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EDITO Un Magazine comme celui-là, c’est énormément de travail et beaucoup d’investissement personnel. Mais quel plaisir quand sort celui-ci, car c’est le fruit du travail de passionnés qui ne comptent pas leur temps au service de la pêche ! Dans ce numéro, plusieurs articles qui me tiennent à cœur, en ce début d’année difficile dont on ne peut oublier l’actualité. Avant tout, la solidarité marquée pour Louis, un petit garçon courageux qui se bat pour grandir, auprès des siens et que j’embrasse fortement, ainsi que ses parents, des gens formidables. Mais aussi la création de l’Association du Barbillon de France, pour la promotion et la sauvegarde de cette espèce fantastique qu’est le barbeau. J’embrasse William et sa compagne qui ont fait un travail magnifique qu’il nous présente dans ce numéro. Mon ami Mark qui partage avec nous un fantastique moment avec son papa, au bord d’une rivière anglaise, et justement un beau barbeau à l’issue, mais je n’en dis pas plus. David qui me suit depuis un moment dans le MadMag et ses huiles de pêche. Et Charles, qui a réalisé un parcours remarquable dans Top Chef, un garçon généreux qui aime se détendre au bord de l’eau. La visite d’un plan d’eau des Vosges où j’ai hâte d’aller tremper à nouveau ma ligne, chez Alain, un gars fantastiqueL Et puis un sujet complet sur mon approche des big fishs à la canne. Bref, vous me direz que du formidable pour moi. Mais c’est logique, car ce Mag transpire la passion et les valeurs humaines, le plaisir de la pêche revenu après une période quelque peu difficile. Mais avec un équilibre retrouvé, auprès de gens sincères et de ma famille. J’ai retrouvé une place que je pensais avoir perdu à jamais, parce que tout simplement j’ai compris les chosesL. « Je n’ai pas changé, j’ai juste compris ce qui était important pour moi » « I’m back i hope », et pour longtemps ! Merci à tous ceux qui croient en moi ou me suivent, vous êtes ce qui continue à me faire avancer ! Longue vie au MadMag ‘ ! Madfred


La recherche des spécimens et beaux poissons à la grande canne est une quête sans fin. Non qu’on soit toujours à la recherche du plus gros poisson – quoique certains ne voient que par des pseudos records qui à la fin de ne veulent finalement rien dire – mais plutôt à la recherche d’un état d’esprit, de bien­être, d’un sentiment de relaxation totale, à la prise d’un très gros poisson. Cette piqure d’adrénaline au flotteur qui coule, et à l’élastique qui se tend, la canne pliant à se rompre en contrant le premier rush d’un poisson qui vient de comprendre ce qui lui arrivait, faisant monter d’un coup d’un seul le palpitant que l’on sent battre à se rompre dans la poitrine, tout en serrant les fesses que le poisson reste hors des obstacles. Qui n’a jamais ressenti cela ? Les jambes qui flagellent lors du travail d’un monstre que l’on pense ne jamais pouvoir arrêter. Oui mais voilà, pour en arriver là, il faut préparer sa pêche, et réfléchir à ce que l’on fera pour provoquer ces rencontres magiques…

Pour mettre les choses au point, je ne suis pas un habitué des « +20 », appellation d’origine contrôlée pour les carpes dépassant les 20 kilos, mais plutôt un passionné des beaux poissons quelle que soit leur taille. Des belles carpes qui donnent du fil à retordre, dans des plans d’eaux tous plus beaux les uns que les autres. A la recherche du poisson qui me fera frémir et me donnera le sourire pour un long moment. Dans cet article je vais sans doute bousculer les choses, sans doute que certains trouveront à y redire, c’est légitime car on a tous notre façon de penser et notre point de vue. Cela me fera très plaisir de lire ce qu’ils pensent et leur partage sur le sujet.

C'est comme qui dirait...une pêche d'homme ! Dans un premier temps, je vais reprendre rapidement le matériel à employer. Pour moi, nul besoin d’une canne dernier cri hyper top à la One again, mais plutôt d’un modèle solide voire EXTREMEMENT solide qui permettra de pêcher en toute confiance. Je ne citerai aucun modèle de canne hormis

le mien, car c’est un débat sans fin que je veux éviter, les seuls conseils que je pourrai donner seront de prendre une longueur suffisamment grande pour pêcher des spots éloignés si les plans d’eau abordés en possèdent – quoique les plus beaux poissons que j’ai piqués l’ont été à moins de 5m du bord. Ensuite, choisir une canne supportant la traction à outrance, surtout avec des gros élastiques tendus permettant de garder les poissons hors des obstacles. Egalement prendre un modèle assez léger, vous allez souvent devoir tenir la canne en main, si vous partez traquer le poisson en mode Stalking. Mon choix se porte sur une vieille Garbolino Carp Strike, que je possède depuis à présent plus de 10 ans et qui me donne entière satisfaction. J’ai quasiment tout fait subir à cette canne, sans avoir trop de casses, hormis une réelle « explosion » à l’automne dernier, qui m’a valu de lui


changer les ¾ des brins, sur un poisson que je n’ai pas vu mais qui semblait avoir des moustaches… Restons quelques instants sur les élastiques. Mon choix se porte depuis des années sur le VESPE 3.8mm creux, sur la totalité de mes kits, montés sur embase fixe de la même marque, avec une partie torsadée à la base de 50 à 80 cm environ, et plus ou moins tendus selon les conditions. C’est à mon humble avis suffisant pour 90% des poissons que l’on peut rencontrer et s’il faut casser et bien tant pis. Je n’ai nullement envie de partir dans une course aux élastiques, en montant des tendeurs de trampoline sur des tuteurs à tomates, j’essaie de garder des dimensions correctes pour le respect du poisson. Il y a des limites à se poser, ce sont les miennes. Si un poisson ne peut être mis au sec avec ma configuration de canne, et bien soit, je ne pêche pas le poste. Je n’ai nullement envie de laisser un demi­kit cassé pendu à un poisson parce que j’ai voulu jouer à qui avait la plus grosse. La tête d’épuisette sera immense, car il est tout à fait probable de mettre au sec des poissons énormes si les plans d’eau que vous pêchez abritent de tels spécimens. Il existe peu de modèles réellement efficaces sur le marché et ici par contre j’en

CARBON TAKE APART LANDING NET DE GREY'S

FREEFLOW SPECIALIST NET DE GREY'S retiendrai deux : la Pan de Gardner et la XXXXX de Greys avec une préférence réelle à la seconde que je trouve absolument parfaite pour mes pêches. Elle sera montée soit sur un manche fixe court si on peut approcher de l’eau, soit sur un manche télescopique que l’on pourra bricoler dans une vieille canne en fibre, si l’on veut gagner un peu de longueur, mais attention à ce que cela ne plie pas trop une fois le poisson à l’intérieur. Pour le reste, je vous laisse choisir ce qui vous convient, il m’arrive parfois de passer l’aprèm le cul à terre, dans l’herbe, comme sur un level chair si les touches sont très

rares et que je pêche à poste fixe. Un seau fait l’affaire, surtout si l’on veut vagabonder quelque peu. Volontairement je ne partirai pas dans les détails d’une pêche à roder en promenade autour d’un plan d’eau, ou d’un poste fixe gardé tout l’aprèm en attente d’un beau poisson. Les deux m’ont donné satisfaction, et feront peut­être l’objet d’un article ultérieur. Aussi, revenons à nos moutons et au « petit matériel » constituant la ligne. Pour le nylon, je vous laisse choisir votre référence préférée, qui devra avant tout avoir une résistance à l’abrasion hors

Flotteur assemblé maison avec une antenne extra longue pour descendre le centre de gravité du flotteur et le rendre plus stable. Double oeillet pour éviter les emmêlements


du commun, caractéristique majeure pour ce type de pêche, ainsi qu’une grande résistance linéaire, car les poissons visés sont hyper puissants, et les élastiques très tendus si l’on pêche des postes encombrés. Le diamètre de ce dernier sera en adéquation avec le lieu et poste de pêche. De 18 à 30/100, c’est suffisant dans bien des cas. Mes flotteurs dépendront de l’esche employée, dans 95% des cas de la pâte, donc à longue antenne. J’emploie avec un immense plaisir et une grande satisfaction ceux que j’assemble moi­même car ainsi, j’ai exactement ce que je veux sur la ligne. Les plombs seront toujours des Stotz de Preston, parce que je n’ai pas trouvé mieux pour le moment. Les hameçons dépendront aussi des esches dans leur taille, mais seront toujours très forts de fer, car avec la tension de l’élastique et la grosseur du nylon, il faut une référence sans aucun défaut. Les Avid Carp MWG ont 100% de me confiance et je dois dire qu’ils remplacent avec succès les Korum S3 que j’utilisais par le passé. Avant de parler des esches, je vais présenter un peu ma façon d’aborder cette pêche car cela expliquera ensuite bien des choix en matière d’esches et de façon de pêcher. Quand on pêche les spécimens à la grande canne, on

vient souvent au bord de l’eau pour ne mettre au sec qu’un seul poisson. Si on en prend plus c’est du bonus, mais on se satisfera souvent d’une seule carpe si elle présente des dimensions hors du commun, les poissons de plus de 10 kilos sont courants si on s’y prend bien. Le choix du plan d’eau est essentiel. Avant tout, s’il n’abrite pas de poisson de grosse taille, c’est peine perdue avant même de commencer, cela va de soi. Une fois le plan d’eau sélectionné, le repérage est essentiel. Cela comprend également le fait de pouvoir discuter avec d’autres pêcheurs qui vous

renseigneront peut­être sur les mœurs des carpes, à savoir qu’il est important d’avoir un maximum de détails en tête pour réussir. Souvent, vous n’apprendrez pas grand­chose, ou alors des détails radicalement opposés à savoir que j’ai déjà entendu par exemple que les carpes ne se prenaient qu’ »au milieu », à plus de 100m du bord…Ben oui, les carpistes pratiquant le plan d’eau étaient tous adeptes des déposes en bateau hors de portée des cannes, donc il est sûr qu’ils n’en piquent aucune au bord ! Vous apprendrez souvent de vous­même en étant un peu observateur. Les mœurs


des carpes se dévoilent souvent à ceux qui savent ouvrir les yeux et prendre le temps de comprendre. Si votre plan d’eau possède des obstacles, c’est bien souvent là que vous aurez toutes vos chances de piquer des carpes. Il est rare que sur les plans d’eau encombrés, les carpes ne se réfugient pas dans les arbres immergés et herbiers, s’y sentant en sécurité, surtout si la pression de pêche est forte. C’est également vrai sur les étangs sauvages où les poissons sont méfiants. En pratiquant aux abords de ces obstacles, vous aurez toutes les chances de prendre

du poisson. Gardez juste à l’esprit que l’idée première est de mettre ces poissons au sec, pas de faire des guirlandes de Noel sur les obstacles et si un poste s’avère impêchable, nul besoin d’insister à outrance, le respect du poisson est primordial. Mais quand un arbre est couché dans l’eau, c’est souvent un aimant à carpes, et j’adore pêcher ce type d’obstacle, qui donne souvent de superbes poissons. Mais j’essaie de le faire tranquillement sans m’approcher non plus de trop .Garder une distance de sécurité est souvent synonyme de succès même si les touches sont plus lentes à rentrer. Pour bien choisir ses postes, il faut aussi penser à la saison à laquelle on se trouve. Si en été les carpes peuvent se prélasser au soleil, en hiver elles garderont souvent la thermocline où elles se sentent bien. Si l’on pêche à la pâte sur le fond, on fera très attention à ce détail car on ne pourra régler sa hauteur de pêche. Donc, si possible, aborder en premier les postes à la

profondeur en adéquation selon la saison, si l’étang possède des berges encombrées. L’idéal étant de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, et chercher en rodant si les touches ne viennent pas rapidement en se déplaçant autour du plan d’eau. L’ensoleillement d’un poste, son exposition au vent seront aussi des critères de choix. En hiver un poste à l’ombre toute la journée sera rarement prolifique. Les postes encombrés sont souvent très bons, mais pas toujours. Certains plans d’eaux possèdent des postes dégagés super intéressants si le fond est « accueillant » pour Dame carpe, avec de jolies taches de graviers où les poissons aiment se nourrir. C’est d’autant plus vrai si le plan d’eau possède des berges dégagées sans aucun obstacle apparent. Les tâches de graviers seront alors de bons postes à pêcher. Les roselières sont souvent des postes intéressants si leur profondeur est confortable pour les carpes. Ce sont de


véritables gardes mangers riches en insectes et les poissons viennent souvent s’ »y nourrir, et en saison s’y reproduire. Bien connaitre le comportement des carpes aidera à prendre les plus beaux sujets, et c’est en observant et en analysant ses parties de pêche que l’on pourra tenter de choisir les meilleurs postes. Sur un plan d’eau, les poissons se tiennent souvent là où ils sont le mieux à un moment donné, reste à savoir pour vous où cela se trouve. Cela ne s’apprend pas dans les livres, ni sur un PC mais en étant un maximum au bord de l’eau. L’expérience est irremplaçable. Une fois les postes choisis, voyons un peu comment on va amorcer ces dames. Pour ma part, vu que je pêche pour une touche, j’aborde souvent mon amorçage en employant le « peu mais bon ». Je pense qu’il vaut mieux en mettre peu sur le fond, mais de bonne qualité et très attractif pour prendre des beaux poissons. J’ai par le passé fait de multiples essais en posant « la table », je n’ai fait qu’entrer un maximum de poissons sur le coup et cela ne m’a jamais rapporté les plus beaux, cela donne beaucoup de fausses touches et des ferrages inutiles. Un fond de coupelle est souvent la solution en attendant la touche. Les plus beaux poissons sont souvent solitaires ou en tout cas se baladent en comité restreint et pour les intéresser, un bon amorçage est la solution. C’est comme pour vous, vous préfèrerez sans doute un bon toast au foie gras accompagné d’un peu de confiture de figues, qu’un pâté de campagne à la moutarde dans une demie

–baguette. Et bien pour les carpes c’est pareil ! J’emploie pour se faire des pellets d’un diamètre suffisant pour ne pas être dérangé par le menu fretin, bien souvent des pellets de 6 à 15mm, selon la population du plan d’eau. Souvent, j’ai recours à du 9 mm, permettant ainsi de trier un peu mais pas trop, mais surtout laisser le poisson fouiller un peu plus longtemps sur le coup à volume égal. Les pellets seront un peu plus difficiles à trouver que des plus gros, rendant les chances d’engamage de la pâte plus grandes, tout en étant difficiles à être gobé par les petits poissons tels que les gardons et les plaquettes. Hormis le cas où le plan d’eau est farci de brèmes, c’est souvent la meilleure alternative pour déclencher les touches des belles carpes.

Mes pellets préférés sont à base de farines de poisson, qui présentent bien souvent un fort taux de protéines dans leur composition. Il existe de multiples références pour ce type de pellet et pour 2016 mon choix se portera sur les Monster Crab de Force1Baits. Ils possèdent tout ce que je cherche dans ce type de pellets, un diamètre de 10mm qui sera parfait sur les gros poissons, en proposant de bonnes bouchées. Pour augmenter le pouvoir aromatique et attractif de ces pellets, on peut les napper d’additif. C’est également intéressant dans la vitesse de diffusion car les additifs laisseront plus rapidement une « trace » dans l’eau que des pellets secs. Le nappage permet également d’ajouter si l’on veut un « coating » ou couche externe, de farines sèches par exemple. Dans les plans d’eau où il n’y a pas trop de petits poissons, on peut réaliser ce type d’enrobage avec de la farine de krill par exemple, ou toute autre farine qui se voudra attractive. Pour se faire, il suffit de napper ses pellets d’additif liquide, puis de saupoudrer d’un peu de la farine que vous aurez choisi avant de bien tout remuer. Ensuite, un simple coup de tamis fin pour ôter l’excédent de farine, et le tour est joué. Cet enrobage une fois au fond de l’eau créera un halo de particules autour des pellets mais aussi à la descente sur le coup, en une colonne attractive de fines particules guidant le poisson vers l’amorçage. En hiver, j’utilise également du pellet mais plus fin et plus sec. Je les trempe préalablement pour qu’ils commencent à


temps à me décider car franchement je trouvais cela galère au début, sur les plans d’eaux profonds que je pratiquais. Avec 5 m d’eau, c’est beaucoup plus délicat qu’avec 2, mais à force de pratiquer, je suis parvenu à maitriser cette technique avec de biens meilleurs résultats qu’avec toute autre esche. Les pêcheurs à la pâte seront d’accord avec pour dire qu’une fois qu’on est converti à la technique, il est délicat travailler et je prends garde à ce qu’ils ne soient pas trop nutritifs. Mon choix se portera dès ce début de saison sur le Soft baits pellets contact robin red 2 mm de Force 1 Baits. C’est un pellet qui se trempe et qui descendra bien sur le fond une fois mouillé, étant très attractif à la base. Par contre, ce n’est pas parce qu’un pellet est petit qu’il est moins riche, c’est une fausse idée que j’entends parfois. En l’occurrence, il n’y a qu’1% de protéines animales en moins par rapport au Monster Crab de la même marque. Par contre vu son plus petit diamètre, il faut en mettre beaucoup plus à volume égal. Et son aspect initial permet de le gorger d’eau pour le rendre plus mou et le faire travailler, bien plus facilement qu’avec le Monster Crab, même si je prends les 6mm. On a alors un pouvoir aromatique et attractif très intéressant, même sans additif externe. C’est parfait pour les eaux les plus froides. Utilisé avec un ver de terreau à l’hameçon, cela sera très intéressant. Avec ces pellets, j’aime employer la pâte. C’est une esche avec laquelle j’ai mis du

d’aborder une partie de pêche sans pâte sur sa tablette ou dans ses boites ! Vu que l’on pêche pour un seul poisson au départ (même si l’on espère en prendre plusieurs, l’idée est d’en faire entrer un sur le coup et le piquer), une recette très attractive est requise. Peu importe celle que vous emploierez, il faut pêcher en confiance et surtout ne jamais douter que cela va rentrer. J’aime bien les recettes à bases de


farines de poissons bien fines, qui permettent un mouillage facile et le plus large possible. Ainsi, avec une seule recette, on peut pêcher partout selon le mouillage. On « domptera » ainsi le travail de sa pâte et la façon dont elle va diffuser, et adaptera cette dernière au poste et au plan d’eau visés. Il est évident que l’on ne va pas mouiller sa pâte de la même manière par 1,50m de fond que par 6m. Il faut qu’elle travaille, certes, mais au moins déposée, qu’elle atterrisse sur le fond sans se détacher. Depuis quelques temps, j’emploie entre autres une pâte maison, dont j’ai donné la recette sur mon site dans la rubrique esches et amorces et je compte bien employer un autre mélange du commerce qui me semble hyper intéressant, la Pasta de Force1Baits. Un mélange clair qui travaille bien, pas trop nourrissant, et au spectre de mouillage intéressant. On peut l’employer aussi bien quasi sèche que très mouillée. Elle nuage quelque peu si on force sur l’eau, et c’est un truc hyper sympa si on veut qu’elle travaille de suite dès sa mise à l’eau. Je

multiplierai mes tests cette année et avec un bon pellet d’amorçage, la combinaison est bien souvent gagnante. Nous avons vu le matériel et les esches que j’emploie dans ma quête des beaux poissons à la canne, voyons maintenant comment j’aborde cette pêche. En arrivant sur le plan d’eau, dans un premier temps je laisse le matériel dans la voiture et me promène un peu pour voir si le poisson est en activité. Parfois, on aperçoit des sauts et autres signes qui prouvent que les carpes ne sont pas figées comme des statues, mais cela ne nous avance guère quand c’est au milieu d’un étang ou d’un lac de plusieurs voire dizaines d’hectares, au détail près que

l’on sait que « cela bouge un peu ». C’est toujours mieux que le calme plat ! Au fil de ma « promenade », j’observe avec précision les « traces » que pourraient laisser des carpes qui s’alimentent, comme par exemple des taches de boues soulevées, d’eau troublée mais aussi évidemment, de poissons marsouinant en surface. C’est fou le nombre de choses que l’on peut voir quand on observe. A mon humble avis, les pêcheurs ne prennent pas assez le temps de se poser pour regarder. Lors de cette petite promenade, rien n’empêche de lancer quelques pellets sur les postes les plus prometteurs si on compte y revenir par la suite. C’est même recommandé si on pêche


à roder. Cela permettra au poisson d’avoir un premier contact avec vos pellets et pourquoi pas de les inciter à rester dans le secteur. J’évite à présent de m’installer par habitude sur des postes où j’ai pris du poisson sur les précédentes sorties et quand c’est possible, j’aime changer à chaque fois, voire plusieurs fois dans la journée. Les zones de tenues des carpes ne sont pas toujours les mêmes, d’une saison à l’autre déjà, mais aussi au cours d’une même journée. Et c’est en multipliant les sorties que l’on saura où trouver les carpes. Certains postes puent le poisson, tels que les arbres couchés dans l’eau, les herbiers ou nénuphars, les zones sous les surplombant, les bordures encombrées. Ils auront bien souvent plus de résultats que les pleines eaux et c’est sur ce type de poste que je débuterai dans 90% des cas. Bien souvent, il est possible de les pêcher avec des cannes de 4 à 6m, ce qui est plus facile à manipuler que pleine barre.

Une fois le premier poste choisi, l’approche est pour moi toujours la même. Dans un premier temps se « poser » rapidement et le plus discrètement possible sur place. Il serait idiot d’arriver avec des gros sabots et faire fuir le poisson parce que l’on n’a pas fait attention au bruit et vibrations que l’on fait en se déplaçant. Je lance bien souvent une toute petite poignée à la main sur une surface d’1m2 environ, avant même de sonder. Le sondage est obligatoire, car pêchant à la pâte, il faut absolument pêcher à rasette, laissant sortir juste la pointe de l’antenne. Cette manœuvre doit être discrète, évidement mais non négligée. En 3­4 passages de la sonde, on saura comment régler son flotteur, ce n’est pas non plus une pêche de gardons au ver de vase… Au moyen d’une coupelle de scion bricolée maison, d’un diamètre assez important, je dépose une grosse boule de pâte, de la taille d’une balle de golf, dont j’ai énormément serré le cœur à la main, puis ajouté une couche plus « tendre » de pâte autour pour finir ma boule. Ainsi la première couche travaillera assez vite, et le milieu restera un peu plus longtemps sur l’hameçon. Avec ma pâte maison, c’est une manœuvre que je réalise aisément. Avec cette boule de pâte, j’ajoute quelques pellets pour finir de remplir la coupelle, qui tomberont bien à l’aplomb autour de la pâte. Ils seront mon amorçage « précis » autour de l’hameçon. Puis je pose la canne si possible, pour éviter de bouger, tout en gardant une main dessus. L’attente peut

commencer et les touches sont parfois longues à rentrer. Je ne vérifie ma pâte que si je suis quasi sûr qu’elle se soit dissoute complètement, et recommence le procédé si je n’ai pas de touche. Si j’ai décidé de roder, je change de poste si je n’ai pas eu de touche au bout d’une heure environ, pour y revenir s’il le faut. Si je pense rester sur le poste, et bien j’attends. Nul besoin de réamorcer toutes les dix minutes, avec ce type d’approche, cela ne ferait qu’aggraver les choses. Les pellets que l’on ajoute dans la coupelle en reposant de la pâte suffiront. Il m’arrive également de ne plus mettre de pellets, pour la bonne et simple raison que la pâte qui se dissout sur le fond participera aussi à l’amorçage. Parfois même, on piquera une brème, puis une autre et ce genre d’indications permettra de savoir que l’amorçage a été en partie ou totalement mangé. Si on en remet de trop, les brèmes


resteront…Si on n’en remet plus, les carpes vont­elles rentrer sur le coup ? Cruel dilemme, que chacun d’entre nous réglera à sa manière. Il n’y aura pas de recette secrète que lorsque l’on pourra observer le fond en même temps, chose qui je suis sûr sera possible dans le futur, mais quel intérêt à pêcher dès lors ? Voici ma façon de faire, je ne dis pas que c’est la meilleure, loin de là, je doute même au vu de mes résultats que cela soit vraiment toujours la plus efficace. Mais c’est ainsi que j’ai confiance dans mon

approche et que je pêche sereinement pour ne détendre. Les capots arrivent mais ils sont assez rares quand même si l’on choisit bien son plan d’eau. Certes, je ne pique pas que des spécimens mais je prends du plaisir à chaque poisson et c’est l’essentiel !


Cela parait assez simple, et finalement ça l’est, l’essentiel n’étant pas dans la technique pure une fois posé sur le poste, mais dans le choix de ce dernier et aussi dans la manière dont on va distribuer les esches au fil de la journée pour faire entrer juste le poisson visé. Il n’y a aucun secret là­dessus, plus on pêche, plus on a de chance de prendre des beaux poissons. Bien choisir le plan d’eau, puis le poste, au bon moment sera l’essentiel, selon moi. Avec les meilleurs pellets et pâte du monde, si le plan d’eau est sur « off », rien ne marchera !


Cette saison, j’ai constaté que la technique du « link ledgering » (NDLR :pêche au quiver en plombée simple avec un Arlesey) rapportait le plus, j’étais en mesure de couvrir plusieurs postes à roder, ce qui aide à se faire une image mentale de la topographie de la rivière, ainsi de prendre quelques poissons bonus d'autres espèces le long du chemin. En fin d'après­midi, une seule canne a été posée dans une zone étroite de la rivière, cette coulée particulière est un petit goulot d'étranglement avec une petite retenue, au courant régulier, où la rivière était toujours teintée de couleur, mais avait baissé d’un bon 30cm, endroit qui semblait propice pour une touche.

Début septembre, l’image de la rivière Blackwater et de ses barbeaux me revient sans cesse en tête, mais je vous concède aisément que ces poissons ont eux­mêmes leurs secrets. Il faut parfois bien se gratter la tête pour prendre ces chers barbeaux, tant ils sont nomades et peuvent ne pas mordre à une esche

redescendait gentiment à son niveau habituel (chose que nous n’avons pas été en mesure de dire souvent cette saison !). Je comptais garder une approche aussi simple que possible, après tout, il est si facile de se perdre dans le labyrinthe de la recherche du montage ultime, je suis déjà passé par là et se torturer l’esprit à

qui fonctionnait à merveille la veille. Au cours de cette semaine particulière, nous avions reçu une pluie bienvenue et le niveau de la rivière

essayer de changer une tactique que vous savez fonctionner n’est pas très sage, bien que j’arrive encore parfois à le faire !

Au cours de l'après­midi, pour me tenir compagnie, les acrobaties d'un faucon crécerelle qui chassait sur les terres derrière moi,instant que j'ai tenté de capturer en image, quelques photos ont été tentées mais très délicates et si j’avais pu me percher un peu plus haut pour saisir quelques clichés, le résultat n’en aurait été que meilleur.


Quiconque me connaît sait que je suis tout aussi heureux d'avoir une certaine tranquillité et d’avoir la compagnie de la nature qui m’entoure, me ramenant à des instincts primitifs qui me font réfléchir sur les quelques petites choses qui nous entourent, et sur nous, les humains qui ne faisons que passer dans cet environnement naturel magnifique.

l’amont, endroit où il avait été piqué, et glisse rapidement dans le filet de l’épuisette, je jette un coup d’œil rapide sur son flanc doré

immaculé, et me dis que le combat s’est écourté avec beaucoup de chance pour ma part.

Comme l'après­midi a fusionné en soirée, je commence à ressentir quelques tirées dans la canne, pas celles précédant un départ, mais quelque chose de plus subtil, qui me rappelle instantanément combien la rivière est peuplée d’écrevisses, qui malheureusement me feront ferrer prématurément, ce qui débuta une période de calme de trente minutes avant la tempête et une véritable touche suivie du pliage de la canne sur le support, et me voilà à tenter de ralentir un poisson qui fait son chemin vers la sortie du goulot d'étranglement, tête la première vers un tas de branches mortes immergées… Une petite opposition latérale de la canne appliquée, le poisson fait demi­tour vers

Voici un barbeau de BlackWater, parfaitement conditionné (9 livres 14 oz soit env. 4.5kg) Un autre joyau parfaitement formé en provenance de cette superbe rivière, qui m’a rendu heureux et m’a aidé à rentrer chez moi le soir en marchant sur de véritables ressorts de bonheur.


Warwickshire Avon Plus tôt dans l'année via un site de réservation appelé Groupon, nous avions réservé une courte pause courant Octobre dans un lodge connu comme un ajustement au parc de caravanes de Stratford (Tiddington), qui s’est avéré être un excellent rapport qualité prix, quatre nuits coûte environ 50£ (soit env. 66€) pour nous deux, ce qui nous laisse la chance à Robert et moi­même de pouvoir pêcher un peu sur la rivière Warks Avon.

The « Snug » (le Confortable) est un nom approprié, il peut accueillir quatre personnes et est livré avec chauffe­eau et réfrigérateur. La véritable raison qui est à l’origine de mon blog « Fishing for memories » est qu’il y a quelques années, j’ai voulu partager mes sorties de pêche réalisées avec mon père, avec d’autres passionnés sur la toile. Il n’a jamais été destiné à une quelconque promotion personnelle, ou quelque chose de ce genre, juste retranscrire

avec plaisir mes journées de pêche entre père et fils. Cependant, au fil des années, mon père (Robert) a vu son état de santé se dégrader et en conséquence, à pêcher de moins en moins, au point de finalement devoir arrêter. De nombreuses fois au cours des saisons futures, si j’avais à pêcher d’anciennes zones où nous pratiquions notre passion tous les deux, je le ferai avec toujours le souvenir des endroits que nous avons pêchés. Nous bavardions souvent de pêche, et depuis qu’il a disparu il y a peu, je ne cesse de penser à ces voyages halieutiques que nous ne ferons plus. Mais je pense que je


départ que ça allait être difficile en raison de la combinaison de conditions météorologiques à haute pression et la clarté de l'eau qui était limpide.

continuerai à animer la flamme de sa passion, à travers mes pêches, et continuerai à véhiculer sa camaraderie qui me manque tant et la joie de partager entre père et fils lors de ces sorties. Je suppose que vous direz maintenant que je me suis quelque peu enfermé sur moi­même, presque comme un pêcheur isolé et je dirai que cette pensée a traversé mon esprit à intervalles réguliers. Le matin de notre arrivée, Robert ne se sentait pas très bien et nous avons pris la décision de parcourir la rivière et ses postes afin de mettre en place un « plan de bataille » pour les prochaines soirées – nous avions prévu de pêcher tard le soir (après 19h) pour ne pas subir le trafic fluvial, et remballer vers 1h du matin. En arrivant, l’eau était claire comme mes propres voies navigables dans le Berkshire, il n’avait pas beaucoup plu, et la rivière était bercée d’un faible courant et claire comme du gin, faible et le gin clair, en fait, aussi claire que je n’y aurais pas risqué une ligne si cela avait été sur une de mes rivières locales habituelles, et il était assez évident dès le

Je dois dire que je suis tombé instantanément amoureux de cette rivière, il est difficile d'expliquer comment les différentes voies navigables font ressortir des émotions différentes chez chaque pêcheur, mais celle­ci me fait me sentir comme à la maison, et je me hâte de pouvoir mouiller une ligne avec Robert, mais il y a plusieurs tronçons à regarder avant

de finalement décider du poste. Après avoir passé la matinée et la meilleure partie de l'après­midi à prospecter autour, je finis par nous choisir une paire de postes qui nous offrent la combinaison d'une meilleure profondeur et de quelques surplombants, ainsi que des herbiers un peu défraichis, sur des fonds sableux entrecoupés de nappes de graviers et de quelques rochers, ce qui m’a en fait beaucoup rappelé certaines zones de la Tamise, je dois admettre que certains postes que j’ai observés pleurent littéralement les


carpes et les barbeaux sans parler des autres espèces. Le soir suivant, après avoir dégusté un barbecue en famille je me mis à préparer un mélange léger d’amorce, comme je n’avais pas été en mesure d'apporter avec moi aucune nourriture préparée pour oiseaux, cette amorce allait être constituée de chènevis cru broyé, d’un très léger volume de pellets broyés, saupoudrés de Vitalin (croquettes pour chien) réduit en poudre, le tout mélangé avec de la chapelure maison et du Krill. Nous avions prévu de pêcher barbeaux et carpes à une seule canne, terminée par un dispositif lumineux Isotope enfilé sur le scion, et bien visible dans l’obscurité.Notre première soirée ne s’est pas tout à fait passée comme prévu pour nous, le poste que nous avions choisi était occupé par un autre pêcheur, qui a remballé une heure seulement après que nous nous soyons positionnés en aval. Amorçant au ver de terreau coupé et aux asticots au­dessus de notre amorce, nous avons capturé plusieurs gardons calibrés de 10­12 oz (env.350g), certes pas énormes mais parfaits avec un éclat argenté marqué, et également une jolie brème de 5 livres environ (env. 2,3kg) ainsi qu’un chevesne de 3 livres (env. 1,4kg) au peson, juste avant de remballer aux alentours de minuit. C’est alors que j’entendis comme un crépitement le long du chemin longeant la rivière, puis un autre bruit suivant le second, celui d’une loutre confiante qui courait sur le chemin avant de plonger juste à côté de moi, heureux d’avoir été témoin de ce bref instant animal avant de rentrer mais un plaisir également perplexe à

l'égard de la façon dont leur réintroduction dans nos cours d'eau a été traitée. Ce premier soir, il était sûr de dire qu'aucun d’entre nous n’a été troublé par quelque barbeau ou carpe que ce soit, et une partie de moi­même espérait chèrement que mon père attraperait rapidement son premier barbeau. Comme les temps changent, je me souviens que tout jeune, je regardais mon père et me demandait quelles étaient ses pensées lorsqu’il pêchait les postes que nous avions choisis, apprenant tellement de nos sorties de pêche ensemble, son sens de l’eau, sa patience et

l’humilité de ses conseils de pêche, voilà quelque chose qui n’a pas de prix, mais je ressentais humblement à présent une inversion des rôles et il était à présent temps de l’aider à mon tour pour capturer une espèce que je pense maitriser quelque peu. La météo pour Octobre était tout simplement magnifique, pas des conditions idéales pour les pêcheurs, mais mon ami, mais c’était assez régulier, des nuits fraîches et des journées très agréables. Le soir suivant, la première zone choisie était disponible et nous avons tracé en ligne droite pour nous y rendre. La première heure était calme en dehors d'avoir laissé passer une barge suivie d’un autre esquif monté par une équipe de tournage, mais alors que le jour baisse, la rivière redevient vivante avec le bruit d’alimentation des chevesnes et des brèmes. Ce fut une nuit sans vent, calme, mais avec un frisson dans l'air, à la fois Robert et moi­même avons été pleins d'espoir, j’avais décidé de rester sur la même approche en matériel, à l’exception près d’un hameçon plus gros terminé par un montage au cheveu et d’une bouillette « dumbell ». Deux heures plus tard, je recevais une tape discrète sur la canne, l’isotope pliant en toute confiance, le poisson se dirigeant immédiatement vers la berge à une vitesse vertigineuse avant de tenter de poursuivre son voyage en aval, suivie par moi­même en disant à plusieurs reprises "cela semble être un plus beau poisson ». « Je pense que je veux voir ça, nom d’une pipe ! », fût la réponse. Il était évident de par la puissance et le rythme que cela pourrait être une carpe qui testait le « fer »


animée de ma part, rejoignit l’épuisette, un large sourire était gravé sur mon visage, avec un mélange d'exaltation pour mon papa et un sentiment palpable de soulagement. Nous avons encore pêché deux heures de plus, et durant ce laps de temps, Robert a piqué une autre carpe, et dire que le combat a duré serait un euphémisme, malheureusement le poisson semblant vaincu il a fait un dernier rush de désespoir vers la berge encombrée d’herbiers, provoquant son décrochage, mais malgré cette légère déconvenue, il était évident que le vieil homme était ravi. Le dernier matin, alors que nous prenions le petit déjeuner, il me dit «merci», une réponse de moi­même était difficile à trouver, peut­être impolie ou peu gracieuse mais à partir de la multitude d'émotions différentes qui jaillirent, après tout ce que vous faites dire à la personne qui a investi de son temps, allumer le feu en vous, et ouvert la porte dans ce qui est devenu une partie intégrante de ma vie et oserais­je dire, de bien­être, vous ne devez jamais dire merci papa, simplement que vous soyez heureux à nouveau était plus que suffisant. de ma canne.

Après un long combat âpre, Robert glisse dans l’épuisette une magnifique Ghostie très vive de 14 livres environ (env. 6,5kg), qui était parfaite à un détail près, une légère entaille sur une des nageoires et qui m’avait donné une lutte difficile.

Avant que je puisse contempler mon poisson sur le tapis de réception, Robert était absent, ayant saisi en main sa canne pliant sous une touche énorme, travaillant un poisson très énergique, que je compris rapidement comme étant un barbeau, et j’entrevoyais la couleur dorée de ses flancs crever la surface, reflétant la lueur de nos frontales à chaque run. Je pouvais en effet voir un magnifique barbeau, qui, après une chute


Certains d’entre vous le connaissent déjà car ils regardent la télé et aiment la cuisine, et suivent peut­être assidument l’émission Objectif Top Chef sur M6 qui a vu à l’heure où j’écris cet article, la qualification en phase finale de mon ami Charles Gantois, un jeune vosgien attachant, que je côtoie sur Facebook depuis un moment. Sur le réseau social, je reçois une demande d’amitié il y a maintenant presque 5 ans d’un petit gars qui me parait bien motivé pour la pêche et dont je ne connaissais pas du tout le parcours, ni ce qu’il fait de ses journées, hormis le fait que je sais qu’il est passionné de pêche comme nous tous, et qui souhaite progresser. Très discret, je vois bien quelques likes de temps à autres mais on ne peut pas dire que Charles soit du genre à poser 50000 questions, et au fil du temps, nous vivons notre passion commune à travers le réseau social chacun de notre côté. Je suis son activité halieutique en admirant les jolis poissons qu’il prend dans sa région, me disant qu’il est temps d’aller là­bas profiter des magnifiques plans d’eau. Quelle ne fut pas la surprise quand je vois ce grand gaillard à la télé, dans une émission de qualification pour Top Chef, aux côtés de notre rugbyman Chef préféré, Philippe Etchebest.

Immédiatement je suis conquis par la passion de notre « Carlito », et me dis que s’il met autant de passion à la pêche, c’est le genre de pêcheur que j’adore. Simple, discret , efficace, autant avec une lame qu’avec une canne, j’ai eu envie de lui rendre hommage dans cette petite interview, pour connaitre un peu mieux le grand Monsieur qu’est Charles malgré son jeune âge, je suis fier de l’avoir parmi mes amis, tant il transpire le respect et la passion, grâce à une très bonne éducation et un amour de la vie qu’il transmet à tous quand on a la chance de le connaitre. Voilà, trève de discours, merci Charles d’avoir bien voulu te prêter au jeu des questions/réponses dans un esprit de partage en commun que l’on nous connait. MADMAG­Salut Charles, peux­tu rapidement te présenter en quelques mots ? CHARLES : Bonjour Mad et bonjour à tous. Je m'appelle Charles Gantois, j'ai 20 ans, je suis originaire des Vosges et je suis un grand passionné de cuisine et de pêche. M­ Quel est ton parcours en tant que futur Chef et celui en tant que pêcheur ?


Après un BEP cuisine puis un bac pro, au cours duquel j’ai eu le plaisir de faire un stage au célèbre restaurant parisien étoilé, le Pré Catelan où j'ai beaucoup appris avec le Chef Anton. J’ai fini ma scolarité par une mention traiteur et ensuite j’ai commencé à travailler en cuisine. Enfin, mon parcours m’a amené à participer aux sélections d’Objectif Top Chef, puis à participer à la finale. Pour la pêche, j’ai commencé à aller au bord de l’eau vers mes 7 ans et je n’ai jamais arrêté depuis car j’aime trop ça ! D’abord, j’ai pratiqué la pêche au coup et les carnassiers aux leurres. Vers mes 13 ans, je me suis recentré sur le coup, et maintenant, c’est surtout les carpes au coup.

C ­ Professionnellement, j'ai un parcours plutôt classique. A 14 ans, je choisis la cuisine car à l’école, on m'a fait comprendre qu’être agriculteur était compliqué quand on est pas soi­ même fils de paysan. J’ai alors choisi

une autre voie en me rabattant sur la cuisine, autre domaine qui m’intéressait. Je voulais avoir une formation professionnelle et non un cursus scolaire général. Et en commençant, la passion est née !


amis. Mais surtout, j’ai été amené à me surpasser et à relever des challenges et j’adore ça ! Il est vrai que ce concours est un excellent tremplin pour nous, jeunes cuisiniers sortant à peine de l’école.

une qualité omniprésente pour toi, comment vois­tu l’avenir de la pêche en France et penses­tu que le domaine public a consommé ses belles heures au détriment de la pêche en carpodrome ?

M­Côté pêcheur, quelle est ta pêche préférée ? Pourquoi ? C ­Ma pêche préféré est celle de la carpe au coup, c'est vraiment top ! Un combat sur une canne de 11,5 m et avec au bout une carpe de 10 kg, c'est une sensation incomparable et c'est vraiment génial ! Et puis, il faut gérer son coup, pêcher au large ou en bordure, y a beaucoup de diversité dans cette magnifique pêche. Et c’est cela qui m’intéresse !

M­ Côté Objectif Chef, peux­tu nous résumer en quelques mots ce que tu tires comme expérience de cette qualification ? C ­ Objectif Top Chef est une expérience incroyable pour moi , Philippe Etchebest est un très grand Monsieur , un dur au grand cœur. Lors des qualifications, j’ai rencontré des grands Chefs, des candidats incroyables qui sont devenus des

M­ Côté Chef, Quel est le plat que tu préfères cuisiner ? C­ Je n’ai pas de plats préféré ou plutôt y en a beaucoup ! Mais avant tout, j’aime travailler la viande , c'est vraiment le produit que je préfère travailler et cela, sous toutes ses formes. En cuisine, comme la pêche, j’aime être polyvalent et mon esprit curieux me fait réfléchir sans cesse à de nouvelles choses. M­ Philippe Etchebest qualifie ta cuisine d’honnête et je sais que c’est

C­ Je pense que la pêche à un bel avenir en France. Je vois rien qu’avec le nombre de jeunes de 10 ans sur les berges, je me dis que la pêche a de l’avenir ! Maintenant, j’aime le domaine public et aussi les carpodromes. Le souci selon moi demeure dans le fait qu’une partie du domaine public est à l’abandon ou


presque, avec des berges et secteurs qui ne sont plus entretenus alors que je connais des étangs qui ne payent pas de mine comme ça mais qui abritent de véritables trésors. Mais le manque d’entretien, de surveillance, d’accessibilité rendent maintenant le carpodromes plus intéressant pour beaucoup , moi le premier surtout quand je vois les splendides poissons qu’ils abritent. M­ Une question que tu aurais aimé que je te pose ? Ou quelques mots pour conclure cette interview ? C­ Vraiment, j'adore lier mes deux passions , souvent la pêche me détend après une grosse semaine de travail et quoi de mieux que de passer une bonne journée au bord de l’eau à pêcher avec ses amis , manger un bon repas , bien rigoler et prendre du bon temps, il n’ y a rien de mieux ! Cuisinez, pêchez et surtout faites­vous plaisir ! Merci encore, Charles nous souhaitons bonne « merde » pour concours, et je suis sûr déjà que vas appliquer ta devise favorite prends du plaisir ! ».

te ce tu «


Mets de l'Huile Célèbre chanson d'un groupe du sud ouest au milieu des années 90, phrase favorite d'une bimbo sur une plage du Sud de la France, ou tout simplement réplique de Gérard mon garagiste, stop ! Il faut vraiment que j'arrête de regarder les films de Monsieur Audiard. Revenons à nos poissons.

Nous,simples pêcheurs aimons à jouer avec nos farines et autres amorces afin de déjouer la méfiance légendaire de nos chers cyprins. C'est pourquoi je ne déroge pas à la règle puisque nous avons tous un jour essayé de trouver la formule parfaite( douce utopie!) et je rajouterai la formule parfaite du moment. C'est ainsi que je me suis penché sur les liquides afin d'augmenter et d'améliorer mes amorces. J'ai alors jeté mon dévolu sur les huiles de part leur côté pratique et facile d'utilisation mais avant tout sur leurs propriétés mécaniques. Mais avant tout chose, revenons sur les bancs de l'école et sur les bases des huiles. Wikipédia est ton ami!

dans mes préparations d'amorce

Une huile par définition est un corps gras qui à l'état liquide, à température ambiante ne se mélange pas à l'eau. Cette définition résume à elle seule, pour celui qui se donne les moyens de lire entre les lignes, la simplicité d'utilisation des huiles. Afin de décupler mon amorçage mais surtout afin de marquer celui-ci, je me suis tourné vers les huiles en matières d'additifs liquides. Ces dernières de part leur densité différente de l'eau ne se mélangent pas avec celle-ci. Cela peut paraître


Toutes les huiles que j'utilise

rédhibitoire mais aura une importance capitale pour mes pêches. Je parlais de ''marquer'' mon spot, les huiles permettent le marquage avec insistance du spot ou coup et surtout elles permettent d'aller

chercher les poissons grâce aux effluves qu'elles dégagent. Autre avantage des huiles, elles sont de redoutables indicateurs. Elles vous aideront à voir avec précision où vous

pêchez et chose hyper importante à mes yeux, elles permettront de vois si le poissons s'alimentent sur spot. C'est très simple, vous verrez des particules remontées à al surface quand le poisson


bouchons d’huiles. Cela permet d'augmenter l'attractivité de l'amorce. Mais les huiles ne sont pas réservées exclusivement aux amorces et autres farines. Je booste également mes mélanges de particules. Je n'hésite pas à rajouter de l'huile de krill ou thon sur un mélange de chènevis/tigers broyées et maïs doux. Cette association m'a permis de belles pêches sur un plan d'eau surpêché de ma région alors que mes voisins avaient le même mélange. Certes cela n'explique pas tout, je le conçois, mais personnellement cela me donne confiance. Astuce: Lors des pêches hivernales, j'utilise des huiles qui se doivent d'être WINTERISEE afin qu'elles ne figent pas à cause des basses températures. Ces huiles sont en quelques sortes spéciales hiver et continuent de travailler.

Pellets gorgés d'huile

En booster, tu les utiliseras! se nourrit sur le fond, cela se traduit généralement par des auréoles en surface. Pas n'importe quelle catégorie d'huile! Je ne vais pas vous faire une check liste des huiles présentes sur le marché mais juste celle que j'emploie tout au long de l'année mais aussi ma façon dont je les utilise. Pour faire simple et rapide, il existe deux grandes catégories d'huiles, les huiles

végétales( ex: huile de chènevis) et les huiles ils animales( ex: de thon). Cela me permet, je le répète, d'augmenter l'attractivité de mes approches et surtout de créer un halo olfactif sur mon spot. Les huiles ont tendance à travailler dans toutes les couches d'eau que ce soit horizontalement ou verticalement. Que demander de plus, on ne peut faire plus simple, non? Je vais vous donner un exemple concret: Lorsque je pêche à la méthode, je mouille ma préparation et je rajoute 2 à 3

Autre avantage des huiles, c'est qu'elles permettent de booster vos esches. Je m’explique afin de me différencier des autres pêcheurs, je n'hésite pas à faire tremper quelques appâts dans une petit fiole remplie d'huiles. C'est ainsi que certaines pop-ups et bouillettes prennent alors un bain d'huile avant de prendre un bain d'eau. Elles se gorgent alors à cœur des attractants contenus dans les huiles et commencent à travailler des leur entrée


dans l'eau et ce pendant un bon moment. Ce sont mes esches favorites l'hiver lors de pêches à la single hook bais ou lors des pêches sur des substrats vaseux afin de contrer les effets nauséabond de la vase. En été lorsque je pratique une pêche au zig-rig, je fais tremper mes morceaux de mousse ou de plastiques dans un pot rempli d'huile. Ces derniers jouent alors leurs rôles d'éponges et me permettent d'aller chercher des poissons bonus. Astuce: Lorsque j'utilise des sacs solubles, il m'arrive de verser quelques millilitres d'huiles directement dans le sac sur le mélange solide ou alors j'utilise une seringue après compression du sac pour y adjoindre l'huile. Lors de l'explosion du sac, les particules huileuses, de part leur densité différente de l'eau, travaillent différemment que le mélange solide. Nous jouons alors sur deux modes d'attraction, c'est ce que j'aime appeler créer une colonne d'amorçage. Qui peut le mois, peut le plus! Vous voyez ma façon d'utiliser les huiles dans notre pêche est des plus simple? Je ne cherche pas à jouer les alchimistes de garage mais en utilisant simplement les propriétés mécaniques inhérentes à chaque huile. Il suffit alors d'utiliser la célèbre huile de coude pour y arrivez.


Lors d’une journée froide de cet hiver, mon ami Philippe Nadaux, président de l’AAPPMA de Flixecourt (80), me contacte et me demande si je peux partager une affiche de concours sur mon mur. Il me précise que ce concours n’est pas un concours ordinaire, mais qu’il est organisé en l’honneur de Louis, petit garçon parmi tant d’autres, qui malheureusement souffre d’une maladie qui l’empêche de se développer et grandir comme tous les petits garçons, et que les soins coutent très chers et ne sont pas remboursés. En fait, pour faire court et ne pas partir dans une explication médicale sans fin, que je ne veux pas rater car comme vous le savez, mon truc à moi, c’est la pêche, je vais juste vous expliquer que Louis souffre de Leuco malacie Péri­ventriculaire due à un manque d'oxygène à la naissance et qui entraine un Handicap moteur de plus de 80%. Pour soigner cette maladie et en atténuer les effets, Louis doit recevoir des cours de kiné hongroise, qui l’aide vraiment à faire de grands progrès et qui lui permettent de pouvoir commencer au moment où j’écris ce magazine, à marcher seul, en s’appuyant sur deux chaises qu’il pousse. Philippe, qui lui­même allait chez un kiné a rencontré le petit Louis, qui

avait une partie de ses soins chez le même praticien que lui. Une amitié s’est liée entre Philippe et Louis au fil du temps. Ensuite, Philippe a rencontré Angelo, le papa de Louis qui a eu le malheur de faire un accident de moto en allant

travailler, qui l’éloigne de son travail depuis de longs mois. Cela a mis sa famille dans une situation délicate, car Angelo ne pouvait plus assurer pleinement les soins de son fils. Dans la tête de Philippe a donc germé l’idée d’un concours de pêche organisé


en solidarité pour Louis car tout comme moi, Philippe connait bien la pêche et son milieu et sait qu’on peut aider Louis. J’avais donc décidé immédiatement de partager la page du concours sur mon mur, où plusieurs milliers de pêcheurs, dont quand même une belle partie de français compétiteurs pourraient voir cette affiche. Dans un premier temps, j’avais eu idée d’envoyer un petit quelque chose pour l’Association de Louis, afin de l’aider, mais un appel à la solidarité semblait plus judicieux, pour faire parler de « Sacré Louis », l’association d’aide de notre petit camarade. Aussi, j’ai organisé de façon symbolique une vente aux enchères au profit de l’association de quelques flotteurs que j’assemble, sur mon mur Facebook. Le succès remporté par cette enchère a été fulgurant, je profite pour remercier une fois de plus mon ami Yannick pour son geste, mais aussi tous les pêcheurs qui ont participé à relayer le concours ou envoyer un don, qui aidera à coup sûr la famille de Louis. Un immense merci également à mon grand ami Jack pour son geste. Je vous laisse maintenant avec Philippe, qui nous a écrit quelques mots à ma demande, pour Louis. Merci Philippe !

Tout commence chez le kiné à Flixecourt, où je réside. Là j’ai rencontré Louis, nous avions toujours rendez­vous à peu prés au même moment, donc des liens se sont créé. Dès que je passais la porte d’entrée du cabinet, j’entendais Louis m’appeler « Mr Nadaux ! », et même en rentrant chez lui, il continuait à dire « Mr Nadaux ».

Puis j’ai appris l’accident de moto de son papa, qui était un évènement malheureux car il travaillait dur pour payer les soins de son fils, et subvenir aux besoins de sa famille, comme bon nombre d’entre nous. Je me suis demandé pourquoi le sort s’acharnait sur eux… Comme j’étais candidat à la présidence de l’AAPPMA de


FLIXECOURT, je me suis dit que si je suis élu ma première discision sera d’essayer d’organiser un concours pour les aider. Le 15 Novembre 2015, j’ai effectivement été élu Président de l’AAPPMA de Flixecourt et j’ai immédiatement réfléchi à l’organisation d’un concours au profit de Louis, et après avoir décidé d’une date, j’ai créé l’affiche. Le 1 er janvier 2016, j’ai pris mes fonctions de président et là j’ai commencé à parler du concours à la kiné, le Docteur Eve­Marie LEULLIER, et elle a souligné le bienfondé de cette action, et nous a soutenus en nous offrant les trophées des vainqueurs. Tout se mettait en place peu à peu, et en discutant avec les membres de mon AAPPMA, non seulement tous le monde était partant mais en plus tous me soutenaient à 100%. J’en ai donc parlé à la maman de Louis qui était très surprise d’un telle démarche et me demanda comment cela aller se passer. Je lui ai expliqué le fonctionnement d’une telle organisation et ce que cela allait apporter en terme de soutien pour Louis. Elle était très surprise que tous les dons seraient reversés en intégralité pour L’association Petit Louis, car en effet, les vainqueurs ne gagnaient pas d’enveloppe mais un superbe trophée. Après une réunion du bureau de l’AAPPMA, j’ai contacté quelques amis pour promouvoir ce concours et en faire la communication, notamment sur Facebook, dont toi Madfred. Un énorme élan de solidarité s’est créé dès lors, grâce aux

partages sur les réseaux sociaux, notamment avec la mise aux enchères d’un lot de tes flotteurs, et l’obtention de divers Cadeaux pour une grille de tombola, notamment avec Arnaud Gordet propriétaire du Carpodrome de la Bresle normandeuse, que je remercie chaleureusement et qui de plus a offert une demi­journée de pêche à tous les participant Après des personnes comme Sylvain Savelon et Christianne Lespagnol ont fait le trajet spécialement du Nord pour m’offrir une énorme quantité de boissons pour la journée. Des pêcheurs comme Arnaud Sogor m’ont offert aussi une dotation de boissons, et la Boulangerie LA BARRE de Flixecourt m’a grandement aidé avec des tarifs imbattables pour les repas, en soutien à la cause de ce concours. La veille de l’évènement, nous étions un nombre impressionnant de personnes pour monter le barnum qui allait accueillir Louis, ses parents, ainsi que sa famille et les participants. Le 12 Mars 2016, jour du concours nous avions 20 équipes présentes qui ont répondu à notre appel. Cela prouve que l’on trouve encore des gens solidaires dans ce monde ! Tout le bureau de l’AAPPMA, que je remercie de tout cœur, était présent pour travailler à l’organisation de cette journée mais aussi à l’accueil de Louis et de sa famille, le tout sous un super soleil ! Nous nous sommes arrangés pour que le papa de Louis ait un endroit

accessible. Notre grille de 100 cases était déjà vendue à midi, des gens sont venus déposer un don et au final nous avons gagnés 1670€ pour la famille de louis. En plus des dons qui ont eu lieu depuis Facebook, c’est une superbe somme qui représente 15 jours de kiné hongroise pour Louis, méthode pratiquée par une soignante venue de Hongrie, à cette occasion, ce qui coûte beaucoup d’argent. Je tiens personnellement à remercier tous ses gens qui ont œuvré pour que cette superbe journée puisse avoir lieu, ainsi que tous les donateurs de tous bords, qui nous ont fait le plaisir d’envoyer leur don à l’assocation directement, ainsi que le Docteur LEULLIER, Yannick qui a remporté l’enchère de Madfred avec un soutien remarquable de sa part, Madfred et son ami Jacques mais aussi chacun d’entre vous qui a relayé l’évènement et/ou envoyé un petit quelque chose pour Louis et sa famille. Je dois dire qu’au moment où j’ai remis l’argent à Cécile et Angelo, les parents de Louis, j’étais très ému et je ne m’attendais pas à une telle somme. Je suis fier de mon AAPPMA, dont le bureau se compose de Romain GRILLET, Robert, Michel et Evelyne DUHAYON, Jean Marie DELHOMEL, Joel COLANGE père et fils, Jean­Marc DEVAUCHELLE, Jean CHARPENTIER, Bruno THUILLIER, François TRENCART, Bruno


GOURGUECHON, Olivier VERGNIER et Patrick BLOND, ainsi que nos deux Gardes­ Pêche Christian DAQUIN et Dany FRANCLIN. Merci !!!!!

Angelo Dupuis

Merci à toi Philippe pour ce superbe geste et ce dévouement au profit d’une noble cause, je rappelle que vous pouvez soutenir l’Association Petit Louis, notamment sur Facebook et que ce concours de pêche n’est qu’une partie du soutien que l’on peut apporter à la famille de Louis.

LOUIS

Cécile Dupuis

Philippe Nadaux

Vous pouvez les contacter ou envoyer vos dons à l’Association Association PETIT LOUIS 8, rue du moulin 80850 Berteaucourt les Dames Merci pour votre soutien !


Rendez vous au Carpodrome de la Bresle (76) Domaine de la Bresle 76340 Nesle­Normandeuse Tel: 06­84­29­71­25 http://carpodromedelabresle.jimdo.com/ Ouvert 7 jours/7 et 24 h/24. Hors concours et intempéries (orages et étang gelé). Demi­journée : 8h ­ 13h ou 13h30 ­ 18h30 : 10€ Journée : 8h ­ 18h30 : 15€ Nuit : 19h ­ 7h : 20€ 24h : 30€ coup du soir 17h30 à 21h30 : 6€ Cartes 10 journées ou 15 demi­journées : 130€ Location étang à la journée : 250€ Tarifs enfants Moins de 12 ans : gratuité, s'il pêche sur la même place qu'un des deux parents. 12­16 ans : ­ Demi­journée : 8€ ­ Journée : 10€


Maurice sur Moselle, il me tarde de voir le camping, car le centre de pêche « A la Limonade » se trouve juste derrière. Je vois un panneau qui me rassure, je suis arrivé. Ma première impression en descendant de voiture est de pouvoir respirer à grands poumons, nous sommes à 700m environ, le soleil est de la partie, les versants du Mont Servans, point culminant de Haute Saone surplombant le village est ensoleillé de toutes parts et dévoilent ses pentes enneigées. C’est tout bonnement magnifique ! Un rapide texto à mon hôte, Alain, et le voilà qui arrive pour m’ouvrir la barrière de ce fantastique lieu de détente. Alain est encore en travaux, il a

Cela faisait quelques temps que je devais me rendre dans les Vosges chez mon ami Alain, pour pêcher dans son Centre de Pêche, de magnifiques esturgeons… Quelques potos s’étant rendus sur place ont renforcé mon envie d’aller là­bas, à la vue des photos de superbes poissons que peuplent l’étang « spécimen » du centre. Même si depuis quelques temps j’ai migré vers des gravières un peu plus sauvages que les plans d’eau dit commerciaux ou « à la journée », je n’ai pas pu résister à l’appel du neness. C’est un poisson que certains trouvent un peu « idiot » quand il est dans un carpodrome, se faisant prendre et reprendre plusieurs fois lors des concours, mais ce n’est pas tout à fait exact.

Certes, il est beaucoup moins suspicieux dans certaines conditions, mais peut s’avérer un adversaire redoutable, et parfois très difficile à piquer. Me voici en ce milieu du mois de mars à traverser mon Alsace, pour descendre vers les Vosges. Il me faut bien un bon « deux heures » de route pour m’approcher de chez Alain, au pied du Ballon d’Alsace. Le cadre est juste magnifique, les lacets grimpant la pente abrupte à la sortie de Vieux Thann vous donne déjà le sentiment d’être en montagne. Les Vosges sont une région magnifique où les adeptes de randonnées avalent les kilomètres sur des chemins balisés pour leur plus grand plaisir. En entrant dans le village de Saint


On voit ici la filtration en sortie , l'eau passent à travers les cailloux pour y laisser les éventuels sédiments engendrés par les poissons.

L'alimentation du Centre se fait sur la droite de la photo, par le petit chenal que l'on voit

quelques soucis pour pouvoir arriver à réaliser le centre qu’il veut çà cause d’une mairie un peu récalcitrante à lui céder un terrain dont elle a fait préemption, mais qui finalement ne lui sert à rien, alors qu’Alain avait de beaux projets de pêche. Bref, il n’en est pas moins que le plan d’eau qui nous intéresse a vu le jour, au moyen de travaux titanesques pour réaliser une digue et capter les eaux de ruissèlement environnantes, qui passent par son terrain, entrant limpides et en ressortant encore plus claires, grâce à un système de filtration magnifiquement mis en place, parfaitement respectueux de l’environnement. Ce sont toute une série de pierres qui retiennent les éventuelles particules provenant des déjections des poissons, qui sont filtrées et refiltrées pour ne laisser passer que l’eau limpide de la montagne. La bataille


Circulation d'eau entre les plans d'eau

a été rude avec l’Onema mais comme le projet était extrêmement bien pensé et aussi limpide que l’eau, il a eu toutes les autorisations nécessaires pour réaliser ce que je considère comme un défi. Un superbe plan d’eau à gros poissons en montagne. Après une discussion qui n’en finit jamais, quand deux passionnés se rencontrent, qui plus est avec un grand feeling, c’est tout de suite un magnifique moment d’amitié, qui finit avec un verre de « limonade » locale, pour se donner du cœur, je m‘installe sur « la grande berge » , 10m à droite du moine, sur les conseils de mon ami


d’autres encore. Sur mon coup à 11m, j’ai environ 2.50m de fond, ce qui laisse présager des combats vraiment sympathiques pour ces fabuleux poissons, si puissants et aux rushs imprévisibles.

Guillaume, un local de l’étape, qui connait parfaitement la danse et qui doit me rejoindre cet après­midi entre deux services – Guillaume est cuisinier de métier­ pour tremper la ligne une paire d’heures et se faire plaisir. « A la Limonade », on prend du poisson, et c’est peu de le dire…Alain a mis en place un plan d’eau pour avoir de la touche. Comme les eaux sont froides ou fraiches quasi toute l’année, montage oblige, il a décidé de peupler son plan d’eau d’une espèce qui

fonctionne parfaitement bien avec ce biotope, l’esturgeon. En hiver, il n’est pas rare que le plan d’eau se recouvre d’une épaisse couche de glace (50cm c’est de la rigolade ici !) et l’activité de l’esturgeon, en tout cas la plupart des espèces d’esturgeons, correspond bien à la pêche même en mars par une eau qui ne dépasse pas les 3°. L’étang est aussi peuplé d’amours blancs, silures dont une bonne partie albinos, et d’une multitude de sortes d’esturgeons. Diamants, Alonkas, Baeri, Transmontanus, et bien


grand pour accueillir les beaux spécimens, des hameçons sans ardillon, ça c’est le plus important. Une bonne épuisette, car je demande à ce que chaque poisson soit épuisé et manœuvrer le poisson avec le plus de précautions possibles. Pour moi une épuisette ne fait pas de mal au poisson, c’est mon choix d’imposer l’épuisette, mais ce qui tue avant tout le Chez Alain, la pêche n’est pas la plus compliquée qu’il soit, c’est selon lui avant tout un plan d’eau où les pêcheurs confirmés comme débutants doivent avoir de la touche. « Quand on fait de la route ou même que l’on vient d’à côté, les pécheurs de tous bords veulent avoir de la touche. La journée a un coût et il faut que le gars qui vient chez moi se sente bien, et qu’il prenne du poisson. Je suis moi­même pêcheur passionné, comme tu le sais, et j’aime prendre du poisson. Et bien, le gars qui vient chez moi doit se sentir bien et prendre des poissons ». « Et côté des règles Alain, tu peux me parler un peu du règlement ». « L’idée est simple…..trop de règles tuent le plaisir, et je me dis que l’on peut être responsable chacun. Aussi, il faut un bon tapis de réception assez

poisson, ce sont les chutes, aussi je préfère que les prises soient assurées jusqu’au tapis avec une épuisette. Après la photo, retour à l’eau et oxygénation si nécessaire. C’est tout ! ». Autrement dit, si Alain gère un centre de pêche de loisir, c’est pour le plaisir du pêcheur auquel il demande de se responsabiliser lui­ même.

Je profite de ma venue à la Limonade pour tourner une petite vidéo d’un mélange de pellets Monster Crab que j’utilise ici dans le cadre de ma pêche. L’ensemble est un peu gras pour les eaux très froides mais ici le poisson vit dans une eau assez fraiche toute l’année, (nous sommes dans les Vosges !) et il réagit bien à mon amorçage en entrant assez rapidement en action. A l’hameçon, sur les recommandations d’Alain et de mon ami Guillaume je mets soit un morceau de saumon fumé (ou de la truite si on veut limiter les dépenses), ou un lardon fumé. Ce sont deux esches que les neness adorent, tout comme les harengs fumés. C’est assez déroutant au départ mais croyez moi le touches sont nombreuses si on utilise ces esches. Pensez au rayon « dates courtes » de vos


supermarché pour vous fournir, j’ai réussi à faire la journée complète chez Alain avec 4 tranches de saumon et un paquet de lardons pour l’eschage et autant à mélanger dans les pellets, ce qui représente en date courte moins de 10€ d’esches ( 4€ de saumon et 1€70 de lardons fumés pour être précis). Le prix à la journée est de 20€ pour le droit de pêche, et donc 10€ d’esches pellets compris, ce qui reste raisonnable pour une journée qui reste gravée dans les bons souvenirs de la pêche, quand on sait qu’on peut prendre aisément une vingtaine de

poissons au minimum (une cinquantaine de neness est possible en saison, si le poisson répond bien, il faut prévoir un peu plus d’esches dans ce cas là). Côté ligne, il faut du solide, sans partir dans des extrêmes. De toute façon si vous « cablez » trop, vous aurez beaucoup moins de touches, voire quasi pas. J’ai commencé en 20/100 pour finir en 25, sur un élastique tendu de 3.8mm creux sur 3 brins. En effet , la chose la plus difficile est de trouver un bon compromis pour piquer tous les poissons, à savoir les petits neness , comme les monstres de silures….C’est là tout le challenge et ce qui me fera revenir chez Alain, pour espérer un super big ! Côté flotteur, 0.3­0.5gr environ, effilé, antenne assez porteuse pour distinguer les passages dans le fil des vraies touches parfois TRES délicates. Voilà les bases de ce que vous devez savoir pour vous rendre chez Alain, à la Limonade. N’hésitez pas à le contacter pour vous rendre sur ce superbe plan d’eau à sensations !


Site internet : http://alalimonade.pagesperso­orange.fr/ Alain Limon 06.37.94.56.21 ou 03.29.25.88.70 (à des heures décentes, merci) Gérant:

Mail: alalimonade@orange.fr Point GPS: 47°51'10.2"N 6°48'32.8"E Adresse : l'entrée se fait Rue des

Jonquilles à Saint Maurice sur Moselle, juste après le camping Les deux Ballonsl (adresse qui fonctionne pour MAPS). Il y a un petit chemin d'accès, qui franchit la "voie verte" (soyez prudent et pensez à nos amis utilisateurs en vélo, rollers ou autres). Dans tous les cas, il est préférable de contacter Alain avant de vous y rendre, pour qu'il vous ouvre la barrière si vous êtes le premier.


De par sa belle nage, sa forme fusiforme, son aspect et sa robe magnifique, le barbeau est très apprécié de beaucoup de pêcheurs. Malgré la puissance exceptionnelle de ce poisson, sa fragilité n’en est pas moindre et son besoin en oxygène est très élevé. Sa faculté à résister au stress est très faible, il faut donc employer les bons gestes pour la sécurité du poisson capturé. Sa gourmandise fait souvent défaut à son caractère assez craintif et méfiant. Sa pêche, à la base assez simple dans sa technique et peu coûteuse, peut néanmoins être très délicate dans la « traque » de ce poisson en mouvement permanent. Il est souvent plus difficile de pêcher un barbeau qu’une carpe dans certains endroits de la rivière. C’est dû au fait que la carpe a tendance à rester plus longtemps sur les postes amorcés tandis que le barbillon est un poisson toujours en mouvement et son petit estomac est vite rassasié de l’amorçage.

La micro migration qu’il entame pour se reproduire pratiquement sur le même lieu que celui de sa naissance en fait encore un peu plus un poisson exceptionnel de nos cours d’eau. Nos amis d’Outre­manche le nomme le prince des rivières car c’est l’espèce star dans les rivières anglaises. L'introduction du barbeau avait été faite en 1956 dans la rivière Severn pour relancer la pêche sportive en Angleterre et aussi pour l'intérêt halieutique qu’apporte ce mystérieux et fantastique poisson .Après 60 ans d'une excellente gestion, le barbeau est présent dans

beaucoup de leurs rivières. En Angleterre, les techniques de sa pêche dite “en plombée” sont proches de celles que nos amis d'Outre­Manche avaient développés pour la carpe il y a quelques années. L’évolution de la pêche du barbeau a amené à l’amélioration des techniques modernes pour la pêche de la carpe en Angleterre, qui n’est finalement pas beaucoup différente du feeder, selon moi. Cela se retrouve dans l’état d’esprit et le mode de vie de beaucoup de ces pêcheurs, avide de bons moments sur les berges des rivières et des fleuves.


Les britanniques nous ont beaucoup appris pour la pêche moderne et pas seulement pour celle de la carpe. Que ce soit pour le côté technique et pratique du matériel, mais aussi pour tous les détails des montages, appâts, énormément de choses nous viennent de nos amis britanniques. Je respecte beaucoup les anglais pour ce qu’ils nous ont apportés et nous apporteront dans notre passion, notamment « le no kill » qui fait partie de leurs mœurs depuis des générations, véritable mode de vie représentant leur vision de la pêche. Notamment des périodes de fermeture des rivières chez nos amis anglais sont plus adaptées pour la protection des espèces, mais aussi des rubriques « plus belles prises » dans les grands quotidiens nationaux chaque semaine, avec entre autres les barbeaux, et pas seulement dans la

presse purement halieutique, qui font l’éloge de « cracking barbel ». Pour moi l’Angleterre est un exemple de la protection du barbillon, notamment par les nombreux travaux de la Barbel Society depuis des années, société de passionnés anglais pour la défense et la protection des barbeaux et de leur milieu, dont je vous reparlerai un peu plus loin dans cet article. J’adore ce poisson et aime toutes les autres espèces. Cependant, la faculté d’adaptation du barbeau aux fortes pollutions des milieux où ils vivent est grande, mais je pense qu’ils ne sont pas loin d’atteindre leurs limites. Les baisses

des taux en oxygène dues aux fortes chaleurs estivales sont un grand risque aussi pour le barbeau commun. De plus , les prélèvements par les pêcheurs professionnels sur certains des grands fleuves sont conséquents, tant la chair du barbeau, tout comme celle du silure est appréciée. Si bien que sa pêche en pleine expansion doit être mise en avant avec une certaine éthique pour le respect de ce poisson et des autres espèces. Malheureusement, en y regardant de plus près, le paysage autour du barbeau change, il se « plastifie », les déchets sont de plus en plus nombreux


dans nos rivières…Prenons l’exemple d’un secteur de rivière que je pêche depuis un peu plus d’un an sur la commune de Sceaux sur Huisne. Les berges sont peuplées d’arbres qui au fil des saisons et des changements de niveaux de l’eau, ont les branches et les feuilles qui se chargent de divers sacs et déchets de plastique. En novembre, ce phénomène s’est amplifié, lors des périodes de pluies soutenues et en une semaine de décembre, des quantités énormes de bouteilles plastique et autres objets flottants se sont multipliés sur les abords des berges. De nombreuses retenues se forment et tout ce qui est jeté en amont vient s’accumuler sur ces amas de déchets. Sans doute, quelques habitants de certaines communes en amont doivent confondre rivière et déchetterie ... Et puis il y a eu cette matinée de Janvier 2016, où très peu de matériel de pêche m’a été nécessaire pour aller au bord de l’eau… mais plutôt un sac poubelle, une paire de gants, un appareil photo et un peu de courage. Quoique ce n'est pas du courage, mais plutôt l’envie, presque comme celle d'aller pisser sur le mur du voisin qui ne fait rien pour ce dont il est chargé de s'occuper ... Me voilà à nettoyer les 300 mètres de berges de ce petit Havre de paix , cannettes , bouteilles plastique et autres saloperies que certains laissent après leurs passages .

Quelques jours plus tard, je prenais rendez­vous avec le Maire de la ville de Sceaux sur Huisne pour envisager la possibilité de pouvoir ouvrir une association sur cette commune. Les nombreux échanges avec Mr Denis Schoefs ont été très forts pour moi, notamment en apprenant que depuis plus de 40 ans, un de ses plaisirs était justement de pêcher le barbillon de l’Huisne à la gardonnette (canne au coup). Entendre ses mots sur la protection de la nature, d’espèces autochtones et d’alevinage raisonné a donné une autre dimension à cette conversation. En présentant le projet qui depuis quelques mois était en préparation, j’ai aussi été agréablement surpris, sur tout ce qui a été proposé, très peu de choses n’ont pas été approuvées. Dès la sortie de son bureau, je savais qu’un grand travail long et laborieux nous attendait avec ma femme Christine, ne pensant pas une seconde

que cette démarche allait aboutir sur l’ouverture d’une association qui a pour but la protection du barbeau, de son habitat et la promotion de sa pêche, qui allait devenir l’Association du Barbillon de France. J’ai longtemps hésité avant de me lancer dans cette aventure associative, sachant que de genre de projet est très difficile à mener à bien, tout comme faire évoluer et protéger notre passion en mettant en avant ce poisson magnifique, trop souvent ignoré mais apprécié de beaucoup. Il est fort probable aussi qu’une telle aventure nous conduise à de belles rencontres et aussi à des tristes séparations amicales dont je ne maitrise pas les causes. Quand on prend parti pour quelque chose, nous ne sommes jamais unanimes. L’avenir de la pêche passe par la protection de nos terrains de jeux et des poissons, c’est le plus important


l

et il est bien dommage de voir si peu d’acteurs ayant une certaine notoriété dans le monde de la pêche s’investir dans le milieu associatif pour la bonne cause. Je sais bien qu’il est délicat pour certains d’entre eux de pouvoir le faire, par manque de temps et pour certains d’envie. Apporter des idées nouvelles tout en respectant ce qui a été fait de positif par le passé et actuellement est

a philosophie que j’ai pour l’association et le respect de l’autre surtout. Une association ayant un but de préservation est efficace si elle a des connexions, et les partenaires viennent de tous horizons, pour notre plus grand plaisir. Avec le temps, des liens se sont créés sur les réseaux sociaux. Cees Van Dongen, pecheur hollandais est un vaillant protecteur du barbillon, il

commence lui aussi à promouvoir la pêche de ce poisson magnifique, son association nous invite au mois de septembre pour la rencontre Européenne des associations de la protection du barbel. Seront présents aussi la Barbel Society, avec qui nous échangeons nos idées et les futures projets, c’est l’association historique britannique connue de tous Outre Manche, qui réalise un superbe travail de promotion et de sauvegarde du Prince des Rivières. Bobby Baker et Christophe Pelhate, deux très grands passionnés, ont été très disponibles en manifestant un état d’esprit remarquable envers l’association, afin d’avancer efficacement en tpute simplicité. Nous en sommes déjà à nous projeter pour 2017 pour l’organisation d’un Barbel Day’s en France, rencontre très importantes dans le développement de la promotion de la pêche du barbeau. Pour 2016, nous allons organiser le premier 24 heures de la pêche du barbeau dans le département de la Sarthe, restent quelques démarches administratives pour finaliser cette manifestation. Jean Noel Schmitz, secrétaire de la Société Royale des Pêcheurs à la Ligne de la Basse­Meuse Liégeoise (SRPBML), nous a beaucoup aidés au travers d’échanges constructifs, pour la protection de l’environnement notamment, et bien entendu celle du


Jean-Noel Schmitz

Cees Van Dongen

Christophe Pelhate

barbeau, nous profitons de cet article pour remercier aussi toute l’équipe de la SRPBML . Des liens se sont créés dans le passé avec le Collectif Saint Cassien, avec Stéphane Goin qui m’a donné un coup de main pour la présentation de notre projet « recherches et études ». Peter, son président et leurs collègues, font un

travail remarquable pour préserver un lieu mythique comme le lac de Saint Cassien. Il y a aussi Guy Holman, le plus Français des British de l’U.N.C.L C.A.T.A.C (Union Nationale des Carpistes Libres ­ Cellule Anti Trafic de l’Association CarpOuest) pour lequel j’ai énormément de respect pour tout ce qu’il accomplit afin de garder et préserver notre patrimoine halieutique et promouvoir notre passion avec la section Carpe de l'AAPPMA de Cajarc, dans le département du Lot. Le barbeau se pêche exclusivement dans le domaine public , l’U.N.C.L fait depuis des années sa promotion et s’occupe de la protection de notre domaine public,


un travail en commun me parait tout à fait normal sur du long terme, Christophe Courtois est très occupé et préoccupé pour l’avenir de nos poissons du domaine public tandis qu’une personne comme Philippe Carrière aka Filfish déborde d’énergie et de volonté pour préserver notre passion , par ses actions sur le terrain et la réalisation de ses superbes images Underwater . De nombreux camarades qui se reconnaitront ont apporté de nombreuses réponses à des moments de doute sur la viabilité à long terme de cette association, par des échanges constructifs pour une belle évolution de ce projet dont tu fais aussi partie Fred. Il y a un engouement de nombreux pêcheurs lambda venant de différents horizons qui adorent autant que nous le barbillon. Avec les tableaux de captures

, de nombreuses rivières auront déjà un suivi cette année , c’est un très grand pas pour l’évolution de la partie recherches et études de notre projet , mais aussi pour la promotion de notre patrimoine halieutique, nous demanderons à certains de ces amoureux du barbillon et clubs de venir participer à l’évolution de l’association notamment pour la partie promotion de sa pêche, l’idéal serait d’avoir quelques représentants de l’association sur les différentes rivières de France dans lesquelles le barbeau est présent. Maintenant le boulot sur le terrain doit commencer, avec la remise en état du magnifique site de Sceaux sur Huisne et la mise en place de la partie pédagogique avec l’école Jean Ferrat qui font partie de nos priorités du premier printemps de l’association.

Merci William pour ce superbe article de présentation d’un projet qui personnellement me tient beaucoup à cœur, il n’est effectivement pas évident de s’investir énormément car on a tous des vies bien remplies, mais j’appelle chaque lecteur de ce magazine à simplement respecter les lieux de pêche en général, et donc du barbeau, à prendre un soin immense de ce magnifique poisson. En pensant à le traiter tout aussi bien que chaque espèce, à ne pas le poser au sol en cas de prise mais sur un tapis de réception humidifié et suffisamment épais, à bien le réoxygéner avant de le relacher. Ce sont ces petits gestes qui commenceront déjà à préserver l’espèce. N’hésitez pas à en parler autour de vous, la force d’action d’une association est la communication. Ensuite, si vous voulez vous investir dans la préservation et la promotion de cette espèce, chaque action sera nécessaire et utile, en remplissant par exemple les tableaux de captures disponibles auprès de l’association qui a pour le moment une page Facebook pour communiquer. N’hésitez pas à contacter William ou moi­même pour avoir des infos si vous en voulez. Merci !

William adresse de la page Facebook de l'association: https://www.facebook.com/BarbillondeFrance/


Madfred Angling le mag' 7  

7 ème opus du magazine en ligne de pêche au coup 100% gratuit, écrit par des pêcheurs pour des pêcheurs. www.madfred-angling.com

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