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JANVIER 2018 Certification obligatoire des logiciels de caisse… p4

COMMERCE SPÉCIALISÉ Le bio change d'échelle... p12

TRANSMISSION D'ENTREPRISE L'anticipation, gage de réussite... p22

maine éco LE MAGAZINE ÉCONOMIQUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU MANS ET DE LA SARTHE

SANTÉ DES DIRIGEANTS

Comment allier performance et bien-être N°185 SEPTEMBRE 2017


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édito

Noël Peyramayou, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mans et de la Sarthe president@lemans.cci.fr

N° 185 - SEPTEMBRE 2017 MAGAZINE BIMESTRIEL ÉDITÉ PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU MANS ET DE LA SARTHE 1, bd René Levasseur CS 91435 72014 LE MANS CEDEX 2 Tél. 02 43 21 00 00 Fax 02 43 21 00 50 www.lemans.sarthe.cci.fr/maine-eco

Directeur de la publication : Noël Peyramayou Rédactrice en chef : Maryse Gauthier Rédactrice en chef adjointe : Karine Méteyer Ont collaboré à ce numéro : Véronique Hamelin Francis Landier Frédéric Laumaillé Cyrille Laporte Élise Pierre Pierre-Jacques Provost Photos : Édito : Noël Peyramayou © Jacques Hirn CCI - Droits réservés pour “La vie des entreprises” Couverture : © iStock Maquette - Mise en page - Gravure : Okaparka Publicité : Maine Éditions, Pascal Tauvel Tél. 02 43 24 23 42 ou 06 08 16 69 79 maine.editions@wanadoo.fr Impression : Auffret Plessix Tirage : 16 900 exemplaires ISSN : 1269-6633

Le travail c’est la santé… à condition d’en prendre soin ! Le destin des entreprises est intimement lié à ceux qui en ont la charge : entrepreneurs, dirigeants et collaborateurs. La vitalité de toute communauté économique est en effet basée sur ce triptyque essentiel composé d’hommes et de femmes qui participent, chacun à sa manière et dans les fonctions qui sont les siennes, à la réussite de cette aventure commune. Pourtant, le dirigeant d’une entreprise est souvent seul au moment de prendre les décisions, dans les moments fastes comme dans ceux plus difficiles de restructuration ou de réorientation ; souvent seul pour prendre des mesures qui engageront l’avenir de tous ! Et pour être en pleine capacité de gérer ces situations, la forme physique et psychologique de chaque dirigeant est essentielle. Chaque entrepreneur doit considérer sa propre santé comme un élément fondamental du capital de l’entreprise dont il a la charge. Voilà pourquoi la CCI du Mans et de la Sarthe a souhaité consacrer à cette question un dossier spécial dans votre Maine éco de la rentrée et également organiser, en partenariat avec la fondation des MMA des Entrepreneurs du Futur, un événement inédit dédié à ce sujet. Intitulé "Entrepreneurs en forme : comment allier performance et bien-être", cet événement se tiendra à la CCI le jeudi 28 septembre à partir de 17 h. L’objectif est de dresser un état des lieux de la situation actuelle des entrepreneurs, leurs attitudes et comportements à l’égard de leur forme physique et de leur énergie mentale. Trois ateliers thématiques vous permettront également de découvrir des solutions faciles et concrètes pour être et rester en forme. Je vous convie tous à participer à cette rencontre qui a été pensée et organisée pour vous. Noël PEYRAMAYOU

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sommaire 4 Actualité

12 Le bio change d’échelle

Lutte contre la fraude à la TVA Un logiciel de caisse certifié obligatoire dès janvier 2018

6 La vie des entreprises 12 Actualité

Commerce spécialisé Le bio change d’échelle

14 Entreprise

Organismes de formation Un décret qualité qui engage tous les acteurs dans un cercle vertueux

17 Environnement

Avec Mobili'pro Agissez sur vos déplacements et faites des économies

18 Commerce

18

Paiement sans contact Le plafond relevé à 30 euros à l'automne

21 Industrie

Le plafond du paiement sans contact relevé à 30 euros

Modernisation des outils de production Appel à manifestation d'intérêt "Industrie du futur"

22 Juridique

Transmission d’entreprise L’anticipation, gage d’une transmission réussie

24 Dossier Santé des dirigeants CESSION D'ENTREPRISE

22

L’anticipation, gage d’une transmission réussie

Comment allier performance et bien-être

30 International

Australie Un marché lointain mais plein d'atouts

33 Formation

Passeport de compétences informatique européen Une certification des formations en bureautique

34 Focus 38 D’une communauté de communes… à l’autre

Maine saosnois Une ruralité vivante

43 Conjoncture

46

Aqua Art Design, tout un monde de poissons

44 Lu pour vous

46 Découvertes

Aqua Art Design Le monde des poissons

48 Changement de propriétaire

2 maine éco septembre 2017

Indicateurs économiques Enquêtes mensuelles de conjoncture

Annonces Bodacc Sarthe


agenda DOSSIER 11 septembre

10 octobre

Formation : Maîtriser la trilogie : origine, valeur en douane et espèce tarifaire CCI

Formation : Sécuriser ses paiements à l’international CCI

Contact : Myriam Reuzé au 02 43 21 00 12

Contact : Myriam Reuzé au 02 43 21 00 12

11-12-22-23 septembre

10 octobre

Portes ouvertes au CEL (Centre d'étude de langues) Formez-vous pour gagner en compétences Pour les horaires, Contact : CEL - Catriona Cureau au 02 43 50 29 49

14-18 septembre Foire du Mans Centre des expositions www.foiredumans.com

15 septembre 8 h 45 - 10 h 30 : Dopez votre performance commerciale ! CCI Contact : Richard Otjacques au 02 43 21 00 34

SANTÉ DES DIRIGEANTS

Comment allier performance et bien-être

16 septembre Braderie du Mans

Contact : Christèle Verrier au 02 43 21 58 10

16 octobre 18 h 30 : Soirée Référencement, améliorer sa visibilité sur le web Ruche numérique de la CCI Contact : Julie Hacault au 02 43 21 00 01

21-28 octobre Connected Week Animations et rencontres professionnelles autour de l’objet connecté Angers

16-17 septembre

Contact : CCI Angers au 02 41 20 54 18

Grand prix Meule bleue, courses de chefs d'entreprise en mobylettes "vintage" et 17 heures de fête non-stop Circuit Bugatti du Mans

25-27 octobre

www.meulebleue.fr

Gestion du temps, pratiques alimentaires, sportives, sommeil… Autant d’éléments qui peuvent impacter la santé des dirigeants… et la performance de leur entreprise. Comment prévenir, détecter, guérir les maux des dirigeants de TPE-PME ? Avec la CCI du Mans et de la Sarthe, la Fondation MMA des entrepreneurs du futur, entreprises et experts, s’engagent pour proposer des pistes, des actions et solutions dédiées.

18 h 30 : Soirée RH "Faire des obligations légales des opportunités de management RH" CCI

World Electronics Forum Angers Contact : CCI Angers au 02 41 20 54 18

21 septembre

27-28 octobre

18 h 30 - 20 h : Facebook pour les pros Ruche numérique de la CCI

Journées régionales de la visite d'entreprise

Contact : Julie Hacault au 02 43 21 00 01

28 septembre

Contact : Association Visitez nos entreprises en Pays de la Loire au 02 40 44 63 49

17 h : Conférence "Entrepreneurs en forme : comment allier performance et bien-être ?" organisée avec la Fondation d'entreprise MMA des entrepreneurs du futur CCI

13 novembre

30 septembre - 1er octobre

Formation : Fondamentaux du commerce international (Niv. 2) CCI

24 Heures karting Circuit Le Mans Karting International

5 octobre International Connecting Day Centre des Salorges, Nantes Contact : Myriam Reuzé au 02 43 21 00 12

10 octobre 14 h : Réunion "Le financement des projets des entreprises" CCI

Formation : Incoterms 2010 CCI Contact : Myriam Reuzé au 02 43 21 00 12

14 et 21 novembre

Contact : Myriam Reuzé au 02 43 21 00 12

16 novembre 9 h - 16 h : Forum Reseaustage Salon gratuit pour trouver un stagiaire Le Mans Université www.reseautage.com

Contact : Richard Otjacques au 02 43 21 00 34 maine éco septembre 2017 3


actualité

LUTTE CONTRE LA FRAUDE À LA TVA

Un logiciel de caisse certifié dès janvier 2018 Afin de lutter contre la fraude à la TVA, les commerçants devront utiliser un logiciel ou système de caisse sécurisé et certifié dès le 1er janvier 2018. L'administration fiscale accompagnera les entreprises dans la première année d'application des nouvelles règles.

L

a fraude à la TVA représenterait un manque à gagner de 10,7 milliards et 16,6 milliards d'euros (1) sur une prévision de recettes d'environ 140 milliards d'euros. Alors que la TVA représente 50 % du budget, l'État s'intéresse particulièrement au sujet. Les pouvoirs publics avaient donc sorti les grands moyens pour lutter contre les opérations frauduleuses avec la loi n° 2015-1785 du 29 décembre 2015 de finances pour 2016. Celle-ci imposait que tous les logiciels de comptabilité ou de gestion ou les systèmes de caisse utilisés pour enregistrer les paiements des clients présentent, à partir du 1er janvier 2018, "des conditions d'inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d'archivage des données", attestées par un certificat délivré par un organisme accrédité ou par une attestation individuelle de l'éditeur.

Un dispositif simplifié le 15 juin Revirement le 15 juin dernier : le nouveau gouvernement a décidé de recentrer et de simplifier le dispositif. Au départ, toutes les entreprises assujetties à la TVA étaient concernées, y compris les auto-entrepreneurs. Face à l'inquiétude exprimée par les entreprises, notamment les plus petites d'entre elles, le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérard Darmanin, a annoncé que le dispositif ne sera applicable qu'aux utilisateurs de caisses enregistreuses. Dorénavant, seuls les logiciels et sys4 maine éco septembre 2017

Bénédicte de Lambertye, mercerie Les Galeries Chartraines à la Chartre-sur-le-Loir, n'a qu'une simple mise à jour de son logiciel de caisse à faire pour se mettre en conformité.

tèmes de caisse sont concernés car le ministère a considéré que ce sont les principaux vecteurs des fraudes constatées à la TVA. Certains commerçants s'équipaient d'un logiciel permettant de masquer la TVA pour les paiements en liquide. Donc, "l'obligation devrait principalement concerner les commerçants, indique Christophe Férandin, expertcomptable chez Cerfrance. Cependant toute entreprise utilisant un système de caisse pour enregistrer les règlements est potentiellement touchée."

En matière de contrôle, rien ne change par rapport à la loi de 2015. L’administration aura la possibilité d’intervenir inopinément dans les locaux des entreprises afin de vérifier qu'elles sont bien en règle. En pratique, le contrôle pourra avoir lieu entre 8 heures et 20 heures ou, en dehors de ces heures, pendant les heures normales d’activité de l’entreprise. L'absence d'attestation sera soumise à une amende de 7 500 euros par logiciel ou système non certifié, le contrevenant devant régulariser sa situation dans les 60 jours.

Le ministre a toutefois demandé à l'administration fiscale d'accompagner les entreprises dans la première année d'application des nouvelles règles. On peut espérer une certaine souplesse vis-à-vis des amendes. "L'annonce du 15 juin dernier devra être confirmée par la loi de finances de fin d'année. Il semble qu'il n'y ait pas de volonté de sanctionner immédiatement. Je préconise cependant de ne pas attendre le dernier moment de façon à être prêt au 1er janvier 2018", conseille l'expertcomptable.


actualité

obligatoire Mise à jour ou remplacement de matériel Les mesures à prendre vont différer selon les situations. Si le système utilisé est sécurisé, il faut demander au fournisseur l'attestation de conformité. Si le système actuel ne répond pas à l'obligation, il sera alors nécessaire soit, a minima, de faire une mise à jour soit de le remplacer. Dans certains cas, la mise à jour du logiciel de caisse pourra se faire dans le cadre d'un contrat de maintenance souscrit lors de l'achat du logiciel. "La première chose à faire est de contacter son fournisseur de caisse afin de faire le point sur le système actuel : est-il conforme ou pas ? Dans un second temps, notamment quand le système n'est pas certifié, il est possible d'avoir un échange avec son expert-comptable pour réfléchir à l'organisation la plus appropriée", explique Christophe Férandin.

Bénédicte de Lambertye a repris la mercerie Les Galeries Chartraines à La Chartre-sur-le Loir en 2013. Elle a alors investi dans un logiciel de caisse. Pour elle, la solution est simple. Elle pourra se mettre en conformité avec cette nouvelle obligation grâce à une simple mise à jour de son logiciel de caisse. "Mon fournisseur de logiciel travaille sur une solution de mise à jour pour qu'il corresponde à la nouvelle réglementation. Donc je ne me sens pas trop concernée par ce couperet. Le gros travail, je l'ai eu quand j'ai acquis ce logiciel il y a quatre ans, pour entrer tous mes articles car j'ai énormément de références dans mon activité. Par contre, je ne regrette pas car cela apporte un véritable confort d'utilisation, pour connaître l'état de mon stock notamment et faire un inventaire à l'instant T". La commerçante précise toutefois que bien des confrères ne sont pas aussi sereins. "Cette mesure préoccupe beau-

coup de commerçants que je rencontre, ceux qui ont du matériel ancien ou qui vont devoir changer totalement leurs méthodes de travail". Reste un paradoxe dans ce système sécurisé : les commerçants ne sont pas obligés d'utiliser une caisse enregistreuse. "Les recettes peuvent être consignées manuellement sur un brouillard de caisse : cahier, agenda ou autre support. Une note doit simplement être établie par le prestataire de services au consommateur, dès que le service a été rendu, soit lorsque le prix de la prestation est supérieur ou égal à 25 euros TTC soit, au-dessous de 25 euros, quand le client la demande," conclut Christophe Férandin. Ceux qui notent leurs opérations avec un crayon sur un carnet et stockent leurs liquidités dans une petite boîte pourront continuer à le faire…

Christophe Férandin, expert-comptable chez Cerfance préconise de ne pas attendre le dernier moment de façon à être prêt au 1er janvier 2018. (1) Selon le rapport de la Cour des comptes de février 2016, pour l'année 2015.

Contact CCI : Laurent Mariot au 02 43 21 00 23

◗◗ Karine Méteyer

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la vie des entreprises SELLERIE RAOUL DREUX

L'entreprise labellisée EPV

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ellier garnisseur depuis plus de 40 ans au Mans, Raoul Dreux Sellerie a obtenu le label EPV (Entreprise du patrimoine vivant). Une vraie fierté pour le dirigeant, Bruno Guionnet qui a repris l'entreprise à son créateur Raoul Dreux lors de son départ en retraite en 2014. L'équipe de cinq personnes voit ainsi son savoir-faire ancestral reconnu. Eux qui travaillent aussi bien le cuir, le skaï, les tissus ou le velours, voient ce label d'excellence couvrir l'ensemble des activités exercées dans différents domaines : automobile, ameublement, médical et paramédical (tables de consultation, de chirurgie), événementiel (habillage de tribunes, fauteuils pour salles de spectacle, etc.), nautisme ou encore selles personnalisées. Des prestations sur mesure, relativement haut de gamme, qui représentent le Made in France. Cette année, Raoul Dreux Sellerie a notamment restauré, dans les règles de l'art bien sûr, un tricycle Léon Bollée de 1896. C'est le plus ancien véhicule sur lequel ils sont intervenus à ce jour. Si les clients sont principalement régionaux et nationaux (particuliers, professionnels, musées, associations, etc.), la petite entreprise a aussi une clientèle internationale qui s'élargit avec des réalisations pour la Grande-Bretagne, la Suisse ou Dubaï. Outre sa présence au salon Rétromobile de Paris, l'entreprise expose lors de manifestations locales à vocation internationale, liées à l'activité du circuit du Mans comme Le Mans Classic, le British Welcome ou le Classic Grand Tour. Comme le label EPV est promu à l'international, il devrait lui ouvrir de nouveaux marchés.

ED-TRANS

Un développement constant depuis sa création

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réé en 2004 au Mans et installé depuis 2010 Zac de la Belle-Étoile à Moncéen-Belin, le spécialiste de l'organisation de transports internationaux routiers, maritimes et aériens, poursuit sa croissance. Après avoir ouvert des agences à Nantes, Rennes, Paris et, en janvier 2017, à Lyon, la société d'Emmanuel Deret a repris la SAS NTL France (2,6 millions d'euros de chiffre d'affaires et quatre salariés). Ce commissionnaire de transport situé à Saint-Herblain était une filiale de l'entreprise allemande NTL, située à Gronau dans la Ruhr. Ses deux associés, un Allemand et un Français, proches de la retraite, souhaitaient vendre. Ed-Trans a racheté 100 % de l'entreprise et l'ancien associé français va accompagner le repreneur pendant trois ans. NTL a déménagé le 1er septembre dans les locaux Ed-Trans à Carquefou pour former une seule unité. Le rachat de ce spécialiste des transports sur l’Allemagne, la Belgique, l’Autriche et les Pays-Bas, va permettre à Ed-Trans de conforter son positionnement sur ces marchés. Avec son expertise sur les pays de l'Est, l'entreprise sarthoise entend se spécialiser sur certaines destinations européennes. Elle compte désormais 32 salariés et réalise un chiffre d'affaires de 15,2 millions d'euros. Pour ses plus de 700 clients, essentiellement des industriels et des commerçants, elle souhaite renforcer le nombre de solutions proposées, à choisir en fonction de leurs priorités : délais, coûts, etc. Elle a aussi vocation à apporter des conseils aux exportateurs/importateurs sur le grand Ouest de la France en matière d'organisation de transports, de formalités administratives, douanières ou de gestion documentaire. Ed-Trans projette maintenant d'ouvrir une nouvelle agence à Lille ou Strasbourg. Pour son site sarthois, elle recrute un(e) chargé(e) d'affaires, avec une solide expérience en transport international, bilingue anglais.

6 maine éco septembre 2017

Projet immobilier pour succéder à l'ex-clinique Sainte-Croix Les sociétés Jean-Claude Briant finances, JCR Immo, Olymmo et Yeswimmo, associées de la SAS Immobilière du Mans, sont les promoteurs de l’opération "L’Horloge". Ce projet immobilier doit transformer l’ancienne clinique Sainte-Croix en 63 logements collectifs et bureaux de qualité. La commercialisation de cette résidence est lancée avec un démarrage des travaux prévu en avril 2018 pour une livraison à l'automne 2019.

Sécuritest et Auto Sécurité lancent une plateforme de prêt de collaborateurs Afin de pallier aux besoins non pourvus des centres affiliés (pic d'activité, remplacement, etc.) dans un secteur qui peine toujours à recruter, les réseaux Sécuritest et Auto Sécurité du Groupe SGS (siège social au Mans) ont lancé "Mon contrôleur", une plateforme de prêt de contrôleurs techniques entre affiliés des deux réseaux. Les 2 000 centres de contrôle technique emploient 3 800 contrôleurs techniques au quotidien. Beaucoup sont face à des besoins ponctuels, souvent impossibles à anticiper, d'autres hésitent à franchir le cap d'une nouvelle embauche. Cette solution va sécuriser leur gestion en ajustant leurs charges.

Les batteries d'E4V fortes de leur succès Depuis quelques années, le fabricant de batteries lithium-ion pour véhicules électriques connaît une croissance rapide avec un chiffre d'affaires multiplié par six en trois ans pour atteindre 12,5 millions d'euros en 2016 et un effectif triplé entre 2013 et 2016 qui devrait approcher les 80 salariés au Mans fin 2017. Ses batteries équipent notamment les véhicules utilitaires légers comme ceux de Ligier destinés à La Poste pour la distribution des colis ou du courrier. Près de 5 000 véhicules seront ainsi alimentés cette année. Avec ce succès, l'entreprise commence à être à l'étroit dans ses locaux situés près de l'université et réfléchit à un agrandissement ou un déménagement au Mans.

Les 20 ans de Rey Emballages à Mamers Spécialisée dans l'emballage carton en microcannelure (créé, découpé et imprimé en offset), l'entreprise a ouvert ses portes en juillet dernier pour fêter les 20 ans de son implantation à Mamers. Créée en 1946, Rey Emballages s'est installée en 1972 à Villebon-sur-Yvette dans l'Essonne puis a été rachetée en 1996 par le groupe LGR Emballages situé dans l'Ain, avant de s'implanter à Mamers en 1997, lors de la fermeture de Moulinex. Aujourd'hui, le site emploie 60 personnes et produit 88 millions de boîtes par an avec 9 200 tonnes de carton. Ses produits sont essentiellement proposés pour les secteurs de la pharmacie, des soins, des vins et spiritueux, de l'agroalimentaire et des biens d'équipement.


la vie des entreprises SWEET FM

ASERTI ELECTRONIC

La radio étend sa couverture au Loir-et-Cher

25 ans de services de maintenance

A

utorisée par le Conseil supérieur de l'audiovisuel, Sweet FM a repris les fréquences, mais aussi l’équipe et les locaux de Plus FM dans le Loir-etCher. Pour la première fois, la radio basée au Mans voit sa zone de couverture grandir d’un département entier. Créée à La Ferté-Bernard à l’époque des radios libres et reprise trente ans plus tard par un trio de professionnels passionnés - Wilfrid Tocqueville, Emilien Borderie et Benoît Simon - Sweet FM n’a jamais cessé d’étendre sa couverture et de faire croître son audience. La radio, désormais basée au Mans émet aujourd’hui dans toute la Sarthe ainsi que sur plusieurs bassins de vie dans l’Orne, la Mayenne et l’Eure-et-Loir. Plus FM a été cédée par le groupe Humanis, désireux de conserver l'ancrage local de la radio. En choisissant Sweet FM, garantie a été formellement offerte au vendeur d’un maintien des locaux en plein centre-ville de Blois et, sur le plan humain, d’une reprise des trois salariés, dont deux journalistes. Dans un souci d’homogénéité, la dénomination Plus FM a disparu pour être remplacée par Sweet FM. En revanche, l’implication quotidienne de cette radio indissociable du paysage médiatique départemental est conservée, voire renforcée : le relai de l’actualité locale et régionale reste une priorité, s’y ajoute un important dispositif permanent d’information routière et ferroviaire. Sweet FM entend se positionner comme un média positif, ancré dans la vie locale et facile d’accès, au service des auditeurs et des acteurs économiques, institutionnels ou associatifs. Avec ce rachat, le chiffre d’affaires de Sweet FM dépasse 2 millions d’euros pour un effectif total de 20 salariés. Par ailleurs, l’implantation de Sweet FM s'est renforcée cet été en Normandie avec l’activation d’une 18e fréquence, dans l’Eure, à Verneuil-sur-Avre.

MASER ENGINEERING

Conception d'un camion de vidange d'huile d'éoliennes

A

lors que l'éolien se développe en France, Maser Engineering a souhaité renforcer son offre de maintenance d’éoliennes, en proposant à présent, la vidange d’huile d’éoliennes. L'entreprise a lancé son projet innovant de conception d’un camion de vidange, conforme à la nouvelle législation ADR 2015 (accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route) et répondant aux exigences environnementales et QCDS (qualité, coût, délai, sécurité). Conçu en interne, avec l’aide de plusieurs entreprises régionales (ATS, Central Design, CGS, Europ Hydro, Hydac, Lafon, Madic Group, Martin 3D, Mouvex, Scania, Sdmo, Sonafi, Venelek, Vulcanic), ce camion facilite les interventions, sans avoir à faire appel à un tiers pour apporter l’huile neuve ou venir chercher les huiles usagées collectées au pied de l’éolienne. C'est un gain de temps considérable qui permet à Maser Engineering de proposer, pendant la vidange, des prestations complémentaires de maintenance préventive, prédictive et curative des éléments de base jusqu’aux gros composants. Référence dans les domaines de l’ingénierie, de la maintenance industrielle, des travaux neufs et de la formation industrielle, Maser Engineering est une filiale du Groupe Crit, acteur majeur en ressources humaines, assistance aéroportuaire, ingénierie et maintenance industrielle. Sa direction Centre et Ouest est implantée à Allonnes depuis 1999. Elle y emploie 150 salariés (intérimaires compris) pour des interventions en France et en Europe. En 2016, son chiffre d'affaires s'est élevé à 8,4 millions d'euros dont 1,5 million d'euros dans l'éolien.

Spécialisée en maintenance électronique industrielle, Aserti Electronic a fêté les 25 ans de la création de son premier centre à Vannes en 1992. Le centre du Mans a ouvert en 1993. Née de la reprise de l'entreprise vannetaise Filuc par Jean-Louis Gaertner, l'un de ses cadres passionné d'électronique, Aserti a intégré Vinci Energies jusqu'en 2008, date à laquelle le groupe est redevenu indépendant et a poursuivi son développement. Objectif : mailler le territoire national pour offrir un service optimum (qualité et rapidité) à ses clients, des industriels de tous secteurs d'activité. Il s'agit de prolonger la durée de vie de leurs équipements et éviter ainsi une consommation inutile de produits neufs. Un enjeu à la fois économique et environnemental. Des centres de services ont aussi été ouverts à l'étranger : cinq en Allemagne, un en Colombie et un en Suisse. Aserti a aussi procédé à des rachats d'entreprises dont les prestations sont complémentaires. Depuis cinq ans, le groupe s'est organisé en centres experts. 14 centres en France (123 salariés dont 70 techniciens) sont spécialisés en maintenance électronique, avec pour chacun d'entre eux des compétences spécifiques dans un domaine. Le centre du Mans (10 salariés) est ainsi le centre de référence en robotique pour tout le réseau Aserti Electronic. Un créneau porteur alors que les demandes de maintenance sur les robots sont en nette croissance. La mission du centre du Mans est donc double : répondre aux besoins en robotique au niveau national et porter l'ensemble des savoir-faire du groupe pour servir les clients locaux. L'activité d'Aserti Electronic se porte bien avec un chiffre d'affaires de 16 millions d'euros en 2016 (37 millions d'euros pour le groupe de 280 salariés), en progression d'environ 6 % par an depuis deux ans. Seul bémol : les difficultés de recrutement de techniciens électroniciens dont la formation de base (réparation de composants) n'existe plus. Pour la formation continue, le groupe a ouvert une académie de formation à Vannes et fait appel à des prestations extérieures (organismes de formation, partenariat avec des écoles). maine éco septembre 2017 7


la vie des entreprises

La fibre vidéo futur sur le réseau Sartel

NUMÉRISCANN

L'entreprise évolue pour répondre aux nouveaux usages

L

e secteur de l'impression a connu de nombreux bouleversements avec de multiples évolutions technologiques et de nouveaux usages, notamment avec des demandes de courtes séries et d'impression avec des données variables pour répondre aux demandes de marketing one to one. Pour accompagner ces évolutions, le groupe AG Développement, dirigé par Alain Garrouy, qui possède deux filiales dans le secteur de l'imprimerie traditionnelle offset feuille, Numériscann 37, située à Tours, et Numériscann 24, située au Mans, adapte son modèle économique, industriel et commercial. La production offset et le façonnage sont concentrés à Tours. Le site du Mans, qui a rejoint le quartier de l'université, avenue Laënnec, devient le pôle pré-presse avec en projet l'acquisition d'une presse numérique. Cette nouvelle organisation doit permettre à l'entreprise de mieux comprendre les attentes de ses clients, de compléter et mieux organiser ses moyens techniques et humains et de mieux servir ses clients fidèles. Le dirigeant reste persuadé que, malgré le développement vertigineux des outils numériques, le papier imprimé restera un maillon indispensable de l'arsenal de communication. L'entreprise compte 15 salariés (4 au Mans) et son chiffre d'affaires s'élève à 2,05 millions d'euros (750 000 euros pour le site manceau).

TRISS

La nouvelle stratégie du fabricant de mobilier haut de gamme

8 maine éco septembre 2017

Cemex récompense ses salariés La politique de sécurité au travail menée chez Cemex Granulats porte ses fruits. Depuis une dizaine d'années, des actions sont menées pour assurer la sécurité des employés et des sous-traitants. Les salariés du site de Segrie ont reçu le trophée sécurité pour avoir atteint le "zéro accident" sur deux ans d'exercice. Une bonne façon d'encourager le personnel à poursuivre ses efforts sans relâchement car la sécurité exige d'être toujours vigilant.

Mecamaine s'agrandit Pour poursuivre son développement, Mecamaine à Changé a construit une extension de 670 m². Reprise par Benoît Thommeret en 2012, le spécialiste de l'usinage pour tout type d'industrie (automobile, aéronautique, nucléaire, etc.), a depuis multiplié son chiffre d'affaires par trois (de 1 à 3,5 millions d'euros) et pratiquement doublé son effectif (de 13 à 22 salariés). L'extension accueille le stock et est réservée au travail des grosses pièces.

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Le Groupe Bobet achète la société So.Di.Avi

© Waap

oncepteur et fabricant de mobilier contemporain haut de gamme basé depuis 25 ans en Sarthe, Triss a initié depuis quelques temps une réorientation stratégique de son activité. Jusqu’alors exclusivement dédiée aux revendeurs professionnels (plus de 120 distributeurs dans le monde), l’entreprise souhaite renforcer sa signature haut de gamme. Dans ce cadre, elle s’intéresse désormais davantage aux prescripteurs, décorateurs et architectes d’intérieur. À Saint-Saturnin, où l'entreprise a déménagé en 2015 de la zone nord du Mans pour un nouveau bâtiment de 1 700 m², un showroom de 500 m² est en cours de finalisation pour recevoir ces nouveaux professionnels et leurs clients. Ils disposeront ainsi d'un espace pour voir et tester le mobilier. Cet espace sera aussi ouvert aux particuliers le premier samedi de chaque mois pour profiter des "bonnes affaires" : produits d'exposition, prototypes, fin de collections, etc. Michel Gross, son dirigeant-fondateur, prévoit aussi pour 2018 de céder son bâtiment de stockage zone nord pour réunir l'ensemble de ses activités sur un seul site avec une extension de 500 m². 500 000 euros seront investis. Triss propose une gamme complète de tables de repas, tables basses, canapés, fauteuils, armoirettes, buffets, meubles TV, chaises et tapis. Dessinés principalement par le dirigeant, les produits sont fabriqués en interne ou par des partenaires spécialisés : ébénistes, métalliers, tapissiers, etc. L’utilisation de matériaux bruts (céramiques, enduits béton, bois de Venise, pierres de lave, aciers bruts patinés, cuir pleine fleur, etc.) et de techniques originales permet de proposer des pièces singulières, voire uniques. Triss présente ses collections deux fois par an au salon Maison et Objet de Paris depuis 2004 et prévoit d'exposer en 2018 au salon du meuble de Milan, devenu incontournable. La société réalise un chiffre d’affaires de 3 à 3,5 millions d'euros par an, dont 30 % à l’export avec 14 salariés (5 à la fabrication).

Lancée par Vitis, opérateur d'accès à Internet très haut débit et triple play (Internet, mobile, télévision), la fibre vidéo futur est déployée en Sarthe sur le réseau d’initiative publique Sartel, exploité par Axione, filiale de Bouygues Énergies et Services qui a une filiale au Mans. 4 500 foyers étaient concernés à l’ouverture en mai par cette offre très haut débit de contenus TV, VOD, replay complète centrée sur les nouveaux usages vidéo. Plus de 30 000 le seront d'ici à la fin de l'année. Créé fin 2016 par le fabricant de box et décodeurs français Netgem, la Caisse des dépôts (CDC) et le groupe réunionnais Océinde, Vitis a pour ambition de donner accès à la fibre au public le plus large, conformément au plan France très haut débit et aux souhaits des élus locaux.

Spécialiste des équipements et fournitures pour l'agroalimentaire, le Groupe Bobet de Champagné a acheté la société morbihanaise So.Di.Avi. Proche de la retraite, son dirigeant souhaitait anticiper la reprise de sa société afin d'en assurer une transition pérenne. Partageant des méthodes de travail et des approches clients communes, ce rapprochement vise à développer des synergies fortes entre So.Di.Avi, spécialisé dans le matériel pour les lignes d'abattage de volailles, et Termet, dédiée aux autres lignes (bovins, ovins, porcins). Les activités des deux entreprises sont complémentaires. Pour ne pas se limiter à la seule croissance des sociétés historiques du groupe (plus de 5 % prévus en 2017), Bobet aborde une phase active en termes de croissance externe.


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la vie des entreprises DELTA COMPOSANTS

GROUPE FRIO

Un concept innovant de création de sachets

À la conquête du monde

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réé par Delta Composants, Facinity faisait partie des innovations de l'année sélectionnées au salon Pack and Gift de Paris en juin dernier. Ce service est proposé aux industriels qui veulent innover en matière de sacherie. Une machine spéciale à commande numérique a été développée par l'entreprise fertoise pour fabriquer des échantillons de sachets. L'industriel peut ainsi tester son modèle bien en amont de toute production de masse, sans investir dans l'outillage pour le maquettage et le prototypage. Toutes les formes et décors sont possibles pour ce sachet souple pouvant contenir liquides ou solides, en tenant compte bien sûr des contraintes industrielles pour une production ultérieure en grande série. C'est aussi une solution idéale pour des opérations événementielles ou de la publicité par l’objet, avec la livraison possible de 1 500 à 2 000 unités. Ce concept a déjà, par exemple, été utilisé pour la fabrication d’un sachet à fixer sur un cep de vigne pour diffuser progressivement un produit de traitement, ou encore pour insérer un sachet dans un flacon de parfum peint à l'intérieur pour isoler le contenu du contenant. Actuellement, Delta Composants travaille sur des maquettes destinées à la commercialisation de compotes aux États-Unis. Ce service innovant s'ajoute à l'activité sacherie ouverte en 2012 dans un atelier séparé pour produire en petites séries des sachets souples, accessoirisés et personnalisés. Cet atelier emploie 20 personnes en 3/8 et représente près de 6 % du chiffre d'affaires de Delta Composants. Dirigée par Jacky Taffin, la PME compte 111 salariés à La Ferté-Bernard pour un chiffre d'affaires de 12 millions d'euros. Si la transformation du fil et de la bande métalliques constitue son cœur de métier depuis 30 ans, elle a depuis intégré des activités connexes et complémentaires en s'appuyant sur ses savoir-faire humains et techniques : micro-perçage de haute précision, gravure sur métal, etc.

RHÊTORIKÊ

En plein développement

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gence de communication spécialisée dans le discours d’entreprise et la création de contenus, Rhêtorikê a été créée au Mans en janvier 2012 avec l'appui du service CCI Entreprendre. Depuis, la CCI accompagne le développement de l'entreprise. Dans le cadre de la mise en place de sa stratégie commerciale, elle a suivi les programmes Declic et Eval’Performance commerciale, qui lui ont permis de bâtir une politique commerciale performante. D'ailleurs, l'agence est commercialement en plein développement avec un chiffre d'affaires en progression de 20 % par an (232 000 euros en 2016). Un soutien apprécié par les dirigeants, Aurélie et Serge Pécaud : "Le travail remarquable effectué à nos côtés par des équipes animées par une conviction inébranlable dans l’utilité sociale et sociétale des entreprises, permet aux projets entrepreneuriaux de surnager et de passer les étapes fatidiques du développement avec succès". D'EURL l’agence a évolué vers la SARL et compte aujourd’hui cinq collaborateurs. Si ses clients sont principalement issus du monde mutualiste et du secteur banque/assurances, l'agence travaille aussi pour des universités, le logement social, les institutionnels ou encore les collectivités locales. Sa clientèle est nationale, située essentiellement en Île-de-France et dans l'Ouest. Au niveau local, elle s'engage dans des actions notamment via le mécénat. En 2016 pour l'hôpital du Mans, Rhêtorikê a financé près de la moitié du prix d'acquisition de Paro, un robot thérapeutique développé pour apporter réconfort et présence aux personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer, soit 2 000 euros versés. En octobre, elle lance une campagne de mécénat auprès des entreprises sarthoises pour financer un deuxième Paro.

Leader européen sur le segment des caves à vin, avec ses marques Avintage et La Sommelière, le groupe sarthois Frio, basé à Arnage, réalise 30 % de son activité à l'international, dans 48 pays. Cela représente un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros, soit près d’un quart des 45 millions d’euros réalisés en 2016 avec 43 salariés. Aujourd’hui, le groupe franchit une étape supplémentaire en visant le grand export, à commencer par les États-Unis et le Canada. Il a obtenu les certifications pour ses produits à destination de ces deux pays. Pour pénétrer ce marché, l’entreprise s’appuie sur un distributeur local, The French Corner. Si la démarche a été longue et fastidieuse, notamment pour des raisons de certifications très strictes, le PDG Richard Guillorel estime qu'il doit être présent sur ce vaste territoire qui offre de belles perspectives de croissance. Le volume de marché aux États-Unis est estimé à 300 000 unités et le taux d’équipement à 3 %. C'est un créneau porteur pour les produits haut de gamme, en particulier d’origine européenne. Les principaux concurrents sont Danby, Wine Enthousiast, Avanti, Vinotemp et General Electric. D'ici à la fin de l'année, Frio ciblera d'autres pays : la Chine et le Japon, également avec des distributeurs locaux. Le potentiel en Chine est estimé à 280 000 unités. L'objectif à cinq ans est de porter la part des ventes à l'export à 50 %.

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actualité

COMMERCE SPÉCIALISÉ

Le bio change d’échelle Les chiffres affichés par le marché du bio confirment qu’il s’installe dans le quotidien des Français. Année record, 2016 est notamment exceptionnelle pour la distribution spécialisée. Bio c’Bon, Les comptoirs du bio, etc. Les consommateurs plébiscitent le bio qui, lui, devient de plus en plus facile à trouver, tout est fait pour que la croissance dure encore un bon moment.

La Sarthe dans la même dynamique

Le Fenouil compte maintenant quatre magasins en Sarthe dont le dernier place de la République au Mans, ouvert en mai dernier.

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uand bien des secteurs économiques s’accrochent au moindre dixième de point de croissance, le bio affiche des scores insolents à deux chiffres : en grandes surfaces alimentaires, la vente de produits biologiques a progressé en 2016 de 16 % et les tendances annoncées pour 2017 dans les réseaux spécialisés bio seraient de 25 % ! Des chiffres vertigineux quand on les replace dans le contexte économique général. Le bio ne connaît pas la crise et les perspectives sont au beau fixe, même quand les Français gèrent un budget au plus serré. Il s’agit donc bien d’un choix durable des consommateurs et la consommation de produits bio s’inscrit dans le comportement des Français : 9 sur 10 (89 %) ont consommé du bio en 2016 et 69 % disent en consommer régulièrement et 15 % quotidiennement. 12 maine éco septembre 2017

Les consommateurs choisissent le bio d’abord pour la santé (66 %) puis pour l’impact environnemental (58 %) et enfin pour la qualité et le goût (56 %). Un socle marketing bien solide pour construire des identités de marques. Il est bien loin le temps où le consommateur bio devait supporter le regard goguenard de ses concitoyens qui voyaient en lui au mieux un utopiste, plus souvent un naïf empêcheur de traiter en rond. En 40 ans, les valeurs des doux rêveurs écologistes ont fini par pénétrer la société. S’il fut longtemps une niche - du même ordre que les 1,32 % obtenu par René Dumont, le premier candidat écologiste à l’élection présidentielle en 1974 - le marché de l’alimentation biologique a changé d’échelle pour peser 7 milliards d’euros en 2016. Les idées ont fait leur chemin, le consommateur les a intégrées.

Les distributeurs spécialisés en pleine croissance Ces consommateurs aux valeurs différentes sont aussi des acheteurs aux habitudes différentes qui accordent plus de budget à l’alimentation, gaspillent moins, diversifient les lieux d’achats. Loin de se limiter aux grandes surfaces pour lesquelles le bio est maintenant un produit d’appel, le consommateur achète sur les marchés, en direct à la ferme et chez les commerçants, mais aussi pour une large part dans les magasins spécialisés. Les réseaux sont nombreux, les ouvertures de magasins aussi : Biocoop (431 magasins, 52 ouvertures en 2016) ; La Vie Claire (300 magasins et 40 ouvertures en 2016), Biomonde (190 magasins, 17 ouvertures en 2016), Naturalia (148 magasins, 20 ouvertures en 2016)

Si la Sarthe n’échappe pas à cette dynamique et voit augmenter le nombre de magasins bio, on notera toutefois que les principaux distributeurs spécialisés sont présents depuis fort longtemps. À commencer par Le Fenouil, coopérative créée en 1981 avec un seul magasin et qui en compte aujourd’hui quatre. Les plus anciens adhérents se souviennent du magasin de Coulaines qui déménagea en 2008 à Sargé-lès-Le Mans dans un bâtiment éco-conçu : ossature bois, isolation en chanvre, panneaux solaires, façades bois… Un projet audacieux : c’est alors - et encore - l’un des plus grands magasins Biocoop de France. Il intègre également une poissonnerie et une boucherie bio (tenue par la boucherie Dézécot). Le Fenouil a aussi un magasin au Mans Sud qui va déménager en 2011 dans le parc d’activités Les Hunaudières à Ruaudin, près d’Antarès. En 2012, le Fenouil ouvre un troisième magasin près de l’université et, le 18 mai 2017, la coopérative ouvre son dernier magasin dans le centre-ville, place de la République, "une demande de nos coopérateurs" précise Frédérique Carlier, la directrice du Fenouil. Avec ses trois magasins et 78 salariés, le Fenouil Biocoop a réalisé un chiffre d’affaires 2016 de 15,5 millions d’euros, soit 18 % de croissance par rapport à 2015. Avec un magasin


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actualité

Frédérique Carlier, directrice du Fenouil.

supplémentaire en centre-ville, la coopérative qui devrait voir son chiffre d’affaires augmenter encore en 2017, travaille sur un projet de préparation de courses et/ou de livraison lui aussi demandé par les coopérateurs. Mais le Fenouil Biocoop n’est pas seul, loin s’en faut. Il est d’abord bien entouré par des magasins du même réseau à La Ferté-Bernard, La Flèche, Sablé-sur-Sarthe et Condé-sur-Sarthe (Alençon). Et puis, il y a les autres réseaux comme Distribio (réseau Biomonde) ou

La Vie Claire également présents au Mans depuis de longues années, ainsi que les magasins indépendants au Mans mais aussi dans les petites villes du département. De tailles différentes, mettant en avant des arguments différents et des filières différentes, tout le monde semble pour l’heure y trouver son compte. Encore faut-il savoir précisément ce que l’on veut vendre. Installé dans un passage commercial du centre-ville de Sablésur-Sarthe, passage Saint-Martin face à la mairie, le magasin bio de Cristelle Corbes, Au jardin de Nerthus, ne prétend pas concurrencer les grandes surfaces. Avant de reprendre le magasin il y a un an, suite au départ en retraite des propriétaires précédents, Christelle Corbes était cliente depuis déjà de longues années de ce magasin ouvert il y a 28 ans par un naturopathe. Affilié au réseau Biomonde, le magasin est petit - 60 m2 épicerie et 40 m2 complément alimentaire - mais propose une offre ciblée. "Mes clients viennent pour des achats assez précis, explique Christelle Corbes qui a fait

une formation de dietéticienne. Pour l’épicerie, c’est une clientèle de proximité, mais pour la partie complément alimentaire, plus pointue, ma clientèle peut venir de plus loin. On vient aussi pour le conseil. J’ai un contact direct avec tous mes clients, c’est

aussi ça qu'ils viennent chercher." Le gâteau bio s’agrandit et l’offre se diversifie pour mieux cibler les consommateurs. Pour l’heure, le cercle est vertueux et le restera longtemps encore. ◗◗ Pierre-Jacques Provost

Les chiffres clés 2016 • 7 Mds € en 2016 : le marché du bio progresse de 20 % par rapport à 2015 • 1,54 million d’hectares cultivés en bio, soit 5,7 % du territoire agricole utile • 32 326 fermes (+ 12 % par rapport à 2015) • 14 859 transformateurs, distributeurs, importateurs, exportateurs (+ 10 % par rapport à 2015) • Plus de 100 000 emplois directs en équivalent temps plein • 82 % des Français estiment important de développer l’agriculture bio • 83 % des Français font confiance aux produits bio • 9 Français sur 10 ont consommé du bio en 2016 et 15 % quotidiennement • 85 % des Français sont intéressés par du bio local • 67 % des Français ont acheté des produits bio non alimentaires

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entreprise

ORGANISMES DE FORMATION

Un décret qualité qui engage dans un cercle vertueux

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Depuis le 1er janvier 2017, les organismes de formation professionnelle continue doivent justifier de la qualité des actions dispensées afin qu’elles soient prises en charge par les Opca (1) et autres financeurs (État, Régions, Pôle Emploi et Agefiph). Ces nouvelles exigences, qui visent à professionnaliser tous les acteurs, sont le gage d’un véritable retour sur investissement pour les entreprises !

La professionnalisation des acteurs de la formation, un avantage pour les entreprises.

L

e décret sur la qualité des organismes s’inscrit dans le contexte global de la réforme de la formation, qui vise à libérer les entreprises de leurs contraintes fiscales, pour leur permettre d’utiliser la formation en fonction de leurs besoins, de leur stratégie… et dans cette logique de s’assurer de la qualité des formations sur lesquelles elles investissent", résume Olivier Bloudeau, responsable du pôle Entreprises à Opcalia Pays de la Loire. La réforme de 2014 a en effet changé la culture de la formation dans l’entreprise. "On est passé d’une obligation fiscale à une obligation de former", ajoute-t-il. Dans ce dernier mot, il faut comprendre plusieurs obligations côté employeur d’ici à 2020, à la fois faire évoluer ses salariés, développer leurs compétences et les accompagner dans leur parcours professionnel. "C’est un grand changement pour les entreprises 14 maine éco septembre 2017

qui auparavant versaient à leur organisme collecteur et utilisaient ces fonds ou non pour former leurs salariés", concède Olivier Bloudeau. Car désormais, les entreprises n’obtiendront un financement de leur Opca que si les actions de formation emplissent les critères de qualité exigées par la loi. Le rôle des Opca comme des quatre autres catégories de financeurs de la formation (État, Région, Pôle Emploi, Agefiph) s’est ainsi vu renforcé en tant que garants de la qualité des formations.

21 indicateurs qualité… et des preuves Depuis le décret du 1er janvier 2017, les établissements de formation professionnelle continue enregistrés sont tenus de respecter les six critères d’appréciation (voir encadré) qui composent le référentiel permettant de mesu-

rer "leur capacité à dispenser une formation de qualité" comme le précise le ministère dans son mémento ; un septième critère, destiné à s’assurer du respect de plusieurs articles du code du travail, est joint aux six premiers. Les six critères réglementaires encadrant la qualité des actions de formation étant généralistes, les 20 Opca et les Opacif n’ont pas attendu pour préciser ces critères au moyen de 21 indicateurs, chacun assorti d’éléments de preuves. L’Agefiph leur a emboîté le pas en ajoutant trois indicateurs adaptant le dispositif aux personnes en situation de handicap. Les organismes de formation ont été invités à fournir ces preuves, dont la liste figure dans un Datadock accessible sur www.data-dock.fr ou sur le site des Direccte. "Les preuves sont variées, pour l’accueil il n’est pas indispensable d’avoir des locaux par exemple, l’accueil de stagiaires se

justifie par de multiples aspects", précise Olivier Bloudeau. C’est à partir de leur analyse que les Opca et les Opacif référencent ou non les organismes de formation pour aboutir à l’établissement d’un catalogue des organismes correspondant aux injonctions de la loi. "Les organismes avaient jusqu’au 30 juin pour déposer leurs éléments, même si dans la pratique ensuite nous continuerons à les analyser", ajoute le responsable, qui regrette le nombre restreint d’organismes inscrits à la date clé. Un sursis qui n’aura pas été nécessaire pour la CCI du Mans, qui a débuté le travail en amont et a vu l’ensemble de ses formations référencées le 28 mai dernier. "En lien avec les autres CCI des Pays de la Loire, 12 services ont été impliqués afin de collecter les éléments de preuve, ce qui nous a permis d’harmoniser nos documents, fiches produits, livret d’accueil… et de formaliser un plan qualité commun, tout en tenant compte des spécificités de chaque formation dans les commentaires", souligne Sophie Dubois, référente qualité à la CCI. Pour celle-ci, ce décret n’a pas été une contrainte, mais "une opportunité à saisir afin de remettre à plat nos pratiques et identifier les points d’amélioration". Avec un intérêt déjà identifié pour la chambre consulaire : "Cette démarche nous a permis d’accentuer notre travail collaboratif, en partageant les bonnes pratiques de chaque formation !"


entreprise

tous les acteurs Quand l’exigence crée l’opportunité Cette professionnalisation des organismes de formation constitue un avantage pour les dirigeants qui pourront "sécuriser leurs investissements en s’assurant de la qualité et de l’adéquation de ces formations à leurs besoins", rappelle Sophie Dubois, qui précise que ce décret va pousser la CCI à redoubler d’effort sur les éléments de repérage de l’impact de chaque formation. "C’est dans l’esprit de cette loi, dans une démarche d’accompagnement, que nous devons aussi, post-formation, les aider à évaluer leur retour sur expérience dans la mise en pratique dans leur environnement". Ces nouvelles règles viennent responsabiliser chaque entreprise, qui devra travailler de concert avec les organismes de formation, afin de déterminer un cahier des charges plus précis des compétences à acquérir côté salariés, et des objectifs attendus selon sa stratégie, à court et moyen terme. Les Opca et Opacif, confirmés dans leur rôle d’accompagnateur, seront un

soutien gratuit pour aider toute société à préciser et à analyser les besoins de formation. "Les dirigeants sont d’autant plus vigilants à la qualité des formations qu’elles doivent servir l’évolution de leurs salariés comme la compétitivité de leur entreprise", confirme Olivier Bloudeau. Pourtant, selon une étude récente, lorsque la question est posée aux stagiaires en formation, seuls 30 % savent pourquoi ils sont là, quels sont les objectifs de leur entreprise. Pour le responsable d’Opcalia, ce décret va engager les prestataires de formation comme les entreprises dans un cercle vertueux : "Cette loi va structurer les organismes de formation, grâce à ces indicateurs qui les obligent à justifier des résultats à l’issue de la formation. Et côté entreprises, les demandes de formation seront mieux qualifiées. Cela va renforcer les compétences de tous les acteurs du marché de la formation !", conclut-il. ◗◗Élise Pierre

Les critères de qualité des actions de la formation professionnelle continue L’article R.6316-1 précise les six critères qualité fixés par le ministère : 1. L’identification précise des objectifs de formation et son adaptation au public formé. 2. L’adaptation des dispositifs d’accueil, de suivi pédagogique et d’évaluation aux publics de stagiaires. 3. L’adéquation des moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement à l’offre de formation. 4. La qualification professionnelle et la formation continue des personnels chargés des formations. 5. Les conditions d’information du public sur l’offre de formation, ses délais d’accès et les résultats obtenus. 6. La prise en compte des appréciations rendues par les stagiaires. Chaque critère est précisé par des indicateurs (21 au total), qui doivent être accompagnés d’éléments de preuve fournis par les organismes de formation.

(1) Organismes collecteurs paritaires agréés.

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Agissez sur vos déplacements et faites des économies

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Pour aider les entreprises à optimiser leurs déplacements professionnels, l'Ademe, en partenariat avec la CCI et le Pays du Mans, propose le dispositif Mobili'Pro. Alors que les déplacements peuvent représenter le deuxième poste de dépenses dans le budget de fonctionnement des structures, c'est un sujet qui retient l'attention.

D

ans un contexte budgétaire contraint, agir sur ses déplacements professionnels peut s’avérer judicieux. Entreprises industrielles ou tertiaires, quels que soient la taille de la flotte et le type de véhicules utilisés, lorsque les déplacements sont un support de votre activité (réunions, chantiers, services à la personne, SAV, collecte, maintenance, etc.), ce dispositif s’adresse à vous. D'autant que de nouvelles pratiques émergent peu à peu : rationalisation du parc, optimisation des consommations, mutations vers les énergies alternatives, mise en place de flottes de vélos, utilisation des transports en commun, covoiturage, etc. De nouvelles pratiques encouragées par les pouvoirs publics alors que le transport représente des enjeux environnementaux et sanitaires majeurs :

premier poste émetteur de CO2, deux tiers des émissions d'oxydes d'azote et 13 % des émissions de particules fines. Des actions ont déjà été menées : renouvellement et performances des flottes publiques de véhicules, zones de circulation restreintes, crédit d'impôt pour les vélos de services dans les entreprises, promotion des véhicules électriques et des transports en commun. Par ailleurs, l'offre évolue vers un mix énergétique avec des modèles électriques, gaz, hybrides, etc.

500 000 véhicules professionnels dans la région D'après l'étude réalisée par l'Ademe en 2015 (1), 500 000 véhicules sont utilisés par les professionnels (entre-

prises, collectivités, associations, etc.) dans les Pays de la Loire. Les véhicules diesel sont encore très largement majoritaires (81 %), suivis par les véhicules essence (16 %) et 3 % pour les autres énergies (GPL, GNV, électrique, etc.). 80 % des véhicules ont moins de dix ans et parcourent en moyenne 17 500 kilomètres par an. Dans les entreprises privées, ils sont renouvelés tous les quatre ans environ ou à 130 000 kilomètres. 58 % des déplacements se font au niveau local et départemental, et le coût annuel de détention d'un véhicule (VP/VUL) est estimé à 5 320 euros, hors moyens humains. Des leviers d'optimisation ont été identifiés. Ils sont d'ordre organisationnel, technologique et comportemental. Le dispositif Mobili'Pro est un outil tactique pour prendre de la hauteur : où en est-on ? Que peut-on améliorer ? "C'est un dispositif qui fournit aux professionnels un cadre et des outils pour optimiser leurs déplacements professionnels et mettre en place un plan d'actions, explique Sébastien Bourcier de l'Ademe. Il est conçu sur le même modèle que la charte Objectif CO2 mise en place pour les transporteurs routiers. L'idée est d'améliorer le suivi de ses déplacements et de son parc de véhicules, trouver des marges d'économies, valoriser des actions déjà mises en œuvre et la mise en place de nouvelles et enfin, s'appuyer sur une démarche structurante et des relais pour aider à progresser."

Les entreprises souhaitant accéder au dispositif ont accès à la boîte à outils Mobili'Pro, constituée d'un tableur et de fiches actions. On y apprend notamment qu'un véhicule électrique n'est performant que s'il roule beaucoup. Pour 12 000 kilomètres par an, mieux vaut utiliser un véhicule essence en termes de coût et de bilan carbone, des métaux rares entrant dans la composition des batteries. Autre piste intéressante, le gonflage des pneumatiques qui constitue un enjeu à la fois en matière de sécurité et de consommation. En France, environ 50 % des véhicules roulent sous-gonflés… Des actions peuvent aussi donner droit à des CEE (Certificats d'économie d'énergie). C'est un plus qui accompagne l'action volontaire des professionnels. Mobili'Pro est une démarche sur trois ans environ qui aboutit à la signature de la charte d'engagement si l'entreprise le souhaite. ◗◗ Karine Méteyer (1) ) sur un échantillon de 14 300 véhicules (43 % VP, 43 % VUL, 14 % PL).

 Contact CCI : Cyrille Naoarine au 02 43 21 00 32

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commerce

PAIEMENT SANS CONTACT

Le plafond relevé à 30 euros à l'automne Le plafond de 20 euros qui limite aujourd'hui le montant des paiements effectués sans contact et sans code, sera relevé à 30 euros à l'automne 2017. Une manière pour le GIE des cartes bancaires d'accélérer l'augmentation du nombre de transactions sans contact.

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Les avantages pour le commerçant

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u total, 85,8 millions de paiements sans contact ont été comptabilisés en avril 2017, pour un chiffre d'affaires de 866 millions d'euros. Le groupement des cartes bancaires publie un bilan 2016 très positif qui présage une accélération des usages pour 2017. Le GIE CB espère ainsi atteindre le milliard de paiements sans contact en 2017 et trois milliards en 2018. Une forte accélération qui pourrait s'expliquer par l'augmentation du plafond sans contact qui passera de 20 à 30 euros à compter du quatrième trimestre 2017. En Sarthe, 40 % à 49 % des commerçants pratiquent le sans contact, sachant que la part des cartes sans contact représentent 70 à 79 % des cartes CB en circulation (contre 65 % au niveau national). Le montant moyen de paiement sans contact est 10,32 euros et 23 % du total des paiements inférieurs à 20 euros se font sans 18 maine éco septembre 2017

contact. Cette tendance observée ne devrait pas faiblir avec la croissance des cartes et des téléphones mobiles équipés de la fonctionnalité "sans contact". Avec le passage à 30 euros, 60 % des paiements se révèlent éligibles au sans contact, contre 42 % avec une limite à 20 euros. Concrètement, le rehaussement va se dérouler sur plusieurs mois. Tout d'abord, les terminaux de paiement des commerçants doivent être reconfigurés pour accepter le nouveau plafond. Il convient également de programmer les cartes avec ce nouveau plafond ce qui se fera majoritairement au fil de l'eau avec le renouvellement des cartes arrivées à échéance. Quelques banques feront cette nouvelle programmation à distance sur les cartes déjà en circulation en prévenant bien sûr les porteurs. On estime que d'ici avril 2018, 50 % des cartes en circulation pourront utiliser ce nouveau plafond sans contact de 30 euros.

"Pour le relèvement du plafond sans contact à 30 euros les commerçants ont largement appuyé la demande, conscients des avantages du sans contact tant pour eux que pour leurs clients", souligne Priscilla Patruno, chargée de communication au sein du GIE des cartes bancaire. Outre le gain de temps indéniable que cela permet en caisse tant pour le commerçant que pour le client (file d'attente écourtée, achats fluidifiés…), "le commerçant bénéficie de plusieurs autres avantages : une gestion de caisse simplifiée (moins d'espèces à compter le soir, à aller déposer à la banque), pas de risque d'erreur dans le rendu de monnaie, une sécurité accrue

(moins de risques de perte ou de vol), une garantie de paiement (même en cas de fraude le commerçant est sûr d'être payé, ce qui ne serait pas le cas avec un faux billet ou un chèque sans provision. Avec le sans contact, c'est la banque qui supporte la fraude...), souligne Priscilla Patruno. Des raisons d'hygiène sont également évoquées par certains commerçants, notamment des métiers de bouche et sur les marchés, qui manipulent ainsi moins de monnaie. Voilà quelques-uns des arguments qui font qu'aujourd'hui les commerçants sont devenus eux-mêmes les premiers prescripteurs du sans contact, et qu'ils ont été les premiers à expliquer à leur client comment cela fonctionne et à les rassurer pour certains", conclut-elle. ◗◗ Maryse Gauthier

Comment ça marche ? Le paiement sans contact permet de payer de manière dématérialisée sans avoir à devoir taper son code confidentiel. Grâce à la technologie NFC (Near field communication, qui signifie en français "communication en champ proche"), elle-même basée sur la transmission RFID (Radio frequency identification ou "ondes radio de courte portée"), il suffit d’approcher sa carte bancaire à trois ou quatre centimètres du terminal de paie-

ment électronique (TPE) pour s’acquitter de son achat. Des lumières s’allument sur le TPE, puis un "bip" sonore est émis, prouvant que l’opération financière a bien été réalisée. Techniquement, la carte bancaire dispose d’une puce contenant les informations nécessaires à la transaction et d’une antenne miniature qui envoie par ondes radio de courte distance les données au terminal, lui-même équipé d’une antenne intégrée.


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maine éco septembre 2017 19


En harmonie avec votre vie

20 maine ĂŠco septembre 2017


industrie

MODERNISATION DES OUTILS DE PRODUCTION

Appel à manifestation d'intérêt "Industrie du futur"

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La Région des Pays de la Loire lance un appel à manifestation d’intérêt "Industrie du futur" pour permettre aux PME/PMI de s’engager dans une démarche très concrète de modernisation de leur outil de production, réalisable à court terme.

L

es objectifs affichés par la Région sont d’améliorer la compétitivité des PMI ligériennes, d’accroître l’avance des Pays de la Loire dans l’industrie, de conforter et relocaliser des activités productives en région, et enfin, de favoriser la création d’emploi et la réalisation d’investissements sur le territoire. Cet appel à manifestation d’intérêt s’adresse : - aux entreprises exerçant majoritairement une activité de production (artisanat de production, industrie) ; - répondant à la définition communautaire de la PME ; - exceptionnellement, aux entreprises de taille intermédiaire (ETI) jusqu’à 2 000 salariés justifiant de manière précise de l’incitativité d’une aide publique. Les candidats à cet appel à manifestation d’intérêt doivent être des personnes morales de droit privé implantées en Pays de la Loire (siège, filiale, établissement), sous réserve que le projet présenté concerne effectivement ladite implantation.

Les initiatives soutenues Les initiatives présentées dans le cadre de cet appel à manifestation d’intérêt porteront sur des actions de modernisation d’un outil/process de production, et notamment : • l’automatisation : robotique/cobotique, lignes "intelligentes",

• l’organisation industrielle : gestion des flux et de la supply chain, qualité, traçabilité, • l’optimisation des consommations de matières et de fluides, dont l’énergie, • les procédés avancés de production : fabrication additive, technologies d’usinage et d’assemblage, traitements de surfaces et thermiques avancés, contrôle non destructif, mise en oeuvre des matériaux composites, métrologie en ligne, • la numérisation : technologies immersives (réalité virtuelle et augmentée), digitalisation 3D, gestion des données (block chain, big data), intelligence artificielle, Internet des objets, • la qualité produit : sécurité process/ produit, fiabilité, reproductibilité, augmentation des fonctionnalités, • l’opérateur du futur : adaptation des compétences, environnement et ergonomie de travail, réduction de la pénibilité.

L’appel à manifestation d’intérêt "Industrie du futur" est ouvert chaque année : du 1er février au 30 avril, du 1er juin au 31 août et du 1er octobre au 31 décembre. Les dossiers déposés seront instruits au fur et à mesure de leur réception par les services de la Région avec le concours de l’expertise portée par le collectif Pays de la Loire Industrie du futur. Les entreprises retenues dans le cadre de l’AMI bénéficieront d’un ensemble de solutions de financement adaptées aux phases de concrétisation d’un projet de modernisation et d’un accompagnement humain (voir encadré). Le cahier des charges complet et le dossier de candidature sont téléchargeables sur le site de la Région des Pays de la Loire. Plus d'information : www.paysdelaloire.fr  ontact CCI : Richard Otjacques C au 02 43 21 00 34

Les soutiens financiers Volet 1 - Phase de diagnostic Étude de faisabilité (dispositif Pays de la Loire Conseil)

Le soutien régional prend la forme d’une subvention. L’aide maximale n’excède pas 80 % du montant HT des coûts admissibles (dont le seuil plancher est de 4 000 € HT) ; l’aide elle-même est plafonnée à 23 000 €.

Volet 2 - Phase d’intégration et de test

Le soutien régional prend la forme d’une subvention, d’un prêt à taux nul assorti d’un différé d’un an ou d’une combinaison de ces deux formes d’aides. Les coûts admissibles doivent au minimum atteindre 10 000 € HT ; l’aide elle-même est plafonnée à 40 000 € et pourra être complétée par des financements Bpifrance ou un appui du Feder.

Volet 3 - Phase de déploiement opérationnel du projet Pour cette phase, la mobilisation des dispositifs régionaux existants (économie, formation, recherche-innovation, internationalisation), mais aussi de ceux de Bpifrance ou du Feder, permettra de potentiellement proposer une aide significative au porteur de projet, hors effet multiplicateur sur une dette bancaire ou d’autres concours privés. Les dispositifs régionaux d’ingénierie financière (garantie, prêts, fonds propres) seront mis en œuvre dans le cadre des principes énoncés dans le Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation.

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juridique

TRANSMISSION D’ENTREPRISE

L’anticipation, gage d’une La transmission de l’entreprise est l’un des actes majeurs de la vie professionnelle de tout dirigeant. C’est toutefois une opération complexe, notamment sur le plan juridique et fiscal, qui nécessite une bonne préparation. de la société à transmettre afin qu’elle se trouve en "ordre de cession" dans les meilleures conditions possibles. Il permettra également de préciser les conditions de la cession à envisager et toutes préconisations en vue d’optimiser celle-ci et son produit pour les cédants, au regard des objectifs qu’ils auront définis.

CESSION D'ENTREPRISE

L

a cession d’une entreprise impose plusieurs étapes préalables : prendre la décision de transmettre, préparer l’entreprise à cette transmission, choisir un type de repreneur (familial, salarié ou externe) et enfin trouver un accord avec celui-ci sur les conditions de la transmission.

À quel âge se soucier de la transmission de son entreprise ? Afin de recueillir la perception des dirigeants en matière de transmission et d’identifier les freins éventuels perçus par ceux-ci, le cabinet d’avocats Fidal a initié récemment une enquête (1) auprès de ses clients chefs d’entreprise. 22 maine éco septembre 2017

Cette enquête fait notamment apparaître que plus de 80 % des chefs d’entreprise pensent qu’il est nécessaire de se soucier de la transmission avant 60 ans : 52 % considèrent qu’il faut le faire entre 55 et 59 ans et 26 % estiment même que l’âge idéal est entre 50 et 54 ans. Cette conscience de la nécessité d’anticiper est très positive. Elle permet de mieux préparer l’entreprise à cet événement en termes d’organisation, de répartition des actifs et de lui faire franchir cette étape dans les meilleures conditions. De plus, pour pouvoir espérer bénéficier de certains dispositifs fiscaux favorisant la transmission, qu’elle ait lieu par donation et/ou cession, le chef d’entreprise doit l’avoir anticipée.

La nécessité d’un état des lieux préalable Un des points forts de l’anticipation est d’utiliser le temps disponible pour établir un état des lieux de la situation : - de la société afin d’en identifier les points forts et les risques éventuels : ceux-ci auront obligatoirement un impact sur le prix et sur l’étendue de la garantie d’actif et de passif à négocier. Il est préférable de les connaître, notamment pour avoir la possibilité d’éliminer ou limiter les risques avant cession, - familiale et patrimoniale de chaque dirigeant et associé intéressé par la cession future. Cet état des lieux servira ensuite à définir les opérations à réaliser au sein

Premières opérations à mettre en œuvre pour l’entreprise Ces opérations dépendront bien évidemment de la structuration de l’entreprise à céder et des objectifs retenus. La cession d’une société entraîne par principe la transmission de l’intégralité de son actif et de son passif. Or, il se peut par exemple que certains actifs ne soient pas nécessaires à son exploitation (participations, immobilier…) ou au contraire, que certains ne soient pas sa propriété. Par ailleurs, dans l’hypothèse où la société exploite plusieurs branches d’activité, l’isolement de chacune d’elles dans des structures dédiées peut s’avérer utile pour faciliter une cession future. De même, la présence de l’immobilier au sein de la société d’exploitation à céder peut être un frein à la vente. Il convient donc de s’interroger en amont sur le mode de détention à retenir : maintien dans la société à céder ou externalisation (par apport ou cession) dans une nouvelle structure afin de la sortir du champ de la cession. Sa conservation par le cédant présenterait l’intérêt de lui permettre de se constituer un revenu complémentaire postcession, par la perception de loyers.


juridique

transmission réussie Pour le cédant, quels aspects anticiper ?

à la vente, il est préférable de procéder à une donation des titres au profit des enfants, lesquels procéderont à la cession, plutôt qu’à une donation du prix de vente. La donation préalable à la vente permettra de gommer au moins une partie de la plus-value attachée aux titres donnés.

Que la transmission ait lieu sous la forme d’une vente et/ou d’une donation, la mutation générera une imposition plus ou moins importante selon qu’elle soit ou non anticipée. Dans le cadre d’une vente de l’entreprise, la possibilité de pouvoir prétendre au régime fiscal du départ à la retraite permet de minorer l’imposition de la plus-value. Au-delà de cette solution, le produit de la vente peut également être optimisé en recourant à une donation ou à un apport-cession. En effet, à l’occasion de la cession de son entreprise, le dirigeant cédant souhaite souvent gratifier ses descendants de tout ou partie du prix de vente. Dans le but de minorer l’imposition attachée

Si le cédant ne souhaite pas se dépouiller du prix de vente, une autre solution peut être appliquée. Elle consiste, préalablement à la vente, à apporter les titres destinés à être cédés à une société holding, qui se chargera alors de les vendre. La réalisation d’un tel apport suffisamment tôt avant la vente permettra de limiter le coût fiscal et de conserver une totale liberté dans le réinvestissement du prix. Dans tous les cas, ces deux opérations

doivent être réalisées bien en amont de la vente : - en cas de donation, afin d’en limiter le coût mais aussi les éventuelles contestations de l’administration fiscale, - en cas d’apport à une société holding, dans le but de ne pas être contraint de réinvestir 50 % du prix de vente dans une activité "professionnelle". Si en revanche, le chef d’entreprise a choisi non pas de vendre son entreprise mais de la donner à l’un de ses enfants, la mise en place d’un pacte Dutreil permettra de minorer considérablement le coût de transmission. Ce dispositif, sous réserve de satisfaire l’ensemble des conditions, permet de bénéficier pour le calcul des droits de donation d’un abattement de 75 % de la base taxable et éventuellement d’une réduction de droits de 50 %.

L’économie fiscale attachée à ce régime est notamment conditionnée par une obligation de conservation des titres sociaux pendant un délai de six années (sauf exception). En souscrivant un pacte Dutreil suffisamment tôt, le délai d’indisponibilité des titres peut être réduit d’un tiers. Ainsi, quel que soit le type de transmission à réaliser, une seule conclusion s’impose : une transmission réussie est une transmission anticipée. ◗◗ Véronique Hamelin, avocat en droit des sociétés ◗◗ Frédéric Laumaillé, juriste en droit du patrimoine (1) Enquête Fidal "Transmission et pérennité de l’entreprise" de janvier 2015.

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Dossier

SANTÉ DES DIRIGEANTS

Comment allier perfo Gestion du temps, pratiques alimentaires, sportives, sommeil… Autant d’éléments qui peuvent impacter la santé des dirigeants… et la performance de leur entreprise. Comment prévenir, détecter, guérir les maux des dirigeants de TPE-PME ? Avec la CCI du Mans et de la Sarthe, la Fondation MMA des entrepreneurs du futur, entreprises et experts, s’engagent pour proposer des pistes, des actions et solutions dédiées.

L

a santé du dirigeant est le premier capital immatériel de la PME", rappelle l’enseignant-chercheur Olivier Torrès qui regrette qu’avec plus de 20 millions d’entreprises en Europe, il existe encore très peu de statistiques sur la santé des entrepreneurs. Pourtant, lorsqu’un dirigeant connaît un ennui de santé, c’est toute l’entreprise qui peut en pâtir. "Quand ils craquent, c’est grave ! Selon une étude réalisée pour la BPI, 15 % des jeunes dirigeants

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de PME sont en risque de burn out", rappelle Olivier Torrès. Or, autant la mort d’un dirigeant d’une société du CAC 40 a peu d’impact, autant celle d’un dirigeant d’un PME est "cataclysmique" selon le spécialiste, qui rappelle le cas de la mort de Christophe de Margerie, le PDG de Total en 2014. "48 heures après son accident, il était remplacé ! Tout cela sans grand impact sur le cours de l’action du groupe. Alors que si un patron de PME meurt, cela peut engendrer un dépôt de bilan. Plus l’entreprise


rmance et bien-être point de vue

"S’entraîner pour transformer son rapport aux situations" Docteur en management de l’université de Newscastle et professeur à Grenoble École de management où il dirige le Centre de développement personnel et managérial, Dominique Steiler a créé en 2012 la chaire de recherche et d’enseignement "mindfulness, bien-être au travail et paix économique".

© iStock

Que peut apporter la méditation pleine conscience (mindfulness) à l’entreprise et comment ?

est petite, plus la santé du dirigeant a un fort impact", alerte-t-il. Une étude norvégienne de 2013 réalisée auprès d’entreprises de moins de sept ans évalue ce risque de dépôt de bilan à 20 %.

Ces heures de travail qui créent une dette de sommeil

La pleine conscience a beaucoup été appliquée dans le monde thérapeutique, mais attention dans l’entreprise sa visée est différente. L’objet prioritaire de la pleine conscience dans l’entreprise est de permettre à la personne d’améliorer le contact qu’elle a avec la réalité, de se confronter aux situations, de venir au contact de ses réactions automatiques, la colère par exemple. C’est améliorer son discernement pour savoir trouver la réponse adaptée à la situation. Au fil de la pratique, son bien-être s’en trouve amélioré. Car un dirigeant qui tombe dans la colère répond de façon automatique, c’est une réaction de fuite, comme celle de se taire. Mais il est souvent mal une fois la crise passée. En appréhendant différemment la situation, il peut changer sa stratégie et transformer son rapport à l’autre, ce qui va diminuer à terme le stress.

Faut-il un minimum de pratique pour parvenir à ces résultats ? Dès les premières séances, les personnes en ressentent les bienfaits. Nos protocoles expérimentaux auprès des entreprises prévoient huit semaines avec des séances de deux heures trente à trois heures. Mais nous savons que les pratiques courtes régulières, de 2 à 5 minutes ont autant d’effet que des séances longues espacées. Comme avant de parler une langue étrangère ou un marathon, cela fonctionne si l’on pratique, si l’on s’entraîne avant de réussir à transformer son rapport à la réalité. L’application que j’ai créée avec la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur permet un accès immédiat, direct et gratuit aux dirigeants à ces techniques, avec des programmes adaptés à leurs contraintes : ils peuvent pratiquer au bureau, avant une réunion… Pour aller plus loin, il est intéressant de passer par un accompagnement avec un professionnel. Plus d'information : www.mindfulness-at-work.fr

Une récente étude réalisée par Sogeror et Harmonie Mutuelle auprès des dirigeants des Pays de la Loire confirme maine éco septembre 2017 25


Dossier

[TÉMOIGNAGE]

"Nous avons testé les bienfaits de la méditation auprès de nos managers MMA" Parmi les premiers facteurs de stress, l’étude a pointé les incertitudes liées à l’avenir de leur entreprise, le manque de trésorerie et la surcharge de travail. Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, un chef d’entreprise peut être sollicité 7 jours sur 7 et 24h/24, ce qui crée des soucis de santé. Dans 30 % des cas, ces soucis peuvent dériver sur des problèmes lourds de santé et mettre en danger l’entreprise.

Quelles pistes avez-vous déployé ?

Hervé Frapsauce, président de la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur et directeur général de MMA.

Pourquoi la Fondation s’est-elle emparée de la problématique de la santé des dirigeants ? Nous avons créé cette fondation pour soutenir les entreprises du futur, pour les aider à franchir des caps de croissance notamment. En interrogeant les dirigeants, ils nous ont fait part de leur problématique de solitude et de santé. C’est pourquoi nous avons décidé de construire des programmes et projets dédiés aux entrepreneurs. Pour comprendre comment les aider, il nous paraissait capital d’appréhender les maux dont ils souffrent au quotidien en prenant le temps de les interroger dans une enquête.

Si leur état de santé est plutôt bon, votre sondage révèle qu’un entrepreneur sur quatre juge que son état de santé s’est détérioré ces cinq dernières années. Comment l’expliquez-vous ? Dans nos études, le stress ressort comme problème numéro un : 58 % des dirigeants estiment que le stress représente la principale raison de la détérioration de leur santé. Ces dirigeants font face à la nécessité de rendements économiques toujours plus importants, à l’accélération sur le plan de la fréquence et de l’exigence des sollicitations de leurs clients, de l’administration, de la règlementation… 26 maine éco septembre 2017

Nous avons travaillé avec des spécialistes comme Olivier Torrès pour proposer un Mooc, Patrick Lemoine, spécialiste du sommeil, pour offrir des solutions simples et efficaces. Nous avons lancé l’application mobile gratuite Mister Quot’ching, avec Stéphane Demouy, coach de sportifs de haut niveau et de chefs d’entreprise. Cette application propose près de 100 séances courtes, adaptées à leur emploi du temps, pour maintenir de bonnes conditions physiques. Une autre solution nous est rapidement apparue, la méditation. Nous avons testé ses bienfaits sur la santé des managers de MMA, et travaillé avec des experts de la mindfulness (Dominique Steiler), du management et du digital pour développer une application gratuite. Ce programme permet une approche pluridisciplinaire de la forme et de la performance du dirigeant. Il faut pratiquer pour en saisir les bienfaits. À l’instar de l’essor des salles de fitness lorsque la population a pris conscience de l’importance de notre forme physique, des pratiques se développent pour maintenir notre cerveau en forme. La méditation permet de prendre du recul, de se décaler pour mieux prendre ses décisions. Un troisième effet est d’améliorer son relationnel, en se plaçant en bienveillance, ce qui permet de mieux gérer les conflits inhérents à toute entreprise. À l’avenir, nous proposerons une solution pour améliorer le sommeil des dirigeants, autre vecteur de bienêtre et de performance ! Plus d'information : https://fondation-entrepreneurs.mma/ Mister Quot’Ching : https://fondationmma-mrquotching.fr/ et Mindfulattitude : www.fondationmma-mindfulattitude.fr

que la possibilité de s’absenter, notamment en cas de problème de santé est un facteur clé de performance : 69 % des chefs d’entreprise affirment pouvoir s’absenter en cas de problème, ce qui s’avère très bénéfique pour leur société, ceux ne le pouvant pas affichant un indice d’activité économique d’un point de moins que les autres (4,9 contre 5,9). "Si cette corrélation est prouvée, encore faut-il pouvoir le faire. Plus l’entreprise est grande, plus les probabilités que le dirigeant puisse s’appuyer sur des collaborateurs est élevée… Une flexibilité que n’ont pas toujours les chefs d’entreprises plus petites", souligne Lionel Fournier, directeur région Atlantique Harmonie Mutuelle. Car souvent, ces dirigeants travaillent bien au-delà de la moyenne des salariés avec 54 heures par semaine. "Plus ces dirigeants travaillent, plus la structure se porte bien (indice de 6,3 pour 50 à 59 heures), mais à partir de 60 heures et plus par semaine, l’activité économique redescend à un indice de 5,4 en moyenne", souligne l’étude. Autre mal propre aux dirigeants, la "dette de sommeil" et leur impact sur la performance économique. "Les entreprises dont le dirigeant dort moins de 6 heures par nuit affichent une activité économique moindre (indice de 5,1) alors qu’à partir de 7 heures de sommeil, l’indice est supérieur à 5,6". Pourtant, 49 % de l’échantillon déclare dormir moins de 7 heures par nuit, avec une moyenne de 6 heures 30 : "Le sommeil est un vrai capital précieux dont dépendra la qualité entrepreneuriale", commente Olivier Torrès (voir encadré page 28).

Le stress, compagnon nuisible des chefs d’entreprise Une autre étude menée par la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur avec Opinion Way révèle le poids du stress dans le quotidien des dirigeants des PME et les répercussions sur leur santé et celle de leur entreprise. "Un entrepreneur sur quatre juge que son état de santé s’est détérioré ces cinq dernières années et trois entrepreneurs sur quatre jugent que le stress est nuisible pour leur santé", regrette Hervé Frapsauce, président de la Fondation, pour qui il apparaissait capital d’appréhender les


Le travail, c’est la santé ? Pour autant, "entreprendre est bon pour la santé", rappelle Olivier Torrès, qui souligne la bonne forme globale des dirigeants. Selon la même étude, 90 % des chefs d’entreprise de la région estiment, comme le refrain d’Henri Salvador, que "le travail c’est la santé", contre 82 % au national. 99 % des personnes interrogées jugent leur état de santé général bon, voire très bon. Un état de santé qu’ils lient à leur forme physique (90 %), à un bon équilibre vie professionnelle et personnelle (84 %), à leur moral (83 %), mais aussi à la

santé de leur entreprise (70 %). "Quand on entreprend, ça vous met dans une posture de quelqu’un qui est maître de son destin, leader, des fonctions qui créent de l’optimisme, de la passion, de l’endurance, de la compassion. Autant de facteurs bénéfiques sur leur santé", reconnaît Olivier Torrès, pour qui le problème est que "ces dirigeants ont des hauts, très hauts et des bas, très bas" et s’ils ont une santé globalement bonne, elle est plus risquée. Selon la même étude, les troubles physiques font partie du quotidien des entrepreneurs avec des douleurs identifiées : ils sont 52 % à déclarer souffrir du dos, 49 % de douleurs articulaires. 41 % établissent un parallèle entre leurs douleurs et les incertitudes de leur activité à court et moyen terme. Si 8 % des chefs d’entreprise déclarent avoir été arrêtés par leur médecin au cours des 12 derniers mois, un sur trois pense que sa santé a pu avoir un impact négatif sur les performances de son entreprise. Alors que les dirigeants semblent avoir conscience des conséquences de leur santé sur leur entreprise, pourquoi s’en préoccupent-ils si peu ? "La santé des dirigeants a longtemps été un tabou. Quand on est considéré comme un leader, on a tendance à réduire la parole de la faiblesse. Un chef, ça ne se rend pas !", explique l’expert. C’est pourquoi il est devenu courant pour les dirigeants de venir travailler alors qu’ils sont en arrêt de travail, ou de tout organiser pour rester à la barre. "Il faut apprendre

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maux dont les dirigeants souffrent au quotidien afin de construire des programmes et projets dédiés (voir encadré page 26). 51 % confessent connaître des journées stressantes. Près de trois entrepreneurs sur quatre constatent que ces angoisses sont nuisibles pour leur santé. Les incertitudes liées à l’avenir de leur entreprise (60 %), le manque de trésorerie (57 %) et la surcharge de travail (55 %) constituent les premiers facteurs de stress pour les chefs d’entreprise de la région. Si les raisons génératrices de stress sont identifiables par les chefs d’entreprise mais aussi son pouvoir de nuisance, la gestion de celui-ci reste un véritable enjeu. Plus de la moitié d’entre eux souhaiterait bénéficier d’une meilleure information, notamment sur les gestes simples à connaître en matière de prévention.

Il est prouvé que la méditation de pleine conscience a des effets bénéfiques sur la santé des dirigeants.

à déléguer et ne pas s’isoler dans le leadership", conseille Olivier Torrès (voir encadré page 28). Hervé Frapsauce, président de la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur, à l’origine du lancement d’une d’application Mindful Attitude dédiée aux entrepreneurs (voir encadré page 26), a constaté que nombre de dirigeants se cachaient de leurs salariés pour l’utiliser. "Dans notre culture, où nous sommes quelqu’un de bien quand nous sommes puissants, pratiquer la méditation peut apparaître comme un aveu de faiblesse", regrette Dominique Steiler, fondateur de la chaire de recherche "mindfulness, bien-être au travail et paix économique" qui se bat contre ces idées reçues : "en tant qu’an-

cien pilote de chasse, ma conviction est que l’on devient véritablement puissant lorsque l’on est capable d’aller toucher ses propres zones de fragilités". Parmi les entreprises ayant rejoint cette chaire, l’une a travaillé sur le changement managérial, en posant la même question à l’issue de la formation, trois mois et six mois après : "À quel point cette formation de management a transformé votre capacité à demander de l’aide ?". Pour Dominique Steiler, ce travail alliant exigence et bienveillance est un bel exemple à suivre : "cela montre que les managers ne sont pas en compétition mais en collaboration et que le dirigeant est en train de rassembler ses managers, et de devenir puissant en intégrant ses forces comme ses fragilités".

Une conférence "Entrepreneurs en forme"

Rendez-vous le 28 septembre à la CCI La CCI Le Mans Sarthe et la Fondation d’entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur organisent le 28 septembre à la CCI du Mans des ateliers et une conférence dont le chef d’entreprise sera le centre d’intérêt. Objectif : dresser un état des lieux de la situation actuelle des entrepreneurs, leurs attitudes et comportements à l’égard de leur forme physique et de leur énergie mentale. La conférence sera animée par Gérard Boivin, docteur en économie, ingénieur INA Paris, professeur d’université, titulaire de la chaire "alimentation et santé, qualité alimentaire" au Cnam et par le docteur Patrick Lemoine, psychiatre praticien, chercheur spécialisé dans le domaine du sommeil.

Ce temps fort sera complété par des ateliers qui proposeront des solutions faciles et concrètes pour allier performance et bien-être. Stéphane Demouy, coach de sportifs de haut niveau et de chefs d'entreprise, fondateur de l'application Mister Quot'Ching, proposera un atelier forme physique, et un atelier découverte de la méditation sera animé par Lucie Frapsauce, sophrologue et instructeur certifié mindfulness (méditation de pleine conscience), fondatrice de l'application Mindful Attitude. Plus d’infos sur www.lemans.sarthe.cci.fr (inscription obligatoire)

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Dossier De la prise de conscience au cercle vertueux La mindfulness, ou méditation de pleine conscience, permet de réguler le stress, de muscler l’attention et agit sur la prise de décision. "Il est scientifiquement prouvé que la mindfulness a des effets bénéfiques sur la santé. Les entrepreneurs sont comme des sportifs de haut niveau et la méditation est un moyen pour eux "d'athlétiser" leur esprit", indique Lucie Frapsauce, sophrologue certifiée et fondatrice de Mindful Attitude. Souhaitant agir en amont sur

ces stress, la Fondation MMA a lancé cette application ainsi que celle dédiée à l’exercice physique, Mister Quot’Ching. "Méditation, application dédiée, ateliers… toutes ces actions de sensibilisation et de prévention ont un impact réel sur leur santé", estime Olivier Torrès, à partir des résultats d’un protocole expérimental mené auprès de dirigeants par sa fondation Amarok avec l’université de Montpellier. "Nous leur envoyons un document personnalisé à partir duquel nous interrogeons les dirigeants tous les deux à trois mois. Le simple fait d’être appelé sur ce sujet régulièrement leur

fait prendre conscience de leurs pratiques, de l’enjeu de leur santé. À l’issue de ce process, 50 à 60 % des dirigeants ont changé de comportement", se réjouit le spécialiste. Qu’il s’agisse de reprendre le sport, de faire une microsieste, d’arrêter de fumer, de changer ses habitudes alimentaires… "C’est seulement par la prise de conscience qu’ils décideront d’eux-mêmes de changer leur comportement", concède le spécialiste. Autre résultat remarquable de cette expérimentation, "40 % des dirigeants ont également modifié l’attention qu’ils portent au bien-être et

à la santé de leurs salariés". Car si la prévention est la clé de la performance, c’est bien qu’elle profite à l’ensemble des acteurs de l’entreprise."70 % des dirigeants vont quand même travailler s’ils sont malades, ce qui rend souvent difficile la compréhension d’un salarié en arrêt de travail". En faisant un premier pas pour son bien-être, le dirigeant engage ainsi l’ensemble de ses équipes dans un cercle vertueux, dont les bienfaits se mesurent sur le plan humain… comme économique ! ◗◗ Élise Pierre

[ INTERVIEW ]

"Dormir plus pour entreprendre mieux !" Fondateur d’Amarok, premier observatoire de la santé des dirigeants de PME et des entrepreneurs, Olivier Torrès est professeur à l’université de Montpellier et chercheur associé à l’EM Lyon Business School. Il a publié La santé du dirigeant : de la souffrance patronale à l’entrepreunariat salutaire. Quelles sont les plus grosses sources de stress chez les dirigeants ? Beaucoup de dirigeants de PME sont adeptes du "dormir moins pour travailler plus". Alors que le Français moyen s’accorde 7 h 07 de sommeil, les chefs d’entreprise dorment 6 h 30. Nous suivons actuellement des dirigeants du secteur du BTP et ce chiffre tombe à 6 h 20. Ces 45 minutes en moins représente une lacune de 200 heures de sommeil par an. Cette dette de sommeil atrophie la capacité à entreprendre et amplifie le risque de burn out. Parmi les TMS les plus fréquents, le dos arrive en première ligne, renvoyant au poids des responsabilités. Ce qui est également caractéristique des dirigeants est leur fort sentiment de solitude (46 % des dirigeants de PME se sentent isolés), dont les effets

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Olivier Torrès, professeur à l‘université de Montpellier et chercheur associé à l’EM Lyon Business School.

peuvent être ravageurs pour la santé. Le chef d’entreprise prend et exécute seul les décisions comme celle d’un licenciement, dont la charge émotionnelle et psychique est forte à l’échelle d’une PME. Le surmenage est également récurrent et pèse sur la conciliation entre vie professionnelle et vie privée.

Quelles sont les pistes pour vaincre ces facteurs de stress et la solitude ? Il faut réinvestir dans le sommeil, "dormir plus pour entreprendre mieux". Et savoir s’entourer en pratiquant le secondship : l’art de savoir être secondé. Le mot second est toujours connoté négativement en France : second couteau, second rôle. Or il n’y a pas de bon capitaine sans bon lieutenant ! Le second est capable de remplacer le premier

au pied levé et quand il revient, il reprend sa place. Une des qualités des dirigeants est d’être capable de faire du leadership et du secondship, d’avoir l’intelligence de mettre en place autour de lui une organisation qui en termes de gouvernance et de stratégie, lui apportera le soutien nécessaire le moment venu. Rejoindre des réseaux d’entrepreneurs est une piste, comme de mettre en place un comité de pilotage non-officiel, pour les indépendants et TPE, avec quelques dirigeants que vous invitez à déjeuner pour partager votre stratégie et recueillir leurs opinions. En résumé, il faut lutter contre la sédentarité, gérer son sommeil et savoir s’entourer car le dirigeant n’est pas un demi-dieu !

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AUSTRALIE

Un marché lointain mais 13e économie mondiale, l'Australie connaît une situation économique très satisfaisante depuis des décennies. Les entreprises françaises oublient trop souvent ce grand marché, éloigné géographiquement. Pourtant, distance ne signifie pas complexité ou manque d'opportunités, bien au contraire…

A

vec une croissance ininterrompue de 3,3 % en moyenne depuis 26 ans, le cinquième PIB par habitant au monde, un salaire moyen mensuel brut de 5 102 euros, une main d'œuvre très éduquée, multiculturelle et multilingue, un faible taux de TVA à 10 %, un impôt sur les sociétés de 30 % maximum, des droits de douane très faibles pour la plupart des produits (de 0 à 5 %), l'Australie ne manque pas d'atouts. D'ailleurs une fois la barrière psychologique de la distance tombée, ils font le bonheur des entrepreneurs qui y font des affaires. Plus de 22 000 entreprises étrangères sont implantées en Australie. Parmi elles, 470 entreprises françaises, dont 38 du CAC 40 et des PME originaires de toutes les régions françaises. "Les entreprises françaises réalisent entre 3 et 7 % de leur chiffre d'affaires en Australie. Un chiffre élevé par rapport au nombre d'habitants (23,8 millions) dû au fort pouvoir d'achat et au manque de concurrence dans plusieurs secteurs", indique Estelle Pages, responsable du service d'appui aux entreprises de la French Australian Chamber of Commerce (FACCI). Basée à Melbourne, elle couvre l'ensemble du territoire pour aider les entreprises françaises à exporter ou s'installer en Australie. La FACCI est très bien implantée avec des bureaux dans les six villes principales : Brisbane, Sydney, Canberra, Melbourne, Adelaïde et Perth. "C'est un marché bien moins concurrentiel que les États-Unis ou l'Europe. Souvent oublié à l'export, il fait le bonheur de ceux qui s'y intéressent."

Les Français plus présents Depuis la visite de François Hollande en 2014, première visite officielle d'un président de la République française, et la signature de l'accord entre Naval Group (ex-DCNS) et le gouvernement fédéral 30 maine éco septembre 2017

Estelle Pages, responsable du service d'appui aux entreprises de la French Australian Chamber of Commerce, était présente à la CCI du Mans le 4 juillet dernier lors des Rencontres de l'international.

pour la livraison de huit sous-marins nucléaires, les visites régulières de délégations d'entreprises se sont accélérées. "Nous avons plus de demandes depuis ces événements. Des fournisseurs de Naval Group se sont implantés sur place dans la région d'Adélaïde et cela draine un fort courant d'affaires." D'ailleurs, Bouygues Construction vient de signer un contrat de 6 milliards de dollars avec la ville de Melbourne pour la construction d’une nouvelle ligne de métro. Les Australiens importent principalement de France : des équipements (pour les mines, les transports), des machines (lignes d'assemblage, convoyeurs, etc.), des produits pharmaceutiques, des cosmétiques et des solutions pour les énergies renouvelables (éolien et solaire). "Sauf pour l'agroalimentaire et le tabac, où les normes et les réglementations sont plus strictes, le système normatif français jugé très exigeant - est accepté. Le site Border Protection explique parfaitement toutes les démarches à suivre". Si la part de l'Australie ne représente que 0,68 % des exportations sarthoises, des entreprises y réalisent de belles

affaires. C'est le cas de CBM (Car et Bus Maintenance), entreprise mancelle spécialisée dans la distribution de pièces pour cars, bus et matériels ferroviaires urbains. Elle a commencé à exporter en 2006 vers l'Espagne et réalise aujourd'hui 50 % de son chiffre d'affaires (100 millions d'euros en 2016) dans de nombreux pays étrangers. La PME - qui emploie 115 personnes dans le monde (68 au Mans) - avait des fournisseurs en Australie. "Après un déplacement en 2014, on a commencé à se faire connaître auprès des réseaux de transport locaux, à répondre à des appels d'offre pour les transports publics et à remporter des marchés, explique Patrice Lebouc, responsable logistique. En fait, les Australiens n'étaient pas très bien servis avec peu de distributeurs spécialisés dans les pièces pour bus et cars." Depuis 2014, l'activité sur place est en progression et CBM a ouvert un magasin à Sydney en 2016. "Nous avons ouvert la filiale avec un VIE qui connaissait déjà bien le pays, désormais embauché pour s'occuper de notre filiale, et un magasinier français. Nous avons aussi un partenaire logisticien à Perth. Depuis juillet,


international

plein d'atouts nous avons également de nouveau un VIE et l'équipe sur place devrait s'étoffer d'un salarié australien cette fois." Les objectifs sont largement atteints avec 1,5 million d'euros de chiffre d'affaires en 2016, et environ un container par mois pour Sydney.

Opter pour un VIE Pour CBM, le VIE est une bonne formule. Ce que confirme Estelle Pages : "Une centaine de VIE partent chaque année en Australie, principalement à Sydney, la ville qui attire le plus les Français. Une entreprise peut recruter un jeune en VIE déjà parti précédemment dans ce pays avec un Visa Vacances Travail. En 2016, ils étaient 22 000 jeunes Français âgés de 18 à 30 ans à utiliser ce visa qui permet de travailler un an sur place. Il est renouvelable deux ans si le jeune travaille dans une ferme pendant 88 jours lors de sa première année. Ainsi, avec une bonne connaissance de la langue, du pays et de sa culture, le jeune sera efficace plus rapidement." La FACCI héberge constamment huit VIE à Melbourne et à Sydney et peut le faire à Brisbane, Adelaïde et Perth. "Ils partagent beaucoup entre VIE et sont

bien entourés. Il faut penser qu'ils sont à 16 000 kilomètres de chez eux. Membres de la CCI, ils peuvent participer aux 100 événements organisés par an, ont accès aux 600 entreprises membres et à nos 10 000 contacts. Ils sont conseillés et informés (nouvelles implantations, réglementation, rédaction, etc.)." "Il ne faut pas avoir peur, prendre son bâton de pèlerin et y aller !", conseille Patrice Lebouc pour qui la distance ne doit pas être un frein : "C'est loin certes

- 24 heures d'avion, 37 jours de mer minimum - mais pas plus compliqué qu'un autre marché." "En effet, complète Estelle Pages, d'autant que la culture d'affaires est occidentale, d'inspiration britannique." Le kangourou et l'émeu sont les emblèmes de la nation car ce sont deux espèces endémiques du territoire australien qui ne peuvent pas reculer facilement. Ils sont ainsi le symbole d'un pays qui va toujours de l'avant. Une bonne devise à suivre pour prospérer sur ce marché…

[Chiffres clés] Population : 23,8 millions (janv. 2017) Taux de croissance : 2,4 % (2016), 3,1 % (est. 2017) PIB/habitant : 52 420 € (5e mondial) Salaire moyen mensuel brut : 5 102 € (janv. 2017) Taux de chômage : 5,6 % (mars 2017) Inflation : 1,3 % (2016) Export : 173,5 Mds € (2016)

◗◗ Karine Méteyer

Import : 171,1 Mds € (2016)

◗◗  ontact CCI : C Éric Mital au 02 43 21 00 12

Principaux fournisseurs en 2016 : Chine (23,35 %), ÉtatsUnis (11,33 %), Japon (7,71 %), Thaïlande (5,73 %), Allemagne (5,32 %), France 13e (5,21 %) Principaux clients en 2016 : Chine, Japon, Corée du Sud, États-Unis, Inde, France (24e) Sources : FMI, Global Trade Atlas (groupe IHS), FACCI.

"Les objectifs de la filiale de CBM ouverte à Sydney en 2016 sont largement atteints", se félicite Patrice Lebouc, responsable logistique.

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2 jours

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formation

PASSEPORT DE COMPÉTENCES INFORMATIQUE EUROPÉEN

Une certification des formations en bureautique Le PCIE (Passeport de compétences informatique européen) est le standard mondial de la validation des compétences de base en informatique et la première certification bureautique en France. Véritable outil de développement des compétences pour les salariés, la CCI propose cette certification dans le cadre de ses formations en informatique.

© Fotolia.com

pour lui de monter en compétences et de pouvoir le valoriser sur son CV par une certification reconnue. Et pour l'entreprise, c'est un facteur de motivation et de reconnaissance. Dominique Leroi incite ainsi ses collaborateurs à enrichir leurs compétences et les encourage à poursuivre leur cursus de formation l’année prochaine. Il est important de travailler l'employabilité des salariés", conclut le responsable développement RH.

L

e PCIE s’adresse à toute personne souhaitant vérifier ou valider ses compétences professionnelles en bureautique. Il est composé de sept modules (1) définis par un référentiel international, couvrant la majorité des outils bureautiques utilisés en entreprise. La formation est un axe moteur de développement pour l'entreprise MCI, entreprise d'installation et de maintenance dans le froid commercial, industriel et le génie climatique couvrant le territoire national avec ses 46 agences et ses 1 100 collaborateurs. "Lors de l’établissement du plan de formation 2017, nous avons constaté avec Dominique Leroi, directeur de l’agence du Mans, une forte demande en bureautique sur quasiment tous les profils de poste : assistantes, chefs de secteur, commerciaux, chiffreurs, magasiniers… L'informatique est au cœur de tous les métiers même les plus techniques qui nécessitent une aisance

informatique pour travailler sur des fichiers d’analyse partagés et de plus en plus pointus, explique Barbara Geneau, responsable Ressources humaines. Pour l'agence du Mans, nous avons travaillé avec le service formation continue de la CCI qui nous a accompagné pour évaluer le niveau de compétences des salariés en leur faisant passer des tests, pour ensuite proposer des groupes de niveau et bâtir notre plan de formation bureautique." Ainsi, neufs salariés sur la quarantaine que compte l'agence mancelle, ont suivi une formation Excel sur deux jours.

Éligible au compte personnel de formation Il faut savoir que les formations bureautiques PCIE sont éligibles au CPF (Compte personnel de formation) pour tous les publics. "Nous avons soutenu les

salariés dans la mise en place des CPF, afin d’obtenir des financements, puis validé le fait de réaliser la formation sur leur temps de travail", commente Rudy Lecler, responsable développement RH de MCI. "Le fait de pouvoir faire financer ces formation certifiées PCIE par le CPF est un avantage évident pour l'entreprise et libère du budget pour d'autres types de formation", poursuit Barbara Geneau. Dans le cadre du PCIE, la validation des compétences s’effectue module par module et il existe plusieurs niveaux de certification. "La formation a été très bien vécue par les salariés. Certains ont obtenu leur certification PCIE en réussissant leur module, souligne Rudy Lecler. Ces formations ont permis aux salariés d'ouvrir leur passeport, ce qui facilitera de futures formations informatiques de niveau supérieur. Ce PCIE permet de mesurer les axes d'évolution et de progression du salarié. C'est très gratifiant

◗◗ Maryse Gauthier (1) Technologies et société de l’information, gestion des documents, traitement de texte, tableur (feuilles de calcul), base de données, présentation (diaporamas), services Internet et messagerie électronique.

Contact CCI : Jean-Christophe Geslin au 02 43 21 00 57

Les avantages du PCIE pour l'entreprise • Augmenter la satisfaction des collaborateurs par une meilleure maîtrise de leur outil informatique • Réduire les coûts cachés informatiques • Augmenter l'efficacité et la productivité des collaborateurs • Détectez les besoins réels de formation informatique • Évaluer le niveau de compétences et sa progression

maine éco septembre 2017 33


[focus]

GRAND PRIX DE FRANCE MOTO

© Motogp.com

105 020 spectateurs : un record !

Cette édition 2017 a été un vrai succès avec un record d'affluence. Au total, 105 020 spectateurs ont assisté au Grand prix de France Moto au Mans (204 022 sur trois jours). L'an dernier, le record avait déjà été battu avec 99 053 spectateurs le dimanche. Les retombées économiques locales sont estimées à près de 10 millions d'euros,

selon le promoteur de l'événement Claude Michy. Un montant atteint en totalisant les frais pris en charge par l'organisateur, par les équipes et les pilotes participants (hébergements, déplacements, restauration, etc.) et les dépenses des spectateurs. L'événement retransmis en direct par 207 télévisions dans le monde contribue à la notoriété du Mans. Les spectateurs ont une nouvelle fois pu se régaler avec des courses passionnantes qui ont vu s'imposer en MotoGP l'Espagnol Maverick Viñales (Yamaha), devant le Français Johann Zarco (Yamaha) et son compatriote Dani Pedrosa (Honda). En moto 2, l'Italien Franco Morbidelli (Kalex) l'a emporté alors qu'en Moto 3, c'est l'Espagnol Joan Mir (Honda). Cette année, le circuit a aussi accueilli l’International Bridgestone Handy Race, la première course internationale dédiée aux pilotes handicapés. Rendez-vous maintenant en 2018.

[SOIRÉE D’INFORMATION DÉDIÉE AUX PHARMACIENS]

Une conférence sur le diabète Fin juin, en collaboration avec l’UTIP (Union technique inter-pharmaceutique), le Centre de formation d'apprentis (CFA) de la CCI Le Mans Sarthe a accueilli 90 professionnels de la santé (pharmaciens d’officine, préparateurs et apprentis en formation au CFA) pour une soirée de formation sur le thème du diabète et ses traitements. Selon les derniers chiffres de l’Assurance maladie, 3,7 millions de Français en souffrent et chaque année le nombre augmente fortement : 85 000 nouveaux cas en une seule année. Le diabète entraîne de nombreuses complications (accident cardiovasculaire, cécité, amputation). Il est dû à une absence ou insuffisance de production d’une hormone, l’insuline, en charge de réguler la glycémie. Le docteur Metayer Amelot, endocrinologue-diabétologue au Centre hospitalier du Mans, a animé cette soirée et fait le point sur les nouveautés dans la prise en charge des diabétiques : traitements

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oraux, traitements injectables et nouveautés technologiques à travers des cas cliniques. L’auditoire a particulièrement apprécié la qualité de la conférence qui a permis à tous les participants de s'informer pour l’exercice de leur métier. Pour rappel, le CFA de la CCI forme chaque année 80 apprentis au Brevet professionnel de préparateur en pharmacie avec un taux de réussite aux examens de 85 %.

[24 HEURES DU MANS]

Le Groupe Escra au cœur de la course Chaque année, les étudiants en formation vivent la course mythique des 24 Heures du Mans de l’intérieur. Pour cette nouvelle édition, ce sont plus d’une centaine de jeunes du Groupe Escra qui se sont relayés tout au long de la course pour assurer des missions très variées. Une équipe de 30 personnes était dédiée au Prix Escra afin d’évaluer les teams et récompenser la meilleure assistance technique durant la course. Agencement du stand, méthode de travail, qualité des interventions mécaniques et d’entretiens… tout a été jugé. Organisé en collaboration avec l’ACO, le Prix Escra a été attribué aux quatre mécaniciens de chez Idec Sport Racing : Nicolas Filipe Bairras, Stéphane Menu, Maxime Roger et Nicolas Leblanc. Une belle récompense pour cette équipe engagée en LMP2 et dont c’était la première participation. Pendant ce temps, d’autres équipes étaient missionnées pour accueillir, guider et conduire les clients des teams Ford, Ligier et Idec Sport Racing. Enfin, un dernier groupe a participé à l’animation des réseaux sociaux pour l’ACO. Au final, les 24 Heures du Mans sont une expérience professionnelle et sportive unique pour tous les étudiants qui vivent cette course de renommée mondiale de façon très privilégiée. Rappelons que l'édition 2017 a rassemblé 258 500 spectateurs et que Porsche l'a emporté pour la 19e fois. La prochaine édition aura lieu les 16 et 17 juin 2018.


CONVENTION DE PARTENARIAT ENTRE LA CCI ET LES BANQUES

Des prêts d'honneur pour les repreneurs et créateurs d'entreprise

Dans le cadre de ses missions, la CCI du Mans et de la Sarthe porte le dispositif "CCI Entreprendre en France" qui a pour objet d'étudier, d'améliorer et de valider le projet du créateur ou du repreneur en lui fournissant des conseils et des appuis de partenaires. Elle assure notamment la formation des créateurs ou repreneurs par le biais du stage "5 jours pour entreprendre" et délivre un "Visa pour entreprendre en

France" qui valide la préparation du projet professionnel par un comité ad hoc. Sur proposition de la CCI, les bénéficiaires du Visa Entreprendre en France peuvent solliciter une des banques partenaires (Crédit mutuel, Caisse d'épargne, Crédit agricole, BPO et CIC Ouest) pour l'obtention d'un prêt d'honneur lorsque le projet a besoin d'un effet de levier pour faciliter sa mise en œuvre. Les porteurs de projet de création d'entreprise peuvent bénéficier d'un prêt de 10 000 € maximal, d'une durée de cinq ans à taux zéro, sachant que l'apport personnel du porteur de projet et le montant du prêt d'honneur ne peuvent pas excéder 40 % du plan de financement global. Le montant maximal passe à 20 000 € pour un projet de reprise d'entreprise. (Sur la photo, signature de la convention de partenariat entre la CCI et le Crédit Mutuel). Contact CCI : François Billois au 02 43 21 00 10

[LES RENCONTRES DE L'INTERNATIONAL]

Un rendez-vous d'affaires pour les entreprises exportatrices La CCI organisait le 4 juillet dernier, les rencontres de l'international à destination des entreprises qui souhaitent exporter, développer de nouveaux marchés et qui s'interrogent sur les bonnes pratiques du commerce international. Plus d’une vingtaine de partenaires (experts techniques et pays) étaient présents pour conseiller et guider les entreprises, selon un programme à la carte construit en fonction des besoins : des ateliers (financement export, sécurisation des marchés à l'international, rédaction d'une offre commerciale export, l’interculturel dans les affaires), des rendez-vous individuels sur les expertises techniques du commerce international et les marchés (missions de prospection, conditions générales de vente export, statut d'exportateur agréé, régimes économiques douaniers, transport et logistique à l'international, sécurité de paiement…), des échanges d’expériences sur les pays,

UNE PLATEFORME "HANDICAP 72"

Un numéro vert à disposition des employeurs Depuis plusieurs années, l'association Sarth'Compétence & Emploi accompagne plus de mille personnes handicapées et leurs employeurs grâce à ses différents services reconnus en Sarthe : Cap emploi, dédié à l'insertion professionnelle des personnes handicapées, et Solution emploi Sarthe pour l'accompagnement personnalisé et individualisé des salariés en activité sur le département de la Sarthe pour lesquels une inaptitude au poste de travail est présumée. La volonté de l'association et de ses partenaires est de mener des actions de sensibilisation, d'animations spécifiques au niveau local pour l'emploi, la formation et le handicap. Il s’agit aussi d'encourager la création de partenariats locaux afin de coordonner les réseaux d’interventions notamment de professionnels. Afin de mieux répondre aux interrogations des employeurs sur le sujet du handicap, l'association met en place un numéro Vert 0 805 293 850 (appel gratuit depuis un poste fixe).

ou encore du coaching linguistique pour être plus performant (media training, pitch, tests linguistiques, score TOEIC…). En point d'orgue, cette journée dédiée à l'international s'est terminée par une conférence organisée par l'association Sarthe International sur "L’effet Trump dans les relations internationales", animée par Jean-Marc Sylvestre, économiste/chroniqueur sur BFM TV. maine éco septembre 2017 35


[focus] MAÎTRES D'APPRENTISSAGE ET TUTEURS EN ENTREPRISE

Une formation de 14 heures

14 heures avec possibilité d’aller jusqu’à la certification. Cette formation a pour objectif de donner les clés pour intégrer le jeune dans l’entreprise, identifier les apprentissages à mettre en place, organiser ses tâches, l’accompagner, le motiver et évaluer ses acquis et le préparer à l’examen. Elle se fait sous forme de regroupements interentreprises pour permettre aux participants d’échanger entre professionnels d’un même secteur d’activité sur leurs expériences en tant qu’encadrants. Au programme également des échanges avec les formateurs du CFA afin de garantir une complémentarité entre le CFA et l’entreprise dans une logique de co-formation. Les diplômés peuvent ensuite bénéficier d’une aide régionale de 500 euros. Le Centre de formation d’apprentis de la CCI Le Mans Sarthe a déjà formé et certifié plus de 780 maîtres d'apprentissage ou tuteurs. De nouvelles sessions de formation commencent dès septembre 2017.

77 maîtres d'apprentissage et tuteurs en entreprise ont validé leur formation pour accueillir un jeune en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation. Pour une transmission de savoirs efficace et un accompagnement réussi, le Centre de formation d’apprentis CCI Le Mans Sarthe propose aux maîtres d’apprentissage et tuteurs, un dispositif de formation de

[ALERTE AUX ARNAQUES ACCESSIBILITÉ]

Soyez vigilants !

La loi handicap du 11 février 2005 précise que les conditions d’accès des personnes handicapées dans les établissements recevant du public (ERP) doivent être les mêmes que celles des personnes valides, ou à défaut d’une qualité d’usage équivalente. La loi fixait au 1er janvier 2015 la date limite de mise en conformité des établissements recevant du public (ERP). Depuis le 26 septembre 2014, cette échéance est assouplie. Les établissements non accessibles au 27 septembre 2015 ont dû déposer, avant cette date, un agenda d'accessibilité programmé (Ad'AP) qui leur permet, si besoin, d'étaler la réalisation des travaux sur trois ans au maximum. Le nonrespect des règles d’accessibilité est un délit. Dans ce cadre, peu importe la bonne ou mauvaise foi du commerçant. Vous risquez une amende, ou même une fermeture de votre établissement. Des dérogations sont toutefois possibles dans certaines conditions.

Démarchage suspect Des escrocs tentent d'arnaquer les professionnels qui n'ont pas ou ne semblent pas avoir effectué leur déclaration d'agenda d'accessibilité programmée (Ad'AP). Ces tentatives sont en recrudescence sur le territoire national. Les victimes font l'objet d'un démarchage "agressif et méthodique" par téléphone, par courrier ou par mail. Il leur est indiqué que leur établissement ne permettant pas

d'accueillir du public et n'ayant pas effectué de déclaration d'accessibilité programmée, elles sont en infraction avec la loi et encourent une amende. Il leur est souvent proposé d'y mettre fin : - en réglant une somme qui varie et qui est perçue par un organisme dont le nom intègre des mots-clés savamment choisis (ADAP, agence française…) et présenté comme étant un service de l’État (logo bleu/blanc/rouge, une Marianne…), - par la proposition de réalisation de travaux qui, malgré le paiement d'un acompte, ne sont jamais effectués. Cette amende ou cet acompte, d'un montant généralement inférieur à 1000 euros, doivent être réglés par chèque, CB ou virement sur des comptes à l'étranger. Il faut savoir que les services de l’État n'effectuent aucun démarchage téléphonique auprès des ERP et conseillent : - en cas de démarchage, ne pas donner suite et ne rien payer. Surtout ne jamais communiquer ses coordonnées bancaires, - au moindre doute, signalez les faits à la gendarmerie, - les victimes de ces escroqueries, y compris de tentatives, sont invitées à déposer plainte auprès de l'unité de gendarmerie ou du commissariat de police dont elles dépendent. Contact CCI : Laurent Mariot au 02 43 21 00 23

LES CHALLENGES DE JEUNESSE ET ENTREPRISES

ACI Renault primée

Les Challenges de Jeunesse et entreprises sont le seul concours national permettant à des entreprises de recevoir un prix sur proposition des étudiants ! L'association jeunesse et entreprises (AJE) organise ses challenges annuels dont la vocation est de permettre aux jeunes de découvrir et rencontrer des entreprises de leur environnement, de dialoguer avec les dirigeants, et ce, afin de constituer un dossier pour valoriser un ou plusieurs domaines d'activités où l'entreprise est performante. Cette opération originale s'inscrit dans le cadre de projets tuteurés que conduisent des étudiants au cours de leur année scolaire. 61 équipes de jeunes de toute de la France se sont engagées dans la compétition. L'équipe de l'École de commerce et de gestion du Maine (EGC) emmenée par Solène Plassais a permis à l'entreprise ACI Renault du Mans de décrocher la 1ère place dans la catégorie "Qualité, sécurité, environnement". À l'occasion de la remise des prix des Challenges Jeunesse et entreprises qui s'est tenue dans la prestigieuse Banque de France, les étudiants de l'EGC mancelle ont pu présenter leur école et échanger avec notamment François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, ainsi que Yvon Gattaz, président-fondateur de l'association jeunesse et entreprises. L'école de la CCI s'est aussi vue attribuer le prix de "l’École la plus engagée". Une belle récompense pour l'EGC et ses étudiants. Plus d'information : www.egc-lemans.com

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NOUVEAU

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d'une communauté de communes…

MAINE SAOSNOIS

La Communauté de communes Maine Saosnois est née en janvier 2017 de la fusion des communautés de communes de Maine 301 (Bonnétable), du Pays Marollais (Marollesles-Braults) et du Saosnois (Mamers). Vaste territoire rural de près de 30 000 habitants, dont l’activité agricole reste l’un des meilleurs atouts, le Maine Saosnois peut s’appuyer sur un tissu économique diversifié composé d’entreprises qui ont passé sans encombres la crise de ces dernières années. Désormais, le défi des entrepreneurs et des élus locaux est de séduire une population de jeunes actifs diplômés qui fait encore défaut.

© Céline Nos

Une ruralité vivante

L

e Maine Saosnois rassemble 52 communes et compte 78 élus, ce qui constitue un double record sur la Sarthe", constate Frédéric Beauchef, président de la Communauté de communes Maine Saosnois, maire de Mamers et vice-président du Conseil départemental. "C’est pourquoi la gouvernance de cette intercommu-

Quatre pôles d’attractivité équilibrés

Frédéric Beauchef, président de la Communauté de communes Maine Saosnois.

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nalité reste un exercice complexe, mais passionnant. Ma volonté est de dépolitiser les débats, de travailler hors des traditionnels clivages, car c’est la seule voie à suivre pour avancer ensemble. Je veux aussi préserver l’identité de chaque territoire tout en affirmant notre cohésion intercommunale." Le territoire du Maine Saosnois est, en effet, historiquement constitué d’un maillage de petites communes issues des paroisses de l’ancien régime. "Cette multiplicité de villes et de villages est le signe d’une ruralité vivante qui se traduit par de fortes solidarités locales et une belle dynamique associative !", affirme Frédéric Beauchef.

L’économie du Maine Saosnois s’articule autour de quatre pôles d’attractivité qui s’équilibrent remarquablement. Ainsi, Saint-Cosme-en-Vairais accueille le premier employeur du Nord Sarthe, Arconic, spécialisé dans

la fabrication et l’usinage de pièces métalliques (700 personnes), tandis que Marolles-les-Braults et Bonnétable comptent de belles entreprises comme la Sarrel, RPC Beauté, Macosa (textile), Danish Crown (agro-alimentaire)… ainsi que plusieurs PME très solides (Triffault, Comema, les charcuteries Boulvert et Ruel…). Enfin, à Mamers, Rey Emballages et Mamers Injection, implantées à la suite de la douloureuse fermeture de Moulinex en 1997, poursuivent leur croissance, comme Raclet (groupe d’équipements de loisirs Trigano), l’imprimerie AuffretPlessix, Négo Transports (voir encadré), Numériplan (dessin numérique de bâtiments)… De surcroît, l’ensemble du territoire du Maine Saosnois est constellé d’une multiplicité d’activités artisanales et Mézières-sur-Ponthouin, Beaufay et Nogent-le-Bernard sont également le siège d’entreprises dynamiques. "Indéniablement, les entreprises du territoire ont su résister à la crise de ces dix dernières années. Nous avons


à l'autre

pu, certes avec difficulté, conserver nos emplois et, dès à présent nous commençons à bénéficier de la reprise. Ce tissu économique présente en outre l’avantage d’être très diversifié, comprenant des acteurs de l’agro-alimentaire, de l’aéronautique, du bâtiment, du transport, du cartonnage, du textile…", constate Pascal Trubert, dirigeant de Négo Transports et président d’Agir, le club d’entreprises du Saosnois et du Pays Marollais qui va s’étendre au territoire de l’ex-communauté de communes Maine 301 et prendre le nom de Agir Maine Saosnois. "Après avoir rencontré plusieurs acteurs économiques de Bonnétable, dont le dirigeant de

Macosa, nous allons proposer à toutes les entreprises de ce secteur de nous rejoindre. Il est plus cohérent de travailler à l’échelle du nouveau périmètre communautaire. Nous partageons les mêmes problématiques et pouvons mettre à profit ce réseau élargi pour créer des synergies nouvelles." L’activité commerciale réussit, elle aussi, à se maintenir à un niveau honorable dans les quatre pôles d’attractivité précités, notamment dans les cœurs des bourgs qui connaissent un prometteur regain de dynamisme. En outre, diverses petites communes ont, également, pu conserver leur dernier commerce (notamment en Pays Marollais avec le soutien de la collectivité).

Parier sur la formation et l’apprentissage "Désormais, notre premier défi est d’attirer durablement des cadres dont les qualifications répondent aux emplois que nous proposons. En effet, alors que le chômage reste la préoccupation première des Français, le premier souci de nos entreprises est de trouver des collaborateurs pour répondre aux besoins de renouvellement de leur personnel pour poursuivre leur développement, poursuit le président du club d’entreprises. Heureusement, nous disposons d’une main d’œuvre de qualité qui accepte volontiers de se former pour progresser. C’est pour-

quoi nos entreprises développent des formations spécifiques débouchant sur des emplois." "La formation de nos jeunes est, incontestablement, l’une des clés de notre développement. Il faut que celle-ci soit en adéquation avec l’offre, ajoute Frédéric Beauchef. Pour relever ce challenge, nous avons l’opportunité de pouvoir nous appuyer sur le lycée professionnel de Mamers qui est un partenaire à part entière." Tout en consolidant les entreprises implantées sur le territoire, les élus du Maine Saosnois ont conscience qu’il leur faut aussi attirer de nouvelles activités. Dans ce but, avant même la fusion, les communautés de

[ TÉMOIGNAGE ]

Négo Transports : succession assurée ! L’entreprise mamertine Négo Transports vient d’être rachetée par le groupe vendéen de transports Mousset. Cette opération a pour objectif d’assurer la pérennisation de la société et de ses emplois sur le Maine Saosnois. "Nos enfants ne souhaitaient pas reprendre notre entreprise. C’est pourquoi, avec mon épouse Agnès, nous avons décidé de chercher un repreneur garantissant la continuité de l’activité, raconte Pascal Trubert, âgé de 57 ans. Après avoir fait connaître notre intention, nous avons reçu diverses offres et notre choix s’est arrêté sur le groupe Mousset. Désormais, celui-ci est propriétaire de 75 % des parts de l’entreprise et de notre site qui compte 2 hectares occupés et 2 hectares aménageables. Conformément à notre volonté, le nouveau propriétaire s’est engagé à conserver l’équipe en place, composée d’une centaine de salariés, ainsi que notre clientèle. Au cours des trois prochaines années, l’organisation de Négo Transports ne devrait pas évoluer et je passerai la main d’ici à cinq ans après avoir assuré la transition."

Des savoir-faire qui se complètent "Avec Négo Transports, nous partageons le même lien avec le monde agricole, étant spécialistes du transport de volailles vivantes et de la collecte du lait. Mais, Négo Transports nous apporte aussi son savoir-faire dans deux métiers que nous ne maîtrisions pas encore : le transport exceptionnel et le transport de machines agricoles. Nous poursuivons, ainsi, notre diversification", souligne Frédéric Leblanc, PDG du groupe Mousset, qui emploie 1 300 salariés et dispose de 60 sites sur le territoire français. Créée il y a 36 ans par Pascal Trubert et son père, Joseph, Négo Transports a, en effet, fait du transport exceptionnel sa spécialité, s’implantant dans les secteurs du matériel agricole, du bâtiment, de l’industrie et des loisirs. "Nous sommes sur une

Pascal Trubert, dirigeant de Négo Transports.

niche, précise Pascal Trubert, tout en proposant des prestations plus traditionnelles." Dès à présent, ce rachat va consolider la croissance de l’entreprise du Maine Saosnois, qui envisage d’acheter de nouveaux camions pour faire face à une demande en constante progression. Une bonne nouvelle pour le Nord Sarthe.

maine éco septembre 2017 39


d'une communauté de communes…

Fibre optique et maisons médicales En parallèle, la nouvelle communauté de communes s’est lancée dans un autre investissement stratégique : le déploiement d’un réseau numérique garantissant l’accès au haut débit Internet à la quasi-totalité des foyers. "Dès cet automne, toutes les communes de l’ex-communauté de communes Maine 301, à l’exception de Bonnétable et Beaufay, seront couvertes par ce réseau de fibre optique que nous mettons en place avec Sarthe Numérique. Puis, début 2018, Neufchâtel-en-Saosnois, René, Thoigné, Dangeul, Saosnes, Pizieux, Saint-Calais-en-Saosnois et Vezot seront desservies à leur tour, détaille Frédéric Beauchef. Nous prévoyons d’investir 600 à 700 000 euros par an en donnant la priorité aux zones les moins bien loties. Elle nous permettra d’offrir un service équivalent à celui que l’on trouve dans les zones urbaines." Plus globalement, les élus du Maine Saosnois ont la volonté de développer les services à la population et aux entrepreneurs pour renforcer l’attractivité du territoire. Dans cette optique, afin de lutter contre un risque croissant de désertification médicale, la communauté de communes a lancé la construction 40 maine éco septembre 2017

de deux maisons médicales à Mamers et Neufchâtel-en-Saosnois. De même, pour répondre aux besoins des familles et de la jeunesse, l’intercommunalité prévoit, pour 2018, l’aménagement de nouveaux locaux dédiés au centre social basé à Marolles-les-Braults. "À cette occasion, nous allons réhabiliter le presbytère de la commune, précise Frédéric Beauchef rappelant que tous ces projets ont été élaborés par les précédentes communautés de communes, dont nous respectons pleinement les choix."

Tourisme et culture au cœur de l’identité territoriale Dans cette logique, une attention particulière est portée aux secteurs de la culture et du tourisme du Maine Saosnois, considérés, à juste titre, comme des leviers du développement économique local. Déjà, depuis quelques années, le Saosnois a fait de la culture l’un des étendards de son identité, tandis que Maine 301 mise sur le développement touristique. "Considérant que le tourisme est un secteur économique à part entière qui offre un fort potentiel de développement, les élus de Maine 301 ont lancé plusieurs opérations successives : rénovation du château de

Géraldine Vogel, vice-présidente de la communauté de communes et maire de Beaufay.

Haut Éclair à Nogent-le-Bernard afin d’augmenter notre capacité d’hébergement, valorisation du jardin du château de Bonnétable et, actuellement, réhabilitation, soutenue par le Conseil départemental, du site historique de la Vieuxville à Beaufay incluant l’aménagement de 23 couchages individuels. Ce dernier site est situé à proximité du pôle européen du cheval, permettant d’envisager des synergies très intéressantes", détaille Géraldine Vogel, vice-présidente de la communauté de communes en charge du tourisme, de la communication, du développement numérique et de la démographie médicale, maire de Beaufay et précédemment présidente de la Communauté de communes Maine 301.

En parallèle, tous les élus du Maine Saosnois sont convaincus qu’il faut continuer à développer le tourisme vert, mettant à profit un patrimoine naturel parfaitement préservé, de nombreux bâtiments historiques, ainsi que les multiples chemins de randonnée balisés et dont la voie verte Mamers/ Les Mées est le tracé le plus populaire et le plus emblématique. "Dans les années à venir, notre objectif est de construire des circuits à la carte, en partenariat avec les professionnels, notamment les auto-caristes, ainsi qu’avec les équipes des offices de tourisme de Mamers et Bonnétable qui vont continuer à se rapprocher dans un souci d’efficacité, indique Géraldine Vogel. Nous allons aussi poursuivre la politique culturelle déployée sur le Saosnois et dont on ne peut contester la qualité et l’intérêt pour le territoire." À travers cette politique touristique et culturelle, le Maine Saosnois doit notamment pouvoir séduire le public du Bassin parisien qui n’est qu’à deux heures de là et qui pourrait être tenté de s’installer sur ce territoire, idéalement placé, qui offre un remarquable cadre de vie et ne demande qu’à séduire.

◗◗ Cyrille Laporte

© OTMS JL. Dugast.

communes du Saosnois et du Pays Marollais ont fait le choix de s’associer pour recruter un chargé de mission économique. Depuis près de trois ans, celui-ci s’est attelé à faire mieux connaître le territoire auprès des décideurs économiques, par exemple en étant présent sur des salons nationaux. Ce professionnel, qui pilote également l’animation du club Agir, a ainsi favorisé aux côtés des élus l’implantation sur Mamers d’une entreprise de charpentes, Alto, qui se développe avec régularité. "Nous misons sur les PME et les TPE qui vont grandir pour devenir des employeurs de premier plan, précise le président de la communauté de communes. C’est dans cet esprit que nous investissons, dès cette année, dans la construction de deux bâtiments prêts à l’emploi, l’un à Courgains - qui est achevé - et l’autre à Mamers sur la zone d’activités du Saosnois en bordure de rocade."

Le Maine Saosnois compte de multiples chemins de randonnée balisés dont la voie verte Mamers/Les Mées.


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conjoncture

Indicateurs économiques + 0,7 % : En juillet 2017, l’indice des prix à la consommation (IPC) recule de 0,3 % après une stabilité en juin. Corrigé des variations saisonnières, il reste inchangé pour le 2e mois consécutif. Sur un an, les prix à la consommation croissent au même rythme qu’en juin (+ 0,7 %). Sur le mois, la baisse des prix provient d’un repli marqué des prix des produits manufacturés dû aux soldes d’été et d’un nouveau recul des prix de l’énergie. En revanche, les prix des services accélèrent nettement du fait de la hausse des prix des transports aériens et des services d’hébergement pendant les vacances d’été. Les prix des produits alimentaires se redressent un peu après un repli le mois précédent.

précédent. Sur un an, l'ICC augmente de 2,2 %, une hausse plus soutenue qu'au trimestre précédent (+ 1 %). 109,46 : Au premier trimestre 2017, l'indice des loyers commerciaux s'établit à 109,46. Sur un an, il accélère de nouveau à + 1 % après + 0,5 % le trimestre précédent. 9,76 € : Smic horaire brut (depuis le 1er janvier 2017) soit un brut mensuel de 1 480,27 € sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires (151,67 h de travail). 0,90 % : Le taux d'intérêt légal est fixé à 0,90 % pour le 1er semestre 2017 quand le créancier est un professionnel (4,16 % si c'est un particulier).

1 650 : L'indice du coût de la construction (ICC) s'établit à 1 650 au premier trimestre 2017 après 1 645 le trimestre

(juillet 2017) Selon les chefs d'entreprise interrogés en juillet 2017, le climat conjoncturel dans l'industrie est stable. À 109, il est nettement au-dessus de sa moyenne de long terme (100). L'indicateur de retournement reste dans la zone indiquant une conjoncture favorable. Le solde d'opinion des industriels sur leur production passée est quasi stable alors que celui sur leurs perspectives personnelles de production se replie légèrement. Cependant, ces deux soldes restent au-dessus de leur normale. Par ailleurs, les industriels sont encore plus optimistes qu'en juin sur les perspectives générales de production du secteur. Le solde correspondant continue de s'améliorer pour atteindre son plus haut niveau depuis décembre 2000, très supérieur à sa moyenne de long terme. Les soldes sur les carnets de commandes globaux et étrangers sont stables, nettement au-dessus de leur normale. Enfin, les industriels sont quasiment aussi nombreux qu'en juin à juger que leurs stocks de produits finis sont inférieurs à la normale : le solde d'opinion reste au-dessous de sa moyenne de long terme.

Industrie du bâtiment

Le climat conjoncturel continue de s'améliorer en juillet 2017

Commerce de détail/commerce et réparation automobiles

Le climat des affaires reste très favorable en juillet 2017 Selon les chefs d'entreprise du commerce de détail et du commerce et de la réparation automobiles, le climat des affaires demeure très favorable en juillet 2017. L'indicateur qui le synthétise gagne un point par rapport à juin et se situe à 112, plus haut niveau depuis fin 2007. Il reste supérieur ou égal à sa moyenne de longue période (100) depuis février 2015. Les chefs d'entreprise sont nettement plus nombreux qu'en juin à déclarer une hausse de leur activité passée, le solde se situant désormais à un niveau élevé. Leurs anticipations restent optimistes : chacun des soldes relatif aux ventes prévues,

Enquête mensuelle de conjoncture dans l'industrie

aux intentions de commandes et aux perspectives générales d'activité demeure nettement au-dessus de sa moyenne de long terme. Les commerçants sont pratiquement aussi nombreux que lors de la dernière interrogation à annoncer des hausses de prix tant sur les derniers que sur les prochains mois ; ces deux soldes sont légèrement supérieurs à leur moyenne. La situation de trésorerie demeure estimée assez aisée. Les soldes d'opinion relatifs à l'emploi, tant passé que prévu, se replient légèrement. Ils restent proches de leur moyenne. (Source Insee)

Selon les chefs d'entreprise du bâtiment interrogés en juillet 2017, le climat des affaires s'améliore de nouveau. L'indicateur qui le synthétise gagne un point et atteint 105, son plus haut niveau depuis septembre 2008. Il s'améliore régulièrement depuis début 2015 et se situe désormais nettement au-dessus de sa moyenne de long terme (100). L'indicateur de retournement reste dans la zone de climat conjoncturel favorable. Les entrepreneurs sont moins nombreux qu'en juin à signaler une augmentation de leur activité au cours des trois derniers mois. Le solde correspondant se replie tout en restant nettement au-dessus de son niveau moyen de long terme. En revanche, le solde d'opinion sur l'activité prévue augmente fortement. Il atteint son plus haut niveau depuis mars 2008, bien au-dessus de son niveau moyen de long terme. De même, l'opinion des entrepreneurs sur les perspectives générales d'activité du secteur s'améliore nettement. Le solde d'opinion correspondant est très supérieur à sa moyenne de longue période. Les entrepreneurs sont plus nombreux qu'en juin à indiquer avoir accru leurs effectifs au cours des trois derniers mois.

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Lu pour vous

Les bureaux prennent l'air

Bilan économique 2016, Pays de la Loire

L'Usine Nouvelle - N° 3523 6 juillet 2017

Insee Conjoncture Pays de la Loire N° 15 - 20 juin 2017

Avec les outils de travail numériques, l'espace de l'entreprise se dilate. Coworking, télécentre, centres d'affaires… les entreprises se réorganisent et les salariés s'adaptent. Ils sont invités à utiliser des espaces différents selon les moments.

En 2016, la croissance française accélère légèrement : le PIB progresse en volume de + 1,2 %, après + 1,1 % en 2015. Le dynamisme de la consommation des ménages dopée par la hausse du pouvoir d’achat et la vigueur de l’investissement des entreprises et des ménages nourrissent la croissance. En revanche, le commerce extérieur pèse négativement. L’activité progresse dans tous les secteurs (industrie, construction et services marchands) en France métropolitaine comme dans les Pays de la Loire (d’après les enquêtes annuelles de la Banque de France). Les effectifs salariés augmentent sensiblement au niveau national (+ 1,2 %) et, plus nettement encore, régional (+ 2,1 %). Le taux de chômage dans les Pays de la Loire recule nettement en 2016. Il s’établit à 8,3  % de la population active au 4e trimestre.

Ça roule pour le vélo LSA - N° 2468 - 6 juillet 2017

Parfait pour les citadins écolos, le vélo bat des records de vente. Détaillants et grandes surfaces spécialisées, tous veulent leur part du gâteau. Mais pour perdurer, il faut s'organiser afin de maîtriser un produit compliqué.

Innover pour le commerce Points de Vente - N° 1215 3 juillet 2017

Distributeurs, e-commerçants, startup et marques étaient réunis en juin dernier lors d'une conférence sur le commerce de demain organisée par Points de Vente, l'Institut du Commerce, CaCom et BFM Business. L'occasion de décrypter les points de friction dans les nouveaux parcours d'achat mais aussi la nécessaire réinvention des métiers avec l'humain au cœur de la réussite de l'expérience client.

Big data, cobotique, objets connectés : conséquences sur les métiers L'Usine Nouvelle - N° 3523 6 juillet 2017

Toutes ces nouveautés qui inondent le marché ont un impact sur le secteur industriel et forcément sur les métiers qui y sont attachés. Entre 25 et 50 % des métiers de l'industrie auraient une probabilité très forte d'être automatisés dans les vingt ans à venir.

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Le PIB progresse de 0,5 % au deuxième trimestre 2017 Informations Rapides Insee - N° 202 28 juillet 2017

Selon la première estimation, au deuxième trimestre 2017, le PIB en volume continue de progresser : + 0,5 %, pour le troisième trimestre consécutif. Les dépenses de consommation des ménages accélèrent légèrement (+ 0,3 % après + 0,1 %) tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) ralentit nettement (+ 0,5 % après + 1,4 %). Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue à la croissance du PIB pour + 0,4 point, comme au trimestre précédent. Les exportations rebondissent (+ 3,1 % après - 0,7 %) tandis que les importations ralentissent nettement (+ 0,2 % après + 1,2 %). Au total, le solde extérieur contribue

positivement à la croissance du PIB : + 0,8 point après - 0,6 point au trimestre précédent. À l'inverse, les variations de stocks y contribuent négativement (- 0,6 point après + 0,7 point).

Le commerce de centreville se rebiffe LSA - N° 2468 - 6 juillet 2017

Concurrencées par les centres commerciaux de périphéries, les enseignes de centre-ville sont confrontées à des taux de vacance en forte hausse. Dans ce contexte, l'Alliance du commerce avec Procos et quelques autres se bat pour organiser le renouveau.

La technologie a supplanté la santé comme champion de la création de valeur Les Échos - 26 juillet 2017

Les États-Unis dominent toujours le classement des sociétés créatrices de valeur entre 2012 et 2016. Mais les valeurs technologiques et de médias ont pris le dessus sur les biotech. Netflix (États-Unis), NVIDIA (États-Unis) et Tencent Holdings (Chine) occupent les trois premières places. Les valeurs de santé ont pâti en Bourse l'an dernier de la polémique sur le prix des médicaments aux États-Unis.

En 2016, l’accélération du pouvoir d’achat des ménages stimule leur consommation Insee Première - N° 1658 11 juillet 2017

En 2016, les ménages bénéficient d’une accélération de leur pouvoir d’achat : leur revenu disponible brut augmente plus fortement qu’en 2015 dans un contexte de quasistabilité des prix. Ils répercutent essentiellement ces gains de pouvoir d’achat sur leur dépense de consommation, qui progresse de 2,3 % en volume après + 1,4 % en 2015. Leur taux d’épargne poursuit sa baisse (- 0,4 point, après - 0,5 point

en 2015) pour s’établir à 13,9 %. Ce sont les achats d’automobiles qui contribuent le plus à la hausse de la dépense, confirmant le redressement amorcé en 2015.

Le transport public s'intéresse à la trottinette et au gyropode Les Échos - 26 juillet 2017

La "micromobilité" se développe dans les villes. Ces modes de transport sont en plein essor. Difficile de les manquer sur les trottoirs et les pistes cyclables. Les opérateurs de transport en commun, comme la SNCF ou Transdev, veulent lui faire une place dans leur offre pour faciliter le trajet du "dernier kilomètre" entre les lignes de transport en commun et le lieu de travail ou le domicile.

La France doit revoir de fond en comble sa politique d'innovation Les Échos - 27 juillet 2017

Le succès de nos start-up ou celui de notre French Tech ne doivent pas nous abuser. Cette effervescence entrepreneuriale produit pour l'instant trop peu de résultats. Il faut mettre en place de vraies politiques d'innovation, bien ciblées.

Qualité de l'air intérieur : relevons le défi ! Ademe & Vous - N° 107 Juillet-août 2017

Longtemps négligée, la pollution de l'air intérieur est désormais reconnue comme un véritable enjeu de santé publique. Mais comment lutter contre un phénomène complexe, tributaire de nombreux facteurs ? Enrichissement des connaissances, surveillance de la qualité de l'air, étiquetage, amélioration de la ventilation, implication des acteurs du bâtiment… aujourd'hui l'action s'articule autour de nombreux leviers.


Les États-Unis et le Royaume-Uni ne tirent pas profit de la reprise mondiale Les Échos - 25 juillet 2017

La politique budgétaire de Donald Trump ne permettra pas d'atteindre les 3 % de croissance attendus, selon le FMI. 2,1 % sont annoncés pour cette année et l'an prochain. Le Royaume-Uni aussi risque de passer à côté de la reprise mondiale. Par contre, la zone euro reprend des couleurs grâce aux bonnes performances de certains de ses membres : Allemagne, Espagne, France et Italie. La Chine et l'Inde restent les deux grands émergents parmi les plus dynamiques.

Loi Sapin 2 : corruption, les entreprises tenues de prendre les devants Le Moniteur du BTP - N° 5930 14 juillet 2017

Code de conduite, dispositifs d'alerte interne, de contrôle et d'évaluation… la prévention des manquements à la probité s'impose depuis le 1er juin pour les sociétés dont l'effectif comprend au moins 500 salariés et dont le chiffre d'affaires est supérieur à 100 millions d'euros. Elles sont tenues de mettre en place une série de huit mesures destinées à prévenir les faits de corruption et de trafic d'influence en France et à l'étranger.

Quand la France met les bouchées doubles pour se développer en Afrique Classe Export - N° 240 Juin-juillet 2017

En une petite quinzaine d'années, le continent africain est passé du statut de économiquement sinistré à celui de continent d'avenir et d'eldorado économique. Ce n'est pas un effet de mode mais une lente montée en puissance, qui a un aspect inexorable et qui va tout bouleverser sur son passage.

Les dix labels qui comptent LSA - N° 2469 - 13 juillet 2017

Gages de confiance en termes de santé, de soutien aux producteurs, de respect du terroir, etc., les labels ont, en théorie, tout pour séduire les consommateurs. Mais comment ces derniers s'y retrouvent-ils dans ce que d'aucuns qualifient de jungle ? Quels sont les labels les plus connus ? Quels sont les préférés ? Et les plus achetés ?

Vers une réforme des étiquettes énergétiques sur l'électroménager LSA - N° 2469 - 13 juillet 2017

Le parlement européen a adopté, en juin, un projet de réforme de l'étiquette énergie, mise en place en 1994 et aujourd'hui dépassée par les performances des appareils. L'entrée en vigueur est prévue pour 2019.

Agroalimentaire : richesse nationale L'Usine Nouvelle - N° 3524-3525 13 juillet 2017

Biscuiterie, plats cuisinés, viande, lait, vins, agro-industrie… région par région, découvrez les champions de cette filière, premier employeur de France. Dans les Pays de la Loire, région de polyculture, les coopératives contribuent à la valorisation des productions agricoles locales.

Parler en public… et convaincre L'Usine Nouvelle - N° 3524-3525 13 juillet 2017

L'oral est le parent pauvre de la formation française, qui valorise l'expression écrite. Pourtant, entre réunions, présentations professionnelles, séminaires, etc., la vie professionnelle est pavée d'interventions qui conditionnent la réussite d'une carrière. Pour être à l'aise et efficace, session de rattrapage avec des pros.

La hausse de l'emploi salarié confirmée en région Stat'Ur Pays de la Loire - Conjoncture N° 24 - 1er trimestre 2017

Au premier trimestre 2017, l'emploi dans les Pays de la Loire progresse de 0,4 % (0,5 % au niveau national). Une évolution qui conforte la tendance régionale observée sur les neuf derniers trimestres. La Loire-Atlantique et la Vendée portent cette évolution positive. L'emploi en Sarthe progresse de + 0,1 %, mais recule de 0,5 % dans l'industrie.

Blockchain : une (r)évolution dans les supply chain internationales ? Classe Export - N° 240 Juin-juillet 2017

Pour stocker et transmettre des informations, la technologie blockchain semble avoir un avenir radieux dans le commerce international. Avec ce moyen d'accélérer les échanges et les procédures de façon sécurisée et tracée, les économies escomptées se chiffreraient en milliards d'euros ! Un déploiement commercial est annoncé par Maersk et IBM dans le transport maritime conteneurisé d'ici à la fin de l'année.

L'économie britannique s'essouffle Les Échos - 27 juillet 2017

La croissance au premier semestre est la plus faible qu'ait connue le pays depuis cinq ans. La distribution reste peu dynamique depuis le début de l'année, pénalisée par un pouvoir d'achat en berne.

Formation continue : les clés d'acquisition des compétences de l'international Le Moci - N° 2040 - 29 juin 2017

Se développer sur les marchés internationaux nécessite l'acquisition de compétences

nouvelles dans de multiples domaines (connaissance des marchés et des risques, langues et interculturel, marketing, aspects juridiques et réglementaires, logistique, techniques financières, etc.). Entreprises et salariés sont demandeurs de programmes courts et longs de plus en plus pointus.

Le Maroc, concurrent ou partenaire de la France en Afrique ? Le Moci - N° 2038-2039 15 juin 2017

Le Royaume chérifien possède la proximité géographique, la France la connaissance des marchés africains. Le Maroc est libéral en affaires et veut monter en gamme. Une opportunité pour les Français qui peuvent utiliser ce pays comme plateforme ou nouer des partenariats. Ce qui n'empêche pas aussi une certaine concurrence, notamment sur de gros marchés d'infrastructures.

Protectionnisme : les États-Unis enterrent le projet de taxe aux frontières Les Échos - 31 juillet 2017

Les grandes entreprises françaises peuvent souffler. Les républicains ont renoncé à la taxe sur les importations, censée favoriser le "made in America". La "border tax" devait rapporter plus de 1 000 milliards sur dix ans et contenir le dérapage du déficit.

Semestre record pour les levées de fonds des start-up européennes de la tech Les Échos - 31 juillet 2017

Les jeunes pousses ont levé 7,7 milliards de dollars au premier semestre, un record, selon une étude de Clipperton. La startup britannique Improbable et l'allemande Delivery Hero ont réalisé les plus importantes levées de fonds.

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Découvertes

AQUA ART DESIGN

Le monde des poissons Aux portes d’Écommoy, une petite entreprise s’est spécialisée depuis quelques années dans la conception, la fabrication et l’installation d’aquariums de prestige, peuplés de plantes exotiques et de poissons de rêve. Ils vous emmènent sous toutes les latitudes et à toutes les profondeurs, en eau douce ou dans les milieux marins. Oubliez le bocal et son bête poisson rouge qui tourne en rond et plongez à la découverte de créatures inconnues et des grands fonds. Suivez le guide et devenez un ichtyologiste averti. L’aquariophilie est une science complexe mais, dans l’immédiat, place au spectacle.

Ambiance "bar" dans le hall d’accueil.

L

’entreprise a été créée en 2013 à Écommoy. Frédéric Tournier, passionné depuis plus de 30 ans par les aquariums, a été rejoint en 2015 par Yannis Aubineau. Au premier reviennent la conception, la fabrication et l’installation. "À 6 ans, il avait son premier aquarium et à 12 ans il en avait sept. Frédéric est une véritable encyclo-

Une intégration complète

Sculpture d’un décor.

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pédie sur plusieurs espèces animales, notamment les poissons et les reptiles", affirme Yannis qui assure la gestion, le management et le marketing. Ils sont secondés par Clément Peché pour la commercialisation et une petite équipe de cinq personnes. Tous sont par obligation très polyvalents et exercent un métier original, celui "d’intégrateur de nature" pour reprendre le slogan de l’entreprise. Nous pourrions ajouter "créateur d’espaces de vie aquatique".

Les aquariums sont réalisés en verre brut découpé sur mesure et d’épaisseur variable suivant le volume qui peut aller jusqu’à plusieurs milliers de litres d’eau douce ou de mer. Ils doivent pour certains résister à des pressions de 200 kg au cm2 ! Les décors sont sculptés en résine synthétique, de qualité alimentaire pour respecter les diverses bio cènes, et recevront par agrafage des plantes vivantes achetées en jardineries, chez

des grossistes spécialisés ou à Rungis. Il s’agit de reconstituer avec fidélité les divers biotopes des rivières, des lacs ou des fonds marins. Ainsi, dans le hall d’accueil, deux grands aquariums reconstituent l’écosystème du lac Malawi avec des cichlidés (1) pour l’un et celui du lac Tanganyika avec des cichlidés également, mais de forme plus allongée, pour l’autre. Le visiteur peut aussi admirer un bac corallien avec une vitrine inclinée pour plonger au cœur du récif et un meuble bar nommé "coryphènes" (2) de 2 500 litres avec des poissons originaires des rivières d’Amazonie. Quant à l’installation technique, elle comprend de puissantes pompes pour le renouvellement de l’eau mais aussi les systèmes permettant de régler l’éclairage et la température propres au milieu et aux espèces de chaque aquarium, ce qui suppose une grande expérience. Le tout doit être autant que possible miniaturisé pour être dissimulé dans le mobilier d’accueil. Un aquarium ressemble à un spectacle vivant, côté


Découvertes

scène pour le public et côté coulisses pour les techniciens. Bien sûr le tout est installé sur place et Aqua Art Design assure même la maintenance à distance afin de respecter tous les paramètres nécessaires à l’entretien des bacs et à la pérennité des écosystèmes. Si le client le souhaite, l’entreprise l’accompagne vers l’autonomie et la maîtrise de son installation.

Des poissons par milliers Le peuple des poissons est nombreux mais, pour une meilleure reconstitution, AAD n’hésite pas à y glisser d’autres espèces animales qui, pour certaines, apprennent à vivre ensemble : hippocampes, anémones des mers, bernardl’hermite, limules (crabes préhistoriques), massifs coralliens aux riches couleurs, refuges des poissons-clowns… Certains bacs abritent même des prédateurs, telles ces murènes qui peuvent mesurer jusqu’à un mètre, ou des reptiles dans le cas d’un environnement désertique. De plus en plus, l’entreprise conçoit des murs végétalisés agrafés sur des surfaces rocheuses avec un système hydraulique pour nourrir les

racines. Cet habillage des parois est d’une réalité saisissante. Nos entrepreneurs ont même conçu une nurserie pour certaines espèces difficiles à se procurer ou permettre l’élevage pour les clients de poissons, comme les discus. Il s’agit d’un monde compliqué où l’espérance de vie peut être courte mais, pour certains, aller jusqu’à une quinzaine d’années. Pour les aquariums à eau de mer, AAD assure la reproduction du phytoplancton et zooplancton qui leur sont destinés.

Une clientèle diversifiée et des références prestigieuses Sur le plan commercial, la force de l’entreprise réside dans une clientèle très diversifiée : particuliers, établissements publics, hôtels… en France ou à l’étranger. Heureusement la proximité de la zac des Truberdières avec l’échangeur de l’autoroute facilite les déplacements, car d’Écommoy à l’international il n’y a pas qu’un pas ! Pour le grand export, Yannis Aubineau a su s’entourer : "Nous passons par des agents locaux au gré des affaires qui se présentent. Nous avons

Le "cube", biotope amazonien avec des discus.

également noué un partenariat fructueux avec Pierre Huygue, un artiste de réputation internationale. À sa demande, Aqua Art Design a installé un aquarium de 4 000 litres sur le toit du Metropolitan Museum of Art qui domine Central Park, à New York, et l’effet est sublime. Mais il a d’autres réalisations prestigieuses à son actif, à Los Angeles, Londres, Turin, Berlin, Paris…" Parmi les beaux "chantiers" il y a aussi l’installation d’un aquarium de 7,5 tonnes pour une compagnie d’assurance en Suisse : dans une cage d’escalier, il orne un mur sur deux étages, impressionnant ! Dans un hôtel particulier, à Neuilly, AAD en a installé un autre au dernier étage, au-dessus d’une piscine avec puits de lumière. En nageant vous pouvez admirer les poissons dans leur élément et sous un angle totalement inattendu, comme si vous étiez en plongée parmi eux. Dans tous les sens du terme, cette entreprise propose une invitation permanente au voyage ; nous vous avions prévenu, oubliez le poisson rouge dans son bocal ! Aqua Art Design, une entreprise heureuse comme un poisson dans l’eau.

(1) La famille des cichlidés comporte environ 1 800 espèces réparties dans de nombreuses régions du monde, dont les discus, poissons clowns et poissons perroquets. (2) Poisson osseux marin carnivore des mers chaudes, à tête comprimée, une seule nageoire dorsale sur toute la longueur du corps. Appelé aussi daurade coryphène ou mahi-mahi.

◗◗ Francis Landier Aquarium type biotope du lac Tanganyika.

Sources : La Vie Mancelle & Sarthoise maine éco septembre 2017 47


Changement de propriétaire

CAFÉ DES ARTS Café bar, snack, débit de tabac, loto jeux de grattage (FDJ), PMU, presse. Luché Pringé 130 000 € LE CELTIC Débit de boissons, bimbeloterie, journaux avec gérance de débit de tabac, jeux loto. Connerré 330 000 € LES AGENCES DU LOIR Agence immobilière. La Flèche 50 000 € CADEX Agence commerciale et de représentation, négoce à l'importation et à l'exportation, conseil en exportation. Le Mans 14 650 € LE BENER Bar, tabac, loto, presse, FDJ, gérance de débit de tabac. Yvré-l'Évêque 350 000 € ACTUEL COIFFURE CONLIE Coiffure pour dames, hommes, esthétique. Conlie 72 200 € L'ARDOISE Restauration traditionnelle, traiteur, exploitation d'une licence IV, snacking à emporter. La Chapelle-du-Bois 27 000 € LE RELAIS DES CÉPAGES Restauration. Le Mans 278 305 € L'ÉPI LUCÉEN Boulangerie, pâtisserie, confiserie, viennoiserie, chocolaterie, vente de boissons à emporter, sandwicherie, traiteur et glacier. Le Grand Lucé 185 000 € DALIVOUS Boulangerie, pâtisserie, confiserie, chocolaterie, viennoiserie, snacking, pizza sur place et ou à emporter. Chaufour-Notre-Dame 120 000 € 48 maine éco septembre 2017

SARL BOULANGERIE SEVIN Boulangerie. Conlie 166 000 € EURL ROUSSEAU MARÉCHALERIE Maréchalerie, vente de produits et matériels destinés à l'activité. Le Mans 20 000 € VSD Station de lavage auto. La Ferté-Bernard 20 000 € LE DIPLOMATE Bar, tabac, FDJ, presse. Le Mans 65 000 € VALEA Café, restaurant, pizzeria. Connerré 140 000 € THE RELANE DOG Toilettage canins et félins, self-lavage, gravure de médaillons et colliers pour animaux, achat vente alimentation, accessoires, produits d'hygiène pour animaux (sédentaire et ambulant). La Flèche 7 000 € AUX SAVEURS DE CHÂTEAU Boulangerie, pâtisserie. Montval-sur-Loir 294 000 € CARREFOUR PROXIMITÉ FRANCE Fonds de commerce de supermarché. Le Mans 160 000 € PRODUITS LOCAUX ET REGIONAUX Vente de produits fermiers et agricoles locaux et régionaux. Saint-Saturnin 65 000 € SARL J2E Industrie Fonds de commerce de station de lavage automatique. Connerré 35 000 € SCÈNE DE NUIT Sonorisation, éclairage, matériel scénique, animation de tous spectacles, vente de sonorisation, éclairage. Arnage 125 000 €

RMMA Réparation de motos, scooters, achat revente de pièces détachées deux roues. Téloché 75 000 € CARCOACH Garage mécanique auto, vente et achat d'automobiles neuves ou d'occasion, carrosserie, tôlerie, peinture, vente et achat d'huiles, pneus et accessoires, tous accessoires concernant l'automobile, location de véhicules et dépannage. Ruaudin 105 000 € AMPLIFON Audioprothèse. Coulaines 260 000 € LALLEMAND AUTOMOBILES Garage mécanique automobile, tôlerie carrosserie peintures auto, vente de véhicules neufs et d'occasion. Clermont-Créans 70 000 € 2A RESTO Restaurant traditionnel et restaurant routier sur place, café, bar, brasserie, pizzeria sur place. Champagné 148 000 € ADA Location de véhicules de moins de 3,5 tonnes sans chauffeur. Le Mans 100 000 € FET'ART SUD Location de costumes, déguisements, vente de gadgets farces et attrapes. Mulsanne 150 000 € ENTREPRISE MULOT Peinture intérieure et extérieure, pose de revêtements de petits travaux du bâtiment et de toutes activités s'y rattachant directement ou indirectement. Ruaudin 15 865,66 € LE WI-FI Brasserie, bar, sandwicherie, restauration rapide, vente à emporter, snack, restaurant. Montval-sur-loir 180 000 €

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EURL LYDIE GUIBERT Enseignement auto-école. Savigné-l'Evêque 91 000 € THÉODORE MAISON DE PEINTURE Distribution peintures couleurs, vernis, papiers peints, produits de décoration. Sablé-sur-Sarthe 45 000 € OLYMPE Coiffure Sablé-sur-Sarthe 84 000 € LA SOURCE Bar tabac presse jeux, épicerie, point Poste, FDJ, gaz point vert, restauration rapide. Mont-Saint-Jean 35 000 € BAR DES ALPES MANCELLES Bar snack jeux. Saint-Léonard-des-Bois 30 000 € SC 7 Bar restaurant traiteur connu sous le nom La Baraque à bœuf. Le Mans 600 000 € WILUPA Bien-être, centre d'amincissement, vente de produits diététiques et cosmétiques sous franchise Effea. Arnage 90 000 € SELAS PHARMACIE XIONG Officine de Pharmacie Le Mans 650 000 € PLAISIR AUTO 72 Garage automobile, achat et vente de véhicules d'occasion. Saint-Mars-la-Brière 80 700 €


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