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Les Ombres de Fligard Partie I Minibook 07

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Kiko, Kira, Kips Elianaca

Les Ombres de Fligard Partie I Éveils Minibook 07

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© 2012 – Kiko, Kira, Kips Tous droits réservés – Reproduction interdite sans autorisation de l’auteur.

Image de couverture : XXX

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Ă Manga Passion

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Hello ! J'espère que vos vacances se passent bien et que vous profitez à fond !:) Et bonne lecture pour ce minibook 07 ! Kips

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Éveils Minibook 07

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Chapitre 31 : Elianaca (1)

[Hors RP]Elianaca joue le rôle de Maddie[/Hors RP] Maddie combattait une poche de résistants dans une rue étroite de Maléate. Malgré la mort du "maire" de la ville, un véritable tyran, des soldats du vieil homme continuaient à se battre désespérément, pour que leur tranquillité d'oppresseur reste. Voilà 2 jours qu'Allan était parti, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser à lui. En coups d'épées bien placés, en esquives souples et rapides et en rusant un peu, les soldats tombaient l'un après l'autre impitoyablement. Rapidement, les quelques restants jetèrent leurs armes au sol, à côté des corps sanguinolents et agonisant de leur camarades. Maddie s'empressa de ramasser les armes, aidée d'un soldat. - Voilà qui est fait ! S'exclama t’elle, tandis que les vaincus étaient attachés. - Capitaine ! s'exclama une voix lointaine. Maddie tourna sur elle même pour déterminer d'où on l'appelait. - Capitaiiiine !! C'était un soldat en armure, qui courait vers elle. À bout de souffle, il s'arrêta devant Maddie, avant de se plier en deux en reprenant son souffle. - Quoi ? répondit Maddie, capitaine du régiment Liberté, chargé d'éteindre les rébellions. - Combats de rue.... L'homme déglutit et respira un bon coup...un homme de grande taille... avec une grande cape à capuchon marron... - Qui est-ce ? Allan ? S’inquiéta Maddie.

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- Non madame, des témoins affirment avoir aperçu des vêtements rouge dessous. C'est peut-être un garde personnel du tyran ! - Quoi ?! Que viendrait-il faire... Une violente détonation retentit dans un bruit de tonnerre. Déséquilibrée par les secousses, Maddie s'appuya sur la charrette qui devait emmener les prisonniers, pour ne pas tomber. La foule criait déjà. Profitant de l'occasion, un des récents prisonniers, pas encore attaché, sortit une lame de sa ceinture et fondit sur la capitaine, lame au poing. Un soldat se jeta sur l'homme armé. Trop tard. Dans sa chute, il parvint à porter un coup à Maddie. Une légère brise poussiéreuse fit voleter ses cheveux, tandis que l'acier transperçait sa chair. Elle poussa un cri, qui resta étouffé dans sa gorge. Elle baissa les yeux et vit écœurée un geyser de sang jaillir de la lame pourpre qui sortait de sa hanche. Les soldats maitrisèrent l'insurgé, puis accoururent au secours de leur capitaine. Après avoir retiré la lame, ils voulurent l'allonger et panser ses plaies. Assise, Maddie devint rouge. - Foutez-moi la paix ! Aidez plutôt les habitants ! Et... elle toussa dans un rictus douloureux... je veux savoir ce qu'il s'est passé ! Aller !! - Mais vous avez besoin de... - C'EST UN ORDRE !! Hurla Maddie, hystérique, avant de tousser de plus belle. Voyant ses hommes hésitant, elle empoigna violemment la bande blanche en tissu qu'on lui tendait, elle banda sa plaie ellemême en serrant fort. Torturée par la douleur, elle parvint à se lever. Le cœur gonflé de voir leur capitaine aussi forte, chaque soldat partit obéir aux ordres. Voyant la porte d'une maison ouverte, elle s'y engagea. Elle fut bousculée à deux reprises par la foule hystérique avant de pouvoir entrer dans la maison. Une dame s'interposa. - Qui êtes-vous ?! Mon dieu, mais vous êtes blessée ! - Capitaine du régiment Liberté, je souhaite monter sur le toit. Tout-de-suite. - Suivez-moi !

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Maddie suivit la dame, jeune. Elle ne fut pas étonnée de voir des enfants sortir des portes de l'étage, se demandant ce qu'il s'était passé et que faisait une étrangère juste après la violente secousse. Enfin, elle se hissa par une échelle au grenier. - Une fois là-haut, ouvrez la trappe du toit, et vous pourrez vous hisser facilement. - Merci. Une fois la chose faite, elle grimpa délicatement sur la cime du toit, pour ne pas tomber. Là, elle se dressa de toute sa hauteur pour observer les alentours. Au dessus de la mer de toits, elle trouva rapidement l'énorme panache de fumée noire qui s'échappait d'un quartier de la zone Nord de la Ville. Autours, des maisons abimées. Bien évidemment, il fallait qu'elle soit à l'opposé... Il lui faudra du temps pour arriver jusque là-bas... Maddie courait à perdre haleine à travers les ruelles. Elle essayait de parcourir en moins de temps possible l’énorme distance qui la séparait de ce nuage annonciateur de malheur. Mais la jeune femme n’avait pas encore parcouru la moitié du chemin que sa plaie à la hanche lui arracha un cri de douleur. En quelques secondes, elle se retrouva accroupie par terre. - La vache ça fait un mal de chien ça. Il fallait vraiment que ça m’arrive aujourd’hui. Trop pressée de retrouver cet étrange personnage qui pouvait bien être un des sbires du tyran, elle n’avait pas pris le temps de soigner correctement sa blessure. Le nuage était loin maintenant et son temps compté, mais il fallait absolument qu’elle se soigne un minimum sinon, elle le savait, ce serait la mort qui la rattraperait. Elle regarda autour d’elle. Une vieille bâtisse se tenait à sa gauche, les portes défoncées et les vitres cassées. La douleur devenait de plus en plus forte et dans ce chaos presque total qu’était devenue la ville, elle ne trouverait pas d’homme de main aussi vite. Elle était seule, il fallait qu’elle se débrouille sans personne. Elle décida de rentrer dans cette vieille bicoque qui de l’extérieur avait tout d’une ruine. - Quand faut y aller, hein !

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Elle entra difficilement dans la maison, tenant à deux mains sa hanche pour atténuer le flot de sang qui coulait abondamment. Elle arriva dans un long couloir qu’elle traversa. Cette maison avait l’air d’être vide. Les habitants avaient sans doute fui la ville. Au bout du couloir, elle entra dans une salle spacieuse et richement décorée. Elle n’avait rien à voir avec la vieille façade de la maison. Maddie se demandait de plus en plus si cette demeure n’avait pas appartenu à des Ombres. La jeune femme ouvrit tous les tiroirs, les portes, les placards à la recherche de quoi guérir sa plaie. Sur une étagère, dans une salle voisine, elle tomba sur une quantité phénoménale de pots contenant toutes sortes d’herbes médicinales. Elle se servit largement et commença à soigner consciencieusement sa plaie. Elle avait toujours eu un don pour les soins et elle en était bien heureuse, car sa plaie avait une très mauvaise allure. Elle frictionna les herbes sur sa plaie et ajusta son bandage pour qu’elle puisse courir avec. Lorsque ce fut fait, elle se leva et essaya quelques mouvements simples. Les herbes faisaient vite effet, la douleur commençait doucement à passer. Il était l’heure de repartir. En pensant retourner sur ses pas, elle se retrouva dans une petite salle qu’elle n’avait pas visitée. Bien que plus petite, elle était la plus belle de toutes les salles qu’elle avait découvert dans cette maison. Sa surprise fut totale cependant, lorsqu’elle aperçut la quantité phénoménale d’armes qui s’étalaient dans cette pièce. - Waouh ! lança-t-elle dans un souffle. Les yeux ébahis, elle contempla avec envie toutes ces armes différentes. Elles allaient de simples épées et poignards aux sabres et aux lames courbes en passant par des masses de toutes sortes, mais aussi d’arcs impressionnants tous plus grands les uns que les autres. Maddie fit vite le tour de la salle puis se choisit une lame légère pour le corps à corps et un petit poignard courbe aux symboles très fins incrustés d’or. Contente de ses trouvailles, la jeune sortit de la maison prête à en découdre avec n’importe qui. - Bon, j’ai perdu assez de temps comme ça, faut que je me grouille moi maintenant.

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Elle partit en quatrième vitesse vers le nord, espérant arriver encore à temps.

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Chapitre 32 : Kiko (18)

Allan contourna la dépouille du chien démon et fixa celui qui l'avait pris en chasse tout à l'heure. Toi mon coco, tu ne vas pas aller bien loin. Le mage empoigna son bâton à deux mains et visa le chien avec la pointe. Une aura bleutée y fit son apparition et sembla se concentrer. En face, le chien s'élança en aboyant nerveusement. Il s'arrêta net lorsqu'un pieu de glace de plus de 20 centimètres se ficha de toute sa longueur entre ses deux yeux rougeoyants de flammes sombres. Un sifflement strident parvint aux oreilles du mage, il eu juste le temps de s'accroupir, tandis que l'angle de la ruelle volait en éclats dans un bruit épouvantable. Allan reçut une véritable pluie de gravats et de poussière. Aussitôt un jet de flammes perça le dense nuage de poussière, formant un tourbillon dans son sillage. Puis un autre. Et encore un. Chaque fois ces projectiles mortels sifflaient et crépitaient aux oreilles d'Allan, qui tentait de reculer dans cet endroit si opaque. Les explosions s'enchaînaient les unes après les autres, la rue se faisait désintégrer. Les murs s'effondraient, les pavés volaient en éclats... Une grosse pierre percuta le bras du mage. Il retint un cri de

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douleur qui aurait sans nul doute indiqué sa position à l'ennemi, tout comme une utilisation magique. Bon sang mais quel bourrin... Comme si le garde personnel du tyran avait perçu ses pensées, les tirs cessèrent enfin. La poussière piquait les yeux, mais il fallait les garder ouvert, pour voir ce qui pourrait arriver. Le silence pesant était perturbé par des éboulements. Allan resta sur ses gardes, bâton en main à viser un ennemi invisible. Si tu n'es pas bête, tu ne viendras pas maintenant... mais tu as besoin d'un bruit, ou d'une source magique de ma part pour me détecter... je dois rester prudent. Un grognement sourd coupa le silence, ainsi que des griffes ripant sur les pavés restant. C'est ça ! Tu veux me forcer à me défendre pour me repérer ! J'ai compris ton jeu... Ce furent 3 chiens qui sortirent du nuage de poussière. Surpris par leur nombre, Allan ne sut quoi faire, il utilisa la magie. Le sort prêt jailli, un chien eu le buste perforé par un pieu de glace. Sans perdre de temps, il frappa le sol avec son bâton, faisant jaillir un arc de cercle de pieux rochers de plusieurs mètres. Puis un autre, et encore un autre, ainsi de suite sur une dizaine de mètres. Bien sûr, les chiens ne survécurent pas. L'ennemi n'avait pas réagit. Qu'est-ce qu'il... Allan leva la tête et ce qu'il vit lui fit perdre ses moyens. À travers la poussière qui se dissipait lentement mais sûrement, il pouvait apercevoir une sphère énergétique orange sanguine d'une taille considérable. Il avait été pris au piège. Allan récita une brève incantation. Le vent souffla brusquement, dévoilant le carnage de la rue. Les habitations éventrées, des corps, la route fragmentée par les pieux... et bien sûr, aucune trace du mage qui s'était bien caché pour préparer son sort.

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Mais il n'était pas encore trop tard, la sphère énergétique gonflait encore. Trop occupé à synthétiser son sort, l'ennemi ne voyait probablement pas ce qu'il se passait dans la ruelle, mais sentait juste que des sorts étaient utilisés. Allan réfléchit à un plan. Il s'assit par terre jambe croisées. Il traça un cercle autours de lui dans la poussière avec son index, puis il ferma les yeux et plaça ses paumes sur ses genoux. Une incantation résonna dans l'air alors que ses lèvres n'esquissaient aucun mouvement. Le tracé du cercle s'emplit d'une douce lueur verte qui gagnait en intensité. Le cercle s'épaissit, tandis que des filaments verts fluorescents rampaient sur Allan, comme des serpents. Allan ouvrit brusquement les yeux. Aussitôt, des lianes magiques vertes fusèrent dans toutes les directions. Elles rampaient à une vitesse phénoménale sur le sol, les murs, les toits, s'infiltraient dans les maisons et découpant les portes comme du beurre. Les lianes de ce puissant sort avaient toutes un but : trouver le Tyran et mettre fin à ses jours. Et cela, avant que la sphère ne soit achevée.

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Chapitre 33 : Kira (1)

-J'y suis presque... Kira avançait dans les plaines. Comme à son habitude, il était vêtu de son grand manteau rouge ainsi que de son épée sur laquelle était gravé une tête de mort. Il se trouvait dans les plaines autour de la ville de Maléate. -J'espère que je trouverai quelque chose là-bas. Après quelques temps de marche, Kira vit enfin l'entrée de la ville. Mais il y voyait aussi de la fumée et des tas de poussières. Sortant les mains de ses poches, il était près à brandir son épée qui était sur son dos. Arrivé a l'entrée, il se fit bousculer par des passants affolés. Il en attrapa un : -Que se passe-t-il ici ? -C'est un garde du Tyran ! Fuyez ! °Un garde du Tyran ? C'est quoi ça ?° Kira avançait dans la ville, au travers de la foule. Une partie du quartier Nord de la ville était détruite. Alors qu'il se dirigeait vers un tas de décombres, il vit quelque chose en face de lui. Cela ressemblait à un chien. Celui-ci était en train de déchiqueter le corps d'un pauvre habitant de cette ville. C'est alors que la bête vit Kira et le regarda, le sang dégoulinant de sa gueule. Après quelques secondes passées à se regarder les yeux dans les yeux, le chien fonça sur Kira en sautant dans les airs. Celui-ci, qui avait déjà une main sur la manche de son épée, la prit et fonça sur le chien. Il leva son épée en l'air sur laquelle le chien vint s'empaler.

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-Pitoyable. Alors que Kira regardait la dépouille du chien, il vit à ses pieds des lianes qui allaient à toute vitesse et dans toutes les directions. Il suivit la direction des lianes. C'est alors qu'il vit une énorme boule d'énergie d'une couleur rouge sanguine qui flottait dans l'air. En dessous, il pouvait voir un homme accroupi d'où venaient les lianes. °Un magicien, je vois...° Sentant l'aura maléfique qui se dégageait de la sphère, Kira se dirigea dans sa direction pour tenter de la détruire. Alors qu'il se préparait à lancer son attaque de magie noire à l'aide de son épée, deux pantins épéistes sortirent de nulle part et lui foncèrent dessus. Prit de court, il dû reculer dans une rue adjacente. Les deux pantins ne le lâchaient pas d'une semelle. Chacun possédaient deux épées. Les deux foncèrent sur Kira. Il ne pouvait bloquer les attaques de ses deux assaillants. L'un des deux fonça toutes lames devant, celui-ci se fit bloquer net. Mais le deuxième, lui, était passé par derrière et avait attrapé le bras droit de Kira qui ne pouvait se défaire de l'étreinte qu'exerçait le pantin. Pendant qu’il tentait de s'en défaire, l'autre pantin le rechargea. Kira se concentra et son bras qui était immobilisé se changea en un bras de démon qui libéra une vague d'énergie repoussant les deux adversaires. Il dirigea ce bras en direction d'un des deux pantins et l'attira vers lui tout en mettant son épée dans la même direction, ce qui eu pour conséquence de transpercé le pantin qui tomba à terre, mort. Kira fonça alors vers l'autre pour le combattre. Croisant le fer, d'un maniement d'épée, il fit voler celle de son adversaire, fit un tour sur luimême pour prendre de l'impact et trancha d'un seul coup la tête du pantin. *Souffla un coup* °Hm, ce doit être un mage qui attaque par des invocations interposées. Il va falloir le débusquer. Mais comment? °

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Chapitre 34 : Kips (1)

Quelques temps auparavant, à Labell. C'est à Labell que Kimelae Elamie(dit Kips allez savoir pourquoi...), une jeune fille de 18 ans aux cheveux roux clairs, aux yeux dorés et à l'allure svelte, vivait tranquillement avec sa famille. Le village de Labell, bien peuplé, était très actif par les magasins et le grand marché qu'il proposait. La famille Elamie tenait la seule auberge de la ville. C'était une grande auberge à l'ambiance conviviale et chaleureuse. Les époux Elamie aimaient discuter, rire avec leurs clients et les aider s’ils en avaient besoin. Kips, fille unique de la famille, aidait soit ses parents dans leur travail, soit le soir à la taverne et quand elle avait du temps libre, le passait avec ses amis. Ce village resplendissait de vie et était, miraculeusement, encore inoccupé par les soldats du Tyran. Jusqu'à ce qu'ils arrivent... C'était un soir. A la taverne, Kips venait de saluer le dernier client, un mage, quand tout commença. A partir de l'instant où les ombres posèrent le pied dans le village, tout changea radicalement. L'atmosphère joyeuse et agréable laissa place à la panique, la peur... Dans la rue les gens se bousculaient espérant garder la vie sauve. Kips horrifiée de la situation et terriblement inquiète pour ses parents voulu sortir de la taverne afin de les retrouver. A peine sortie, des mains l'attrapèrent, la tirèrent en

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arrière et fermèrent la porte à clef. La jeune fille cria et se retournant reconnue l'imposante Marge, la femme de Homer, le tavernier. Je t'interdis de sortir jeune fille ! Dit-elle sévèrement. Mais mes parents ! Il faut que j'aille les retrouver ! Non mais tu as vu la pagaille que c'est dehors ? Tu ne tiendras pas 1 minute ! Tu restes ! Suis-moi. La jeune fille fut contrainte d'obéir et suivit sa patronne dans la cave. Là l'imposante femme poussa une caisse et ouvrit une trappe quasi invisible dans la pénombre. Elle ordonna à la jeune fille de se cacher puis remonta dans la grande salle avec son mari. Kips resta donc seule. La cave était très sombre comme éclairage il n'y avait qu'une unique fenêtre étroite qui laissait passer les rayons lunaires. Kips se hissa sur la pointe des pieds et regarda la scène qu'elle avait sous les yeux. Les ombres massacraient tous ce qui bougeait, ou faisaient des prisonniers. Dans la pagaille, la jeune fille put apercevoir Matt (le jeune salarié paresseux du vieux Jim. Elle lui avait parlé quelques fois quand il passait à la taverne) avec son patfeu Lewon, le mage qu'elle avait servit ce soir là et fut impressionnée par ses talents de combattant. Elle vit aussi beaucoup de ses amis qui tentaient de fuir... Et malheureusement finissaient égorgés ou capturé par les ombres. De voir ce massacre Kips se détourna, se recroquevilla dans un coin de la pièce en se bouchant les oreilles et attendit (dans une grande inquiétude) que tout finisse.

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Quelques heures plus tard, Tac, clic, gniiii... Kips sursauta, ouvrit les yeux et fixa la trappe s'attendant à voir Marge lui dire de remonter. La jeune fille se releva tant bien que mal éblouie par la lumière venant du haut. Quelqu'un descendit. Kips ne put voir qu'une silhouette musclée... musclée contrastant avec le couple bedonnant des taverniers. La jeune

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fille se figea et recula dos au mur tandis que l'ombre s'avançait vers elle et l'empoignait pour l'emmener de force en haut. Là Kips étouffa un cri. Les corps de Marge et son mari Homer gisaient dans leur sang. Regarde ce que j'ai trouvé. Dit l'ombre à son coéquipier. On la tue ou on l'emmène ? La deuxième ombre s'avança et attrapa le visage de Kips dans ses mains poisseuses de sang. Elle résista et d'un coup de tête lui fit lâcher prise. Hmm parfait. On l'emmène. Met la avec les autres. Morgenstern en aura peut être besoin mais si il n'en veut pas nous pourrons peut être la récupérer. Déclara l'assassin avant de partir dans un grand éclat de rire. Ainsi, Kips fut donc emmenée avec quelques autres personnes à la ville de Thanatopolis (non sans résistance). Là, les prisonniers furent emmenés au château jusque dans un bureau où ils attendirent, les chaines aux pieds et aux mains, la venue du mage surpuissant Morgenstern. Il arriva 1h plus tard de sa démarche majestueuse. Kips, impressionnée par la prestance et la surpuissance de ce personnage, eut un mouvement de recul ce qui fit cliqueter les chaines. Le mage se retourna brusquement fixant attentivement la jeune fille qui commençait à trembler. Il sondait presque son esprit, puis détourna son regard et s'intéressa aux autres. Son regard s'arrêta sur un vieillard. Il fit un signe au seul garde qui l'emmena hors de la pièce, puis alla s'installer à son immense bureau. Les prisonniers étaient désormais seuls avec le mage. Bienvenue mes chers cobayes ! S’exclama-t- il d'une voix enjouée. Je ne pense pas que vous avez eu vent du rôle très important que vous allez jouer ici ! Un silence pesant s'ensuivit. Morgenstern continua : Non ? Et bien je vais vous expliquer plus précisément ce à quoi vous allez contribuer. Déclara-t-il en se levant. Vous savez tous que la magie est très utile dans ce monde ! Elle sert à bien des choses et on ne peut s'en passer. Comme tuer un nombre incalculable de gens ? Murmura

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amèrement Kips pour elle même. Morgenstern fit volte face, un rictus furieux, déformant son visage. Il leva la main en direction de la jeune insouciante. Une sphère se forma et se déplaça avec une vitesse impressionnante en direction de Kips qui s'écroula en hurlant de douleur, entrainant les autres prisonniers dans sa chute. Je vous demande pardon ? Demanda calmement le mage en fixant avec mépris le malheureux tas de prisonniers qui se mouvait sur le sol, essayant de se relever. Ils y parvinrent tant bien que mal après quelques minutes. Kips baissa la tête : Je vous demande pardon pour mon impolitesse Monseigneur. Bien ! S'exclama Morgenstern de nouveau un petit sourire aux lèvres. Je disais donc que la magie, chose très utile, est faite pour faire évoluer le monde ! Le monde, les animaux, les objets, les humains .... Et c'est pourquoi vous êtes aujourd'hui ici face à moi ! Je vous félicite ! Vous m'aiderez à faire évoluer ce monde mes cobayes pour la gloire de notre Maître à tous : le seigneur Fligard ! Puis son discours terminé, il appela des gardes et leur ordonna d'emmener les prisonniers, promis à un terrible avenir, dans les cellules miteuses du laboratoire où aurait lieu les expériences et les tests. Cela commença deux jours après. Les prisonniers furent soumis à de nombreuses horreurs. Test de sort pour les résistances mentales et physiques, potion qui annihile la peur, la douleur, la raison et qui intensifie la folie, intensification des sens, greffes d'organes animales, griffes, queues de poisson, ailes, crocs... Kips fut doté d'ailes terrifiantes à l'allure reptiliennes. Tout cela dans le but de contribuer à l'amélioration de l'armée du Tyran. Beaucoup de prisonnier essuyèrent tortures et échecs, et certains tombaient les uns après les autres comme des mouches. Ils finirent par rester 2 seules "réussites". Kips et un jeune homme bien mal en point. Un sombre jour ou Kips tachait de dormir dans sa cage malgré

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les bruits et les cris insupportable de son voisin "transformé", Morgenstern entra brusquement dans la salle, une lampe à huile entre ses mains. Il parcouru la salle des yeux et se détournant de l'agonisant, fixa Kips avec un sourire satanique. La jeune fille se retrouva dans le bureau du mage. Elle tremblait déjà de ce qu'il pourrait lui déclarer. C'est sur un ton mielleux qu'il commença : Bien ma chère, savez vous ce qu'est cela ? Demanda-t-il en lui présentant la lampe. Heuu, une lampe à huile ? Parfaitement ! Et dites moi, connaissez vous ces fantastiques créatures que sont les djinns ? Les yeux de Kips s'ouvrirent avec surprise. Les djinns ? Mais ce n'est qu'une légende ! Ils n'existent pas ! Faux ! L'interrompit Morgenstern. Ils existent mais sont seulement très peu et très rare. Bref les djinns comme vous le savez sont des êtres qui ont d'immenses pouvoirs. Pouvoirs qui sont décuplés lorsqu'ils sont liés à quelqu'un. Nous avons réussi à partir de ce système à trouver le moyen de recréer une sorte de djinn.... et tu vas nous être très utile. La surprise avait laissé place à la terreur dans le regard de Kips. Elle sentait qu'ils n'auraient aucun problème à aller jusqu'à la tuer. Les tests commencèrent. Ce fut dur pour la jeune cobaye. Plus dur encore que la pose de ces monstrueuses ailes. Mais malgré les douleurs qu'elle endura, il y eu un résultat plutôt positif. Essaie de faire léviter ce livre pour voir si tu as des pouvoirs ? Lui ordonna le mage. Ce fut un échec. Pas la moindre parcelle de magie ne fut créée par la jeune fille. Morgenstern appela un des sous mages du labo qui travaillait avec lui, et ordonna à Kips : Lie toi avec lui.

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La jeune fille obtempéra malgré sa volonté. Le sous mage lui serra la main d'une forte poigne et Kips sentit le flot de magie parcourir son corps jusqu'aux mains serrées. Là, une lumière vive blanche apparue et Kips ressentit une douleur aigu sur sa paume. Elle se coupait mêlant le sang des 2 personnes. La jeune fille ressentit des émotions qui n'étaient pas siennes. De l'appréhension et de la peur, crainte de se faire réprimander par Morgenstern. Tout cela venait de l'homme ! L'interaction terminée, Kips lâcha brusquement la main du sous mage, perturbée et surtout dégoutée. Elle regarda la sienne. Une inscription qu'elle ne pouvait déchiffrer était apparue. L'homme avait la même sur sa paume. Le mage rouge les regardait avec intérêt et demanda à l'homme d'une voix autoritaire de contraindre la jeune fille de soulever le livre. Le sous mage obéit et Kips sentit un flux de magie se déverser en elle. N'ayant pas l'habitude, elle le manipula tant bien que mal et le livre lévita quelques secondes avant de retomber lourdement sur la table. Parfait ! S'exclama Morgenstern. Maintenant fait le vœu de rompre le lien. L'homme obéit. Ils sentirent une douleur sur leurs paumes : les inscriptions s'effaçaient. Ils refirent les tests plusieurs fois afin de bien comprendre le nouveau pouvoir qu'ils avaient découvert. Lorsque la jeune fille n'était pas liée, elle était une humaine ordinaire sans aucun pouvoir. Mais dès lors où elle se liait, elle pouvait pratiquer la magie dans le but de répondre aux vœux de son "maître". Quand le mage rouge mit fin aux tests, Kips soupira de soulagement. Avant cette expérience, elle ne s'était pas rendue compte combien la liberté était précieuse et avait de la valeur. Cependant ce soulagement fut de courte durée. Morgenstern lui attrapa la main. Tu ne pensais pas t'en tirer comme ça hein ? Étant donné que cette expérience est une réussite je vais t'entrainer puis tu seras par la suite au service de notre seigneur et maître Fligard. Un profond sentiment de dégout s'empara de Kips. Ce que le mage rouge avait prévu pour elle la révoltait. Elle voulait retrouver sa liberté plus que jamais et ne voulait en aucun cas rencontrer le Tyran qui avait fait tant de malheur dans ce

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monde.

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Une semaine plus tard, elle était prête. Elle avait apprit à maitriser ses pouvoirs avec adresse bien qu'elle soit loin des plus puissants et Morgenstern estimait qu'il était temps qu'elle serve à quelque chose. Il défit donc le lien qui l'unissait à la jeune fille et, ayant quelques petits problèmes à régler, appela un garde pour qu'il l'emmène jusqu'à sa cellule. Ce qu'il fit mais sans trop de prudence. À peine arrivée devant sa cellule, Kips étendit ses ailes, assommant violemment le garde qui hurla et s'effondra sur le sol. Kips, désormais seule dans la pièce, entendit des bruits de pas précipité dans le couloir. Elle coinça une table devant la porte, puis se précipita sur la terrasse de la tour. Là elle se retrouva devant le vide. La ville sombre s'étendait sur des kilomètres. Les gardes réussirent à rentrer dans la pièce et se précipitèrent sur la terrasse... vide. La jeune fille avait déployé ses immenses ailes de monstres et s'était jeté dans le vide, volant le plus rapidement qu'elle pouvait. La liberté était la devant elle, elle ne devait pas faillir devant cette chance qui s'ouvrait à elle. Morgenstern attiré par le boucan arriva sur la terrasse. Il hurla de cette défaite et réduisit les gardes présents en d'insignifiantes souris de laboratoire. Cela faisait maintenant plusieurs heures que Kips volait. Elle avait quitté la ville depuis un bon moment et continuait de voler à tire d'aile dans le but de mettre le plus de distance possible entre elle et Thanatopolis et ses monstruosités. Cependant, elle commença à faiblir. Malgré sa volonté la fatigue commençait à s'emparer de ses membres. Elle finit par perdre de l'altitude et arrêta sa course... contre le tronc d'un arbre. Elle tomba sur le sol mousseux de la forêt et... s'endormit. Elle se réveilla un jour plus tard, les muscles ankylosés par l'effort qu'elle avait fourni la veille. Elle se releva tant bien que mal. Et commença à avancer dans la forêt. Ne sachant par où aller. Elle marcha longtemps. Tout était calme dans cette foret, à peine les animaux l'avaient-ils vu, qu'ils s'enfuyaient. La jeune fille finit par arriver à la lisière où elle aperçut un bourg qui n'avait pas encore été détruit par les ombres. Fatiguée, elle

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décida d'y aller espérant que les gens lui permettraient de se reposer comme il se doit. C'était un jour de marché et il y avait pas mal de monde dans les rues. Kips marchait cherchant une auberge où elle pourrait peut être avoir une chambre gratuitement, quand elle bouscula un homme. Celui ci se retourna furieux et resta stupéfait, les yeux horrifié sur la jeune fille ou plutôt sur ce qu'elle portait sur le dos. Tout autour, les villageois se turent et firent de même. Kips remarquant le pourquoi du comment, décida de s'éclipser le plus rapidement possible. Elle se réfugia dans une ruelle déserte. *Il faut vraiment que je me trouve des vêtements approprié et surtout une cape ce ne devrait pas être difficile de trouver ça ici* En temps normal, elle n'aimait pas voler. Mais sa situation actuelle l'y contraignait. Elle s'infiltra discrètement chez quelqu'un et trouva dans une caisse une chemise, une jupe légèrement trop grandes mais qui feraient l'affaire, ainsi qu'une cape. Elle fit 2 trous dans la chemise afin d'y passer ses ailes puis alla chercher un peu de nourriture dans la cuisine. Là, la maîtresse de maison préparait le repas en chantant à tue tête. Rien de pire pour les oreilles de Kips qui grinça discrètement des dents tout en parcourant la cuisine du regard la femme était de dos, derrière la table présentait plusieurs morceaux de jambon ainsi que du fromage qui furent subtilisé discrètement par Kips qui repartit d'où elle était venue... par la fenêtre. La jeune fille pu entendre avant de s'envoler un grand : Feeeeeeeeeeeeeliiiiiix espèce de gros matou paresseux !! Rend moi ce jambon immédiatement !!! Kips eut un petit rire. Chose qu'elle avait rarement eut ces derniers temps. Puis rangeant le tout dans un sac qu'elle avait trouvé, elle s'envola. Elle voyagea ainsi pendant une semaine : volant de préférence la nuit, subtilisant de l'argent, des vivres dans les maisons ou dans les champs, se reposant à l'abri des regards et évitant tout contact avec les populations humaines, le jour ... jusqu'à la grande ville frontière de Maléate. Se rappelant de la réaction des villageois, elle ne s'aventura pas dans la ville et se posa devant une grotte où elle décida de s'arrêter pour de bon afin de mieux se récupérer et surtout de réfléchir à ce qu'elle allait faire par la suite. S'enfuir c'était bien beau, mais il lui fallait agir.

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Cela faisait quelques jours qu'elle s'était bien installée. Il lui était arrivé de se rendre à Maléate pour acheter ou voler ce dont elle avait besoin. Il était très difficile de rentrer dans cette ville. Chaque chariot était passé au peigne fin avant de passer les deux immenses portes de bois noir qui barrait la route. Kips s'était même retrouvée un midi dans la foule ou un fauteur de trouble avait causé un incendie sur un chariot provoquant la panique dans la foule. Mais grâce à cela elle avait pu entrer « légalement ». Elle n'avait pas aimé l'ambiance qui régnait dans cette ville, le fait qu'il y ai un mur séparant deux conditions sociales différentes. La jeune fille avait vite fait ses affaires et était repartie à son camp où l'atmosphère était calme et reposante. Cependant, un jour, elle vit les villageois courir dans un même sens, fuyant la grande ville. De l'autre coté en direction de Maléate, à l'horizon elle put voir un énorme nuage sombre. *De la fumée ? C'est bizarre Maléate est une ville plutôt tranquille d'habitude. Allons voir ce qui s'y passe.* Retournant à sa clairière, elle récupéra son sac contenant le peu de bien qu'elle détenait. Elle regarda le ciel. *Il y a quelques nuages... Je vais y allez en volant* Elle déploya ses ailes monstrueuses puis prit son envol. L'air était frais dans le ciel parmi les nuages. De là haut elle put mieux voir la ville frontière. En effet, la fumée noire provenait de là bas, les villageois quittaient la ville en masse. Tous en courant et en se bousculant pour être le premier à s'en aller. Une pensée sombre tira un rire ironique à Kips. Il était difficile de discerner ce qui se passait exactement dans la ville, la fumée était trop présente. Elle put cependant discerner quelques éclairs de lumière très atténués par la fumée qui se discernèrent mieux quand elle fut plus proche de la ville. Là elle put apercevoir une intense lumière rouge sanguine ce qui fit tilt sans son esprit. Son cœur battit plus vite. Sa respiration s'accéléra en repensant à certaines bribes de son passé qu'elle aurait préféré ne pas vivre. *Quoi ?! Mais... Cette lumière... Un mage serait donc dans cette ville... Il serait plus prudent de retourner au camp... Il ne faut absolument pas qu'ils me trouvent... Hmmmm c'est le plus sage. Et pourtant j'ai envie de voir ce qui s'y passe... Roh et

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puis merde ! J'y vais !* Kips se posa discrètement près d'un rocher. Elle mit sa cape puis releva sa capuche sur ses longs cheveux roux pour plus de discrétion avant de rentrer dans la ville. Là elle faillit regretter d'être venue. Dans la ville régnait une atmosphère de néant. Quelques bâtiments brûlaient, parmi les villageois, c'était la confusion totale. Tous courraient, se bousculaient, tombaient, se piétinaient... Des enfants, seuls, pleuraient, les chiens aboyaient... Bref le chaos total (ce qui la révolta un instant). Malgré sa répulsion envers cette atmosphère qui lui rappelait de mauvais souvenir, elle décida de s'enfoncer dans les entrailles de la ville. Plus loin tout était calme, la population ayant fuit. Cependant plus elle avançait et plus la lumière rouge se faisait intense. Kips marchait doucement sur ses gardes, la peur la tenait à l'estomac. Si jamais elle se faisait remarquer par le mage, sa liberté risquerait grandement de prendre fin. Soudain elle sursauta. Des lianes étaient brusquement apparues à ses pieds se faufilant rapidement et tranchant ses obstacles. Bien qu'elle ne ressentit rien de néfaste à ses lianes, sa peur augmenta d'un cran, ses mains commencèrent à trembler légèrement ce qui ne l'empêcha pas de continuer d'avancer et de tourner à la première ruelle ou elle vit une énorme dépouille de chien. *Un chien noir... Comme au château...* Elle continua son chemin puis arriva à l'endroit ou toute l'action se déroulait : un homme à terre qui produisait les lianes... Là Kips se figea un instant à la vue de la sphère rouge. Ses souvenirs refirent surfaces dans son esprit. Puis elle se ressaisi du fait de la situation pressante. En effet la sphère était énorme et allait être sur le point d'agir. *Et merde je ne peux pas agir seule !* Puis voyant L'homme à terre, elle se précipita sur lui et a contrecœur, bien qu'elle n'aime pas faire le pactes, lui prit la main. Il la regarda surprit et résista. Elle serra fort sa main, une lumière vive blanche apparut, puis elle ressentit une douleur aigu sur sa paume, signe qu'elle se coupait mêlant le sang des 2 personnes. Quand le sort se termina, Kips dit à l'homme, hâtive:

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Fais un vœu vite ! La sphère va être lancée ! Allan surprit par ce qui s'était passé resta muet. C'est alors qu'un autre homme arriva. Des cheveux blanc, un manteau rouge sur le dos et une grande épée à la main, il se tenait prêt à les aider lorsque deux pantins apparurent et se précipitèrent vers lui et l'obligèrent à se reculer dans la rue adjacente. Il ne leur serait malheureusement d'aucune aide. Et la sphère continuait de grossir au dessus d’Allan et Kips...

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Ă€ suivre la semaine prochaine...

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Remerciements A Kira qui à ce moment du RP, l'a (avec moi) relancé. Je pense que les prochains minibooks vont péter le feu xD. Va falloir s'accrocher.

Bye-bii à la semaine prochaine ;)

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Pour cette fois voilĂ mon perso Kimelae !

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Minibook 07 - Les Ombres de Fligard : Eveils  

Minibook 07