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Comité International de Projets Outre-Mer

Mission 2011 - Malawi Construction de salles de classe et de latrines à compost CIPO 2011

Association des étudiants de Polytechnique (AEP) École Polytechnique de Montréal, Local C-215 Campus de l'Université de Montréal Case postale 6079 Succursale Centre-ville Montréal (Québec) - H3C 3A7 (514) 340-4711 #3413

cipo-2011@nova.aep.polymtl.ca http://www.cipo-poly.org/


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Table des matières

1.

Brève présentation du CIPO .................................................................................................... 4

2.

Objectifs du stage .................................................................................................................... 5

3.

4.

5.

2.1.

Objectifs généraux ........................................................................................................... 5

2.2.

Objectifs personnels des membres de l’équipe................................................................ 5

Lieu et cadre du stage .............................................................................................................. 6 3.1.

Le Malawi........................................................................................................................ 6

3.2.

Présentation du partenaire local....................................................................................... 9

3.3.

Description de la communauté de Mapuko - Chilanga ................................................... 9

Activités réalisées dans le cadre du projet ............................................................................. 12 4.1.

Activités pré-départ ....................................................................................................... 12

4.2.

Activités dans le pays d’accueil..................................................................................... 13

Résultats obtenus ................................................................................................................... 14 5.1.

6.

Réalisation technique..................................................................................................... 14

5.1.1.

Bloc de classes ....................................................................................................... 14

5.1.2.

Toilettes à compost ................................................................................................ 15

5.2.

La communauté d’accueil.............................................................................................. 16

5.3.

Les membres du CIPO................................................................................................... 17

5.4.

L’environnement personnel, scolaire et professionnel des membres du CIPO ............. 18

Défis du projet CIPO-2011 .................................................................................................... 19 6.1.

Problèmes rencontrés durant la construction ................................................................. 19

6.2.

Défis dans les familles d’accueil ................................................................................... 20

7.

Suivi du projet et développement futur ................................................................................. 25

8.

Budget ................................................................................................................................... 27 8.1.

Fonds amassés ............................................................................................................... 27

8.2.

Dépenses ........................................................................................................................ 28

Remerciements .............................................................................................................................. 29 Annexe 1 : Semainier des activités du projet CIPO 2011 ............................................................. 31 Annexe 2 : Vue de haut du bloc de classes ................................................................................... 32 Annexe 3 : Vue extérieure isométrique du modèle 3D du bloc de classe ..................................... 33 Annexe 4 : vue extérieure isométrique du bloc de classe .............................................................. 34 2


Annexe 5 : Vue de haut des fondations d’un bloc de toilettes à compost ..................................... 35 Annexe 6 : Vue extérieure isométrique du bloc de toilettes à compost pour garçons ................... 36 Annexe 7 : Vue intérieure des toilettes à compost lors de la visite du village ayant déjà implanté le système ...................................................................................................................................... 37 Annexe 8 : Déroulement de la construction en photos .................................................................. 38 Annexe 9 : Source de revenus du projet ........................................................................................ 48 Annexe 10 : Dépenses du projet .................................................................................................... 50

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1. Brève présentation du CIPO Le Comité International de Projets Outre-mer (CIPO) est un organisme à but non lucratif composé d’étudiantes et d’étudiants de différents programmes de génie de l’École Polytechnique de Montréal. Chaque année, depuis 1991, un groupe de sept à dix étudiants réalise un projet de nature technique dans un pays en voie de développement. Le projet s’étale sur 12 à 15 semaines et est réalisé conjointement avec la communauté d’accueil. L’équipe du CIPO est appuyée par une centaine d’anciens participants et par plusieurs intervenants œuvrant dans le milieu de la coopération internationale. Le but est donc d’initier les participants aux principaux enjeux de la coopération internationale tout en apportant une aide concrète à une communauté d’accueil. Le projet du CIPO 2011 a été réalisé à Chilanga Community Day Secondary School (CCDSS), une école secondaire située dans le village de Chilanga, dans le district de Kasungu, au nord du Malawi. Le projet technique consistait à construire un bloc de deux salles de classe afin de répondre aux besoins urgents et supplémentaires de la communauté et de les équiper en électricité, meubles et fournitures scolaires. Une des deux salles de classe est destinée pour être un laboratoire de sciences. De plus, pour répondre à des besoins supplémentaires tout en minimisant l'impact sur l'environnement, des latrines à composts ont été construites.

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2. Objectifs du stage Afin d’évaluer les acquis réalisés par le groupe durant notre séjour à l’étranger, nous avions formulé, avant le départ, des objectifs résumés ci-après.

2.1. Objectifs généraux  Réaliser conjointement avec la communauté du pays d’accueil, un projet technique répondant à un besoin réel exprimé par les habitants;  Investir bénévolement notre temps et nos connaissances afin de favoriser l’avancement socio-économique d’une communauté;  Sensibiliser le milieu étudiant aux réalités et enjeux de la coopération internationale et du développement durable.

2.2. Objectifs personnels des membres de l’équipe  Acquérir une expérience unique de travail d’équipe et de solidarité au sein d’un groupe ainsi qu’avec une communauté étrangère;  Vivre avec cette communauté un échange interculturel des plus enrichissants;  Enrichir notre formation de futurs ingénieurs par une expérience de coopération internationale favorisant le développement durable.

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3. Lieu et cadre du stage 3.1. Le Malawi Quelques données, selon l’OECD :

 Capitale : Lilongwe  Surface : 118 500 km2  Population : 16 millions d’habitants en 2011  Langues officielles : Anglais et Chichewa  Religions : Chrétienne (55% protestants, 20% catholiques), musulmane (20%), animiste (3%) et autres (2%)  Climat : Sub-tropical avec la saison pluvieuse de Novembre à mai et la saison sèche de Mai à Novembre

CHILANGA

 Espérance de vie : 48.3 ans en 2007  Taux d’analphabétisme : 34.1% en 2007  PIB/HAB : 158 USD en 2007  Indépendance : 6 Juillet 1964 (Grande-Bretagne)  Système politique : Démocratie pluripartite dont le président actuel est Bingu Wa Mutharika depuis 2004 Figure 1 : Carte du Malawi

En tant qu’ancienne colonie britannique, le Malawi a obtenu son indépendance en 1964. Depuis lors, comme la majorité des nouveaux pays décolonisés, il lutte contre pauvreté, sècheresse, et corruption. Le Malawi est situé dans le sud-est de l’Afrique, non loin de l’Afrique du Sud, entre la Tanzanie, le Mozambique et la Zambie. Enclavé, il ne possède donc aucun accès direct à l’océan. Cependant, il partage les rives du lac Malawi avec la Tanzanie et le Mozambique.

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Figure 2 : Bord du Lac Malawi à Cap McClear

Ce lac, troisième en Afrique de par sa taille, représente une des richesses du pays, tant en réserve de poissons d’eau douce qu’en attrait touristique. Dans un pays où la viande coûte très cher face au maigre revenu des populations, le faible coût de ces poissons permet de balancer légèrement l’alimentation. Alors qu’autour du lac, la végétation est assez importante, à l’intérieur du pays au contraire, la flore se fait rare. Le premier choc que nous avons eu en arrivant dans la capitale, située au centre du pays, était l’aridité des terres qui défilaient devant nous. De ce fait les

problèmes

actuels relèvent

rencontrés

environnementaux par

principalement

le

Malawi de

la

déforestation et de la dégradation du sol,

lequels

sont

importants

pour

l’économie locale puisque l’agriculture représente 37% du PIB du pays. Figure 3 : Bords de route entre l'aéroport de Lilongwe et la ville de Kasungu

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Le pays, qui vit majoritairement de la production de tabac qu’il exporte, ne possède alors que 20% de terre arable. D’ailleurs, une très grande partie de la population (80%) vit encore à l’extérieur des villes avec des petites agricultures de subsistances et la grande majorité des services sont concentrés dans les villes comme Lilongwe ou Blantyre.

Figure 4 : Sacs de tabac entreposés

L’aridité des terres malawites fut d’ailleurs la cause d’une grande famine en 2005. Les paysans n’étaient plus capable de cultiver la terre et les plants de maïs, ingrédient de l’aliment de base et plat national, le nsima, poussaient difficilement dans certaines zones, et ce jusqu’à présent.

Figure 5 : Panorama vu du haut de Kasungu Mountain

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3.2. Présentation du partenaire local Le projet de construction de la salle de classe nous fut présenté par Mr Doug Miller, au nom du Makupo Development Group (Groupe pour le développement de Makupo). Alors que ce projet avait été choisi à la dernière minute due à une situation particulière1, Mr Miller nous fut d’une aide précieuse grâce à la rapidité et l’efficacité à répondre aux préparatifs de départ. Avant de partir, nous avons même eu la chance de diner chez des représentants de cette association ce qui nous a servi de première immersion dans la culture du pays, aide Figure 6 : Doug Miller, nous apprenant nos premiers mots de Chichewa à notre arrivée

précieuse une fois arrivés sur place.

L’objectif de Makupo Development Group est de supporter des projets de développement durable dans les milieux ruraux pour aider les malawites à obtenir santé, éducation et amélioration économique. Pour ce faire, ils utilisent plusieurs méthodes : organiser des levées de fonds au Canada, inviter des groupes d’étudiants pour visiter et habiter temporairement le village mais aussi faire des demandes de projets selon les besoins exprimés par le village et alentours. En effet, notre projet n’a pas eu lieu au sein de Makupo mais dans le village le plus proche (10 minutes de marche), Chilanga.

3.3. Description de la communauté de Mapuko - Chilanga Le petit village de Chilanga, situé au nord de la capital à deux heures de route, est en fait un grand campus de trois écoles : une école primaire pour les aveugles (Chilanga’s Primary School for the Blinds), une seconde école primaire (Chilanga’s Primary School) et finalement une école secondaire, le CCDSS (comme présentée dans la description du

1

Annulation du premier projet choisi au Burkina Faso due à d’importantes instabilités politiques

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projet). L’école primaire pour aveugles et l’école secondaire ont des résidences et la majorité des maisons du village appartiennent aux professeurs de ces écoles.

Figure 7 : Des enfants de l'école primaire, curieux de voir avancer la construction

Cet espace de quelques kilomètres avait été aménagé par des hollandais comme aide à la population un peu après leur indépendance. La majorité des bâtisses du village datent donc de plus de 50 ans mais tiennent encore assez bien. Le village est muni de plusieurs pompes à eau et certaines maisons ont des systèmes d’irrigation qui procure l’eau jusqu’à leurs maisons. Le village reçoit aussi l’électricité, mais presque chaque jour, la zone entière subit des coupures de quelques heures. Le centre hospitalier le plus proche est à environ une dizaine de kilomètre. Mais le soir, sauf si l’on possède les moyens financiers pour appeler un taxi, il n’y a en effet pas d’autres options que de parcourir le chemin à pieds, ce qui peut prendre une bonne heure de marche. C’est donc dans cette petite communauté très paisible et très solidaire que nous avons travaillé pendant trois mois pour la construction du projet. Le rythme de vie dans le village est bien à l’opposé de ce qu’on a l’habitude de vivre à Montréal. Les habitants du village sont très routiniers et encore très traditionnels. La journée typique d’un chilangais se résume à se lever très tôt le matin pour faire le ménage, préparer le petit déjeuner, aller 10


travailler, revenir à midi pour manger, ressortir travailler jusqu’à la fin de l’après-midi, préparer la nourriture du soir, souper autour de 19h avant de rejoindre son lit vers 20h. Ce qui diffère le week-end c’est d’aller à l’église le dimanche. Chaque jour, la communauté mange du nsima, et ce midi et soir. Seuls les accompagnements changent. Les enfants participent activement à la vie de maison et ce dès leur plus jeune âge : nettoyage, cuisine et jardinage sont des tâches qu’ils font sans que cela leur soit demandé. Évidemment,

dans

notre

immersion

culturelle, nous avions du adopter ce rythme de vie. Ce calme, très agréable parfois, qui régnait dans le village, était par moments

déstabilisant

pour

neuf

montréalais habitués à un rythme de vie

Figure 8 : Une des mères de famille occupée à la cuisine

accéléré.

11


4. Activités réalisées dans le cadre du projet 4.1.

Activités pré-départ

Depuis la formation de l’équipe en mai 2010, des réunions hebdomadaires étaient programmées afin de traiter de divers points concernant le fonctionnement de l’équipe tel que le choix du projet, les activités de financement, etc. L’équipe était toujours encadrée par une équipe d’anciens participants du CIPO qui jouaient le rôle de ressources et offraient leur expertise passée pour aider l’équipe, l’orienter et la conseiller sur différents aspects du projet. Nous avons également participé à trois fins de semaine de formation pendant

lesquelles

les

anciens

cipoiens nous organisaient des activités

de

cohésion

et

de

préparation

pour

les

douze

semaines

de

coopération

internationale que nous allions

Figure 9 : Le groupe CIPO 2011 lors de sa 1ère fin de semaine de formation

vivre.

En ce qui a trait à la campagne de financement, il s’agissait essentiellement de trouver des commanditaires ainsi que d’organiser diverses activités de financement comme la vente de produits équitables, de chandails promotionnels, l’emballage de cadeaux etc. De plus, les 20 ans du CIPO nous ont permis d’amasser des fonds tout

en

nombreuses

faisant

réunir

générations

de du

comité. Figure 10 : Le groupe CIPO-1991

Figure 11 : Le groupe CIPO-2011

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4.2. Activités dans le pays d’accueil Nous sommes arrivés le 24 mai 2011 à Lilongwe, la capitale du Malawi. Les premiers jours ont été consacrés à discuter des détails du projet avec les partis concernés soit l’organisme Makupo Development Group, le directeur de l’école bénéficiaire de la construction ainsi que les maitres de chantier. Parallèlement, nous nous sommes installés dans nos familles d’accueil et avons débuté notre travail d’intégration. Sur le chantier, nous avions le support des deux contremaîtres engagés ainsi que de cinq employés. Grace à ces personnes, notre chantier a pu voir le jour. Les côtoyer au quotidien nous a permis également d’apprendre les méthodes de construction locale.

Figure 12 : Vue de l'intérieur du chantier des salles de classe

En annexe 1, un tableau récapitulatif de toutes les activités effectuées lors de notre séjour au Malawi est procuré.

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5. Résultats obtenus 5.1. Réalisation technique Depuis plusieurs années déjà, la communauté de Chilanga, plus précisément les étudiants et le corps enseignant du CCDSS, réclament la construction de nouvelles infrastructures, pouvant répondre aux besoins de la population croissante du campus. Parmi les différents projets disponibles, nous avons décidé de nous focaliser sur deux projets de construction. 5.1.1. Bloc de classes

Le premier projet est la construction d’un bloc servant à l’enseignement des sciences, qui comprend quatre pièces et qui totalise une surface utile d’environ Une pièce est réservée à l’enseignement théorique de matières telles que la chimie, la physique et la biologie, et a été aménagée avec une trentaine de chaises et tables. Une autre pièce va servir de laboratoire, dans lequel les élèves pourront mettre en pratique les expériences vues en cours ou dans les livres. Des tables de laboratoire ont été spécialement réalisées pour aménager cette pièce, et du matériel de science (appareils électriques, verrerie, appareils d’optique etc.) a été acheminé par avion avec l’aide du collège Vanier. Les deux pièces restantes vont servir respectivement à entreposer les produits chimiques, et de salle de travail dédiée au personnel enseignant. (Voir annexes 2 à 4)

Figure 13 : Un des deux blocs de salles déjà existants

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Nous avons pris la décision de commencer la construction d’un nouveau bloc de classe, car les bâtiments existants n’avaient plus la capacité suffisante pour accueillir tous les étudiants, et malgré les classes surchargées (en général 70 élèves par classe), le CCDSS devait jusque lors utiliser les salles de manière tournante (les différentes classes se relayaient pour utiliser les salles).

Figure 14 : Vue de l'intérieur d'une des salles de classe existantes

Un autre problème avait retenu notre attention : le fait que des élèves suivant une formation scientifique en école secondaire n’aient jamais pu réaliser d’expériences en laboratoire, bien qu’ils aient un examen pratique crucial à passer en fin de cursus. À cause de cela, de nombreux étudiants n’obtenaient pas leur diplôme, car les seuls travaux pratiques qu’ils avaient pu voir avaient été lus dans les livres. 5.1.2. Toilettes à compost

Le deuxième projet consiste en la construction de deux blocs de toilettes à compost comprenant chacun deux salles de toilettes, un entrepôt pour stocker le mélange de cendres et de terre durant la saison des pluies, ainsi qu’un évier extérieur. Un bloc est destiné aux filles et l’autre aux garçons, et chacun d’entre eux ont reçu des améliorations afin de répondre aux besoins des différents sexes. Par exemple dans les toilettes des filles, des corbeilles ont été installées, afin d’y jeter leurs effets personnels, et pour les garçons, des urinoirs ont été conçus. (Voir annexes 5 et 6)

Nous avons souhaité introduire la technique des toilettes à compost au sein du CCDSS afin d’essayer de promouvoir la notion de développement durable. Au Malawi, les toilettes durent en général 2-3 ans, il s’agit d’une structure de tôle et de briques au sein de 15


laquelle, un important volume est creusé dans le sol. Une fois le volume entièrement plein, le bâtiment est détruit, et de nouvelles toilettes sont construites un peu plus loin.

Figure 15 : Exemple d'une latrine typique

Les toilettes à compost que nous avons réalisées fonctionnent de la manière suivante (voir annexe 7) :  Le trou n°2 est bloqué, seul le trou n°1 est utilisé;  Après utilisation, un verre du mélange de cendres et terre doit être versé dans le trou;  Une fois le trou n°1 rempli, celui-ci sera bloqué (au moins pendant 6 mois) afin que le phénomène de décomposition commence;  Le trou n°2 est alors utilisé;  Après 6 mois de décomposition, le compost pourra être récupéré par des portes prévues à cet effet se trouvant à l’arrière du bloc;  Il est à noter qu’un orifice différent devra être utilisé pour uriner, afin de garder le futur compost le plus sec possible. En annexe 8, le déroulement en photos de la construction est proposé.

5.2. La communauté d’accueil Tout au long du projet, nous avons travaillé en collaboration avec la communauté d’accueil, afin de répondre au mieux à leurs besoins. 16


La plupart des membres de la communauté n’avaient jamais eu l’occasion de rencontrer d’étrangers et plus particulièrement de « blancs ». C’est pourquoi à notre arrivée nous avons suscité beaucoup d’intérêt et de curiosité, notamment auprès des jeunes étudiants du CCDSS qui étaient ravis de pouvoir nous questionner sur un tas de choses, en particulier sur comment est la vie d’un étudiant en Amérique du Nord.

Au départ, l’ensemble de la communauté devait surement avoir de nombreux préjugés envers notre groupe, cependant ceux-ci ont rapidement disparu. Notre intégration s’est faite très facilement, car en voyant notre ardeur au travail, et notre envie de faire partie de la communauté et non pas d’être traité de manière différente, tout le monde a voulu nous aider et au fil du temps, nous pouvions ressentir que nous étions l’un des leurs. Une personne qui, grâce à sa gentillesse, son écoute et son influence au sein de la communauté

nous

a

également

grandement aidé tout au long de notre séjour, a été le révérend Phiri (le M’boussa) qui nous a permis de résoudre de nombreuses situations. Figure 16 : M'boussa, sa femme et Rouba

5.3. Les membres du CIPO Le projet du CIPO 2011 au Malawi a enrichi l’ensemble du groupe à différents niveaux, pour certains cela représentait leur première immersion dans le monde de la construction, pour d’autres leur premier voyage en dehors du Canada, mais également la découverte d’une partie de la culture et des traditions africaines. Cette expérience de plus d’un an pourrait être divisée en 3 parties, la préparation du projet à Montréal, le chantier de construction, et la vie dans les familles sur place.

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La première phase nous a permis de nous responsabiliser et de renforcer nos aptitudes à travailler en équipe et donc à se faire confiance les uns les autres. En effet, les différentes taches à réaliser étaient reparties au sein du groupe et le bon déroulement du projet dépendait du succès de celles-ci. Une fois sur le chantier de construction, le groupe a du faire preuve d’adaptabilité, premièrement car les ouvriers locaux avec qui nous travaillions ne parlaient que chichewa et deuxièmement, car les techniques et les outils utilisés lors de la construction sont loin de ceux que l’on a l’habitude de voir sur un chantier au Québec. Finalement, l’une des parties les plus enrichissantes sur le plan personnel a été l’immersion durant quatre mois au sein d’une famille malawite, qui nous a permis de découvrir la vie d’un Malawite de la meilleure manière qu’il soit, c’est à dire en partageant leur quotidien. 5.4. L’environnement personnel, scolaire et professionnel des membres du

CIPO La mission de coopération internationale réalisée au Malawi par le CIPO 2011, a eu et aura de nombreuses répercussions dans la vie personnelle et professionnelle de l’ensemble des membres du groupe. Pour certains cela aura pour effet de modifier leur manière de vivre, de penser ou même de voir les choses, mais également d’envisager de nouveaux projets de carrière. Pour d’autres cela les a confortés dans leur souhait de devenir ingénieur et de travailler à l’international voir même de continuer dans la coopération internationale. De retour à Montréal, les membres du CIPO ont pour nouvelle mission la sensibilisation de la communauté étudiante aux enjeux du développement international, notamment en Afrique et dans les pays en voie de développement, mais également de transmettre l’envie de découvrir l’énorme richesse culturelle que l’Afrique possède. En témoignant publiquement de leur expérience, ils apportent une vision plus globale de la situation réelle que celle présentée par les médias traditionnels. Ils ont ainsi la possibilité de conscientiser leurs proches quant aux besoins dans les pays en voie de développement, en leur montrant qu’il est possible d’obtenir des résultats concrets.

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6. Défis du projet CIPO-2011 6.1. Problèmes rencontrés durant la construction Dès les premiers jours de notre arrivée au Malawi, nous avons organisé une réunion avec les responsables locaux du projet que sont le directeur et le comptable du CCDSS, les deux contremâitres ainsi que notre contact ONG. Suite à cela, nous avons demandé aux contremaitres de nous

fournir

un

échéancier

de

planification du déroulement du projet ainsi qu’un devis détaillé des dépenses à venir

pour

ce

dernier.

Ceci

nous

permettait d’avoir de meilleurs outils quant

à

la

gestion

du

projet

et

représentait également un partage de connaissance : sur place, les méthodes n’incluaient planification

pas ce

réellement qui

représentait

de

Figure 17 : Chipekue et Chekako, nos deux contremaîtres révisant des plans avec Ian

le

premier enjeu du projet.

Le deuxième enjeu rencontré par notre équipe lors de la construction concernait notre investissement dans celle-ci. En effet, et nous nous sommes fait complimenter sur cela plus d’une fois, la population locale n’envisageait pas une seule seconde que nous, étrangers, nous puissions mettre la main à la pâte, se salir, et participer activement aux tâches manuelles. Ils pensaient que nous étions sur place à titre de superviseurs. Le directeur lui-même en était surpris et y voyait une occasion pour ses élèves d’être inspirés. Les ouvriers également semblaient vouloir nous épargner les tâches et étaient surpris quand nous leur avons spécifié vouloir apprendre d’eux.

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Suite à cet échange et en ayant fait nos preuves, nous avons pu

prendre

part

à

la

construction sans surprendre et à partir de cet instant, nous avons construit conjointement non

seulement

une

belle

bâtisse mais surtout une belle relation…

Figure 18 : Kenedy, Moyo de son prénom malawite, et Daniel et Wiame.

Enfin, compte tenu que nous étions dans un pays anglophone mais surtout dans un village où la première langue est le dialecte chichewa, bien entendu la communication entre les ouvriers et nous-même rencontrait parfois des embûches. Cependant, ceci est très vite devenu un jeu : nous essayions de leur apprendre quelques notions rudimentaires du français et eux faisaient de même quant au langage de la construction en chichewa. À la fin du projet, nous nous en amusions tous !

Enfin, un des derniers défis rencontrés concernait le marchandage. Il est coutume au Malawi, dans toute sorte d’échange d’ordre commercial, de marchander le prix d’un produit ou même d’un service, ce dont nous n’étions pas habitués. Le comptable de l’école et nos contremaîtres étaient présents pour s’assurer que nous ne perdions pas l’occasion d’économiser des fonds tout en investissant adéquatement dans l’économie locale. Au fur et à mesure, nous sommes devenus à l’aise avec ce principe et nous étions parfois fiers d’arriver à de meilleurs compromis qu’eux. 6.2. Défis dans les familles d’accueil Bien entendu, les conditions de vie à Makupo et Chilanga sont extrêmement différentes de celles auxquelles nous étions habitués au Québec. Ceci étant dit, l’immersion de tous les participants s’est faite au fur et à mesure et de manière réussie pour notre groupe.

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La première crainte concernait les difficultés de communication dues aux langues différentes d’autant plus que dans certaines familles, certains des membres ne parlaient que chichewa. Cependant, nos familles locales ont été très patientes avec nous et avec de la débrouillardise, nous étions en mesure de nous faire comprendre tout en comprenant nos hôtes.

Figure 19 : Notre contremaître, Chipekue, et sa famille.

En ce qui concerne les conditions matérielles, nous étions pleins d’imagination avant notre départ. Pour certaines situations, ces images envisagées avant notre arrivée se sont révélées réelles et pour d’autres nous avons eu de belles surprises. Tout d’abord, la conception même de la maison ne nous était pas familière : dans la majorité de nos maisons, la cuisine, la salle de bain et les toilettes se trouvaient à l’extérieur de la bâtisse comprenant la pièce commune et les chambres.

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Pas évident à la saison hivernale de prendre sa douche à même un sceau ou de devoir se rendre dehors au milieu de la nuit pour utiliser les toilettes ! Mais, comme beaucoup d’autres choses, notre état d’esprit était que si la communauté qui nous accueille a toujours fonctionné de même, nous en étions capables aussi. Enfin, quelques-unes de nos maisons ne possédaient pas d’électricité ou pas d’eau courante, voire les deux. Ces manques nous ont clairement illustré à quel point nos conditions de vie de l’autre côté de l’océan étaient prises pour Figure 20 : Ian, apprenant à faire sa lessive avec les moyens locaux

acquis et pourtant, précieuses.

Au niveau alimentaire, nous avons appris l’effort déployé pour avoir de la nourriture dans son assiette. Les principaux aliments qui constituent la nourriture de nos villages sont le maïs, les pommes de terre, les fèves et les épinards. Autant d’aliments qui se plantent et qui demandent du travail quotidien. Nous avons tous appris à éplucher du mais, à l’égrainer, à le nettoyer et à le transformer en toutes sortes de plats. Nous avons surtout appris la valeur et le privilège de pouvoir prétendre manger à sa faim. L’un

des

défis

majeurs

mais

intéressants à relever que nous avons rencontrés concernait la culture de nos hôtes en tant que malawites mais également en tant que famille. L’une de ses composantes, en quelque sorte révolue au Québec, est le rapport entre hommes et femmes. Figure 21 : La mère, la petite soeur et le père malawites de Ian

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Les premiers ont un grand droit sur les deuxièmes, lesquelles avons-nous découvert par la suite, sont tout de même responsables de l’utilisation du budget familial. Toujours est-il que nous avons été quelques fois marqués par l’expression du respect des uns envers les autres. Par exemple, dans certaines familles, les filles ne doivent pas rester dans la même pièce que leur père. Ou encore, les enfants ne mangent pas en même temps ni à la même table que leur père. Nous avons cependant compris qu’il n’y a pas de jugement à porter sur ces habitudes qui ne sont rien d’autre qu’une autre forme d’application du respect.

Enfin, la dernière difficulté que nous avons rencontrée lors de notre séjour dans nos familles d’accueil

concerne

possibilité

« d’être

la dans

nonsa

bulle » comme il est courant de pouvoir le faire au Québec. Figure 22 : Magellan entouré d'enfants du village

Nos familles étaient nombreuses, nos maisons petites, et ceci étant mis de côté, la culture locale n’admet pas qu’une personne ait besoin d’être seule. Il y a toujours quelqu’un à qui parler, quelque chose à faire avec quelqu’un et peu de place au ressourcement sinon celui fait en étant entouré. De toute manière, il existe peu voire pas d’activités qui impliquent d’être seul : l’individualisme n’est pas monnaie courante dans cette culture. Les familles sont habituées à cuisiner ensemble, à prier ensemble, à travailler ensemble, à laver le linge ensemble, à dormir ensemble !

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Figure 23 : Les frères et sœurs de Soukeyna

L’ensemble de ces défis a constitué une grande part de l’essence même de notre voyage : l’échange. Même si dans certaines situations, le Québec et nos proches nous manquaient, vivre dans ces familles nous a vraiment permis de procéder à une auto-évaluation de nos modes de vies, de notre place dans la société et de notre rapport à l’autre. En plus de s’adapter au mode de vie local, nous avons également appris à l’apprécier et ce grâce à nos hôtes. Ces familles nous ont ouvert leurs portes, nous ont nourris, logés et blanchis, nous ont appris beaucoup et nous sommes fiers de les avoir appelés, tout au long de notre séjour, papa, maman, sœur et frère. Nous n’oublierons pas les longues discussions que nous avons pu avoir avec eux, le sourire de notre fratrie avec laquelle nous jouions au ballon ou même aux cartes, les attentions de nos parents pour nous fournir du confort, la tristesse de quitter ce qui était devenu pour nous un foyer et tous ces autres souvenirs que nous ne cessons de réveiller encore aujourd’hui. À travers ce rapport, nous souhaitions également les remercier d’avoir participé à cette incroyable expérience.

24


7. Suivi du projet et développement futur Il est important pour le groupe CIPO que la communauté locale s’approprie le projet. Ainsi, c’est dans un cadre de développement durable que l’équipe s’est assuré que la communauté locale soit concernée par la construction et fasse du projet le leur. Son appropriation est un élément clé afin d’assurer l’utilisation et l’entretien à long terme de la bâtisse. Pour cela, la communauté de Chilanga a contribué à la construction du point de vue financier. Il s’agit d’une somme symbolique, mais qui démontre néanmoins l’importance accordée au projet. Nous avons été témoins dans plusieurs situations de l’apport de ressources financières, dans l’achat de matériaux par exemple. De plus, le groupe a confié la gestion du chantier à la communauté pendant une semaine. Durant cette période, les rennes du projet étaient entièrement tenues par la communauté. C’était une façon pour nous de laisser la chance aux ouvriers, professeurs, élèves, parents d’élèves, de se sentir concernés par le projet en y mettant la main à la pâte. À la fin de la semaine, nous avons conclu que l’expérience avait été profitable dans la mesure où nous avons pu constater que les employés se sentaient concernés par la réussite du projet et avaient doublé d’effort afin d’avancer dans notre échéancier.

Lorsque nous avons dû quitter le Malawi le projet était totalement achevé. Juste avant notre départ, la communauté a organisé l’inauguration. Figure 24 : Inauguration de la construction

Étaient présents, pour ne citer qu’eux :  les directeurs des écoles du village dont le celui du CCDSS, Mr Katengeza ;  le révérend de l’Église, Mr Phiri, et la chorale de l’Église ;  le comité de gestion de l’école ;

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 le représentant du comité éducationnel du district ;  le chef du district ;  le ministre des Finances du Malawi, Mr Kandodo ;  l’équipe d’ouvriers ayant participé à la construction ;  les élèves et familles du village. Le groupe CIPO disposant encore de fond à investir dans la communauté, s’est donné comme objectif l’aménagement de la salle de classe en faisant construire des meubles par la communauté disposant du savoir-faire. Cet ainsi qu’une entente fut réalisée entre le groupe CIPO et une école d’ébénerie du village Makupo pour la livraison des bureaux et d’étagères. Présentement, le suivi du projet se fait par l’intermédiaire du révérend Phiri et de notre contact local Doug Miller qui gardent un œil sur la préservation des bâtisses et du matériel de sciences. De plus, l’association des professeurs reste très concernée par l’utilisation des latrines compostables et s’assure d’un entretien quotidien ainsi qu’un bon usage. L’objectif de la construction étant, pour les salles de classe, d’améliorer les conditions d’études des éléves et par conséquent leur réussite, et pour les latrines, de sensibiliser la communauté scolaire à d’autres méthodes plus axées sur le développement durable, l’avenir nous dira si ce projet a réussi à rencontrer ses deux buts. Lors d’un échange récent avec le révérend, ce dernier nous informait de la bonne appropriation des infrastructures : « The Students and the Teachers have started using the Classroom and the that

Laboratory this

is

and the

everyday best

room

it in

ventilated so they like the room.

is

being the

fully

school

used. it

is

teachers

are

finding

it

easy

well

they

say

furnished

and

They have adapted well. At first the

Science Teachers had to carry the lab apparatus to the

Actually

to

prepare

classroom but now

experiments

and

then

the

students find them in class. The compost toilets are being used effectively and the students now understand the instruction but at first it was a challenge but now it is okay. The students like these compost toilets. »

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8. Budget 8.1. Fonds amassés Notre collecte de fonds a débuté dès la formation du groupe en Septembre 2010. Nos efforts ont permis d’amasser la somme totale de 69,465.00 $. Cette somme provient principalement de commandites. Il est à noter aussi que nos créatives activités de financement ont elles aussi contribué à amasser cette somme. De plus, ces dernières ont également permis de sensibiliser le milieu de Polytechnique ainsi que notre entourage aux enjeux de la coopération internationale dans le cadre d’un développement durable. La vente de produits équitables Equita lors de kiosques a d’ailleurs permis d’exposer une nouvelle façon de faire ses achats : équitable envers les producteurs et respectueuse de l’environnement. Le diagramme ci-dessous illustre la répartition des sources de fonds (les détails sont présentés en annexe 9).

Sources de financement Dons 3%

Partenaire 7%

Fondations 22%

Activités de financement 26%

École Polytechnique de Montréal 20%

Commanditaires 22%

27


8.2. Dépenses Les fonds utilisés pour la réalisation de notre projet au Malawi représentent la somme de 69,016.00 $. Le total des dépenses comprend non seulement les frais encourus avant le départ, mais également ceux sur place au Malawi. De cette somme, 27,400.00 $ sont imputables directement à l’achat de matériaux et à la rémunération de la main d’œuvre spécialisée pour la réalisation du projet technique. De plus, les coûts de transports, d’hébergement et de subsistance ont également été inclus dans les dépenses. Le graphique ci-dessous illustre bien la répartition des dépenses encourues pour la réalisation du projet (les détails sont présentés en annexe 10). Frais d'organisation 9%

Dépenses par catégorie Projet technique 40%

Frais de subsistance 17%

Frais de transport 34%

Il est à noter que TOUS les fonds excédentaires ont été réinvestis dans le fond de roulement du CIPO. Ce fond apportera une aide supplémentaire aux projets futurs du CIPO.

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Remerciements Nous tenons à remercier tous ceux qui ont participé de près ou de loin au projet. C’est grâce à vous que le projet a été une réussite. Un merci tout particulier à tous nos bailleurs sans qui le projet n’aurait jamais pu être possible, soit :  Les fondations : 

Village Monde

ASEQ

Jean-Coutu

 L’École Polytechnique de Montréal : 

Présidence et Direction

FAIE

Département de Génie Mécanique

Département de Génie Chimique

AEP – RIQ

AECSP

COOPOLY

 Les commanditaires : 

Dessau

Brasserie Labatt

Gestion Férique

HATCH

Axium

Kiewit

Desjardins

Terrapex

Député du comté de Terrebonne

Clinique dentaire Jean-Louis Bélanger

Revenus Québec

Finances Québec 29


Nous tenons aussi à remercier tous nos donateurs et toutes les personnes qui nous ont encouragés dans nos activités de financement. Finalement, nous tenons à remercier notre contact local Mr Doug Miller de son support et de son aide ainsi que toute la communauté d’accueil de Chilanga et de Makupo, en particulier nos familles d’accueil, la direction de l’école de CCDSS et notre équipe d’ouvriers. Sans votre implication dans ce projet, celui-ci n’aurait jamais pu être réalisé.

Figure 25 : Le groupe 2011 devant les latrines féminines le jour de l'inauguration

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Annexe 1 : Semainier des activités du projet CIPO 2011 # 1

Semaine Du 24 mai au 29 mai

2

Du 30 mai au 05 juin

Activités Arrivée à Lilongwe et accueil par notre partenaire Doug Miller Arrivée à Kasungu et découverte de tous les services publics Discussions du projet avec le directeur de CCDSS et les contremaitres du chantier et révision des documents techniques : plans, budget, échéancier… Installation dans nos familles d’accueil à Chilanga et Makupo Marquer le terrain et nettoyer le site Creuser et poser les fondations

3

Du 06 juin au 12 juin

Monter les murs en situant les portes et fenêtres

4

Du 13 juin au 19 juin

Continuer de monter les murs

5

Du 20 juin au 26 juin

6

Du 27 juin au 03 juillet

   

7

Du 04 juillet au 10 juillet

Finir les murs Poser la charpente du toit Finir de construire le toit Visiter un village où le projet de toilettes à compost a été mis en place, accompagnés des maitres du chantier Recouvrir de mortier les faces internes des murs

8

Du 11 juillet au 17 juillet

Édifier le sol

9

Du 18 juillet au 24 juillet

10

Du 25 juillet au 31 juillet

11

Du 01er août au 07 août

12

Du 08 août au 12 août

              

Engager un spécialiste en toilettes à compost Établir le budget, l’échéancier Lancer le chantier de la première toilette à compost Recouvrir de mortier les faces externes des murs Mettre en place l’électricité dans les salles de classe Semaine d’intégration de la communauté Peindre les salles de classe Finir la première toilette à compost Lancer le chantier de la deuxième toilette à compost Finir la peinture Installer les portes et les vitres des fenêtres Continuer la deuxième toilette à compost Commander les meubles pour les salles de classe Finir la deuxième toilette à compost Installer le matériel commandé ainsi que l’équipement de laboratoire amené du Canada et les fournitures scolaires Organiser une formation pour l’utilisation des toilettes pour le personnel de l’école Inaugurer le chantier

  

 

 

31


Annexe 2 : Vue de haut du bloc de classes Dimension en mètres

32


Annexe 3 : Vue extérieure isométrique du modèle 3D du bloc de classe

33


Annexe 4 : vue extérieure isométrique du bloc de classe

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Annexe 5 : Vue de haut des fondations d’un bloc de toilettes à compost Dimension en mètres

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Annexe 6 : Vue extérieure isométrique du bloc de toilettes à compost pour garçons

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Annexe 7 : Vue intérieure des toilettes à compost lors de la visite du village ayant déjà implanté le système

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Annexe 8 : Déroulement de la construction en photos Semaine 1 : Du 24 Mai au 29 Mai 2011 : Visiter le site du bloc de classes, délimiter et nettoyer le terrain

Première visite du site sur lequel le bloc de classes devait être construit

Il faut le nettoyer et pour ça, ôter les arbres (même quinze fois plus gros que soit) qui gêneraient la construction.

Il faut aussi pouvoir en délimiter les frontières et notre première découverte des méthodes locales a commencé par… un angle « droit ».

Semaine 2 : Du 30 Mai au 05 Juin 2011 : Creuser et poser les fondations

Une fois les fondations creusées, le site ressemblait à cela. Mais pour en arriver là, il a fallu…

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Creuser la terre…

… et la pelleter…

… ce qui donne des couleurs !

Il faut ensuite poser les fondations qui seront la base des murs composant le bloc de classes.

Semaine 3 : Du 06 juin au 12 Juin 2011 : Monter les murs en situant les portes et fenêtres

Pour monter des murs, il faut beaucoup mais beaucoup s’approvisionner en briques…

… et mélanger du sable, de la poussière de pierre, du ciment pour obtenir du mortier.

Aini, grâce aux conseils des ouvriers, les contours des salles composant le bloc se dessinent.

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Semaine 4 : Du 13 Juin au 19 Juin 2011 : Continuer de monter les murs

Une fois la technique maitrisée, il faut faire monter les murs : mortier, brique, mortier, brique…

La hauteur rend d’ailleurs certaines tâches difficiles.

Les cadres des fenêtres et des portes doivent être adéquatement placés.

Surtout, il ne faut pas avoir peur de prendre de la hauteur et ce, malgré les échafauds précaires… 40


Semaine 5 : Du 20 Juin au 26 Juin 2011 : Finir de monter les murs et poser la charpente du toit

Une fois les murs en longueur complétement batis, il faut braver la hauteur une dernière fois pour finir ceux en largeur.

La prochaine étape consiste à poser la charpente du toit et, avec les techniques locales, on en aura tiré deux leçons : 1. Il faut du muscle et de l’endurance ; 2. Cela ne se fait pas en une fois !

41


42


Semaine 6 : Du 27 Juin au 03 Juillet 2011 : Finir de construire le toit et visiter un village où le projet de toilettes à compost a été mis en place

Une fois la charpente entièrement posée, le charpentier peut poser les tôles qui constitueront le toit

En parallèle du chantier, nous avons eu la chance de visiter un village ayant déjà implanté le système de latrines à compost. Accompagnés de nos contremaîtres, nous souhaitions en apprendre plus sur la technique et sur le mode de construction par des malawites les utilisant quotidiennement. Cette visite nous a permis de rencontrer des experts et de confirmer l’idée que cette nouvelle utilité serait adaptable au CCDSS.

Semaine 7 : Du 04 Juillet au 10 Juillet 2011 : Couvrir de mortier les faces internes des murs

Cette phase de la construction nécessite beaucoup de mortier.

Tout d’abord il faut jeter grossièrement des truelles de mortier sur le mur mais avec assez de force et d’habileté pour qu’il tienne dessus. 43


Ensuite, il faut égaliser toute la surface.

Enfin, il faut lisser la surface.

Semaine 8 : Du 11 Juillet au 17 Juillet 2011 : Edifier le sol du bloc de classes

Dans un premier temps, il faut recouvrir le sol de briques.

Après les avoir soudées entre elles avec du mortier, il faut niveler le sol avec des briques concassées et une couche de mortier.

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Il faut tasser le mortier pour obtenir une surface plane…

… qu’on finit par lisser comme cela a été fait pour la face interne des murs.

De cette manière, on obtient un beau sol propre.

Semaine 9 : Du 18 Juillet au 24 Juillet 2011 : Lancer le chantier de la première latrine à compost

Forts de notre expérience du chantier du bloc de classes, nous connaissions déjà les étapes à suivre pour lancer ce nouveau chantier. Premièrement : nettoyer le terrain.

Deuxièmement : Creuser les fondations dans les limites du terrain.

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Troisièmement : Poser les fondations.

Quatrièmement : Monter les murs.

Les étapes ont alors commencé à changer. Ici, il fallait construire les fosses trouées qui conserveraient le compost.

Ensuite, il fallait continuer à faire monter les murs en prenant en considération l’emplacement des toilettes.

En parallèle, la construction du bloc de classes suivait son cours : les faces externes devaient être ponçées.

Puis, il fallait s’attaquer à leur finition en, entre autres, remplissant les espaces entre les briques de mortier.

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Semaine 11 : Du 1er Août au 07 Août 2011 : Finir la peinture du bloc de classes et finir la première latrine à compost

Il y a eu trois phases à la peinture : l’apprêt (à gauche), la couleur (au centre) et la protection (à droite).

La communauté ayant profité de la semaine 11 pour s’approprier le projet, avait, à quelques finitions prés, terminé la latrine féminine.

Par conséquent, la construction pouvait être concentrée sur la construction de la deuxième latrine qui servira aux garçons de l’école.

Semaine 12 : Du 08 Août au 11 Août 2011 : Finitions des chantiers et nettoyage des sites

La fin du chantier de la latrine masculine sonnait la fin de la construction…

… que nous avons fêtée avec les ouvriers qui nous avait accompagné tout au long du projet.

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Annexe 9 : Source de revenus du projet

Partenaire Social & Justice Club - Royal West Academy

$ $

5,000.00 5,000.00

Fondations Village Monde ASEQ Fondation Jean-Coutu

$ $ $ $

15,000.00 7,500.00 5,000.00 2,500.00

École Polytechnique de Montréal Présidence et Direction FAIE Département de Génie Mécanique Département de Génie Chimique AEP – RIQ AESCP COOPOLY

$ $ $ $ $ $ $ $

14,050.00 7,500.00 4,000.00 1,000.00 500.00 500.00 300.00 250.00

Commanditaires Dessau La Brasserie Labatt Gestion Férique HATCH Axium Kiewit Desjardins Terrapex Député du comté de Terrebonne Clinique dentaire Jean-Louis Bélanger Revenus Québec Finances Québec

$ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $

15,150.00 10,000.00 2,000.00 1,000.00 500.00 500.00 250.00 250.00 250.00 100.00 100.00 100.00 100.00

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Activités de financement Vente de Produits Équitables Travail pour l’École Polytechnique de Montréal Vestiaire du ICE Party Party de fin de session Soirée 20e anniversaire du CIPO Vente de chandails promotionnels Emballage épiceries Tirage Vente de bière lors des événements Vente d’agrumes Souper 5@7 Party Tabasco Bar Emballage au La Baie

$ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $

18,025.00 4,301.00 2,724.00 2,123.00 1,800.00 1,750.00 1,160.00 1,282.00 898.00 680.00 426.00 350.00 300.00 231.00

Dons Daniel O’brien (bourse COOP Poly) Jocelyn Vaillant & Sylvie Bruno Anne Gillespie & Stéphane Cloutier Véronique Dorval Sonia Cellot Jocelyne Bélanger Raymond Bélanger & Carole Sabourin Denise et Pierre Sabourin Dons divers (adoption CIPOïen)

$ $ $ $ $ $ $ $ $ $

2,240.00 500.00 480.00 150.00 140.00 100.00 100.00 100.00 100.00 570.00

$

69,465.00

TOTAL

49


Annexe 10 : Dépenses du projet Projet technique

$ 27,400.00

Frais de transport Transport aérien* Transport local

$ 23,510.00 $ 23,160.00 $ 350.00

Frais de subsistance Logement Frais médicaux Visa, taxes & communication Mi-projet

$ $ $ $ $

Frais d'organisation Achat de t-shirts promotionnels Achat de produits équitables Organisation d'évènements Impression et frais opérationnels

$ 6,256.00 $ 1,405.00 $ 3,392.00 $ 955.00 $ 504.00

TOTAL

11,850.00 6,340.00 3,440.00 1,270.00 800.00

$ 69,016.00

* Incluant les frais liés au changement de destination

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Rapport2011