Page 1

COMMERCE Le marché de la décoration d’intérieur... p14

BAISSE DE LA TVA Bilan dans la restauration... p16

BAIL COMMERCIAL La prise en charge des travaux... p22

maine éco LE MAGAZINE ÉCONOMIQUE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU MANS ET DE LA SARTHE

L’INNOVATION

L’ENJEU DE LA DÉCENNIE

N°155 JANVIER 2011


édito

Bernard Warain, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mans et de la Sarthe president@lemans.cci.fr

N° 155 - JANVIER 2011

MAGAZINE BIMESTRIEL ÉDITÉ PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU MANS ET DE LA SARTHE 1 bd René Levasseur, BP 22385 72002 Le Mans cedex 1 Tél. 02 43 21 00 00 Fax 02 43 21 00 50 www.lemans.sarthe.cci.fr

Directeur de la publication : Bernard Warain

Rédactrice en chef : Maryse Gauthier Rédactrice en chef adjointe : Karine Méteyer

Ont collaboré à ce numéro : Emmanuel Chevreul Constance des Courtis William Lambert Gilles Kervella Photos : Ad’Hoc Photographie CCI - Droits réservés pour “La vie des entreprises” Couverture : CTTM - Ad’Hoc Photographie Maquette : Okaparka Mise en page - Gravure : Atmosphère Communication

Une nouvelle mandature C’est parti pour cette nouvelle mandature à la Chambre de commerce et d’industrie, des services du Mans et de la Sarthe et je serais tenté de dire aussi régionale, même si vous connaissez mes états d’âme sur la dangerosité de la régionalisation. Il faudra prendre l’obligatoire, le meilleur pour notre développement économique sarthois et surtout être très imaginatif dans tous les domaines tels que l’innovation, les nouvelles technologies, la communication télévisuelle, etc. Nouvelle mandature, nouvelle équipe, nouvelle façon de travailler. Ce que j’ai souhaité : avoir une nouvelle gouvernance d’élus, réduire les commissions pour travailler plus sur des projets avec un esprit d’ouverture vis-à-vis du monde de l’entreprise, travailler sur des thématiques, des sujets avec toujours le même objectif "le développement de nos entreprises" en recherche d’innovation. Renforcer nos stratégies de formation "de l’apprentissage au niveau ingénieur". Faciliter la "création, reprise, transmission d’entreprise", aller plus vite pour créer et accompagner.

L’industrie est en pleine mutation, regroupement, gain de productivité et fusion sont l’avenir des prochaines années. Le commerce subit la plus grande mutation, le plus grand conflit des générations, les besoins de remise en question. Il ne faut pas subir Internet mais l’utiliser. Mes mots : observer, comprendre, agir ont tout leur sens et je serais tenté de rajouter rapidité de passer à l’action. Comme vous le voyez, les nouveaux élus ont du pain sur la planche, mais j’ai confiance dans les femmes et les hommes qui se sont engagés pour mieux vous servir. Même si nos moyens financiers sont réduits pour les années à venir - 15 % alors que nous avons toujours géré dans l’intérêt des entreprises, nous continuerons à gérer notre CCI comme une entreprise avec réalisme et perspective d’avenir. Je profite de l’édito pour vous souhaiter à vous, à votre entreprise et à vos salariés une très bonne année 2011. Bien amicalement,

Donner le goût de l’exportation à l’international. La Maison de l’international, c’est le fruit de débouchés de nouveaux marchés ; le monde est riche de développement à l’international.

Publicité : Maine Éditions, Pascal Tauvel - Tél. 02 43 24 23 42 Fax 02 43 87 00 91 Impression : Auffret Plessix Tirage : 16 500 exemplaires ISSN : 1269-6633

maine éco janvier 2011 1


sommaire 4

Focus

9

Actualité Élections CCI De nouveaux élus territoriaux et régionaux

10

La vie des entreprises

14

Actualité Décoration Les Français aiment leur intérieur

14

Le marché de la décoration d'intérieur

16

Commerce Baisse de la TVA dans la restauration Une petite révolution côté cuisine

19

Ressources humaines Conseil de prud’hommes Les principaux motifs de conflits

21

Entreprise Bureaux Quels sont les critères de sélection des PME ?

16

22

L'impact de la baisse de la TVA dans la restauration

22 Les travaux incombant au bailleur et au locataire

Juridique Bail commercial Les conditions de prise en charge des travaux

24

DOSSIER L’innovation L'enjeu de la décennie

30

International Rebond de l'économie allemande Des opportunités à saisir pour les PME

33

Conjoncture Enquête de conjoncture Consommation en GMS

34

D’une communauté de communes… à l’autre L'Antonnière À la croisée des chemins

39

Formation Taxe d'apprentissage Bénéficiez de l'appui de la CCI

34

Aigné, La Milesse et Saint-Saturnin : une fulgurante croissance économique

2 maine éco janvier 2011

40

Lu pour vous

42

Maine Découvertes Vins du sud Sarthe Bacchus-sur-Loir

44

Opportunités d’affaires Annonces commerciales Annonces industrielles


agenda DOSSIER

23-25 janvier

18 mars

Salon du jouet et du jeu Paris, Grande halle de la villette www.jouets-et-jeux.com

8 h 30 : Petits déjeuners linguistiques "Breakfast in English" CCI

30 janvier-1er février

Contact : Sarthe international au 02 43 21 00 24

Salon des vins de Loire Parc des expositions d'Angers

18-20 mars

www.salondesvinsdeloire.com

Salon de l'habitat Centre des expositions du Mans

1er février 8 h 30 : Atelier Gesico "Salons et déplacements à l'étranger : comment protéger son entreprise ?" CCI Contact : CCI - Myriam Rezé au 02 43 21 00 12

25 mars 8 h - 10 h 30 : Les ateliers techniques de l'innovation "mutualiser l'effort de recherche… avec qui et dans quel cadre ?" Maison de l'université du Mans, salle 201

La nuit de l'orientation CCI - Le Mans

www.incubateur-emergence.com

www.nuitdelorientation-lemans.fr

29 mars 10 février Formation sur les techniques bancaires à l'international CCI Contact : CCI - Myriam Rezé au 02 43 21 00 12

16 février

Face à une concurrence planétaire qui n’a jamais été aussi virulente, alors que la crise économique reste très menaçante, les entrepreneurs comme les pouvoirs publics mettent l’accent sur l’impérieuse nécessité d’innover pour continuer à exister. Mais, que recouvre précisément le terme "innovation" ? Est-il si simple d’innover ? À quels obstacles se heurte-t-on ? Dispose-t-on d’outils efficaces ? Comment se positionnent les entreprises des Pays de la Loire, et plus particulièrement sarthoises, face aux enjeux de l’innovation ? Telles sont les questions auxquelles ce dossier a l’ambition de répondre.

www.serbotel.com

Salon des entrepreneurs Palais des congrès, Paris

4 février

L'enjeu de la décennie

Serbotel Atlantique Salon des métiers de bouche et de l'hôtellerie Parc des expositions de Nantes

2-3 février

www.salondesentrepreneurs.com

L’INNOVATION

20-23 mars

Assemblée générale de Sarthe international CCI

14 h - 18 h : Atelier "Quelle forme de société choisir pour l’exercice d’une activité professionnelle : ingénierie sociétaire", organisé par CCI-Entreprendre en France en partenariat avec la Fidal CCI Contact : CCI-Entreprendre en France au 02 43 21 00 10

29-30 mars

Contact : Sarthe international au 02 43 21 00 24

Innovact, le salon européen des entreprises innovantes Centre des congrès de Reims

18 février

www.innovact.com

8 h 30 : Petits déjeuners linguistiques "Breakfast in English" CCI

31 mars-1er avril

Contact : Sarthe international au 02 43 21 00 24

Dfibois, salon des coopératives d'achats des artisans du bois Parc des expositions d'Angers www.dfibois.fr

25 février 8 h - 10 h 30 : Les ateliers techniques de l'innovation "Comment identifier et mobiliser ses ressources en interne au profit de la recherche et de l'innovation dans une PME" Maison de l'université du Mans, salle 201

5-8 avril Industrie Lyon Salon des professionnels des technologies de production Eurexpo Lyon www.industrie-expo.com

www.incubateur-emergence.com

8-18 avril 17-20 mars Mondial du tourisme Paris Porte de Versailles

Foire internationale de Nantes Parc des expositions de la Beaujoire, Nantes

www.lemondeaparis.com

www.foiredenantes.fr maine éco janvier 2011 3


[focus] RECRUTEMENT EN CONTRAT DE PROFESSIONNALISATION

[DISTRIBUTION AUTOMOBILE]

54 nouveaux diplômés Le Groupe Escra-Iscam forme depuis près de 40 ans des professionnels pour tous les secteurs de la distribution automobile (constructeurs/ importateurs, équipementiers, réseaux automobiles, grossistes distributeurs et distributeurs spécialisés). Fort de près de 2 900 anciens élèves, aujourd'hui collaborateurs, cadres et dirigeants exerçant en France et en Europe, le Groupe Escra-Iscam est une véritable ressource pour la profession dans ses besoins en nouveaux collaborateurs et en

perfectionnement de ses salariés. En décembre dernier, 34 élèves de l'Escra (École supérieure du commerce des réseaux de l'automobile) et 20 de l'Epcra (École professionnelle du commerce des réseaux automobiles) de la promotion 2010 ont reçu leur diplôme des mains de leur parrain de l'année, Jean-Paul Dubreuil, président du conseil de surveillance du groupe Dubreuil. Cette cérémonie était aussi l'occasion de faire découvrir les nouveaux locaux du Groupe EscraIscam de la rue Henri Champion.

[GRAND PRIX DU DÉVELOPPEMENT DURABLE]

Inscription avant le 15 février 2011

Plus d'information : www.cg72.fr/developpementdurable

4 maine éco janvier 2011

Grand Prix du DÉVELOPPEMENT DURABLE KJ?KQNOKNC=JEOÀL=NHA

Conception : LC Mission Communication CG72 / Imprimé sur papier labellisé PEFC et FSC

Le Conseil général organise son Grand prix du développement durable, habituellement ouvert aux particuliers, aux établissements scolaires et collectivités. Cette année une catégorie très petites entreprises (jusqu'à 20 salariés) est créée. Pour cette troisième édition, le thème retenu porte sur les déchets. Ainsi, des initiatives d'actions pourront être récompensées tels que la prise en compte du critère "déchets" dans le processus de fabrication, le réemploi, la limitation de l'usage de consommables, une politique d'achats prenant en compte des critères "déchets"… L'objectif de ce concours est de récompenser (2 000 € pour le 1er prix) des initiatives originales, de mettre en valeur leurs porteurs, de faire connaître ces pratiques afin de les diffuser et de les reproduire chaque fois que possible. Les dossiers de candidature sont à déposer avant le 15 février 2011.

KJOAEHCÀJÀN=H@AH=0=NPDA

)AO@À?DAPO Du 15 NOVEMBRE 2010

au 15 FÉVRIER 2011 s 3 catégories : - particuliers et associations; - collectivités et établissements scolaires; - très petites entreprises s 9 lauréats

13.500 € de prix

3KQO=CEOOAVLKQNHEIEPAN H=MQ=JPEPÀ@A@À?DAPO AJBKQEOKQEJ?EJÀNÀO -=NPE?ELAV=Q $N=J@-NET@Q @ÀRAHKLLAIAJP@QN=>HA ŹŹInformations et retrait des dossiers : Conseil général Mission Développement durable developpement.durable@cg72.fr 02 43 54 73 45 www.cg72.fr/developpementdurable

Un accompagnement sur mesure Opcalia, Organisme paritaire collecteur agréé (OPCA), assure une mission de collecte et de gestion des contributions des entreprises au titre de la formation professionnelle. Dans ce cadre, il finance des actions de formation via différents dispositifs dont un nouveau : "Intra plus". L'objectif est de permettre le recrutement et l'intégration sur mesure en contrat de professionnalisation. Pour ce faire, Opcalia propose un accompagnement dans la définition du poste et des compétences attendues (référentiel métier/ compétences), élabore le parcours de professionnalisation sur mesure et assure le suivi pédagogique, administratif et financier. En Sarthe, Opcalia s'appuie notamment sur la compétence de l'Institut pour le développement des compétences (IDC) de la CCI, pour développer ce dispositif. "Intra plus" peut répondre à un besoin en recrutement et renforcer les compétences du candidat pressenti pour le poste ou assurer à un salarié une intégration réussie au sein d'une entreprise. Cet accompagnement est réservé exclusivement aux entreprises versant leur contribution professionnalisation auprès d’Opcalia Pays de la Loire. Plus d'information : Opcalia Sarthe/Mayenne au 02 43 88 20 89 - www.opcalia-pdl.com


INGÉNIEURS D'AFFAIRES

Un plan d'actions lancé par le Gouvernement

Remise des diplômes de la 2e promotion

IAM

[FILIÈRE AUTOMOBILE]

En Pays de la Loire, la filière automobile représente un pôle économique majeur avec près de 45 000 salariés travaillant essentiellement pour des équipementiers et sous-traitants de la mécanique, de la plasturgie, de l'électronique et des services à l'automobile. Le Gouvernement a lancé fin 2010 un plan d'action destiné à accompagner les efforts de la filière

automobile, notamment les PME et les équipementiers de rang 2 et plus. Afin de centraliser et clarifier l'information aux dirigeants et de permettre aux PME d'accéder rapidement aux outils adaptés à leur situation, une réunion était organisée le 15 décembre dernier à l'Institut automobile du Mans (IAM). La volonté est d'accroître l'efficacité des dispositifs existants (Dinamic entreprises, médiation du crédit, Oséo…) en les coordonnant grâce à la mise en place d'une équipe projet. Cette dernière s'appuie sur les acteurs pilotes du contrat de développement automobile régional, UIMM, IAM, pôle ID4CAR, CCI et les porteurs des dispositifs. Contact CCI : Véronique Cardenas, service Industrie au 02 43 21 00 36.

[ UN SERVICE CCI]

Conseils aux collectivités territoriales Dans l'exercice de ses missions d'animation, d'appui et de conseil au développement économique des territoires, la Chambre de commerce et d'industrie du Mans et de la Sarthe renforce son accompagnement des collectivités territoriales et des établissements publics de coopération intercommunale dans leurs projets. Pour cela, elle dispose notamment d'une mine d'informations grâce à ses nombreux observatoires économiques

(sectoriels, conjoncturels…), et d'une capacité à fournir des analyses et études pour émettre des souhaits ou des recommandations pour favoriser le développement économique des entreprises et de leurs territoires. De l'étude de projets à la création de club d'entreprises, la CCI vous accompagne. Contact CCI : Lydie Javelle, service "Innovation, intelligence économique et développement territorial" au 02 43 21 00 28

[ LA POSTE]

Évolution des horaires de prise en charge du courrier Suite à une évolution des contraintes réglementaires dans le domaine de la sécurité aérienne, l'ensemble du réseau de distribution et d'acheminement de la Poste est modifié. La Poste modernise aussi son outil industriel avec pour objectif de distribuer neuf lettres pour dix le lendemain de leur dépôt (aujourd'hui ce pourcentage n'atteint que 85 % en Sarthe). Pour atteindre cet objectif quotidien de qualité de

service pour tous, les horaires de prise en charge du courrier dans le département de la Sarthe sont avancés d'environ trente minutes. Les entreprises qui se situent au Mans ne sont pas concernées par cette évolution. Attentifs aux contraintes logistiques que cette situation peut engendrer dans l'organisation des entreprises, les équipes de la Poste sont à votre écoute au 3634.

Créé il y a trois ans à l’initiative de la Région, du Conseil général de la Sarthe, de Le Mans métropole et de la Chambre de commerce et d’industrie du Mans et de la Sarthe, l’Isialm forme à la détection et au pilotage de projets commerciaux complexes pour le monde industriel et de services, des jeunes issus d’un premier cursus technique dans le premier cas ou d’un cursus généraliste dans le second. L'institut délivre un titre de manager en ingénierie d’affaires à bac+5. La pédagogie mise en œuvre pour acquérir les compétences et les savoir-faire sur ce métier fait appel à de très nombreuses mises en situation, à des projets pluridisciplinaires qui permettent aux étudiants d’appréhender et de traiter la notion de complexité commerciale, et à une année de stage dans les trois ans du cursus (recrutement à partir de bac+2). Pour la deuxième promotion de l'école, treize étudiants ont été diplômés. À l'occasion de cette cérémonie de remise de diplôme était organisée une conférence sur le thème "L'ingénieur d'affaires est-il une réponse à la croissance des entreprises ?" avec le témoignage de Vinci Énergies ou encore du cluster Néopolia qui fédère 130 entreprises industrielles des Pays de la Loire. Plus d'information : www.isialm.com

maine éco janvier 2011 5


[focus] [LA NUIT DE L'ORIENTATION]

OSÉO

Pour aider les jeunes à s'orienter

Prêt vert bonifié

11 rier 20 04 fév / 22h)

Collégiens, lycéens, étudiants, parents, venez trouver des réponses à vos questions...

(17h

CtCdeIla Sarthe

r ns e du Ma bd René Levasseu 1 NS LE MA 72000

La nuit de

l’orientation

Ateliers débats

S’orienter sans stress...

Conseils individualisés Speed-dating des métiers Découvrir sa personnalité Nombreuses animations

Pour en savoir plus :

www.nuitdelorientation-lemans.fr Un évènement organisé par :

La CCI du Mans et de la Sarthe organise sa première Nuit de l’orientation, le vendredi 4 février prochain de 17 h à 22 h dans ses locaux, dans un environnement festif et décontracté. Faire le choix de sa

formation, de son métier, de son avenir est une étape cruciale dans le parcours des collégiens, des lycéens et de leurs parents. Pour les accompagner, le réseau des CCI se mobilise depuis 2007 et organise, dans une ambiance à la fois détendue et professionnelle, des soirées entièrement dédiées aux questions que pose l’orientation (32 nuits organisées en 2010, 1 200 professionnels mobilisés, 50 600 visiteurs). Conseils individualisés, ateliers débats, découverte métiers, etc., ont pour objectif d’aider les familles, à dédramatiser cette question tout en trouvant des réponses appropriées à leur situation. Plus qu’un salon d’information, la Nuit de l’orientation permet d’apprendre à réfléchir sur son avenir, sur son profil, sur ses motivations et ses possibilités en rencontrant des professionnels du conseil en orientation, des spécialistes de la découverte de soi, des professionnels venant parler librement de leur métier, etc. Plus d'information : www.nuitdelorientation-lemans.fr

La mise en place de prêts verts a été décidée par l'État en conclusion des états généraux de l'industrie. Il s'agit de prêts à taux bonifiés, de 50 000 à 3 millions d'euros, à destination d'entreprises de plus de trois ans, prioritairement à caractère industriel et financièrement saines. Le prêt vert bonifié est destiné à financer des investissements immatériels et corporels répondant à un objectif de prise en compte des enjeux de protection de l'environnement et à favoriser la mise sur le marché de produits concernant la protection de

[PROFESSIONNELS INDÉPENDANTS]

l'environnement et la réduction

Soyez vigilant Des sociétés homonymes au RSI (Régime social des indépendants) émettent des appels à cotisation pouvant induire en erreur. Deux ont été identifiées : le Répertoire des sociétés et des indépendants (RSI) et la Société de référencement sur internet (SRI). Ces deux sociétés qui émettent des bulletins d'adhésion et/ou de cotisations ne sont pas liées au régime

de la consommation d'énergie. de protection sociale obligatoire. Le seul organisme obligatoire auquel les indépendants doivent régler leurs cotisations et contributions sociales personnelles est le Régime sociale des indépendants. En cas de doute, n'hésitez pas à contacter le RSI au 02 28 07 35 35 ou www.rsi.fr

Le retour sur investissement et une quantification du bénéfice environnemental de l'opération constituent les critères d'appréciation de l'intérêt du projet. Un premier prêt vert a

[ À LIRE]

déjà été signé en Sarthe pour un

"Commerce et ville ou commerce sans la ville ?"

montant de 500 000 €.

Pour faire suite à un colloque qui s'était tenu au Mans, le livre de Arnaud Gasnier aux éditions des Presses universitaires de Rennes est paru : Commerce et ville ou commerce sans la ville ? Alors que le commerce a toujours "fait" la ville, il contribue également à la "défaire", à l'étaler et à la zoner. Cet ouvrage étudie le jeu des acteurs producteurs d'espaces commerciaux 6 maine éco janvier 2011

(distributeurs, promoteurs, développeurs) au regard des transformations récentes des politiques d'urbanisme commercial. Il questionne les conditions et les actions susceptibles de conduire à une meilleure intégration de l'activité commerciale dans les politiques urbaines. Plus d'information : www.pur-editions.fr

Plus d'information : www.oseo.fr


actualité ÉLECTIONS CCI

De nouveaux élus territoriaux et régionaux Les élections à la CCI du Mans et de la Sarthe se sont déroulées du 25 novembre au 8 décembre dernier. L'occasion pour les 16 369 entrepreneurs de l'industrie, du commerce et des services du département d'élire, pour cinq ans, leurs 35 représentants à la Chambre de commerce et d'industrie territoriale (CCIT) et régionale (CCIR).

C

es élections CCI de 2010 avaient une importance particulière car ce scrutin intervient à un moment clef de l'histoire consulaire après l'adoption par le Parlement le 23 juillet dernier de la loi portant la réforme des CCI. Celle-ci réorganise le réseau des Chambres de commerce et d'industrie autour de deux principes, la prééminence d'un échelon régional et le maintien de la proximité territoriale, et de deux objectifs, l'harmonisation des politiques suivies et la mutualisation des moyens au service des entreprises.

De plus, cette réforme des CCI s'inscrit dans un contexte particulier pour la vie des entreprises et le développement économique des régions. Dans le cadre de la décentralisation et des pouvoirs accrus qui sont confiés aux régions, les CCI souhaitent apparaître comme le partenaire naturel dans le domaine économique des instances politiques régionales. De nombreuses responsabilités sont, en effet, passées de l'État aux collectivités territoriales et notamment aux régions. Depuis le 1er janvier 2011, les Chambres régionales de commerce

et d'industrie (CRCI) sont devenues les CCIR et se transforment en organe pilote du réseau des CCIT en termes de financement et de stratégie régionale, les CCIT restant les interlocuteurs privilégiés des entreprises de leurs territoires. En Sarthe, les 35 candidats de la liste d'union des entreprises sarthoises (Medef, CGPME, UPA) ont été élus à 10,73 %. Ils auront à cœur de faire fonctionner un établissement qui gère un budget de 23 millions d'euros et 260 collaborateurs aux services de toutes les entreprises sarthoises.

LES MEMBRES TITULAIRES DE LA CCIT ET CCIR Daniel Arnaud - CCIR titulaire Jacques Bobet - CCIR titulaire François Bourdin - CCIR titulaire Stéphane Breton Saïd Chabane Michel Chaligné Catherine Charpentier - CCIR suppléante Samuel Chevallier - CCIR suppléant Claire Christ Gérald Christ Yann Constans Denis Delamare - CCIR suppléant Patrick Dodin - CCIR suppléant Michèle Delagneau - CCIR titulaire Jacques Fouquereau - CCIR titulaire Stéphane Galibert - CCIR titulaire Jean-Noël Genot Carole Jacquin Granger - CCIR suppléante Patrick Janot Jean-Marc Laffay Magali Lemaitre Christian Leslin Rachel de Luca Philippe Morançais Danielle Parisseaux - CCIR suppléante Olivier Patenotte Noël Peyramayou - CCIR suppléant Christian Prunier Éric Revert Hervé Rouvre Sylvie Roux-Brosse Bernard Tsachiris Sylvain Vidal Alain Vivet Bernard Warain - CCIR titulaire

Colwell SAS BMT Finances SAS CGMP Anfray Gioria Prestige de la Sarthe Les Heures du Monde Charpentier Lingerie SAS Eveco Partners Patrimoine Société Christ Anjou Connectique Strégo ES Elec L'univers de l'escalier Casino Carburants Groupe Lelièvre Motoculture Mancelle Maine Espace Sogepi Servibois Groupe LCX Deheme Tourisme - Nouvelles Frontières MRC Confort Sarthe Automobiles Seripharm CMB Cabinet Parisseaux courtage Cable Tray Systems Duval Metalu Prunier SARL Henri Mattalia Colart International Alroc TSA Conseil ERDF SEVIB SAS Warain Reignier

Bessé-sur-Braye Champagné Tuffé Le Mans La Ferté-Bernard Le Mans Le Mans Parigné-L'Évêque Le Mans Connerré La Chapelle-Saint-Aubin Le Mans Yvré-L'Évêque Mamers Savigné-L'Évêque Le Mans Le Mans Berus Le Mans Le Mans Le Mans Le Mans Le Mans Le Mans Le Mans Saint Calais Le Mans Connerré Le Mans Le Mans Tuffé Bousse Le Mans La Chartre-sur-le-Loir Le Mans

maine éco janvier 2011 9


la vie des entreprises

Hecho Mano lauréate du concours Talents des cités

BESNARD

Déménagement à Bazouges-sur-le-Loir Trop à l’étroit dans ses locaux actuels à la Flèche, la société Besnard va déménager à Bazouges-sur-le-Loir au cours du premier semestre 2011. Elle va s'installer dans les anciens ateliers protégés, situés route de La Chapelle-d'Aligné, où elle disposera d'une surface de 2 500 m², contre 1 100 m² actuellement. La communauté de communes du Pays fléchois soutient ce projet et accorde une participation au prêt de développement de 20 000 euros. Créée en 1965 par Germain Besnard, l'entreprise est aujourd'hui dirigée par son fils, Éric Besnard. Avec une vingtaine de salariés, la société étudie et fabrique des machines pour le convoyage (industrie agroalimentaire), le triage et le calibrage de produits alimentaires (asperges, moules, huîtres, etc.). Son chiffre d'affaires varie de 2 à 2,5 millions d'euros par an. Avec ce déménagement, l'entreprise compte poursuivre son développement sur un site qui lui permettra de s'agrandir de nouveau, si nécessaire.

CMAPUB

Quand le marquage publicitaire se met au vert

F

ort d'une expérience du métier de seize ans, Jonathan Doléans a décidé de créer son entreprise en 2007 : Cmapub, installée Zac du Cormier à Mulsanne et spécialisée dans le marquage publicitaire (stickers, films décoratifs, marquage de véhicules, vitrines, enseignes, banderoles, affiches, PLV, stands, décoration intérieure, etc.). Avec une activité en constante progression depuis le départ, c'est une décision qu'il ne regrette pas. Son chiffre d'affaires est passé de 200 000 euros la première année à 350 000 euros en 2010. Il a pu embaucher quatre personnes pour l'épauler et prévoit un salarié supplémentaire début 2011. Son créneau : engager Cmapub dans une démarche éco-responsable. La société s'est ainsi équipée en septembre 2010 d'une imprimante numérique à encres latex à base d'eau (sans solvants), une nouveauté dans la profession. Dans la logique de cet investissement de 25 000 euros, les matériaux respectueux de l'environnement sont privilégiés : papiers recyclés, adhésifs sans PVC, éclairages à leds dans les enseignes. Une démarche Imprim'Vert est en cours. Pour se démarquer de la concurrence, Jonathan Doléans est à l'affût de toutes les nouveautés, très recherchées par ses clients, comme les adhésifs sur bitume, les présentoirs multimédias, les ballons à air pulsé, les stands éco-conçus… Il a aussi lancé un site Internet pour toucher les particuliers sur le marché des tableaux décoratifs et papiers peints personnalisés.

10 maine éco janvier 2011

Créée en septembre 2010, la Scop mancelle, spécialisée dans la serrurerie-métallerie au service de la création artistique, est lauréate du concours Talents des cités. Le prix décerné au Sénat distingue les projets de création d’entreprises nés dans les cités. Installé en zone franche aux Sablons, dans un atelier de 200 m², Hecho Mano réalise décors, mobilier, luminaires pour des architectes, scénographes, entreprises, collectivités ou particuliers. Les trois créateurs, Saïd Baybay, Vincent Jarry et Olivier Clausse souhaitent maintenant créer des emplois dans le quartier et étendre leur activité au niveau régional.

Partner’s Concept : une agence de communication événementielle Après avoir débuté sous statut associatif voilà plus de six ans, l'agence Partner’s Concept du Mans, spécialisée en événementiel, s'est installée en tant que société en 2008. Dirigée par Thomas Dagonneau, également pilote et instructeur automobile, Partner’s Concept organise des événementiels à 80 % dans le domaine du sport automobile. L'agence consacre le reste de son activité à la communication pour les entreprises. Elle a déjà une centaine de clients.

Duval repris par Ternois Fermetures Le tribunal de commerce de Coutances (Manche) a choisi le groupe nordiste Ternois Fermetures pour reprendre Duval (PVC Industrie et Espace Fenêtres). C'était le candidat à la reprise qui offrait le plus de garanties. Il reprend l'ensemble des 150 salariés et tous les contrats en cours. Le groupe Ternois injecte 2,5 millions d'euros dans l'entreprise. Souhaitant se développer dans l'ouest, le groupe avait déjà racheté début novembre une entreprise bretonne de fenêtres et de fermetures : Laot Fermetures.

Environnement : la carrière de Fercé-sur-Sarthe récompensée La carrière Lafarge de Fercé-sur-Sarthe s’est vu décerner la balise 4, la plus élevée, de la Charte environnement de l'Unicem (Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction). Cette récompense distingue les aménagements réalisés sur ce site en faveur de la protection de l'environnement et de la biodiversité régionale. Cette carrière de 45 hectares commercialise des sables et des gravillons, principalement à destination des chantiers du bâtiment situés dans un rayon d’environ 40 kilomètres.


la vie des entreprises CHIRON PUBLICITÉ

TECH LASER

60 ans d'activité

L'entreprise déménage pour s'agrandir

1950-2010… en soixante ans, l'entreprise Chiron a vu le métier du marquage publicitaire évoluer. Du pinceau des débuts à l'impression numérique d'aujourd'hui, l'entreprise familiale a suivi pas à pas tous les changements et a su s'adapter pour perdurer. Dirigée depuis 1991 par Danielle et Jean-François Chiron, les enfants de Daniel qui a commencé son activité par la décoration en trompe-l'œil et un peu de publicité peinte, Chiron Publicité s'est spécialisée en communication visuelle : création d'identité visuelle, relookage de logos, habillage de façades et de véhicules, enseignes, stands, totems, chevalets, etc. La société réalise aujourd'hui de l'impression numérique sur tous supports : bâches, adhésifs, PVC, toiles, etc. Outre les aspects techniques, l'entreprise met l'accent sur le conseil auprès de ses clients (réglementation, idées, créativité…). Une démarche qui paye avec une clientèle fidèle à 90 %. Installée au départ rue Montoise au Mans dans une véranda de 30 m² accolée à la maison particulière, Chiron Publicité a depuis connu plusieurs déménagements pour s'agrandir. Elle est dorénavant installée rue des Frères Voisins en zone Le Mans nord dans un bâtiment de plus de 1 200 m². Avec son équipe de neuf personnes, elle a réalisé un chiffre d'affaires de 700 000 euros en 2010. L'arrivée d'Adrien, le fils de Jean-François, en tant qu'apprenti, apporte un œil neuf pour de nouvelles idées.

S

pécialisée dans la découpe de pièces de tôles, Tech Laser quitte son adresse actuelle

à Aigné pour déménager vers un site plus grand, situé à 300 m seulement. Elle reste donc sur la même commune où elle va bénéficier d'un bâtiment plus grand (4 500 m² au lieu de 2 800 m²) et mieux conçu pour permettre à l'entreprise de développer son activité. Son ancien site, classé "réserve LGV", ne pouvait pas être agrandi. Il a été racheté par Réseau Ferré de France. Le nouvel espace sera principalement oc-

F

abricant de boîtes POSSON PACKAGING d'emballage en carton à Louailles près de Sablé-sur-Sarthe, Posson Packaging a fêté en décembre dernier les dix ans de sa certification environnementale Iso 14001. 300 invités étaient présents. Pour l'occasion, cent arbres ont été plantés par l'Esat de Sablé-surSarthe, chacun d'entre eux étant dédié à un partenaire (client, fournisseur, collectivité locale, etc.). Sylvie Casenave-Péré, qui a repris la société au bord de la faillite en 1995, est satisfaite d'avoir été précurseur dans le domaine. Dès son arrivée, elle s'est engagée dans une démarche de développement durable. Dans la nouvelle usine certifiée haute qualité environnementale construite en 2004, tout est mis en place pour respecter ce choix : utilisation de matières premières recyclables (carton), d'encres végétales, de vernis acryliques à l'eau, économie d'énergies, bassins de rétention, tri et recyclage des déchets… sans oublier la politique de ressources humaines (prévention des risques, formation, plan senior, parité, management social…). L'entreprise est d'ailleurs aussi certifiée OHSAS 18001, la norme santé et sécurité, et bien sûr Iso 9001. Ce positionnement porte aujourd'hui ses fruits avec des clients industriels de plus en plus attentifs à cette démarche. Pour poursuivre son développement, Posson Packaging investit. En 2010, trois nouvelles machines ont été achetées (deux nouvelles découpeuses et une plieuse colleuse) pour un montant de trois millions d'euros afin d'augmenter ses capacités de production et de diminuer la pénibilité. Une augmentation de la productivité qui va un peu amortir l'augmentation du prix du carton subie en 20092010. L'entreprise se diversifie aussi. Elle a lancé en 2009 des coffrets (pour la PLV, la communication des clients). C'est un marché complémentaire de petites séries qui se développe bien. Avec 100 salariés, la société a réalisé un chiffre d'affaires de 13,7 millions d'euros et prévoit une croissance de 25 % pour l'exercice 2010/2011.

Iso 14001 depuis dix ans

cupé par l'atelier de découpe (quatre machines de découpe au laser et une machine par abrasion). Un atelier de chaudronnerie, une aire de stockage, une zone d'expédition et des bureaux occuperont les autres parties du bâtiment. Tech Laser travaille principalement pour des fabricants de machines agro-alimentaires. La société, reprise en 2007 par Philippe Beloou, emploie 35 personnes et réalise un chiffre d'affaires HT de 6 millions d'euros.

maine éco janvier 2011 11


la vie des entreprises

MAÏTÉ MARTEAU

NUMÉRO 7

Objectif : être mieux connu en Sarthe

Offre de franchise et nouvelle identité visuelle

S

ociété de production audiovisuelle, Numéro 7 est installée à Verneil-le-Chetif depuis sa création en 2002. Comme elle travaille essentiellement pour des annonceurs nationaux et de grandes agences de communication, une unité de production a aussi été ouverte à Paris en 2005. Aujourd'hui, la société souhaite se développer dans la région. Dirigée par Éric Langlois, professionnel dans le métier depuis 1982, elle produit principalement des films publicitaires (90 % du chiffre d'affaires de 1,7 million d'euros) mais aussi des documentaires, des films institutionnels et des longs métrages. Sarthois d'origine, le dirigeant a d'ailleurs débuté sur le film d'Aline Issermann, Le Destin de Juliette, tourné dans le sud Sarthe, en tant qu'assistant régisseur. Pour ses nombreux clients - Audi, Samsung, SFR, Ouest France, Thalassa, Apec, BDDP, Publicis, etc. - Numéro 7 produit et réalise des films dont la qualité est reconnue. Ses équipes sont expérimentées en haute technologie HD, 3D, supports 35 mm, animation, effets spéciaux, post-productions dernières générations. Grâce à l'évolution des techniques et la multiplication des supports (Internet, téléphones portables), les coûts de fabrication et de diffusion ont considérablement baissé. Numéro 7 peut ainsi produire des films à petit budget, pour des PME notamment. Elle compte quatre salariés dans son équipe administrative et emploie des intermittents (500 contrats par an soit l'équivalent de 10 à 11 emplois à temps plein). Début 2011, Numéro 7 va produire deux longs métrages : Le lac des corbeaux de Manuel Pradal et Mortel de Jean-Michel Ben Soussan.

F

orte de son réseau de cinq agences immobilières mancelles, la SARL Maïté Marteau, créée en 1978, sou-

haite désormais s'étendre hors de la Sarthe via sa solution de franchise. Les partenaires des nouvelles agences ainsi créées bénéficieront d’un accompagnement, d’une formation et d’outils marketing pour garantir des résultats concrets. Des supports de

LEDPOWER

La société s'implante à Saint-Calais

communication spécifiques ont été conçus pour une mise en place rapide et efficace de la franchise. Maïté Marteau en a profité pour reconsidérer également l’ensemble de

L'entreprise parisienne Ledpower créée en 2006 a choisi Saint-Calais pour implanter son siège social, son centre de formation professionnelle, son bureau d'étude et son unité de production. Elle s'est installée dans un bâtiment en blanc neuf construit par la communauté de communes du Pays calaisien qu'elle projette d'acheter à terme. Spécialisée dans la conception, la distribution et, dès que la chaîne de production sera prête à Saint-Calais au premier semestre 2011, la production de systèmes d'éclairage à leds (light-emitting diode), la jeune société compte embaucher 20 personnes d'ici à trois ans. La fabrication des produits innovants Ledpower, jusqu'à présent réalisée en Chine, sera ainsi relocalisée en France. Positionnée sur le marché national et international, Ledpower apporte des solutions d'éclairage sur mesure aux particuliers, professionnels, collectivités et administrations. Chaque solution comporte l'évaluation de la consommation et les économies réalisables grâce à l'éclairage à leds, l'élaboration de solutions, l'installation et la maintenance et, enfin, le recyclage des produits. Elle mise sur l'innovation pour se développer : sa future chaîne de production automatisée de ledtubes n'existe nulle part ailleurs.

12 maine éco janvier 2011

son image, afin de la faire coïncider avec son offre immobilière. Location, gestion locative, immobilier, commerce-entreprise, investissement : cette expertise large et complémentaire est dorénavant rendue visible d’une manière simple et intuitive pour tous. La nouvelle identité visuelle se décline avec un nouveau logo, de nouveaux documents, une nouvelle signalétique et bientôt avec un nouveau site Internet. Maïté Marteau emploie 40 personnes et réalise un chiffre d'affaires de deux à trois millions euros.


actualité

DÉCORATION

Les Français aiment leur intérieur Le marché de la décoration d'intérieur a du succès. La preuve : une profusion d'émissions de télévision, de sites Internet, de titres de presse sur le sujet. Magasins spécialisés indépendants ou commerces associés surfent sur la vague. La grande distribution n'est bien sûr pas en reste et a fait de ce marché un vrai relais de croissance.

14 maine éco janvier 2011

L

es Français aiment bichonner leur intérieur et consacrent une part croissante de leur budget à leur habitat. La maison est désormais un lieu de vie où l'on reçoit, vécu comme un reflet de sa personnalité. Après le "cocooning", la tendance est au "hiving" (de l'anglais hive pour ruche)… une maison ouverte sur l'extérieur où amis et famille sont les bienvenus. Ils améliorent leur cadre de vie pour accentuer la convivialité, tout en privilégiant les touches personnelles. La décoration d'intérieur est dès lors perçue comme un vrai plaisir, mais aussi un moyen d'augmenter la valeur matérielle de son habitation.

secteur est large : textiles d'intérieur, luminaires, meubles, arts de la table, revêtements (sols et murs), objets divers, etc. Parfaitement conscients du phénomène, les différents industriels concernés proposent de plus en plus de solutions de décoration variées et innovantes.

Un secteur dynamique

Côté distribution, la concurrence est vive. Des magasins spécialisés aux GSA, GSB en passant par le e-commerce, les articles de décoration sont partout, même où on ne les attend pas : dans les jardineries par exemple. Les commerces de décoration cherchent à se démarquer en proposant des objets originaux que les clients ne trouvent pas dans les grandes surfaces.

Selon les chiffres Eurostaf de 2007, le marché français de la décoration d'intérieur représentait 5,3 milliards d'euros, soit 15 % du marché de l'équipement de la maison. Il est aujourd'hui estimé entre 7 et 10 milliards d'euros (1). Une belle progression qui ne laisse pas les professionnels indifférents. Le

Stéphanie Blorville gère en famille deux magasins Hémisphère Sud, un réseau de 35 magasins indépendants. Elle a ouvert le premier rue Gambetta au Mans en 2004 et le deuxième à Family Village en 2007. "Le marché progresse grâce aux émissions de télévision comme Côté Maison sur France 3 ou D&Co sur

M6 et la presse spécialisée (Campagne Décoration, maison & Travaux, Art & Décoration, etc.). Tous ces supports d'information donnent envie. Nos fournisseurs, relativement connus, sont souvent cités dans ces médias, explique la gérante. Certains d'entre eux ne travaillent qu'avec nous et ne sont donc pas présents chez les concurrents de notre zone de chalandise". La commerçante a également misé avec l'ouverture à Family Village sur la possibilité d'élargir ses gammes de produits, puisque la surface de vente des deux magasins représente 750 m², soit plus 500 m². "Cela nous a permis d'avoir beaucoup plus de petits fournisseurs avec des produits pour se démarquer". Toute une ambiance a aussi été pensée avec une présentation thématique : textiles, luminaires, salles de bain, campagne, charme et contemporain. Autre point important : le conseil. "La clientèle est très demandeuse quels que soient les produits. Je me déplace à domicile pour donner des conseils décoration ou peinture dans le cadre


actualité

à Lyon, dans le centre commercial de la Part Dieu. En 2011, l'ouverture de quatre autres unités est prévue.

de l'agencement général d'une pièce, par exemple." Et ça marche ! Le chiffre d'affaires croît régulièrement et la crise n'a pas eu trop d'impact . "Comme le magasin est récent à Family Village, nous attirons toujours de nouveaux clients. Cela a compensé la baisse de passage des habitués, qui venaient moins pendant la période difficile".

Comme ses concurrents, Conforama mise sur le renouvellement des produits en magasin pour séduire la clientèle. Au rythme des saisons, à l'image du prêt-à-porter. "Nous proposons deux collections automne-hiver et printemps-été ainsi que des opérations saisonnières". Un rythme rapide où il faut anticiper les tendances. Conforama travaille sur le sujet avec un bureau de style.

Les rayons déco prennent de l'ampleur Grande enseigne multi spécialiste de l’équipement de la maison (meubles, articles de décoration, électroménager et électronique de loisirs), Conforama mise aussi beaucoup sur le créneau décoration. En 2009, ce secteur a représenté 7,3 % de son chiffre d'affaires contre 6 % en 2006. Les catégories de produits sont variées : luminaires, petits éléments de décoration, tapis, textile (linge de lit et linge de maison) et produits de complément (petits meubles). "Les arts de la table manquaient à notre offre. Nous les proposons depuis la fin du premier trimestre 2010", indique Sandrine Guichard, directrice de la catégorie décoration.

Après un premier Hémisphère Sud ouvert en 2004 rue Gambetta au Mans, Stéphanie Blorville en a ouvert un deuxième à Family Village en 2007.

Conforama a aussi lancé un nouveau concept de magasin dans lequel la décoration prend de l'ampleur. "L'organisation du magasin est articulée autour de quatre univers : "jour", "nuit", "cuisine" et "déco" avec un nouveau merchandising, tourné autour du "bien chez soi". Chaque secteur est plus fonctionnel, avec une mise en scène qui facilite la circulation des visiteurs et permet de valoriser davantage les produits. Aujourd'hui, plus de vingt magasins ont

adopté le nouveau concept, les rénovations se poursuivent." Le magasin du Mans n'est pas encore concerné mais, depuis 2006, la surface allouée à la décoration a été augmentée de 10 à 15 %.

Sur ce marché convoité, chacun essaie en effet de cerner au plus près les désirs du consommateur. D'après l'Observatoire Cetelem, suite à la crise, celui-ci favoriserait désormais pour ses achats le juste prix et la qualité. Z Karine Méteyer

Autre preuve que l'enseigne envisage une croissance réelle et durable de la décoration, elle a lancé son premier magasin Confo Déco en octobre 2010 qui, comme son nom l'indique, propose des produits de décoration. Il est situé

(1) Points de Vente, 28 juin 2010.

maine éco janvier 2011 15


commerce

BAISSE DE LA TVA DANS LA RESTAURATION

Une petite révolution côté La baisse de la TVA dans la restauration n’a pas seulement eu un impact sur les prix, elle a permis des avancées sociales et de nombreux investissements. Bilan d’une réforme dont les effets côté cuisine sont souvent méconnus.

Pour Éric Fontaine, propriétaire de l'hôtel-restaurant d'Angleterre à Saint-Calais, la baisse de la TVA a permis de faire des investissements, d'augmenter les salaires et d'embaucher.

près la réduction du taux de TVA sur la restauration, le 1er juillet 2009, nous avons baissé nos prix sur sept de nos prestations. Le café est ainsi passé de 2,20 € en salle à 1,90 €, et notre menu découverte de 21,50 € à 19,80 €", témoigne Éric Fontaine, propriétaire de l’hôtel-restaurant d’Angleterre, à Saint-Calais. Cet effort important sur les tarifs, consenti par de nombreux professionnels, n’a pourtant pas été à la hauteur des espérances des consommateurs. "Beaucoup ont cru qu’en passant du taux de 19,6 % au taux 5,5 %, les prix (hors boissons alcoolisées) allaient baisser d’autant. C’était sans compter sur les autres engagements pris par la profession en contrepartie de cette réforme, notamment en matière sociale", explique Jacques Blanchet, conseiller du président de la Confédération des profes-

A

16 maine éco janvier 2011

sionnels indépendants de l’hôtellerie (CPIH) et propriétaire de l’hôtel Arbor, à Mulsanne.

29 000 créations d’emploi Le gouvernement avait, en effet, conditionné la baisse de la TVA à la mise en place d’un Contrat d’avenir, signé en avril 2009 par cinq organisations professionnelles du secteur. Cette convention prévoyait que les gains générés par la réforme devaient être affectés pour un tiers à la baisse des prix, pour un tiers à l’emploi et aux salaires et pour un tiers aux investissements. "Un an après l’entrée en vigueur de la réforme, tous les engagements pris ont été tenus, souligne Jacques Blanchet. Nous représentons le secteur d’activités qui a le plus recruté, avec 29 000 emplois créés. Les

salaires ont augmenté et tous nos salariés perçoivent désormais une rémunération supérieure au Smic. Les prix ont baissé alors que nos coûts continuaient d’augmenter. Enfin, nos investissements ont plus que doublé, pour atteindre un milliard d’euros. Nous sommes par ailleurs en train de mettre en place une mutuelle santé qui sera obligatoire pour tous les salariés et ne leur coûtera que 16 € par mois".

Plus de temps pour la gestion et le management À l’hôtel-restaurant d’Angleterre, la baisse de la TVA a permis de réaliser des investissements souvent repoussés depuis plusieurs années, faute de moyens : achat d’une nouvelle cellule de refroidissement, d’un appareil pour faire des glaces "maison", d’un nouveau véhicule frigorifique… L’impact


commerce

LE BILAN DE LA BAISSE DE LA TVA EN CHIFFRES

cuisine a également été très important sur l’emploi. "J’ai pu procéder à des augmentations de salaires, en plus de la prime mensuelle de 250 € prévue par le Contrat d’avenir (1)", explique Éric Fontaine, également président des restaurateurs à la CPIH Sarthe. Un serveur et un pâtissier ont par ailleurs été recrutés, améliorant ainsi les prestations comme les conditions de travail des salariés et de leur dirigeant : "je peux consacrer davantage de temps à la gestion de mon établissement", confie cet entrepreneur dynamique qui, en 2010, a ouvert un second hôtel (le Pressoir Hôtel) en périphérie de Saint-Calais et une épicerie fine contigüe à l’hôtel d’Angleterre. Afin d’aider les chefs d’entreprise du secteur à libérer encore plus de temps pour se consacrer au développement de leurs affaires, la Chambre de commerce et d’industrie du Mans et de la Sarthe leur propose de signer la Charte de confiance de l’hôtellerie et

Un rapport d’étape sur la baisse de la TVA a été rendu public en octobre 2010. Rédigé par le sénateur Michel Houel, il s’appuie sur des statistiques de l’Insee et fait ressortir quatre faits marquants :

de la restauration. Ce dispositif lancé en partenariat avec la préfecture du département, Pôle emploi et la CPIH 72 est financé par l’État et la Région des Pays de la Loire. Il offre gratuitement le bénéfice d’un accompagnement personnalisé et d’une "boîte à outils" dont l’objectif est de faciliter et de sécuriser leurs relations avec l’administration, d’améliorer le recrutement et de renforcer l’efficacité de leur management. Z William Lambert (1) Prime pérenne égale à 2 % du salaire annuel brut, plafonnée à 500 € dans la restauration, à 250 € lorsqu’un hôtel est rattaché à l’établissement, à 125 € pour les cafés et les bars.

Contact CCI : Laurent Mariot, service Commerce et tourisme au 02 43 21 00 25

Création d’emplois : les hôtels, cafés et restaurants ont créé 29 500 emplois en un an (juillet 2009/juin 2010), dont 26 700 emplois pour les activités de restauration au sens strict. Soit une hausse des effectifs de + 4 % en un an, quatre fois supérieur à celle du secteur tertiaire marchand (+ 1 %). Le rapport estime que, sans baisse de la TVA, le secteur aurait créé 20 000 emplois de moins. Avancées sociales : les salaires ont augmenté en moyenne de 3,04 % et une prime TVA pérenne égale à 2 % du salaire brut a été instaurée (1). Les salariés bénéficient par ailleurs de deux jours fériés supplémentaires. Baisse des prix : le Contrat d’avenir conduisait à affecter un tiers du gain obtenu par la baisse de TVA à la baisse des prix. Sur cette base, la baisse des prix devait être de 2,5 %. Déduction faite de l’inflation, l’indice des prix de la restauration indique une baisse réelle des prix proche de l’objectif fixé. Augmentation de la demande : la baisse des prix dans la restauration s’est traduite par une hausse de la demande et une augmentation du chiffre d’affaires de la profession (+ 2,75 % en volume entre juin 2009 et juin 2010).

maine éco janvier 2011 17


ressources humaines

CONSEIL DE PRUD’HOMMES

Les principaux motifs de conflits Un conflit aux prud'hommes est une épreuve toujours difficile pour un chef d’entreprise. Afin d’éviter les écueils, voici quelques conseils pratiques livrés par deux juges sarthois, lors d’un atelier organisé à la CCI du Mans et de la Sarthe à l’initiative du Medef, en novembre dernier.

"99 % des affaires dont nous sommes saisis le sont du fait des salariés", ont d’emblée souligné devant une quinzaine de dirigeants attentifs JeanBaptiste Gouhier, vice-président du conseil de prud’hommes de la Sarthe, et Alain Trouillet, conseiller prud’homal de cette même instance. "En 2009, 763 affaires ont été déposées, mais seulement 90 ont fait l'objet d'une conciliation". La phase juridictionnelle prédomine donc largement et, les jugements étant rendus sur pièces, un contrat de travail ou un préavis de licenciement mal rédigés peuvent entraîner la condamnation de l’employeur, même s’il est de bonne foi. C’est pourquoi les deux juges élus par les employeurs sont revenus sur quelques uns des principaux motifs de conflit. Rupture du contrat de travail durant la période d’essai La période d'essai n'est pas obligatoire, mais si elle est prévue, elle doit être mentionnée dans le contrat de travail ou la lettre d'engagement. Si elle est renouvelée, l'employeur doit formuler une proposition écrite au salarié, qui doit l'accepter également par écrit. Le contrat peut-être rompu à tout moment au cours de la période d’essai, mais il faut respecter les délais prévus par l’article L 1221 du code du travail. "Il ne faut pas motiver la rupture car elle pourrait être assimilée à un licenciement", a souligné Alain Trouillet. Licenciement pour inaptitude physique L’employeur doit pouvoir justifier que le salarié ne pouvait occuper aucun autre poste, même aménagé. "Pour éviter tout conflit, il faut se mettre en relation avec le médecin du travail et les délégués du personnel afin d’examiner avec eux les possibilités de reclassement", a expliqué Jean-Baptiste Gouhier.

Alain Trouillet, conseiller prud'homal, et Jean-Baptiste Gouhier, vice-président du conseil de prud'hommes de la Sarthe.

Clause de non-concurrence Une telle clause peut être prévue par le contrat de travail mais doit être limitée dans le temps et dans l’espace. En cas de licenciement, de démission ou de départ en retraite, elle donne droit au versement d’une contrepartie financière. "Cette contrepartie est un salaire qui ouvre droit à congés payés", ont précisé les conseillers prud'homaux.

l’utilisation faite de l’outil informatique a constitué un préjudice pour l’entreprise.

CDD multiples Dans tous les cas, l’intérêt de l’employeur est de rédiger précisément les contrats à durée déterminée en précisant notamment la raison de l’embauche et le poste occupé. Une même personne peut effectuer plusieurs CDD, mais il faut respecter un délai de carence entre les différents contrats et éviter de l’employer sur un même poste.

Harcèlement moral "Il y a peu d’affaires de ce genre et les plaignants sont déboutés dans 90 % des cas", a indiqué JeanBaptiste Gouhier. Contrairement aux autres procédures, c’est au salarié que revient la charge de la preuve.

Licenciement pour utilisation abusive de l’informatique sur le lieu de travail "L’employeur ne peut visiter le poste informatique d’un salarié que sur ordonnance du président du Tribunal de grande instance", ont souligné les conseillers. Il faut en outre prouver que

Heures supplémentaires Le refus du salarié, sans motif légitime, d'accomplir des heures supplémentaires pour réaliser un travail urgent, constitue une cause réelle et sérieuse de licenciement et même, dans certains cas, une faute grave.

Répondant aux questions des dirigeants, Jean-Baptiste Gouhier et Alain Trouillet ont enfin indiqué qu’il n’était pas juste de considérer que la juridiction prud’homale était plus favorable aux salariés qu’aux employeurs. "Sur les 354 affaires réglées entre janvier et octobre 2010, seulement 128 condamnations ont été prononcées". Z William Lambert

maine éco janvier 2011 19


entreprise

BUREAUX

Quels sont les critères de sélection des PME ? E

Coût, localisation, aménagement, fiscalité… les entreprises à la recherche de bureaux privilégient un certain nombre de critères lors de leur recherche. Une enquête nationale étudie la question désormais tous les ans. Les tendances sont-elles les mêmes au niveau local ?

n Sarthe, l'offre de bureaux couvre relativement bien la demande des clients, affirme Brigitte Gilles, conseiller en immobilier d'entreprise, agence Arthur Loyd au Mans. On a le choix au niveau des locaux et quels que soient les critères retenus par les clients... en cherchant, on trouve." Pour une entreprise, quels sont les bureaux idéaux ? BureauxLocaux.com, premier site web d'immobilier d'entreprise spécialisé dans la location de bureaux pour toutes les entreprises partout en France, a publié sa deuxième enquête réalisée auprès de 342 décideurs et chefs d'entreprise.

Les bureaux situés au pôle tertiaire Novaxis au Mans attirent grâce à l'image du quartier et la proximité des moyens de transport.

Celle-ci montre que les PME privilégient toujours la location mais les intentions d'achat augmentent (33 % des répondants contre 28 % en 2009). Quant à la surface recherchée, comme en 2009, la priorité est donnée aux surfaces de moins de 100 m² et de 100 à 500 m². "Depuis quelques mois, on note une demande de petites surfaces, jusqu'à 100 m², sûrement pour des questions de coût," précise Brigitte Gilles.

Dans un contexte de sortie de crise, les PME misent sur le développement de leur structure. 34 % des recherches sont motivées par une extension des locaux, 15 % par une création d'entreprise.

Le coût et la localisation Les critères majeurs retenus par les entreprises sont le coût global (loyer + charges) puis la localisation. La qualité et l'aménagement des bureaux sont en progression (de 8 à 17 %). "Cette tendance est la même au niveau local. Le pôle tertiaire Novaxis au Mans, par exemple, est privilégié, surtout quand le siège social de l'entreprise se trouve à Paris. Il est bien situé, à proximité des moyens de transport, et jouit d'une bonne image. Autre zone qui attire, la technopole de l'université, un quartier tertiaire qui commence à prendre de l'ampleur avec un atout non négligeable… les parkings." Toujours plus demandé par les clients, le respect des normes environnementales est un critère en forte progression. "Les entreprises y sont de plus en plus attachées. Elles recherchent des bâtiments peu "énergivores", aux normes BBC (Bâtiment basse consommation) ou HQE (Haute qualité environnementale). C'est le cas pour les locaux neufs évidemment, mais aussi dans la réhabilitation."

20 maine éco janvier 2011

Autre aspect retenu par les entreprises : la fiscalité. C'est un point étudié avec attention. Il s'agit même du premier critère mis en avant par les entreprises recherchant plus de 1 000 m². "L'effet crise sûrement. La chasse aux avantages est ouverte. Les entreprises comparent une ville par rapport à une autre. Le Mans est plutôt bien placé sur ce plan." Les PME sont aussi sensibles à l'aménagement. Elles recherchent la flexibilité et la présence de salles de réunion. "La mutualisation des salles de réunion sur un plateau se fait de plus en plus. Cela permet concrètement d'optimiser les locaux et de réduire avantageusement les coûts." Par contre, les open spaces restent un type d'aménagement qui ne convainc pas toutes les entreprises. 37 % d'entre elles n'en possèdent pas du tout. Au niveau du temps de recherche pour leurs nouveaux locaux, la majorité des entreprises souhaite les trouver en moins de six mois. Le temps de recherche augmente toutefois avec la surface : 6 à 18 mois ou plus pour plus de 1 000 m². Si ce constat est le même au niveau local, Brigitte Gilles relève que la prise de décision est plus longue qu'avant la crise. "En 2009, plus personne n'osait prendre de décision. Nous avions des demandes mais les clients étaient en situation d'attente. Des affaires se sont finalement concrétisées en 2010. Après une rentrée de septembre un peu molle, les demandes ont repris avant la fin de l'année." C'est de bon augure pour 2011… Z Karine Méteyer


juridique

BAIL COMMERCIAL

Les conditions de prise en charge Avant de signer un bail commercial, il est recommandé au preneur (le locataire) de porter attention aux clauses relatives aux travaux et réparations. En effet, dans le Code de commerce, il n’existe pas de liste répartissant les travaux incombant au bailleur et au locataire. Il faut donc se référer aux principes posés par les articles du Code civil relatifs au louage de choses. Ceux-ci définissent les obligations générales du bailleur et précisent le contenu des réparations locatives ou de menu entretien pesant sur le preneur. Cependant, les parties peuvent déroger à ces règles parce qu’elles ne sont pas d’ordre public.

22 maine éco janvier 2011

T

raditionnellement, le preneur est responsable des réparations locatives et le bailleur est tenu d’effectuer : les travaux prescrits par l’administration ; les grosses réparations (art 606 du Code civil) ; et enfin, les réparations occasionnées par la vétusté ou la force majeure.

Les réparations locatives ou de menu entretien Le locataire est tenu aux réparations locatives ou de menu entretien mentionnées à l’article 1754 du Code civil. Il s’agit notamment des portes, des fermetures de boutiques, des gonds de targettes et de serrures. Cette liste n’étant pas limitative, la jurisprudence considère que les travaux de peintures intérieures, de remise en état de la

moquette ou la réparation de volets roulants restent à la charge du locataire. Remarque : ces réparations cessent d’être à la charge du locataire lorsqu’elles sont occasionnées par la vétusté (voir ci-dessous).

Les travaux prescrits par l’autorité administrative Ce sont les travaux ordonnés par la mairie, la préfecture ou une commission de sécurité concernant notamment le retrait de l’amiante, le traitement anti-termites, le ravalement de l’immeuble et le respect des normes de sécurité. Le bailleur est tenu d’effectuer les travaux énoncés précédemment sur le fondement des articles 1719 et 1720 du Code civil relatifs à la délivrance

de la chose louée, à l’entretien de la chose en état de servir à l’usage pour lequel elle a été louée, et à la jouissance paisible du preneur pendant la durée du bail. Si les travaux qui sont à la charge du bailleur ne sont pas réalisés, le locataire adresse au propriétaire, sur le fondement de l’article 1144 du Code civil, une mise en demeure d’effectuer les travaux par lettre recommandée avec AR ou par acte d’huissier. Si le propriétaire ne réagit pas, le locataire saisit le tribunal de grande instance en référé pour obtenir une autorisation judiciaire d’effectuer ces travaux. Cette démarche lui permet ainsi de se faire rembourser du coût consécutif à ses travaux. Remarque : si le bailleur ne respecte pas ses obligations en matière de


juridique

des travaux travaux, le preneur ne peut pas suspendre le paiement de son loyer ou en consigner le montant auprès d’un tiers.

Les grosses réparations Dans le bail commercial, on trouve fréquemment une clause mettant à la charge du locataire toutes les réparations sauf les grosses réparations prévues à l’article 606 du Code civil qui restent à la charge du propriétaire. L’article 606 du Code civil donne une liste limitative des grosses réparations relatives aux bâtiments. Elles concernent les réparations des gros murs, des voûtes, le rétablissement des poutres et des couvertures entières, celui des digues et des murs de soutènement et de clôture. La jurisprudence a défini les grosses réparations comme celles concernant l’immeuble dans sa structure et sa solidité. Le caractère de grosses réparations est apprécié par les tribunaux en tenant compte du critère matériel lié à l’importance de la réparation et du montant de la dépense lié au caractère exceptionnel de celle-ci dans la limite de l’article 606 du Code civil. Par exemple, le remplacement de toutes les pièces d’un ascenseur, ou la réfection de la sous-face d’un balcon sont des grosses réparations.

Les réparations occasionnées par la vétusté ou la force majeure Les réparations occasionnées par la vétusté ou la force majeure sont en principe à la charge du bailleur sauf

clause contraire. Ce principe résulte de l’article 1755 du Code civil qui dispose que les réparations locatives incombent au locataire à moins qu’elles aient été causées par la vétusté ou la force majeure. La vétusté s’entend de l’usure résultant de l’usage prolongé des lieux sans aggravation de cette usure par le fait du locataire. Pour apprécier la vétusté, les juges prennent en compte l’état des locaux lors de l’entrée dans les lieux et la durée de la location. Les travaux rendus nécessaires par l’usure sont pris en charge par le bailleur si celle-ci est générale à une installation ou une partie d’installation. En revanche, s’il s’agit par exemple du remplacement d’un joint ou d’une vis, c’est le locataire qui prend en charge le coût. Attention : une clause du bail peut mettre à la charge du locataire les travaux rendus nécessaires par la vétusté. En revanche, il n’est pas possible pour le bailleur en raison de l’obligation de délivrance à laquelle il est tenu de s’exonérer de l’obligation de procéder aux travaux rendus nécessaires par les vices affectant la structure de l’immeuble. La force majeure se caractérise par un événement extérieur soudain, imprévisible et irrésistible. Par exemple, la tempête qui a eu lieu en France en décembre 1999 constitue un cas de force majeure. Suite à cette tempête, un local à usage commercial avait été fortement endommagé. Or, le bail commercial comportait une clause mettant à la charge du preneur les réparations de toute nature. La Cour de cassation, dans l’arrêt du 31 octobre

2006 a considéré que l’obligation de réparer pesant sur le locataire cessait en cas de force majeure.

locataire la charge de cette taxe dans la mesure où aucune clause claire et précise ne visait cette taxe annuelle.

Les clauses de transfert de charges

Incidence des clauses de transfert de charges sur le montant du loyer

Il peut cependant exister des clauses de transfert de charges qui font peser ses obligations sur le locataire. Ce sont des clauses qui mettent à la charge du locataire des réparations incombant normalement au propriétaire. Elles sont interprétées restrictivement c’està-dire en faveur du locataire. Les juges doivent néanmoins respecter la volonté des parties en présence d’une clause claire.

Illustrations jurisprudentielles - La clause mettant à la charge du locataire les réparations de toute nature même celles relatives à la toiture n’exonère pas le propriétaire de la réfection totale de celle-ci. La Cour de cassation a considéré que la clause mettant à la charge du preneur les grosses réparations et celles liées au clos et au couvert doit être interprétée restrictivement et n'inclut pas la réfection totale de la toiture. Ces travaux sont donc à la charge du bailleur. - Dans un bail commercial, une clause prévoit que le locataire doit supporter tous les impôts et taxes. En 1990, une taxe annuelle sur les bureaux est créée. Les propriétaires de locaux réclamaient sur le fondement de cette clause le paiement de cette taxe. Les juges ont refusé de faire peser sur le

Lorsque le bail commercial met à la charge du preneur toutes les réparations qui incombent normalement au bailleur, il s’agit d’un supplément indirect de loyer dont il doit être tenu compte lors de l’évaluation de la valeur locative. Rappelons que la valeur locative permet de fixer le montant du loyer. Par conséquent, le transfert des charges doit en principe entraîner une diminution de loyer. Z Constance des Courtis

Source : Service Inforeg de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris www.inforeg.cci.fr

maine éco janvier 2011 23


Dossier L’INNOVATION

L'enjeu de la décennie Face à une concurrence planétaire qui n’a jamais été aussi virulente, alors que la crise économique reste très menaçante, les entrepreneurs comme les pouvoirs publics mettent l’accent sur l’impérieuse nécessité d’innover pour continuer à exister. Mais, que recouvre précisément le terme "innovation" ? Est-il si simple d’innover ? À quels obstacles se heurte-t-on ? Disposet-on d’outils efficaces ? Comment se positionnent les entreprises des Pays de la Loire, et plus particulièrement sarthoises, face aux enjeux de l’innovation ? Telles sont les questions auxquelles ce dossier a l’ambition de répondre.

D

epuis plusieurs décennies déjà, les acteurs économiques français ont pris peu à peu conscience du rôle essentiel de l’innovation dans la croissance des entreprises. "Déjà, il y a 20 ans, il existait des formations liées à l’innovation et la grande majorité des entrepreneurs, comme les pouvoirs publics, exprimaient leur volonté d’innover pour se développer", rappelle Hervé Pichon, directeur général du Centre de transfert de technologie du Mans (CTTM). Cependant, le mouvement s’accélère et l’innovation est plus que jamais au

24 maine éco janvier 2011

cœur des enjeux, comme l’explique le président du Club de Paris des directeurs de l’innovation, Marc Giget : "nous sommes dans une période d’évolutions technologiques sans précédent qui obligent l’entreprise à se renouveler sans cesse au risque d’être éliminée. C’est un défi permanent !" (voir interview p. 27). La directrice générale du pôle régional de compétitivité automobile haut de gamme IDforCAR, Bernadette Rovire,

assure même que la crise économique doit être saisi comme une opportunité qui encourage les entrepreneurs, notamment dans le secteur de l’automobile, à faire preuve de créativité et d’audace, à se concerter, pour imaginer des solutions nouvelles. "C’est le moment d’innover, de concevoir et de s’organiser autrement, en tenant compte de la baisse des moyens financiers et de l’évolution des aspirations du consommateur. Celui-ci privilégie


Au service du développement territorial DES PLATEFORMES RÉGIONALES D’INNOVATION Conscient du rôle essentiel que doit jouer l’innovation dans la pérennisation et le développement de l’économie territoriale, la Région des Pays de la Loire encourage la mise en place de plateformes régionales d’innovation dont l’objectif premier est de favoriser la mutualisation des équipements entre les entreprises, avec le soutien d’un maximum d’acteurs locaux. Celles-ci constituent des espaces originaux de convergence entre l’économie, la recherche et la formation. Dans ce même esprit, la Région a organisé cet automne, au Mans, sa conférence annuelle du tourisme autour du thème de l’innovation. Durant cette journée, de nombreux acteurs locaux et nationaux ont fait part de leurs interrogations et leurs expériences… qui ont entraîné de sérieuses remises en question. Les intervenants ont insisté sur la nécessaire prise en compte des questions environnementales et sur l’obligation d’agir vite tout en restant en phase avec le consommateur. Plusieurs experts et professionnels ont, en particulier, vanté les mérites des nouvelles technologies, et tout particulièrement des smartphones, au service du développement touristique. Le Conseil général de la Sarthe fait, dans cette optique, figure de pionnier en développant diverses applications originales et dynamiques qui, dès 2011, permettront de découvrir les richesses culturelles et patrimoniales du département munis de son seul téléphone mobile.

de plus en plus les valeurs de développement durable, de véhicule en partage… Ce sont des attentes différentes que les constructeurs et les équipementiers doivent prendre en compte pour conquérir les marchés en devenir." L’heure semble donc, plus que jamais à l’innovation et tous les observateurs constatent que la quasi-totalité des employeurs admet, à défaut d’être toujours pleinement convaincue, qu’il

faut se renouveler pour consolider, puis renforcer ses positions.

L’innovation, c’est la rencontre d’une idée et d’un marché ! Encore faut-il avoir conscience de l’étendue du champ que recouvre le terme d’innovation. Bien souvent, tel le Bourgeois gentilhomme de Molière, l’entrepreneur innove sans le savoir.

"Nous conservons un regard trop technique sur ce sujet", poursuit Bernadette Rovire. "L’innovation ne doit pas s’arrêter aux portes du département de Recherche & Développement ou aux transferts de technologies. Une entreprise innove lorsqu’elle crée ou met en place un produit ou une prestation qui lui permet de se développer. Il y a toujours des dispositifs à inventer dans notre société de services, complète Hervé Pichon. Comme le slogan affiché

par une grande marque automobile : l’innovation, c’est la rencontre d’une idée et d’un marché. J’ajouterai que c’est aussi une aventure humaine." C’est dans cet esprit, en 2009, qu’a été réalisée, sous la direction de l’Insee (1), une enquête très exhaustive sur le sujet. "Pour la première opération de cette ampleur coordonnée sur plusieurs régions françaises, en harmonie avec les méthodes de recueils et d’analyses de données maine éco janvier 2011 25


Dossier

Pour Hervé Pichon, directeur général du Centre de transfert de technologie du Mans (CTTM), les entreprises doivent davantage communiquer sur leurs innovations.

européennes, nous avions élargi la définition de l’innovation, en y incluant les investissements ayant trait à la mise en place de stratégie de vente ou d’organisation, à l’adaptation d’un produit existant…", explique Sébastien Seguin, chef de projets d’études à l’Insee des Pays de la Loire. "La prise en compte de tous ces critères nous a assuré une vision plus précise de la situation. Les conclusions de ce travail sont une base de réflexion à la mise en œuvre d’actions visant à accroître la capacité d’innovation des entreprises, et tout particulièrement des PME, dans le cadre du Schéma régional de l’innovation." L’étude, réalisée auprès de 1 300 entreprises ligériennes de 10 à 250 salariés, a ainsi mis en évidence un relatif retard de nos entreprises en matière de services technologiques (informatique, édition…), alors que celles-ci sont à la pointe dans l’industrie, notamment dans les secteurs des hautes technologies, de l’agroalimentaire ou du bois.

est donc conseillé aux décideurs de sortir des sentiers battus pour développer des idées ingénieuses - et fréquemment de bon sens - dans tous les secteurs de la chaîne de production, y compris (et peut-être plus encore) les services au consommateur. De plus, il ne suffit pas de développer son savoir-faire… il faut aussi le faire savoir ! "Si vous ne communiquez pas sur le caractère innovant de vos outils, de vos produits, de votre organisation, de votre activité, on ne vous passera pas commande !", affirme Hervé Pichon. L’innovation est un argument de vente, efficace, recherché… mais sous employé. "À la différence des entrepreneurs anglo-saxons, les chefs d’entreprise français n’osent pas, ou n’aiment pas, mettre en avant leur réussite. Ce phénomène pénalisant est encore plus ancré dans la culture sarthoise que dans d’autres régions de l’Hexagone."

Faire savoir le savoir-faire

De la volonté, une stratégie

Faute de ne pas avoir suffisamment conscience de la valeur ajoutée que représente l’invention d’un service, trop d’entreprises semblent renoncer à explorer des horizons nouveaux. Il

Mais, un produit innovant ne voit pas le jour sur un simple "coup de baguette magique" ! C’est, le plus souvent le fruit, d’une stratégie qui conditionne la réussite de l’investissement. Certes,

26 maine éco janvier 2011

l’innovation peut se révéler quasifortuite, naissant à l’occasion d’un échange avec un partenaire ou d’une confrontation avec un concurrent, dans le cadre de l’évolution d’une réglementation ou de restrictions budgétaires… mais, son développement n’est qu’exceptionnellement le fait du hasard. Elle résulte, avant tout, de la volonté du chef d’entreprise à définir et à conduire une politique de croissance dynamique et réaliste qui lui permet d’avoir toujours une technologie d’avance. À partir de ce postulat, Bernadette Rovire est convaincue que les innovations viendront, en priorité,

des petites et moyennes entreprises dont le fonctionnement a l’avantage d’être plus souple et qui, par conséquent, sont plus réactives. "Chacun doit aussi s’appuyer sur des réseaux tels que nous les initions au sein du pôle de compétitivité", poursuit la directrice générale d’IDforCAR. Des organismes comme le Prim’s (Pôle de recherche et d’innovation du Mans et de la Sarthe) font ce travail de mise en relation depuis plusieurs années et ont ainsi favorisé l’aboutissement de projets ambitieux (www.prim.asso.fr). Pour approfondir cette réflexion, Sébastien Séguin, précise que les entrepreneurs ligériens collaborent prioritairement avec des collègues locaux, voire régionaux, mais se tournent encore peu vers l’international. Le statisticien ajoute que l’étude de l’Insee, montre que le taux d’innovation croit avec la taille de l’entreprise… sans doute pour des questions de moyens.

Deux obstacles : l’argent et la peur de l’inconnu En effet, l’argent demeure le principal obstacle au développement de produits ou dispositifs. "Pour 1 € investi dans la recherche et le développement, 10 € doivent être dépensés pour mettre l’invention sur le marché", rappelle Bernadette Rovire. "Et, dans ce processus, les aides publiques doivent être considérées comme la cerise sur le gâteau", affirme le directeur

Les prestations du CTTM s'orientent autour de trois secteurs d'activités industrielles et de services : l'acoustique et les vibrations, les matériaux et la productique.


général du CTTM, même si les chiffres de l’Insee révèlent qu’en Pays de la Loire, les partenaires financiers - principalement les banques - s’investissent nettement plus que dans les autres régions françaises en faveur des projets d’innovation et que l’effort des collectivités territoriales - souvent par l’intermédiaire d’associations ou d’organismes comme Oséo - est loin d’être négligeable. Les patrons de PME peuvent notamment recourir à la Prestation technologique réseau (s’adresser au service Industrie de la CCI). "Innover implique une prise de risque certaine", complète Hervé Pichon, regrettant que les subventions soient principalement fléchées vers les innovations

de produits et pas suffisamment vers les services. Ainsi, l’entreprise OPAL (Ouest process alimentaire), qui n’a bénéficié d’aucun soutien public, a été mise en difficulté à la suite de l’investissement qu’elle a réalisé pour mettre au point et commercialiser son procédé de transfert thermique ohmique (voir encadré p. 28). Autre frein à l’inventivité : la peur de l’inconnu. "Il n’est pas toujours facile de remplacer une technologie qui fonctionne bien par des techniques plus avancées qu’il faut s’approprier et qui peuvent bouleverser les habitudes", explique le directeur général du CTTM.

Des outils locaux performants et originaux Pour dépasser ces blocages, les entrepreneurs ligériens, et notamment sarthois, ont la chance de pouvoir disposer d’outils et d’organismes efficaces et originaux dont ils ne soupçonnent pas toujours l’existence. Au premier rang de ceux-ci figure le Centre de transfert de technologie du Mans. Installé depuis une vingtaine d’années sur la technopole de l’université, cet établissement rassemble une quarantaine de chercheurs, ingénieurs et techniciens, au service du développement économique. "Le CTTM est l’un des deux plus importants centres de

ressources technologiques français et le seul à proposer une telle diversité de savoir-faire, souligne Hervé Pichon. Nos prestations s’orientent autour de trois secteurs d’activités industrielles et de services correspondant à des compétences présentes sur le campus manceau : l’acoustique et les vibrations, dont les applications permettent de faire évoluer de très nombreux produits de consommation courante, les matériaux et la productique. Plus récemment, nous avons développé un département dédié aux technologies biomédicales pour satisfaire les besoins exprimés par des partenaires et, plus particulièrement, par les collectivités". Disposant de laboratoires et

point de vue Marc Giget, Président du Club de Paris des directeurs de l'innovation Comment définissez-vous le contexte international en matière d’innovation ? Depuis toujours, l’innovation progresse par vagues et l’amplitude de celle que nous connaissons actuellement, à travers l’arrivée des technologies de l’information et de la communication est quasiment sans précédent. Avec près d’un million de brevets déposés chaque année, nous vivons une période de rupture. Dans ce cadre, la situation des entreprises est très instable. Des leaders peuvent disparaître du jour au lendemain pour s’être laissé aveugler par leur position dominante, tandis que des PME audacieuses prennent en quelques mois le pouvoir. Sans cesse, elles jouent leur vie dans un contexte de mondialisation accrue. Comment l’économie française affronte-t-elle cette vague ? À mon sens, la France n’a pas encore fait sa révolution culturelle. Notre économie conserve un bon niveau de recherche, mais n’arrive plus à passer à l’acte pour produire à l’échelle mondiale. Les conséquences de ce conservatisme

d’État sont dramatiques : dans les cinq ans à venir nous allons encore perdre 500 000 emplois et le déficit de notre commerce extérieur va s’accroître, alors que la balance était excédentaire il n’y a pas si longtemps. Pendant ce temps, des pays comme l’Allemagne ou la Corée du Sud se développent à une vitesse phénoménale et l’écart se creuse. Quelles sont les causes de ce phénomène et comment améliorer la situation ? Je constate que les entreprises françaises ont, pour la plupart, le désir d’innover et pourraient faire preuve d’un réel dynamisme si l’État diminuait les contraintes réglementaires et, surtout, les prélèvements qui pèsent sur elles. Nos entrepreneurs versent chaque année aux pouvoirs publics 90 milliards de plus que leurs collègues allemands. Il ne faut pas, par conséquent, s’étonner qu’ils n’aient plus les moyens d’innover et d’investir pour rester compétitifs.

Je suis aussi frappé par le nombre inimaginable de consultants et par l’absence de liens entre les mondes de l’entreprise et de l’université. Pourtant, il existe des solutions. Commençons par penser à l’échelle européenne, voire mondiale, et non plus hexagonale ; arrêtons de véhiculer une image négative de l’industrie française ; rediffusons une culture de l’innovation, de l’entreprenariat et, avant tout, donnonsnous les moyens de produire plus de richesses pour relancer la dynamique… maine éco janvier 2011 27


Dossier

de moyens techniques adaptés aux demandes les plus diverses et les plus complexes, le CTTM accompagne des projets publics et privés. "Certaines entreprises nous confient même la globalité de leur budget recherche et développement, affirme Hervé Pichon. Nous répondons à des commandes de groupes d’envergure internationale, en particulier pour l’acoustique, mais également à des PME implantées sur notre bassin économique. Ainsi, 80 % des clients nous sollicitant pour des prestations de courte durée sont installés dans un rayon de 100 km autour du Mans." Cet organisme unique en son genre a déjà contribué à l’émergence d’activités nouvelles sur le département et fait régulièrement appel aux compétences complémentaires présentes sur le site universitaire. Il reste cependant encore méconnu auprès des entrepreneurs sarthois. Sans doute, ceux-ci s’imaginent-ils trop

petits ou trop peu portés sur les technologies de pointe pour recourir au service du CTTM… Ils ont tort et doivent se montrer moins modestes… Terre de constructeurs et d’équipementiers automobiles, la Sarthe bénéficie également de l’implantation, sur le technoparc au Mans, de l’Institut des métiers de l’automobile étroitement lié au pôle de compétitivité IDforCAR. "Les Pays de la Loire, et la Sarthe plus spécifiquement, concentrent de nombreux et remarquables savoir-faire. Nous avons pour mission d’être l’interface entre tous les acteurs de la filière automobile pour qu’ils réfléchissent ensemble à construire des stratégies communes et innovantes", explique la directrice générale du pôle de compétitivité. "Notre volonté est d’accompagner des projets novateurs, de toutes tailles, et notamment de trouver d’autres moyens de financement."

À l’évidence, et contrairement à ce que l’on imagine trop souvent, la Sarthe est un réel territoire d’innovation, qui semble plutôt bien préparé à affronter les défis de demain… à condition de

valoriser ses expertises et de ne pas pêcher par excès de modestie. Z Emmanuel Chevreul (1) Avec l’appui financier de la préfecture de région et du Conseil régional.

[ZOOM]

Opal Une PME fléchoise dans l’aventure de l’innovation L’entreprise Opal (Ouest process alimentaire) est née à La Flèche en 1995. "À l’origine, je proposais un service de vente et de courtage en matériel pour l’industrie agroalimentaire. Puis, peu à peu, les clients nous ont demandé de leur fabriquer des outils spécifiques", raconte Alain Besnardeau, fondateur et gérant d’Opal qui emploie aujourd’hui quatre salariés. "Dans ce cadre, j’ai constaté que les producteurs laitiers étaient en attente de solutions permettant de monter le plus rapidement possible en température, lors des étapes de stérilisation et de pasteurisation, pour que le produit conserve toute sa saveur. Après diverses recherches, je me suis intéressé à un procédé de chauffage ohmique qui avait été expérimenté sans succès quelques années auparavant. J’ai pu analyser les causes techniques de cet échec et trouvé le moyen de viabiliser le process". Après s’être attachée 28 maine éco janvier 2011

les services de plusieurs partenaires, acceptant notamment de développer des composants électroniques d’un très haut niveau technologique, Opal a pu mettre au point son innovation. "Nous avons consacré trois ans à ce projet dans lequel nous avons investi 200 000 € sans aucun financement public, explique Alain Besnardeau. Cette expérience passionnante a cependant fragilisé l’équilibre financier de l’entreprise, d’autant que nous avons achevé notre travail au moment où la crise s’installait. De surcroît, il ne faut pas oublier que la réalisation du produit n’est qu’une étape. Il faut aussi le commercialiser ; ce qui n’est pas une mince affaire." Aujourd’hui, Opal a pu installer son process chez plusieurs clients, notamment sur le site Bel de Sablésur-Sarthe, et commence à s’implanter au Canada qui offre d’intéressantes

perspectives. "Nous faisons encore évoluer notre outil, qui nous a permis de renforcer notre crédit et de fidéliser notre clientèle. Nous avons franchi un nouveau palier de notre développement et collaborons désormais avec des centres de recherche européens", poursuit le chef d’entreprise regrettant cependant qu’il n’existe pas une véritable culture de l’innovation sur le Vieux continent.

Alain Besnardeau, fondateur et gérant de l'entreprise Opal à la Flèche.


international

REBOND DE L'ÉCONOMIE ALLEMANDE

Des opportunités à saisir pour

Klaus Rose - Fotolia

Depuis quelques mois, l'économie allemande cumule les bonnes nouvelles. Un taux de croissance en progression de 3,3 à 3,7 % selon les estimations pour 2010 et d'environ 2 % pour 2011, une baisse du taux de chômage, un moral des ménages au zénith… cette embellie chez notre premier partenaire commercial devrait aussi profiter aux exportateurs français.

Q

uatrième puissance économique mondiale après les ÉtatsUnis, la Chine et le Japon, l'Allemagne retrouve le chemin d'une croissance dynamique en 2010 principalement grâce à ses exportations mais aussi à une consommation intérieure en forme. Tant et si bien que la crise de 2008-2009 semble n'être qu'un mauvais souvenir. "L'Allemagne est un pays qui réagit beaucoup à l'économie mondiale à la fois à l'export et à l'import. Sa croissance est fortement tirée par les marchés étrangers, notamment européens. Autre point marquant, la consommation allemande redémarre cette année," indique Bertrand Le Tallec, directeur d'Ubifrance à Düsseldorf lors de la Journée Allemagne organisée à la CCI en décembre dernier. Ce fort rebond devrait toutefois s'amoindrir en 2011 et le taux de croissance retrouverait un taux proche de celui de la France, de 1,7 à 2 %. 30 maine éco janvier 2011

Cette conjoncture favorable est une aubaine pour les entreprises françaises. "Quand l'Allemagne va bien, elle achète à la France", rappelait dernièrement Christine Lagarde. Premier fournisseur de notre pays, notre voisin est surtout notre premier client. Les échanges franco-allemands se sont élevés à 113,2 milliards d'euros en 2009 dont 49,653 milliards d'euros d'exportations vers Berlin. Mais les Français perdent des parts de marché au profit des pays émergents (Europe de l'Est et Asie). Premier fournisseur de l'Allemagne en 2008, la France s'est fait détrôner par un partenaire européen qui n'est pas émergent : les Pays-Bas (!) et est talonnée par la Chine. 2 200 entreprises françaises environ sont implantées en Allemagne et 22 000 PME françaises exportent régulièrement vers ce pays. Mais 60 %

des exportations françaises sont encore réalisées par de grands groupes (automobile, aéronautique, électronique). Les PME françaises ont pourtant une belle carte à jouer outre-Rhin. Fimor, entreprise mancelle spécialisée notamment en sérigraphie industrielle, exporte vers l'Allemagne depuis sa création en 1996. C'est son premier marché pour les racles de sérigraphie, dont elle exporte 90 % de la production."La sérigraphie industrielle est très importante en Allemagne. C'est donc un très gros marché pour nous, explique Manuel Zuckerman, directeur général. Sans oublier que les grands salons industriels ont lieu en Allemagne. Ils drainent des visiteurs du monde entier. Après une contraction de l'économie en 2009, on a senti une nette reprise en 2010". Pour le dirigeant, pénétrer le marché allemand signifie investir sur le long


international

les PME terme. "Cela prend du temps car les Allemands nous testent sur la durée avant de nous accorder leur confiance. Par contre, et c'est un sérieux avantage, ce sont des clients relativement fidèles. Exigeants en termes de qualité et de respect des délais, mais fidèles."

Bien se préparer pour vendre Faisant partie des marchés les plus concurrentiels au monde, les acheteurs allemands sont attentifs aux produits apportant une réelle valeur ajoutée, un aspect innovant et un bon rapport qualité/prix. "Ils ont besoin de sécurité, explique Jean-Louis Gaudillère, CCEF (1), gérant de la société JLMG à Mettman. Il faut sans cesse les rassurer sur votre entreprise (fiabilité, moyens de paiement, certifications, etc.), leur présenter des arguments précis et concrets. C'est dur, mais une fois la relation établie, elle dure dans le temps". "La prospection peut être très longue pour convaincre de la qualité de votre produit, des services apportés, du respect des délais et du prix de départ indiqué, ajoute Patrice Bert, CCEF, directeur général de Roset Möbel à Gundelfingen. D'où l'impor-

tance de bien se préparer, d'être minutieux. Le patron de l'entreprise doit se rendre sur place pour comprendre comment les Allemands fonctionnent, pourquoi ils sont exigeants. Quand on a peu d'argent, la meilleure façon de pénétrer le marché, c'est de participer à un salon. Le coût est peu élevé car les salons sont subventionnés par les villes ou les régions. On met ainsi le pied à l'étrier pour prospecter ensuite, avec un VIE par exemple. Lors de la prospection, ne pas hésiter à insister pour obtenir un rendez-vous. Ils apprécient ceux qui persistent."

Parler allemand La langue allemande est un peu délaissée en France et c'est bien dommage. Cela facilite grandement les relations d'affaires. Pour Manuel Zuckerman, les Allemands ont besoin de contacts sur place avec des personnes qui maîtrisent leur langue. "Pour nous, l'export a vraiment démarré dans ce pays quand nous avons expatrié une salariée germanophone pour démarcher les distributeurs. Aujourd'hui, huit personnes parlent allemand chez Fimor sur un effectif de 50 salariés au Mans. Lors de nos recrutements, c'est

indispensable pour certains postes et un plus pour d'autres". Autre donnée à prendre en compte, l'Allemagne est divisée en seize Länder où les différences culturelles sont nombreuses. Entre la région de la Ruhr, la Bavière ou les Länder issus de l'ex-Allemagne de l'Est, les habitudes ne sont pas les mêmes. "On ne peut pas s'y prendre de la même façon partout, sans oublier que c'est un pays très décentralisé. Les distributeurs par exemple s'organisent en réseau pour ne pas se recouper, mais ils ne font pas partie de la même société. Avoir connaissance de cette structure décentralisée permet d'avoir une distribution multiple," indique le dirigeant de Fimor. "Certains Länder sont incontournables, affirme Bertrand Le Tallec. La Rhénanie du Nord-Westphalie accueille un quart des implantations françaises, la Bavière concentre un grand nombre d'entreprises de nouvelles technologies (comme Eurocopter), le Land de Hesse (Francfort) est une place bancaire forte et le Bade-Wurtemberg est considéré comme l'usine des PME allemandes."

[Chiffres-clés 2009] Population : 82 millions PIB : 2 407,2 Mds € PIB/habitant : 29 347 € Taux de croissance : - 4,7 % (est. 2010 : + 3,3 à + 3,7 %, prév. 2011 : 1,7 à 2 %) Taux d'inflation : 0,4 % Taux de chômage : 7,3 % (est. 2010 : 7 %) Importations : 667,1 Mds € ( - 17,2 %) Exportations : 803,2 Mds € (- 18,4 %, est. 2010 : + 10 %) IDE : 4e investisseur mondial et 4e destination des IDE Principaux fournisseurs : Pays-Bas, France (8,1 %), Belgique, Chine, États-Unis Principal client : France Sources : Eurostat, Destatis, FMI, Insee, CCFA

Quelle que soit la région que l'on souhaite prospecter "pour se préparer au mieux, les PME françaises peuvent s'appuyer sur les partenaires (2) qui connaissent bien le terrain," ajoute le directeur d'Ubifrance à Düsseldorf. "Quand on connaît les règles et les méthodes, c'est un marché très facile", conclut Patrice Bert. Z Karine Méteyer Contact CCI : Maison de l'international au 02 43 21 00 12 (1) Conseiller du commerce extérieur de la France. (2) Ubifrance et les missions économiques, CCI International, Conseillers du commerce extérieur.

Fimor exporte vers l'Allemagne depuis 1996. Pour Manuel Zuckerman, directeur général, les Allemands sont des clients exigeants mais fidèles.

Retrouvez toutes les informations sur la Journée Allemagne sur : www.maisondelinternational.com maine éco janvier 2011 31


conjoncture TENDANCES

Indicateurs économiques

Enquête de conjoncture

9 € : Smic horaire brut (depuis le 1er janvier 2011) soit un brut mensuel de 1 365 € pour 35 heures hebdomadaires (151,67 h de travail), 1 073 € net.

Commerce de détail

Industrie

(décembre 2010)

(décembre 2010)

Selon les chefs d’entreprise interrogés en décembre 2010, la conjoncture dans le commerce de détail et dans le commerce et la réparation automobiles reste favorable : l’indicateur synthétique du climat des affaires reprend deux points et se situe toujours audessus de sa moyenne de longue période. D’après les chefs d’entreprise, l’activité des derniers mois s’est renforcée. Ce progrès est essentiellement imputable à ceux enregistrés dans le commerce de détail généraliste et dans l’automobile. En ce qui concerne les anticipations, les perspectives générales d’activité se stabilisent à un niveau supérieur à leur niveau moyen, signe que les chefs d’entreprise restent optimistes sur la situation globale du commerce. Toutefois cet optimisme serait modéré : les ventes prévues et les intentions de commandes pour les prochains mois se stabilisent, chacun des deux indicateurs restant un peu au-dessus de sa moyenne de long terme.

Selon les chefs d'entreprise interrogés en décembre 2010, la conjoncture industrielle s’est à nouveau améliorée : l'indicateur synthétique du climat des affaires progresse de trois points, se retrouvant ainsi au-dessus de sa moyenne de longue période. Il retrouve désormais son niveau de mi-2008. Selon les industriels, l’activité passée a sensiblement progressé, à un niveau bien supérieur à sa moyenne de longue période. Les stocks de produits finis demeurent jugés faibles. Les carnets de commandes globaux se regarnissent nettement et le solde correspondant s’établit pour la première fois depuis mi-2008 au-dessus de sa moyenne de longue période. En revanche, les carnets de commandes étrangers restent jugés peu étoffés. (Source Insee)

121,53 : En novembre 2010, l’indice des prix à la consommation (IPC) est en hausse de 0,1 %, comme au mois d’octobre. Sur un an, il croît de 1,6 %. Hors tabac, l’indice est stable en novembre (+ 1,5 % sur un an). Corrigé des variations saisonnières (CVS), l’IPC augmente de 0,2 % (+ 1,6 % sur un an). Cette légère hausse des prix du mois de novembre provient à la fois de l’accroissement des prix des produits pétroliers et de l’augmentation, en partie saisonnière, des prix des produits alimentaires. Les prix du tabac augmentent de 4,3 % (+ 4,2 % en novembre 2009 ; + 5,8 % sur un an). Ces hausses ne sont qu’en partie compensées par le recul saisonnier des prix des services liés au tourisme et par la baisse des prix des produits manufacturés, reflet de promotions.

Consommation des ménages en GMS L'analyse de novembre

453€

369€ 337€

345€

340€

343€

354€ 328€

325€

325€ 313€

351€

292€

4% 2%

2009

2010

Sur le mois de novembre 2010, la consommation des ménages progresse de + 2 % pour atteindre 351 € en moyenne. Après les mois d’août, septembre et octobre en repli, peut-on parler de reprise ? Bien évidemment, un seul mois ne saurait constituer une tendance, et ce, d’autant plus que novembre 2010 enregistre une journée de vente additionnelle par rapport à l’an passé. Structurellement, l’évolution des achats des foyers ne se modifie toujours pas :

Méthodologie du baromètre MarketingScan : Calculé mensuellement, pour les 9 000 foyers panélistes, cet indicateur mesure l’ensemble des sommes dépensées en moyenne par un panéliste MarketingScan, dans 23 GMS d’Angers et du Mans (12 hypermarchés et 11 supermarchés). Cet indice est la combinaison de deux indicateurs : - le panier moyen du panéliste par passage aux caisses (ceci représente le "ticket de caisse du consommateur" qui couvre l’ensemble de ses achats en GMS : alimentation, entretien, hygiène-beauté, textile, bazar, petit-électroménager, disques…) ; - le nombre mensuel de visites. Budget moyen = panier moyen par passage x nombre de visites mensuelles

• le montant du ticket de caisse progresse du fait de la montée du prix moyen alors que le nombre d’articles présents est pour le 4e mois d’affilée stable, • le nombre de passage en caisse, moteur du recul des trois derniers mois, s’étant stabilisé à 6,2 actes en moyenne.

maine éco janvier 2011 2010 33


d'une communauté de communes…

L'ANTONNIÈRE

À la croisée des chemins La communauté de communes de l’Antonnière est composée de trois communes du nord de la périphérie mancelle : Aigné, La Milesse et Saint-Saturnin. Séduisante banlieue pavillonnaire, entre ville et campagne, l’Antonnière s’est tout d’abord distinguée par le développement de nombreux services, avant de connaître, depuis une dizaine d’années, une fulgurante croissance économique dans le prolongement de la zone commerciale Nord. Aujourd’hui, le territoire de 6 300 habitants s’apprête à vivre de nouveaux bouleversements avec l’arrivée de la Ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) et, dans cette perspective, l’aménagement d’une zone d’activités intercommunale sur La Milesse. 34 maine éco janvier 2011

ès les années 70, les élus de nos trois communes ont pris l’habitude de travailler ensemble au sein d’un Syndicat intercommunal à vocation multiple (Sivom). Ils ont, par conséquent, naturellement choisi de poursuivre leur collaboration en créant une intercommunalité en 1995", rappelle Benoît Charvet, le pré-

D

sident de la communauté de communes de l’Antonnière et maire de La Milesse. "À l’époque, nos prédécesseurs ont aussi choisi de désigner neuf délégués communautaires par commune, un chiffre supérieur à la moyenne, afin d’impliquer pleinement les municipalités dans cette nouvelle aventure. Ce mode d’organisation fonctionne toujours aussi bien au bout de 16 ans."

Nouvelle population, nouveaux services

Benoît Charvet, président de la communauté de communes de l'Antonnière.

De tradition agricole, l’Antonnière s’est métamorphosée en zone résidentielle au cours des "Trente glorieuses", séduisant alors de nombreux ménages souhaitant profiter de la quiétude d’un cadre de vie quasi-rural tout en restant proche du Mans. Pour satisfaire cette nouvelle population, la communauté de

communes a d’abord dû se consacrer au déploiement de services répondant à de nouveaux besoins. Dans cet esprit, les élus ont conduit la construction de plusieurs équipements sportifs (une salle d’arts martiaux à La Milesse et des courts couverts de tennis et de badminton), d’une Maison d’accueil rurale pour personnes âgées (24 logements à Saint-Saturnin et La Milesse) et, en 2006, d’une Maison de l’enfance et de la famille à SaintSaturnin. Ce multi-accueil compte 90 places réparties sur trois services - une crèche collective, une crèche familiale et une halte-garderie - et héberge un relais assistantes maternelles parents/enfants, ainsi que l’accueil de loisirs sans hébergement. "La diversité des offres permet de répondre aux différents besoins exprimés, explique Benoît Charvet, précisant : nous finançons aussi l’école de musique".


à l'autre

Transports collectifs et cheminements doux Accueillant une population qui, très majoritairement, se rend quotidiennement sur Le Mans ou sa périphérie, et confrontée à d’importants flux routiers (notamment sur Saint-Saturnin), la communauté de communes de l’Antonnière a fait le choix de privilégier, depuis une décennie, les transports collectifs et les cheminements doux. Dans ce cadre, les élus ont mis en place une ligne de bus qui, plusieurs fois par jour, assure le trajet entre les trois communes et le centre-ville du Mans. Le succès et l’utilité de cette expérience sont tellement probants qu'ils pourraient être généralisés à l’ensemble du Pays du Mans. "Ce réseau de lignes express permettrait d’alléger le trafic afin de faciliter les déplacements des populations tout en contribuant à préserver notre environnement", résume Benoît Charvet. Dans le même esprit, les élus communautaires ont fait aménager une "Avenue nature". Celle-ci offre la possibilité de se rendre, à pied ou en vélo, d’Aigné aux portes de la communauté urbaine en empruntant un parcours paysagé et parfaitement sécurisé, le long de la rivière dénommée l’Antonnière. "Ce mode de déplacement est apprécié par toutes les générations et notamment par les enfants qui l’ont adopté pour se rendre à l’école", constate le président de la communauté de communes. Enfin, les élus de l’Antonnière ont anticipé l’évolution de la gestion des ordures ménagères en instaurant, avant les autres collectivités sarthoises, une redevance incitative tenant en partie compte de la masse de déchets réellement produite par chaque foyer. "Grâce à des puces insérées dans les bacs à ordures de chaque ménage, nous comptabilisons le nombre de

levées réalisé pour chaque habitation et modulons le coût de la redevance en fonction de ce chiffre. En place depuis un an, ce système s’est déjà traduit par une diminution sensible du tonnage d’ordures ménagères non triées", souligne le président de la communauté de communes.

Un développement économique rapide Le développement économique de l’Antonnière est, à l’inverse de sa croissance démographique, relativement récent : ce n’est qu’à partir de 1999, avec l’implantation du cinéma Méga CGR et l’expansion du site des Portes de l’Océane, que le territoire est devenu un acteur à part entière de l’économie départementale. Au pied de la sortie d’autoroute, les nouvelles zones d’activités de Saint-Saturnin, encore inoccupées il y a 15 ans, ont notamment connu une croissance sans précédent durant la décennie passée, bénéficiant des implantations de nombreux restaurants, hôtels, sociétés de services, de logistique et de transport (à l’image de Tremblay qui y a implanté plusieurs centaines de

mètres carrés de bâtiments). Ce phénomène pose d’ailleurs des problèmes de circulation auxquels la commune de Saint-Saturnin envisage de pallier en aménageant un souterrain sous le rond-point des Portes de l’Océane. À la Milesse, le site communal de La Carrie a également favorisé de significatives créations d’emplois grâce à l’implantation d’une dizaine d’entreprises artisanales et de petites industries. "Grâce aux nombreux services et équipements qu’elles proposent, nos communes attirent de nouveaux habitants qui font appel aux artisans locaux et, par conséquent, favorisent le développement de nos activités", constate Jérôme Lelong qui, avec son père Patrice, dirige une société de plomberie, chauffage et électricité employant huit personnes. Installé à La Carrie, ce jeune entrepreneur souligne la bonne ambiance qui règne sur le site. "Suite à une initiative de la communauté de communes, nous nous retrouvons une fois par an pour une fête des entreprises et des commerces qui renforce les liens entre les professionnels. Nous travaillons de plus en plus régulièrement ensemble."

La communauté de communes reprend la main Après avoir laissé aux communes le soin de gérer le développement de leur économie, la communauté de communes se lance à son tour dans l’aménagement d’une zone industrielle de 10 hectares sur La Milesse, au lieu-dit La Tremblaie. "Par solidarité, les élus de La Milesse ont décidé de confier la création et la gestion de ce projet à la communauté de communes pour que celle-ci puisse disposer de ressources financières supplémentaires", explique Claude Loriot, vice-président de la communauté de communes chargé des finances et premier adjoint au maire de La Milesse. "Dès 2011, nous allons commercialiser une première tranche sur 7 hectares. Nous sommes déjà en contact avec deux entrepreneurs". L’élu ajoute que la communauté de communes est propriétaire d’une zone de 2 500 m2 à SaintSaturnin, sur laquelle deux parcelles restent disponibles. "Nous avons, en outre, vendu un terrain proche de la déchetterie à un charpentier et avons accompagné la création, et désormais

Avec l'implantation du cinéma Méga CGR et l'expansion du site des Portes de l'Océane, l'Antonnière s'est développée économiquement depuis une dizaine d'années.

maine éco janvier 2011 35


d'une communauté de communes…

Le Chèvrefeuille, un commerce d'avance Implanté aux abords de Saint-Saturnin, dans une ferme, depuis 17 ans, Le Chèvrefeuille a été le premier site sarthois de vente directe et collective de produits fermiers.

Jérôme Lelong, dirigeant d'une société de plomberie, chauffage et électricité de huit personnes, souligne le dynamisme des communes de l'Antonnière.

le déplacement, de Tech’Laser spécialiste de la découpe de matériaux au laser. Pour poursuivre sa croissance, cette entreprise d’Aigné est en effet contrainte de déménager dans la mesure où ces locaux actuels sont situés à quelques mètres du tracé de la future ligne ferroviaire à grande vitesse et ne peuvent donc être agrandis."

Bientôt la LGV Après la construction des autoroutes, le paysage de l’Antonnière va, en effet, être de nouveau bouleversé avec le prolongement de la LGV Ouest dont les premiers travaux seront lancés en 2012. "8 km de voies traverseront La Milesse, entraînant des expropriations et, surtout, la commune d’Aigné va être coupée en deux", résume Benoît Charvet. Ce dernier précise que la zone de La Tremblaie sera aménagée de part et d’autre de cette même ligne. Une manière d’optimiser l’arrivée de cette voie qui cause de réels désagréments. On ne sait encore quelles conséquences aura la LGV sur les deux commerces demeurant à Aigné (un coiffeur et un café). À l’inverse, elle n’affectera sûrement pas les autres boutiques de proximité solidement ancrées au cœur des bourgs de La Milesse et de SaintSaturnin. "Les habitants sont attachés à leurs commerces de village et les fréquentent régulièrement. De même, nous disposons d’une offre de soins tout à fait satisfaisante", poursuit Claude Loriot. Enfin, même s’il n’a pas de vocation touristique naturelle, le territoire de l’Antonnière a vu naître, ces dernières années, divers lieux d’hébergements, de l’hôtel de chaîne aux gîtes (à Saint36 maine éco janvier 2011

Saturnin et La Milesse), en passant par le manoir de charme du domaine de Châtenay à Saint-Saturnin. "Grâce aux actions menées par le Pays du Mans, nous bénéficions d’une réelle dynamique en matière touristique", souligne Benoît Charvet. Pour autant, ce territoire de taille moyenne poursuit son développement en toute autonomie, préservant son identité et ses spécificités ; ce qui lui réussit plutôt bien. Z Emmanuel Chevreul

"Les huit agriculteurs fondateurs du Chèvrefeuille se sont rassemblés sous l’impulsion d’un conseiller de la Chambre d’agriculture", se souvient Jean-Claude Lalande, éleveur et président du GIE qui gère le commerce. Aujourd’hui, 27 agriculteurs vendent leurs produits dans le magasin et assurent régulièrement des animations de promotion. Sept d’entre eux se relaient pour tenir la boutique aux côtés des deux bouchers et d’une vendeuse. Année après année, ce commerce précurseur séduit de plus en plus de consommateurs au point d’avoir déjà dû être agrandi à trois reprises. "Nous avons largement élargi notre gamme de produits grâce aux producteurs qui nous ont rejoints. Certains d’entre eux ont même créé ou réadapté leur exploitation dans le but de ne vendre le fruit de leur travail qu’au Chèvrefeuille."

"Le développement de la zone commerciale Nord nous a, indéniablement, été profitable", constate Rachel Lalande, productrice de porcs et membre du GIE. "Par exemple, nous avons séduit de nouveaux consommateurs qui retirent leurs produits courants chez Auchan Drive, sans s’attarder, puis viennent prendre le temps de choisir leurs aliments chez nous. Nous avons aussi fidélisé de nombreuses personnes travaillant sur cette zone". "Notre clientèle se rajeunit et s’urbanise", résume Jean-Claude Lalande. Cependant, les "agriculteurs commerçants" reconnaissent qu’ils pourraient encore élargir leur zone de chalandise, qui demeure assez concentrée sur Le Mans et sa périphérie nord. "C’est pourquoi nous allons consacrer, en 2011, une part plus importante de notre budget à la communication."


F

- CCI du Mans s e u g n la t e e u n ti n co ormation

et de la Sarthe

9DORULVH]YRVFROODERUDWHXUVHWGpYHORSSH]OHXUVFRPSpWHQFHV Près de 4 000 salariés formés chaque année, en formation continue ou qualifiante, cycle technique/professionnel ou langues étrangères.

3our être au plus près de vos entreprises et de vos besoins, le service Formation Continue de la CCI adapte ses programmes aux compétences qui vous sont nécessaires.

Vous avez des projets de formation ?

1os

conseillers sont à votre disposition pour vous aider dans le choix de formations répondant le mieux à vos besoins et objectifs : de la formation INTER (plusieurs salariés d’entreprises regroupés) à l’INTRA (des formations « sur-mesure » répondant à vos besoins).

Notre catalogue INTER

2011 est en ligne IDFC-CEL 7 avenue des Platanes - 72100 LE MANS Tél : 02 43 50 29 51 - Fax : 02 43 86 80 26 http://idfc-cel.cciformation.net

Avec la taxe d’apprentissage donnons leur

des ailes

Avec votre CCI, JOWFTUJTTF[QPVSWPUSFUFSSJUPJSFFO Date limite de versement :

28 février 201

Pour répondre à toutes vos questions, votre conseiller “taxe d’apprentissage” est à votre disposition au 02 43 21 00 51 CCI du Mans et de la Sarthe - 1 Boulevard René Levasseur BP 22385 - 72002 Le Mans cedex 1

Faites votre déclaration en ligne sur le site internet : www.lemans.sarthe.cci.fr


formation

TAXE D'APPRENTISSAGE

Bénéficiez de l'appui de la CCI Vous avez jusqu'au 28 février 2011 pour verser votre taxe d'apprentissage sur les salaires 2010. Pour les entreprises employant au moins un salarié, cette formalité est obligatoire. La Chambre de commerce et d'industrie peut vous accompagner et vous conseiller dans cette démarche, du montage de votre dossier à l'information sur la législation.

P

eu de modifications législatives interviennent en 2011 concernant la taxe d’apprentissage. Les entreprises employant un ou plusieurs salariés et soumises à l'impôt sur les sociétés (IS) ou à l'impôt sur le revenu (IR) au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) sont redevables de cette taxe avant le 1er mars. Celles qui emploient un ou plusieurs apprentis (quelle que soit la durée du contrat dans l'année) et dont la masse salariale ne dépasse pas 96 751 €, sont affranchies du paiement de la taxe et n'ont, de ce fait, aucune déclaration à effectuer. La taxe d’apprentissage permet de financer le développement de la formation première de l'enseignement technologique et professionnel dont l'apprentissage. Attention, cet impôt concerne la formation initiale et ne doit pas être confondu avec la participation des employeurs à la formation

professionnelle continue de leurs salariés. Les entreprises assujetties à la taxe d'apprentissage doivent en même temps verser la contribution au développement de l'apprentissage (CDA), créée par la loi de finances 2005 et destinée à financer la politique régionale de formation. Elle s'appuie sur la même assiette que la taxe d'apprentissage et son taux en 2011 est de 0,18 % (aucune répartition aux écoles possible).

Un service sur mesure L’entreprise doit obligatoirement verser l’intégralité de sa taxe d’apprentissage à un Organisme collecteur de taxe d'apprentissage (OCTA). Les CCI des Pays de la Loire sont les premiers collecteurs de la région avec 13 000 dossiers d'entreprises traités et 45,2 millions d'euros collectés en 2010. La Chambre de commerce et d'industrie

du Mans et de la Sarthe vous accompagne dans la gestion de votre taxe d'apprentissage et vous assure la sécurité fiscale. Elle vérifie le montant de la taxe à verser, la répartition financière par catégories (quota d'apprentissage, catégories A, B ou C du barème), la validité et le calcul de vos déductions (frais de stage, subventions en nature aux écoles…) et vous adresse ensuite un reçu libératoire avec les sommes calculées pour chaque école. Vous gardez bien évidemment la maîtrise de l'affectation de vos fonds vous permettant de financer les établissements d'enseignement de votre choix, dans la limite de la réglementation en vigueur. Z Maryse Gauthier Contact CCI : Joëlle Bernat, service Taxe d'apprentissage au 02 43 21 00 51

[Témoignage] Claude Hauvieux, dirigeant de trois bijouteries joailleries sur Le Mans, Mercier-Lebaron et Dutray, verse depuis longtemps sa taxe d'apprentissage à la CCI. "Les trois boutiques emploient au total 33 salariés et une moyenne de 4 apprentis par an, précise le commerçant. J'affecte les fonds de la taxe d'apprentissage dans les établissements d'enseignement d'où viennent mes apprentis, notamment au Groupe CCI Formation du Mans pour la partie vente/commerce et au centre de formation des apprentis de la CCI de Saumur pour la formation joaillerie. Ça me semble logique de verser aux établissements que je connais, j'investis en quelque sorte sur mon territoire et dans mon métier". "Avec le service taxe d'apprentissage de la CCI, il n'y aucun souci, souligne Agnès Labbé, comptable des trois bijouteries. L'assiette

de calcul est vérifiée ainsi que l'ensemble du dossier et si une erreur s'est glissée, le personnel de la CCI nous appelle et nous réglons le problème par téléphone, c'est rapide et efficace. En plus, si j'ai des questions, je sais que je peux compter sur le service taxe d'apprentissage pour être conseillée."

maine éco janvier 2011 39


Lu pour vous dans la presse Croissance et emploi en 2011 : ni rechute ni rebond

Tel est pris qui croyait autoentreprendre

Énergie : des pistes pour réduire ses coûts

Les Échos - 17 décembre 2010

L’Expansion - N° 758 Décembre 2010

RIA - N° 717 Novembre 2010

Pas de rechute, mais pas d'accélération non plus. Actualisant ses prévisions de croissance et les prolongeant jusqu'à la mi-2011, l'Insee estime que le PIB devrait progresser de 0,5 % au 4e trimestre, puis de 0,3 % au 1er trimestre 2011 et de 0,4 % au 2e trimestre. Un rythme de croissance "modéré" qui fragilise l’estimation de 2 % attendue par le gouvernement pour 2011. La bonne surprise vient du marché du travail, qui s'est redressé plus tôt que prévu. L'Insee table sur 50 000 créations de postes au premier semestre, après 106 000 en 2010.

Parmi les 524 000 autoentrepreneurs encore en activité recensés en France, nombreux sont ceux qui ont été séduits par la perspective de quitter leurs habits de salarié, chômeur, étudiant ou retraité pour celui de chef d’entreprise. En réalité, 40 % des autoentrepreneurs déclarent des recettes et une majorité écrasante ne se rémunère même pas. Deux ans après sa création, le statut d’autoentrepreneur, vanté pour sa simplicité, présente une face cachée : peu rentable, précaire et parfois à la lisière de la légalité.

Avec une facture globale de plus de 2,2 milliards d’euros en 2009, dont près de la moitié en électricité, l’énergie représente une dépense non négligeable pour les entreprises industrielles. Basées sur les conclusions d’un diagnostic complet du site, les pistes en matière de diminution des consommations en énergie d’une usine sont parfois multiples. Modification des équipements, adaptation des process, renégociation des contrats sont parmi les solutions à étudier.

Et si Reach était bon pour l'industrie ? L’Usine Nouvelle - N° 3215 25 novembre 2010

Depuis le 1er décembre, la première phase du règlement Reach, relative à l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des produits chimiques dans l'Union européenne, a pris fin. Alors que les critiques continuent de fuser à son sujet, certains industriels ont confié à L'Usine Nouvelle que le règlement pouvait avoir un effet bénéfique pour leurs activités.

Les salariés se sentent moins stressés mais plus fatigués en 2010 qu'en 2009

L'emprise de la crise continue de brider l'industrie Les Échos - 13 décembre 2010

Deux ans après le début de la crise, l'industrie française n'a pas récupéré le terrain perdu. Il faudra au moins trois ans aux industriels français pour renouer avec la situation qui prévalait au printemps 2008. La reprise ne se fera pas, de toute manière, à la même vitesse pour tous les acteurs industriels. Seule la chimie semble avoir actuellement véritablement effacé ses pertes. Mais d'autres secteurs sont toujours à la peine. Dans l'automobile, la prime à la casse a bénéficié à la production hors de France. Dans les biens d'équipement, les facturations sont de 13 % inférieures à celles de 2008.

Les Échos - 10 décembre 2010

Selon une enquête du groupe de protection sociale Malakoff Médéric, la sphère professionnelle reste, en 2010, le principal déterminant du bien-être. Un bien-être qui ne se résume pas au seul état de santé des salariés. En 2010, tout comme en 2009, 35 % des salariés interrogés estiment que les facteurs liés à leur activité professionnelle constituent les plus grands risques de détérioration du bien-être. Ces résultats globaux recouvrent des réalités différentes selon les catégories socioprofessionnelles, le sexe ou l'âge. 40 maine éco janvier 2011

Les pharmacies d'officine ne sont plus épargnées par les faillites Les Échos - 29 novembre 2010

Les officines de l’Hexagone ont de plus en plus de difficultés de trésorerie. Sont notamment en cause la baisse des prix des médicaments, le recul des volumes et la concurrence des parapharmacies. Le secteur est également touché par les faillites. Selon le cabinet Altarès, le nombre de défaillances est passé de 29 en 2005 à 97 en 2009.

Reprendre dans la formation Repreneur - N° 131 Décembre 2010

Dynamique, hétérogène, dispersé, très mouvant… les qualificatifs ne manquent pas pour décrire le marché de la formation professionnelle continue. Les missions de la formation sont, entre autres, de favoriser l’insertion professionnelle des travailleurs ou de contribuer au développement de leurs compétences. Mais derrière cette belle image se cache une réalité complexe.

Faut-il avoir peur de la Chine ? Alternatives économiques - N° 297 Décembre 2010

La Chine est devenue la deuxième puissance économique mondiale. Grâce à un marché intérieur colossal, aux transferts de technologie et à l’appui de l’Etat, l’Empire du Milieu compte aujourd’hui nombre d’entreprises capables de rivaliser avec les multinationales américaines et européennes. Les problèmes que posent la Chine au reste du monde sont liés surtout à son modèle de croissance extraverti.

Fini les potiches ? Liaisons sociales - N° 117 Décembre 2010

Les inégalités entre les sexes persistent dans le monde du travail, mais les femmes gagnent du terrain

et réussissent mieux leurs études. Plus diplômées que les hommes, les femmes sont toujours moins bien loties. Les stéréotypes ont la vie dure et les tâches domestiques reposent encore largement sur leurs épaules. Chômage, emploi, salaire, carrière… État des lieux en douze questions.

C’était mieux avant Marketing Magazine - N° 145 Décembre 2010/janvier 2011

Le futur n’a-t-il plus d’avenir ? Sur l’air bien connu de "c’était mieux avant", les consommateurs angoissés plébiscitent les valeurs liées au passé. L’époque actuelle est marquée par la peur du lendemain. Le passé serait devenu le refuge imaginaire des Français. Les marques surfent sur cette vague nostalgique et la publicité jette un œil dans le rétroviseur.

Bio : alerte sur les produits d’importation L’Expansion - N° 757 Novembre 2010

Malgré leur label, nombre d’aliments en provenance de l’étranger ne sont pas bio en raison de fraudes… et sont mêmes parfois dangereux pour la santé. En cause : l’absence d’harmonisation des contrôles en Europe et le flou sur les méthodes de certification de la filière.

Matières premières : Quand le cuivre s’envole… L’Usine Nouvelle - N° 3212 4 novembre 2010

Le cours du cuivre est à la hausse et suscite les convoitises. Les vols se multiplient. Fin octobre, leur nombre a déjà doublé par rapport à l’an passé. En France, le cuivre représente les deux tiers des vols de métaux. Ce qui n'est pas sans poser de graves problèmes à certains secteurs : 20 % de ces délits ont lieu sur les chantiers de BTP et 30 % dans les entreprises publiques. Difficile pour les entreprises, notamment la SNCF, de se protéger.


Sécurité : le marché français affiche sa fragilité Les Échos - 3 novembre 2010

Selon l'Atlas 2010-2011 de l'éditeur Technopresse-En toute sécurité, le marché de la sécurité/sûreté stagne (13,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2009), celui de la sécurité incendie (2,6 milliards d'euros) et de la protection de l'homme au travail (2 milliards) affichent une baisse respectivement de 1,5 % et de 11 %. 9 % des entreprises ont fait faillite en 2009. Pour Claude Tarjet, président de l'Union des entreprises de sécurité privée : "dans les années qui viennent, un processus de concentration est inévitable, même s'il subsistera toujours des marchés de niche".

Ouvertures en 2010 : du dynamisme dans un contexte toujours compliqué Néorestauration - N° 481 Décembre 2010

En dépit d’une conjoncture pour le moins morose, les ouvertures de restaurants n’ont pas faibli en 2010. De nombreuses enseignes continuent à se développer et à s’implanter. De l’avis général, la crise a eu des effets bénéfiques sur des enseignes de restauration économique. Au détriment de la restauration traditionnelle, qui se cherche de nouveaux débouchés.

Le Vietnam, une alternative à la Chine ? L’Entreprise - N° 294 Novembre 2010

Non, la chine n’est pas toujours l’eldorado des affaires, en particulier pour les PME. S’installer au Vietnam, pour ensuite exporter en Europe et dans les pays du sud-est asiatique peut s’avérer une stratégie bien plus payante. L'ancienne Indochine se présente comme une alternative séduisante au géant chinois. À taille humaine, elle attire les PME françaises.

Timide amélioration de l'activité au 2e trimestre 2010 dans les Pays de la Loire Insee Pays de la Loire : Informations statistiques - N° 381 Novembre 2010

Au 2e trimestre 2010, le redressement de l'activité économique dans les Pays de la Loire se poursuit, grâce à un regain de la production industrielle et de l'activité des services. Ce dernier secteur soutient toujours la création d'emplois, qui progresse de 0,6 % au deuxième trimestre. La reconstitution des effectifs intérimaires reste toutefois le principal moteur de la croissance de l'emploi. Le chômage se replie pour le deuxième trimestre consécutif (- 0,2 point).

Grandes fortunes pour petites entreprises L’Usine Nouvelle - N° 3212 4 novembre 2010

Pour diversifier leurs investissements, les grandes fortunes s’intéressent de plus en plus au capital des PME. Elles offrent de nouvelles opportunités aux patrons de l’industrie. Les "family offices", ces discrètes organisations qui se contentaient de placer leur argent dans des fonds, montent aujourd’hui leur propre département de "private equity" et n’hésitent pas à concurrencer les fonds d’investissement traditionnels sur leur propre terrain.

L’Internet haut débit se généralise dans les entreprises Insee Première - N° 1323 Novembre 2010

En janvier 2009, la quasi-totalité des sociétés d’au moins dix salariés a accès à l’Internet haut débit. Plus de la moitié d’entre elles (54 %) possèdent un site Web sur lequel 63 % présentent leurs produits ou services. Mais seulement un quart des sociétés qui possèdent un site offre la possibilité de commander en ligne. Si le taux d’équipement en sites stagne, celui d’extranet a doublé en deux ans : en janvier 2009, un tiers des sociétés en sont dotées. L’achat par

INFOSCOPE Un outil précieux pour suivre l'actualité sans perdre de temps

Deux fois par mois... Informez-vous sur la vie des entreprises sarthoises. Accédez à l'essentiel de la presse économique et professionnelle avec les synthèses extraites de plus de 50 titres. Découvrez les études et ouvrages reçus au Centre d’information économique. Consultation gratuite. Abonnement annuel : 60 euros TTC Intégralité des articles sur demande Centre d’information économique CCI du Mans et de la Sarthe - Tél. 02 43 21 00 00

voie électronique est deux fois plus répandu que la vente : 26 % contre 13 % des sociétés l’ont pratiqué en 2008.

Web 2.0 : les nouvelles responsabilités de l'entreprise Chef d'entreprise magazine - N° 54 Janvier 2011

Le Web 2.0 et notamment les réseaux sociaux sont au cœur des préoccupations des entreprises. Certaines s'en inquiètent, d'autres utilisent ces outils comme des vecteurs de communication. Attention, tout ceci s'accompagne de nouvelles responsabilités juridiques pour l'entreprise.

années à de puissantes forces de changement. Les TIC ont fait naître un nouveau circuit (le e-commerce) et transformé en profondeur le processus d’achat. Le commerce a évolué avec ces transformations de son environnement : création de nouveaux concepts commerciaux, expérimentation de nouvelles modalités de relation avec la clientèle, mise en avant des marques de distributeurs… Une enquête approfondie a été menée auprès d’un échantillon de décideurs d’entreprises de distribution et de responsables d’organisations professionnelles afin d’appréhender les stratégies qui contribueront à construire le commerce de demain.

Quel commerce pour demain ? Crédoc : Note de synthèse Novembre 2010

Le secteur du commerce de détail a été soumis au cours des dernières maine éco janvier 2011 41


maine découvertes

VINS DU SUD SARTHE

Dans une période à l’esprit lissé où les goûts, les idées, les cultures et les philosophies doivent impérativement être à l’unisson, il est réconfortant de penser que des îlots de résistance issus d’habitudes individuelles mais très sociales perdurent. Les vignobles du sud de la Sarthe et les hommes qui les font vivre ont hérité d’une volonté farouche d’élever des vins au caractère aussi trempé que le leur. Visite d’un monde encore malicieux.

42 maine éco janvier 2011

Gilles Kervella

Bacchus-sur-Loir

e 31 juillet 1937 fut une date importante pour la viticulture du sud de la Sarthe. C’est en effet le jour qui vit la publication du décret officialisant l’appellation d’origine contrôlée (la fameuse AOC) des vins de jasnières. Il faudra attendre le 12 mai 1948 pour que les coteaux du Loir soient également portés sur les fonts baptismaux de l’AOC. Les vignobles qui nous occupent sont issus de cultures qui font fi des limites administratives, ils prospèrent grâce à un sous-sol argilo-calcaire à silex. L’aire géographique des coteaux du Loir s’étend sur seize communes de la Sarthe et six d’Indre-et-Loire. Par contre, ce ne sont que les communes sarthoises de Lhomme et de Ruillésur-Loir qui bénéficient de l’appellation jasnières. C’est dire l’intérêt que représente, au regard des grands vignobles

L

français, cette production confidentielle d’un vin à la précieuse typicité. Il suffit de chercher sur une carte des vins de France pour se rendre compte qu’il est même souvent ignoré ! Le Maine a la chance d’être une région où l’on cultive encore de la vigne. En 1998, la Mayenne a renoué avec son vignoble en replantant, à Saint-Denisd’Anjou, 4 000 pieds du fameux cépage chenin blanc. La Sarthe, quant à elle, a conservé un patrimoine viticole dont l’origine est très lointaine. Il est indéniable que ce qui peut sauver les petits vignobles réside essentiellement dans la culture de la différence. On pourrait presque dire qu’il y a un vin par viticulteur, c’est dire la richesse de tels terroirs. Des hommes et des femmes courageux ne s’y trompent pas et l’on compte en moyenne une installation par an dans le sud du département.

Un terroir strictement réglementé Rabelais, Ronsard et Henry IV, voilà pour la caution historique de la reconnaissance, mais ces palais bien "affûtés" ne furent pas les premiers à savourer les vertus gustatives de ces vins. Les moines, on les dit cisterciens, bien sûr ne doivent pas être étrangers à ces cultures mais avant eux, le Gaulois et le Romain eussent pu reconnaître également dans ces terroirs des zones propices à l’épanouissement de la vigne. Quoi qu’il en soit, la géographie faite de coteaux bien ensoleillés à l’abri de forêts coupe-vent et des sols drainés, constitués de tuffeau à silex offrait déjà à nos ancêtres un postulat favorable. De plus, la nature faisant bien les choses, le vin conditionné depuis des siècles en tonneau


maine découvertes

Un cépage aux capacités d’acclimatation étonnantes Le cépage qui produit le jasnières est le chenin blanc également nommé pineau de Loire. C’est une variété étonnante car elle peut donner des vins très liquoreux comme les coteaux de l’Aubance, ceux du Layon ou encore les bonnezeaux, quart de chaume, savennières, vouvray ou montlouis. Il est aussi utilisé pour la production de vins effervescents comme les crémants de Loire, les montlouis-sur-Loire, les saumur ou les vouvray. Sébastien Cornille, tout nouvellement installé à Marçon connaît bien ce cépage, il l’a même

Le fameux goût de poivre

Gilles Kervella

puis en bouteille se conserve remarquablement dans le noir frais (entre 12 et 14°) des caves justement creusées dans cette roche tendre. Au siècle dernier, l’aire des jasnières était beaucoup plus importante qu’aujourd’hui. En 2010, soixante et un hectares produisent des vins pouvant revendiquer cette appellation. Les ravages du phylloxéra à la fin du XIXe siècle ainsi que l’élection au tableau des AOC eurent pour effet de limiter la zone de production. Nous ne parlons là que de l’appellation proprement dite, n’oublions pas les nombreux vignerons "amateurs" qui entretiennent et se transmettent de générations en générations des vignes, des pressoirs et des caves pour leur consommation personnelle. Les vins sont élevés dans des fûts de chêne mais surtout de châtaignier car cette essence résiste mieux à l’humidité des caves. Les matériaux modernes comme la fibre de verre et l’inox sont néanmoins de plus en plus présents chez les professionnels. Ces matières offrent l’avantage d’une grande stabilité pour les gros volumes.

Les vins du sud Sarthe se conservent bien à une température oscillant entre 12 et 14°.

introduit à Cilaos dans l’île de la Réunion où il s’adapte correctement malgré des conditions climatiques très différentes des nôtres ! Du fait de son implantation très septentrionale, le vignoble de jasnières produit des vins au goût tantôt fruité, tantôt sec voire très sec. De plus, un vin n’aura pas le même goût s’il provient d’une parcelle située à mi-pente ou d’une autre implantée "sous les bois". La production à l’hectare varie de 30 à 50 hectolitres selon les années et la volonté de qualité de chacun des vignerons. Une autre de ses caractéristiques est son étonnante faculté de conservation. Nous avons le souvenir (hélas !) d’une bouteille datant de 1870 dont le contenu n’avait rien à envier aux meilleurs sauternes. Pour que cette alchimie du parfait vieillissement opère, il faut que plusieurs paramètres s’additionnent : l’année de production (le climat), les taux de sucre et d’acidité (la chimie) et la vinification (le vigneron). C’est peut-être ces impératifs qui faisaient dire au gastronome Curnonski que le jasnières est

"trois fois par siècle l’un des plus grands vins de France". Un viticulteur renommé, Raynald Lelais, n’hésite pas à dire que les vignerons actuels ont "retrouvé le niveau de qualité qu’avaient atteint nos ancêtres". Cette affirmation peut paraître étrange mais elle est basée sur le bon sens. Bien sûr, les techniques modernes de vinification (refroidissement des jus, cuves inox, etc.) pourraient faire penser à un évident bond en avant qualitatif, mais il ne faut pas oublier l’empirisme des anciens qui savaient, tout comme nos contemporains, observer la nature, tailler la vigne, vendanger et vinifier au bon moment. La chimie n’a pas tout résolu et la tendance actuelle est justement de retrouver raisonnablement les tours de main du passé. Néanmoins, de nouvelles maladies rôdent sur le vignoble français comme celle qui est véhiculée par un champignon qui s’attaque au bois des ceps. Un produit très toxique, désormais interdit, en venait à bout. Il faudra que les scientifiques trouvent une autre parade sans que le remède soit plus dangereux que le mal.

Les vins rouges sont aussi présents au sud de la Sarthe, mais il faut bien dire que ce sont les blancs qui s’accommodent le mieux du climat et des terrains de cette partie du Maine. Les coteaux du Loir rouges et rosés sont issus principalement des cépages pinot d’Aunis, côt (ou malbec), cabernet et gamay. Il faut noter que l’appellation coteaux du Loir n’est attribuée qu’à des vins dont le pineau d’Aunis représente au moins 50 % de la composition. Ce cépage, au goût très poivré, s’accorde parfaitement avec les charcuteries mais il ne plaît pas à tout le monde. Il est pourtant l’expression d’une typicité qu’il faut conserver mais il n’y a guère de crainte pour son avenir car son succès va en grandissant. Qui produit du rouge peut également produire du rosé et du gris, c’est juste une question de temps de macération du raisin noir dans les cuves. Un ou deux jours suffisent pour un vin rosé alors que cinq à six jours sont nécessaires à l’obtention d’un vin rouge. Contrairement à leurs cousins blancs, ces vins sont à conserver environ trois ou quatre ans. Z Gilles Kervella

maine éco janvier 2011 43


Opportunités d’affaires

Annonces commerciales 724C2045 LIBRAIRIE-PRESSE-JEUX Affaire entièrement refaite à neuf. Commission 56 000 €. Logement F6. Faire vite. Part'ner Commerce Entreprise Tél. 02 43 14 16 33 724H1335 BAR-SNACK Affaire à développer en restauration. Décoration entièrement refaite. Logement F3. Produit rare. Prix fonds 55 000 €. Part'ner Commerce Entreprise Tél. 02 43 14 16 33 722H1435 BAR-HÔTEL-RESTAURANT Vds affaire réputée 2 étoiles et 15 numéros. Logement de fonction. À saisir : Prix 185 000 €. Part'ner Commerce Entreprise Tél. 02 43 14 16 33

Pas de personnel. Commissions 31 000 €. Logement 3 chambres. Prix 165 000 €. Part'ner Commerce Entreprise Tél. 02 43 14 16 33

structure neuve. Surface 600 m2. Équipement récent. Pas de contrat. CA 650 K€. Prix 210 000 €. Part'ner Commerce Entreprise Tél. 02 43 14 16 33

722H1433 BAR-RESTAURANT Vds affaire à développer idéale pour 1ère installation. CA 72 000 €. Logement F4. Prix fonds 60 000 €. Part'ner Commerce Entreprise Tél. 02 43 14 16 33

723H1482 BAR-RESTAURANT-ÉPICERIE Mise à disposition dans petit village multiservices 200 m2 + terrasse 22 m2. Construction récente et matériel en bon état. Grand parking. Habitation avec jardin. Prix attractif. Libre de suite. Mairie Tél. 02 43 94 68 04

723H1479 BAR-TABAC-PRESSELOTO-RAPIDO Affaire de quartier très bien placée. Idéal pour exploitant dynamique. Bail neuf. Fermé mercredi + dimanche AM. Logement. Prix 280 000 €. Chatellier Cabinet de Commerces Tél. 02 43 52 04 04

722C2042 LOCAL À louer ou à vendre local en rez-de-chaussée, petit immeuble récent ensemble 3 bureaux, hall d'accueil. Surface 86 m2. Parking arboré privé pour clientèle. Me Dalmont Christophe Tél. 02 43 44 00 10

722H1483 EXPLOITATION GUINGUETTE Guinguette confiée à l'exploitation sous forme DSP dans site touristique. Surface 260 m2. Candidature à envoyer sous enveloppe avec AR. Communauté de communes du Val de Sarthe - Mlle Martin Tél. 02 43 83 51 12

722H1437 BAR-TABAC-PRESSE-LOTO-JEUX Vds affaire proche Le Mans.

723C1959 GARAGE Vds très bel établissement dans

723C2050 LOCAL COMMERCIAL Local commercial dans ville de plus de 3 000 habitants. Surface 75 m2 très propre et proche parking. Large choix de possibilité de commerce. Me Leblanc Jean-Maurice Tél. 02 43 21 20 19

723H1478 BAR-TABAC-PRESSE-LOTO-JEUX Très bel établissement spacieux et agréable, facile à travailler. Terrasse protégée et chauffée. Grand parking. Idéal pour couple. Jardin. Prix fonds 355 000 €. Chatellier Cabinet de Commerces Tél. 02 43 52 04 04 722C2041 BOUCHERIE-SUPÉRETTE Vds fonds centre bourg 200 m2 dont magasin 70 m2, vitrine 10 ml.

CITYA LE SYNDIC - IMMOBILIER D’ENTREPRISE - Tél. : 02 43 210 243

BUREAUX A LOUER COULAINES : Ensemble de bureaux d’environ 130 m² + parkings Loyer : 1 000 € HT/ mois - Réf. 1592 IE LE MANS - ZIN : Plateau de bureaux d’environ 275 m² divisible + parkings Loyer : Nous consulter - Réf. 1704 IE

LE MANS - LE RIBAY : Plateau de bureaux d’environ 240 m² + parkings - Loyer : 2 800 € HT/mois - Réf. 1709 IE LE MANS - GARE SUD : Ensemble de bureaux d’environ 180 m² + parkings - Loyer : 110 € HT-HC/m²/ an Réf. 1389 IE

LOCAUX A LOUER

LE MANS - GARE NORD : 2 plateaux de bureaux d’environ 218 m² et 314 m² + parkings - Possibilité de louer séparément - Loyer : Nous consulter - Réf. 1706 IE

LE MANS - JACOBINS EXCLUSIVITÉ : Local commercial d’environ 110 m² Loyer : 1430 € HT/ mois - Réf. 1746 IE

LE MANS - GARE SUD : Ensemble de bureaux d’environ 85 m² Loyer : 800 € HT/ mois - Réf. 1707 IE

LE MANS - LECLERC : Local commercial d’environ 120 m² + 50 m² de réserves - Loyer : 1200 € HT/mois + DAB Réf. 1573 IE

LE MANS - LECLERC : Local commercial d’environ 100 m² + 150 m² de réserves + Appartement sur 3 niveaux d’environ 250 m² + garage - Loyer : Nous consulter + DAB - Réf. 1664 IE LE MANS - PROCHE REPUBLIQUE : Local commercial d’environ 130 m² - Loyer : 1730,06 € NET/ mois + DAB Réf. 1672 IE

LOCAL A VENDRE LE MANS - PONTLIEUE : Local commercial d’environ 157 m² + réserve Prix : 194 340 € FAI Réf. 1615 IE Toute l’équipe CITYA LE SYNDIC vous remercie de votre confiance et vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2011.

D’autres biens en portefeuille, n’hésitez pas à nous contacter au 02 43 210 243 Contact : Valérie Labani - vlabani@citya.com - 17 place de l’Eperon - 72015 Le Mans Cedex 2

S.A.S au capital de 160 000 € - RC 577 250 111 - Groupe des Caisses de Garantie CGAIM - 89 rue de la Boétie - 75008 PARIS - N° 8472 Carte professionnelle «Gestion Immobilière» - N° 13 «transaction sur immeuble» n°34 - Délivrée par la préfecture de la Sarthe

44 maine éco janvier 2011


Parking. Zone de chalandise de 7 000 habitants. Labo très bon état général. CA 400 K€. Prix 201 169 € FAI. Pro Comm Tél. 02 41 77 34 49 721C1977 PAS-DE-PORTE Pas-de-porte en centre-ville surface vente 159 m2. Agencement de qualité. Grandes surfaces, vitrines en angle de rue. Idéal prêt-à-porter et accessoires. Prix 60 000 €. Part'ner Commerce Entreprise Tél. 02 43 14 16 33 721C1956 PRESSE-LOTO-JEUX Urgent vds affaire idéale pour 1 personne. Global commissions 22 000 €. Fermé 1,5j/semaine. Faible loyer. Prix 50 000 €. Part'ner Commerce Entreprise Tél. 02 43 14 16 33 721C2044 MEUBLES Vds dans zone commerciale attractive magasin vente de meubles multimarques sous

enseigne. Showroom sur + de 500 m2. CA 650/800 K€. SARL Trans-Négo Tél. 02 43 76 94 30 721H1481 RESTAURATION RAPIDESALON DE THÉ Affaire dans rue commerçante. Horaires 10h/18h. Exploitation par 1 personne. 22 couverts + terrasse. Prix 59 500 €. Chatellier Cabinet de Commerces Tél. 02 43 52 04 04 721C1969 PAS-DE-PORTE Plein centre-ville pas-de-porte 28 m2 + réserve. Bail tous commerces sauf nuisances. Idéal activité de service ou 1ère installation. Prix 70 000 €. À voir. Part'ner Commerce Entreprise Tél. 02 43 14 16 33 721C2047 PAS-DE-PORTE Pas-de-porte plein centre-ville. Surface 60 m2. Belle boutique en

emplacement n°1 bis. Prix 30 000 €. Century 21 Harmony Tél. 02 43 24 67 06

Loyer 902 €/mois. Prix 28 000 €. Me Bouvet Guillaume Tél. 02 43 24 54 40

721C1975 PAS-DE-PORTE Surface vente 50 m2 + réserve 50 m2. Bel agencement idéal activité décoration, cadeaux, gadgets... Prix 80 000 €. Part'ner Commerce Entreprise Tél. 02 43 14 16 33

721C1964 PAS-DE-PORTE Pas-de-porte bail tous commerces sauf nuisances. Surface 80 m2 + 80 m2. Rue commerçante et passante. Prix 80 000 €. Part'ner Commerce Entreprise Tél. 02 43 14 16 33

721H1480 BAR-RESTAURANT-LICENCE IV Affaire très propre, bien située, facile d'accès avec parking. Grande salle avec séparation pour différents types de repas. Moyenne 100 couverts/jour. Bel appartement. Prix 285 000 €. Chatellier Cabinet de Commerces Tél. 02 43 52 04 04

721C2049 BAIL Jolie boutique centre-ville surface 40 m2 + réserve. Vitrine 8 ml. Emplacement avec atouts imbattables. Loyer 90 €/mois. Prix 30 000 €. Me Drouet-Lemercier Nathalie Tél. 02 43 23 67 67

721C2048 FABRICATION-VENTE RÉCOMPENSES SPORT Cause changement d'activité, vds fonds avec CA 80 000 € en développement. Local en bon état de 150 m2.

723C2046 ALIMENTATION Magasin très propre et bien tenu dans commune active. Exploitante seule + 1 employée 25h/semaine. Logement. Prix 84 500 €. Chatellier Cabinet de Commerces Tél. 02 43 52 04 04

VENTE / LOCATION BUREAUX - LOCAUX D’ACTIVITÉ – LOCAUX COMMERCIAUX - ENTREPÔTS

IMMOBILIER D’ENTREPRISE

LE MANS

a.gonzalez@arthur-loyd.com

b.gilles@arthur-loyd.com

LOCAUX COMMERCIAUX

BUREAUX

Durtal 9hjgpaeal­\]d9)) HYjak%9f_]jk%FYfl]k! :mj]Ymp2/((e‰ 9l]da]j2,+((e‰ @Yml]mjkgmk^]je]\],&*(§.&-(e®lj]k& Prix nous consulter

IMMOBILIER D’ENTREPRISE

LE MANS

Novaxis I HdYl]Ym\]Zmj]Ymp\]fnajgf*1(e‰ )(Zmj]Ymp#)kYdd]\] j­mfagf!YmJ#-Yn][Yk[]fk]mj& Dg[Ymp[daeYlak­k& Loyer annuel : 37000€ HT Hors F.A.

Novaxis I Saint Saturnin Lj®kZ]YmhdYl]Ym\]Zmj]Ymp\]fnajgf.((e‰& Dg[Yd[gee]j[aYd\mf]kmh]jÚ[a]\].*(e‰&9ff­]\][gfkljm[lagf Hj]klYlagf\]imYdal­& *((0&9e­fY_]e]flafl­ja]mjj­Ydak­2[dgakgfk$\gmZd]akgdYlagf$ Loyer annuel : 72000€ Hors F.A. hjak]k­d][ljaim]k$[daeYlakYlagfj­n]jkaZd]$YdYje] Droit d'entrée 200.000€ HT. Loyer : 6200€ HT/ Mois Hors F.A. Secteur Université ZI Le Mans sud HdYl]Ym\]Zmj]Ymp\]-((e‰\Yfkmfaee]mZd]g[[mh­]fhYjla]& Dg[Ymp\Y[lanal­\mf]kmj^Y[]lglYd]\])1((e‰\gflYl]da]jHD HgkkaZadal­ZjmlgmYe­fY_­& \]-((e‰Yn][^gkk]\]flj]la]f&L]jjYaf\].+((e‰&+hgjl]k Prix : 140€/HT/m²/an. k][lagff]dd]kYmlgeYlaim]k&:Yj\Y_]$akgdYlagf$­d][lja[al­$ AfklYddYlagf[daeYlakYlagfhgmj*(Ē'e‰'Yf! ]eZ]ddakk]e]flj­[]fl&Ngaja]HD& Loyer : 9200€ HT/Mois Hors F.A. Zone du Ribay. Bâtiment Basse Consommation Le Mans Centre HdYl]Ym\]Zmj]Ymp\]*-(e‰]fJ<;&KYfalYaj]khjanYla^k& ;]kkagf\jgalYmZYad\mfdg[Yd[gee]j[aYd\mf]kmh]jÚ[a]\]fnajgf )+hYjcaf_kaf[dmk&HgkkaZadal­\Ye­fY_]e]flkmanYfl[Y`a]j )((e‰kmj*fan]Ymp&;daeYlakYlagf$;`Ym^^Y_]?Yr\]nadd]& \]k[`Yj_]k\m[da]fl&DanjYakgf(1'*())& 85000€ HT Hors F.A. Contact : Brigitte GILLES - Tél : 02 43 72 90 67 - fax : 02 43 84 51 78 - 39 bd Demorieux - Rdc bât Epsilon - 72100 Le Mans maine éco janvier 2011 45


Opportunités d’affaires

722H1434 BAR-JEUX Vds aux portes du Mans affaire idéale pour 1 personne. Fermé dimanche + lundi. Logement. Prix 63 000 €. Part'ner Commerce Entreprise Tél. 02 43 14 16 33 723C2043 PRESSING Vds affaire à dynamiser. Surface 55 m2 + réserve 40 m2. Fermé 2,5j/ semaine. Prix 35 000 €. À voir. Part'ner Commerce Entreprise Tél. 02 43 14 16 33 722C2040 ALIMENTATION Vds cause retraite affaire saine, clientèle fidèle dans bourg 900 habitants. Surface 35 m2 + réserve. Achat murs possible. Prix fonds 42 000 €. Me Baudry Jean-Michel Tél. 02 43 40 90 56 722C2039 LOCAL COMMERCIAL Local en rez-de-chaussée + 1 pièce. 1er étage séjour et cuisine. 2nd étage

3 chambres + SDB. Chauffage fuel, cave, garage. Prix murs 75 000 €. Me Bompart Philippe Tél. 02 43 20 10 56 722H1484 BAR-RESTAURANT Commune sur axe routier cherche candidat pour reprise commerce situé en centre bourg. Travaux de réfection commerce et logement faits par la Mairie. Bail commercial. Mairie de Tresson Tél. 02 43 35 18 14 722H1412 BAR-SNACK Belle affaire dans secteur très actif. Surface 45 m2 + 2 terrasses. Stationnement facile. Fermé le dimanche. Proche tous commerces. Loyer 10 080 €/an. Prix 90 000 €. Agence Luc Sury SA Tél. 02 43 53 53 55 722C2028 BIJOUTERIE-HORLOGERIE Fonds bijouterie, horlogerie et cadeaux en centre-ville idéal pour 1 personne. Surface 45 m2 + réserve. Loyer

275 €/mois. Prix fonds 75 000 €. Me Guérineau Jean-Louis Tél. 02 43 35 00 22 722H1476 RESTAURATION RAPIDE Affaire proche axe passant dans secteur très fréquenté. Local 110 m2 sur terrain de 1 200 m2. Parking privé. 70 m2 de partie commerciale et cuisine. Prix fonds + murs 197 200 € FAI. Century 21 Harmony Tél. 02 43 24 67 06 722C1916 PRESSE Superbe presse dans secteur touristique emplacement n°1 proche tous commerces. Stationnement facile. Surface vente 110 m2 + réserve. État neuf. Loyer 8 160 €/an. Prix 110 000 €. Agence Luc Sury SA Tél. 02 43 53 53 55 724H1407 BAR-RESTAURANT-TRAITEUR Vds affaire restaurant ouvrier et banquets. Cuisine neuve.

Beau logement 3 chambres et terrain. Prix murs 140 000 €. Prix fonds 120 000 €. Part'ner Commerce entreprise Tél. 02 43 14 16 33 722H1471 BAR-BRASSERIE Établissement bar de jour facile à travailler. Petite brasserie, plat du jour, fermée le soir, samedi après-midi et dimanche. Prix 141 000 €. Chatellier Cabinet de Commerces Tél. 02 43 52 04 04 722C1930 ALIMENTATION Belle installation idéale pour 1 personne. Surface 55 m2. Fermé 1,5 jour/semaine. Faible loyer. Logement. Prix 50 000 €. Part'ner Commerce entreprise Tél. 02 43 14 16 33 724H1474 RESTAURANT Restaurant traditionnel de 40 places intérieures et 40 extérieures. Surface 90 m2 + très belle terrasse en

IMMOBILIER ENTREPRISE - FONDS DE COMMERCE Bureaux - Bâtiments Industriels - Locaux Commerciaux et d’Activités BUREAUX LE MANS ZONE FRANCHE : Loue Bureaux avec local de stockage d’environ 227 m² Bureaux à l’étage d’env. 117 m² et local env. 100 m², 2 Places de Parkings. Loyer mensuel : 2500€ HT. Réf : 03/1264.

LOCAL COMMERCIAL / PAS DE PORTE SECTEUR BATIGNOLLES : A louer Local Commercial d’une surface de 100m² env. comprenant magasin d’angle, belle vitrine et divers bureaux Bon visuel. Loyer mensuel : 1100€ HT. Réf : 03/1267. CENTRE VILLE DU MANS : À louer Local Commercial d’une surface de 140m² env. avec vitrine de 12ML anti-effraction + grille métallique et porte automatique. Comprenant une partie commerciale de 130m² et 10m² de réserve. 3 Places de Parkings. Loyer mensuel : 1800€ HT. Prix du Droit d’entrée : Nous consulter. Réf : 03/1262. LE MANS PROCHE CENTRE : Local Commercial d'environ 70m². (Actuellement Restauration Rapide). Comprenant entrée sur cuisine; Partie salle (40places assises); Espace privé et sanitaire; Garage réservé en espace de stockage; Vitrine de 4ML. Prix du Loyer 509€ Net. Prix du Droit d'Entrée : Nous consulter. Réf : 02/1221.

LOCAL D'ACTIVITÉ / ENTREPÔT SECTEUR MULSANNE : A Vendre Local Industriel d’une surface de 565m² env. soit un local de 362m² isolé comprenant 1 Show Room ; 3 Bureaux ; Local de stockage d’env.203m² sur un terrain clos de 2587m². Prix de Vente : Nous Consulter. Réf : 03/1261.

SUD SARTHE : À Vendre Bâtiment Industriel & Commercial d’une surface de 750m² sur un terrain de 6000m². Excellente situation et visibilité en entrée/sortie de ville. Bâtiment très lumineux, disposition adaptable (11 cellules avec cloisons modulables) / Chauffage gaz / Circuit d’Air comprimé / Installation système d’Alarme / Accès Camions. Prix de Vente : Nous Consulter. Réf : 02/1256. LE MANS SUD : A Vendre Bâtiment d'Activité, surface de 2900m² sur un terrain clos de 10000m². Bureaux de 225m², chauffage radian au gaz. Toiture isolée. Prix de Vente : Nous Consulter. Réf : 02/1247 LE MANS NORD : Loue Entrepôt de 1190m² sur un terrain de 3600m², comprenant : Atelier, Divers Bureaux et sanitaires, Réserves et dégagements, Parkings. Loyer mensuel : 4000€ HT. Réf : 02/1229. LE MANS SUD (Sortie ARNAGE) : Loue entrepôt de 2700m², isolé - 2 Quais - Accès PL - Bureaux, réfectoire et sanitaires. Terrain clos d'une surface de 13500m². Prix du Loyer : 6300€ HT/mensuel. Réf : 02/1228.

FONDS DE COMMERCES SUPERETTE Magasin 130 m², installation neuve en 2007, CA en constante évolution, Appartement sur place, Repos hebdomadaire et Congés. Idéal pour une personne avec salaire extérieur. Prix : 80 000€ Réf: 02/1213 CREPERIE SALADERIE Hyper centre, secteur piéton, emplacement avec terrasse. Agencement et équipement OK. Convient à couple professionnel. Disposer de 30 000€. Réf: 03/1275

PIZZERIA Dans Préfecture. Clientèle d'affaire le Midi, plus familiale le soir. 11services hebdo. Superbe outil de travail. Fermé le dimanche. CA 212 771€ EBE 42 500€. Prix 180 000€. Réf: 02/1205 BAR TABAC PRESSE PMU Grande ville, affaire importante. Convient à professionnels confirmés. CA 267 000€. Cions 177 000€. Disposer de 300 000€. Réf:02/753

BOULANGERIE-PÂTISSERIE Département 49 : Belle Affaire dans grosse commune du 49 ! Très belle installation avec logement spacieux de qualité. Equipement complet aux normes. CA : 280 000€ avec portage. Murs à vendre ou Bail. Prix du fonds : 260 000€. Réf : 02/1125. Limitrophe département 49 : Boulangerie/Pâtisserie dans Commune de 1550 hab. Très belle installation, équipement complet récent, aux normes ! Fermé dAM + le lundi + 4 semaines de congé. Logement de 3 chambres, salon, séjour, terrain. Loyer 800€, Bail neuf. CA : 175 000€, idéal 1ère installation !!! Réf : 02/1238 Boulangerie Pâtisserie 72 dans village de 1800hab. Emplacement avec parking. Belle installation, toute équipée. Fermer le DAM + le lundi + 5 semaines de congé. CA tout boutique. Logement de 3 Chambres. EBE : 50 510€. Prix de Vente : Nous consulter. Réf : 02/984. SUD SARTHE : Idéal 1ère installation. CA : 163 000€. Equipement complet, four 5 ans. Fermer DAM + le lundi. 5 Semaines de congés. Développement assuré en pâtisserie. Prix Mandat : 152 000€ Net Vendeur. Réf : 02/1044.

Tél. 02 43 72 00 59 - Fax. 02 43 24 36 45 - Site web : www.juri-diag.fr - 20 Av du Général Leclerc 72000 LE MANS - immo.entreprise@juri-diag.fr Contact Immo Entreprise - Joël ARCHENAULT : 06 18 33 03 73 / Contact Fonds de Commerce - Jocelyn BOURNE : 06 09 72 02 17 Contacts Boulangeries / Pâtisseries - Karl LANDAIS : 06 26 76 17 86 et Christian FROGER : 06 76 46 43 40 46 maine éco janvier 2011


centre-ville. Prix fonds 75 000 €. Serarl Lévêque-Mouchel Tél. 02 43 93 12 31 724H1393 HÔTEL-RESTAURANT Très bel établissement sur axe principal. Décor chaleureux et feutré. Superbes volumes et cuisine spacieuse. 14 n°. Grand parking. Possibilité de développement. Prix 130 000 €. Agence Luc Sury SA Tél. 02 43 53 53 55 723C2031 PRÊT-À-PORTER FÉMININ Affaire CA 100 000 €. Surface 40 m2. Fermé 2j/semaine + 4 semaines congés. Faible loyer. Prix fonds 52 000 €. Part'ner Commerce entreprise Tél. 02 43 14 16 33 723C1949 PAS-DE-PORTE Pas-de-porte surface 120 m2 avec parking. État neuf. Bail tous commerces. Loyer 800 €/ mois. Prix 50 000 €.

Part'ner Commerce entreprise Tél. 02 43 14 16 33 723H1400 BAR-RESTAURANTÉPICERIE-PRESSE-PAIN Vds sur axe très fréquenté superbe bar parking aisé. Surface vente 95 m2 parfait état. Logement F3. Loyer 4 500 €/an. Prix 60 000 €. Cession rapide. Agence Luc Sury SA Tél. 02 43 53 53 55 722H1469 BAR-PMU-RAPIDO Affaire idéale pour 1ère installation et à redynamiser. CA 81 K€. Faible loyer. Prix fonds 115 000 €. Part'ner Commerce entreprise Tél. 02 43 14 16 33 723H1473 HÔTEL-RESTAURANT Affaire restaurant ouvrier 50 places avec développement à optimiser. Idéale pour couple. Fermé le week-end. Logement. Prix fonds 170 000 €. Part'ner Commerce entreprise Tél. 02 43 14 16 33

723C1931 COIFFURE Salon de coiffure mixte idéal 1ère installation. Belle prestation. 5 postes. Fermé 2 j/semaine. Prix murs et fonds 157 000 €. Part'ner Commerce entreprise Tél. 02 43 14 16 33 724H1417 PIZZÉRIA-RESTAURANT Vds affaire dans ville moyenne fermée dimanche + 4 semaines par an. Matériel professionnel et récent. CA 194 K€. Très bonne réputation. Idéale couple de professionnels. Logement F5. Disposer 70 K€. Agence Luc Sury SA Tél. 02 43 53 53 55 721C2037 LOCAL COMMERCIAL Local dans centre commercial de proximité. Surface 91 m2 avec vitrine. Nombreux parkings. Fréquentation 55 000 clients/ mois. Pas de droit d'entrée. Libre de suite. Loyer 1 300 €. Century 21 Harmony Tél. 02 43 24 67 06

POUR VENDRE OU ACHETER UN COMMERCE Contactez la Chambre de commerce et d'industrie au 02 43 21 00 20. • Votre offre de vente sera diffusée gratuitement sur le site : www.transcommerce.com qui réunit les annonces des 38 départements adhérant au réseau Transcommerce. • Si vous cherchez un commerce, consultez le site www.transcommerce.com qui vous propose des centaines d'offres. Vous serez également inscrit gratuitement sur le fichier confidentiel des repreneurs.

721C2036 PAS-DE-PORTE Sud Le Mans, angle de rue, surface 60 m2 + 60 m2 réserve. Vitrine 10 ml. Libre de suite. Loyer 7 800 €. Part'ner Commerce entreprise Tél. 02 43 14 16 33

BUREAUX

Angers Chartres Laval Le Mans Nantes Saint-Nazaire Tours

• A louer - Le Mans quartier Université plateau de bureaux en open space de 250 m² en RDC, immeuble neuf, 13 parkings - Disponibilité : septembre 2011. Loyer : 140 euros HT/m² /an (réf 72.1806) • A louer - Le Mans centre ville 72 m² de bureaux en RDC d’un immeuble de style, câblage informatique, entièrement refait - Disponibilité : immédiate. Loyer : 150 euros HT/m² /an (réf 72.1794) • A louer - Le Mans République 110 m² de bureaux cloisonnés au 2ème étage avec ascenseur, câblage informatique, interphone - Disponibilité : immédiate. Loyer : 110 euros HT/m² /an (réf 72.0512)

• A louer - Le Mans Perçée Centrale 270 m² de bureaux rénovés au 1er étage avec chauffage réversible - Disponibilité : immédiate. Loyer : 120 euros HT/m² /an (réf 72.1735) • A louer - Le Mans 2 surfaces commerciales (298 et 181 m²) en RDC emplacement idéal à un carrefour (disponibilité : 4ème Trim 2010). Loyer : 160 euros HT/ m²/an (réf 72.1672) • A louer - Le Mans Université plateau de bureau de 700 m² sur 2 niveaux avec ascenseur, 16 parkings - Disponibilité : immédiate. Loyer : 140 euros HT/m² /an (réf 72.1560)

LOCAUX D'ACTIVITÉS • A louer - Le Mans Nord cellules neuves de 240 et/ou 360 m² avec bureaux, parkings privés - Disponibilité : immédiate Loyer : 68,75 euros HT/m²/an (réf : 72.1219) • A louer - Le Mans Nord local d’activités de 643 m² dont 90 m² de bureaux avec 19 parkings - Disponibilité : janvier 2011 Loyer : 63,76 euros HT/m²/an (réf : 72.0970) • A vendre - Le Mans Sud local d’activités de 2.960 m² avec bureaux sur un foncier de 10.000 m² - Disponibilité : 3 à 6 mois Prix: 750.000 euros HD (réf : 72.1815) • A vendre - Sud Le Mans immeuble de bureaux indépendant de 560 m² avec câblage informatique, parkings - Disponibilité : 3 mois Prix : 350.000 euros HD (réf : 72.1809)

IEL - Conseil en Immobilier d’Entreprise - Tél. : 02 43 24 40 60 - lemans@iel.fr - www.iel.fr Vos contacts : Philippe CHARLOT - Gilles HERIVEAU maine éco janvier 2011 47


Opportunités d’affaires

Annonces industrielles C46832 Sarthe, à céder SAS de négoce de machines outils métal. Clientèle nationale et export. CA : 250 K€. Effectif : 1 salarié + dirigeant. Conviendrait à société existante cherchant à s'implanter dans l'ouest ou repreneur connaissant cette activité. C52690 Maine-et-Loire, cession pour cause retraite, cabinet de conseil en organisation et système d'information auprès de PME-PMI et des collectivités territoriales. Reconnu en diagnostic et audit (dont diligences informatiques...), schéma directeur stratégique, cahier des charges techniques et recherche de solutions. Profil repreneur : jeune consultant ou cabinet souhaitant élargir son offre. C77189 Pays de la Loire, à céder, cause retraite, société de nettoyage B to B et de traitement de parquet. Effectif : 30 personnes + le cédant. CA au 31/12/2009 : 523 K€. C13135 Le Mans, à vendre, entreprise de pose et vente de fenêtre, porte, garage, store. Bonne notoriété. CA 2009 : 510 K€. Effectif : 3 salariés + dirigeant. Local à louer ou à acheter. Prix souhaité : 380 K€. C58527 Nord Pays de la Loire, entreprise de mécanique de précision à reprendre. Accompagnement possible du cédant. CA : 630 K€. Effectif : 3 personnes. C85774 Pays de la Loire, jeune entreprise dans le secteur du nautisme de loisir, recherche partenaire ayant des compétences commerciales pour favoriser le développement de l'entreprise. Apport souhaité : 100 K€ et connaissance du secteur recommandé. C26047 Sarthe, à céder entreprise de transport frigorifique express (- 3,5 tonnes). Capacité de transport véhicules légers obligatoire. Clientèle grands groupes. CA : 59 K€. Effectif : 1 personne. 48 maine éco janvier 2011

C25302 Sarthe, à céder, cause retraite, entreprise de taille de pierre, maçonnerie traditionnelle. Bonne rentabilité. Potentiel de développement. Effectif : 13 personnes + le cédant. CA au 31/03/2009 : 1 073 K€. Possibilité d'acquérir les murs.

C6200 Sarthe, à céder cause retraite, entreprise de charpente, couverture, maison à ossature bois. Effectif : 9 personnes dont le cédant. CA au 31/12/2008 : 910 K€. Résultat : 90 K€. Locaux : 380 m².

C54987 Mayenne, entreprise à reprendre de découpe et transformation de viandes. Clientèle : restaurants, collectivités, boucheries. CA : 1,8 M€. Effectif : 12 personnes.

C83539 Sarthe, à céder cause retraite, société spécialisée fabrication et pose de menuiseries aluminiums, bonne notoriété, bâtiment en location 800 m² (avec atelier de fabrication et showroom). Effectif : 7 personnes. CA : 750/800 K€. Accompagnement du dirigeant envisageable.

C60671 Pays de la Loire, à céder cause retraite, entreprise spécialisée dans la négociation internationale de produits industriels. Prestations de conseil, d'accompagnement et d'appui à l'export. Effectif : 2 personnes. CA au 30/06/2009 : 262 K€. Bureaux : 165 m². Procédure de sauvegarde en fin de période. C13528 Sarthe, à céder entreprise de maîtrise d'œuvre en bâtiment. Clientèle de particuliers et de professionnels. CA : 125 K€. Effectif : 2 personnes. C35496 Maine-et-Loire, société ayant pour activité la vente aux particuliers d'articles de décoration et plus. CA : 2 900 K€. Effectif : 12 personnes. Zone commerciale excellente située grande ville du Maine-et-Loire. Cession des titres. C56791 Région grand Ouest, à céder cause départ en retraite, entreprise de services aux grandes entreprises et PME, intervenant en France et à l'étranger dans l'aménagement d'équipement de production. Effectif : 12 personnes. CA : 1 500 K€ environ avec des résultats positifs récurrents. Bonne valeur ajoutée nécessitant très peu d'investissement. Valeur demandée 500 K€ + 300 K€ de trésorerie disponible. C28915 Nord Pays de la Loire, à céder cause retraite, entreprise d'usinage et de mécanique de précision. Effectif : 8 personnes. CA : 1 000 K€, intervenant sur des secteurs diversifiés.

Pour consulter toutes les annonces ou si vous êtes intéressé par une annonce connectez-vous sur le site www.trans-reprise.com

C39750 Entreprise région ouest, à céder cause recentrage d'activité. CA 2009 : 3 456 K€ dont 70 % en prestations et installation d'équipements industriels. Bonne rentabilité. Grande notoriété, belle clientèle secondaire et tertiaire. Fort potentiel de développement régional. Effectif : 21 personnes.

PAYS DE LA LOIRE

Maine éco 155  

L’innovation l'enjeu de la décennie

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you