 2018, toute entreprise de plus de 100 salariés sur un même site, située sur le territoire de Le Mans Métropole doit avoir élaborée un Plan de mobilité. Pour informer les entreprises, la CCI et l'UIMM, en partenariat avec l’Ademe, Le Mans Métropole, le Pays du Mans, la Région des Pays de la Loire et la 20 maine éco mai 2018

Setram, ont organisé une réunion le 19 avril dernier. Via les trois opérations collectives Co’mobiles 72 organisées en 2010, 2011 et 2015, la CCI a déjà accompagné 19 entreprises et sensibilisé 12 à 13 000 salariés.

Optimiser les déplacements De quoi s'agit-il ? De la mise en place d'un ensemble de mesures qui vise à optimiser et à augmenter l'efficacité des déplacements liés à l'activité de l'entreprise, en particulier ceux de son personnel. Cela concerne les trajets domicile/travail, mais aussi le transport de marchandises, les déplacements professionnels des collaborateurs, des clients, des visiteurs, des partenaires, des fournisseurs, etc. Promotion du vélo, incitation au covoiturage, encouragement à utiliser les transports publics, mise en place d'un service d'autopartage, aménagement des horaires de travail, cahier des charges exigeant

vis-à-vis des livreurs/chargeurs... sont autant de mesures qui peuvent entrer dans un PDM. Véritable projet d’entreprise, le PDM peut s’inscrire dans une démarche qualité ou dans un système de management environnemental. Un plan de mobilité peut être mis en œuvre conjointement par plusieurs entreprises. Il s'agit alors d'un plan interentreprises qui permet d’intervenir sur la mobilité à une échelle pertinente, celle d’une zone d’activités par exemple. Résultat d’une concertation,

le PDM doit contenir un programme d’actions, un budget et un calendrier de réalisation. Un référent est nommé (ou plusieurs). Ce PDM doit ensuite être transmis à l’Autorité organisatrice de la mobilité (AOM) compétente, c'est-à-dire Le Mans Métropole. Le dispositif choisi relève plus de l'incitation. Les entreprises qui ne respectent pas cette obligation risquent toutefois de ne pas bénéficier du soutien technique et financier de l'Ademe. ◗◗ Karine Méteyer

Les bénéfices pour votre entreprise • Plus forte attractivité grâce à une amélioration de la qualité de vie au travail et en-dehors. •C  oopération avec les acteurs voisins en mutualisant les ressources (dans le cas d’un plan inter-entreprises). •D  iminution des coûts liés aux accidents de travail et aux arrêts maladies. • Image renforcée contribuant à une démarche RSE. • Plus grande ponctualité de vos salariés, livreurs, prestataires. • Amélioration de l’efficacité en interne (impact de la pratique d’une activité physique et sportive). • Meilleure accessibilité du site (amélioration des itinéraires cyclistes et piétons, voire de la desserte en transports en commun, et des possibilités de stationnement vélo). •C  limat social apaisé (prise en compte des attentes et besoins des salariés). •S  ynergies avec d’autres projets internes de l’entreprise (développement du travail à distance ou réalisation d’un bilan carbone, etc.). (Source : guide réalisé par le Réseau Action Climat, avec l'Ademe et CCI France, disponible en version électronique sur le site suivant : www.reseauactionclimat.org, rubrique nos publications).


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juridique

REVENUS FINANCIERS

La "flat tax" va simplifier Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé "flax tax" par les anglophones, est entré en vigueur au 1er janvier 2018. Sa mise en place permet aux contribuables français de simplifier le taux d’imposition de leurs revenus financiers à 30 %. Avec la "flat tax", vous allez peut-être enfin aimer payer des impôts !

© Fotolia

à 45 %) et aux prélèvements sociaux au taux de 15,5 % mais bien à un taux unique de 30 %. Ce prélèvement forfaitaire unique est composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 17,2 % de prélèvements sociaux.

T

ous les contribuables sont concernés dès lors qu’ils perçoivent des revenus financiers. Avant cette réforme, les revenus financiers étaient imposés selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu : autrement dit, plus votre impôt était élevé, plus vos revenus financiers étaient imposés. De plus, une cascade de règles d’assiette, de taux et d’abattements différents s’appliquaient. Le PFU permet d’imposer d’une manière homogène, c’est-à-dire au taux de 30 %, tous les revenus financiers des contribuables français. En effet, le gouvernement a souhaité procéder à une réforme de la fiscalité des revenus financiers. Cette réforme doit être comprise à la lumière de deux objectifs, distincts, mais néanmoins complémentaires. Tout d’abord, il s’agit de simplifier tout un système mais aussi 22 maine éco mai 2018

d’abaisser la fiscalité des ménages. L’objectif, in fine, étant de rendre le système fiscal français plus compétitif par rapport à ses homologues européens. Par revenus financiers, il faut notamment entendre les dividendes, les intérêts de compte courant d’associé, les plus-values mobilières lors de la cession de titres de sociétés. Les chefs d’entreprise sont donc particulièrement concernés par le prélèvement forfaitaire unique.

Le PFU avantageux dans huit cas sur dix À compter du 1er janvier 2018, les revenus financiers ne seront, par principe, plus soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu (de 0

Cette réforme est une avancée majeure dans l’imposition des revenus financiers puisque le taux de l’impôt sur le revenu a été revu drastiquement à la baisse. Cette mesure devrait intéresser au moins huit personnes sur dix et plus particulièrement les contribuables qui atteignent la tranche maximale d’imposition (45 %).

Dans de rares cas, cette réforme va occasionner des perdants. Il s’agit, tout particulièrement, des dirigeants partant à la retraite après avoir détenu leur société pendant au moins dix ans. À compter du 1er janvier 2018, ceux-ci vont perdre le bénéfice de l’abattement exceptionnel de 85 % sur la plus-value de cession et ne conserveront que l’abattement fixe de 500 000 euros.

Pour les nostalgiques, une option possible pour "l’ancien régime"

En définitive, lorsque vous déclarerez vos revenus financiers 2017, vous devrez choisir entre l’imposition au PFU ou le barème progressif de l’impôt sur le revenu. La question n’est pas superflue : en effet, l’abattement de 40 % sur les dividendes ou encore les abattements pour durée de détention sur les plus-values mobilières ne sont pas applicables avec le PFU.

Il n’en demeure pas moins, qu’il existe des hypothèses où l’instauration de ce prélèvement forfaitaire unique ne sera pas toujours préférable. Pour cette minorité de cas, Bercy laisse une option aux contribuables.

N’oubliez pas, l’option se fera lorsque vous déclarerez vos revenus en mai 2018. Assurément, il conviendra de procéder à quelques simulations lors de votre toute prochaine déclaration d’impôt. Alors, tous à vos calculettes !

En effet, il sera toujours possible de soumettre ces revenus financiers au barème de l’impôt sur le revenu : l’option sera globale et vaudra pour tous les revenus soumis au prélèvement forfaitaire unique. Comprenez qu’il n’est pas possible de soumettre vos dividendes au PFU mais d’opter pour le barème progressif pour des plus-values sur titres. C’est soit l’un, soit l’autre.

◗◗ Rémi Nanclares, avocat en droit fiscal ◗◗ David Mroczek, juriste en droit fiscal Contact : Fidal, 72 avenue Olivier Messiaen, Le Mans au 02 43 20 55 55


juridique

l'imposition Le prélèvement à la source arrive à grand PAS ! Autre réforme, et pas des moindres, tant pour nos chefs d’entreprise que pour l’ensemble des contribuables, la mise en place du prélèvement à la source (ou encore PAS) arrive à grand pas. Longtemps débattu, déjà reporté, souvent craint, le paiement de votre impôt sur le revenu se fera lors de la perception de ces revenus. Autrement dit, à la source ! Le PAS entrera en vigueur au 1er janvier 2019. Que vous soyez salariés, retraités, indépendants ou titulaires de revenus fonciers, vous payerez votre impôt, si vous êtes imposable, au moment où vous percevrez vos revenus et non pas l’année suivante. Pour autant, les contribuables payeront bien des impôts chaque année, en 2018 sur les revenus 2017 et en 2019 sur les

revenus 2019. Ainsi, lorsqu’on évoque "l’année blanche", il convient de comprendre qu’à compter de l’année 2019, l’assiette, c’est-à-dire la base imposable servant au calcul de l’impôt sera basé sur les revenus 2019 en non plus 2018. Dans les faits, les revenus 2018 échapperont à l’impôt.

mestre, l’impôt dû sur leur compte bancaire. Le taux de prélèvement sera calculé par l’administration lors de la campagne déclarative de 2018. En cas de forte disparité entre les revenus d’un couple ou par discrétion, le contribuable pourra bénéficier d’un taux individualisé ou d’un taux par défaut.

Pour parer à certaines tactiques d’optimisation, seuls les revenus récurrents, c’est-àdire habituels, perçus en 2018 ne seront pas imposés, par l’application d’un crédit d’impôt modernisation recouvrement (CIMR).

Enfin, les crédits et réduction d’impôt restent de mise. Finalement, le PAS modifie seulement le moyen du recouvrement de l’impôt.

Pour les salariés, l’impôt sera prélevé sur la fiche de paie. Pour les autres, comme les indépendants, ou ceux qui perçoivent des revenus fonciers, l’administration fiscale viendra prélever tous les mois, ou par tri-

Pour autant, un travail certain d’anticipation et de pédagogie devra être mis en place au sein des entreprises pour que cette révolution passe en douceur.

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Dossier

FEMMES DIRIGEANTES D'ENTREPRISE

Des Sarthoises à la man Enjeu sociétal et économique, la présence des femmes dans les instances dirigeantes se renforce peu à peu en France, encouragée par les récentes lois favorisant la parité. En Sarthe, des femmes ont depuis toujours pris leur destin en main dans le business. Passionnées, bosseuses, innovantes... elles concilient avec brio gestion de PME et vie familiale. Découvrez ces dirigeantes sarthoises qui contribuent au rayonnement économique de notre département et invitent les femmes à oser entreprendre !

Isabelle Ratiskol,

S

i l’égalité homme-femme est un des chevaux de bataille de notre actuel gouvernement, les chiffres semblent justifier les récentes lois ainsi que les mesures prises par la secrétaire d’État à l’Égalité, qui a notamment convoqué les dix entreprises les plus mal placées au palmarès de la féminisation d’Ethics & Board. Alors que les femmes représentent 48 % de la population active et 30 % des dirigeants d’entreprises

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de toutes tailles, dont des TPE et autoentrepreneurs... seulement 13 % des 38 617 PME de 4 à 100 millions d'euros de chiffre d’affaires ont une femme à leur tête ! Or, selon cette même étude de Women Equity, ces dirigeantes se distinguent par leur capacité de gestion : elles affichent une rentabilité moyenne de 7 %, alors que les hommes atteignent 6,1 %. Si ces femmes se révèlent de meilleures gérantes que les hommes d’affaires, pourquoi sont-elles encore si peu nom-


nœuvre Isabelle Ratiskol, dirigeante de Grav'or

Redoubler d’effort pour convaincre Depuis 2014, Isabelle Ratiskol a succédé à Dominique Boucly à la tête de Grav’or, PME mancelle spécialisée dans la décoration sur verre. En véritable capitaine, elle a su redresser le navire, reconquérir le marché perdu du particulier, de la cloison, des agenceurs, menuisiers, cuisinistes, architectes... et mis le cap sur le marché haut de gamme à l’international.

dirigeante de Grav'or

breuses à entreprendre en France ? Parmi le spectre d’étude de Women Equity, sur 28 733 sociétés avec trois bilans, seulement 3 454 sont dirigées par des femmes. Et plus la taille grandit, moins nombreuses sont les présidentes. A fortiori alors que le nombre de femmes dirigeantes progresse dans le monde, s’élevant à 24 % contre 22 % il y a un an, la France fait pâle figure, à côté de la Russie qui compte 45 % de dirigeantes, ou encore des Philippines et de la Lituanie où elles sont 39 %.

"Être une femme, comptable de surcroît, a été un véritable handicap dans ma candidature à la reprise de Grav’or. J’ai dû redoubler d’énergie pour prouver que j’étais à la hauteur", souligne Isabelle Ratiskol, qui dirige depuis 2014 la société spécialiste en décoration sur verre, qui était alors sous le coup d’un redressement judiciaire. La dirigeante n’a pourtant pas à rougir de son parcours. Issue du secteur du bâtiment "mes parents détenaient une entreprise de maçonnerie en Vendée" - Isabelle Ratiskol, a mis à profit ses compétences en comptabilité et gestion pour le cabinet BDO, puis pour la société Novoferm France. "J’ai beaucoup appris durant ces 15 mois dans l’industrie, la société mère étant située en Allemagne et les actionnaires au Japon", précise-t-elle. Une opportunité lui permet de

revenir au secteur du bâtiment, avec l’entreprise d’électricité Séjourné, dont elle devient actionnaire au bout de quatre mois seulement.

Des sacrifices avant d’accéder à la barre "En 2013, j’ai décidé de reprendre une société car un accident du directeur présageait d’une vente imminente. C’est là que j’ai rencontré des difficultés en tant que femme, il a fallu neuf mois avant que je puisse candidater à une reprise !". Le coup de foudre entre Isabelle Ratiskol et Grav’or fera fi des obstacles : "Je voulais un cœur de métier qui me plaise : le verre c’est comme la pierre, on réalise de très belles choses !", explique la dirigeante qui s’est appuyée sur le savoir-faire de la miroiterie. Le courant est immédiatement passé entre la fondatrice Dominique Boucly

et la repreneuse, qui n’a pas hésité à prendre des risques. "Pour convaincre face aux concurrents, j’ai mis toutes mes économies sur la table, vendu mes parts, renoncé à me verser un salaire", précise la dirigeante, qui ne regrette aucun de ces sacrifices, qui ont aussi été personnels, sa famille étant en Vendée. "C’était un combat difficile, mais une fois qu’on a fait ses preuves auprès des fournisseurs, partenaires, clients... j’adore mon travail", précise Isabelle qui concède faire 35 heures en deux jours et demi. "Pour relever une entreprise, il faut y mettre toute son âme, en tant que capitaine du navire, je dois tenir la barre en continu et voir loin devant pour tout l’équipage !", conclut la dirigeante. Lauréate du concours Sarthoise de Talent, Isabelle Ratiskol a déjà su se tailler une solide réputation, à la hauteur de son engagement.

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Dossier Des dirigeantes qui surperforment... pour exister Si les PME dirigées par les hommes et par les femmes présentent une grande homogénéité de profil (répartition géographique, chiffre d’affaires...), c’est par une meilleure profitabilité

de leur entreprise que les femmes se distinguent. "Et on retrouve cette surperformance des femmes tous les ans et sur la quasi-totalité des secteurs", précise Dunya Bouhacene, la fondatrice de Women Equity, qui ajoute qu’elles y sont obligées. "Cette surperformance s’explique par la prudence des femmes dans leur gestion

pour sécuriser leur capital, car elles ont moins accès aux outils de financement que les hommes. Elles doivent faire plus attention à leurs marges parce que leur capacité à investir viendra surtout de ces marges", justifie-t-elle. Dans cette même réflexion, Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les hommes et les

femmes, explique ces résultats par "le syndrome de la bonne élève : lorsque les femmes se lancent dans la création d’entreprise, elles sont prêtes à 150 % à surprotéger leur business plan afin de faire en sorte que leur entreprise fonctionne !". Pour la ministre, le nombre de femmes ayant un projet de création d’entreprise étant équivalent au

témoignage

"Il faut oser et ne pas se sous-estimer !" Depuis 2011, Annelise Morin est aux commandes de l’entreprise Plastigom à Champagné, qui allie tradition et innovation pour fabriquer 60 000 paires de chaussons par an ! La dirigeante vient de se voir décerner le Prix Femme chef d’entreprise de bronze aux Trophées des Femmes de l’économie.

Pour Annelise Morin, dirigeante de Plastigom, "l'esprit d'équipe est tout aussi important que le savoir-faire".

"Être une femme ne m’a jamais gênée dans ma carrière", précise la dirigeante de Plastigom, qui reconnaît cependant avoir attendu... cinq ans avant d’accepter la proposition de Hubert de Chaisemartin, l’ex-dirigeant de l’usine de fabrication de chaussons à Champagné. "Je ne voulais pas mettre ma vie de mère entre parenthèses, ayant quatre garçons. Ne pas devoir choisir entre Plastigom et ma vie privée. En réalité, c’est possible de mener les deux de front, avec un peu d’organisation !" se réjouit Annelise Morin, qui met un point d’honneur à déposer son plus jeune à l’école avant d’entamer sa journée continue - "pas besoin de pause déjeuner" - et rentrer avant 19 heures

26 maine éco mai 2018

pour être présente pour les siens. "Ma famille, c’est mon moteur" reconnaît la dirigeante, qui depuis 2011 a relevé le défi Plastigom haut la main en alliant tradition et innovation pour le confort des clients. "La reprise s’est passée très naturellement, d’autant que Plastigom est la première entreprise où je suis entrée en 1993 ! Le dirigeant m’a tout transmis petit à petit", sourit-elle. Embauchée pour développer l’export, Annelise Morin s’est chargée du développement des collections, des prix... jusqu’à prendre la tête de l’atelier en 2000, devenant alors le bras droit d’Hubert de Chaisemartin. "Le fait que je sois une femme n’a rien changé, et j’ai eu un discours transparent avec mes banquiers comme mes fournisseurs, partenaires..." ajoute Annelise Morin, qui défend avant tout le savoir-faire des trente salariés Plastigom.

Ma boîte et mes enfants d’abord "Depuis l’an dernier, nous avons obtenu le label Origine France Garantie, car 85 % de nos collections sont fabriquées ici à Champagné !" précise-t-elle avec fierté. Commercialisés sous la marque La Vague, les chaussons, mules, charentaises... représentent 60 % du chiffre d’affaires. "Depuis 2012, nous avons lancé Les Médicales, chaussures orthopédiques remboursées par la Sécurité

sociale", précise l’entrepreneuse, qui a également diversifié avec les collections de chaussures femmes Paradoxale et Paradis Bleu... et a des projets de développement digital (lancement d’un site marchand) et à l’export. "Il faut oser, se fixer des challenges, car on est pleine de ressources que l’on ignore. En tant que femme on a souvent tendance à se sous-estimer", regrette la dirigeante, qui cite ses récompenses... pour mieux faire rayonner son entreprise. "Grâce au Prix de l’Entreprise prometteuse en 2013 et au Prix Femme chef d’Entreprise de bronze, j’ai eu de bons échos des médias, qui se sont traduits par une forte affluence 2 000 personnes - lors de nos ventes directes à l'usine !" Organisées deux fois par an, ces ventes sont un "moment fort pour toute l’entreprise, nos salariés vendent les produits qu’ils fabriquent, c’est une opération gagnant-gagnant : nous vendons nos prototypes, échantillons et nos clients font de bonnes affaires !" Il n’est pas rare d’y voir travailler côte-à-côte ses salariés... et ses fils venus donner un coup de main. "À mes yeux l’esprit d’équipe est aussi important que le savoir-faire : j’ai travaillé avec tous les salariés sur ces valeurs pour rédiger une charte !" se réjouit la dirigeante qui sait être à l’écoute et se remettre en question. Autant d’ingrédients qui lui permettent de fédérer... pour le bien de toute l’entreprise !


© Benoit Granier/Matignon

Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les hommes et les femmes.

nombre d’hommes, "le blocage se situe au niveau du passage à l’acte". Parmi les freins, Marlène Schiappa pointe d’abord la question du financement. Ce problème est mis en lumière par des récentes études, révélant le faible taux d’accompagnement par le capital investissement : elles ne représentaient que 3 % des portefeuilles des sociétés de gestion entre 2003 et 2013, selon la banque Bryan, Garnier & Co. Ce constat est corroboré pour les start-up technologiques. Les startupeuses lèvent en moyenne deux fois moins d’argent que les garçons (1,8 million d’euros, contre 3,5 millions) parmi les 600 start-up ayant ouvert leur capital en 2016. Et ces chiffres s’amenuisent après les premières phases de développement jusqu’à devenir peau de chagrin (3 %) dans les troisièmes tours de table. "C’est pourquoi notre secrétariat d’État a signé une convention avec la BNP, la Caisse d’Épargne et la Caisse des dépôts et consignations, qui s’engagent à mieux financer et accompagner des créations d’entreprise menées par des femmes", souligne Marlène Schiappa. Ce nouveau partenariat, qui vise la mise en œuvre d’actions concrètes de promotion de l’entrepreneuriat féminin, a pour objectif commun de porter au moins à 40 % le taux de femmes créatrices d’entreprise en France d’ici à 2020. Parmi ces actions phares, les partenaires se sont engagés à porter à 15 % la proportion de femmes entrepreneures ayant bénéficié d’une action

d’accompagnement post-création et à accroître le nombre de prêts bancaires. "Il y a encore des efforts à faire pour intensifier l’entrepreneuriat au féminin, parce qu’il y a beaucoup de femmes, très diplômées et très qualifiées, qui n’y accèdent pas. Ces efforts sont à mener tous ensemble, avec les partenaires de l’État", a indiqué à cette occasion Marlène Schiappa. Car nombre d’acteurs économiques, privés, comme publics, partagent la conviction que l’entrepreneuriat féminin est un facteur important de création de richesse, d’emplois et de performance économique, sociale et environnementale en France. À ce titre, il doit être reconnu, encouragé et promu.

Les pouvoirs publics se mobilisent C’est à cet effet que depuis 2011, la loi Copé-Zimmermann a contraint les grandes sociétés françaises à se doter, au 1er janvier 2017, d’un conseil d’administration comptant au moins 40 % de femmes. Et les résultats sont là, confirment les derniers chiffres d’Ethics & Boards : au 28 février 2018, les conseils d’administration et de surveillance du CAC 40 comptaient 42,3 % de femmes, ceux du SBD, 42,6 %. En revanche, les comités exécutifs plafonnent toujours autour de 15 %. Et au plus haut niveau, comme l’a mis en scène la réalisatrice Tony Marshall dans son dernier film Numéro Une, c’est la guerre des places. Une seule présidente au CAC 40 et seulement trois au sein du SBF20 tandis qu’à la direction générale, Isabelle Kocher à la tête d’Engie reste bien seule. Pour autant, la force contraignante de la loi a produit ses effets. "Même si je comprends que philosophiquement il soit dérangeant de passer par des quotas, c’est parfois un mal nécessaire, commente Marlène Schiappa. Depuis leur mise en place, nous avons réussi à augmenter le nombre de femmes à la gouvernance des entreprises. Ces lois ont démontré leur utilité, comme en politique où la parité s’est instaurée dans les conseils municipaux, alors que sans cette obligation, dans les communautés d’agglomération perdure une composition avec une majorité écrasante d’hommes". La secrétaire d’État

rappelle que pour poursuivre sur cette lancée, le gouvernement s’est donné pour objectif de doubler le nombre de femmes créatrices d’entreprise.

Industrie : nom féminin L’étude de Women Equity révèle qu’avec 26 % des entreprises classées, l’industrie est le premier secteur d’excellence des PME dirigées par des femmes. Forte de belles PME-PMI dirigées par des femmes, la Sarthe en est une belle illustration : Posson Packaging, FPEE, Grav’or, Plastigom... et CGMP dont la présidente Céline Bourdin est à l’initiative du lancement de la French Fab en Sarthe le 13 mars dernier. "La French Fab, c’est dire la fierté de produire en France ! Je me suis lancée dans cette aventure car je trouve important que nous, industriels fabricants sarthois, montrions à travers ce mouvement l’excellence de nos savoir-faire dans nos spécificités respectives", explique la dirigeante qui rappelle que l’industrie n’est pas masculine. "Nous recrutons des femmes, en ce moment nos usines s’arrachent le profil de directrice de production !", précise la présidente engagée. Soutenue par le gouvernement, la French Fab fédère désormais toute la Région des Pays de la Loire. Les petites comme les grandes entreprises, ouvertes aux évolutions qu’apportent le digital, les technologies nouvelles, l’économie verte et disposant d’une capacité de réinvention ont adhéré à la French Fab. Parmi elles, des femmes ont été mises en lumière à l’occasion du Prix de la Startup’euse mancelle, dont la deuxième édition a été lancée le 22 février dernier à la Ruche Numérique de la CCI. "Aujourd’hui

moins de femmes s’orientent vers l’innovation. Or, qu’est-ce qu’une startup ? C’est une entreprise qui innove, prend des risques, est à fort potentiel de croissance", a rappelé Marlène Schiappa, à l'initiative de ce prix.

Encourager l’innovation et la prise de risque "Responsable de la French Tech, j’ai constaté que peu de femmes participaient aux phases d’audition, c’est ainsi qu’est né ce prix, explique la secrétaire d’État. Or Le Mans bénéficie d’un écosystème favorable, efficace, pour diffuser l’innovation et accompagner ces femmes à travers les réseaux French Tech et ses acteurs économiques locaux. Tous les partenaires ont donné leur accord pour apporter soutien, concours financier, accompagnement en compétences !". La secrétaire d’État s’est entretenue avec Cédric Villani sur l’intelligence artificielle rappelant combien il est également important d’attirer les jeunes femmes sur les bancs des écoles d’ingénieurs. Pour la secrétaire d’État, deux autres facteurs culturels expliquent aussi le nombre limité de femmes dirigeantes : "Dans la création d’entreprise, ce qui est valorisé c'est la prise de risque. Or comme l’ont prouvé les sociologues, cette prise de risque est encouragée dès le plus jeune âge chez les petits garçons, que l’on incite à jouer à des jeux comme le football, la chasse au trésor... tandis que l’on pousse les filles plutôt vers des jeux de marelle, l'élastique..." Afin de susciter des vocations, il est donc indispensable d’encourager cette prise de risque le plus tôt possible. "Un autre tabou en France est lié au fait de

Céline Bourdin, présidente de CGMP, est aussi à l'initiative du lancement de la French Fab en Sarthe.

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Dossier gagner de l’argent. Nombre de femmes dirigeantes que j’ai rencontrées qui gagnaient beaucoup d’argent se justifiaient en disant que leurs profits seront reversés à une fondation, que c’est pour élever leurs enfants... Comme s’il y avait un double tabou pour les dirigeantes", regrette-t-elle.

Des réseaux pour parer l’excès de modestie Selon Women Equity, un des biais viendrait également de leurs méthodes de travail sur les levées de fonds. "Les dirigeantes sont souvent absentes des

réseaux d’entrepreneurs, or c’est là que les investisseurs vont chercher des clients. Un dirigeant, c’est isolé, une dirigeante, ça l’est encore plus", souligne Dunya Bouhacene. Un constat corroboré par nos témoignages. Même si ces dirigeantes ont rencontré des investisseurs qui leur ont fait confiance, elles avouent fréquenter peu les réseaux. "Je consacre tout mon temps à mon entreprise et à ma famille", témoigne Annelise Morin (Plastigom). "Je me suis surtout appuyée sur le club de développement du Pays sabolien", témoigne Sylvie Casenave-Péré, qui ajoute combien il est pourtant important

de témoigner : "il faut montrer que l’on peut mener de front une vie professionnelle intéressante et une vie privée". Or les réseaux de femmes se multiplient : on en compte plus de 500 en France. Ils permettent de donner la parole aux femmes, de les renforcer collectivement. "Le mentorat est important. Il est primordial de pouvoir échanger sur leurs problématiques spécifiques, de se projeter", souligne Marlène Schiappa, qui a créé à cet effet un réseau d’ambassadrices par Région et regrette par ailleurs leur excès de modestie. "Il faut leur apprendre à avoir confiance en elles et à ne pas s’auto-censurer".

La dirigeante de Plastigom reconnaît avoir attendu cinq ans avant d’accepter son poste par crainte de ne pouvoir le concilier avec sa vie familiale. "On a tendance à se sous-estimer, alors qu’on est pleine de ressources !" Pour Céline Bourdin, présidente de CGMP, "il est important que les femmes soient fières de leur parcours, mais surtout que les entreprises soient mixtes pour une meilleure compétitivité, car chacun apporte un regard différent et complémentaire !" conclut-elle. ◗◗ Élise Pierre

[ INTERVIEW ]

Sylvie Casenave-Péré "Vos concurrents vous sous-évaluent !" Première femme nommée au CA d’International Packaging Group, Sylvie Casenave-Péré veille sur sa famille comme sur l’entreprise Posson à Sablé, qu’elle a sauvée de la liquidation en 1995. Première entreprise sarthoise certifiée QSE, Posson - qui fête ses 75 ans - réalise 25 millions d'euros de chiffre d'affaires avec 130 salariés. Quelles sont les raisons qui vous ont poussée à reprendre Posson à l’époque ? C’était un appel à mes valeurs, à mon sens du devoir, car l’entreprise était en dépôt de bilan et ne trouvait pas d’acquéreur. Pour agir, il faut être bien entouré. C’est en voyant la confiance que mettaient en moi l’actionnaire - qui est venu me chercher et les salariés que j’ai décidé de prendre mes responsabilités. J’ai été beaucoup aidée par les équipes Posson dont j’ai toujours tenu à préserver le savoir-faire.

Avoir fait dès le départ des choix forts au niveau environnemental explique-t-il une partie du succès ? C’est incroyable car c’est vrai que dès le début, nous avons fait de l’environnement le cœur de notre offre et associé les managers à la reprise de l’entreprise. Notre ADN était déjà notre responsabilité

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Sylvie Casenave-Péré, dirigeante de Posson.

sociétale et environnementale sans que le label RSE ne soit encore reconnu ! Nos quatre piliers Posson sont de travailler sur ces valeurs auprès de nos clients, fournisseurs, actionnaires comme salariés. C’est ainsi que nous avons remis l’entreprise en zone de profit.

Est-ce qu’être une femme a été un frein ? Pour la reprise, pas du tout, l’actionnaire était suisse où la parité est très respectée : en misant sur une femme, il y a vu un atout différenciant pour redresser l’entreprise. C’était un challenge à relever. Être une femme n’a jamais été un frein et si certaines choses sont plus complexes à gérer, en même temps vos concurrents vous sous-évaluent ! Les partenaires qui souhaitent nous confier des marchés aiment les parcours différents et j’ai toujours été considérée avec bienveillance.

Comment avez-vous concilié votre vie familiale - vous êtes mère de cinq enfants - et Posson ? Cette responsabilité, ce souci permanent de défendre l’entreprise en a fait une personne. J’y ai mis le même engagement que pour ma famille, car sans ces salariés qui ont eu envie de s’investir, Posson n’existerait plus ! Ma soupape, c’est mon footing tous les matins qui me permet de m’oxygéner et de m’isoler, et depuis peu le yoga. C’est une question de discipline. Je me lève tôt et je me couche tard, il faut s’investir, mais quand on aime ce que l’on fait on ne compte pas ses heures. J’ai eu cinq enfants, qui sont aujourd’hui tous autonomes et tout s’est très bien passé ! Mon fils Nicolas Foussier travaille avec moi depuis neuf ans, avec la même passion et le même sens des responsabilités, c’est formidable car je vais pouvoir lui transmettre bientôt mon bébé Posson !


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international

ASIE CENTRALE

Une zone à prospecter Peu connue du grand public et aux contours encore flous, l'Asie centrale est une zone qui suscite l'intérêt des entreprises qui prospectent sur les marchés internationaux. Idéalement placés au carrefour de l'Europe et de l'est asiatique, ces pays de l'ex-URSS attisent bien des convoitises.

Pour 2IE International, l'Asie centrale représente 20 % de son chiffre d'affaires export.

L

es acteurs économiques sont très ouverts et cherchent à développer leur business pour exporter leurs savoir-faire et importer ce dont ils ont besoin," affirme Stanislas Gru, commercial export chez 2IE International, le fabricant sarthois de rampes et pivots d'irrigation situé à Sargé-lès-Le Mans qui exporte vers l'Asie centrale depuis onze ans. "Ils sont aussi friands des nouvelles technologies". Regroupant des pays de l'ex-URSS Kazakhstan, Ouzbékistan, Turkménistan, Tadjikistan, Kirghizistan ; auxquels est souvent associé l'Azerbaïdjan - l'Asie centrale représente une vaste zone géographique qui a connu de 2013 à 2016 une croissance économique de 20 à 30 % selon les pays (1). Comme l'économie informelle reste élevée dans la région, les données officielles manquent toutefois de fiabilité. Dans cette région, les liens avec la Russie restent forts. Le Kazakhstan 30 maine éco mai 2018

fait partie des trois pays fondateurs en 2014 de l'Union économique eurasiatique, avec la Russie et la Biélorussie, créée comme l'UE pour faciliter les échanges. Rapidement, l’UEE s’est élargie à de nouveaux pays : l’Arménie (janvier 2015) et le Kirghizistan (août 2015). Mais, hormis avec la Russie, les pays membres échangent peu entre eux, sauf le Kirghizistan avec le Kazakhstan. Sophie Lanfranchi du cabinet conseil Lyonnais Dualest, très présent sur la zone de la Communauté des États Indépendants (CEI), est spécialiste de l’Azerbaïdjan et du Kazakhstan. "Ces marchés sont de plus en plus structurés commercialement. On est passé de marchés traditionnels à des marchés avec une distribution moderne et organisée. La consommation des ménages est tournée vers les produits occidentaux avec une hausse constante du pouvoir d’achat. Mais les économies sont encore très pétro-dépendantes. Ce qui

occasionne des fluctuations des monnaies locales parfois fortes ! Et quand elles se déprécient, la consommation des ménages est vite en berne !"

Les Français ont leur carte à jouer Dans ces deux pays où la classe moyenne est très demandeuse des marques internationales, les entreprises françaises ont leur carte à jouer. "Très appréciée, la France est synonyme de produits de grande qualité". Les opportunités d'affaires sont nombreuses dans les secteurs porteurs : "Tous les matériels, équipements, engineering qui font partie des secteurs de l’Oil and Gas, les produits à forte valeur ajoutée (décoration intérieure, agroalimentaire, épicerie fine, accessoires de mode), prêt-àporter de marque, automobile, médical, produits du BTP, équipements de télécommunications, meubles, soins et beau-

té, filière laitière, équipements agricoles." Pour 2IE International, l'Asie centrale représente 20 % de son chiffre d'affaires export. C'est désormais une grande zone d'exportation pour cette PME de dix salariés, qui réalise selon les années de 40 à 60 % de son chiffre d'affaires à l'export (CA total de 2 à 3 millions d'euros). "Nous travaillons avec le Kazakhstan depuis onze ans, l'Ouzbékistan depuis cinq ans et le Kirghizistan depuis trois ans, explique Stanislas Gru. En fait, les contacts sont pris lors de salons (Agritechnica en Allemagne, Eima en Italie et Sima à Paris) où énormément d'étrangers à la recherche de fournisseurs sont présents. Après les affaires se font par le bouche-à-oreille et notre site Internet. Notre démarche est toujours la même. On essaie de trouver des concessionnaires pour nous représenter, capables de réaliser les projets de A à Z et d'assurer le service après-vente. Au départ, on doit se déplacer pour les former pendant deux à trois ans, des techniciens les assistent pour le montage et la mise en route des première machines. Pour communiquer, on peut utiliser l'anglais, mais le russe c'est mieux. Je prends d'ailleurs des cours depuis deux ans. Et sur les salons, nous avons une interprète russe."

Aller sur place Ces pays se développent au niveau agricole. "Les fermes, de grandes exploitations avec des investisseurs locaux et étrangers, se modernisent très vite. S'ils veulent des rendements constants, ils doivent irriguer. Petit à petit, ils comprennent que c'est une assurance pour eux."


international

Selon Stanislas Gru, commercial export chez 2IE International, "Notre savoir-faire, notre SAV performant et la qualité française sont reconnus."

Pour lui, ce n'est pas une zone plus difficile qu'ailleurs : "Il faut aller sur place et participer à des salons." Ce que préconise également Sophie Lanfranchi. "S’y rendre est indispensable pour comprendre mais surtout aller rencontrer ses interlocuteurs ! Mieux vaut se faire accompagner par des sociétés locales ou étrangères qui ont une vraie expérience opérationnelle du pays". Les opportunités attirent bien sûr la concurrence. "Tous nos concurrents sont présents là-bas, poursuit le commer-

cial export de la PME sarthoise. Nous sommes 10 à 15 sur le marché mondial, c'est un petit milieu où tout le monde se connaît. Nous sommes bien sûr en concurrence avec les Chinois, proches géographiquement, mais notre savoir-faire, notre SAV performant et la qualité française sont reconnus." Côté paiement, pas de problème. "Nous pratiquons le 100 % paiement avant expédition, comme pour tous les pays vers lesquels nous exportons." Un avantage dans ces pays : la fidélité des concessionnaires… "Cela nous évite de devoir former de nouveau des interlocuteurs". Poursuivant sur sa lancée, 2IE International essaie de développer son volume d'affaires là où le potentiel est élevé. Pour en savoir plus sur l'Asie centrale, vous pouvez contacter le conseiller à l'international de la CCI. Sophie Lanfranchi et son collègue Amaury Vildrac seront également présents lors de l'International Week (voir l'encadré).

International Week

Le 2 octobre à la CCI Le Mans Sarthe Les CCI des Pays de la Loire et leurs partenaires organisent du 1er au 5 octobre 2018 l'International Week, un événement d’envergure régionale avec trois temps forts au Mans, Angers et Nantes. Le 2 octobre, la CCI Le Mans Sarthe vous embarquera dans une journée de l’international avec au programme des ateliers et cafés-pays destinés aux exportateurs débutants ou confirmés, des témoignages d’entreprises exportatrices, des rendez-vous d’experts thématiques et marchés, un cocktail networking et des conférences. Plusieurs sujets clés seront abordés comme l’automobile, l’Asie du Sud-Est et l’Asie centrale mais aussi la Silver économie. Réservez dès à présent votre 2 octobre et venez rencontrer notre quarantaine d’experts pays et thématiques présents au Mans lors de la Week !

◗◗ Karine Méteyer (1) Selon World Bank Database 2016, IMF World Economic Outlook Database, 2017.

Contact CCI : Éric Mital au 02 43 21 00 12

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STAGES INTER-ENTREPRISES Le service Formation Continue de la CCI vous propose des stages inter-entreprises

Nos conseillers sont à votre disposition pour vous aider dans le choix de formations répondant le mieux à vos besoins et vos objectifs.

• Formations éligibles CPF Intitulé

Durée

Dates

Tarif

Certificat de Compétences en Entreprise : tuteur

2 jours

17 et 18 mai 2018

1 105 €

Certificat de Compétences en Entreprise : formateur

4 jours

31 mai, 1er,14 et 15 juin 2018

1 710 €

Certificat de Compétences en Entreprise : animer une équipe de travail

6 jours

14, 15, et 24 mai et 4, 5 et 12 juin 2018

2 540 €

Durée

Dates

Tarif

2 jours

17 et 18 mai 2018

605 €

2 jours

31 mai et 1er juin 2018

605 €

3 jours

14, 15 et 24 mai 2018

1 020 €

1 jour

29 mai 2018

350 €

Séniors : préparez votre retraite

1 jour

4 juin 2018

350 €

Sauveteur secouriste du travail Maintien et actualisation des compétences sauveteur secouriste du travail

2 jours

4 et 5 juin 2018

210 €

1 jour

28 mai 2018

120 €

1 jour

29 mai 2018

400 €

3 jours

4, 5 et 12 juin 2018

1 020 €

Linkedin pour les pros Actualiser ses connaissances en droit social

1 jour

5 juin 2018

400 €

1 jour

8 juin 2018

270 €

Excel Base de données et tableaux croisés dynamiques

1 jour

14 juin 2018

210 €

Gérer les conflits professionnels

2 jours

14 et 15 juin 2018

650 €

HACCP (professionnels CHR) TVA à l’international (personnel administration des ventes

2 jours

25 & 26 juin 2018

420 €

1 jour

26 juin 2018

350 €

Perfectionnement : maîtriser la paie et les évolutions législatives

3 jours

27, 28 et 29 juin 2018

965 €

SST Sauveteur Secouriste du Travail

2 jours

12 et 13 septembre 2018

210 €

HACCP (professionnels CHR)

2 jours

24 et 25 septembre 2018

420 €

Maintien et actualisation des connaissances SST

1 jour

24 septembre 2018

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• Nos incontournables inter-entreprises Intitulé Formation de tuteur hors CCE*

(tout public accueillant des stagiaires ou apprentis en formation)

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(encadrement d’une équipe ou d’un projet)

Développer votre efficacité commerciale au téléphone (assistante commerciale, télé-opérateur)

Stratégie publicitaire sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram) - Niveau 2 (chargé de communication, responsable marketing…)

Manager les situations complexes

(encadrement d’une équipe, d’un projet)

(Service RH ou administratif)

export, comptabilité…)

• Formations spécifiques pour les infirmiers, gypsothérapeutes, kinésithérapeutes Intitulé

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Tarif

Techniques d‘immobilisation plâtres et résines : perfectionnement - Formule ½ pension (déjeuner inclus)

5 jours

18 au 22 juin 2018

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3 jours

26 au 28 septembre 2018

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*CCE : Certificat de compétences en entreprise

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RÉFORME DE L'APPRENTISSAGE

Les conséquences pour les entreprises Dans le cadre du projet de loi "Pour la liberté de choisir son avenir professionnel", le gouvernement a lancé début février une réflexion pour transformer l'apprentissage en France en annonçant une vingtaine de mesures concrètes. Tour d'horizon des annonces impactant les entreprises.

E

n France, seulement 7 % des jeunes français de 16 à 25 ans sont en apprentissage contre 15 % dans les pays européens où le taux de chômage est bas. L'apprentissage est sans conteste l'un des meilleurs tremplins vers l'emploi : 70 % des apprentis trouvent un emploi dans les sept mois suivant leur formation (un chiffre qui monte à 75 % dans les CFA des CCI). Or, pour de nombreuses raisons, le système de l'apprentissage peut décourager l'apprenti, le CFA et l'entreprise. Pour lever une partie des freins, le gouvernement annonce donc toute une série de mesures. Aujourd’hui, il existe trois aides à l’embauche différentes et un crédit d’impôt. Le système est illisible pour les entreprises. Demain, ces quatre soutiens financiers seront unifiés et ciblés sur les TPE et PME (toutes les entreprises de moins de 250 salariés), pour des embauches sur des diplômes de niveau bac et pré-bac. L’aide par contrat sera supérieure à 6 000 € pour deux ans. Pour toutes les entreprises de moins de 250 salariés, l’objectif est que le reste à charge mensuel d’un jeune mineur en apprentissage préparant un diplôme de niveau bac ou pré-bac soit de 65 € par mois la première année, et 424 € la seconde ; et que pour un jeune de 25 ans préparant le même niveau de diplôme, le reste à charge soit de 484  € par mois la première année, et de 781 € la deuxième année. Par rapport à la situation actuelle, le reste à charge pour l’entreprise employant un

jeune de 25 ans diminuera de 100 € par mois. Cette aide sera payée par l’État et distribuée par les Régions, qui pourront l’abonder si elles le souhaitent.

Une seule cotisation alternance Par ailleurs, le système de financement de l’apprentissage va être entièrement revu de façon à le rendre non seulement plus simple mais aussi plus transparent. Le gouvernement propose une seule cotisation alternance au lieu de deux aujourd'hui (taxe d'apprentissage et part professionnalisation de la cotisation 1 % formation). Demain, tout contrat en alternance sera financé : chaque jeune et chaque entreprise qui signent un contrat en alternance ont la garantie de bénéficier d'un financement. La recherche d'une entreprise par un jeune ne se heurtera donc plus au problème du financement du contrat. Autre mesure : les référentiels d’activité et de compétences des diplômes seront écrits par les professionnels de branche. Les règlements d’examen et les référentiels de formation seront co-décidés entre les branches professionnelles et l’État. Les diplômes correspondront ainsi davantage aux besoins en compétences des entreprises, seront plus rapidement créés et plus rapidement rénovés. Le gouvernement propose également d'assouplir la rupture du contrat d’apprentissage. Au-delà de 45 jours en

entreprise, elle nécessite aujourd’hui un commun accord de l’employeur et de l’apprenti ou exige une procédure lourde et longue devant les prud’hommes. Demain, le contrat d’apprentissage pourra être rompu soit d’un commun accord, soit pour faute grave ou inaptitude, soit en cas de force majeure ou d’exclusion définitive du CFA. Des dispositifs de médiation préalable à la rupture seront mis en place. Un nouveau droit à la rupture du contrat sera également créé pour l’apprenti. La réglementation des conditions de travail sera aussi revue afin de faciliter l’intégration de certains apprentis mineurs dans les secteurs où le travail se déroule habituellement sur un chantier, comme le bâtiment ou les travaux publics par exemple, le temps de travail maximum sera porté à 40 heures. Les

heures au-delà de 35 heures seront payées en heures supplémentaires et les compensations seront négociées par accord de branche. Afin de simplifier drastiquement les formalités administratives liées à l’embauche d’un jeune en apprentissage, la procédure d’enregistrement des contrats sera réformée. Reste encore la rédaction des décrets d'application et la mise en œuvre opérationnelle de la loi pour faire évoluer le système de l'apprentissage français… ◗◗ Maryse Gauthier

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[focus]

INTERNATIONAL BUSINESS DAYS

Une convention sur les innovations dans les filières transports

La convention d'affaires International Business Days se déroulera les 13 et 14 juin prochains sur le Technoparc du circuit des 24 Heures, avec son concept original à savoir l’association des aspects business (rendez-vous personnalisés, espaces d’exposition et de démonstrations, conférences, présentations techniques, témoignages), des sports mécaniques (accès aux zones professionnelles du circuit le mercredi 14 après-midi) et

de la gastronomie (dégustation de produits régionaux et dîner gastronomique). Parmi les nouveautés de cette 11e édition, la création d’un "Village fabrication additive" regroupant des entreprises spécialisées des secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et du médical. Un espace leur sera spécialement dédié pour donner la possibilité de présenter le matériel de production et de fabriquer des pièces pendant l'événement. Une table-ronde sera également proposée sur "La veille technologique à l'heure du 4.0", animée par Vincent Lebugle, rédacteur en chef de Tôlerie magazine. Les quatre conférences seront axées sur l'innovation : "L’hybridation d’énergie et les systèmes de stockage", "La mesure au service du manufacturing", "La fabrication additive dans le monde automobile : réalité et perspectives", "Les composites structuraux : l’allègement ultime". En chiffres, depuis 2008, International Business Days Le Mans, c'est plus de 2 000 rendez-vous personnalisés, près de 1 000 participants, 18 pays représentés et 70 expertises métier. Plus d'information : www.ibdlemans.com

[PÔLE ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR DE LA CCI]

55 nouveaux diplômés Le Pôle enseignement supérieur de la CCI du Mans et de la Sarthe - qui regroupe les trois écoles supérieures EGC du Maine, Isialm et IPI Le Mans - a organisé sa cérémonie de remise des diplômes, sous la présidence de Noël Peyramayou. Toutes les trois affichent de bons taux de réussite : entre 83 % et 85 %. L’École de gestion et de commerce du Maine forme des cadres opérationnels en commerce, gestion, management et commerce international. Accessible sur concours, l’école délivre le titre de Bachelor EGC Responsable en marketing, commercialisation et gestion visé par l’État à bac + 3. L’Institut supérieur d’ingénierie d’affaires Le Mans propose une formation de responsable d’affaires capable de mettre en place de nouveaux projets clients, d’en assurer la gestion et la rentabilité financière. L'Isialm recrute des jeunes issus de formations techniques ou généralistes de bac + 2 à bac + 5. Le titre délivré par l'école de Manager en ingénierie d’affaires de niveau 1 (équivalent à bac + 5) est inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). L’Institut de la promotion industrielle Le Mans recrute à bac + 2/+ 3 à dominante technique/industrielle et forme des cadres intermédiaires qui allient capacités à gérer le process industriel, améliorer la performance industrielle et manager les équipes de production. L’institut délivre le titre 34 maine éco mai 2018

certifié de niveau 1 Manager des opérations et de projets industriels inscrit au RNCP. Ces trois écoles supérieures de la CCI sont à taille humaine et proposent aux étudiants une formation complète et une connaissance du monde de l’entreprise, véritable passeport pour l’emploi. Elles permettent à leurs jeunes diplômés, au profil de manager, de devenir de vrais professionnels capables de gérer des projets de développement d’activités dans les entreprises.


[SANTÉ AU TRAVAIL 72]

[COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU GESNOIS BILURIEN]

Un plan intercommunal de développement économique

Les élus locaux de la communauté de communes du Gesnois Bilurien ont signé une convention avec la CCI en partenariat avec la Chambre de métiers et de l’artisanat pour travailler ensemble sur la définition d’un plan intercommunal de développement économique (PIDE). La communauté de communes composée de 23 communes au 1er janvier 2018 présente un tissu économique d'environ 764 établissements (industries, commerces, services) employant près de 2 860 salariés. Ses élus ont la volonté de répondre aux besoins et aux

attentes des entreprises, en déployant des actions concrètes (développement de zones d'activités économiques, évolution de l’offre foncière/ immobilière, accompagnement des entreprises existantes…). Pendant trois mois, la CCI avec la CMA va ainsi travailler avec la communauté de communes pour réaliser un état des lieux du tissu économique, une large enquête de besoins auprès des entreprises du territoire (commerçants, artisans, prestataires de services, industriels) et des ateliers participatifs avec les acteurs économiques locaux (élus, techniciens, dirigeants d’entreprises, etc.). La finalité de cette étude de terrain est de permettre à la communauté de communes d’avoir une vision claire des attentes des entreprises et des élus en matière de développement économique pour définir une stratégie concertée entre les élus et les entreprises du territoire. Ce Plan intercommunal de développement économique final proposera des actions priorisées et détaillées à cinq ans. Contact CCI : Angélique Barré au 02 43 21 00 31

UN GUIDE TÉLÉCHARGEABLE

EMC2, pôle de référence en France et à l'international sur l'advanced manufacturing, publie un guide pratique pour aider les entreprises à réussir leur transformation numérique et franchir le pas vers l'Industrie du Futur. Même si celle-ci se caractérise aujourd'hui par des technologies de plus en plus nombreuses et évolutives, c'est à présent la capacité des femmes et des hommes à adopter et à mettre en œuvre les nouvelles technologies qui conditionne le développement de la performance des entreprises. Présentée le 20 mars par Laurent Manach, directeur du Pôle EMC2, et Frédéric Dabe, directeur solutions Manufacturing Altran, dans le cadre du Salon industrie et sous-traitance du grand Ouest 2018 à Nantes, ce guide L'humain au cœur de l'Industrie du Futur apporte, au travers de 18 nouvelles solutions technologiques illustrées de cas d'usage réels, des éléments concrets d'analyse et livre les clés permettant aux entreprises de réussir leur transformation numérique. Un schéma où l'humain occupe une place prépondérante, car les entreprises qui réussiront le mieux leur transition seront celles qui parviendront à mobiliser leurs collaborateurs et à les inscrire au cœur de leur

© IRT Jules Verne

L'humain au cœur de l'Industrie du Futur

projet de transformation. Ce guide s'articule autour de trois idées fortes : l'Humain doit être à la fois créateur de valeur, architecte de la transformation et accélérateur de l'innovation. Il explique comment faciliter l'accès à la connaissance et accélérer les expériences, exploiter la technologie pour augmenter les capacités physiques, sensorielles et cognitives des femmes et des hommes, favoriser et dynamiser la motivation, l'innovation et l'engagement. Le guide de 45 pages est téléchargeable gratuitement.

Plus d'information : www.pole-emc2.fr/

© Photomorphic PTE. LTD.

Sensibiliser et prévenir

Le lundi 25 juin à 16 h, Santé au travail 72 invite les entreprises à son assemblée générale dans les locaux de son siège social, au 9 rue Arnold Dolmetsch au Mans. Cette année, l’accent sera mis sur la présentation de ses quatre missions, à savoir l’action en entreprise, les conseils aux employeurs et aux salariés, le suivi individuel de l’état de santé des salariés, la traçabilité des expositions professionnelles et la veille sanitaire. Ce sera également l'occasion pour Santé au travail 72 d'expliquer les rôles des différents professionnels au sein des équipes pluridisciplinaires et de faire le bilan des actions de sensibilisation sur l’année écoulée. Il faut noter qu'au-delà de la surveillance de l'état de santé de chaque salarié, les services de santé au travail interentreprises proposent une démarche de prévention notamment par un diagnostic sur le terrain des situations à risques qui peuvent porter atteinte à la santé (produits chimiques, bruit, gestes répétitifs à la manutention…). Cette opération est réalisée soit en lien avec les personnes en charge de l'hygiène/ sécurité dans l'entreprise, soit directement avec l'employeur et ses salariés selon la taille de l'entreprise. Cette intervention permet d'apporter à l'employeur des éléments pour évaluer les risques et envisager des actions de prévention. Plus d'information : www.st72.org maine éco mai 2018 35


[focus]

DÉVELOPPER L'INSERTION PROFESSIONNELLE DES JEUNES

La Région soutient le projet du CFA CCI La Région Pays de la Loire fait le choix d'adopter une stratégie européenne volontariste avec l'ambition de créer des leviers au service de l'emploi et de la croissance sur les territoires avec l'appui des fonds européens. Depuis 2016, elle soutient financièrement le Centre de formation d'apprentis de la CCI dans ses actions pour améliorer le taux de qualification des apprenants. Partant du constat que la mise en place du bac pro et la conjoncture économique ont généré une baisse considérable des effectifs globaux des apprentis, le CFA qui accueille 1 400 jeunes, a souhaité conduire des actions à destination : des entreprises, pour lever les freins à l’embauche et renforcer l’accompagnement d’un apprenti ; des jeunes et des familles pour accéder, sécuriser et valider le parcours en apprentissage ; et enfin des formateurs et tuteurs, dans le cadre de la mise en place d’une réelle pédagogie de l’alternance. Des actions concrètes ont ainsi été mises en œuvre permettant un accompagnement

et une sécurisation de la relation entreprise/ jeune, une individualisation et différenciation pédagogique des parcours de formation et un accompagnement socio-éducatif de l’apprenti. Au départ du projet, au 1er septembre 2016, le taux de qualification obtenu était de 84,55 %. Grâce à l’ensemble des actions mises en place, le CFA projette une progression de près de 2,5 % pour la session d’examens de juin 2019, avec un taux de qualification escompté de 87 %.

UNE PLATEFORME VIBROMÈTRE LASER 3D ROBOTISÉ AU MANS

© Polytech Gmbh

Un équipement unique en France

Le Mans Université, l’Institut de recherche technologique (IRT) Jules Verne et la Société d’accélération du transfert de technologie (SATT) Ouest Valorisation ont inauguré la plateforme vibromètre laser 3D robotisé, installée au cœur de la halle technique de l’École d’ingénieurs du Mans (Ensim). Ce vibromètre laser à balayage 3D permet de mesurer les champs vibratoires complexes sans aucun contact et sur un temps de réalisation optimisé. La robotisation de la plateforme garantit une exploitation sur structures industrielles de petite 36 maine éco mai 2018

ou grande dimension et de forme complexe. En charge de l’exploitation de l’équipement, l’IRT Jules Verne en assure le fonctionnement au travers de projets industriels de recherche collaborative avec ses partenaires industriels, académiques et centres techniques. Adaptées aux besoins des industriels pour du contrôle rapide et flexible sur des pièces échelle 1 (panneaux, moteur, échappement, pneus, matériaux amortissants, etc.), les mesures issues de la plateforme s'appliquent à plusieurs filières, notamment aéronautique, transport terrestre, naval, énergie, etc. La SATT Ouest Valorisation contribue à la commercialisation des services de la plateforme, tant par l’ingénierie juridique des contrats de collaboration avec les entreprises que par l’accompagnement marketing via une démarche de segmentation et de promotion de l’offre de service. Destinée à rejoindre le Technocampus acoustique à horizon 2021, cette plateforme est un outil différenciant d’attractivité pour les industriels. Elle symbolise les ambitions de développement de partenariats recherche publiquerecherche privée que visent conjointement Le Mans Université, l’IRT Jules Verne et la SATT Ouest Valorisation.

L'ÉVÉNEMENT NUMÉRIQUE DIGITAL CHANGE

Rendez-vous le 29 mai au Mans Digital Change, c’est une journée intégralement consacrée à la transformation numérique de toutes les entreprises. Destinée aux dirigeants, elle est fondée sur l’échange d’expériences, la découverte de solutions, la mise en valeur de réussites. Digital Change Le Mans se déroulera dans les locaux de la CCI, 1 boulevard René Levasseur et vous propose deux ateliers de 45 minutes pour découvrir des expériences remarquables de transformation numérique d’entreprises avec leurs dirigeants de la région. Selon l'enquête de satisfaction des éditions 2017, 91 % des visiteurs se disent prêts à recommander cet événement à leurs pairs, 86 % ont été satisfaits du village des solutions et 81 % ont trouvé ce qu'ils étaient venus chercher. Quant aux exposants, 100 % ont été satisfaits des profils et de la qualité des visiteurs. Inscription : www.digital-change.fr/


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d'une communauté de communes…

LE SUD-EST DU PAYS MANCEAU

Le "poumon vert" de l’ag En périphérie de l’agglomération mancelle, la Communauté de communes Sud-Est du Pays manceau présente le double avantage de se positionner dans le prolongement du principal bassin d’activité économique du département, Le Mans Métropole, tout en offrant un cadre de vie rural très agréable. Depuis près de 20 ans, les élus du territoire ont su mettre en avant ces deux atouts, ainsi que la proximité d’importants axes routiers, pour attirer de nombreuses PME. Aujourd’hui encore, le Sud-Est du Pays manceau continue d’accueillir régulièrement de nouvelles entreprises sur des zones d’activités communautaires spacieuses et fonctionnelles. Créé au cours de ces dernières années, le club d’entreprises, Agoora, s’est aussi imposé comme l’un des moteurs du développement local.

La zone de la Chenardière à Changé a été conçue dès 2005 dans une logique de développement rural.

À

la différence des intercommunalités rurales, qui doivent rassembler de nombreuses communes pour atteindre le seuil de 15 000 habitants imposé par la loi Notre (Nouvelle organisation territoriale de la République), la Communauté de communes périurbaine du Sud-Est du Pays manceau n’est constituée que de cinq adhérentes (Brette-les-Pins, Challes, Changé, Parigné-l’Évêque et 38 maine éco mai 2018

Saint-Mars-d’Outillé), tout en rassemblant 17 000 habitants. La population est, en particulier, assez concentrée sur les villes de Changé et Parignél’Évêque qui comptent respectivement 6 500 et 5 000 habitants. "Cette situation est avantageuse, car il nous est plus facile de trouver des accords et d’avancer en étant cinq communes autour d’une table qu’en étant 20", affirme Martine Renaut, présidente de

la communauté de communes et élue de Changé. Non impactée par la loi Notre, la collectivité intercommunale a pu poursuivre à son rythme les projets déjà lancés.

Une cible : les petites et moyennes entreprises Les élus continuent ainsi à piloter une politique mise en place depuis plus de

15 ans et dont l’objectif est de favoriser l’accueil et le développement des petites et moyennes entreprises (PME). "Nous avons fait le choix de nous orienter vers les PME-PMI quasiment dès la création de la communauté de communes, considérant que notre territoire disposait des atouts nécessaires pour séduire ce type d’activités. Pour nous, il est préférable de pouvoir s’appuyer sur un tissu industriel diversifié plutôt que d’être dépendant d’une ou deux entreprises de très grande envergure", poursuit Martine Renaut. Ainsi, le Sud-Est du Pays manceau, encore peu industrialisé il y a 20 ans, a peu à peu conquis de nouveaux entrepreneurs, tout en soutenant activement le développement des sociétés déjà implantées sur son territoire.

Des zones d’activités exemplaires "Pour atteindre notre objectif, nous avons investi dans l’aménagement de zones d’activités de qualité, proposant des espaces adaptés aux besoins des entrepreneurs, respectueuses de l’environnement et proches des principaux axes routiers", résume la présidente. Dès 2005, dans cette logique, la collec-


à l'autre

glomération mancelle d’emballages, notamment pour la cosmétique) qui demeure l’un des fleurons économiques du Sud-Est du Pays manceau.

Martine Renaut, présidente de la communauté de communes.

tivité a créé la zone de la Chenardière à Changé en bordure de l’axe périphérique contournant Le Mans, dans la continuité de premières zones communales déjà dédiées aux PME. Garantissant une excellente visibilité à ses occupants, elle a sans doute été l’une des premières du département à être conçue dans une logique de développement durable, restant interdite à toute activité polluante, offrant des espaces arborés et un ensemble architectural très homogène. Aujourd’hui, le site a belle allure, occupé par plusieurs dizaines d’entreprises industrielles et artisanales de petites et moyennes tailles, traditionnelles ou innovantes. En parallèle, la communauté de communes a mis à profit l’ouverture d’une sortie de l’autoroute A28 à quelques kilomètres de Parigné-l’Évêque pour donner naissance au parc d’activités de la Boussardière. Attenant à cette bretelle autoroutière, d’une surface potentielle de 30 hectares, celui-ci a, dès son origine, accueilli les nouveaux locaux de MT Packaging historiquement installé sur la commune de Challes (1), au cœur de la campagne. Aujourd’hui, ces bâtiments sont la propriété du groupe Albea Cosmetics France (production

Après cette première implantation, La Boussardière a séduit près d’une dizaine d’autres entrepreneurs dont Pascal Joubert, le dirigeant des menuiseries Bourneuf, qui représente l’une des plus belles réussites économiques du secteur.

Nouvelles implantations "Aujourd’hui, après une période de ralentissement des implantations, pour cause de crise économique, les projets se concrétisent à nouveau", constate Martine Renaut. Ainsi, au cours de ces derniers mois, LCB (Louis Couverture et Bardage) et Sarthe Pliage, entreprises déjà installées sur la zone, ont fait construire de nouveaux locaux afin de poursuivre leurs croissances respectives. De même, APS, fabricant de touillettes pour distributeurs automatiques de boissons, jusqu’alors à Montfort-le-Gesnois, a fait ériger un bâtiment de 4 000 m2 qui lui permet d’investir dans les nouvelles machines indispensables à la poursuite de son développement. "Désormais, nous accompagnons l’installation de la société KS 24 qui vient de lancer la construction d’un centre de karting indoor et proposera la première activité de loisirs sur la zone", ajoute Jean-Baptiste Yvernault, confiant que d’autres terrains pourraient être vendus dans les prochains mois. "Nous disposons encore de plusieurs terrains viabilisés", ajoute Martine Renaut. À l’évidence, le site de La Boussardière est en train d’enclencher la vitesse supérieure, optimisant son meilleur atout : la proximité de l’autoroute.

Agoora fait bouger les lignes Pour accompagner ce développement économique, la communauté de communes s’est dotée, depuis 2012, d’un outil efficace et performant : un club d’entreprises. Dénommée Agoora, cette association compte une quarantaine d’entrepreneurs représentant l’ensemble du Sud-Est du Pays manceau (au-delà des zones d’activités communautaires). "Ce club nous permet d’échanger et, surtout, de mettre en place des actions concrètes comme la gestion mutualisée de nos déchets, explique François Six, le dirigeant d’Accès Direct Sixbox. Ensemble, nous développons de vraies synergies qui profitent à chacun." "Agoora est en train de faire bouger les lignes", ajoute Jacques Denis, qui dirige l’entreprise d’optique éponyme, soulignant l’ambiance chaleureuse qui règne au sein du club.

Lutter contre la désertification médicale Pour maintenir cette dynamique, les élus ont aussi la volonté de favoriser

La collectivité a aménagé de nombreux chemins de randonnée.

l’arrivée de nouveaux habitants par la rénovation des logements, le développement de l’offre de services et le recours à de nouveaux modes de transports, comme le système d’autopartage à Brette-les-Pins et le Vaotram proposé par la ville de Changé pour conduire les habitants au tramway. "L’une de nos priorités est également de lutter contre le risque de désertification médicale. Plusieurs de nos

Jacques Denis, dirigeant de l’entreprise d'optique éponyme.

maine éco mai 2018 39


d'une communauté de communes…

médecins vont partir en retraite dans les prochaines années et, déjà, le nombre de généralistes a significativement diminué ces dernières années, souligne Martine Renaut. C’est pourquoi nous soutenons, en lui déléguant notamment l’un de nos techniciens, l’association des professionnels de santé du territoire qui s’est créée pour accueillir de nouveaux médecins et travaille en ce sens avec les autorités administratives et médicales." Dans le même esprit, la communauté

de communes est consciente qu’elle doit agir pour préserver un cadre de vie qui demeure l’un des attraits majeurs du Sud-Est du Pays manceau. C’est pourquoi, elle est très attentive au maintien des commerces de proximité. "À Changé et Parigné-l’Évêque, la grande distribution et les petits commerces cohabitent bien et ces communes bénéficient d’une bonne dynamique commerciale. À l’inverse, la situation est difficile sur le reste du territoire et les municipalités doivent

trouver des solutions pour sauver les commerces, comme ce fut récemment le cas à Saint-Mars-d’Outillé où la commune a racheté le café-restaurant." De même, les élus s’attachent à encourager le déploiement de structures et d’animations dédiées au tourisme : hébergement, visites… "Un effort important a été réalisé par les collectivités pour aménager de nombreux chemins de randonnée qui peuvent séduire les habitants comme les visiteurs", souligne la présidente de la communauté

de communes. Le tourisme : un axe de développement local à approfondir ? Sans doute, même si l’industrie et les services resteront le fer de lance de la croissance du "poumon vert" de l’agglomération mancelle. ◗◗ Emmanuel Chevreul

(1) Ces locaux de Challes sont désormais occupés par Technicaps Packaging, fabricant de bouchons et boîtes en plastique pour la cosmétique et la parfumerie.

ACCÈS DIRECT SIXBOX ET JACQUES DENIS

Deux entreprises atypiques sur le territoire Le Sud-Est du Pays manceau regorge de petites et moyennes entreprises originales qui ont su percer dans des niches techniques. son garage, l’entrepreneur a décidé, il y a cinq ans, de construire son propre bâtiment et d’investir dans une puissante presse de plasturgie pour maîtriser l’essentiel de sa production. "J’ai naturellement choisi de m’implanter sur la zone de La Boussardière, car elle est proche de mon lieu d’habitation, mais surtout parce qu’elle est proche de l’autoroute", explique François Six qui s’apprête à doubler la surface de son bâtiment pour répondre à l’afflux des demandes. "Avec mon fils, qui est mon associé, nous allons lancer un nouveau produit stoppant la pousse de l'herbe sous les clôtures, en réutilisant la matière des tableaux de bord des voitures, actuellement non recyclables." poursuit le chef d’entreprise, toujours en recherche d’idées neuves.

Des montages complexes de lunettes François Six, chef d’entreprise et dessinateur industriel de formation de la société Accès Direct Sixbox et son fils.

C’est le cas d’Accès Direct Sixbox, la société créée par François Six, dessinateur industriel de formation. "En 2005, un constructeur de maisons bois m’avait fait part des difficultés techniques auxquelles il se heurtait. J’ai cherché le moyen de résoudre son problème et ai inventé un coffrage pour soubassements de maçonnerie garantissant une structure homogène, résistante et assurant un gain de temps pour son usager. Par la suite, répondant à une autre demande, j’ai imaginé une suspente pour plaques de plâtre préservant l’étanchéité du bâtiment ; solution que j’ai encore améliorée en concevant toute une gamme de fixations…" raconte François Six, qui a reçu de nombreuses distinctions pour ces inventions, dont un prix au Concours Lépine et le Label d’or du BTP. D’abord installé dans

40 maine éco mai 2018

C’est dans le domaine de l’optique que Jacques Denis, installé sur le site de La Chenardière à Changé, a creusé son sillon. "J’ai créé mon entreprise il y a 42 ans", explique l’entrepreneur dont l’idée a été "de proposer aux opticiens et lunetiers de prendre en charge les travaux les plus complexes." Sans cesse à la pointe des technologies, l’entreprise de Jacques Denis s'est rapidement distinguée à l’échelle nationale. "Nous possédons un savoir-faire unique et avons développé une méthodologie qui nous permet d’intervenir sur chaque étape de la fabrication d’une monture. Nous traitons entre 30 000 et 35 000 dossiers par an." Aujourd’hui, Jacques Denis, qui travaille depuis 53 ans, souhaite transmettre son entreprise. "C’est un bel outil, implanté dans des locaux adaptés et, surtout, qui compte une dizaine de salariés maîtrisant une expertise remarquable et reconnue." À bon entendeur…


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conjoncture

Indicateurs économiques 102,75 : En mars 2018, l'indice des prix à la consommation (IPC) augmente de 1 % sur un mois après une stabilité en février. Cette hausse provient d'un rebond des prix des produits manufacturés après la fin des soldes d'hiver (+ 2,1 % après - 0,3 %) et de ceux des produits alimentaires (+ 0,4 % après - 0,1 %). De plus les prix du tabac augmentent vivement (+ 13,2 %) et ceux des services accélèrent sur le mois (+ 0,4 % après + 0,1 % en février). En revanche, les prix de l'énergie se replient nettement (- 0,7 %) dans le sillage des prix des produits pétroliers. 1 667 : L'indice du coût de la construction (ICC) s'établit à 1 667 au quatrième trimestre 2017 après 1 670 au troisième trimestre 2017. Sur un an, l'ICC augmente de 1,3 %, une hausse moins soutenue qu'au trimestre précédent (+ 1,6 %).

111,33 : Au quatrième trimestre 2017, l'indice des loyers commerciaux s'établit à 111,33. Sur un an, il accélère encore légèrement : il augmente de 2,2 %, après + 2 % au trimestre précédent. 9,88 € : Smic horaire brut (depuis le 1er janvier 2018) soit un brut mensuel de 1 498,47 € sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires (151,67 h de travail). 0,89 % : Le taux d'intérêt légal est fixé à 0,89 % pour le 1er semestre 2018 quand le créancier est un professionnel (3,73 % si c'est un particulier). Les taux de l'intérêt légal applicables au 1er semestre 2018 sont à la baisse par rapport à ceux qui étaient en vigueur au 2e semestre 2017.

Selon les chefs d'entreprise interrogés en mars 2018, le climat conjoncturel dans l'industrie mollit un peu mais reste très favorable. L'indicateur qui le synthétise perd un point, après deux en février. Il avait atteint en début d'année son plus haut niveau depuis dix-sept ans. À 111, il reste nettement audessus de sa moyenne de longue période (100). L'indicateur de retournement reste dans la zone indiquant une conjoncture favorable. Les soldes d'opinion des industriels sur leur production passée et sur leurs perspectives personnelles de production baissent de nouveau en mars. Ces deux soldes restent toutefois bien au-dessus de leur moyenne. Les industriels sont également moins optimistes qu'en février sur les perspectives générales de production du secteur. Le solde correspondant diminue encore un peu, après avoir atteint en janvier son plus haut niveau depuis juillet 2000. Les industriels considèrent leurs carnets de commandes étrangers et globaux un peu moins garnis. Après avoir atteint des niveaux record depuis décembre 2007, les soldes correspondant restent toutefois à un niveau très élevé. Autant d'industriels qu'en février jugent leurs stocks de produits finis supérieurs à la normale. Le solde d'opinion correspondant reste au-dessous de sa moyenne de longue période.

Industrie du bâtiment

Le climat conjoncturel s'améliore légèrement en mars 2018

Commerce de détail/commerce et réparation automobiles

Le climat des affaires est un peu moins favorable en mars 2018 Selon les chefs d'entreprise du commerce de détail et du commerce et de la réparation automobiles, le climat des affaires est un peu moins favorable en mars 2018. L'indicateur qui le synthétise perd deux points, à 113. Il reste largement supérieur à sa moyenne de longue période (100), qu'il atteint ou dépasse depuis février 2015. Par ailleurs, le climat des affaires de février 2018 a été rehaussé d'un point en raison de l'intégration de réponses tardives d'entreprises. Les chefs d'entreprise sont beaucoup moins nombreux qu'en février à déclarer une hausse de leurs ventes passées. Ils sont également moins nombreux à prévoir un accroissement de leurs ventes et de leurs commandes à venir. Ce dernier solde baisse depuis fin 2017. Le solde concernant les

Enquête mensuelle de conjoncture dans l'industrie (mars 2018)

perspectives générales tend lui aussi à baisser depuis janvier. Cependant, chacun de ces quatre soldes demeure supérieur à sa moyenne de longue période. Les stocks sont jugés plus lourds pour le troisième mois consécutif, avec un solde désormais bien au-dessus de son niveau moyen. Les soldes sur les prix passés et prévus se replient tout en demeurant supérieurs à leur moyenne. La situation de trésorerie est estimée un peu plus difficile qu'en janvier, le solde passant au-dessous de son niveau moyen. Les soldes d'opinion relatifs à l'emploi passé comme aux perspectives d'emploi sont stables. Cette stabilité est essentiellement le fait du commerce de détail. (Source Insee)

Selon les chefs d'entreprise du bâtiment interrogés en mars 2018, le climat des affaires s'améliore légèrement. Après avoir perdu deux points en février, l'indicateur qui le synthétise en gagne un et se situe à 107, largement au-dessus de sa moyenne de longue période (100). Par ailleurs, l'indicateur du climat des affaires de février 2018 a été révisé d'un point à la baisse du fait de l'intégration de réponses tardives d'entreprises. L'indicateur de retournement quitte la zone de climat conjoncturel défavorable et passe dans la zone d'incertitude conjoncturelle. Les entrepreneurs sont moins nombreux que le mois précédent à signaler une augmentation de leur activité au cours des trois derniers mois. Le solde correspondant baisse de nouveau tout en restant largement au-dessus de sa moyenne de longue période. Cependant, le solde d'opinion concernant l'activité à venir rebondit après trois mois de baisse consécutifs. Il se situe bien au-dessus de sa moyenne de longue période. Les entrepreneurs sont bien plus nombreux qu'en février à indiquer avoir augmenté leurs effectifs au cours des trois derniers mois. De même, les perspectives d'emploi sont jugées largement plus favorables que le mois dernier. Un peu moins d'entrepreneurs que le mois précédent jugent leurs carnets de commandes bien garnis pour la période. Le solde correspondant diminue légèrement après une baisse plus prononcée le mois précédent ; il demeure bien au-dessus de sa moyenne de longue période. maine éco mai 2018 43


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Le marché iranien

Dans un contexte national où la croissance s’affermit, la conjoncture régionale demeure globalement bien orientée au troisième trimestre. Toujours tiré par le tertiaire marchand, l’emploi salarié dans la région ne ralentit pas : + 0,8 % après + 0,7 % au trimestre précédent.

Elles réussissent, elles trouvent des clients à l'étranger, elles n'ont pas peur de bosser parce qu'elles ont de l'ambition. Elles vont voir leurs clients partout dans le monde, repèrent les freins, recherchent les renseignements utiles, se dotent des bons outils et sont confiantes dans leur fabrication. Exemples de PME qui se développent à l'international.

Comment les promos vont se réinventer

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Soucieuses d'agilité, les entreprises travaillent de plus en plus en mode projet où les relations hiérarchiques sont bouleversées. Un fonctionnement qui oblige le management à se réinventer. Il est nécessaire de faire partager aux équipes concernées la confiance et la connaissance du rôle et des compétences de chacun.

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Ventes, rentabilité, embauches, international : tous les indicateurs sont au vert. Les projets d'investissements et les attentes qu'expriment les patrons de sites permettent d'y voir plus clair sur leur état d'esprit. Le point avec la septième édition de l'enquête annuelle Fevad/LSA sur le moral des e-commerçants français.

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L'économie française reprend son souffle depuis le début de l'année Les Échos - 21 mars 2018

nouvelle vague de prestataires est apparue pour répondre à leurs besoins. Même les éditeurs de solutions et les agrégateurs de flux historiques font évoluer leur positionnement.

Les ETI, pilotes de la croissance L'Usine Nouvelle - N° 3556 29 mars 2018

Vent d'optimisme sur les entreprises de taille intermédiaire. Fêtant leurs dix ans, elles profitent à plein du regain de croissance en France et des mesures pro-entreprises du gouvernement. De PME à ETI, la marche est grande. Structurer le management, s'ouvrir et viser la taille critique sont les défis des prétendants au Mittelstand à la française.

L'Insee s'attend à ce que la croissance ralentisse à 0,4 % au cours des deux premiers trimestres 2018. L'investissement des entreprises sera au plus haut depuis quarante ans.

Ébullition dans l'écosystème des prestataires des marketplaces LSA - N° 2500 - 29 mars 2018

Les places de marché sont toujours plus nombreuses, comme les vendeurs qui les utilisent. Une

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découvertes

L’ACOUSTIQUE EN SARTHE

Une longue histoire et une Depuis Joseph Sauveur, génial fondateur de l’acoustique qu’il élève au XVIIIe siècle au niveau de l’optique sur le plan scientifique, jusqu’au Laboratoire d’acoustique de Le Mans Université en passant par de nombreuses expositions ou colloques internationaux, notre histoire est particulièrement riche. Autour de cette discipline travaillent des chercheurs dont les inventions améliorent notre vie quotidienne, des formations universitaires et techniques offrent des débouchés aux jeunes dans des métiers variés et des équipements de plus en plus sophistiqués contribuent à notre confort.

© Ville du Mans

Des formations et des métiers dans le domaine de l’acoustique

Vue intérieure du Théâtre des Quinconces au Mans, équipé d'un système d'adaptation acoustique dénommé Carmen.

A

u commencement était... Joseph Sauveur. Enseignant chercheur dans plusieurs disciplines scientifiques dans l’enseignement supérieur, notamment au Prytanée national militaire de La Flèche où il a créé l’espace Pierre Guillaumat, il a l’immense mérite de ressusciter nombre de nos inventeurs malheureusement tombés dans l’oubli. Né le 24 mars 1653 à La Flèche, Joseph Sauveur est l’archétype du 46 maine éco mai 2018

savant de l’époque et cela malgré des études contrariées en raison de difficultés d’élocution. Mathématicien et physicien de talent, il excelle aussi dans les probabilités, l’hydrologie, la géométrie et la mécanique. Il donne des cours particuliers de géométrie et d’arithmétique. Une caractéristique s’attache à ce grand homme : bien que sourd à la naissance, à force d’expériences il crée la science de l’acoustique, l’élève

à l’égal de l’optique et de la lumière et en invente même le nom. Pour ce faire, il part des travaux de Galilée, Descartes ou Marin Mersenne, un autre génie sarthois lui aussi trop méconnu. Il réalise de nombreuses expériences sur les ondes sonores et les vibrations qui occuperont les vingt dernières années de sa vie. La mise au point de son sonomètre lui permet d’établir les lois de l’acoustique.

L’acoustique est en Sarthe un pôle d’excellence qui propose des formations multiples pour des débouchés variés. En octobre 2016, la Bibliothèque universitaire du Mans montait une exposition "Vocations sonores", conçue par Maine Science en partenariat avec les chercheurs du Laboratoire d’acoustique de Le Mans Université (Laum) et Le Mans Acoustique qui, depuis 2008, fédère tous les acteurs de la filière mancelle pour créer une dynamique sur le thème. Une belle occasion de découvrir l’expérience de ceux qui ont choisi de s’épanouir dans un métier passionnant et sonore, qu’il relève des arts et spectacles, de l’environnement, de la santé, de l’industrieBTP ou du domaine sociétal. Quant aux formations, il y a celles proposées par Le Mans Université, qui accueillent tous les ans environ deux cents étudiants de bac + 1 à bac + 8, dont un master international en électroacoustique créé il y a quatre ans en partenariat avec une fondation relevant de l’académie des Sciences. Rappelons également une formation d’ingénieurs à l’Ensim et le rôle joué par l’Institut technologique européen des métiers de la musique. L'Itemm compte actuellement 250 étudiants


découvertes

ou stagiaires en formation initiale ou continue et 400 personnes envoyées par des entreprises en formation continue courte. Ils sont répartis dans les filières commerce, régie du son/image et spectacle, facture instrumentale et accord-lutherie.

Colloques et séminaires portent la notoriété du Mans à l’international Au Mans se trouve la plus grande concentration de chercheurs sur l’acoustique en Europe. Les travaux concernent bien entendu la musique, mais aussi des domaines d’activité plus inattendus : la santé, le BTP, l’environnement, l’industrie et les transports avec l’automobile et le matériel ferroviaire. Chercheurs, ingénieurs et artistes sont amenés à travailler ensemble. Les congrès et conférences sur le sujet sont nombreux et nous ne nous attarderons que sur les tout derniers. Le 14 avril 2016, le 13e congrès biennal de la Société française d’acoustique était organisé pour la première fois au Mans. Les sessions réunirent plus de six cents chercheurs et ingénieurs francophones pendant une semaine sur le campus universitaire. Une journée grand public fut pour l’occasion organisée aux Quinconces et permit

de mettre en valeur, lors d’un concert, un équipement de tout premier plan : la Ville du Mans a équipé son nouveau théâtre d’un système exceptionnel d’adaptation acoustique, dénommé Carmen, conçu en partie par un chercheur du Laum en détachement au Centre scientifique et technique du bâtiment de Grenoble. En octobre 2016, un autre séminaire, sur l’acoustique automobile, se tenait au Palais des Congrès du Mans. Organisé par Hervé Pichon, directeur du Centre de transfert de technologie du Mans (CTTM), il réunissait 200 ingénieurs qui ont confronté leurs travaux en vue d’améliorer le confort du conducteur et des passagers tout en limitant le bruit émis vers l’extérieur. Les recherches portent sur le moteur, les pneus, l’aérodynamisme et les matériaux.

Le Laboratoire acoustique de Le Mans Université Titulaires d’une thèse en physique nucléaire, Michel et Anne-Marie Bruneau sont arrivés au Mans dans les années 70 où ils préparent une thèse d’État en acoustique. Le Mans Université leur confie la mission de créer un laboratoire d’acoustique pour étoffer son offre en recherche. Ainsi, après

Sonomètre ou monocorde conservé à l’Espace Pierre Guillaumat du Prytanée de La Flèche.

© Maxime Jamaux/Sarthemag.fr

renommée internationale

Vue de la chambre anéchoïque du Laum.

plusieurs années de travaux préparatoires, le Laum ouvre en janvier 1981 avec la reconnaissance du CNRS. Pierrick Lotton, directeur du Laum depuis début 2017 et directeur de recherche au CNRS, rappelle que le laboratoire compte aujourd’hui 150 chercheurs, enseignants, techniciens, personnel administratif et doctorants. Il s’agit de la plus grande concentration en France dévolue à la recherche fondamentale et appliquée en acoustique. Les thèmes de recherche sont nombreux : contrôle non destructif de matériaux, propagation acoustique dans les milieux complexes, matériaux absorbants innovants, électroacoustique et audio, physique des instruments de musique, "du carynx gaulois à la guitare électrique"… Pour ses recherches, le Laum bénéficie de cofinancements régionaux, nationaux, européens et industriels. Le Laum vient également d’officialiser un partenariat avec le groupe Safran. Il s’agit de réduire le bruit des avions et hélicoptères pour satisfaire aux nouvelles normes sonores plus contraignantes avec l’emploi de matériaux

absorbants. À cette occasion, une chaire industrielle intitulée "Matériaux acoustiques innovants pour l’aéronautique" a ouvert au Mans, le 13 avril 2017, pour stimuler la recherche et développer la compétitivité des entreprises. Le laboratoire s’est progressivement doté d’équipements de plus en plus performants : outre la chambre anéchoïque (1), il dispose d’une salle blanche pour systèmes miniatures, de salles optoacoustiques et d’une salle d’écoute pour, suivant une belle formule de Pierrick Lotton, "faire chanter les équations". ◗◗ André Ligné (1) Une chambre anéchoïque, ou chambre sourde, est une salle d’expérimentation dont les parois absorbent les ondes sonores. Elle reproduit des conditions de champ libre et ne provoque donc pas d’écho susceptible de perturber les mesures des ondes acoustiques. Aucun bruit extérieur n’y parvient.

Source : La Vie Mancelle & Sarthoise Plus d’information : www.lemans-acoustique.fr

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Changement de propriétaire

LE BRIN DE GENÊT Restauration traditionnelle. Le Mans 137 500 €

ATOL OPTICIENS Commerce d'optique-lunetterie. Arçonnay 847 911 €

LA MAISON DES LUNETTES Vente d'optique, lunetterie, jumelles, baromètres, thermomètres, éléments acoustiques, contactologie, fabrication de montures, réparations. Changé 165 000 €

TAXI TONY Taxi (stationnement réservé à Cherré). La Ferté-Bernard 35 000 €

LA MÉLODIE DES PAINS Fabrication de pain, de pâtisserie, de tous produits de boulangerie, la transformation de farine et produits alimentaires et dérivés. Arnage 380 000 € GARAGE VIAL TEAM Réparation et entretien de véhicules, carrosserie tôlerie peinture, vente de véhicules neufs et occasions, location de véhicules sans chauffeur. Saint-Cosme-en-Vairais 10 000 € LE CHALET Restauration sur place et à emporter. Le Mans 40 000 € PATRY LEFEBVRE Dancing restauration. Thorigné-sur-Dué 300 000 € ESPOIR Fonds de commerce de restauration rapide. Le Mans 20 000 € LEFÈVRE SOLANGE Coiffure barbier, vente de produits et matériels de coiffure. Le Mans 18 000 € HÔTELLERIE DES SITTELLES Restauration traditionnelle à consommer sur place, hôtellerie, hôtellerie de plein air. Montfort-le-Gesnois 100 000 € GARAGE THUREAU Mécanicien-garagiste "agent Peugeot", location de véhicules de tourisme et utilitaires. Beaumont-sur-Sarthe 130 000 € 48 maine éco mai 2018

CHEZ TANTE ALICE Café, bar, restaurant, plats cuisinés à emporter, traiteur. Sablé-sur-Sarthe 117 000 € VOL'AIME Restaurant, bar, tabac, épicerie, presse, jeux FDJ, dépôt de pain. Valennes 40 000 € LE SAINT JEAN Bar restaurant. Saint-Jean-de-la-Motte 20 000 € HÔTEL DE LA LIBÉRATION Café, bar, hôtel, restaurant. Le Mans 40 000 € YAM FACTORY Vente et réparation de motocycles neufs et d'occasion, d'objets, d'accessoires se rapprochant aux marques Ducati et Triumph. Ruaudin 100 000 € DELTA TECHNOLOGIES Entretien et réparation, vente de machines de bureau et matériel informatique et accessoires. Allonnes 10 000 € LE BREAK Café, bar, brasserie, jeux. Mulsanne 7 500 € LES LUTINS DE SOPHIE Achat et vente de jouets, loisirs créatifs, décorations d'intérieurs, livres, accessoires de mode, confiserie, animation d'atelier et location de jeux. Vibraye 26 000 € LE MESLYNOIS Bar, restauration rapide, jeux. Le Mans 40 000 €

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Maine éco n° 188  

Découvrez le numéro de mai 2018.

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