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IMPRESSION 3D La révolution industrielle ?... p8

TRANSITION ÉNERGÉTIQUE Maîtriser ses consommations... p21

RUPTURE CONVENTIONNELLE Des précisions sur la procédure... p22

maine éco LE MAGAZINE ÉCONOMIQUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU MANS ET DE LA SARTHE

LUTTE CONTRE L’INSÉCURITÉ

PRÉVENTION ET DISSUASION N°168 SEPTEMBRE 2013


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gnons i o j s u no

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*Source : Altares 06/2012 pour les entreprises, immatriculations SIREN pour les professionnels et libéraux. CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL DE L’ANJOU ET DU MAINE, Société coopérative à capital variable, agréée en tant qu’établissement de crédit - Société de courtage d’assurance immatriculée au Registre des Intermédiaires en Assurance sous le n° 07 023 736 - Siège social situé 40 rue Prémartine, 72083 LE MANS CEDEX 9 - 414 993 998 RCS LE MANS - 05/2013

eurs entrepren prêts aux e d s ro u ns d’e 12. 433 millio les en 20 r son ions libéra jou Maine est, su d’1 ss fe ro p t n e t A e 2 le r o c su ri Ag rise Le Crédit banque d’1 entrep le sur 3*. ra la é , b e territoir fession li nnel et pro professio prises

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édito

Bernard Warain, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mans et de la Sarthe president@lemans.cci.fr

N° 168 - SEPTEMBRE 2013 MAGAZINE BIMESTRIEL ÉDITÉ PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU MANS ET DE LA SARTHE 1 bd René Levasseur, BP 22385 72002 Le Mans cedex 1 Tél. 02 43 21 00 00 Fax 02 43 21 00 50 www.maineeco.fr

Directeur de la publication : Bernard Warain

"Le hold-up de l’État" Soit vous êtes bon élève, et… Il y a 3 ans, le gouvernement nous demandait de régionaliser nos Chambres de commerce et d'industrie (nous nous exécutons) et nous demande aussi de faire 15 % d’économie sur le prélèvement et le fonctionnement des CCI (nous nous exécutons). Il y a deux mois, CCI France et le gouvernement signe un pacte de confiance pour les années à venir mais Bercy qui ne le voit pas du même œil, remet en cause ce pacte. "Y a-t-il un pilote dans l’avion ?"

Rédactrice en chef : Maryse Gauthier Rédactrice en chef adjointe : Karine Méteyer Ont collaboré à ce numéro : Bénédicte Hascoët Gilles Kervella Cyril Laporte Stéphanie Ménégakis-Lachéré Julien Proult Photos : CCI - Droits réservés pour “La vie des entreprises” Couverture : Ad'Hoc photo Maquette - Mise en page - Gravure : Okaparka Publicité : Maine Éditions, Pascal Tauvel Tél. 02 43 24 23 42 ou 06 08 16 69 79 maine.editions@wanadoo.fr Impression : Auffret Plessix Tirage : 16 300 exemplaires ISSN : 1269-6633

Pourquoi n'y a-t-il jamais un patron chef d'entreprise à la tête de l'État ? Vous qui êtes chef d’entreprise, patron, laissez-vous d’autres personnes prendre des initiatives à votre place ? Si vous aimez le mot faillite, c’est ce qu’il faut faire. Aujourd’hui, Bercy veut prélever sur les CCI 20 % supplémentaires, c’est un hold-up sur le budget des entreprises, un impôt indolore puisqu’il est prélevé par le biais des CCI ; "ce n’est pas moi, c’est l’autre…" Et justement, "l’autre" qui aujourd’hui emploie 35 000 personnes, qui forment 100 000 apprentis, qui aide les entreprises au niveau de la création, l’international et la recherche (voir édito Maine Eco d'avril 2013). Tout cela doit-il cesser demain ? Je me rends compte que l’État n’a pas conscience de l’utilité des Chambres de commerce et d’industrie dans notre pays comme certaines grandes entreprises d’ailleurs. Si demain les CCI n’existent plus, très vite, il faudra les recréer mais peut-être que l’État veut faire main basse sur notre modèle de fonctionnement ! Bien amicalement. Bernard Warain

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sommaire

8

L'impression 3D est-elle vraiment une révolution ?

4

Focus

8

Actualité

10

La vie des entreprises

15

Actualité

17

Entreprise

19

Ressources humaines

21

15

Pacte de confiance entre l'État et les CCI

24

30 La Belgique, un marché de proximité dynamique

42

22

Musée de la Deuxième Guerre mondiale

2 maine éco septembre 2013

Industrie L'impression 3D est-elle vraiment une révolution ?

Pacte de confiance entre l'État et les CCI Au service de l'économie française Fondation du centre hospitalier du Mans Un appel au mécénat d'entreprise

Groupement d'employeurs Partagez vos salariés !

Environnement

Transition énergétique Quelles consommations d'énergie demain ?

Juridique

Rupture conventionnelle du contrat de travail Les premières précisions jurisprudentielles

DOSSIER

Lutte contre l'insécurité Prévention et dissuasion

30

International

33

Conjoncture

34

D’une communauté de communes… à l’autre

39

Formation

Belgique Un marché de proximité dynamique Enquête de conjoncture Consommation en GMS Le Pays marollais Une terre d'actions

Une nouvelle formation au Mans Conception et développement de solutions mobiles

40

Lu pour vous

42

Maine Découvertes

44

Opportunités d’affaires

Musée de la Deuxième Guerre mondiale Roger Bellon Guerre et paix Annonces commerciales Annonces industrielles


agenda DOSSIER

12 septembre

8 h 30 - 10 h : Deutsch Frühstück organisé par la Maison de l’international CCI Contact : CCI - Zélia Aveline au 02 43 21 00 24

12-16 septembre

Foire du Mans Centre des expositions

17 septembre

14 h - 16 h : Bee numérique "Les essentiels" sur "Communiquer sur les réseaux sociaux sans risquer de nuire à son image de marque ?" CCI/Ruche numérique

LUTTE CONTRE L'INSÉCURITÉ

Prévention et dissuasion Se prémunir contre les actes de délinquance, préserver sa sécurité, celle de son établissement et de sa clientèle est, plus que jamais, une préoccupation quotidienne pour les commerçants et les entrepreneurs, tout autant que pour les chambres consulaires, les forces de l’ordre et le gouvernement qui a pleinement intégré cette question dans son récent Plan pour le commerce et les commerçants. Mais, pour que cette prévention soit réellement efficace, il faut que les professionnels puissent disposer de toutes les informations qui leur permettront de mettre en place les solutions et dispositifs correspondant à leurs besoins. Dans ce cadre, chacun doit poursuivre les deux mêmes objectifs : lutter contre le sentiment d’insécurité et tout mettre en œuvre pour dissuader les délinquants.

Contact : CCI - Manuelle Lechat au 02 43 21 00 01

18 septembre

18 h 30 - 22 h : "Les Français vus par les étudiants étrangers", conférence organisée par Sarthe international et l'université du Maine CCI Contact : Sarthe international Zélia Aveline au 02 43 21 00 24

21-22 septembre

24 Heures du Mans moto Circuit Bugatti Le Mans

21-22 septembre 24 Heures cuisine Abbaye de l'Épau www.24hcuisine.fr

26 et 27 septembre 2013

3 octobre

International connecting day Centre des Salorges, Nantes www.international-connecting-day.com

4 octobre

8 h 45 - 10 h 15 : Breakfast in English organisé par Sarthe international CCI Contact : Sarthe international Zélia Aveline au 02 43 21 00 24

12-13 octobre

25e Heure du livre Quai Louis Blanc, Le Mans www.24heuresdulivre.fr

17 octobre

9 h - 11 h : Réunion "Entreprises : l’heure des choix pour maîtriser et gérer vos consommations d’énergie" proposée par la CCI et GRDF CCI Contact : CCI - Cyrille Naoarine au 02 43 21 00 32

18 octobre

Salon du stage Contact : Medef - info@medef-sarthe.fr

18 novembre

Formation (1 jour) sur les "Procédures douanières dans les échanges extracommunautaires" CCI Contact : Maison de l’international Myriam Reuzé au 02 43 21 00 12

21 novembre

Contact : Maison de l’international Myriam Reuzé au 02 43 21 00 12

18 h 30 - 22 h : Conférence "Crise, croissance, mondialisation, où en est la France ?" organisée par Sarthe international et BFM TV (Emmanuel Lechypre, éditorialiste) CCI

26 septembre

Contact : Sarthe international Zélia Aveline au 02 43 21 00 24

Formation de 2 jours sur "Les fondamentaux du commerce international" CCI

9 h 30 - 15 h : se développer à l'international : la Corée du Sud et son industrie automobile" Institut automobile du Mans www.institut-automobile-du-mans.fr

1er-3 octobre

9 h - 18 h : le Salon des micro-entreprises Paris, Palais des congrès www.salonmicroentreprises.com maine éco septembre 2013 3


[focus]

[LA MÉDIATION INTER-ENTREPRISES]

Une alternative pour résoudre les conflits Créée en 2010 pour les secteurs industriels et de la sous-traitance, la Médiation Inter-entreprises vient désormais en aide à toute entreprise rencontrant des difficultés relationnelles ou contractuelles avec un client ou un fournisseur. La liste des mauvaises pratiques commerciales est longue : non-respect des délais de paiement, détournement de la propriété intellectuelle, rupture brutale du contrat, conditions

contractuelles imposées à la formation du contrat, modifications unilatérales de contrat, contrat à prix ferme sans prise en compte des fluctuations des matières premières, pénalités de retard abusives, activités non rémunérées, modalités de commandes… Toute entreprise, quel que soit le secteur d’activité, peut saisir la Médiation Inter-entreprises pour résoudre des conflits de façon gratuite et confidentielle. L'entreprise fait

[24 HEURES DU MANS]

Prix Escra pour l'écurie Alpine

son dépôt de dossier directement sur le site. La médiation étudie l’admissibilité du dossier et travaille ensuite au rapprochement des intérêts divergents, avant l'élaboration de solutions communes. 230 000 entreprises ont déjà été aidées et 8 médiations sur 10 aboutissent à un accord. Plus d'information : www.mediation-interentreprises.fr

TROISIÈMES RENCONTRES DE L'INNOVATION

Comment s'ouvrir aux autres pour s'enrichir Une soixantaine de participants ont assisté en juin dernier aux troisièmes Rencontres de l'innovation organisées par la Chambre de commerce et d'industrie avec les partenaires sarthois de l'innovation (CTTM, Émergence, Institut automobile du Mans, Prim's, Oséo et université du Maine). Le thème retenu cette année était l'open innovation, un concept lancé aux États-Unis il y a une quinzaine d'années, encore peu pratiqué par les entreprises françaises. Cette méthode d'innovation est fondée sur le partage de connaissances, par

Avec 245 000 spectateurs, 1 400 journalistes venus de 42 pays différents, une couverture TV dans 190 pays, cette édition a connu un très grand succès. Côté course, les 90 ans des 24 Heures du Mans ont malheureusement été endeuillés par la tragique disparition du pilote danois Allan Simonsen de l'écurie Aston Martin, survenue en tout début de course. Audi s'est imposée pour la douzième fois sur le circuit sarthois, devant Toyota aux deuxième et troisième places. Bravo à l'écurie sarthoise Oak Racing qui réalise un doublé en LMP2 avant son arrivée l'année prochaine en LMP1. Cette année encore, les jeunes du Groupe Escra-Iscam ont pu vivre la course dans des circonstances tout à fait privilégiées : 30 commissaires de stand, 10 infos-course, 18 Prix Escra, 25 chauffeurs ou guides pour les équipes ou l’Automobile Club de l’Ouest, sans oublier les 25 qui ont été chargés de gérer le réceptif au barnum Escra. Chacun d’entre eux a vécu une expérience forte, véritable parenthèse dans un cursus de formation soutenu. Le Prix Escra récompense le 4 maine éco septembre 2013

travail effectué par les techniciens côté stands. Les jeunes se sont relayés, 24 heures durant, pour évaluer toutes les équipes et attribuer cette distinction qui juge, entre autres, l’agencement du stand, la méthode de travail, la qualité des interventions mécaniques durant la course et l’efficacité dans les interventions d’entretien. Et cette année les heureux élus sont les mécaniciens de la n° 36 Signatec Alpine : Michel Bimont, Pierre Gaches, Benoit Hamel, Denis Motot. Une récompense méritée pour cette équipe qui, 35 ans après la victoire de 1978, se place à la quinzième place au classement général et au neuvième rang de la catégorie LM P2. Pour Philippe Sinault, fondateur de l’écurie : "C’est une fierté de voir nos mécaniciens être primés par un jury. C’est important car c’est avec eux que nous voulons construire l’avenir". Rendez-vous l'an prochain pour la 82e édition des 24 Heures du Mans les 14 et 15 juin.

le biais de collaborations et de coopérations entre les entreprises et un grand nombre d'acteurs : centres de recherche publics, clients, concurrents, etc. Le crowdsourcing a notamment été évoqué. Le principe consiste à externaliser son problème à un grand nombre d'anonymes. Pas nouveau comme principe mais Internet a changé la donne. Comme l'a expliqué Julien Pénin, professeur à la faculté des Sciences économiques de l'université de Strasbourg, "l'entreprise poste un problème en ligne. Parmi la "foule", quelqu'un sera sûrement capable de le résoudre et sera récompensé pour la solution trouvée". Une obligation : contractualiser la démarche via un courtier pour s'assurer de la confidentialité. Contact CCI : Angélique Barré, service Industrie au 02 43 21 00 31


[CENTRE DE FORMATION D'APPRENTIS CCI]

Une nouvelle identité visuelle

À la rentrée, le Groupe CCI Formation devient Centre de formation d'apprentis (CFA) CCI Le Mans Sarthe. Un changement d'appellation et de logo qui correspond à une volonté de rapprocher le CFA consulaire de la nouvelle identité visuelle des Chambres de commerce et d'industrie. Rappelons que toutes les CCI

Faire le bon choix de structure juridique

ont adopté, début d'année 2013, un nouveau logo à partir du sigle CCI permettant de gagner en cohérence et en visibilité. Acteur majeur de l'apprentissage en Sarthe depuis 40 ans, le CFA de la CCI forme plus de 1 400 apprentis par an dans quatre filières métiers (auto/moto/véhicule industriel, restauration, pharmacie/ambulancier, commerce/gestion/ management) et propose 29 diplômes du CAP au BTS en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation.

[CONGRÈS INTERNATIONAL SUR LES BIOTECHNOLOGIES DES PROTÉINES]

Des éminents scientifiques réunis au Mans

L'Ismans, l'école d'ingénieur créée et soutenue par la CCI, et le MIT (Massachusetts Institute of technology) se sont associés pour organiser au Mans, du 27 au 30 juillet, le 1er congrès international sur les petptides et les protéines et leurs applications dans les biotechnologies. Les travaux effectués dans ces domaines promettent des avancées considérables dans les secteurs médicaux et pharmaceutiques, notamment dans le traitement des cancers, des hémorragies en cours d'opération chirurgicale, la nutrition, les antibiotiques, les vaccins… Le congrès du Mans a rassemblé une centaine de chercheurs dont des prix Nobel comme Jean-Marie Lehn (lauréat en 1987)

MAISON DE LA CRÉATION

et Ada Yonath (lauréate en 2009), de grands spécialistes des meilleurs universités mondiales en sciences et en technologies dans le domaine des biotechnologies des protéines venant de plus de dix pays d'Amérique, d'Europe et d'Asie. De grands noms d'entreprises scientifiques mondiales dans le domaine des biotechnologies se sont associés à ce congrès (Menicon, 3D Matric, Cube Biotech…). Cette manifestation de renom a permis de placer l'Ismans au cœur de l'actualité scientifique internationale et renforce son projet de création d'un centre de recherche et de développement franco-japonais pour le développement des biomatériaux, bioénergies, biotechnologies.

Fin juin, la maison de la création transmission d'entreprise (MCTE) de la CCI et ses partenaires ont organisé un petit-déjeuner sur le thème "Quelle structure juridique pour mon entreprise ?", avec la participation d'une cinquantaine de personnes. Véronique Hamelin, avocate Fidal et Jacky Michel, expert-comptable chez Soregor, ont conjointement développé les différences entre une entreprise individuelle et sociétaire, leurs caractéristiques, ainsi que les impacts juridiques, patrimoniaux, sociaux et fiscaux. Un focus a été fait sur le régime particulier de l'auto-entrepreneur avec ses avantages et ses limites. L'objectif de cette intervention était de faire prendre conscience que le choix du statut juridique peut dépendre de nombreux facteurs comme la nature et l'avancée du projet, ou encore la situation personnel du créateur. Les deux experts ont pu également répondre à de nombreuses questions des participants portant par exemple sur les charges, la protection du chef d'entreprise, le régime salarié et TNS (travailleur non salarié). Le prochain petit-déjeuner de la MCTE aura lieu le 20 septembre de 9 h à 11 h à la CCI sur "les 10 clés pour créer ou reprendre une entreprise" avec l'intervention de Claire Christ, co-gérante de Partners Patrimoine. Contact CCI : Nathalie Di Vincenzo au 02 43 21 00 10 maine éco septembre 2013 5


[focus]

[FORMATION DES MAÎTRES D’APPRENTISSAGE/TUTEURS]

Une centaine de professionnels diplômés

Transmettre son savoir-faire et ses compétences à un jeune en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation telle est la mission du maître d’apprentissage ou du tuteur. Dans cette optique, le Centre de formation d'apprentis (CFA) de la CCI propose une formation (20 heures minimum) et une certification des maîtres d'apprentissage et des tuteurs. La formation a pour objectif de donner les clés pour accueillir et intégrer le jeune dans l’entreprise, identifier les apprentissages à mettre en place, organiser ses tâches, l’accompagner, le motiver, évaluer ses acquis et le préparer à l’examen. Elle se déroule sous la forme de regroupements interentreprises pour permettre aux participants d’échanger entre professionnels d’un même secteur d’activité

sur leurs expériences en tant qu’encadrants. Au programme également des échanges avec les formateurs du CFA afin de garantir une complémentarité entre le centre de formation et l’entreprise dans une logique de "co-formation". À l'issue de cette formation, les diplômés peuvent bénéficier d’une prime régionale de 300 euros (prime versée annuellement pendant quatre ans). Le CFA de la CCI a déjà formé et certifié plus de 780 maîtres d'apprentissage ou tuteurs. Cette année, une centaine ont reçu leur attestation de formation des maîtres d’apprentissage/tuteurs et leur titre consulaire de maître d’apprentissage. De nouvelles sessions de formation commencent dès la rentrée.

SOLIDÉA

Pour aider au financement des entreprises du territoire

Quatorze entrepreneurs sarthois (représentant près de 9 000 salariés) se regroupent en coopérative pour assurer le financement solidaire de projets et créent Solidéa. Face à l'affaiblissement des niveaux de fonds propres des entreprises du secteur industriel notamment, les dirigeants d'entreprise, particulièrement

[ECO-PARTICIPATION D'AMEUBLEMENT]

engagés dans le développement

Les professionnels s'informent

économique de leur région, ont

Comme pour les produits électroménagers, une contribution écologique s'ajoute depuis le 1er mai au prix des meubles pour financer leur recyclage. Cette obligation implique pour les fabricants et distributeurs de mobilier et de literie d'adhérer à un éco-organisme, de mettre en place une éco-participation en plus du prix de produits et de verser cette éco-participation à un éco-organisme agréé par le ministère de l'Écologie. La CCI a organisé une réunion à destination des professionnels pour les informer sur cette nouvelle éco-contribution. Cette dernière concerne les produits mis sur le marché en France, c'est-à-dire fabriqués ou importés en France et destinés à être distribués sur le marché français. Les metteurs sur le marché sont les fabricants français, les artisans, les importateurs, les distributeurs,

en magasin ou sur Internet, qui vendent des produits importés ou fabriqués sous leur marque dans le cadre d'un contrat avec un fabricant. Les éléments d'ameublement concernés sont ceux dont la fonction principale est l'aménagement d'un lieu et qui assure l'assise, le couchage, le rangement, le plan de pose ou de travail. Ces éléments d'ameublement doivent relever d'au-moins une des catégories suivantes : meubles de salon, séjour, salle à manger, meubles d'appoint, meubles de chambre à coucher, literie, meubles de bureau, de cuisine, de salle de bain, de jardin, sièges, mobiliers techniques, commerciaux et de collectivité.

cherché à développer des solutions complémentaires à l'action publique. C'est ainsi qu'est née Solidéa, société anonyme coopérative à but désintéressé, qui a trois fonctions principales : créer une large mutualité d'entreprises afin d'absorber les risques financiers inhérents à leur activité et à leurs projets de développement ; constituer un fonds de garantie abondé par les associés pour soutenir le financement de projets ; et créer des comités d'engagement de chefs d'entreprise complétés éventuellement d'experts

Contact CCI : Cyrille Naoarine, service Développement durable au 02 43 21 00 32

invités. Créée au Mans, l'ambition de Solidéa s'étend à un échelon régional. Contact Solidéa : Michel Page au 06 09 44 25 42 ou michel.page@solidea.fr

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actualité INDUSTRIE

L'impression 3D est-elle vraiment une révolution ? Bienvenue dans le futur : la fabrication couche par couche grâce à l'impression 3D. Qualifiée de "révolution pour l'industrie" par Barack Obama, cette technologie méconnue du grand public est pourtant utilisée depuis une vingtaine d'années par les industriels, d'abord pour du prototypage, puis aujourd'hui - et c'est peut-être cela la véritable révolution - pour des pièces directement utilisables. de 100 000 euros. Aujourd'hui, il existe des imprimantes 3D à 1 000 euros. Ça s'est démocratisé. Cette technologie est devenue accessible à un public plus large." Pour preuve, le marché des particuliers a fait un bond de + 289 % en 2011 !

Pas de rebut, pas de moule et des coûts de fabrication faibles

C

3D Systems, à Joué L'Abbé, fabrique des prototypes.

onsidérée comme LA tendance du moment, l'imprimante 3D existe depuis... 30 ans (le premier brevet a été déposé en 1983). Cette technologie, baptisée "production additive" permet de fabriquer, à partir d'un modèle numérique (une image modélisée en 3D sur un ordinateur), un objet rigide en trois dimensions pouvant avoir à peu près n'importe quelle forme. En résumé, elle offre la possibilité de transformer un objet numérique en objet réel, qu'il soit en plastique, matières polymères ou - depuis peu - en métal. Et s'oppose à la fabrication "classique" qui consiste à produire des objets en enlevant de la matière, en la fondant ou en la pressant.

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Depuis quelques mois et un discours de Barack Obama, l'imprimerie 3D est pressentie comme la "prochaine révolution industrielle". Pour le président américain, cette technologie peut contribuer à relancer les industries manufacturières et militaires qui perdent des emplois depuis une décennie en relocalisant la production. Un enthousiasme que tempère Cécile Leroux, responsable du pôle ingénierie de conception au CTTM (Centre de transfert de technologie du Mans) : "Les industriels utilisent déjà l'impression 3D depuis 20 ans, voire 30 ans pour le prototypage rapide." Pour elle, la révolution annoncée serait plutôt du côté des particuliers. "Il y a 20 ans, on ne trouvait pas une machine à moins

Les qualités de la production additive sont nombreuses. En premier lieu, on peut quasiment tout fabriquer, avec plus de 200 matériaux utilisables pour l'impression (les plus courants restants le plastique et la céramique). Dans un second temps, cette fabrication par ajout de matière limite les rebuts (jusqu'à 80 % de gâchis dans la production traditionnelle). Plus besoin également de fabriquer un moule (un vrai gain de temps) puisque la technologie permet de faire un objet unique pour un coût peu élevé. Et le résultat est à la hauteur des attentes. "On obtient des pièces finies avec de bonnes propriétés mécaniques, souligne Cécile Leroux. Il n'y a pas de limite dans la forme ou la couleur. Nous pouvons même faire des pièces souples en utilisant des moules en silicone à l'intérieur desquels nous coulons des plastiques." En prime, ce système autorise la fabrication de pièces complexes difficiles, voire quasi impossibles, à produire de manière conventionnelle. Si au départ, le procédé ne concernait que la fabrication de prototypes, la véritable révolution se situe peut-être


actualité

tiques, trouvés sur internet ? Le débat est ouvert, on l'annonce aussi houleux que celui de l'industrie du disque...

De gros débouchés dans le domaine médical

Cécile Leroux, responsable du pôle ingénierie de conception au CTTM.

désormais dans l'utilisation directe de pièces imprimées. Boeing ou Dassault équipent déjà leurs avions de pièces fabriquées par la production additive, idem dans le domaine de la joaillerie et on estime à 10 000 le nombre de couronnes dentaires fabriquées chaque jour grâce à cette technologie...

Les limites Grâce à l'impression 3D, on peut donc imaginer une production réalisée en fonction de la demande mais également une production de proximité et la fin du Made in China qui limiterait avantageusement les coûts de transport et de stockage... De quoi rêver à une relocalisation d'outils industriels, mais en contrepartie à la disparition de certains métiers comme celui de mouliste, voire de l'industrie traditionnelle ? Un scénario peu réaliste pour Cécile Leroux qui souligne la nécessité d'un savoir-faire indispensable à la qualité de la production avec des professionnels qui réorientent leurs métiers vers l'additive, mais aussi l'impossibilité "de produire de grandes

séries". Difficile en effet de concurrencer l'injection plastique pour fabriquer des millions de stylos par exemple, notamment en termes de temps... Chez 3D Systems, à Joué l'Abbé (siège français de ce fabricant américain, leader mondial sur la vente et la conception d'imprimantes 3D), le sujet est d'actualité. Sur ce site, dédié à la fabrication de prototypes fonctionnels ou non (objets pour des designers, architectes, l'automobile, l'électroménager, l'aéronautique pour des pièces de réacteurs...), "la limite est bien la grande série", confirme Frédéric Brunet, responsable CAO et machines de frittage (un des procédés d'impression 3D, voir encadré). "Mais avec les évolutions continues sur les matériaux, nous allons essayer d'aller vers la petite et la moyenne série sur des produits de niche, particulièrement dans le high tech." Autre frein, la propriété intellectuelle. "Les modèles sont protégés, il y a beaucoup de contrats de confidentialité dans le milieu industriel." Dans l'industrie, la question du copyright est problématique. Dans quelle limite peut-on utiliser des fichiers informa-

Pour Cécile Leroux, les innovations futures se situent tout particulièrement dans le domaine médical. "Au CTTM, nous travaillons pour ce secteur depuis 10 ans. Afin de répondre à une forte demande des professionnels, nous avons créé un pôle dédié à l'ingénierie biologique et médicale. Équipé d'outils spécifiques tels qu'une salle blanche, il développe de nouveaux dispositifs médicaux. Avec le prototypage, nous pouvons par exemple réaliser des prothèses sur-mesure. À terme, nous imaginons même pouvoir fabriquer des organes artificiels. En complément, nous proposons déjà des maquettes sur lesquelles les chirurgiens s'entraînent." L'utilisation, depuis la fin des années 90, de métaux comme le titane ou l'aluminium ouvre encore davantage le champ des possibilités. "Les pièces métalliques représentent une des pistes d'avenir, reconnaît Frédéric Brunet. Nous venons d'ailleurs d'acheter une entreprise spécialisée dans ce domaine qui produit des pièces directement utilisables." Aux États-Unis, une association pro armes à feu réclame le libre accès aux plans sur internet afin d'imprimer des pistolets en 3D. Un axe de développement pas prévu par les professionnels du secteur...

[QUELQUES CHIFFRES] 30 000 imprimantes 3D se sont vendues dans le monde en 2012, soit deux fois plus qu'en 2010. La majorité des acheteurs reste toutefois les professionnels (même si l'année 2011 affiche un bond sur le marché des particuliers) qui utilisent notamment le procédé pour créer des prototypes plus rapidement. La vente de produits et services de fabrication additive dans le monde est en hausse de 30 % en 2011 à 1,174 milliards de dollars. Elle devrait atteindre 3,7 milliards de dollars en 2015 (d'après le rapport Wohlers 2012) et plus de 6,5 milliards en 2019.

◗ Bénédicte Hascoët

LES DIFFÉRENTS PROCÉDÉS DE FABRICATION Plusieurs procédés de fabrication additive coexistent, toujours selon un processus d'injection et de solidification de la matière : • Lastéréolithographie,techniquenéeen 1987,consisteàdéposercoucheaprès couchedelamatièreplastiquequise polymérisesouslesUVd'unfaisceaulaser. •Lefrittagedepoudrepolymères,apparu

quelquesannéesplustard,consisteà solidifierdescouchesdematériaugrâce àunlaserquifaitfondrelamatière. •Ilestégalementpossibleausside mixerdifférentsprocédés:parexemple,

enfabriquantdespiècesdefonderies simplifiéesauxquellesonajoutedes élémentsparfabricationadditive.

maine éco septembre 2013 9


la vie des entreprises NOUVELLES DONNES

De nouveaux locaux pour son centre de formation à distance

P

récédemment installé boulevard Alexandre Oyon au Mans, le centre de formation à distance (training center) de la société Nouvelles Donnes a déménagé place de l'Éperon, dans l'immeuble du Maine Libre. La surface passe ainsi de 80 à 300 m² pour un investissement de 800 000 euros. Avec 30 salariés, Nouvelles Donnes développe deux activités : conseil en stratégie et organisation, ainsi que formation présentielle à son siège parisien et formation à distance au Mans. Créé en 2008, le training center forme à distance les salariés concernés par la relation client aux pratiques du téléphone et de l'e-mail (contenu de messages). Les séances de formation sont individuelles avec un télé-formateur qui joue le rôle du client ou du prospect. Cette formation innovante concerne tous les secteurs d'activité. Aujourd'hui, le training center réalise 60 % de son chiffre d'affaires de 600 000 euros (4,5 millions d'euros pour Nouvelles Donnes) avec des clients du secteur bancaire et 25 % avec les assurances. Les autres clients ont des activités très diverses (fleuristes, assistantes dentaires, etc.). L'objectif du training center est de doubler son chiffre d'affaires tous les deux ans et de passer de 5 000 personnes formées par an à 10 000. La création d'une vingtaine d'emplois est prévue d'ici à 2016 pour renforcer l'équipe actuelle de huit télé-formateurs et managers.

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La spécialiste de la BD déménage et fête ses 30 ans

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éritable référence en matière de BD au Mans, la librairie Bulle quitte début septembre son adresse historique du Vieux-Mans après plus de trente ans d'activité. Elle s'installe rue de la Barillerie, dans les anciens locaux d'un gardemeuble qu'elle partage avec son ancien voisin, le cabinet d'architecture de Rémi Ledru, où elle dispose désormais de 200 m² (plus 100 m² de réserve) contre 65 m² à son ancienne adresse. Par beau temps, une cour servira aussi aux animations et dédicaces. Ce déménagement était nécessaire pour son dirigeant, Samuel Chauveau, car le manque de place était devenu ingérable. Environ 400 nouveautés arrivent tous les mois. L'investissement s'élève à plus de 700 000 euros et l'équipe passe de 5 à 7 temps pleins. Pour l'occasion, mais aussi pour fêter les 30 ans de la librairie (31 en fait), Samuel Chauveau va accueillir fin septembre de grands noms de la BD : Davodeau, Gibrat, Guarnido, Juillard, Makyo, Margerin, Mathieu, Rabaté… Un rendez-vous à ne pas manquer pour tous les passionnés.

10 maine éco septembre 2013

Cristalpack lève 340 000 euros et bénéficie d'un PPD de 100 000 euros L’entreprise de La Ferté-Bernard, spécialisée dans la sérigraphie et la fabrication d’emballage transparent (fourreaux, boîtes, étuis, etc.), a finalisé une levée de fonds de 340 000 euros auprès de Sodero Gestion via son fonds Loire Bretagne Expansion. Par ailleurs, elle bénéficie d'un PPD (Prêt participatif de développement) d'Oséo de 100 000 euros, avec contribution de 20 000 euros de la communauté de communes de l'Huisne sarthoise. Nicolas Guillard et Johan Vanneau, les deux associés fondateurs, souhaitent ainsi accompagner la forte croissance de Cristalpack depuis sa création en 2008 (14 salariés, 2,9 millions d’euros de CA). Pour son développement, la société acquiert de nouveaux outils de production et va déménager dans des locaux plus spacieux en fin d'année.

La miroiterie Vitres et Verre à Mulsanne Le groupe Alta Bâtiment composé des entreprises SV2M et Miroiterie Mancelle a été repris en juin 2012 par Saïd Ennjimi. L'entrepreneur, expertcomptable et également arbitre international de football, a décidé de regrouper les deux entreprises en une seule entité et sur un seul site. Sous le nom de Vitres et verre, la miroiterie est installée zone du Cormier à Mulsanne. La Miroiterie Mancelle a donc quitté ses 1 000 m² de Saint-Saturnin pour s'installer avec ses 10 salariés sur le site de 2 000 m² de SV2M (20 salariés). Intervenant sur une dizaine de départements, Vitres et Verre travaille pour les particuliers et les professionnels.

MecaMaine Industrie investit pour l'avenir Vingt mois après avoir repris l'entreprise de mécanique de précision située à Changé (qui s'appelait alors FBI), Benoît Thommeret investit dans un tour pour traiter des pièces de grande dimension (jusqu’à 1 mètre de diamètre pour une longueur maximum de 4 mètres) et un centre d'usinage pour compléter les équipements. Misant également beaucoup sur le service à la clientèle, le dirigeant entend répondre à leurs besoins et leur offrir un suivi personnalisé. Déjà la production a augmenté et la clientèle s'est diversifiée (secteurs de la parapharmacie et des biens d'équipement notamment). MecaMaine Industrie emploie 15 salariés pour un chiffre d'affaires de 1,44 million d'euros.


la vie des entreprises DROUAULT

TAPAKAH INNOVATION

3,5 millions d'euros investis au Mans

Commercialisation de la eVitrine

S

pécialisés dans la fabrication d'oreillers et de couettes haut de gamme en plumes et duvets de canard et d'oie, les établissements Drouault - créés en 1850 au Mans et rachetés en 2004 par le groupe Dodo - ont investi 3,5 millions d'euros dans l'extension et la modernisation de leur outil de production et de confection. D'une part, 2,5 millions d'euros ont été consacrés à un nouveau système de lavage et de traitement des plumes et duvets, notamment des nouvelles laveuses, trieuses et mélangeuses qui peuvent traiter 5 tonnes par jour, qui permet une économie d'eau de plus de 40 %. D'autre part, 1 million d'euros a été injecté dans de nouvelles machines de confection de couettes et d'oreillers qui permettent d'accroître les capacités de production : 500 à 700 couettes et 10 000 oreillers actuellement par jour. La capacité de production a ainsi augmenté de 25 %. Le laboratoire, où quatre personnes testent quotidiennement la qualité des plumes et duvets, a également été modernisé. Avec une fabrication 100 % française et 150 salariés, Drouault poursuit son développement en France et part désormais à la conquête de nouveaux clients, y compris à l'étranger (hôtellerie à l'échelon mondial, grands magasins et réseaux de spécialistes de la literie en Europe). En 2013, le chiffre d'affaires s'est élevé à 23,5 millions d'euros (+ 4,45 % en un an).

ECO-DEX

Des automates innovants pour la distribution de médicaments

L

a société Eco-Dex installée à La Milesse commercialise depuis 2012 sa gamme d'automates dédiées à la DIN : la distribution individuelle nominative des médicaments en milieu hospitalier. Née en 2009 de la rencontre entre Loïc Bessin, dix ans d'expérience en conception de robots de conditionnement, dirigeant de l'entreprise de mécanique Le Pratique à La Milesse, et Stéphane Ouvrard, expert en réalisation d'outillage pour l'industrie pharmaceutique, la petite entreprise compte aujourd'hui dix salariés dans ses locaux de 2 500 m². Elle s'est appuyée dès le départ sur l'équipe et la structure industrielle Le Pratique. En trois ans, elle a mis au point et perfectionné sa gamme d'automates qui contribue à la sécurisation du circuit du médicament en milieu hospitalier. Les médicaments sont conditionnés sous forme unidose tracée et protégée. Le stockage et la dispensation nominative journalière sont sécurisés. Eco-Dex peut produire 20 automates par an. Le premier a été installé au centre hospitalier de Lorient et le concept commence à séduire d'autres hôpitaux. L'entreprise a obtenu une avance remboursable de 300 000 euros (Prêt régional de redéploiement industriel) ainsi qu'un prêt pour l'innovation Oséo de 50 000 euros. En 2013, le chiffre d'affaires s'élève à 3 millions d'euros.

Installée à Saint-Symphorien depuis 2002, Tapakah Innovation développe des applications informatiques. Cette entreprise de trois personnes a créé un procédé innovant : la eVitrine. Il s'agit d'une solution interactive avec un écran installé à l'intérieur du magasin en vitrine, accessible depuis l'extérieur simplement en appuyant sur un autocollant placé sur la vitrine. Outre l'écran, tout le matériel actif est installé à l'intérieur de la vitrine (ordinateur qui gère l'application et pavé tactile qui permet aux passants d'y avoir accès à partir de l'extérieur). Jusqu'à présent, il existait des écrans tactiles extérieurs, installés dans les galeries marchandes mais inutilisables par les commerçants ayant pignon sur rue, ou des diffusions de messages sur écran mais sans interactivité. L'idée du dirigeant Thierry Mourlanne : proposer une solution simple et peu onéreuse (non dégradable de l'extérieur) à tous ceux qui souhaitent diffuser un message interactif via une vitrine. Commerçants, agences immobilières, librairies, collectivités locales peuvent être séduits par cette innovation. La CCI accompagne le développement commercial en cours via le programme Dinamic Entreprises. La eVitrine est actuellement visible au Comité départemental de la Prévention routière, 175 rue Nationale au Mans.

maine éco septembre 2013 11


la vie des entreprises Le Secrétariat de l'Étangsort à Courdemanche MALITERIE.COM (GÉNÉRALE FRANÇAISE DE LITERIE)

Le succès de la vente directe

F

abricant français de literie depuis plus de 65 ans, Maliterie.com s'est installé dans ses nouveaux locaux à Neuville-sur-Sarthe fin 2012. Dirigée par Michel Crépin et son fils Laurent, l'entreprise a adopté une nouvelle stratégie depuis 2007. Initialement dédiée à la production pour de grandes marques, elle a développé une stratégie de vente directe en s'appuyant tout d'abord sur ses magasins en propre (11 à ce jour) ainsi que sur le développement de ses sites marchands sur Internet. Aujourd'hui, 90 % de l'activité est ainsi réalisée. Cette association entre digital et commerce de proximité est donc une vraie réussite. La nouvelle usine de 5 500 m² offre de nouvelles conditions de fabrication et de logistique pour produire annuellement 30 000 sommiers (15 000 fixes, 15 000 articulés) et 20 000 matelas. 3,5 millions d'euros ont été investis. La direction a pour objectifs d'ouvrir de nouveaux points de vente, de garantir la qualité et de recruter. À terme, le réseau devrait compter une quarantaine de magasins. Outre les vendeurs et responsables de magasin recrutés, Maliterie.com crée l'équivalent d'un poste en production dans son usine sarthoise à chaque ouverture de point de vente. Aujourd'hui, l'effectif s'élève à 50 salariés (38 à Neuville-sur-Sarthe) pour un chiffre d'affaires de 10,5 millions d'euros en 2012, en progression de 20 % sur un an. Le fabricant envisage de doubler ce chiffre d'ici à cinq ans.

CMMS

Les pistes de développement du nouveau dirigeant

S

pécialiste de la fabrication et de la pose de menuiseries en acier pour le bâtiment, l'entreprise CMMS à Mayet a été reprise fin 2012 par Jérôme Rouge. Elle était précédemment dirigée par son créateur depuis 1998, Pascal Cruchet. Ce dernier reste néanmoins dans l'entreprise pendant environ trois ans en tant que directeur technique. Le nouveau dirigeant se concentre sur la gestion et le commercial. Avec 25 salariés et un chiffre d'affaires de trois millions d'euros, CMMS fabrique des menuiseries en acier sur mesure principalement pour la rénovation de l'habitat social (portes, portails, clôtures, balcons, grilles d'aération, etc.). Ses clients sont principalement des bailleurs sociaux, des collectivités ou des entreprises du bâtiment. Une particularité : 90 % d'entre eux sont situés en région parisienne. L'objectif aujourd'hui est de développer l'activité en élargissant le portefeuille de clients grâce au marché local autour du Mans, Tours et Angers. Autres pistes à suivre : les chantiers pour les immeubles de prestige, le monde de l'éducation, les syndics ou les boutiques. Des secteurs où la PME a déjà de l'expérience. Elle a notamment travaillé pour la façade parisienne d'Aston Martin et le pavillon de l'eau à Paris ou encore le marché couvert de Créteil.

12 maine éco septembre 2013

Installée à Courdemanche, Catherine Boulay permet au TPE, artisans, agriculteurs, professions libérales… et toutes structures qui ne peuvent se permettre l’embauche d’un personnel administratif de bénéficier de prestations d’une personne qualifiée en administration, gestion et secrétariat (facturation, relance des impayés, publipostage, saisie de bases de données, etc.). Elle propose un service de prestation à l’heure avec la possibilité d’acheter des forfaits.

Plus de 900 000 € collectés par Ledpower Pour financer le décollage industriel et commercial de son usine de Saint-Calais, Ledpower a réussi à collecter plus de 900 000 euros. Pour le fabricant de tubes à led, cette somme s'ajoute aux 800 000 euros déjà levés en juin 2012 et au concours bancaire de 2,5 millions d'euros. En 2014, l'entreprise prévoit de doubler sa surface, de 1 000 à 2 000 m² pour atteindre une production de 20 000 tubes par mois en 2015. Elle vise le marché du remplacement des lampes professionnelles. Ledpower s’engage dans une démarche de développement durable et de certification Iso 9001. Ses produits ont obtenu le label Origine France garantie en 2012.

Agrial et RAGT investissent 12 millions d'euros à Maresché La coopérative normande Agrial et le groupe aveyronnais RAGT installent une nouvelle station de semences de graminées fourragères à Maresché. Avec Benoist Sem à Bonnétable pour Agrial et les locaux de RAGT à Ruaudin, les deux acteurs disposaient déjà d'outils dans la Sarthe, mais ils étaient devenus obsolètes. Près de 12 millions d'euros sont investis pour une capacité d'environ 12 000 tonnes. Le site sera exploité par la société Semara (détenue à 75 % par Agrial, avec un capital de 5 millions d'euros). Une quarantaine de salariés s'occuperont des opérations de tri, mélange et conditionnement.

Deux nouveaux fours pour la Société Nouvelle Grandry La PMI de 134 salariés investit 1,3 million d'euros pour remplacer deux de ses trois fours. Ils avaient été endommagés par un sinistre en avril dernier. Pour cette fonderie sabolienne spécialisée dans les pièces mécaniques à forte technicité, ce matériel va lui permettre d'augmenter ses capacités de production tout en réduisant sa consommation énergétique. De construction allemande, ces deux fours électriques à moyenne fréquence seront opérationnels dès octobre.


Jérôme Lefèvre, Directeur Financier, CEFIGES, Le Mans

Ahmed Belhaj Directeur Technique BPL Global EMEA, Le Mans

Le « sourcing » local, vecteur de développement pour l’ensemble du tissu local sarthois. Pour 46 % des entreprises interrogées, les clients donnent une préférence à des fournisseurs locaux. Source CCI de France

Comment s’illustre ce partenariat local entre BPL Global et le CEFIGES ? J.L. : Nos premières relations commerciales remontent à 2006. En effet, le CEFIGES, spécialiste de l’expertise comptable qui couvre la région Grand Ouest de la France depuis 1993, cherchait une solution d’hébergement informatique lui permettant de mieux appréhender ses flux d’informations entre son siège social du Mans et ses établissements. Nos choix se sont tout naturellement portés sur la société BPL GLOBAL, spécialiste de l’infogérance de plateformes applicatives et réseaux haut débit implantée au Mans depuis 1997 où elle a basé son centre d’hébergement et de supervision 24/7. En plus de profiter des avancées technologiques de BPL GLOBAL, qui, d’une part, fournit des solutions pour le pilotage avancé des réseaux de distribution énergétique, et d’autre part, développe des solutions Cloud Computing offrant une solution d’hébergement à valeur ajoutée des infrastructures et applications indispensables au fonctionnement des entreprises ; il était important pour le CEFIGES de favoriser le développement économique local.

Techniquement, comment cela se concrétise ? A.B. : BPL GLOBAL a proposé à CEFIGES ses services d’hébergement et d’exploitation, sous un mode Cloud privé, de ses applicatifs métiers de comptabilité, facturation et paie. Nous avons mis en œuvre une plateforme centralisée, hébergée dans un data center sécurisé et redondé afin de garantir un taux de disponibilité proche de 100%.

Le « sourcing » local, vecteur de développement pour l’ensemble du tissu local sarthois ? J.L. : Oui en effet, en plus d’un partenariat, réussi sur le long terme, adossé à une relation de confiance, cette solution a également permis au CEFIGES de proposer à un peu plus de 1 000 clients (Artisans, Commerçants, PME, PMI et Profession libérale), un accès distant via un portail sécurisé à une comptabilité et facturation en ligne disponible 24H/24.

Cette plateforme centralisée permet d’accueillir les logiciels de gestion et de comptabilité pour l’ensemble des Etablissements du CEFIGES en lieu et place d’une plateforme et des logiciels associés pour chaque Etablissement. Fort de notre expertise des réseaux Haut Débit, nous avons suggéré d’équiper tous les Etablissements de CEFIGES d’un lien VPN pour accéder en toute sécurité aux applicatifs. Ainsi le CEFIGES confie à des experts la gestion de son informatique pour mieux se consacrer à son métier.

Spécialiste de l’expertise comptable.

Novaxis - Bâtiment Centaure - 11 allée des Gémeaux BP 29029 - 72009 LE Mans cedex 1 02.43.52.03.00 - www.cefiges.fr

Spécialiste de l’hébergement et de l’infogérance informatique 25, avenue du Panorama - 72100 Le Mans 02.43.14.12.76 - www.bplglobal.net


BPCE - Société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital de 467 226 960 € Siège social : 50, av. Pierre-Mendès-France - 75201 Paris Cedex 13 - RCS Paris n° 493 455 042.

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14 maine éco septembre 2013

03/06/13 15:50


actualité PACTE DE CONFIANCE ENTRE L'ÉTAT ET LES CCI

Le Pacte de confiance signé fin mai par le Premier ministre, JeanMarc Ayrault, et le président de CCI France, André Marcon, reconnaît les CCI dans leur rôle d'interlocuteur privilégié des entreprises et sacralise l'ensemble de leurs missions d'accompagnement des sociétés. Mais l'encre de cette signature est à peine sèche que Bercy décide en juillet de ponctionner 20 % des recettes fiscales des CCI remettant en question les services destinés aux entreprises.

Service photo/Matignon/Yves Malenfer

Au service de l'économie française

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre et André Marcon, président de CCI France.

C

e Pacte est un signe de confiance adressé par Jean-Marc Ayrault aux CCI, reconnues formellement dans leur rôle de corps intermédiaire à vocation économique et dans leur spécificité d’établissements publics de proximité, présidés par des chefs d’entreprise élus par leurs pairs. "En tant qu'établissements publics, les CCI sont depuis longtemps attachées à leur mission de relais des politiques publiques sur les territoires, souligne André Marcon. Mais elles demandaient à ce que leur autre statut, celui de porteparole de 2,5 millions d'entreprises via les 4 800 élus chefs d'entreprise sur le territoire, soit aussi pleinement reconnu par les pouvoirs public."

Soutien au développement des entreprises Convaincu que "la croissance repose en premier lieu sur les entreprises, leur dynamisme, leur capacité à innover et à conquérir de nouveaux marchés", Jean-Marc Ayrault entend s’appuyer sur les CCI, fortes de leur ancrage territorial. Il rappelle aussi les missions de celles-ci : "La première d'entre elles,

c'est le soutien à la création et au développement d'entreprises… Mais les CCI sont également chargées d'accompagner les mutations économiques, d'aider les entreprises à s'internationaliser, de participer à la formation initiale et continue des travailleurs." "Cette contractualisation entre l'État et les CCI n'est pas uniquement symbolique, insiste André Marcon. Elle s'accompagne d'engagements opérationnels détaillés dans un contrat d'objectifs et de performance qui constitue la feuille de route du réseau des CCI." Tous les engagements se traduiront par des actions au service des entreprises autour de plusieurs axes : accompagner des créateurs et repreneurs d'entreprise ; simplifier la vie des entrepreneurs ; favoriser le développement de la formation et des compétences au profit des entreprises et faciliter l'insertion des jeunes ; dynamiser l’internationalisation des entreprises ; accompagner les chefs d’entreprise pour anticiper et s’adapter aux mutations économiques ; et enfin, représenter la diversité du tissu entrepreneurial et contribuer à l’animation et au développement des territoires en partenariat avec les collectivités territoriales.

Mais tous ces engagements ne seront mis en œuvre par les CCI que si le gouvernement n'ampute pas de 20 % la taxe payée directement par les entreprises auprès des CCI, pour être versée au budget de l'État. Auquel cas ce Pacte de confiance serait rompus, car "on ne peut pas demander aux CCI un effort renouvelé pour aider les entreprises à sortir de la crise et leur couper les moyens d'actions de manière aussi drastique en reniant les engagements pris", tempête Bruno Hug de Larauze, président de la CCI Pays de la Loire. ◗ Maryse Gauthier

[EN CHIFFRES]

L'activité des CCI • 206 000 créateurs et

repreneurs d'entreprise accueillis et 69 700 créateurs accompagnés individuellement dans le montage de leur projet

• 8 100 cédants et 14 200

repreneurs accompagnés dans le montage de leur projet

• 5 millions de contacts de

chefs d'entreprise traités par l'ensemble des CCI

• 900 000 formalités et

démarches effectuées auprès des CCI

• 800 000 formalités

internationales effectuées auprès des CCI

• 157 000 contrats

d'apprentissage enregistrés par les services des CCI en 2012

• 100 000 apprentis formés • 65 000 étudiants formés • 400 000 stagiaires de la formation continue

• 4 500 projets d'innovation accompagnés

maine éco septembre 2013 15


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16 maine éco septembre 2013

13/08/2013 14:55:03

22/08/13 10:19


entreprise FONDATION DU CENTRE HOSPITALIER DU MANS

@ Conception Agences Exalto et Audevard Architecture

Un appel au mécénat d'entreprise

Le projet de réaménagement de l'accueil du centre hospitalier du Mans prévoit notamment des espaces propices à la détente et à la culture.

Pour la première fois, le centre hospitalier du Mans lance un appel aux dons pour financer la rénovation de son hall d'accueil. Les entreprises mécènes bénéficient d'une déduction fiscale de 60 % du montant versé.

C

onstruit il y a 30 ans, le hall du bâtiment Fontenoy, accueil principal du centre hospitalier du Mans, sera entièrement réaménagé à partir de fin 2013. L'opération qui se chiffre à 400 000 euros est financée à 50 % par le centre hospitalier. Pour boucler son budget, le CH fait, pour la première fois, appel aux entreprises et aux particuliers, via une fondation créée en mars dernier et habilitée à recevoir des dons. "L'idée de créer un fonds de dotation est née suite au désir du frère d'un de nos patients de faire un don pour l'achat d'un fauteuil adapté aux personnes obèses", explique Isabelle Lesage, directrice du centre hospitalier manceau. Reconnue d'intérêt général, la fondation offre la possibilité aux entreprises donatrices de bénéficier d'une réduction d'impôts à hauteur de 60 % de la somme versée. "Cela n'est pas totalement nouveau dans l'univers hospitalier, mais les dons vont généralement à la recherche dans les CHU (Centres hospitaliers universitaires). La nouveauté est que notre fondation est dédiée à l'amélioration du cadre de vie des patients et de leurs proches."

Un appel aux dons de 200 000 euros Véritable porte d'entrée de l'hôpital, le hall Fontenoy a subi peu de changements depuis son inauguration en 1983. "C'est un carrefour entre les patients, les professionnels et les familles. 900 000 personnes y passent chaque année. Nous souhaitions un cadre nouveau, avec une ambiance conviviale et rassurante, poursuit Isabelle Lesage. Nous voulons qu'il devienne un lieu de vie et plus seulement un lieu de passage." Nouvelle cafétéria, plus spacieuse et ouverte sur une terrasse extérieure, aménagement d'une médiathèque avec des ateliers d'écriture, présence d'un kiosque des associations avec des petits salons pour des entretiens individuels, nouveau local pour les formalités administratives, salle dédiée au bien-être... le projet promet de changer totalement le visage du hall. "Le lieu sera également animé avec des concerts, des spectacles, des cafés littéraires, des expositions... afin de favoriser les échanges." Le démarrage des travaux, qui s'étaleront sur quatre mois, est prévu pour cet automne. L'appel aux dons s'élève à 200 000 euros. "Nous avons déjà plusieurs chèques, ainsi que

plusieurs promesses de dons, souligne la directrice du CH. Nous proposons aux entreprises de devenir partenaires de l'hôpital de leur territoire, un lieu de progrès, de solidarité et d'humanité. Nous pourrons, par exemple, monter des événements avec elles comme des soirées prévention santé à destination de leurs salariés avec la visite de notre site afin qu'ils découvrent les coulisses du CH."

Comment devenir mécène ? Il suffit d'aller sur le site www.chlemans.fr dans la rubrique "soutenez le CHM" et de télécharger le formulaire de don. Toute entreprise qui contribue au projet bénéficie d'une déduction fiscale de 60 % du montant du don effectué dans la limite de 0,5 % de son chiffre d'affaires HT. Soit pour un don de 12 000 euros : coût net après déduction fiscale 4 800 euros. En parallèle, le bénéficiaire offre des contreparties au donateur (communication, visites privées...). À noter, un mur avec les noms des donateurs sera réalisé à l'entrée du hall. ◗ Bénédicte Hascoët Contact : Stéphanie Le Glorennec au 02 43 43 28 39. sleglorennec@ch-lemans.fr

[EN CHIFFRES] Le mécénat d'entreprise a le vent en poupe. Il est passé de 341 millions d'euros en 2000 à... 1,9 milliard en 2012 ! En tête de ses champs d'intérêt, on trouve le social (43 %), devant la culture (26 %), la santé et l'éducation (10 % chacune), le sport (6 %). Les entreprises mécènes agissent à plus de 80 % au niveau local. maine éco septembre 2013 17


Programme des ateliers Septembre à décembre 2013

Intranet RH Partage d’agenda

PES V.2

dématérialisation & archivage

Travail collaboratif Pilotage & tableau de bord

19 septembre 2013 - Intranet RH 24 septembre 2013 - Partage d’agenda et travail collaboratif 3 octobre 2013 - Atelier Dématérialisation et archivage de documents 10 octobre 2013 - Nouveaux outils de gestion: EBP Open Line 15 octobre 2013 - Atelier Dématérialisation et archivage de documents 19 novembre 2013 - Pilotage Excel et Tableau de bord (SAGE) 26 novembre 2013 - Partage d’agenda et travail collaboratif 28 novembre 2013 - Atelier Dématérialisation et archivage de documents 5 décembre 2013 - Atelier Dématérialisation et archivage de documents 10 décembre 2013 - Partage d’agenda et travail collaboratif

18 maine éco septembre 2013

Contacts & inscriptions Par téléphone 02 43 83 06 63 Par Mail accueil@ets-conty.fr


ressources humaines

GROUPEMENT D'EMPLOYEURS

Partagez vos salariés ! Embaucher des salariés partagés entre plusieurs entreprises, une bonne solution pour faire baisser le chômage et pour les entreprises qui n'ont pas les moyens de recruter un salarié à plein-temps. Encore faut-il accepter de partager… 20 salariés (16 ETP) et compte 23 entreprises adhérentes. En janvier dernier, Cenotis a rejoint AGE, association de groupements d'employeurs opérationnel depuis près de vingt ans. "Avec l'intégration de Cenotis dans AGE, nous pouvons échanger avec d'autres groupements d'employeurs proches géographiquement, avec la possibilité de trouver des synergies. Bien structurée, AGE gère les questions administratives, ce qui permet aux membres du conseil d'adminisLaurent Marchal, président de Cenotis et directeur opérationnel d'AS Pool à Spay.

A

pparus en France dans les années 80 pour lutter contre la précarité des saisonniers agricoles, les groupements d'employeurs (GE) sont environ 200 aujourd'hui et rassemblent quelque 10 000 entreprises adhérentes. Ils emploient entre 11 000 et 15 000 salariés équivalents temps plein (ETP). "On pourrait facilement créer de 300 000 à 400 000 emplois car toutes les entreprises ont des besoins de personnel en temps partagé, mais ne le savent pas…", affirme Éric Scaon, directeur d'AGE, Association de groupements d'employeurs. "Le GE répond à un vrai besoin avec une vraie philosophie du partage des ressources humaines. C'est une approche que tout le monde peut avoir", complète Laurent Marchal, président de Cenotis et directeur opérationnel d'AS Pool (voir encadré). Il faut juste laisser l'individualisme de côté pour privilégier le dialogue, le mutualisme, la coopération. Association loi 1901 ou coopérative, les GE emploient des salariés qui sont partagés entre plusieurs entreprises sur une même zone géographique. Ce sont des travailleurs saisonniers qui

reviennent chaque année à la même période dans l'entreprise ou des salariés à temps partiel (comptable, électricien, responsable qualité, etc.). "Le salarié a un contrat à durée indéterminée, à temps complet en général. Le GE est son unique employeur. Dans l'entreprise où il travaille, il bénéficie des mêmes avantages que les autres salariés," poursuit Éric Scaon. Rien à voir donc avec l'intérim, une solution d'urgence où le salarié cumule les contrats précaires.

Le GE est l'employeur du salarié En choisissant cette formule, les entreprises confient au GE la gestion des ressources humaines : définition de poste, aide au recrutement, contrat de travail, formation, etc. Chacune dispose d'un planning prévisionnel et se voit facturer du taux horaire brut sur lequel aura été appliqué un coefficient de facturation incluant les charges sociales, les congés payés et les coûts de traitement. Créé en 1999, le groupement d'employeurs sarthois Cenotis emploie

tration de se consacrer à la stratégie et au développement de Cenotis. On observe un regain d'intérêt dans les entreprises, de la TPE à la belle PME," se félicite Laurent Marchal. ◗ Karine Méteyer Contact : Cenotis au 02 43 27 82 35

[TÉMOIGNAGE] Laurent Marchal, AS Pool à Spay

"Toutlemondedoitytrouver soncompte" "Nous sommes fabricants de volets de sécurité pour piscines et d'électrolyseurs de sel. Nous pratiquons le temps partagé depuis 2005 avec une quinzaine de salariés en temps partagé sur un effectif total de 55 salariés en CDI. Ces salariés sont saisonniers et travaillent à temps complet chez nous pendant toute la saison d'avril à fin juillet quand la production est multipliée par quatre. Ils sont opérateurs de production (conducteurs de machines, caristes, magasiniers, etc.). Nous avons également en temps partagé un technicien de maintenance, présent à temps complet pendant la saison et une semaine par mois le reste de l'année. Le temps partagé est une

évidence pour moi, il faut dire que je connais bien le principe grâce à un précédent poste dans une entreprise qui adhérait à un groupement d'employeurs. C'est en fait un partenariat tripartite entre le groupement d'employeurs, l'entreprise et les salariés. Cela fonctionne si tout le monde y trouve son compte. Pour le salarié, c'est un emploi, des formations, des possibilités d'évolution. Pour l'entreprise, une maind'œuvre compétente, formée et opérationnelle de suite."

maine éco septembre 2013 19


environnement

TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Quelles consommations d'énergie demain ?

© kalafoto - Fotolia

Alors que le débat sur la transition énergétique a pris fin le 18 juillet et qu'une loi de programmation est prévue à l'automne, la CCI organise une réunion pour informer les entreprises le 17 octobre prochain,en partenariat avec GRDF.

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66,4 millions de tonnes-équivalent pétrole (tep) : telle est la consommation d'énergie primaire en France métropolitaine en 2011. Pour respecter ses engagements internationaux et nationaux, notre pays doit accélérer la mise en œuvre de la transition énergétique. Dans le cadre du "Paquet climat-énergie" de l'Union européenne notamment, il s'agit, à l'échéance de 2020, de diminuer de 20 % les émissions de gaz à effet de serre, de porter à 20 % la part des énergies renouvelables et d'accroître l'efficacité énergétique de 20 %. Quel va être le bouquet énergétique français ? Réduction des combustibles fossiles, de la part du nucléaire, développement des énergies renouvelables… dans quelles proportions ? Rien n'est encore fixé. Dans tous les cas, la transition combine économies et efficacité énergétique.

Dans les entreprises, l'électricité et le gaz représentent les énergies les plus demandées. De nombreuses industries ont déjà mené des réflexions sur les consommations d'énergie. "Cela permet une meilleure maîtrise des consommations et surtout une identification des gains financiers possibles," souligne Julien Bertron, chargé de mission énergie-climat à la Dreal des Pays de la Loire.

Réduire la facture La réglementation, notamment celle applicable aux installations classées pour l'environnement (ICPE), incite, voire impose, aux entreprises industrielles de mener cette réflexion sur leurs consommations d'énergie et leurs émissions de gaz à effet de serre. "En contrepartie des obligations régle-

mentaires, l'industriel peut s'attendre à une maîtrise ou à une baisse de ses consommations, et donc de ses factures, ce qui n'est pas négligeable dans un contexte où le prix de l'énergie est amené à augmenter. En particulier, d'ici à 2015, toutes les entreprises devront avoir négocié un nouveau contrat de fourniture d'électricité, dans le cadre de l'ouverture du marché de l'énergie, ce qui risque d'avoir des impacts sur leurs factures. Il est donc temps de mettre en œuvre des diagnostics des sites pour voir quelles actions permettraient de faire des économies, tout en bénéficiant d'aides pour les investissements, en particulier les certificats d'économies d'énergies (CEE)." Les fournisseurs d'énergies ont l'obligation de justifier de la réalisation d'économies d'énergies via ces CEE en promouvant l'efficacité énergétique auprès de leurs clients et en les incitant à investir en faveur des économies d'énergies. GRDF intervient très en amont dans les projets des entreprises. "Nous faisons de l'association du gaz naturel avec les énergies renouvelables une de nos priorités", explique Christian Lacoste, directeur GRDF Sarthe. Chaudière à condensation pour le chauffage, production d'eau chaude sanitaire solaire, pompes à chaleur gaz, modules de cogénération, roof-top à rafraichissement évaporatif… ces technologies limitent la dépense énergétique. Autre piste : la filière biométhane et sa valorisation en carburant. "Miscible à 100 % avec le gaz naturel, le biométhane peut être injecté dans les réseaux de gaz et valorisé sous forme de carburant."

Pour Philippe Macaire, directeur ERDF Sarthe : "Au cœur de la transition énergétique, les réseaux électriques de distribution assurent un maillage territorial qui permet depuis quelques années une évolution significative du mix énergétique, tout en garantissant un bon niveau de qualité de fourniture à l’ensemble des clients". Le déploiement du compteur communiquant "Linky" va notamment faciliter le suivi de consommation. "Mieux informés sur leurs habitudes, les clients pourront optimiser leur consommation et mieux maîtriser leurs dépenses d’énergie." "Demain, de nouvelles solutions techniques comme la pompe à chaleur gaz haute température, la cogénération, voir trigénération amélioreront encore l'efficacité énergétique globale des entreprises," anticipe Christian Lacoste. Autant de solutions concrètes à découvrir le 17 octobre. ◗ Karine Méteyer Contact CCI : Cyrille Naoarine, pôle Développement durable au 02 43 21 00 32

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juridique

RUpTUReconVenTIonneLLedUconTRaTdeTRaVaIL

Les premières précisions jurisprudentielles L'employeur et le salarié peuvent ensemble décider de mettre fin au contrat de travail par une rupture conventionnelle. Ce mode de rupture du contrat de travail, introduit par la loi de modernisation du marché du travail du 25 juin 2008, obéit au respect d'une procédure spécifique qui impose des obligations de fond et de forme.

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L

e principe de la rupture conventionnelle est posé par l’article L.1237-11 du Code du travail : "L'employeur et le salarié peuvent convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie. La rupture conventionnelle, exclusive du licenciement ou de la démission, ne peut être imposée par l'une ou l'autre des parties. Elle résulte d'une convention signée par les parties au contrat. Elle est soumise aux dispositions de la présente section destinées à garantir la liberté du consentement des parties". Les termes employés dans cette définition sont lourds de conséquence pour l’employeur. Celui-ci doit en effet toujours s’assurer que le salarié donne un consentement libre, éclairé et exempt de tout vice lors de la rupture du contrat. À cette fin, l’employeur doit non seulement tenir compte du contexte de la signature, mais aussi s’assurer que le formalisme de la rupture conventionnelle est respecté. La chambre sociale de la Cour de cassation a rendu les premiers arrêts à ce sujet.

Rappel sur la procédure Tout salarié en CDI est concerné sauf quand le contrat de travail est suspendu pour cause de congé maternité ou à la suite d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, ou encore si la rupture du contrat résulte d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) ou d'un accord collectif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). L'employeur et le salarié doivent fixer au moins un entretien préparatoire en vue de se mettre d'accord sur le principe et les modalités de la rupture. Aucun formalisme n'est exigé quant à la convocation et à la tenue du ou des entretiens. Une fois les parties d’accord, la convention de rupture est rédigée. Elle doit obligatoirement mentionner la date de la rupture et le montant de l’indemnité de la rupture. Elle doit être datée et signée par les parties après la mention manuscrite "lu et approuvé". Les parties ont la faculté de se rétracter dans un délai de 15 jours calendaires

à compter de la date de signature de la convention. À l'issue de ce délai, l'une des parties (employeur ou salarié) adresse une demande d'homologation, c'est-à-dire de validation de la convention de rupture, auprès de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) du lieu où est établi l'employeur. À compter de la réception de la demande d'homologation, la Direccte dispose d'un délai d'instruction de 15 jours ouvrables, soit tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés. Elle notifie aux parties sa décision d'acceptation ou du rejet de la convention de rupture. L'absence de réponse de l'administration à l'issue du délai d'instruction de 15 jours vaut validation de la convention de rupture.

Le consentement du salarié L'employeur et le salarié peuvent donc convenir en commun des conditions de


juridique

la rupture du contrat de travail qui les lie. Mais que se passe-t-il si le salarié se trouve contraint de signer ladite convention ? Pourrait-il ne pas être apte à contractualiser cette rupture et si oui, dans quelle hypothèse ? C’est à ces questions qu’ont répondu les juges de la chambre sociale de la Cour de cassation dans un arrêt rendu le 30 janvier 2013 (pourvoi n°11-22332). Et en conclusion, l’employeur doit veiller à ce que le consentement du salarié soit libre, éclairé et exempt de tout vice (conditions de travail dégradées, mise à l'écart, violence morale…). À défaut, la rupture conventionnelle n’est pas valable et elle est requalifiée en licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Remettre un exemplaire de la convention au salarié Une fois rédigée et signée par les parties, la convention de rupture doit être envoyée à la Dirrecte. Mais que se

passe-t-il si le salarié ne se voit pas remettre un exemplaire de la convention ? Les juges de la chambre sociale de la Cour de cassation, dans un arrêt rendu le 6 février 2013 (pourvoi n°1127000), ont répondu à cette question. La remise d'un exemplaire de la convention de rupture au salarié est nécessaire à la fois : - pour que chacune des parties puisse demander l'homologation de la convention car en application de l’article L.1237-4 du Code du travail, le demandeur doit disposer d’un exemplaire ; - et pour garantir le libre consentement du salarié, en lui permettant d'exercer ensuite son droit de rétractation en connaissance de cause. En résumé, la rupture conventionnelle est nulle (et donc requalifiée en licenciement sans cause réelle et sérieuse) dès lors que le salarié n’est pas en possession d’un exemplaire de la convention de rupture signé et pourvu de la mention "lu et approuvé".

Un droit de rétractation L’employeur et le salarié ont la faculté de se rétracter après la signature de la convention. Les parties disposent ainsi d'un délai de 15 jours calendaires à compter de la date de signature de la convention (article L. 1237-13 du Code du travail). La rétractation se fait par lettre attestant de sa date de réception par l'autre partie. Le courrier recommandé avec accusé de réception ou la lettre remise en main propre contre décharge est donc privilégié. Toute contestation portant sur la convention ou l'homologation de la rupture relève de la compétence du juge prud'homal. Ce recours doit être formé dans un délai de 12 mois à compter de la date d'homologation de la convention (article L.1237-14 du Code du travail). En cas de non-respect de ce délai, les juges n’ont plus à statuer sur une telle demande comme cela a été précisé dans un arrêt de la chambre

Bien voir en toute sécurité !

sociale de la Cour de cassation rendu le 10 avril 2013 (pourvoi n°11-15651). ◗ Stéphanie Ménégakis-Lachéré Source : Service Inforeg de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. www.entreprises.ccip. fr/web/reglementation

[Boite à outils] Les formulaires cerfa sont disponibles sur le site du ministère du Travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social dans la rubrique "Formulaires" (www.travailemploi.gouv.fr). Il est de plus possible de faire une demande d’homologation de rupture conventionnelle en ligne à l’adresse suivante : www.telerc.travail.gouv.fr

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Dossier

LUTTE CONTRE L'INSÉCURITÉ

Prévention et dissuasion Se prémunir contre les actes de délinquance, préserver sa sécurité, celle de son établissement et de sa clientèle est, plus que jamais, une préoccupation quotidienne pour les commerçants et les entrepreneurs, tout autant que pour les chambres consulaires, les forces de l’ordre et le gouvernement qui a pleinement intégré cette question dans son récent Plan pour le commerce et les commerçants. Mais, pour que cette prévention soit réellement efficace, il faut que les professionnels puissent disposer de toutes les informations qui leur permettront de mettre en place les solutions et dispositifs correspondant à leurs besoins. Dans ce cadre, chacun doit poursuivre les deux mêmes objectifs : lutter contre le sentiment d’insécurité et tout mettre en œuvre pour dissuader les délinquants.

S

elon l’étude "Sécurité et commerce" menée en 2011 auprès d’un millier de consommateurs et de 22 établissements commerciaux par Periferm, l’association technique du commerce et de la distribution, les atteintes aux biens sur les sites de vente ont baissé de 9,27 % entre 2009 et 2010. Sur la même période, les vols à l’étalage ont diminué de 6,37 % et

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les vols à main armée ont chuté de 27,46 %. Pourtant, malgré ces résultats incontestablement encourageants, 95,7 % des clients déclarent "ne pas se sentir plus en sécurité qu’il y a un an". Comme le démontrent ces chiffres, le sentiment d’insécurité demeure problématique. Pour preuve : selon le même sondage, 73 % des interviewés se disent prêts à changer de magasin


interview Michel Chaligné Horloger, propriétaire du commerce Les heures du monde, élu titulaire de la CCI du Mans et de la Sarthe Dans le cadre de vos fonctions d’élu de la CCI, vous avez travaillé à l’implantation de la vidéo-protection dans le centre-ville du Mans. Pourquoi étiez-vous favorable à la mise en place de ce dispositif de surveillance ? L’analysed’uneétudesur l’impactdelavidéo-protection àorléans,dontl’agglomération comptequasimentlemême nombred’habitantsque LeMansmétropole,aachevé deforgermaconviction. Leschiffresobtenusm’ont eneffetconfirméquele coûtd’unteldispositifétait largementrentabilisépar l’influencedecelui-cisurla baissedeladélinquance.

si cette sensation d’insécurité venait à s'amplifier et 76 % estiment que le sentiment de sécurité a un impact positif sur le choix du magasin. L’enjeu est donc de taille et cette sensation doit être combattue avant même l’entrée dans le commerce, c’est-à-dire sur les lieux de stationnement des grandes surfaces et des centres commerciaux, de même que dans les rues des centres villes.

Selon les résultats observés, la vidéo-protection engendret-elle une chute générale des actes de malveillance ? Lavidéo-protectiona essentiellementuneffet dissuasifsurlapetite délinquanceets’avèreplus efficaceenmilieufermé, danslesparkingsetausein

desmagasinsnotamment, quedansunespaceouvert. elleestaussiunsoutien précieuxpourlesforcesde l’ordreenleurpermettant derationaliserleurs interventionsetderésoudre plusfacilementlesenquêtes. enoutre,l’expérienceamontré quelorsquel’oninstalleun dispositifsurunsite,ilest progressivementétendu auxquartiersadjacents. Ilfautcependantfaire attentionànepasl’utiliser demanièredisproportionnée pournepasdonnerlesentiment quechaqueindividuestsans cessefilmé;cequipeut paradoxalementaccroîtrele sentimentd’insécurité.danscet esprit,ilestpréférablequela policenepuissevisualiserles camérasendirectquedansdes casexceptionnelscommelors d’importantesmanifestations. Quelles sont les limites à la vidéo-protection ? enpremierlieu,ilfautrappeler quelavidéo-protectionn’a guèred’effetssurlegrand banditisme.deplus,ellen’est

pasl’uniquesolution,maisdoit êtreassociéeàd’autresoutils. Quelles autres solutions ontelles fait leurs preuves dans la lutte contre l’insécurité ? Lesbrigadescanines,par exemple,sontréputées pourleurefficacitécarles chiensimpressionnent lespetitsdélinquants. enfin,ilmesemblequele meilleuroutildeprévention demeurel’éducation.

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Dossier

Dispositif "Alerte prévention sûreté commerce" Unnouveloutildepréventionpourlescommerçantssarthois les actes de délinquance sur leur secteur d’activité ou sur leur zone de chalandise. Ce système a l’avantage de rationaliser la diffusion des alertes afin que chacun soit mieux sensibilisé et responsabilisé lorsqu’il reçoit un message."

Sophie Aufort, référente sûreté et Didier Henriot, officier adjoint commandement du groupement de gendarmerie de la Sarthe.

À l’initiative du Groupement de gendarmerie départementale de la Sarthe, un système innovant d’alerte préventive des commerçants est en train de se mettre en place sous la houlette de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Mans et de la Sarthe. "Depuis quelques années, nous avons commencé à développer la transmission d’alertes par SMS ou par courriel auprès des professionnels. Cette première expérience nous a permis de mieux cerner les besoins des commerçants. C’est pourquoi il est mis à profit une obligation de remettre à jour nos fichiers pour concevoir un service visant, d’une part à signaler les phénomènes de délinquance constatés ponctuellement sur un secteur d’activité ou au sein d’un territoire précis, d’autre part à rappeler les principales règles à respecter pour prévenir les actes de malveillance", expliquelechef d’escadrondidierHenriot,officieradjoint commandementaugroupementde 26 maine éco septembre 2013

gendarmeriedelaSarthe. "Dans ce but, à l’image de la démarche similaire lancée sur le département de la Mayenne, nous avons pris contact avec la CCI du Mans et de la Sarthe qui a immédiatement adhéré au projet et nous permet de l’étendre à l’ensemble du département." Inscrivez-vous sur le site Internet de la CCI ! "Cette initiative vient consolider le partenariat que nous entretenions déjà avec la gendarmerie pour aider nos ressortissants à mieux se protéger," ajouteFrançoisBracq,responsabledu servicecommerce,servicesettourisme delaccI. "Dès fin septembre, nous invitons les ressortissants à s’inscrire en ligne sur le site Internet de la CCI (www. sarthe.cci.fr), afin de bénéficier de ce dispositif baptisé "Alerte prévention sûreté commerce". Ils pourront alors recevoir des alertes ciblées qui les inviteront à consulter notre site Internet où seront précisées des informations concernant

"Nous allons aussi mettre à profit cet outil, qui sera opérationnel dans les semaines à venir, pour diffuser des conseils pratiques de sûreté, simples et applicables par tous", ajoutelagendarmeSophieaufort, référentesûretéetpréventiontechnique delamalveillancepourledépartement. celle-cirappelleque,commeson homologuedelapolice,elleesthabilitée àréaliser,surdemande,desaudits depréventiongratuitssurdessites d’activitéséconomiquesafindemettre enévidencelesfaiblessesdeslocaux etdéfinirlesprécautionsàprendre. "Je peux, par ailleurs, intervenir auprès des associations de commerçants et d’industriels pour exposer les mesures organisationnelles et humaines de prévention en zone gendarmerie. Notre but est d’aider les citoyens à tout mettre en œuvre pour décourager les délinquants de passer à l’acte. Notre devoir est également de leur donner les moyens d’alerter et d’identifier les malfaiteurs contre lesquels nous luttons." enfin,lagendarmerieetlapoliceassurent, toutaulongdel’année,lesopérations "Tranquillitévacances"quiconsistent àsurveiller,pardesvisitesrégulières, lescommercesetlesentreprises dontlesresponsablesontsignaléla fermeturepourcausedecongés.


"Il faut impérativement que le parking présente toute les garanties de sécurité, qu’il soit parfaitement éclairé, sans zones d’ombre, que les traçages soient bien visibles. De même, les concepteurs des bâtiments doivent s’attacher à sécuriser les flux, tant pour protéger les déplacements des transporteurs de fonds que ceux des fournisseurs et des clients. Il est également recommandé de bien clôturer les sites de réception des marchandises", affirme Thierry Guillard, responsable de la Sécurité du groupe système U et membre de la commission sécurité/solutions de Periferm. "Globalement, la première vision que l’on peut avoir des abords d’un site commercial, le sentiment de rigueur et la vision de propreté qui s’en dégagent (il est conseillé d’effacer les tags dès leur apparition) sont tout à fait déterminants pour les consommateurs et, de surcroît, ont un réel effet dissuasif envers les malfaiteurs. Ceuxci peuvent, en effet, immédiatement comprendre que les responsables du commerce prennent bien en compte les impératifs de sécurité et que, par conséquent, leur tâche sera particulièrement ardue. En ce sens, les différentes barrières, grilles, rideaux et volets métalliques sont autant d’obstacles à franchir, qui retardent l’avancée des délinquants et les découragent, augmentant les chances de voir les forces de l’ordre alertées et

intervenir rapidement sur les lieux." Responsable du magasin Intersport de La Ferté-Bernard, Ludovic Siquet tient des propos similaires. "Depuis que nous sommes installés sur la zone des Récollets, qui ne compte qu’une sortie et est proche de la gendarmerie, nous subissons moins de vols que lorsque nous étions implantés en centre-ville, notamment parce que le site apparaît mieux agencé et protégé. De plus, le fait de travailler sur une zone nous permet d’échanger rapidement des informations d’un magasin à l’autre pour pouvoir agir au plus vite."

Occuper et maîtriser l’espace

Pour Ludovic Siquet, responsable du magasin Intersport de la Ferté-Bernard, il faut "apprendre à repérer sans s'attacher aux apparences".

Bien évidemment, il ne suffit pas de soigner les abords du commerce pour éradiquer l’insécurité. L’intérieur du commerce doit aussi être irréprochable, à la fois convivial et rassurant. Il est, en particulier, conseillé de s’appuyer sur du matériel performant et innovant comme la vidéo-protection dont l’efficacité est unanimement reconnue, quelle que soit la surface du commerce. "L’évolution des technologies favorise, en outre, l’apparition de nouveaux produits électroniques innovants et efficients, à l’image des dispositifs de protection anti-panique qui, à l’aide d’un simple bouton-pressoir permettent d’alerter discrètement un central de télésurveillance tout en faisant croire au braqueur que l’on est en train de désactiver l’alarme", explique Vincent Raimbert, responsable d’ex-

© Claireliot - Fotolia

Un sentiment de sécurité dès les abords du commerce

ploitation de l’agence SPGO du Mans. Le marquage des produits à la source, avec désactivation automatique, est également en plein essor (jusqu’à 20 % des textiles sont protégés par ce système). Cependant, la technologie ne doit réduire la présence humaine à l’état de gadget. Au contraire, les agents de sécurité tranquillisent la clientèle, comme le confirme l’étude "Sécurité et commerce" de Périferm. Il est important que ces gardiens soient bien identifiables, pour montrer que le terrain est parfaitement occupé. Il leur est aussi conseillé de porter une tenue vestimentaire irréprochable pour inspirer un sentiment de confiance. "Le personnel et les agents de prévention et de sécurité, si le commerçant choisi d’y faire appel, doivent surveiller intelligemment. Il ne s’agit pas d'être sur le dos des clients, mais d’apprendre à repérer sans s’attacher aux apparences car, bien souvent, les voleurs sont très correctement habillés", précise Ludovic Siquet qui met en évidence un paradoxe complexe : la surveillance doit demeurer opportune (6 % des clients interrogé par Périferm se plaignent d’avoir été importunés par un dispositif de sécurité oppressant), tout en s’affichant ouvertement. C’est pourquoi les professionnels chargés de la sécurité doivent impérativement suivre des formations régulières et exhaustives. "Il est aussi vivement

recommandé de préparer psychologiquement les salariés à toute éventualité, pour que ceux-ci ne mettent pas leur vie en danger", souligne Vincent Raimbert. "Il faut les sensibiliser au risque d’agression pour qu’ils ne se sentent pas démunis en cas de braquage, ajoute Thierry Guillard. Dans cet esprit, une attention particulière doit être portée sur les entrées et les sorties du personnel."

Des dispositifs visibles et dissuasifs "Par ailleurs, les investissements et dispositifs mis en place pour assurer la sécurité doivent être visibles, faire l’objet d’une communication positive pour fidéliser le consommateur et décourager les délinquants", poursuit le responsable de la sécurité de Système U. Le but est de démontrer au consommateur qu’il entre dans une zone sous contrôle, que ce soit dans une grande surface ou une structure indépendante de petite taille. "Il faut diminuer l’intérêt de la cible et, dans cette perspective, dissuader le délinquant en mettant en place un panel de solutions complémentaires, cohérentes et adaptées", résume la gendarme Sophie Aufort, référente sûreté du groupement de gendarmerie départementale de la Sarthe. "Nous constatons que les messages passent de mieux en mieux, en particulier auprès des associés qui dirigent maine éco septembre 2013 27


Dossier les magasins de notre groupe, assure Thierry Guillard. Premières victimes des braquages il y a encore quelques années, les hypermarchés sont, désormais, remarquablement sécurisés. En conséquence, les agressions se sont déplacées vers les supermarchés qui, à leur tour, ont mis en place les mesures nécessaires pour assurer leur tranquillité, tout comme les banques, cibles privilégiées des délinquants. Suivant cette logique, les petits commerces sont, aujourd’hui, de plus en plus visés, car considérés comme plus vulnérables. Le nombre de braquages dans les bijouteries et orfèvrerie a, en particulier, augmenté de 61 % entre 2009 et 2011". L’actualité a également mis en évidence

les failles des systèmes de protection installés dans les grands hôtels. L’expérience montre que les malfaiteurs s’attaquent d’abord aux plus faibles. C’est pourquoi chacun doit prendre conscience qu’il n’est pas à l’abri, mais que des dispositifs efficaces peuvent le protéger.

La sécurité au cœur du Plan d’action gouvernemental Les mesures du Plan d’action pour le commerce et les commerçants présenté au mois de juin par la ministre de l’Artisanat, du commerce et du tourisme, Sylvia Pinel, vont dans ce sens

et rejoignent, de fait, les propositions élaborées par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris. Pour le gouvernement, l’amélioration de la sécurité dans les commerces passe par la diffusion d’un guide des bonnes pratiques, proposant par exemple la généralisation de dispositifs comme l’alerte par SMS ou par mail dès lors qu’un délit est commis, ainsi que par l’instauration d’une check-list comprenant les numéros utiles et les consignes essentielles. Ce document doit être mis en ligne sur le site Internet du ministère de l’Artisanat, du commerce et du tourisme et diffusé sur de nombreux lieux publics. La ministre a également la volonté de promouvoir les dispositifs de sécurité pour décou-

rager les agresseurs (sas de sécurité, optimisation de l’éclairage, exposition de produits factices, vidéo-protection, alarmes…), de développer un plan de lutte contre le recel, de créer avec les assureurs un label "prévention sécurité commerce", de nommer des référents sécurité-commerce dans les commissariats, gendarmeries et chambres consulaires. Notons que les initiatives déjà prises par la gendarmerie et la CCI du Mans et de la Sarthe démontrent que notre département a déjà devancé l’appel en ce domaine. ◗ Cyril Laporte

[FOCUS]

Quel avenir pour le marché de la sécurité ?

Vincent Raimbert, responsable d'exploitation de l'agence SPGO du Mans.

Lemarchédelasécuritéconnaîtun trèsfortdéveloppementdepuislafin desannées90.entre1998et2010,le nombred’entreprisestravaillantdans cedomaineadoubléetlevolumedu chiffred’affairesdusecteuraprogressé de5,5%paranenmoyenne(contre 3,4%pourl’ensembledesservices marchands)pouratteindrehuitmilliards

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d’eurosen2010.cettecroissance est,enpremierlieu,laconséquence d’uneaccélérationdel’externalisation desservicesliésàlasécurité,tant delapartdesacteursprivésquedes pouvoirspublics.eneffet,faceàla multiplicationdesobligationsnormatives (parexempleenmatièredesécurité incendie),àl’utilisationdeplusenplus fréquentedesnouvellestechnologies parlesmalfrats(cybercriminalité), etsurtoutàlamontéedusentiment d’insécurité,lesentrepreneurscommeles gouvernantspréfèrentrecourirausavoirfaireetàl’expériencedespécialistes. MaisselonVincentRaimbert,responsable d’exploitationdel’agenceSpGo(1) (Sécuritépréventiongrandouest)duMans, "le marché se redessine. Les sociétés plus fragiles disparaissent peu à peu au profit des entreprises les plus importantes, qui sont les seules à avoir les moyens de répondre aux nouvelles exigences, en matière de formation des personnels notamment". Leprofessionnelrappelle,encesens, quel’accèsauxmétiersdelasécurité estaujourd’huiréservéauxseuls

détenteursd’unecarteprofessionnelle délivréenominativementauxsalariés surprésentationd’untitreoud’un certificatd’aptitudereconnuparlaloi. "Nous observons également que la clientèle renforce ses investissements dans le matériel électrique, ajoute VincentRaimbertrappelantque la surveillance humaine ne doit pas, pour autant être négligée car les expertises des agents demeurent irremplaçables". (1) SPGO est, actuellement, l’une des trois entreprises leader du marché de la sécurité sur la Sarthe. L’agence mancelle de ce groupe implanté en Pays de la Loire, Normandie et Bretagne emploie près d’une centaine d’agents sur la Sarthe et les départements limitrophes. Elle travaille majoritairement pour des entreprises industrielles, ainsi que pour des commerces (plus particulièrement dispositif de protection anti-panique) et sur des événements. À l’image du phénomène de concentration évoqué par Vincent Raimbert, SPGO, fondée en 1947 et comptant déjà 11 agences et 800 salariés, a été rachetée début 2013 par le groupe Challancin Sécurité désormais composé de trois entités qui lui permettent de rayonner sur toute la moitié Nord de la France.


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BeLGIqUe

Un marché de proximité

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Pays frontalier en partie francophone, la Belgique attire naturellement les entreprises françaises. Séduisant par son dynamisme, le marché belge est exigeant et demande une bonne préparation avant de l'aborder.

[CHIFFRES CLÉS 2012] Population : 10,82 millions PIB : 377,5 Mds € PIB/habitant : 33 700 € Taux de croissance : 0 % Inflation : 2,6 % Chômage : 7,4 % Importations 2011 : 334,3 Mds € Exportations 2011 : 343,4 Mds € Principaux fournisseurs : Pays-Bas (20,6 %), Allemagne (13,9 %), France (10,5 %) Principaux clients : Allemagne (18,2 %), France (16,4 %), Pays-Bas (12,1 %) Sources : Ubifrance, Moci

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vec 0,15 % de la population mondiale, la Belgique se classe parmi les dix premiers États les plus commerçants au monde. C'est dire si le Royaume a su tirer profit de sa situation géographique privilégiée en Europe occidentale pour ouvrir son économie à l'international. C'est aujourd'hui un marché mature où tous les secteurs d'activités sont bien représentés.

de la conjoncture internationale sur l'économie nationale. Dans le contexte actuel peu favorable, la récession a été évitée de peu en 2012 et une reprise estimée à + 1,4 % est attendue pour 2013. La Belgique importe essentiellement des matières premières pour exporter des produits finis.

Carrefour de communication, le pays dispose d'un réseau dense d'axes routiers, ferroviaires et maritimes. Anvers s'impose comme le deuxième port d'Europe derrière Rotterdam. Cette situation permet à la Belgique d'être devenue une plate-forme d'import/ export vers l'Angleterre et le Nord de l'Europe. 73 % du PIB provient du commerce extérieur, d'où l'influence

La France est le deuxième client de la Belgique et son troisième fournisseur. Avec 40,7 milliards d'euros importés et 26,4 milliards d'euros exportés en 2012, le solde commercial est déficitaire pour la France et se creuse même depuis plusieurs années. Agroalimentaire, matériels de transport, produits chimiques, métallurgie et produits pharmaceutiques représentent les

Les échanges franco-belges

principaux produits français exportés vers la Belgique. "Les exportations françaises sont essentiellement tirées à la hausse par les déchets (+ 21 %), les produits agroalimentaires (+ 17 %) et les produits chimiques (+ 10 %)", précise Ubifrance. Longtemps première destination des investissements français à l'étranger, la Belgique n'est plus que troisième avec un montant reculant en trois ans de 22,9 milliards d'euros à 8,6 milliards d'euros en 2011. Ceci dit, les entreprises françaises sont très bien représentées sur le sol belge avec près de 1 900 entités employant 175 000 salariés. Elles sont principalement présentes dans les services (services financiers, ingénierie/informatique, distribution, transport logistique) et l'industrie manufacturière.


international

dynamique Les implantations dans les secteurs énergie, environnement, chimie, santé et pharmacie sont nombreuses. Toutes les activités offrent des opportunités pour les entreprises françaises. La Chambre française de commerce et d'industrie de Belgique (CFCIB) a identifié comme principaux secteurs porteurs : la sous-traitance industrielle (aéronautique, armement, métallurgie), l'agroalimentaire, les technologies de l'information et de la communication, l'industrie chimique et les biotechnologies. Sachant que les entreprises françaises peuvent "rencontrer davantage de succès dans une niche au sein d'un secteur en relatif déclin, comme la sidérurgie, qu'en tentant de pénétrer un secteur important, tel que la distribution, où les acteurs présents sont bien installés et où il règne une concurrence féroce", soulignent ses services.

Un marché petit mais complexe "L'erreur de nombreuses entreprises françaises est de considérer la Belgique comme une continuité du marché français, prévient Sabrina Gauthier, directrice du Service d'appui aux entreprises de la CFCIB. Il faut avoir conscience des différences culturelles et organisationnelles. Nous avons un État fédéral, une division en communautés et en régions, avec trois langues officielles : Allemand 1 %, Français 40 % et Néerlandais 59 %." Trois communautés… trois types de consommateurs. Mais aussi des disparités économiques, réglementaires et commerciales entres les différentes régions du Royaume. "Et ce n'est pas parce qu'ils parlent français que les francophones vont privilégier les produits français…" Le client belge, à fort pouvoir d'achat, est exigeant. "Il est attentif au prix, à la

[Témoignage]

qualité, aux délais et à l'honnêteté. Il est aussi fidèle, ne va pas changer de fournisseur pour une légère différence de prix. Il préfère miser sur la qualité. En fait, le Belge est pragmatique." Et, avantage pour les produits français : ils bénéficient d'une bonne image. La concurrence est toutefois vive sur ce marché convoité, avec notamment les Néerlandais et les Allemands. "Les entreprises françaises ont tout intérêt à être bien accompagnées, à privilégier une étude préalable pour comprendre la complexité du marché belge. Elles doivent avoir conscience que c'est de l'export qui engendre des moyens humains et financiers. La Chambre française de commerce et d'industrie de Belgique accompagne les entreprises françaises sur le marché belge de l'amont à l'aval. Étude, recherche de partenaires/clients finaux/agents commerciaux, diagnostics produit/ marché, conseil juridique et fiscal, ouverture de filiale, domiciliation, aide au recrutement… son équipe, dédiée à l'accompagnement des PME, propose une large gamme de services. ◗ Karine Méteyer Sources : Chambre française de commerce et d'industrie de Belgique, Ubifrance.

Contact CCI : Holger Menkhaus au 02 43 21 00 12

Christophe Pascal, directeur commercial de Cronite Mancelle à Arnage(1) "Les clients belges sont ouverts aux nouveaux fournisseurs" "Nous exportons vers la Belgique depuis plus de 30 ans. Très spécialisée sur les supports de charge pour les fours de traitement thermique, Safe Cronite a des clients liés au secteur automobile et engins de travaux publics. Nous sommes leaders sur ce segment de marché où nos principaux concurrents sont allemands. Pour nous, la Belgique est un petit marché de 200 000 à 400 000 euros annuels en fonction des besoins de nos clients. Nous avons un commercial français pour la partie francophone et un commercial anglais, rattaché à Cronite Casting (Grande-Bretagne) pour le reste du pays. C'est une séparation liée aux fusions acquisitions avec des clients historiques par zone géographique. Très connus pour les pièces de support de charge, nous essayons aujourd'hui de diversifier notre activité vers d'autres segments de marché, certes plus concurrentiels mais où le potentiel existe, tels que les outillages aéronautiques, la pétrochimie, l'incinération d'ordures ménagères, le grenaillage ou la scierie. Des secteurs qui utilisent tous des pièces en acier réfractaire. Cette diversification concerne toute l'Europe dont la Belgique bien sûr.

On trouve en Belgique un grand nombre d'entreprises industrielles pointues dans leur domaine. En fait, la gestion des affaires est proche du système allemand, surtout chez les Flamands, mais aussi chez les Wallons. Il faut donc oublier le système D à la française et s'organiser comme pour le marché allemand. Cela signifie arriver avec un dossier bien préparé qui comprend tous les moyens mis en œuvre pour réaliser la prestation… avant de signer le contrat. Les clients belges ne nous posent pas de difficultés particulières. Il est même plus facile de faire du business avec eux qu'avec certains clients français car ils sont plus ouverts pour intégrer de nouveaux fournisseurs. Par contre, ils sont très sensibles à la qualité et aux services. Il ne faut pas les décevoir ! Les erreurs à éviter : parler politique, faire référence aux clients de l'une ou l'autre partie, se présenter comme les plus forts (l'époque napoléonienne a laissé des traces…). Indispensable par contre : réactivité, sérieux, parler anglais ou allemand pour la partie flamande". (1) Fonderie de la branche Safe Cronite du groupe international français Safe.

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conjoncture TENDANCES

Indicateurséconomiques 1 646 : L’indice du coût de la construction ou ICC s’établit à 1 646 au 1er trimestre 2013 (soit une hausse de 1,79 % par rapport au 1er trimestre 2012) et l’indice des loyers commerciaux ou ILC à 108,53 (soit une hausse de 1,42 % par rapport au 1er trimestre 2012). Rappelons que ces indices permettent notamment de calculer la révision des loyers des baux commerciaux. 9,43 € : Smic horaire brut (depuis le 1er janvier 2013) soit un brut mensuel de 1 430,22 € sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires (151,67 h de travail). 0,04 % : Le taux de l'intérêt légal a été fixé à 0,04 % pour l'année 2013, un taux historiquement bas. Il sert de référence notamment pour le calcul des pénalités de retard figurant dans les conditions générales de vente entre professionnels.

+ 0,2 % : Après une hausse de 0,1 % en mai, l’indice des prix à la consommation (IPC) augmente de 0,2 % en juin 2013. Sur un an, il croît de 0,9 % en juin (après + 0,8 % en mai et + 0,7 % en avril). Hors tabac, la croissance de l’IPC atteint également 0,2 % en juin (+ 0,8 % sur un an). Corrigé des variations saisonnières, il est également en hausse de 0,2 % en juin (+ 0,9 % sur un an après + 0,8 % en mai). Les principales contributions à la hausse des prix à la consommation au cours du mois de juin 2013 proviennent de celles, en partie saisonnières, des prix de certains services et des produits alimentaires tandis que les prix de l’énergie et ceux des produits manufacturés sont globalement inchangés en juin.

Enquête mensuelle de conjoncture dans l'industrie (Juillet 2013) Selon les chefs d'entreprise interrogés en juillet 2013, le climat conjoncturel dans l’industrie s’améliore de nouveau. L’indicateur synthétique progresse de deux points par rapport au mois précédent. L’indicateur de retournement bascule dans la zone favorable, indiquant une amélioration conjoncturelle. Le solde sur l’activité passée progresse par rapport au mois précédent mais reste toujours à un niveau inférieur à sa moyenne de longue période. Tandis que les carnets de commandes étrangers baissent légèrement, les carnets de commandes globaux se sont améliorés. Pour autant, les carnets globaux comme étrangers sont toujours jugés nettement moins étoffés que la normale. En dépit d’une nouvelle progression en juillet, les perspectives générales, qui représentent l’opinion des industriels sur l’activité de l’industrie dans son ensemble, restent à un niveau très faible. Enfin, les stocks de produits finis sont quasi stables et leur niveau est jugé légèrement au-dessous de la normale. (Source Insee)

Consommation des ménages en GMS 332€

303€

350€

349€

348€

312€

L'analyse de juin

421€

352€

332€

341€

320€

304€

296€

-3 %

-4 %

juin.-12 juil.-12 août.-12 sept.-12 oct.-12 nov.-12 dec.-12 2012

-3 %

janv.-13 fev.-13 mars.-13 avril.-13 mai.-13 juin.-13 2013

MéthodologiedubaromètreMarketingScan:Calculé mensuellement, pour les 9 000 foyers panélistes, cet indicateur mesure l’ensemble des sommes dépensées en moyenne par un panéliste MarketingScan, dans 23 GMS d’Angers et du Mans (12 hypermarchés et 11 supermarchés). Cet indice est la combinaison de deux indicateurs : - le panier moyen du panéliste par passage aux caisses (ceci représente le "ticket de caisse du consommateur" qui couvre l’ensemble de ses achats en GMS : alimentation, entretien, hygiène-beauté, textile, bazar, petitélectroménager, disques…) ; - le nombre mensuel de visites. Budget moyen = panier moyen par passage x nombre de visites mensuelles.

Après un mois de mai bien orienté, les dépenses des ménages en grandes et moyennes surfaces (320 €) repartent à la baisse en juin (- 3 %). Avec un jour en moins par rapport à juin 2012, cette tendance est strictement liée au recul de la fréquence de visites (- 4,2 %) qui pénalise les achats sur la période. Difficile donc, dans ces conditions, de parler de baisse de la consommation. D’autant plus que le ticket moyen résiste plutôt bien (+ 0,8 %), soutenu essentiellement par l’augmentation du prix moyen par article (+ 1,7 %). D’ailleurs, d’une manière plus globale, malgré ce mois de juin difficile et en dépit d’un contexte économique toujours aussi morose, sur le premier semestre, la consommation des ménages est en légère progression par rapport à l’année précédente.

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d'une communauté de communes…

LE PAYS MAROLLAIS

Une terre d’actions Agir concrètement pour maintenir des services dans la santé, le social ou le commerce, c’est le pari de la communauté de communes du Pays marollais, territoire rural de moins de 7 000 habitants situé au nord du Mans, pour conserver sa population et espérer attirer de nouveaux ménages.

A

gir plutôt que subir. La maxime pourrait être celle de la communauté de communes du Pays marollais, collectivité créée en 1996 et qui regroupe aujourd’hui les 17 communes du canton de Marollesles-Braults. Face à la menace de la désertification, ce territoire à l’identité agricole encore très marquée comptant avec Nauvay la plus petite commune du département (19 habitants) a, comme beaucoup d’autres, dû faire des choix. Le sien a été clair : miser sur les services en maintenant le commerce dans les petits villages et en proposant une offre médicale et sociale à la population. Une stratégie de l’action qui a jusqu’ici fait ses preuves. "En termes de population, à l’exception d’une ou deux communes, le nombre d’habitants a augmenté au cours des dernières années, se félicite Michel De Monhoudou, président depuis 1999 de la communauté de communes du Pays marollais, un territoire homogène, historiquement agricole en raison de ses très bonnes terres, même s’il y a aujourd’hui moins d’agriculteurs

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qu’avant du fait de la concentration des exploitations".

Le petit commerce "primordial" Le canton n’est pas le plus gros bassin industriel du département, malgré la présence de quelques belles entreprises sarthoises (voir par ailleurs). Il n’est pas non plus idéalement situé sur la carte des grandes voies de communication, mais la population, donc, s’y maintient. Pourquoi ? D’abord par l’effet

d’un "retour au mode de vie à la campagne", selon Michel De Monhoudou, satisfait de voir que "des ménages jeunes viennent remplir les lotissements moins chers ici qu’en ville". Mais le président de la communauté de communes voit également dans ce maintien démographique le résultat de la politique menée par la collectivité envers le petit commerce pour attirer ces nouvelles populations. "Maintenir le commerce, c’est maintenir la population. Pour moi, c’est absolument primordial", résume le maire du petit village de Monhoudou. D’où une stratégie, inaugurée en 2005 avec la rénovation d’une épicerie-bartabac à Mézières-sur-Ponthouin, que la collectivité applique dès qu’elle le peut. "Ce sont les maires des communes qui viennent nous voir pour discuter d’un projet de reprise du dernier commerce existant, détaille le président. Pour évaluer la viabilité du projet, nous commandons des études à la Chambre de commerce et d’industrie. Ensuite, nous rachetons et réhabilitons les bâtiments et nous nous chargeons de trouver des gérants, qui achètent le fonds de commerce". Le multiservices pionnier de Mézièressur-Ponthouin a depuis fait des émules. Il y a d’abord eu la boulangerie dans le même village, puis un restaurant à Dangeul et un autre multiservices, à René. En attendant le cinquième projet de la sorte, un restaurant-bartabac-épicerie dont les travaux vont débuter à Congé-sur-Orne. "Tous les commerces qu’on a sauvés marchent bien. Le commerce, c’est la vie d’une petite commune, souligne Michel De Monhoudou. Si j’arrive à conserver le dernier commerce dans chaque commune, j’aurais réussi mon travail".

Réhabilitation de l’habitat Michel De Monhoudou, président depuis 1999 de la communauté de communes du Pays marollais.

La recette pour le commerce s’applique également à l’habitat, autre pilier du


© Communauté de communes du Pays marollais

à l'autre

La communauté de communes a porté le projet de Maison médicale qui a ouvert ses portes en 2011.

maintien de la population en territoire rural. Dans la même logique d’action, la communauté de communes a entrepris la rénovation de logements vacants vétustes, voire très vétustes. Les bâtiments sont loués aux communes par baux emphytéotiques, remis en l’état grâce à des aides publiques et des emprunts, puis proposés à la location par la collectivité, qui encaisse les loyers. Pour le moment, ce sont 13 logements locatifs qui sont gérés par le Pays marollais. Deux autres sont en cours de réhabilitation à Meurcé. Lutter contre la désertification, c’est aussi assurer les services, au premier rang desquels la santé. C’est dans cette optique que la communauté de communes a porté le projet de Maison médicale qui a ouvert ses portes en 2011 et a été reconnue pôle d’excellence rurale. "Il n’y avait plus que deux médecins qui étaient surchargés, et le dentiste partait à la retraite. Le manque d’offre médicale se faisait sentir", précise Michel De Monhoudou. Pour l’occasion, la collectivité a vu les choses en grand : pas moins de trois médecins, un kinésithérapeute, un ostéopathe, un podologue et quatre infirmières sont aujourd’hui installés dans les quelque 700 m² de la Maison médicale. Laquelle abrite également une permanence du centre hospitalier

spécialisé d’Allonnes ainsi qu’une salle de réunion pour les professions médicale et un studio pouvant accueillir un médecin remplaçant. Un cabinet dentaire, propriété de la communauté de communes, est aussi intégré au bâtiment. Le poste de dentiste est d’ailleurs à pourvoir actuellement. D’un coût de 1,2 million d’euros, la Maison médicale a été bâtie sur un terrain donné par la municipalité de Marolles-les-Braults, et dans le style local. "C’est une très belle réalisation, très complète, où tout est neuf. On a repris le modèle d’une ferme typique de la région. C’est un bâtiment qui vieillira bien avec le temps", se félicite le président de la communauté, qui juge d’ores et déjà gagné le pari d’une telle structure sur le territoire. "Cette Maison médicale a été décidée pour limiter les départs et elle nous a même permis d’attirer de nouvelles populations". Autre bâtiment racheté par la communauté de communes, l’ancienne mercerie Le Bazar, un lieu emblématique de Marolles-les-Braults, qui abrite depuis le 1er septembre 2013 les nouveaux locaux de la collectivité. Après un an de travaux destinés, notamment, à rendre les lieux accessibles aux personnes à mobilité réduite, l’ancienne propriété de la maison de retraite accueille également la

cyber base créée il y a déjà dix ans, ainsi qu’une grande salle de réunion. Au total, près de 400 m² sur trois étages et une situation privilégiée dans la commune marollaise. Au chapitre des services, le Pays marollais peut enfin proposer une offre enfance et petite enfance complète. La collectivité a en effet créé un Relais assistantes maternelles parents enfants (Rampe), un centre multi-accueil et un centre de loisirs proposant des activités pendant les vacances. Avec, là encore, une population cœur de cible : les ménages cherchant à s’installer en profitant de prix immobiliers moindres et de services satisfaisants. "Il y avait une demande pour ces services sur le territoire", indique Michel De

Monhoudou. Basées à Marolles-lesBraults, ces activités sont financées par la communauté de communes et gérées par le centre social Cascade, qui a la délégation de service publique.

Participation à Maine Eco Park Territoire façonné par l’agriculture, le canton du Pays marollais accueille néanmoins quelques belles entreprises industrielles fournissant un millier d’emplois dans le bassin économique local. Qui dit Marolles-les Braults dit d’abord Sarrel. Implantée dans la commune depuis 1959, l’entreprise de métallisation sur matières plastiques est, avec ses 350 salariés, le premier employeur du territoire (voir encadré p.36). Le canton accueille également l’entreprise RPC Beauté, filiale du groupe britannique RPC spécialisée dans le conditionnement plastique des cosmétiques tels que les bouchons de bouteilles de parfum ou les bâtons pour rouges et brillants à lèvres. Avec ses quelque 150 employés, la scierie Drouin, à Mézières-sur-Ponthouin, est également un gros pourvoyeur d’emplois sur le territoire. De par sa situation géographique et sa taille moyenne, la communauté de communes n’a créé qu’une seule zone d’activités, La Colinière à Courgains,

L'ancienne mercerie Le Bazar de Marolles abrite les nouveaux locaux de la communauté de communes.

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d'une communauté de communes…

à vocation artisanale et industrielle, d’une superficie de près de six hectares viabilisés et prêts à accueillir des entreprises. La collectivité est également membre du syndicat mixte pour l’aménagement et la promotion de la zone d’activités Maine Eco Park à Maresché, deuxième parc du département à recevoir le label national Très haut débit pour son infrastructure en fibre optique. "À nous d’agir pour valoriser nos atouts", résume Michel De Monhoudou. Le Pays marollais se bat pour maintenir ses commerces et développer des multiservices dans les petites communes.

[En bref] Les communes du Pays marollais Avesnes-en-Saosnois, Congésur-Orne, Courgains, Dangeul, Dissé-sous-Ballon, Lucé-sousBallon, Marolles-les-Braults, Meurcé, Mézières-surPonthouin, Moncé-en-Saosnois, Monhoudou, Nauvay, Nouans, Peray, René, Saint-Aignan, Thoigné.

◗ Julien Proult

[Sarrel]

entrepriseemblématiquedupaysmarollais L’industrie marollaise, c’est avant tout la Sarrel. L’histoire de cette entreprise familiale créée en 1959 par Henry Hubert semble en effet indissociable du canton du Pays marollais. D’abord parce qu’elle est implantée à Marolles-les-Braults depuis le début des années 1970. Ensuite parce que la grande majorité de ses 350 employés vivent dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres. Et, enfin, parce que l’entreprise a choisi de rester dans la commune après l’incendie qui a ravagé 70 % de son site en avril 2005, alors qu’elle aurait très bien pu partir vers d’autres cieux. Une décision qui témoigne de l’attachement de l’entreprise à son territoire. Et vice versa. "Après l’incendie, nous avons pris la décision avec la Région et la municipalité de reconstruire le site sur place. Cela nous a permis de repartir quasiment de zéro en 2006 avec de nouveaux bâtiments et une nouvelle chaîne", explique le PDG actuel Pierre-Henry Hubert, fils du fondateur de la Sarrel. "Le choix de poursuivre l’activité à Marolles n’aurait pas été possible sans la pleine implication des collectivités locales et du personnel".

98 % de l’activité dans l’automobile Après avoir travaillé dans le passé avec la parfumerie, la téléphonie ou encore l’électroménager, l’entreprise de

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métallisation sur matières plastiques s’est aujourd’hui recentrée sur l’automobile, qui représente 98 % de son activité. Elle traite et décore des pièces extérieures et intérieures pour véhicules (poignées de portière, volants, enjoliveurs, décorations de compteur, calandres…) pour des équipementiers de rangs un et deux. Avec un chiffre d’affaires de 66 millions d’euros. "Si l’on constate une baisse des volumes liée aux difficultés du marché automobile, notre secteur d’activité bénéficie a contrario d’une tendance à la hausse de la demande de pièces décorées de véhicules, souligne Pierre-Henry Hubert. Aujourd’hui, les pièces décorées se sont démocratisées dans les automobiles. Cela permet de contrebalancer la baisse de volumes". En plus de sa chaîne de traitement de Marolles-les-Braults, la Sarrel compte

depuis 2003 une deuxième ligne au Portugal. Un équipement qui l’a aidée à faire face lors de la délicate année 2005 et qui lui permet de s’adresser à ses nombreux clients hors marché européen. Avec des perspectives claires : continuer à développer de nouvelles finitions tout en réduisant l’impact écologique de son activité.


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Conception et développement de solutions mobiles La CCI avec l'Institut d'informatique appliquée (IIA) de Laval ouvre au Mans en septembre une formation en alternance (contrat de professionnalisation) de 12 mois pour la conception et le développement de solutions mobiles. Accessible aux titulaires d'un bac + 2, cette formation est unique dans le grand Ouest et répond à une forte demande des entreprises.

Les objectifs de la formation • Proposer et implanter des infrastructures systèmes et réseaux adaptées aux applications nomades, tout en assurant leur haute disponibilité et la sécurisation des connexions. La Ruche numérique à Novaxis accueillera la nouvelle formation de "Responsable en conception et développement de solutions mobiles".

D

ans le cadre de sa mission d'accompagnement et de déploiement de la filière numérique, la CCI enrichit son offre de formation. Pour cela, elle s'est rapprochée de l'Institut informatique appliquée (1), une école de la CCI de la Mayenne, pour proposer une formation au sein de la Ruche numérique, ce lieu de travail unique près de la gare Sud au Mans qui accueille les entreprises de la filière et qui bénéficie de salles de formation. Cette formation en conception et développement de solutions mobiles est une opportunité aussi bien pour les entreprises qui pourront recruter de nouvelles compétences, que pour les jeunes souhaitant bénéficier d'une pédagogie innovante et d'une insertion professionnelle rapide. "Nous recrutons des titulaires d'un diplôme de niveau III en informatique comme les BTS SIO (services informatiques aux organisations), DUT informatique, BTS Informatique de gestion…", explique Céline Girault, coordinatrice école/entreprise à l'IIA. Le diplôme de "Responsable en conception et développement de solutions mobiles" est un titre certifié de niveau II, reconnu par l'État et enregistré au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles). "La formation se déroule en alternance

avec 665 heures de formation sur les 12 mois du contrat de professionnalisation, soit un rythme de 1,5 mois de cours pour 2,5 mois en entreprise, poursuit Céline Girault. À l'issue de leur formation, les élèves sont capables de prendre en charge aussi bien un projet de développement web qu'un projet de programmation dédié aux mobiles (systèmes windows mobile, Android, IPhone), tout en maîtrisant le graphisme et l'ergonomie, la sécurisation et l'optimisation des applications". Les jeunes peuvent ensuite prétendre à des postes de concepteur/ développeur d'applications mobiles, d'intégrateur/administrateur d'infrastructures mobiles. "Après une telle formation, les étudiants n'ont aucun problème d'insertion professionnelle. Durant tout leur cursus, ils sont immergés dans l'univers de l'entreprise, habitués à la gestion de projet et à travailler en autonomie." Une formation professionnalisante qui suscite l'intérêt des jeunes et nul doute celui des entreprises de la filière numérique. ◗ Maryse Gauthier (1) Depuis 25 ans, l'IIA propose des formations du BTS à bac + 5 en adéquation avec les besoins du marché et en liens très étroits avec les entreprises ligériennes.

• Intervenir de la phase d’étude jusqu’à la validation du projet par le(s) commanditaire(s) : client/entreprise. • Mettre l'expertise (applications, systèmes, réseaux, télécoms…) au service du développement, du déploiement et de la sécurisation de solutions et d’applications mobiles et multimédia innovantes. • Analyser et concevoir des solutions et des applications informatiques mobiles. • Développer et déployer des solutions informatiques dans une infrastructure systèmes et réseaux mobiles. • Former et accompagner les clients/utilisateurs. • Optimiser et maintenir la performance des solutions mobiles.

Plus d'information : www.iia-laval.fr maine éco septembre 2013 39


Lu pour vous dans la presse Israël, la Silicon Valley du Proche Orient L’Entreprise - N° 323 Juin 2013

Pays d’à peine huit millions d’habitants, fondé il y a seulement soixante-cinq ans, Israël offre un environnement des affaires favorable. C’est un marché libre, ouvert et diversifié qui encourage les investissements étrangers par tous les moyens. Il existe de fortes opportunités pour les investisseurs français.

La consommation des ménages en berne en 2012

Revenus d’activité des non-salariés en 2010 : Les indépendants "classiques" gagnent sept fois plus que les auto-entrepreneurs

plus dominé par la cheminée. Loin de là. En une décennie, le poêle est devenu le produit phare. Ce mode de chauffage dope les ventes de l’ensemble des réseaux du marché.

Insee Première - N° 1448 Mai 2013

La vacance commerciale gagne du terrain

Fin 2010, en France, près de 2,3 millions de personnes exercent une activité non salariée, dont 15 % sont auto-entrepreneurs. Les indépendants "classiques" ont perçu en moyenne 35 900 euros (avec de fortes disparités). Les auto-entrepreneurs, eux, ont retiré en moyenne 5 180 euros de leur activité non salariée.

LSA - N° 2280 20 juin 2013

Insee Première - N° 1450 Juin 2013

En 2012, les dépenses de consommation des ménages baissent en volume (- 0,4 % après + 0,5 %). Le pouvoir d’achat des ménages recule nettement (- 0,9 % après + 0,7 %), alors que les prix évoluent au même rythme qu’en 2011. La morosité de la consommation des ménages affecte de nombreux postes de dépense, les achats en automobiles neuves étant les plus touchés. La consommation en biens et services de téléphonie et celle liée au logement sont dynamiques. Les dépenses alimentaires se maintiennent.

Attractivité : la France en perte de vitesse Les Échos - 5 juin 2013

Le nombre de projets d'implantations internationales a chuté de 13 % dans l'Hexagone, alors qu'il continue de progresser au Royaume-Uni et surtout en Allemagne. La France peine à attirer les projets des investisseurs émergents. Les Indiens sont davantage attirés par la place financière de Londres quand les Chinois sont séduits par la puissance industrielle allemande. Elle demeure en revanche le terrain de prédilection des investisseurs américains. Le bilan de l'année 2012 est négatif en termes d'emplois créés (- 12 %), ce qui place la France en 5e position européenne. 40 maine éco septembre 2013

Reprendre une entreprise en difficulté L’Entreprise - N° 323 Juin 2013

La reprise d'une entreprise en difficulté offre de réelles possibilités de croissance externe pour une entreprise désireuse d'accroître ses parts de marché. Cela présente des avantages méconnus de la majorité des dirigeants. Par exemple, le candidat ne reprend pas toutes les dettes de l'entreprise en difficulté.

Auditer ses fournisseurs étrangers L'Usine Nouvelle - N° 3333 30 mai 2013

La catastrophe au Bangladesh montre qu'il est impossible de négliger le risque que représentent les conditions de travail chez les sous-traitants lointains. Quelques conseils pour s'en prémunir : identifier les maillons faibles, mutualiser les enquêtes, vérifier les réponses de l’audit, améliorer la performance de ses sous-traitants.

Chauffage : un marché tiré par le poêle Franchise Magazine - N° 236 Juin/juillet 2013

Le secteur du chauffage au bois n’est

Entre 2001 et 2012, le taux de vacance moyen (la proportion de locaux commerciaux inexploités pour une durée indéterminée) est passé de 6,3 % du parc en 2001 à 7,1 % en 2012. Le cœur des petites villes et des cités en difficulté est le premier atteint. À l'inverse, la commercialité des locaux résiste mieux dans les centres commerciaux, petits sites de proximité ou grandes destinations shopping.

Restauration rapide : le naturel ne paie pas Franchise Magazine - N° 236 Juin/juillet 2013

Permettre aux citadins de déjeuner rapidement une soupe ou une salade, tout en prenant soin de leur santé et de la nature : le créneau paraissait prometteur. Mais après quelques années, le succès n’est pas au rendez-vous. En 2012, les deux franchises du secteur qui s’étaient le plus développées ont connu de sérieux déboires.

Délocalisations : l’Insee tord le cou aux idées reçues Les Échos - 12 juin 2013

Entre 2009 et 2011, 4,2 % des sociétés de plus de 50 salariés ont transféré des activités vers l'étranger, selon une étude de l'Insee. Ces délocalisations ont entraîné la suppression d’environ 20 000 emplois directs en France, soit environ 6 600 par an. Les destructions ont eu lieu pour plus de moitié dans l'industrie. Les activités ne partent pas en Chine ou dans d'autres pays à bas coût. Les délocalisations vont en majorité vers l'Union européenne.

La veille stratégique, c’est aussi pour les PME L’Usine Nouvelle N° 3337 27 juin 2013

Pour suivre leurs marchés, anticiper les tendances et piloter leur développement, les grands groupes ont tous mis en place des solutions de veille sophistiquées. Concurrentielle ou sectorielle, la veille stratégique n’est pas réservée aux grands groupes. En mutualisant leurs efforts, les PME aussi peuvent en bénéficier.

La modification du contrat de travail Chef d’entreprise Magazine - N° 80 Juillet/août 2013

Modifier le contrat de travail d’un salarié doit toujours être considéré comme une opération délicate. Les règles juridiques qui s’y rapportent peuvent même sembler décourageantes pour l’employeur. Petit éclairage synthétique des bonnes pratiques en la matière.

Processus budgétaire : un instrument de pilotage capital Chef d’entreprise Magazine - N° 80 Juillet/août 2013

La vocation du budget est de refléter de manière chiffrée la stratégie d’une entreprise. Pour qu’il colle au plus près de la réalité, son élaboration suppose la mise en place d’un processus budgétaire automatisé et structuré autour de relais opérationnels. Le budget prévisionnel constitue, en cela, un outil essentiel d’aide à la décision. Sa mise en place et son suivi supposent néanmoins d’être bien encadrés.

Monter en gamme pour mieux résister L’Expansion - N° 786 Juillet/août 2013

L’image de la France est étroitement associée à celle du luxe. Tous les secteurs peuvent en profiter à condition de miser vraiment sur la


qualité, l’innovation et le rêve. La montée en gamme est une stratégie de long terme, nécessitant patience et investissements, et où rien ne doit être laissé au hasard. Témoignages de chefs d’entreprise qui ont choisi de se repositionner sur la création de valeur (dont Claas Tractor).

Export : oser la Chine RIA : La Revue de l’industrie agroalimentaire - N° 747 Juillet 2013

La France est le premier fournisseur agroalimentaire européen de l’empire du Milieu. Mais très loin derrière les États-Unis, le Brésil ou l’Argentine. Le doublement de la classe aisée d'ici à 2020 et l’excellente image des produits alimentaires français sont autant de raisons pour les exportateurs hexagonaux de tenter l'aventure chinoise. Cependant, la route est longue et semée d’embuches réglementaires et commerciales, mais riche pour qui trouve les bons partenaires.

Lever des fonds grâce au crowdfunding L’Entreprise - n° 324 Juillet/août 2013

Avec la crise qui dure, banques et investisseurs ferment le robinet des prêts aux entrepreneurs. Mais des solutions alternatives émergent,

comme les plateformes Internet de crowdfunding. Ce système de financement communautaire, apparu il y a environ cinq ans aux ÉtatsUnis, connaît un développement rapide. Au-delà de l’aspect purement financier, les sites de crowdfunding offrent aux porteurs de projet une expertise, des conseils et un suivi des levées de fonds en phase de démarrage ou de développement de l’entreprise.

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Droit du travail : la loi qui change la donne L’Entreprise - n° 324 Juillet/août 2013

La signature de l’accord national interprofessionnel le 11 janvier dernier n’a pas fait l’unanimité chez les partenaires sociaux. Mais finalement les mesures prévues par l’accord ont été intégralement retranscrites dans la loi de sécurisation de l’emploi promulguée le 16 juin dernier. Cette loi qui change la donne sociale dans les entreprises bouscule des pans entiers du Code du travail.

Services à la personne : vers un manque à gagner de 2 à 5 milliards pour l'État Les Échos - 11 juillet 2013

Le plan Borloo de 2005, avec d'autres dispositions favorables au secteur,

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La République tchèque, un accès vers l’Est L’Entreprise - n° 324 Juillet/août 2013

Bien que touché par la crise, le marché tchèque reste assez dynamique. Surtout, il constitue une voie d’entrée royale en Europe centrale et orientale. Autre facteur d’attractivité : les incitations gouvernementales à l’investissement étranger.

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maine découvertes

MUSéedeLadeUxIèMeGUeRReMondIaLeRoGeRBeLLon

Un musée sur deux niveaux avec au rez-de-chaussée les secteurs américain, allemand et celui évoquant la Libération. L'étage est consacré à l’univers britannique, à la 2 e DB, à la 1ère armée et aux prisonniers de guerre.

L

e premier contact avec Roger Bellon est empreint d’une gaieté bon enfant, il arrive brandissant sa canne à la manière du général Leclerc. Néanmoins, la poigne est ferme et le regard précis. La passion brûle dans son regard, la visite commence, il ne manque plus que le son et les odeurs. Tout démarre le 11 août 1944 quand le jeune Parisien, placé dans une ferme de Fyé, a vent

Gilles Kervella

En Sarthe, à Conlie, un homme entretient, depuis l’âge de 16 ans, la flamme mémorielle du conflit de 1939-1945. Il a consacré toute sa vie à collecter, nettoyer, réparer et présenter tous les objets trouvés sur les différents champs de bataille du département de la Sarthe, de l’Orne et de la Manche. Rencontre avec un homme de paix cerné d’objets de guerre.

Gilles Kervella

Guerre et paix

Roger Bellon présente plus de 2 000 objets au musée de la Deuxième Guerre mondiale à Conlie.

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de l’arrivée imminente des alliés. Avec neuf de ses camarades, il se poste au bord de la route d’Alençon pour assister à ce moment historique. Soudain, un éclaireur yankee, chevauchant une Harley-Davidson, apparaît avant de se faire mitrailler par deux soldats allemands cachés dans les hautes herbes. Ils l’entraînent aussitôt à proximité pour l’achever. Ne voyant plus leur éclaireur, les six chars Sherman qui forment la tête de pont de la 2e DB continuent leur route vers Le Mans avant d’être pris comme cible par trois panzers Tigre postés sur les hauteurs. Le résultat est épouvantable pour les équipages qui sont littéralement déchiquetés et carbonisés. À la mémoire de ces combats, un monument, sculpté par Georges Humeau, est dressé à l’entrée de la commune. Tapis dans un fossé, Roger Bellon assiste au massacre. Il garde encore en mémoire le vacarme des blindés américains qui explosent sous les obus de 88 mm.

Pour plus tard Cet épisode traumatisant infléchira toute la vie de cet homme passionné. L’idée de collecter immédiatement après le conflit tout ce qui peut l’être s’impose alors à lui. Le musée n’est pas né mais sa priorité est de partir sur les champs de bataille, immenses dépotoirs de matériel. Il parcourt les plages du Débarquement à la recherche de témoignages concrets qui deviendront des documents irremplaçables. Puis il découvre l’horreur absolue, le Couloir de la mort, longue route reliant Chambois à Trun. Deux divisions allemandes (soit 20 000 hommes) se replient sous l’avancée massive des Alliés. Elles sont quasiment anéanties sous les bombardements incessants des unités polonaises et canadiennes. C’est un amoncellement indescriptible que Roger Bellon arpente pour satisfaire son obsession : rapporter le plus de choses possible pour, plus tard, témoigner de la folie des hommes. Il décroche l’emblème


maine découvertes

de la Kommandantur d’Argentan, entre dans le mess des officiers… et débarrasse la table, bien dressée, de sa vaisselle de porcelaine et de ses couverts ! Aidé d’un ami espagnol et de sa camionnette, il abrite tout ce précieux butin dans quatre immenses granges aux alentours de Fyé. Il fallait une bonne dose de préscience pour collecter des objets qui avaient causé le malheur de millions de femmes et d’hommes mais l’idée était déjà là : créer un jour un musée vivant pour parler des morts d’une autre époque. En 1948, le temps du service militaire venu pour Roger Bellon, le bruit des canonnades s’étant éteint depuis peu, il s’engage comme chasseur parachutiste. "Vous voyez la canne, eh bien, voilà l’explication, ma hanche se souvient des sauts répétés et surtout des atterrissages brutaux !" Il saute régulièrement avec le général Massu "qui n’en menait pas plus large que moi", se rappelle-t-il. Manuel jusqu’au bout du canif, il se sculpte une petite statuette fétiche le représentant en tenue de combat, attisant la convoitise de ses compagnons d’arme qui le pressent d’en faire autant pour eux. Une deuxième passion naît chez cet attachant touche-à-tout. Il entreprend de cise-

ler de larges plaques de noyer ou de poirier en y représentant les portraits et les scènes célèbres de la Seconde Guerre mondiale. C’est ainsi qu’aux côtés de De Gaulle et de Leclerc renaissent les scènes du Débarquement et les atrocités d’Oradour-sur-Glane.

2 000 objets et 113 mannequins Roger Bellon reçoit en 1970 le diplôme d’honneur "en hommage à son action dans le cadre de la campagne du Bon accueil des touristes" pour son musée à Saint-Aubin-de-Locquenay. En 1971, après son déménagement à Lavardin, où il expose ses trésors dans son sous-sol sur 110 m², il reçoit ce même diplôme une seconde fois. En 2001, Conlie accueille sa collection afin qu’elle soit sauvegardée après sa mort et celle de sa femme. Le musée, labellisé "Tourisme et handicap", est divisé en deux niveaux. Plus de 2 000 pièces et 113 mannequins, mis en scène avec clarté et pédagogie, le placent dans les trois premiers de France, avec ceux de Sainte-Mère-Église et d’Utah Beach. Le rez-de-chaussée est occupé par les secteurs américain, allemand et celui évoquant la Libération. L'étage

est consacré à l’univers britannique, à la 2e DB, à la 1ère armée et aux prisonniers de guerre. À l’entrée, une jeep Willys de la 3e armée de Patton est là, prête pour d’autres aventures. Son histoire n’est pas banale. Elle fut abandonnée dans une ferme de Souligné-sous-Ballon car, un matin, son conducteur ne put pas la faire démarrer. Les Américains ne s’ennuyaient pas avec ce type de détail. Elle fut abandonnée à la pauvre fermière qui ne sut qu’en faire et qui la rangea au fond d’une grange durant 22 ans. Les anecdotes sont nombreuses, parfois joyeuses, d’autres fois terribles ou étranges, comme celle de ce grand manteau en cuir d’un officier SS, bien rangé dans le placard d’une ferme de Saint-Denis-sur-Sarthon (61), pendant l’Occupation. Le temps passe, un buffet deux corps vient masquer ledit placard qui ne sera ouvert que 60 ans plus tard, avec son contenu intact. Toutes les reconstitutions y sont réalisées avec une minutie exemplaire. "Je ne veux pas être pris en défaut", tonne le maître des lieux. Il suivra même un jour les conseils d’un ancien officier allemand qui lui indiqua dans quel ordre il fallait accrocher les insignes et médailles sur les uniformes. Il a le souci du détail et s’exclame toujours, enflammé par ses recherches devant la vitrine consacrée à la pointe du Hoc : "Ça parle, tout ça" ou "C’est une poignée de souvenirs". La trop courte visite - mais pourtant longue se termine. C’est un homme de paix qui vous serre fermement la main en partant, le regard toujours aussi précis.

[PRATIQUE] 2014 : année du 70e anniversaire du Débarquement, le musée programmera tout au long de la saison (d’avril à septembre) une série d’animations, en extérieur. Musée de la 2e Guerre mondiale Roger Bellon, Le Camp (route de Sillé-leGuillaume), 72240 Conlie Tél. : 02 43 29 39 49 (du 01/04 au 30/09) 02 43 20 90 35 (du 01/10 au 31/03) Courriel : musee.bellon@wanadoo.fr Site : www.conlie.fr Horaires : du 01/04 au 30/ 09, du mercredi au dimanche de 14 h à 17 h 30 (dernières admissions : 17 h). Ouvert les jours fériés en saison.

Gilles Kervella

◗ Gilles Kervella

Différents équipements de l’armée allemande. Les moindres détails y sont représentés.

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Opportunités d’affaires

Annonces industrielles Agro-alimentaire : C34016 Maine-et-Loire, à céder cause retraite, fabricant d'aliments pour bétail et négoce d'engrais et semences (30 % du CA). CA total : 3,5 à 4 M€. Effectif : 10 personnes dont 3 commerciaux. Clientèle de proximité fidèle. Outil récent capacité de production importante (fonctionne en 1x8 seulement), conviendrait à commercial du secteur. Services et négoce inter-entreprises : C45817 Le Mans Sud, société de négoce de véhicules industriels et pièces détachées d'occasion toutes marques. Un des leaders du marché. CA : 2,4 MK€ (76 % France, 24 % export). Grand potentiel de croissance. Effectif : 6 personnes. Personnel fidèle et de qualité. C83805 Loire-Atlantique, vends société gros, demi-gros emballage et fournitures de bureau, secteurs 44 et 85 suite départ à l'étranger. Possibilité de location-gérance. Très bonne clientèle en particulier dans le monde pharmaceutique et

Annonces Repreneurs Réf. PBe Ingénieur chimiste, 52 ans, expérience de direction d'entreprise et de management d'équipes commerciales et marketing, souhaite reprendre une entreprise industrielle (chimie, parachimie, plasturgie, cosmétologie, etc.). Type de cible : effectif > 20 salariés, CA > 3 M€. Fiche de cadrage disponible sur demande. Réf. PV Ingénieur mécanicien, 54 ans, expériences industrielles et responsabilités importantes dans un grand groupe automobile, souhaite

48 maine éco septembre 2013

médical. Structure avec entrepôt de 200 m2 à louer. Véhicule + stock actuel de 10 K€. CA de 160 K€, marge 44 %. Idéal pour un couple ou un cadre demandeur d'emploi.

Effectif : dirigeant + 5 personnes. CA : 460 K€, résultat positif. Conviendrait à personne ayant des compétences techniques en métallurgie, travail des métaux.

C85037 Entreprise de transport comprenant 2 ensembles semi-remorques Benne TP et 2 ensembles semi-remorques avec tautliner. Clients attitrés.

BTP :

C26033 Loire-Atlantique, vend cause retraite, petite entreprise de paysage créée en 1977 avec évolution en SARL en 1997. La création et l'entretien de jardins sont assurés par 2 personnes dans un rayon de 15 km. La création représente 1/3 du CA et l'entretien 2/3. Matériel en bon état inclus dans la vente. Assistance possible du cédant. C97871 Maine-et-Loire, à céder entreprise de communication, conception documents et vente objets publicitaires, spécialisée clientèle luxe, une trentaine de clients majoritairement situés à Paris (nécessite déplacements réguliers à Paris). CA : 230/250 K€, résultat environ 30 K€. Entreprise familiale gérée par un couple. Industrie : C20304 Maine-et-Loire, à céder cause retraite, entreprise d'affûtage. reprendre entreprise de fabrication mécanique : chaudronnerie, charpentebardage métallique, menuiserie, usinage, décolletage, tuyauteries, serrurerie, traitements de surface... Type de cibles : effectif > 10 salariés. CA > 1 500 K€. Prix de cession jusqu’à 1 600 K€. Fiche cadrage détaillée disponible sur demande. Réf. CS Ingénieur génie-mécanique avec expériences en organisation industrielle, qualité, méthodes, achats, productivité, direction de site, souhaite reprendre une entreprise de fabrication de biens industriels. Entités cibles : effectif environ 10 salariés. CA > 1 000 K€. Région Sarthe, Orne, Mayenne,

C29638 Maine-et-Loire, à céder cause santé, entreprise de second œuvre du bâtiment, chape fluide, ravalement, isolation. Effectif : 6 opérateurs + 1 gérant. CA : 880 K€, valorisation de 350 K€, disposer d'au moins 80 K€ (cette annonce provient d'un intermédiaire professionnel en transmission éventuellement rémunéré en % en cas de réussite). C41791 Maine-et-Loire, à céder entreprise de pose de fermeture, ravalement, isolation extérieure. Effectif : 6 poseurs, 1 métreur, 3 commerciaux. CA annuel : 900 K€, valorisation 165 K€, disposer de 50 K€ d'apport (cette annonce provient d'un intermédiaire professionnel en transmission éventuellement rémunéré en % en cas de réussite). C3716 Maine-et-Loire, à céder cause retraite en 2014, SARL de second œuvre bâtiment, activité de ponçage de sol bois et pierre. Clientèle de particuliers, agents immobiliers, syndics, sur une zone géographique départements 44 et Maine-et-Loire, Indre-et-Loire, Loiret-Cher, Eure-et-Loir. Fiche cadrage détaillée disponible sur demande. Réf. JFM Manager expérimenté, spécialisé dans le second œuvre du bâtiment, plus particulièrement en génie climatique, énergies renouvelables ou génie électrique, recherche une PME en Pays de la Loire et région Centre. Effectif compris entre 10 et 30 salariés. Accompagnement du cédant souhaité. Fiche de cadrage détaillée disponible sur demande. Réf. PBo Ingénieur mécanicien, 53 ans, expériences industrielles en conception

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49. Bonne renommée, fichier clientèle régulièrement mis à jour. CA : 50 K€. Cédant travaillant seul mais matériel disponible pour 2. Prix de cession 40 000 €. Formation assurée par le cédant pas de compétences particulières nécessaires. C44753 Maine-et-Loire, à céder dans l'agglomération d'Angers, entreprise de négoce et de pose de menuiserie d'extérieur sur-mesure pour rénovation de logements particuliers (fenêtres, portes, portails, portes de garage, volets, stores) en bois, aluminium, PVC. CA : 430 K€. Effectif : dirigeant + salariés. C58470 Maine-et-Loire, à céder cause retraite, entreprise de construction et de maintenance de piscines et accessoires. CA : 800 à 900 K€. Installée sur le secteur depuis 1977, membre d'un groupement national. Effectif : 6 personnes. Rentable, cession des parts pour 350 K€.

et fabrication de produits métalliques pour l’automobile, souhaite reprendre une entreprise de fabrication de biens en B to B. Entreprises ciblées : effectif de 15 à 30 salariés. CA : 1,5 à 2,5 M€. Fiche de cadrage disponible détaillée sur demande.

Si vous souhaitez prendre contact avec l’un de ces repreneurs, vous pouvez contacter François Billois, CCI Le Mans Sarthe au 02 43 21 00 10 (fbillois@lemans.cci.fr)


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