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ENTREPRENDRE

Saint James change de mains, dans la continuité Spécialiste du tricot, Saint James vient d’être repris par sept de ses cadres, suite au départ à la retraite programmé de ses actuels propriétaires. Luc Lesénécal devient président de la marque normande. Il nous confie ses ambitions. aint James, maison de tricot fondée en 1889, traverse les âges sans dévier de son chemin, même si les propriétaires à sa tête se succè-

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PHOTO: DR

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dent. La société, dont le siège et l’usine sont toujours implantés sur la commune de Saint-James en Basse-Normandie, vient d’annoncer son changement de propriétaires. Le 13 décembre, sept de ses cadres ont repris la société grâce à un Nous ne LBO opéré par un holding, souhaitons pas constitué pour l’occasion. Ils abandonner nos prennent la suite de Yannick Duval et Joël Legendre, resclients historiques pectivement président et diLUC LESÉNÉCAL, PRÉSIDENT DE SAINT JAMES recteur financier, qui parti-

ront à la retraite cette année. Une histoire qui se répète, puisqu’en décembre 1990 déjà, ces deux hommes internes à la société avaient racheté la griffe suite au départ à la retraite de Bernard Bonte, dont la famille était à la tête de Saint James depuis 1950. Parmi les sept nouveaux propriétaires se trouve Luc Lesénécal, arrivé en juillet dernier après avoir été directeur général adjoint de la coopérative laitière IsignySte-Mère (14). Il est le nouveau président de la marque depuis janvier 2013, et dirige les 300 salariés que compte l’entreprise. Pour l’épauler, Patrice Guinebault, membre du directoire et anciennement adjoint au directeur financier, devient le nouveau directeur général. « Yannick Duval et Joël Legendre, qui vont rester actionnaires, souhaitaient fortement que la marque poursuive son aventure avec des gens qui la connaissent parfaitement, à savoir ses cadres dirigeants », précise le nouveau président. Une transmission quasi familiale, qui fait honneur aux codes de tradition et de terroir que revendique la marque. Dans ses nouvelles fonctions, Luc Lesénécal entend consolider le réseau français de boutiques Saint James, composé d’une trentaine d’unités. Cinq

ouvertures sont prévues dans l’Hexagone en 2013. « Nous souhaitons également renforcer notre présence en corner chez les multimarques, et ne pas abandonner nos clients historiques des coopératives maritimes, qui pour la plupart modernisent leurs concepts », poursuit le dirigeant, qui connaît les préoccupations des vendeurs puisqu’il est, avec son frère, à la tête de quelques franchises Sergent Major. Célèbre pour ses pulls marins, la griffe a généré un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros en 2011, avec 30 % de ses ventes réalisées à l’export. L’international représente justement un relais de croissance privilégié par le nouveau président de la société. Présente au Japon et en Suisse, Saint James s’est installée à New York en septembre, sur Bleeker Street. Elle a dans le même temps lancé un e-shop dédié à sa clientèle américaine, accompagné d’une collection capsule créée en partenariat avec le grand magasin Barneys. Pour 2013, Luc Lesénécal projette de s’installer un peu plus au sud en pénétrant le nouveau marché que représente l’Amérique latine. Pas de frontières pour la marinière. ■ MARION DESLANDES


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