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29 AVRIL 2010 | ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE TOP STORIES THOMAS STIRNIMANN Le positionnement d’Hotelplan aujourd’hui 6 NOUVEAUTÉS 2010 Les brochures balnéaires actuels

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ARRIERE-PLAN

Hotelplan fête son anniversaire Gottlieb Duttweiler fondait il y a 75 ans l’entreprise de voyages Hotelplan. Une date à marquer d’une pierre blanche. Le 29 avril 1935, le fondateur de Migros Gottlieb Duttweiler donnait naissance à l’entreprise de voyages Hotelplan. Son idée de venir en aide à l’hôtellerie suisse et de donner accès aux gens à des vacances bon marché ne reçut pas partout un accueil favorable. Pourtant, peu de temps s’écoula avant qu’Hotelplan ne se transforme en une entreprise couronnée de succès.

L’histoire d’Hotelplan

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Comment se confectionne une brochure de voyages 14

AGENCE DE VOYAGES SONDAGE L’avis d’agences indépendantes

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DANS UN PREMIER TEMPS, on proposa des vacances en Suisse pour s’étendre ensuite aux pays limitrophes. Le fameux «Express balnéaire» lancé en 1954 ne tarda pas à jouir d’une grande popularité. Qu’il s’agisse de vacances à bicyclette ou en voiture, Hotelplan était à l’écoute du marché et lui proposait les programmes adéquats. Cette édition spéciale de TRAVEL INSIDE marquant le 75e anniversaire

Des vacances pour chacun – grâce au fondateur d’Hoteplan Gottlieb Duttweiler.

d’Hotelplan redonnera vie au passé sans négliger le présent. On osera même un regard vers le futur.

AU TRAVERS DE PHOTOS D’ARCHIVES, c’est l’histoire d’Hotelplan qui défilera. Un guide abordera son quotidien, des agences de voyages donneront les raisons de leur fidélité à Ho-

telplan, des enfants expliqueront comment ils voyageront dans 75 ans. Un bouquet coloré pour saluer l’œuvre de l’entrepreneur Duttweiler et jeter un regard sur le monde palpitant d’Hotelplan. Au final, un épineux mot croisé qui permettra de remporter des prix très attrayants. Tenter sa chance sera payant.

DESTINATION

ACCEPTER LES DÉFIS En janvier 2008, Thomas Stirnimann prenait la direction d’Hotelplan Suisse qui, à l’époque, portait encore le nom de M-Travel Switzerland. A l’heure de l’interview, il salue le courage et le noble dessein de Gottlieb Duttweiler. Thomas

Stirnimann décrit où sont les chances que cette société doit saisir. Il est aussi convaincu que cette entreprise qui est confrontée aux défis du marché, continuera à l’avenir d’opérer avec succès. Interview en page 6

Thomas Stirnimann

La profession de guide

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Les bons conseils d’Hotelplan

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FOCUS DAVID BOSSHART L’avenir du marché des voyages

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Voyager il y a 75 ans

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CONCOURS Mot croisé

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Entretien avec David Bosshart En sa qualité de CEO de l’Institut Gottlieb Duttweiler, à Rüschlikon, David Bosshart consacre l’essentiel de sa tâche à la recherche de nouvelles tendances. Au cœur de ses activités, l’avenir et l’évolution de la société en matière de consommation, le management et la culture, la globalisation et la philosophie politique. Dans cet entretien, il décrit les changements intervenant sur le marché des voyages et détaille les différents facteurs qui influenceront à l’avenir la branche du tourisme. Interview en page 26

David Bosshart


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EDITORIAL

ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE

29 avril 2010

THOMAS STIRNIMANN, CEO HOTELPLAN SUISSE

ANGELO HEUBERGER, REDACTEUR EN CHEF/EDITEUR DE TRAVEL INSIDE

AUX PROCHAINS 75 ANS!

QUI NE RISQUE RIEN N’A RIEN

Lorsque le fondateur de Migros Gottlieb Duttweiler donna naissance à Hotelplan en 1935, il ne se doutait sans doute pas que la marque de voyages fêterait 75 ans plus tard son 20 millionième client.

Le 75e anniversaire d’Hotelplan ne tombe pas dans une période facile. La branche du tourisme traverse une crise qui met même dans l’ombre celle qui suivit le fameux 11 septembre. Il nous est donc d’autant plus facile de nous replacer dans la situation de Gottlieb Duttweiler en 1935. A l’époque, la Suisse traversait une grave crise économique et était à la recherche d’idées novatrice. L’idée de Gottlieb Duttweiler consistant à prendre les hôtels suisses sous son aile entraîna dans certains cas une résistance tenace. De nombreux hôtels étaient effrayés par la grande Migros et craignaient alors que l’entreprise de commerce de détail ne visât que son propre bénéfice. Grâce à la résistance et la force de persuasion de Duttweiler, on réussit pourtant à mettre en place un programme de voyages attrayant, qui connut rapidement un succès total. Le bébé a très bien grandi, a atteint la maturité et est aujourd’hui dans la pleine force de l’âge, entouré d’une famille nombreuse et soudée.

L’idée initiale de Duttweiler consistait, avec Hotelplan, à venir en aide à une hôtellerie suisse tourmentée et, simultanément, à rendre possibles les vacances aux «petites gens». Il la réalisa en envoyant des hôtes suisses alémaniques passer une semaine au Tessin pour 65 francs par personne – un train spécial ayant été loué à cet effet. Depuis lors, Hotelplan, sans oublier ses racines, s’est développé en une marque moderne, solide et novatrice et est devenu un acteur fiable du marché des voyages, aux standards techniques élevés. Hotelplan, c’est une gamme de voyages à laquelle on fait confiance et qui se distingue par un rapport prixprestation tout à fait correct. Hotelplan, c’est aussi une marque de voyages à l’esprit sportif, qui évolue avec son temps, et qui propose désormais à ses clients une palette d’offres mondiales tout en innovant constamment. Hotelplan est prêt à aller de l’avant et à découvrir de nouveaux horizons. Avec le groupe Hotelplan, Migros possède aujourd’hui une entreprise de voyages active au plan mondial. La marque de tradition Hotelplan est aujourd’hui l’une des six marques de voyages d’Hotelplan Suisse, la société nationale suisse du groupe Hotelplan regroupant Voyages Denner, Vacances Migros, Hotelplan, Tourisme Pour Tous, Travelhouse et Globus Voyages. En 2010, nous fêterons les 75 années couronnées de succès d’Hotelplan avec un cocktail coloré d’activités «spécial anniversaire». Et nous aborderons avec une joie non dissimulée les 75 prochaines années. Nous serions ravis que vous nous accompagniez dans ce voyage.

L’exemple d’Hotelplan montre que l’on demande beaucoup aux entrepreneurs en période de crise. Il s’agit de se remettre en question, de se débarrasser d’habitudes passées de mode. De continuer à diriger efficacement, d’évaluer le futur dans la mesure du possible. Il convient de se concentrer sur son propre terrain, de demeurer ouvert à tout idée nouvelle, même loufoque. Certaines de ces pistes conduisent à une impasse, toutes ces idées nouvelles ne se concrétisent pas, mais qui ne risque rien n’a rien. Les défis d’aujourd’hui se présentent sous la même forme que ceux d’il y a 75 ans. Hotelplan a très tôt vu les signes du temps, et l’entreprise Hotelplan Suisse a entrepris de profonds changements structurels, suivis avec grand intérêt dans la branche. Aujourd’hui aussi, l’entreprise ne bénéficie pas partout du soutien souhaité, mais les objectifs définis seront suivis avec détermination et réalisés. Gottlieb Duttweiler en serait sûrement rempli de joie. Dans cette optique, je souhaite «Good luck» à Hotelplan et me réjouis des nombreuses prochaines années de collaboration couronnées de succès.


INTRO

ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE 29 avril 2010

Que se passait-il en 1935?

3 FRONT Hotelplan fête ses 75 ans 1 Interview avec Thomas Stirnimann 1 L’avenir du marché des voyages vu par Daniel Bosshard 1 EDITORIAL Aux prochains 75 ans! Qui ne risque rien n’a rien

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INTRO Que s’est-il passé en 1935 3

La «Longue Marche» de Mao Tsé Toung s’achève par l’arrivée des communistes à Yenan.

En 1935, année de fondation d’Hotelplan, la Seconde Guerre mondiale est sur le point d’éclater, le PVC – inventé en 1912 – est produit en masse et le premier film en couleurs est projeté sur les écrans des salles de cinéma. Nathalie de Regt En matière de politique, l’année 1935 est marquée par la stratégie de l’«Appeasement». Celle-ci prévoit l’apaisement des tensions avec les régimes fascistes en Allemagne et en Italie, qui poursuivent une politique menaçante d’armement et de guerre. L’événement politique le plus frappant de l’année est l’occupation puis la colonisation de l’Abyssinie (aujourd’hui l’Éthiopie) par l’Italie, qui aboutira à son annexion en 1936. Dans le nord de la Chine, l’Armée Rouge communiste de Mao Tsé-toung atteint la ville de Yenan dans la matinée du 20 octobre, et termine ainsi sa fameuse «longue marche». Le succès de cette «longue marche» engendre une nouvelle phase dans la lutte pour le pouvoir en Chine. L’Armée Rouge n’a non seulement réussi à fuir devant les troupes de Tchang Kaïchek, mais a aussi obtenu un large soutien pour la cause communiste tout au long de sa fuite à travers le pays. Cette marche est à l’origine de la montée inéluctable de Mao Tsé toung et du parti communiste en Chine.

Sur ordre d’Adolf Hitler, Ferdinand Porsche développe la «Volkswagen» (la «voiture du peuple»), dont voici l’un des premiers prototypes.

MAITRISER LA CRISE ÉCONOMIQUE En 1935, les états industriels tentent toujours de venir à bout de la crise économique mondiale, qui a commencé en 1929 avec le fameux «crash boursier» de New York. Leurs efforts se concentrent surtout sur la réduction du chômage toujours très important malgré une diminution enregistrée au début des années 30. Afin d’améliorer la crise de l’emploi, de nouveaux investissements publics et des mesures de création d’emplois voient le jour. Parmi ces dernières, le projet allemand «Reichsautobahn» connaîtra un succès certain. Par la construction d’autoroutes, Hitler réussira non seulement à créer des emplois mais aussi à étendre le réseau routier à des fins de stratégie militaire. Par le biais et du service militaire et du service de travail («Arbeitsdienst») obligatoires, des centaines de

Personnalités nées en 1935 Dalaï Lama Mahmud Abbas Elvis Presley Luciano Pavarotti Norman Foster Françoise Sagan Julie Andrews Woody Allen Alain Delon Donald Sutherland Erich von Däniken Mäni Weber Dimitri

milliers de jeunes gens sont tenus à l’écart du marché de l’emploi. Les Nazis essayent par ailleurs d’obtenir un effet semblable en réduisant le rôle de la femme à celui de mères et de femmes au foyer.

L’ÈRE DU PLASTIQUE S’ANNONCE En 1935, le progrès technologique est spécialement prononcé dans le secteur des matières plastiques ainsi que dans le domaine de la phonographie. Le processus de production de polychlorure de vinyle (PVC), patenté en 1912, est amélioré en 1935 de manière à permettre une production en masse de PVC. Ce polymère thermoplastique peut être utilisé universellement. Le nylon, une autre matière plastique entièrement nouvelle, rencontre aussi un grand succès. Le premier émetteur à ondes ultracourtes est mis en service en Allemagne. Cette même année, la première chaine télévisée utilisant un système entièrement électronique voit le jour à Berlin. Et pour les cinéphiles, un procédé développé cinq ans auparavant est finalement mis au point: Technicolor. Celui-ci permet de voir des films en couleur ; «Becky Sharp», un film américain, sera le premier long-métrage en couleur. La «Volkswagen» (VW) développée sur ordre d’Adolf Hitler par Ferdinand Porsche, constructeur d’automobiles autrichien, fait également fureur. L’automobile, jusqu’à présent un moyen de locomotion réservé aux riches, devient un bien abordable pour la majorité de la population.

IMPRESSUM ÉDITION SPÉCIALE HOTELPLAN Concept rédactionnel: Commission de collaborateurs Hotelplan Suisse, Nathalie de Regt, Editor-in-chief Corporate Publishing, Primus Verlag AG

Composition/Imprimerie/Production: RDV, Rheintaler Druckerei und Verlag AG, Hafnerwisenstrasse 1, 9442 Berneck

Coordination: Prisca Huguenin-dit-Lenoir, Head of Corporate Communications, Hotelplan Suisse

Tirage: 10’500 Exemplaires

Rédaction: Nathalie de Regt (NDR)

Éditeur: Hotelplan Suisse, Sägereistrasse 20, 8152 Glattbrugg

Layout/DTP: Christoph Fontanive (direction), Salome Baumann, Marc Wolf, Primus Verlag AG

Réalisation: Primus Verlag AG, Hammerstrasse 81, Postfach 1331, 8032 Zürich

OPINION Les remarques de la branche du tourisme Mémoires de vacances avec Hotelplan

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TOP STORIES Interview avec Thomas Stirnimann Les nouveautés d’Hotelplan 2010

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BACKGROUND Histoire de l’entreprise Hotelplan 10 Comment produit-on un catalogue de voyages? 14 ARRIERE-PLAN Hotelplan dans la rétrospective des anciens de la firme 15 AGENCE DE VOYAGES Le lieu de travail – dans le temps et aujourd’hui 16 Sondage 18 DISTRIBUTION Le réseau de distribution d’Hotelplan

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DÉSTINATIONS La profession du guide – dans le temps et aujourd’hui 22 Les bons conseils d’Hotelplan 24 FOCUS L’avenir du marché des voyages vu par Daniel Bosshard 26 POINT DE MIRE Voyager il y a 75 ans Voyager dans 75 ans

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CONCOURS Mots-croisés

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4 CITATIONS DE GOTTLIEB >> Le besoin de coopération est une heureuse conséquence de la misère économique. C’est là notre point de départ. >> L’objectif est de mobiliser les vacanciers et de persuader les hôteliers qu’avec notre modèle, ils auront plus de réussite qu’avec les méthodes appliquées jusqu’ici. >> Hotel-Plan est bâti sur quatre piliers: 1) La garantie de bonne exploitation des hôtels et des compagnies de transport, en particulier en périodes fastes, 2) des prix avantageux correspondant à cette garantie, 3) une collaboration organisée entre tous les partis du tourisme, et 4) une publicité énergique en Suisse ainsi qu’à l’étranger. >> Rien que le terme «abonnement général» a quelque chose de libérateur. Ce qui est plaisant, c’est qu’il ne s’agit nullement de voyages de masse que nous proposons, tels que les voyages de société que l’on connait. Le voyage jusqu’au lac des Quatre-Cantons ou jusqu’au lac de Lugano se fait certes avec d’autres gens, mais dès l’arrivée commence la grande liberté – la liberté de faire et d’obtenir ce dont on a envie. >> Le but d’Hotel-Plan n’est pas de ranimer quelques hôtels, mais de faire vivre des régions entières. >> Le chiffre d’affaires que l’économie suisse a pu réaliser grâce à l’apport d’Hotelplan au cours des dernières 20 semaines se monte à environ CHF 5 à 6 millions. >> Il suffit de parler avec des clients d’Hotelplan allemands ou néerlandais se trouvant sur leur voyage retour: Plus de doute qu’Hotel-Plan réussira bientôt à amener de toutes nouvelles vagues de vacanciers en Suisse. >> Hotel-Plan et les «vacances Hopla» sont devenus des mots célèbres en Suisse.

OPINION

ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE

29 avril 2010

Hans-Jörg Leuzinger, Président FSAV Au nom de la Fédération Suisse des Agences de Voyage (FSAV), je félicite notre très estimé membre actif Hotelplan Suisse à l’occasion des 75 ans de sa fondation. Je tiens à inclure dans mes félicitations non seulement la direction, mais aussi toutes les collaboratrices et tous les collaborateurs travaillant d’une manière ou d’une autre au sein de l’entreprise Hotelplan Suisse. Qui aurait pensé qu’une crise économique allait toucher le tourisme global aussi durement juste au mo-

ment où Hotelplan célèbre son anniversaire? La crise engendre de sérieux ennuis et ses effets négatifs se font partout ressentir. Il est de bon augure que de «vrais professionnels» dotés d’une grand expérience tiennent les rênes de l’entreprise dans les circonstances actuelles. Je ne doute pas un instant qu’ils parviendront, avec à l’aide des collaboratrices et collaborateurs, à ressortir consolidés de la crise et à mener l’entreprise de tradition qu’est Hotelplan Suisse vers le succès au cours de la prochaine décennie.

WALTER ZÜRCHER, CHEF D’ENTREPRISE D’HOTELPLAN (1992-1995) J’ai toujours admiré Gottlieb Duttweiler pour ses idées, pour son dynamisme, pour son habileté d’entrepreneur et pour son engagement social. Très tôt, j’ai eu envie de à travailler chez Hotelplan et lorsqu’on m’en a offert la chance en 1953, je n’ai pas hésité une seconde. Pendant près de trois décennies, j’ai pu suivre et participer à l’évolution d’Hotelplan de près au cours de mes diverses fonctions. En commençant par «l’express balnéaire» vers l’Adriatique et en terminant par les tours du monde avec Swissair, il y aurait beaucoup à raconter! Ce que j’ai toujours apprécié au cours de ces longues années, c’était l’esprit positif et la col-

laboration constructive au sein de l’entreprise, aussi bien au niveau du simple collaborateur que du président de conseil d’administration. Depuis ma retraite en 1995, l’industrie du tourisme a foncièrement changé. Les tour-opérateurs doivent affronter en permanence de nouveau défis. Ce qui est resté, c’est la recherche incessante de nouvelles niches, l’action rapide et la proximité du client. Je souhaite à toutes les collaboratrices et à tous les collaborateurs d’Hotelplan Suisse beaucoup de satisfaction dans leur travail quotidien. J’espère aussi que nous aurons l’occasion de fêter un 100e anniversaire.

Dr. Christof Zuber, CEO Hotelplan Group 2004-2010 Peu après sa fondation Hotelplan a démarré des activités à l’étranger. La structure actuelle du groupe Hotelplan se présente ainsi: L’organisation en Suisse comprend Hotelplan Suisse avec les marques Hotelplan, Travelhouse, Vacances Migros, Voyages Denner, Globus Voyages et Tourisme Pour Tous ainsi que travel.ch et le groupe Interhome, qui poursuit des activités dans plusieurs pays. Les autres touropérateurs du groupe sont Inghams Travel en Angleterre, Hotel-

plan Italie et Ascent Travel en Russie. Depuis trois ans, le groupe Hotelplan dispose d’une structure holding et poursuit une stratégie duale. En Suisse, nous voulons servir presque tous les segments de clientèle. La distribution s’effectue dans tous les canaux disponibles. À la base, nous avons un réseau de succursales qui s’adresse aux trois segmentsclés de la clientèle, et qui représente donc principalement trois marques. Les agences Hotelplan

HARRY HOHMEISTER, CEO SWISS Malgré ses 75 ans, Hotelplan n’a pas l’air d’avoir vieilli. Cela tient d’une performance excellente dans notre industrie dynamique. Le produit d’Hotelplan a toujours été attrayant, varié et de bonne qualité ; les clients pouvaient faire confiance à la marque. En 1945 déjà, Hotelplan proposait des voyages à l’étranger aux Suisses, par exemple des circuits à Milan, à Venise ou à Florence. De nos jours, les voyages intervilles et les vacances balnéaires représentent toujours le cœur de métier d’Hotelplan. Les arrangements se vendent bien et Swiss est fier d’être un partenaire de longue date d’Hotelplan. À l’occasion de cet anniversaire, Swiss propose en collaboration avec Hotelplan des voyages intervilles à prix réduits, par exemple à Rome, à Berlin ou à Londres. La branche du tourisme Suisse sans Hotelplan: voilà quelque chose d’impensable! Au nom de toute l’équipe de Swiss, je souhaite beaucoup de «happy landings» à Hotelplan, et me réjouis déjà de la poursuite de notre coopération fructueuse.

constituent la plus grande partie de nos succursales. C’est une chose de souhaiter bonne chance, et une autre de dire merci. Je dis merci à l’ensemble des collaboratrices et des collaborateurs, qui ont relevé les défis de la branche pendant les cinq ans et demi où j’ai oeuvré en qualité de CEO du groupe Hotelplan. Je suis convaincu qu’un avenir très prometteur attend le groupe Hotelplan. Je vous souhaite le meilleur, à vous et à l’ensemble des collaborateurs.

HANS IMHOLZ, PIONNIER DE VOYAGES Lorsque j’ai fait mes débuts dans la branche du tourisme en 1953, Hotelplan était déjà un pilier du tourisme en Suisse, et l’est d’ailleurs toujours resté. Hotelplan peut être fier de ses réalisations. Je tiens à féliciter cordialement mon ancien concurrent qui a toujours fait preuve de fair-play et lui souhaite «bon voyage» pour les prochains 75 ans!


LEUR AVIS

ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE 29 avril 2010

Jolanda B., 58 ans Je connais très bien cette marque car nous réservons souvent nos voyages chez Hotelplan. Jusqu’ici, nous sommes allés notamment en Corse, à Djerba, dans les îles grecques et à Punta Cana. La dernière fois avec Hotelplan remonte à trois ans. Nous avons toujours été très satisfaits. Nous voyagerons encore avec Hotelplan dans le futur. En décembre, nous souhaiterions nous rendre en Thaïlande.

HEINER W., 53 ANS Il y a exactement trois ans j’ai passé à Rhodes des vacances d’été avec Hotelplan. Jamais je n’avais eu un hôtel si tranquille. J’avais même envoyé un courriel de remerciements à la chef de l’agence Hotelplan. Il n’y avait vraiment rien à redire. Mais je ne suis pas quelqu’un qui passe chaque année des vacances balnéaires, raison pour laquelle cela fait trois ans que je ne suis pas parti à l’étranger.

Hansruedi J., 48 ans Il y a quelques années, j’étais avec Hotelplan en Crète. Un souvenir partiellement bon: l’hôtel était très agréable et tranquille mais nous avions eu en plein juillet un avis de tempête et avions porté des pullovers tant il faisait froid. Mais il est clair qu’Hotelplan ne saurait en être tenu responsable. L’année passée, nous avons choisi des vacances à la ferme et ne nous sommes pas adressés à une agence de voyages.

DEBORAH L., 24 ANS

Les vacances me viennent immédiatement à l’esprit lorsque j’entends «Hotelplan». Je voyage énormément, dans plusieurs endroits d’Europe, en Australie, en Amérique du Nord et en Afrique. Actuellement je n’ai aucun projet de prochaines vacances. Ma destination de rêve demeure l’Amérique du Sud. Mais pour cela, je dois encore économiser. Cela dit, il se pourrait que je réserve ce voyage chez Hotelplan.

FRITZ K., 76 ANS

Jadis, j’ai voyagé assez souvent avec Hotelplan – en Italie ou aux Îles Canaries. Les voyages duraient pour la plupart entre deux et trois semaines. Je me souviens encore parfaitement de l’«Express balnéaire» qui nous offrait à l’époque la possibilité géniale de profiter de vacances bon marché.

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TOP STORY

INTERVIEW

ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE

29 avril 2010

«Les gens n’arrêteront jamais de voyager» Thomas Stirnimann, le CEO de Hotelplan Suisse, s’exprime sur sa relation personnelle avec Hotelplan, sur le positionnement actuel de la marque Hotelplan, les défis du tourisme et ce que représentent les vacances pour lui. Nathalie de Regt En 1935, lorsqu’Hotelplan fut fondé par Gottlieb Duttweiler, l’Europe se trouvait en pleine crise. Quel jugement portezvous aujourd’hui sur la fondation de la société? L’initiative de Gottlieb Duttweiler était aussi osée que visionnaire. Le monde se trouvait dans une crise profonde entre les deux grandes guerres. L’idée de fonder une entreprise qui vend des vacances dans des circonstances pareilles est grandiose. Duttweiler a aussi pensé en entrepreneur: la décision de soutenir et les hôtels tessinois et de vendre des vacances avantageuses aux personnes était non seulement courageuse, mais encore noble. Pouvez-vous brièvement décrire comment Hotelplan s’est développé depuis sa fondation? Je vais m’en tenir au développement en Suisse. Observons surtout ce qui s’est passé au cours des dernières trois années. Hotelplan Suisse s’est préparé à devenir un tour-opérateur offrant une gamme complète de produits. C’est la Migros, à laquelle Hotelplan appartient, qui a tenu à renforcer ses activités dans le secteur des voyages et à développer son portefeuille. Lors d’une analyse de l’entreprise, nous avons dé-

couvert des lacunes dans l’offre au niveau des voyages individuels hauts-degamme. Or, ce secteur se trouve en pleine croissance. L’acquisition de Travelhouse SA a permis de combler cette lacune. Pendant une année, les deux entreprises ont été dirigées parallèlement. En vue des défis auxquels l’industrie du tourisme est confrontée, les deux entreprises ont fusionné permettant ainsi l’établissement plus rapide d’une base solide comportant des objectifs clairs. Hotelplan Suisse SA et Travelhouse SA sont donc devenus M-Travel Switzerland. En janvier 2008, nous avons commencé à modifier l’organisation structurelle afin de mieux profiter des synergies. Un changement ciblé du portefeuille des marques a été effectué. Des marques établies comme Esco ou Mtravel ont été abandonnées tandis que de nouveaux canaux de distribution ont été exploités. Le but était de renforcer les marques existantes et de bénéficier de la notoriété des marques de grands distributeurs tels Migros, Denner ou Globus. Voyages Denner a été revu au niveau de la technologie. Les produits de cette marque peuvent aujourd’hui être réservés sur Internet. Vacances Migros a été crée de fond en comble en l’espace de quatre mois seulement, ce qui représente un véritable tour de force. Parallèlement, la marque Esco a été liquidée. En vue de ses 75 ans, la marque Hotelplan a également été remaniée. Hotelplan a été relooké et transféré sur une nouvelle plateforme technique de production. En même temps, Travelhouse a installé un nouveau système de réservation et le nombre de sièges des marques de Travelhouse a été réduit de cinq à deux.

Au niveau des agences, un réajustement a eu lieu: certaines succursales fermées, d’autres placées sous une nouvelle marque. Tous ces changements n’excluent évidemment pas le risque de perdre des clients de longue date. En même temps, on peut en gagner de nouveaux. Ceci dit la réorganisation a «secoué» l’entreprise et je remercie tous ceux qui ont activement participé à la réussite de ce processus, ce qui ne va pas de soi. La restructuration est à présent avec Hotelplan Suisse terminée. Pour mieux dire, le jardin a été créé et il s’agit maintenant de le soigner. Tel que ce jardin se présente aujourd’hui, je suis sûr que nous pourrons bientôt récolter les fruits de nos efforts. Comment la marque Hotelplan se positionne-t-elle dans le portefeuille du consortium? Hotelplan est notre marque principale. C’est aussi la plus grande et la plus riche en traditions. C’est la marque avec le positionnement le plus large. Les produits proposés par Hotelplan comprennent des forfaits allant de la classe moyenne à celle du luxe ou plutôt à celle de première classe car Hotelplan ne représente pas le luxe à proprement parler. Les forfaits balnéaires dans les destinations à courte et moyenne distance représentent le cœur de métier. L’offre est complétée par des forfaits de vacance modulables, un secteur qui s’est fortement développé depuis peu. Notre importance est la même dans les marchés sur l’Amerique du Nord et sur l’Asie que dans les secteurs des circuits, des vacances familiales et des voyages intervilles. La marque Hotelplan représente donc le pilier principal de l’entreprise Hotelplan Suisse. En matière de vacances modulables, elle est complétée par

la marque Travelhouse, par les marques Voyages Denner et Vacances Migros au niveau vacances des discount, par la marque Globus Voyages pour les vacances haut-de-gamme. Depuis sa fondation, les prix fairplay et l’esprit d’innovation sont au cœur de la marque Hotelplan. Cette année, nous avons par exemple lancé la destination Céphalonie en exclusivité. C’est-à-dire que la philosophie visionnaire de Duttweiler est toujours d’actualité. Tout à fait. La vitalité d’une marque ne peut être préservée que par des innovations, des surprises et des nouveautés. Je crois que ce sont là des valeurs de base qu’il faut absolument conserver. Mais il n’y a pas seulement le bienêtre des clients qu’il faut respecter, mais aussi celui des collaborateurs et des partenaires. Ceci est plus important que jamais pendant les périodes de restructuration. Toutes les mesures entreprises génèrent des conséquences qu’il nous faut pouvoir bien gérer. L’idéologie sociale de Duttweiler, à laquelle notre entreprise accorde beaucoup d’importance, a fait ses preuves dans certains cas. Le fair-play est pour nous d’une importance primordiale. Comment voyez-vous l’avenir d’Hotelplan? Quels objectifs vous êtes-vous fixés pour les prochaines années ? Nous allons certainement continuer à respecter les valeurs de base que j’ai mentionnées. Parallèlement, nous souhaitons adopter des innovations en appliquant avec détermination nos moyens actuels. Nous voulons développer les canaux de distribution et exploiter au mieux la technologie dont nous disposons actuellement. Évidemment, l’objectif principal reste de fournir au bon moment le meilleur produit au

HOTELPLAN HOLDING HOTELPLAN SUISSE Société filiale

GLOBUS VOYAGES

TRAVELHOUSE*

TOURISME POUR TOUS

HOTELPLAN

VACANCES MIGROS

* comprend les marques Africantrails, Caribtours, Falcontravel, Inditours, Oceanstar, Salinatours, Sierramar, Skytours, Soleytours et Wettstein

VOYAGES DENNER


ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE 29 avril 2010

INTERVIEW

TOP STORY

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née. Il est très satisfaisant de voir le plaisir qu’ont mes filles en vue de leurs grandes vacances. À l’âge de 14 et de 12 ans, elles ont déjà des idées très précises quant à leurs vacances. Évidemment, mes enfants ont le privilège de pouvoir voyager avec leur père plus souvent que d’autres enfants. Cependant, cela démontre clairement que les voyages et les découvertes fascinent toujours. Cela vaut pour moi aussi. La santé est certainement plus importante que les voyages, en fin de compte. Mais les vacances servent de contraste à notre travail quotidien, elles permettent notre récréation, nous y élargissons nos horizons et apprenons à voir le monde et nous-mêmes d’une façon différente. C’est pourquoi les gens n’arrêteront jamais de voyager.

Le but de chaque entreprise touristique est de proposer le produit optimal au moment optimal et à un prix optimal. Thomas Stirnimann, CEO Hotelplan Suisse. Photo: Thomas Entzeroth

meilleur prix possible. Grâce à notre gamme de produits, je suis persuadé que nous aurons beaucoup de succès. Cependant, la problématique du tourisme reste: C’est une industrie fragile et exposée. Par conséquent, l’entreprise doit pouvoir opérer de manière flexible non seulement au niveau des coûts mais aussi au niveau de la gestion des affaires. Il ne faut donc jamais perdre le nord et ne pas hésiter à de revenir sur certaines décisions. Après tout, ce qui était juste hier est peut-être faux aujourd’hui. Le client – qui a toujours raison – est notre point de mire et il nous faut agir et réagir conformément. La proximité avec le client est importante. C’est ainsi que l’on se tient au courant des ses besoins… Parfaitement, c’est une bonne remarque. Nous disposons de programmes CRM performants, c’est-à-dire de programmes de gestion de la relation client. Ces programmes ont généré une base de données précieuse au cours de plusieurs années, ce qui nous permet de reconnaitre ce que souhaitent les clients et de voir quand et comment ils effectuent leurs réservations. En début de saison, après avoir reçu des premières indications au cours des salons de vacances, nous analysons la situation et essayons de reconnaître les tendances: quelles sont les destinations en vogue? À quel moment les clients réservent-ils? Nous mettons ainsi sur rail toute la saison. Mais le

planning reste assez flexible afin de pouvoir réagir si jamais les besoins des clients changent. L’importance de l’internet va-t-elle davantage augmenter, et cela au détriment des agences de voyage? Nous devons accepter le fait que, de nos jours, les clients utilisent tous les canaux de distribution qu’ils ont à disposition. Ce qui compte, c’est qu’ils effectuent leurs réservations chez nous; peu importe que cela se fasse auprès d’une agence de voyages indépendante, dans l’une de nos succursales, par Internet ou par téléphone. Tous les participants de la chaîne de distribution que je viens de mentionner doivent assurer que le client puisse jouir de nos valeurs, d’un facteur «feel good» ainsi que d’un service impeccable. C’est ainsi qu’il continuera de réserver chez nous au lieu de réserver directement auprès des compagnies aériennes ou hôtelières. Aujourd’hui, tout est disponible partout et 24 h sur 24. Voilà notre défi. Mais au contraire de l’Internet, nous sommes en mesure de fournir des services qui vont au-delà de la réservation. Par exemple, au niveau du confort de la réservation, de la sécurité, du mode de payement, en cas de questions concernant les visas etc. Notre expérience et notre savoir-faire sont des atouts. J’entends souvent parler de gens qui se retrouvent à l’aéroport sans visa ou sans passeport valable, car personne ne leur a signalé ce qu’il fallait faire.

Et imaginez qu’il y ait des changements imprévus d’horaires de vol, des compagnies aériennes en faillite, des fermetures d’aéroports lors d’un déplacement à l’étranger. Qui va s’occuper des gens qui ont réservé leurs forfaits par Internet? Personne! Il est important de fournir un maximum d’options. Notre produit s’étend de la pension simple non-réservable en ligne jusqu’à l’hôtel de luxe avec mille chambres à Las Vegas. Il est fascinant de voir qu’il n’existe pas de «faux produit», c’est-à-dire que tous les produits trouvent des preneurs. Notre tâche est de composer les éléments de manière idéale. Quelle importance les vacances ontelles pour vous? Un des plus beaux moments qu’on puisse avoir en famille est de discuter les projets de vacances en début d’an-

Quel est votre souvenir de vacances préféré? Avez-vous également vécu des expériences épouvantables? J’ai fait beaucoup d’expériences tout au long de mes voyages, mais elles n’ont jamais été épouvantables. Bien sûr, je me suis parfois retrouvé dans des chambres d’hôtel minables et j’ai raté des avions. Mais je n’ai jamais vécu quelque chose de grave. Peut-être ai-je eu de la chance. Surtout, je me suis toujours bien préparé: J’ai vérifié comment il fallait se comporter sur place, j’ai emmené les vêtements adéquats etc. Le plus grand plaisir du voyage est en fait toujours le même – celui de rencontrer des gens. Peu importe où l’on se trouve, ce que l’on fait. Évidemment, il y a des endroits qui nous plaisent plus que d’autres. Je n’ai pas vraiment de préférences. Mais j’avoue avoir un penchant pour la Méditerranée orientale, et pour la Grèce en particulier. Cette région représente pour moi les «Caraïbes de l’Europe». Pour les lunes de miel, les îles de l’océan Indien constituent des destinations de rêve. Pour ceux qui préfèrent partir à la découverte, un séjour dans une ville européenne ou aux Etats-Unis est de rigueur. Finalement, on peut aussi voyager pour s’éduquer, par exemple en entreprenant un voyage en Chine. Un voyage en Inde garantit également de laisser des impressions très fortes.

THOMAS STIRNIMANN Thomas Stirnimann a commencé sa carrière par un apprentissage de commerce chez Kuoni. Il devient agent de voyages à la filiale de Kuoni au Glattzentrum près de Zurich, ensuite acheteur pour l’Amérique de Nord au siège principal de Kuoni à Zurich. En 1989, il tournera le dos à Kuoni pendant trois ans pour partir travailler chez Travac. Suite à son retour chez Kuoni, il sera tour à tour responsable du marketing, responsable de secteur Outre-Mer, directeur du tour-operating et de 1999 à 2005, directeur général pour la Suisse y compris la Scandinavie. En novembre 2005, il prend la direction de Travelhouse en tant que copropriétaire. Depuis janvier 2008, il est CEO de M-Travel Switzerland et de Travelhouse SA, qui sont maintenant réunis au sein d’Hotelplan Suisse. Thomas Stirnimann (47) est marié et père de deux filles.


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TOP STORY

UPDATE Voyages intervilles dans un seul catalogue Les anciennes brochures d’Hotelplan «Voyages intervilles» et «Railplan» ont été rassemblées dans une seule, «Voyages intervilles – en train et en avion». Le gros de la brochure de Railplan y a été absorbé. Plusieurs villes de taille moyenne viennent étoffer l’offre du nouveau catalogue. La classe de réservation sur les vols «Supersaver» de Swiss a aussi été élargie: Les tarifs les plus avantageux s’obtiennent maintenant en réservant la classe P. On trouve également dans la brochure les nouveaux vols d’Air Berlin entre Zurich et Naples (3 fois par semaine).

Une section à part pour Paris Hotelplan consacre une section à part dans sa brochure intervilles pour Paris, y compris Disneyland. Les clients trouveront non seulement des hôtels mais aussi des tours de ville et des excursions à réserver au préalable. Certains hôtels accordent des rabais aux enfants jusqu’à 16 ans. Une brochure «Paris» avec des prix spécialement avantageux sera publiée deux fois par année.

Vacances à vélo avec Bicycle Holidays Le catalogue «Radsportferien» d’Hotelplan («vacances à vélo», disponible qu’en allemand) réunit des offres pour cyclistes à Majorque, en Andalousie, dans le Zillertal en Autriche ainsi que des circuits et des parcours longuesdistances. Ces voyages sont encore et toujours effectués en partenariat avec la compagnie Bicycle Holidays Max Hürzeler. Au niveau des nouveautés, il existe désormais la possibilité d’obtenir des rabais «First Minute» dans certains hôtels. Le Grupotel Los Principes, situé directement à la plage d’Alcudia, vient étoffer le parc hôtelier. En plus, la route côtière Selva-Lluc a été nouvellement goudronnée, ce qui rend ce classique du cyclisme côtier encore plus attrayant.

Vacances sur quatre roues La nouvelle brochure Autoplan réunit des offres attrayantes pour les conducteurs à destination de l’Italie, de la Croatie, de la France et de l’Espagne. Trouver ce que l’on y recherche est un jeu d’enfant grâce à la subdivision entre les offres destinées aux familles et celles s’adressant aux férus de sports.

NOUVEAUTES 2010

ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE

29 avril 2010

Quatre brochures pour l’offre balnéaire d’Hotelplan

L’expansion de l’offre concerne principalement la Grèce et la Turquie Nathalie de Regt Jusqu’en été 2009, les vacances balnéaires que proposait Hotelplan étaient réunies dans une seule brochure. Pour la saison estivale 2010, Hotelplan innove et répartit désormais son offre sur quatre brochures: Grèce & Chypre ; Espagne, Italie & Portugal; Turquie; Égypte & Tunisie.

GRÈCE & CHYPRE Hotelplan a élargi son offre en Grèce. Neuf îles sont désormais reliées par des vols directs. Quatre liaisons hebdomadaires sont proposées pour la Crète, trois pour Rhodes et deux pour Santorin et Mykonos. Pour la première fois, Hotelplan propose entre mai et octobre des vols directs exclusifs entre Zurich et

la Céphalonie, une île dans la mer Ionienne. Outre les vols avec Edelweiss Air et Air Berlin, la compagnie suédoise Viking Airlines effectuera les vols reliant Zurich à Corfou, Céphalonie, Crète, Cos, Rhodes et Larnaka (Chypre). Les îles d’Ios, de Paros et de Naxos figurent également et pour la première fois au programme d’Hotelplan.

ESPAGNE, ITALIE & PORTUGAL Dans cette brochure forte de 198 pages, Hotelplan présente principalement des hôtels et hébergements dans les catégories de 3 à 5 étoiles. L’offre hôtelière a été développée à tous les niveaux. Les hôtels sur les Iles Éoliennes Lipari, Salina, Vulcano et Stromboli apparaissent pour la première fois dans l’offre d’Hotelplan. TURQUIE Hotelplan relie chaque semaine Antalya à la Suisse au moyen de trois vols

depuis Zurich, deux vols depuis Genève et un vol depuis Bâle. Les vols sont effectués par Edelweiss Air ainsi que par la compagnie aérienne turque Pegasus. Avec cette même compagnie, Hotelplan relie pour la première fois Bâle et Zurich à Izmir qui est l’aéroport de choix pour des vacances dans la région de Kusadasi et la partie turque de la mer Égée. Un «voyage bleu» à bord d’un voilier à moteur partant depuis Bodrum constitue également une offre intéressante. D’une manière générale l’offre a été étoffée dans toutes les catégories hôtelières.

ÉGYPTE & TUNISIE Hotelplan présente und offre affirmée sur l’Egypte. Les vols sont assurés par Edelweiss Air, Air Berlin et la compagnie égyptienne Koral Blue Airlines. Les escales tunisiennes sont Djerba, Monastir et Tunis que l’on rejoint avec Edelweiss et Tunisair.

HOTELPLAN PROPOSE UN VOL DIRECT VERS LE CANADA La brochure «Canada/Alaska» ne séduit pas seulement par les vols d’Edelweiss Air sur Calgary et Vancouver qui y sont proposés. L’offre hôtelière en catégorie moyenne a été

développée dans plusieurs villes, et de nouveau circuits «Drive & Sleep» ont été lancés en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse. Le programme aux USA a également été

élargi, principalement dans les villes de New York, San Francisco, Las Vegas ou Los Angeles ainsi que le long de la côte entre San Francisco et Los Angeles. L’offre est complétée

par un nouveau circuit «Drive & Sleep» à travers le Colorado et le Nouveau-Mexique, pour lequel toutes les réservations faites à l’avance bénéficient d’un rabais. NDR

Tourisme durable Protection des mineurs, protection de l’environnement et coopération sélective avec des organisations locales de bienfaisance – voilà les trois piliers des activités d’Hotelplan Suisse dans le domaine du développement durable. En 2003, Hotelplan était le premier tour-opérateur suisse à signer le code de conduite «The Code» destiné à protéger les mineurs de l’exploitation sexuelle dans le tourisme. Et depuis 2007, tous les clients ont la possibilité de compenser volontairement les émissions de leur vol à chaque réservation effectuée dans une agence ou en ligne sur les sites Inter-

net de différentes marques du groupe. La totalité des bénéfices résultant de ces «tickets verts» est retransmise à un projet de protection climatique dans l’état indien de Karnataka. Ce projet est encadré par la fondation suisse Myclimate. Hotelplan Suisse attache aussi beaucoup d’importance aux coopération ciblées dans différentes destinations. En Amérique latine par exemple, Salinatours propose – en étroite collaboration avec l’organisation Rainforest Alliance – des «Lodges» et hôtels qui opèrent d’une manière durable pour l’environnement. NDR


Hotelplan fête 75 ans de vacances inoubliables. SWISS lui souhaite un bon anniversaire ! –

Depuis 75 ans, Hotelplan permet à sa clientèle de passer des vacances inoubliables. Avec 76 destinations desservies de par le monde, SWISS met tout en œuvre pour que le plaisir des vacances commence dès le décollage et ne prenne réellement ¨n qu’à l’atterrissage du vol retour. Nous souhaitons plein succès à Hotelplan dans la réalisation de rêves de vacances et nous réjouissons de poursuivre notre agréable collaboration.

RÊVES DE VACANCES, SWISS MADE.

SWISS.COM


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BACKGROUND HISTOIRE DE L’ENTREPRISE

ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE

29 avril 2010

75 ans d’Hotelplan – Depuis la fondation en

Venir en aide à l’hôtellerie suisse économiquement affaiblie, mais aussi permettre à un large public de passer des vacances à un prix avantageux: cette idée du fondateur de la Migros Gottlieb Duttweiler est devenue une histoire à succès. Nathalie de Regt Au printemps de l'année 1935, Gottlieb Duttweiler créa la marque de voyage Hotelplan. Ainsi, pour la première fois, une large couche de la population suisse accédait à des vacan-

ces à prix avantageux. Depuis lors, 75 ans plus tard, le succès d'Hotelplan ne s'est jamais démenti. «Il faut essayer de s'adresser à un nouveau public, peu habitué à voyager», avait déclaré avec conviction Gottlieb Duttweiler. Même durant la 2e guerre mondiale, Hotelplan adapta son offre en lançant avec succès un programme de «Vacances à bicyclette» en raison du rationnement de l'essence et du trafic ferroviaire. En outre, furent créés de nouveaux forfaits basés sur une courte période, des circuits et des trajets à prix réduits ou encore des vacances familiales. En 1945, Hotelplan organise ses premiers voyages à l'étranger, à Milan, Venise et Florence. Huit ans plus tard Hotelplan propose le premier voyage forfaitaire aux Etats-Unis. La Yougosla-

vie et la Grèce font leur entrée dans la palette des destinations de vacances d’Hotelplan. Hotelplan profite du développement du trafic aérien: avec les avions spéciaux, affluent en Europe les premiers groupes importants de touristes. En 1954, le train express balnéaire «Badex» se met en marche pour proposer des liaisons ferroviaires spéciales aux clients Hotelplan, les menant sur la Riviera et la côte adriatique. En 1958 l’offre d’Hotelplan s’enrichit de destinations en Extrême-Orient. Les premiers voyages par avion en Inde et au Japon sont organisés.

DANS LES ANNÉES SOIXANTE Hotelplan lance les premiers voyages individuels Autoplan à prix forfaitaires. L’ère du jet débute: Hotelplan orga-

nise les premiers voyages au ProcheOrient et en Egypte à bord d’avions à réaction. En 1962, Hotelplan propose, pour la première fois, des safaris en Afrique orientale. «Une vie meilleure, même pour les aînés» est une action menée en Suisse et destinée aux retraités.

DANS LES ANNÉES SEPTANTE les compagnies aériennes font miroiter aux organisateurs de voyages de nouvelles hausses de tarifs, Hotelplan décide de lancer le prix garanti. Le Togo, l’Afrique occidentale, connaît un bel engouement durant la saison hivernale. Trois ans plus tard, en 1976, Hotelplan organise le premier vol spécial à bord du Concorde. L’arrangement comprend le vol de Genève à Casa-


ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE 29 avril 2010

HISTOIRE D’ENTREPRISE BACKGROUND

1935 jusqu’à aujourd’hui

blanca. En 1979 Hotelplan s’est taillé une solide réputation dans le domaine des vacances familiales: de notables rabais spéciaux et un beau choix d’appartements de vacances en témoignent. En 1985, Hotelplan accueillait son dix millionième hôte depuis sa création en 1935. En collaboration avec Ex Libris, Hotelplan crée un an plus tard les voyages culturels. Le premier de ceux-ci, «Wien nach Noten», remporte un succès notable.

LES ANNÉES NONANTE sont marquées par la prise de conscience écologique. Avec la mise en pratique de son fa-

meux «écoplan», Hotelplan figure parmi les premiers voyagistes à contribuer à la protection de l'environnement. Le tournant du millénaire a été marqué par des événements tragiques qui ont ébranlé le marché du tourisme. Ceci dit, Hotelplan fonde en 2001 sa propre compagnie aérienne Belair en vue de sauvegarder ses produits charters. 2010 marquera les 75 ans d'Hotelplan et son 20 millionième client passera des vacances proposées par Hotelplan, la marque suisse de tradition devenue fort importante.

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75 ans Hotelplan – l‘historique 1935 Aider une hôtellerie suisse proche de l’effondrement et permettre à tout un chacun de partir en vacances, telle est l’idée qui trotte dans la tête de Gottlieb Duttweiler, fondateur de la Migros, lorsqu’il crée Hotelplan le 29 avril 1935: «Il faut essayer de toucher un nouveau public qui n’avait jusqu’alors pas pour habitude de voyager.» En juin, le premier train spécial d’Hotelplan rallie Lugano, où un séjour d’une semaine est proposé pour la bagatelle de CHF 65.-. Au terme de la première année, 52’648 arrangements d’une semaine ont été vendus. 1937 25’762 Suisses et 47’969 étrangers voyagent avec Hotelplan en Suisse. Chaque nuitée supplémentaire se traduit dans les faits par un jour de travail de plus dans une Suisse touchée de plein fouet par le chômage et la crise. 1945 Organisation des premiers voyages à l’étranger, à Milan, Venise, Florence et sur la Riviera. 1953 Hotelplan organise le premier voyage forfaitaire aux Etats-Unis. La Yougoslavie et la Grèce font leur entrée dans la palette des destinations de vacances d›Hotelplan. Hotelplan profite du développement du trafic aérien: avec les avions spéciaux, affluent en Europe les premiers groupes importants de touristes.

feste son intérêt à long terme pour la protection de l’environnement. Les points principaux en sont la diffusion d’informations actuelles sur la situation écologique des centres touristiques. Une nouvelle méthode de calcul du bilan énergétique permet d’améliorer les offres Hotelplan afin qu’elles soient plus compatibles sur les plans écologique, culturel et sociaux. De plus, les hôtes ont la possibilité de demander le bilan énergétique du voyage qu’ils projettent d’entreprendre. 1996 Hotelplan, Crossair et McDonald’s s’engagent dans un processus de partenariat commun. Dès le printemps 1996, les clients Hotelplan partent en vacances à bord d’un avion très particulier, baptisé McPlane et peint en rouge et jaune aux couleurs de McDonald’s. Cet appareil est un MD-83 de Crossair exploité en exclusivité par Hotelplan. Cette idée permet à Hotelplan d’explorer de nouvelles voies dans la commercialisation de vacances et de proposer des produits qui se démarquent nettement des offres préexistantes tant sur le plan visuel qu’au niveau des prestations. 2010 Hotelplan fête son 75ème jubilé ainsi que son 20 millionième hôte depuis sa fondation en 1935.

1960 Lancement, couronné de succès, des premiers voyages individuels AUTOPLAN à prix forfaitaires. 1961 L’ère du jet débute: premiers voyages au Proche-Orient et en Egypte à bord d’avions à réaction. 1976 Hotelplan organise le premier vol spécial à bord du Concorde. L’arrangement comprend le vol de Genève à Casablanca. 1979 Hotelplan s’est taillé une solide réputation dans le domaine des vacances familiales: de notables rabais spéciaux et un beau choix d’appartements de vacances en témoignent. Selon une étude portant sur l’ensemble du marché suisse, la part du marché des vacances familiales détenue par Hotelplan s’élève à plus de 20%. 1990 La responsabilité des voyagistes envers la nature et la culture exige une réflexion approfondie en matière d’écologie. Dans le cadre de la mise en pratique de son écoplan, Hotelplan mani-

Personne ne rend autant des Suisses heureux.


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CROISIERES

Les vacances qui vous manquent

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BACKGROUND

BROCHURES DE VOYAGES

ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE

29 avril 2010

Mettre sur papier de belles vacances

Produire une brochure de voyages ne se fait pas sans peine. Plusieurs points doivent être respectés. Nathalie de Regt La production d’un catalogue est de la responsabilité du Senior Product Manager (PM). Chaque PM est responsable d’une région qu’il connaît, dans la mesure du possible, comme le fond de sa proche. Cela signifie qu’il visite la destination très souvent, qu’il teste de nouveaux hôtels et qu’il garde aussi un œil ouvert sur le parc hôtelier existant. Au final, il doit savoir ce qu’il souhaite proposer à ses clients et à quel segment l’offre est destinée. Le b.a.-ba repose aussi sur un réseau actif de relations. Qui se connaît personnellement travaille plus efficacement. On répondra plus promptement à un courriel et une offre sera étudiée de façon plus approfondie. Lorsque la production d’un catalogue se précise, il convient d’abord d’analyser l’année antérieure, respectivement le semestre précédent. Ce que l’on appelle communément la feuille de planification établit une comparaison annuelle et détaille le nombre de passagers enregistrés l’année d’avant.

Ces indicateurs, en particulier le nombre de passagers par destination, permettent de définir les contingents de sièges des vols. Lors de la première séance de planification, l’on abordera les évaluations de la clientèle reçues l’année précédente, ainsi que celles des guides. Il sera aussi question des hôtels en rénovation ou qui ne remplissent plus les conditions et de nouveaux établissements qui ont ouvert leurs portes dans l’entre-temps et qui répondraient aux critières du portefeuille. Existe-t-il de nouveaux circuits que l’on pourrait proposer, observe-t-on de nouvelles tendances dont le nouveau catalogue devrait tenir compte?

BIEN ÉVIDEMMENT, l’on procède aussi à une analyse de la concurrence. On y comparera non seulement les hôtels retenus, mais aussi les prix. Au cas où un hôtel se serait mal vendu durant l’année écoulée, on tentera d’en trouver les raisons. Se trouve-t-il à proximité de chantiers, le service était-il de médiocre qualité, le rapport qualité/prix était-il mauvais, texte et images n’ontils pas su séduire les clients, autant de réponses à trouver. Cette analyse concerne aussi les hôtels ayant rencontré un grand succés auprès de la clientèle.

La première brochure Hotelplan de 1935 présentait sur 32 pages des voyages au Tessin, sur le lac des Quatre-Cantons, sur le Léman, en Appenzell et aux Grisons.

A CÔTÉ DES HÔTELS, il convient de tenir compte de nombreux autres partenaires: les compagnies aériennes, les loueurs de voitures, les offices de tourisme et les agents locaux. Des négociations se déroulent avec l’ensemble de

ces partenaires afin d’aborder non seulement les tarifs, mais aussi les capacités et l’offre. Le but ultime consiste à pouvoir présenter un catalogue équilibré, contenant déjà l’offre adaptée à chaque besoin. Dès que les hôtels retenus dans le nouveau catalogue auront été définis, débute alors la production proprement dite. On sélectionne les textes réécrits ainsi que les photos. Les textes doivent être conformes à la réalité et agréablement formulés, les images doivent susciter l’envie. Concernant les prix, il sera aussi tenu compte d’indicateurs tels que les variations saisonnières ou les vacances scolaires, qui influencent le niveau tarifaire. Dans l’établissement des prix, l’on tiendra aussi compte des transferts, du marketing, du service aux agences, des commissions et du cours de change. Lorsque tout aura été réuni et que le prix final aura été établi, l’on pourra s’attaquer à la liste de prix. Mais les négociations avec les différents prestataires de service se poursuivent aussi après la parution du catalogue, puisque différentes actions ponctuelles ou offres spéciales sont traitées durant la saison.


ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE 29 avril 2010

COLLABORATEURS

ARRIERE-PLAN

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Entreprise de tradition douée de punch Ruth Arnet (Product Manager océan Indien), Franco Muff (Manager Customer Service) et Rolf Lüthy (Product Manager Cities/Theme Parks) expliquent pourquoi ils sont fidèles à Hotelplan depuis des années. Nathalie de Regt Depuis quand travaillez-vous pour Hotelplan et quels postes y avez-vous occupés? Ruth Arnet: Je suis entrée chez Hotelplan en 1981 pour participer au séminaire de guide. Au terme de ce cours, je suis partie dix ans à l’étranger, d’abord comme assistante de bureau, ensuite en qualité de guide. J’ai également conduit de nombreux circuits et ai occupé le poste de Resident Manager dans différents endroits avant de revenir en Suisse en 1991. Le hasard a fait qu’un poste de Product Manager sur la Grèce, ma deuxième patrie, était à pourvoir. Je suis active dans la production à Zurich depuis cette année-là, d’abord pour la Grèce, ensuite pour d’autres destinations. Aujourd’hui, je m’occupe de l’océan Indien en qualité de Product Manager. Franco Muff: Depuis mon apprentissage, j’ai toujours travaillé dans une agence de voyages ou une compagnie aérienne. En 1993, je travaillais pour Swissair et suis venu chez Hotelplan car une filiale avait ouvert à Zoug, mon domicile. J’ai pu la reprendre et l’ai dirigée pendant 13 ans. Ensuite, il était temps de changer et je l’ai fait en entrant dans le service à la clientèle. Depuis 2006, je suis responsable à Glattbrugg du Customer Service. Rolf Lüthy: Je suis fidèle à Hotelplan depuis avril 1999. A l’époque, je venais de SSR où j’avais travaillé durant 15 ans pour les USA puis dans le département intervilles. Au sein d’Hotelplan, je suis responsable depuis onze ans déjà des voyages intervilles, principalement sur Paris et Disneyland. Lorsqu’une place se libère chez nous, on recherche presque toujours une solution interne. On réfléchit une dizaine de fois avant d’engager quelqu’un d’externe. J’ai finalement obtenu le poste uniquement parce que j’ai été clair dès le début: je voulais prendre la responsabilité de Paris. Et Hotelplan de me répondre: «On t’engage uniquement parce que tu reprends Paris!» C’était vraiment une heureuse coïncidence. Vous souvenez-vous encore de votre premier jour de travail? Ruth Arnet: Je me souviens encore fort

Ruth Arnet exerce depuis 29 ans différentes fonctions chez Hotelplan.

bien du premier jour de séminaire qui se déroulait à l’Institut Gottlieb Duttweiler. J’étais venue à Rüschlikon avec les transports publics et y avais rencontré Ingrid Holenweger, la future chef des guides chez Hotelplan. Nous avons discuté et nous sommes rendus compte que nous venions du même endroit. Ce séminaire fut un réel enrichissement. J’y ai appris beaucoup, également sur moi-même. Franco Muff: Deux collaborateurs qui étaient déjà fidèles à Hotelplan depuis un certain temps m’ont présenté la nouvelle matière. Dans un premier temps, j’étais quelque peu déçu car je venais du monde de Traviswiss. Je devais désormais saisir sur un or-

Ruth Arnet: Je me lève et me réjouis du travail qui m’attend. dinateur précis le chiffre d’affaires et les annulations et envoyer en fin de semaine une disquette à Zurich. Les premiers jours me reviennent toujours à l’esprit. L’assistante du directeur régional de l’époque, Angelo Banditelli, était espagnole et me coachait de manière assez spartiate. Un jour, j’ai envoyé une note interne à Angelo. L’assistante m’a ensuite appelé et m’a dit: «Monsieur Muff, vous avez écrit quelque chose à la main à Monsieur Banditelli. Vous ne préféreriez pas rédiger une notice interne sur ordinateur?» Visiblement, ne pas respecter la voie hiérarchique sortait du concept. Rolf Lüthy: Mon premier jour fut l’introduction au système de réservation «Tosca». J’ai éprouvé quelques difficultés avant de maîtriser cet outil de tra-

Franco Muff a dirigé Hotelplan Zoug de 1993 à Rolf Lüthy est depuis 11 ans «Monsieur Pa2006 et s’occupe maintenant du service à la ris et Disneyland» chez Hotelplan. clientèle.

vail développé spécialement pour Hotelplan. C’était une pure question d’entraînement mais le premier semestre fut plutôt difficile pour moi. Pouvez-vous expliquer pourquoi vous maintenez votre confiance à Hotelplan depuis des années? Ruth Arnet: Hotelplan est «mon» entreprise. Les gens, le fait d’être proche de l’étranger, purement et simplement mon travail dans le Tour Operating. J’aurais de la peine si je devais être assise à un bureau de 8 heures à 12 heures et de 13 à 17 heures. Ce qui me réjouit, c’est que ça bouge toujours. Aujourd’hui encore, je me lève et me réjouis du travail qui m’attend. Nombreuses sont les personnes qui trouvent le Tour Operating trop «fébrile». Mais j’ai besoin de cette fébrilité. Franco Muff: Que ce soit Hotelplan c’est arrivé comme ça. Le fait d’être encore fidèle à Hotelplan est sans doute à mettre au compte des circonstances. Je trouve vraiment captivant de travailler dans la branche des voyages au sein d’une grande entreprise qui offre autant de possibilités. J’ai toujours vivement conseillé Hotelplan comme employeur. J’ai toujours eu une attitude très positive à l’égard de Migros et les attentes que j’ai eues ont en grande partie été satisfaites. Rolf Lüthy: Lorsque j’ai pris la décision de changer d’orientation, la question était de savoir si ce serait Hotelplan ou s’il existait autre chose. Je crois que je ne serais plus resté dans la branche touristique si cela n’avait pas été Hotelplan. Chez Hotelplan, j’ai toujours eu la chance de collaborer avec des gens compétents. Je reste convaincu que devenir un bon collaborateur ne se fait pas en claquant simplement des doigts. Si la culture d’entreprise joue, elle influence les gens dans le bon sens. Marco Muff: Je souhaiterais revenir sur

le travail de huit à dix-sept dont parle Ruth. Cela implique aussi que l’on engage des gens flexibles. Depuis 2007, de très nombreux changements sont intervenus pour les plus anciens d’Hotelplan. D’aucuns – et j’en fais partie – se sont demandés s’ils sont prêts à aller de l’avant et à s’adapter aux changements. Et si j’avais eu le sentiment que ce n’était pas le cas, j’en aurais tiré les conclusions qui s’imposaient. Je crois que ceux qui sont encore là aujourd’hui sont aussi ceux qui ont fait preuve de souplesse et de vivacité. Vous souvenez-vous d’un moment particulièrement beau au niveau émotionnel? Rolf Lüthy: C’est finalement mon quotidien. Pour ainsi dire, aucun moment particulier ne me vient à l’esprit. Je ris beaucoup la journée et dans ce domaine il m’est difficile de faire mieux. Même dans les moments de grands stress, notre équipe ne perd jamais le sourire. Franco Muff: Un moment chargé émotionnellement – pas pour ceux qui sont directement concernés – remonte à une réunion marketing qui s’était déroulée à Berne. On y avait présenté un modèle basé sur une idée de bonus à la Cumulus. En clair, celui qui réservait un voyage accumulait des points. Le prochain intervenant fut le CEO de l’époque qui balaya le projet en trois phrases. Ruth Arnet: Les repas de Noël constituent toujours pour moi des moments très particuliers. Les rencontres entre agents aussi lorsque toute l’équipe sort ensemble et abordent des événements partagés. Dans ces occasions, on vit vraiment de beaux moments.


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AGENCE DE VOYAGES PLACE DE TRAVAIL

ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE

29 avril 2010

Lorsque le client était debout au guichet

Talacker, première succursale Hotelplan de Zurich.

Le guichet de la succursale Hotelplan de Berne en 1958.

Au fil des années, le travail dans une agence de voyages a radicalement changé. Les lourds ouvrages de référence, les prospectus d’hôtels et les papiers carbone appartiennent au passé. Nathalie de Regt Le téléphone était le plus important outil de travail des premiers agents de voyages d’Hotelplan. Les désirs des clients étaient écrits à la main sur un formulaire pré-imprimé avant d’être mis au propre à la machine à écrire avec du papier carbone. Trois à quatre copies des dossiers étaient postées à la centrale pour y être traitées, et revenaient environ une semaine plus tard avec la mention «Réservé». Cela signifiait que les réservations avaient été effectuées auprès des différents prestataires. Au final, l’agence de voyages envoyait au client une copie comme confirmation de la réservation. Comme aide au conseil, quatre à cinq catalogues vraiment plus minces que ceux d’aujourd’hui existaient. Les agents de voyages avaient aussi sous la main les prospectus des hôtels proposés, chose inconcevable aujourd’hui. Pour les voyages en avion, deux ouvrages de références étaient à disposition: APT (Air Passenger Tarif) et OAG (Overseas Airline Guide). Ces deux gros ouvrages réunissaient les compagnies aériennes avec les dates de départ, les liaisons et les tarifs. Fidèle à Hotelplan depuis 1977, Roberto Brandinu, aujourd’hui responsable régional des ventes à Berne, se souvient: «On procédait aux réservations par téléphone. Ce faisant, nous étions en contact presque quotidiennement avec les compagnies aériennes et connaissions personnellement tous nos interlocuteurs.»

Les réservations étaient saisies à la machine à écrire et envoyées en Au lendemain de la guerre, visa indispensable quatre exemplaires à la centrale. pour l’entrée en Italie.

Le contact avec les clients était aussi beaucoup plus étroit. «Avec certains clients, les relations se transformaient presque en liens d’amitié», se remémore Roberto Brandinu. De nombreux clients revenaient année après année réserver un voyage, d’autres passaient à l’agence simplement pour faire causette.

ENTRETIEN DE CONSEIL En principe, l’entretien de conseil était moins long qu’aujourd’hui. Le choix d’hôtels était également plus limité et le client pouvait décider assez rapidement où il souhaitait se rendre. Le collaborateur de l’agence avait un avantage considérable en termes de connaissances et était en mesure de conseiller les clients dans tous les domaines. Aujourd’hui, les clients sont beaucoup mieux informés lorsqu’ils entrent dans une agence et le conseil n’en est que plus complexe car plutôt une affaire de détails. Alors qu’il y a 30 ou 40 ans, le client devait être conseillé de A à Z, celui d’aujourd’hui veut la réalisation rapide de ses vœux. Pendant l’entretien, le client se tenait à un

comptoir et dominait son conseiller assis à un pupitre. Au fil du temps, ces guichets ont été remplacés par les places de travail d’aujourd’hui où les deux interlocuteurs sont à même hauteur. En règle générale, les agences de voyages comptaient un nombre plus élevé de collaborateurs. «A mes débuts en tant qu’agent de voyages, il y avait vingt places de travail au guichet», se souvient Roberto Brandinu. De la téléphoniste au caissier, différents postes existaient dans les agences de voyages. Cette répartition classique du travail a disparu.

DESTINATIONS Hotelplan a commencé par offrir des voyages au Tessin ou en Valais. L’express des vacances balnéaires sur l’Adriatique lancé en 1954, s’est ensuite transformé rapidement en un immense succès. Il était par moments si apprécié que les clients faisaient la queue pour réserver leurs vacances en Méditerranée. Juste après la Seconde Guerre mondiale, un visa était nécessaire pour entrer en Italie. Les agences

Hotelplan devaient alors se procurer un visa commun pour des groupes pouvant compter jusqu’à 600 personnes. Cela signifie que 600 cartes d’identité et passeports étaient demandés, classés et traités. Il arrivait parfois aux employés d’agences de voyages de se trouver à la gare le samedi afin de diriger leurs hôtes vers les bons trains. «Il arrivait même que les agents de voyages accompagnent leurs clients dans le train vers Rimini et rentrent le soir même», poursuit Roberto Brandinu. En règle générale, les destinations en Europe étaient très appréciées. Les buts de voyages que l’on pouvait atteindre en voiture ou en train avaient aussi la cote. Peu à peu, des destinations atteignables en bateau ou en avion s’y sont ajoutées, comme Majorque, les Canaries ou l’Egypte. Les vacances au Kenya attiraient aussi une certaine clientèle. «Les destinations européennes représentaient auparavant 80% de toutes les réservations. Aujourd’hui, ce taux se situe aux alentours de 50%», estime Roberto Brandinu. «Quant aux voyages en train, ils sont passés de 60 à moins de 10%.»


À la vôtre, partenaire!  ans de verres remplis à ras bord, sans jamais les laisser se vider de moitié. Un succès à l’honneur duquel nous levons nos verres, chers amis de Hotelplan et vous adressons de tout cœur nos félicitations pour ce mémorable anniversaire! Nous, d’Edelweiss Air, sommes fiers de faire partie de vos partenaires privilégiés. Portons un toast aux nombreuses envolées communes qui nous attendent encore!


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AGENCE DE VOYAGES SONDAGE

ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE

29 avril 2010

Les agences indépendantes apprécient la relation de partenaire à partenaire Un sondage auprès des agences de voyages indépendantes démontre que les produits de la marque Hotelplan connaissent un réel succès en termes de distribution. Depuis quand collaborez-vous avec Hotelplan et comment se passe cette collaboration?

Quelle est l’importance de la marque Hotelplan dans votre portefeuille?

Quels sont les produits Hotelplan que vous vendez particulièrement bien?

A quel type de clientèle conseillez-vous plus particulièrement les produits Hotelplan?

Personnellement, je travaille avec Hotelplan depuis plus de dix ans, c’est-à-dire depuis que j’ai quitté Kuoni. La collaboration s’est toujours très bien déroulée. En face de nous, nous trouvons des gens à l’écoute et très flexibles

Au point de vue visuel, Hotelplan est l’un des plus importants TOs de notre agence. Il s’agit d’une marque importante proposant des produits milieu de gamme correspondant à une grande majorité de la clientèle.

Hotelplan produit de très jolis circuits qui ont la cote chez nous, en raison de leur bon rapport qualité/prix et de leurs tarifs tout à fait concurrentiels. Mais au sein du groupe Hotelplan, nous avons aussi la chance de travailler avec des spécialistes pointus sur des destinations données. C’est capital lorsqu’il s’agit de traiter efficacement les nombreux groupes que nous avons.

Au bon Suisse de la classe moyenne, à l’image de la récente campagne publicitaire d’Hotelplan. Là également, l’ensemble du groupe Hotelplan nous permet d’offrir d’autres produits à un segment de clientèle plus aisée.

Nous sommes partenaires d’Hotelplan depuis 1999 et cette collaboration nous donne entière satisfaction. La marque Hotelplan nous permet d’offrir un large choix de destinations à notre clientèle. Et à l’interne, le fait d’être HIT Partner constitue un plus au plan technique.

La marque Hotelplan revêt une grande importance chez nous. Son image est excellente dans le grand public et, historiquement, Hotelplan est apprécié de tout le monde et bénéficie d’une notoriété supérieure à la moyenne.

En premier lieu le moyen-courrier, les croisières et un peu les villes. Nous sommes également très satisfaits des services du Ticketxpress. Autoplan constitue également une très bonne alternative. Et au sein d’Hotelplan Suisse, les marques TPT et Travelhouse sont aussi une référence pour vendre Hotelplan.

Le spectre est large: familles, classe moyenne, jeunes et moins jeunes, de 7 à 77 ans.

Nous travaillons avec Hotelplan depuis 1994. Nous avons eu et avons toujours le sentiment d’être considérés comme un véritable partenaire. Nos requêtes sont toujours prises au sérieux. Nous apprécions aussi le fait que les collaborateurs ne changent pas fréquemment. Cela garantit une certaine constance et une sécurité dans la collaboration.

Dès le premier jour, la marque Hotelplan a joué un rôle très important. La clientèle apprécie une certaine constance dans ce monde fébrile des voyages. Et de nombreux clients connaissent la marque Hotelplan depuis leur enfance.

Les produits long-courriers marchent très bien chez nous. D’autres destinations concernent plutôt les marques de Travelhouse, comme par exemple l’Asie, l’Arabie et l’océan Indien. Les catalogues Esco, en particulier la Grèce, nous manquent énormément. Il convient aussi de mentionner Autoplan, que nous vendons toujours bien.

A une clientèle soucieuse du rapport qualité/prix, et n’accordant pas la priorité absolue au tarif le plus bas. Depuis quelques années, il est malheureusement devenu plus difficile de persuader les familles de choisir les produits Hotelplan. Le prix en est la raison principale.

Nous collaborons avec Hotelplan depuis les premiers jours, c’est-àdire en 1994. Contrairement à d’autres, Hotelplan avait alors immédiatement joué le jeu avec une jeune agence qui débutait. Nous avons toujours entretenu des rapports basés sur une confiance mutuelle. Tout se déroule très bien avec eux depuis le début.

L’importance de la marque Hotelplan est essentielle dans notre assortiment. Nous traitons tout le marché gris chez eux et Hotelplan est pratiquement la marque la plus importante chez nous. D’ailleurs, certains clients nous confondent parfois avec une succursale Hotelplan.

Dans nos deux agences de CransMontana et Conthey, le segment balnéaire court et moyen-courrier se taille la part du lion. Notre clientèle qui compte de nombreuses familles, recherche en premier lieu des vacances à prix abordables.

Comme je l’ai dit, aux familles et aux gens cherchant des produits à bon compte. Mais si l’on prend l’ensemble du groupe Hotelplan et toutes les marques qu’il réunit, le spectre de clientèle est complet.

Nous collaborons avec Hotelplan depuis la création de notre agence qui remonte à six ans. Ce partenariat est fair-play et agréable, c’est une vraie collaboration dans les deux sens. En tant que petite agence de voyages, nous nous sentons vraiment soutenus.

Le client décide quelle est la marque qu’il souhaite réserver. Tel est le grand avantage d’une agence de voyages indépendante telle que la nôtre. Lorsque nous pouvons diriger le choix du client ou l’influencer, la marque Hotelplan constitue la plus importante de notre assortiment.

Les vacances balnéaires en Europe, les USA, le Canada, Autoplan et Ticketxpress se vendent particulièrement bien chez nous.

Les différents produits conviennent très bien à une clientèle à partir de 25 ans, environ.

JACQUELINE ULRICH, L’Esprit du Voyage, Fribourg

NICOLE RIVOLTA, Latitude 122, Genève

D. AMEZ-DROZ Monami Reisen, Klosters

DOMINIQUE EVÉQUOZ, Discovery, Conthey

MARTIN RHYNER, Rhyner Travel AG, Glaris

Nathalie de Regt


Toutes nos félicitations pour les 75 ans d’Hotelplan. Nous sommes particulièrement fiers de faire partie de ce succès et remercions Hotelplan pour l’excellente collaboration.

EUROPÉENNE, depuis plus de 100 ans une valeur sûre pour tous les voyages.


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DISTRIBUTION

ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE

29 avril 2010

Présence mondiale De petite et modeste à ses débuts en 1935, l’entreprise s’est développée ensuite au plan mondial, avec un vaste réseau de distribution. Nathalie de Regt Lorsque Gottlieb Duttweiler donna naissance en 1935 à la nouvelle société de voyages Hotelplan, il était loin de se douter que l’entreprise connaîtrait une croissance aussi rapide et inscrite dans la durée. En 1938 déjà, soit trois ans seulement après sa création, Hotelplan disposait de succursales à Genève, Bâle, Engelberg, Lugano, Lucerne et Interlaken. Des agences de voyages indépendantes proposaient aussi les produits Hotelplan à Arosa, Coire, Davos, Locarno, Montana, Montreux, St-Moritz, Villars et Vevey. Les premières agences Hotelplan à l’étranger s’ouvraient en 1946 à Bruxelles, Londres, La Haye, Paris, Milan et New York. Cinq ans plus tard, Hotelplan renforçait fortement sa présence en Allemagne, avec des bureaux de vente à Düsseldorf, Francfort et Munich. De nouvelles agences ouvraient aussi leurs portes à Innsbruck et Rome en 1951. Jusqu’en 1969, le réseau de succursales se montait à sept agences en Suisse et 21 points de vente à l’étranger. La présence était particulièrement forte à Londres,

avec trois agences, ainsi qu’à Bruxelles et Milan, avec deux bureaux chacune. En 1967, de nouvelles succursales suisses ouvraient à Lausanne, St-Gall et Winterthour. Quant au réseau à l’étranger, il ne cessait de croître. New York n’était plus la seule destination d’outre-mer disposant d’une agence Hotelplan. L’entreprise était aussi représentée à Montréal, Tokyo et Johannesburg. Les îles de vacances comme Palma de Majorque, Tenerife et la Grande Canarie disposaient aussi d’une représentation Hotelplan. Trois ans plus tard, le réseau Hotelplan comprenait des bureaux de vente et de renseignements dans 40 villes et des succursales dans sept pays: Allemagne, France, Italie, Autriche, Belgique, Angleterre et PaysBas. Jusqu’en 1977, le réseau de vente s’étendit à 72 agences dans le monde. Aujourd’hui, le réseau de distribution en Suisse a le profil suivant: 89 succursales Hotelplan – la plupart à proximité d’un centre Migros – sont réparties sur l’ensemble du pays. Hotelplan est même présent dans des villes comme Stans et Bulle. A cela s’ajoutent sept succursales First Business Travel, cinq Globus Lounges ainsi que 18 points de vente Travelhouse. De 1200 collaborateurs en 1980, Hotelplan emploie aujourd’hui 2451 personnes.

La succursale Hotelplan de Lugano dans les années 40: la photo frappe par le grand nombre de collaborateurs employés à l’époque et par la faible représentation de la gent féminine.

En 1960, Londres comptait même trois succursales Hotelplan. Le cliché montre la réception de l’agence de Bond Street en 1971.

La succursale Hotelplan de Lucerne vers 1938.

La première agence de voyages Hotelplan à l’étranger ouvrait en 1946. Ici le bureau de Regent Street, à Londres.

Hotelplan participait aussi aux foires avec un stand propre (Rheinlandshalle à Cologne en 1959).


ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE 29 avril 2010

Des passants s’émerveillent devant la vitrine Hotelplan à Paris.

DISTRIBUTION

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En 1946, la succursale Hotelplan de Milan était encore plutôt petite et modeste.

L’exposition de prospectus d’hôtels était à l’époque très importante.

Jeunes et moins jeunes réservaient un très bon accueil à la gamme des produits Hotelplan.

A côté de Munich (ici en photo), des bureaux de vente ont aussi été ouverts en 1951 à Dusseldorf et Francfort.

Extérieur de l’agence de Regent Street, à Londres

Avec Milan, Bruxelles s’appuyait sur deux agences Hotelplan en 1960.

Au fil des ans, les comptoirs ont été remplacés par de petits pupitres.

Exemple d’assortiment en 1948.


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DESTINATION

PROFESSION GUIDE

ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE

29 avril 2010

Learning by doing

Il y a vingt ans, les guides étaient au nombre de six sur l’île de Cos.

La profession de guide s’est significativement modifiée au fil des ans. Marcel Buchmüller, luimême ancien guide et aujourd’hui Manager Guides chez Hotelplan Suisse, se souvient. GUIDE, UN JOB DE RÊVE - AVANT Il y a 20 ou 30 ans, le travail d’un ou d’une guide touristique n’était pas du tout le même. L’accueil des clients sur place impliquait de s’occuper de leur arrivée de A à Z. Les voyageurs d’alors n’avaient que de vagues idées de la destination où ils se rendaient. Le transfert depuis l’avion était déjà une aventure. Peu nombreux étaient ceux qui pouvaient se permettre de faire de longs voyages dans des pays exotiques et lorsque l’on avait économisé longtemps pour ses vacances de rêve, les attentes étaient grandes… mais le risque d’être déçu l’était aussi. Et pour éviter cela, les guides se dédiaient corps et âme à eux afin de répondre à

leur souhaits et besoins. Quelle que soit la demande du client, le guide était la personne à qui s’adresser. Les exigences étaient élevées: il ne s’agissait pas seulement d’organiser des excursions ou de faire porter de l’aspirine dans sa chambre en cas d’urgence. Il fallait avoir des connaissances approfondies du pays. Marcel Buchmüller se souvient: «En 1981, alors que j’étais guide au Sri Lanka, il n’y avait pas de guides locaux. Après une semaine, je devais connaître le pays en entier, expliquer le bouddhisme en deux langues et effectuer des visites de temples.» Chaque semaine, deux à trois heures de discussion étaient fixées dans chaque hôtel. Les guides ou les hôtesses étaient alors à la disposition des clients pour leurs questions ou leurs plaintes. Si un vol charter atterrissait, les clients arrivant étaient conviés à un cocktail d’information. Entre 80 et 100 pour cent d’entre-eux y prenaient part. Aujourd’hui, le nombre de clients qui prennent part à ce cocktail se monte à environ 30 pour cent. Il y

avait un très bon contact avec les guides et ils étaient toujours les premiers vers qui on venait en cas de question ou de problèmes. Exercer le métier de guide était une chance. Il y a 15, 20 ans, Hotelplan recevait des centaines d’offres spontanées, sans avoir besoin de mettre une quelconque annonce. D’octobre à décembre, le recrutement permettait d’engager jusqu’à cent personnes. Les cours de guides étaient tellement appréciés, que les participants pouvaient être choisis ponctuellement. Un guide ne devait pas seulement être doué pour les langues, mais devait également être en mesure de travailler de manière individuelle. Il devait souvent décider sur place sur la base du bon sens. Des petites réclamations au client gravement malade, en passant par les retards aériens de plusieurs heures, chaque problème devait être traité avec calme. L’expérience qu’un guide avait acquise en six mois nécessitait peut-être deux ans dans un autre métier.

GUIDE, UN JOB DE RÊVE – AUJOURD’HUI A ce niveau, les choses n’ont pas tellement changé. Aujourd’hui aussi un guide doit trouver une solution à chaque problème. Même si les cours de guides sont basés autant que possible sur la pratique, on peut toujours se retrouver dans une situation pour laquelle on n’a pas été préparé. Marcel Buchmüller: «Au final, c’est un travail classique où prédomine le «learning by doing».» Souvent, on dépend de soi-même. Alors qu’en 1987, six guides étaient en poste à Cos, il n’en reste plus que deux aujourd’hui. Cet exemple montre que le nombre de postes a été fortement réduit. Mais pas seulement: le travail sur et pour soi a également changé. Désormais on parle plus d’individualisme et le client est plus orienté vers les voyages. Le client de 2010 a besoin d’un tout autre accueil que le client d’il y a 30 ans. C’est aussi la raison pour laquelle les «heures de discussions» ont été supprimées il y a près de cinq ans. Marcel Buchmüller explique: «L’homme d’affaires qui se rend en va-


ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE 29 avril 2010

cances aux Maldives n’attend pas de l’hôtesse qu’elle l’invite au cocktail de bienvenue le lendemain afin de recevoir des informations sur l’île. Il souhaite être agréablement accueilli à l’aéroport, le transfert doit se passer sans problèmes et il doit savoir où se trouve le guide en cas d’urgence.» Mais ce changement dans les besoins d’accueil exige également une disponibilité à tout instant sur appel. Tandis que par le passé, le guide devait passer beaucoup de temps à l’hôtel, il peut aujourd’hui mieux répartir son temps. Cependant, il est «on duty» presque 24 heures sur 24. Le client ne considère la prestation de guide en général que lorsqu’il en a réellement besoin. Un client d’aujourd’hui est indépendant et adresse ses demandes d’abord à l’hôtel. Ce n’est que lorsqu’un problème ne peut être résolu qu’il fait appel au guide. Il s’attend ensuite à ce qu’une solution soit trouvée dans les plus brefs délais. Le travail doit être efficace et n’avoir pour objectif que celui de trouver une solution, quelle que soit la destination concernée. Cependant et fort heureusement, le Suisse est un client facile qui ne téléphonera au milieu de la nuit que dans les cas vraiment urgents. Parfois, un guide helvétique n’est même plus exigé. Les hôtels reprennent certaines tâches qui incombaient autrefois au guide. Et les pays se sont également beaucoup développés. Les agences locales forment des guides polyglottes à qui l’on peut confier sans problèmes les clients. Aujourd’hui, la motivation pour devenir guide n’est plus la même. Avant, il s’agissait de découvrir le monde. Le guide était un globe-trotter, un aventurier, qui recherchait des défis à relever. Les pays se sont peu à peu ouverts au tourisme et le guide pouvait se sentir comme un explorateur qui invitait les touristes à découvrir les secrets de la destination. Ceux qui terminent leur formation de guide aujourd’hui ont déjà voyagé dans des pays exotiques ou ont déjà prévu d’effectuer un tour du monde. L’aspect expérience de vie est plus important que celui de la découverte.

PROFESSION GUIDE

Marcel Buchmüller se rappelle de ses débuts: «Après avoir terminé ma formation de guide il y a près de 30 ans, on m’a attribué un poste au Maroc. Nous accueillions le client avec la Landrover et les tentes. On conduisait des groupes de dix à douze jeunes d’oasis en oasis. Le soir, il fallait tout déballer et monter les tentes. Cinq fois sur sept, le repas se constituait d’agneau et de haricots et à midi, on préparait une salade de thon. Les premiers voyages devaient être accompagnés par un guide local du nom de Mohammed. Mais lorsque j’ai retrouvé mon groupe au point de rencontre prévu, j’ai vu la Landrover, mais pas de Mohammed. J’ai demandé à l’un des chauffeurs où il était et la réponse que j’ai eu a été: «Il est malade» et il n’avait pas de remplaçant. Heureusement, les chauffeurs connaissaient le chemin et mon premier tour s’est déroulé sans accrocs.»

DESTINATION

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Les couleurs de l’uniforme ont également changé au fil du temps – du rouge à l’orange, pour revenir au rouge.

Par le passé, les guides avaient encore du temps pour s’offrir des moments de détente.

LE DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE DE MAJORQUE Après une première vague de touristes entre 1920 et 1930, Majorque comptait déjà 50’000 nuitées en 1935. Cela dit, l’agriculture était encore prédominante. Après la seconde guerre mondiale, un boom de la construction a eu lieu, avec pour point culminant la construction de l’aéroport de Palma de Majorque en 1960. Les Européens – avant tout les Anglais, puis ensuite les Allemands - ont été de plus en plus à découvrir l’île magnifique avec son climat doux. Les hôtels forteresses se sont mis à pousser car il n’y avait aucune restriction de construction. En 1972, 2,8 millions de touristes se rendaient déjà sur l’île des Baléares. En 1992 ils étaient 7,5 millions. Le tourisme de masse a contribué à l’agrandissement des Baléares. Aujourd’hui, Majorque grâce à un aéroport moderne construit en 1997, dispose d’une capacité d’accueil de près de 9 millions de touristes. Chaque jour, jusqu’à 1000 vols se posent ou décollent de l’aéro-

port de Palma. Majorque souffre aujourd’hui encore de son développement touristique sauvage et trop rapide. D’abord au milieu des années 1980, le Ministère du tourisme a essayé pour la première fois de réglementer les constructions touristiques en imposant des restrictions. «Protection de la nature» et «tourisme de qualité» sont les nouveaux leitmotiv de la politique touristique depuis les années 1990 qui compte attirer sur l’île une clientèle financièrement aisée et ainsi repousser la clientèle de masse bon marché. Aujourd’hui, on a compris qu’il n’est pas possible de remplacer entièrement l’une par l’autre et l’on recherche à présent à servir les deux segments. Les grands hôtels sont désormais au moins des trois étoiles et s’adressent à la clientèle de masse. Les petits hôtels de charme et les jolies Fincas s’adressent à la clientèle individuelle.


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DESTINATION

BONS CONSEILS

ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE

29 avril 2010

Des banquises et des manchots

moins de monde. L’inconvénient est que le temps est imprévisible et qu’on ne voit pas de bébés animaux, car ceuxci naissent en général vers fin décembre/début janvier.

Le chef de la filiale d’Hotelplan à Lucerne, Markus Hofer, raconte les moments forts de ses voyages en Antarctique. Nathalie de Regt Il y a huit ans, j’ai décidé de visiter l’Antarctique, parce que j’adore la photographie. Malgré le mauvais temps, j’ai tout de suite été captivé par la beauté naturelle impressionnante et le calme de ce lieu isolé. L’air pur, les icebergs géants et les milliers de manchots qu’on y trouve sont devenus ma passion. J’ai depuis refait la voyage vers le «continent blanc» cinq fois. Je trouve que le mois de novembre est la meilleure période pour une visite de l’Antarctique. À cette saison, il y a encore de la glace flottante, ce qui est passionnant à voir. De plus, il n’y a que peu de bateaux qui visitent l’Antarctique en novembre, ce qui rend les visites à terre plus agréables, car il y a

Markus Hofer

UN VOYAGE CLASSIQUE en Antarctique comprend une visite de la Géorgie du sud. Les atterrissages à Salisbury Plain, St. Andrews Bay ou Gold Harbour sont d’un intérêt particulier: Les touristes peuvent y voir des colonies de manchots royaux comprenant entre 200’000 et 400’000 animaux. Il y a aussi de grandes populations d’éléphants de mer, de phoques, de manchots papous, de manchots à jugulaire et de gorfous dorés ainsi que de nombreuses espèces d’oiseaux, comme par exemple l’albatros hurleur. Le musée de l’Antarctique à Grytviken vaut le détour. Les visiteurs y trou-

veront des informations sur l’histoire de la chasse à la baleine et sur les voyages héroïques des premiers explorateurs de l’Antarctique. En continuant la course vers les îles Orcades du sud, on aperçoit d’innombrables icebergs tabulaires, lesquels se sont détachés de la banquise de la mer de Weddel. Lors de mon dernier voyage en Antarctique, j’ai pu observer des centaines d’icebergs immenses. C’était une expérience unique! Mais le plus grand iceberg que j’ai vu était le B15-K dans la mer de Ross, au sud de la Nouvelle-Zélande. Celui-ci a une longueur égale à la distance entre Lucerne et Zurich, une largeur de 5 kilomètres, il est haut de 200 mètres et pèse 400’000’000 tonnes. Ce géant peut actuellement être contemplé près la station de recherche allemande Neumayer III.

LE VOYAGE SUPRÊME est cependant, à mon avis, la traversée de la mer de Ross avec le brise-glace Kapitan Khlebnikov.

Je l’ai pris pour visiter les colonies de manchots royaux du Cap Washington. Le lever du soleil à 3 heures est inoubliable. Nous n’étions que cinq photographes à ne pas vouloir rater ce spectacle. Les vols en hélicoptère au-dessus des terres glacées, qui font partie des voyages avec le Kapitan Khlebnikov, sont également des expériences indescriptibles. Non moins impressionnante: la visite des îles subantarctiques Snares, Campell et Enderby, qui font partie de la Nouvelle-Zélande et qui sont sous protection naturelle. Le nombre de visiteurs annuels est rigoureusement limité autour de 300 à 400 personnes. L’isolement touristique de ces îles les rend d’autant plus attrayantes.

JE NE PEUX QUE VIVEMENT recommander un voyage en Antarctique à tous les intéressés. Quiconque a eu la chance de voir la beauté de l’Antarctique en sera captivé et voudra sans arrêt y retourner…

PÉKIN, UNE VILLE FASCINANTE Malgré quelques problèmes au début, Claudia Widmer, chef d’agence adjointe chez Hotelplan à Rorschach, est devenue une vraie admiratrice de Pékin. En 1990, j’ai visité Pékin pour la première fois. J’arrivais de Hong Kong, et le contraste entre les deux villes n’aurait pas pu être plus grand. Ici Hong Kong, ville moderne et bouillonnante, là Pékin, où je ne voyais que des vélos. Je n’ai pas du tout aimé Pékin et n’ai que fait le programme habituel pour touristes afin de pouvoir retourner aussi vite que possible à Hong Kong. La seule expérience vraiment passionnante pendant mes cinq jours à Pékin était le voyage vers la Grande Muraille en n’utilisant que des moyens de transport publics. Malgré cela, je

m’aperçus que la Chine exerçait sur moi une étrange attraction, et je trouvais les crachoirs et autres détails inconnus étrangement fascinants. Le hasard voulut que je retourne à Pékin six ans plus tard – j’y étais envoyée pendant deux mois comme guide de voyages. J’ai eu affaire à des guides locaux Claudia Widmer qui essayaient sans arrêt de m’arnaquer. Les cartes d’embarcation étaient écrites à la main et en chinois, je ne savais donc pas si j’attribuais les bons sièges à mes clients. J’ai aussi appris à préparer les «dumplings», cette délicatesse que les chinois mangent au petit-déjeuner. J’ai également visité de nombreux marchés, et suis tombée follement amoureuse du marché aux meubles.

Je suis peu à peu devenue une passionnée de Pékin, si bien que j’ai demandé à y être envoyée pour un deuxième engagement. Mais à mon retour, je m’aperçus que Pékin changeait rapidement. On y préparait les Jeux Olympiques. Les crachoirs de la résidence d’été de l’Empereur avaient disparu, les balades à travers les Hutongs dans la vieille ville n’étaient plus possibles, car beaucoup de ces ruelles charmantes avaient été rasées.Les marchés publics furent remplacés par des halles à marchandises fastidieuses. Aujourd’hui, je vais jusqu’à Jingangling pour visiter la Grande Muraille. On y a cette merveille immense pour soi-même, on peut donc visiter le mur paisiblement, sans masse de touristes ni de vendeurs de souvenirs. L’Empire du milieu change si rapidement que chaque voyage promet de nouvelles impressions fascinantes.Je vous conseille vivement de visiter Pékin!


Quelle chanson pourrait-on chanter? Joyeux

Anniversaire… Joyeux Noël… Là-haut sur la montagne… Nous félicitons chaleureusement notre sœur pour son 75ème jubilé et souhaitons tout le meilleur à toutes les collaboratrices et tous les collaborateurs Hotelplan. A cette occasion, Eurocentres offre aux clients Hotelplan réservant un séjour linguistique dans leur succursale Hotelplan durant la période du 24 avril au 30 avril 2010, une réduction de CHF 75.- sur le montant de la facture.

Parlez la langue de votre vie

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Deux paradis sur terre. Pour nos clients, rien n’est plus important que le bien-être. C’est pourquoi nous leur proposons des hôtels exclusifs 5 étoiles »Grand Collection«. Toutes ces résidences offrent des prestations haut de gamme comme par ex. des espaces VIP réservés et un service de conciergerie. En résumé, vous êtes aujourd’hui encore plus à même de proposer des séjours de prestige à vos clients.


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FOCUS

DAVID BOSSHART

ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE

29 avril 2010

«À l’avenir, l’hôte fera partie de l’offre» David Bosshart, CEO de l’Institut Gottlieb Duttweiler, face aux développements du marché des voyages, aux changements qui s’opèrent et aux chances de la Suisse. Nathalie de Regt Tout d’abord un regard sur le passé: quels développements ont influencé fondamentalement le tourisme au cours de ces 75 dernières années? Tout ce qui concerne l’humain a à peine changé au fil des ans. Les raisons qui invitent au voyage sont demeurées les mêmes. L’homme recherche l’aventure, le changement, des choses spéciales, il veut entretenir des relations et connaître ce qui lui est étranger. Ce qui, en revanche, a changé de façon essentielle, c’est la mobilité. Entreprendre un voyage était jadis un événement de taille dans sa vie. Les voyages étaient plus longs et pénibles, et on ignorait de quoi il adviendrait et ce qui nous attendrait sur place. Le développement de la Ford T fut sans doute la plus grande révolution en terme de mobilité automobile. Grâce à cela, le voyage individuel a connu un important essor. Un autre facteur qui a influencé le marché des voyages fut l’émergence des compagnies aériennes Low Cost. Des airlines comme Easyjet, Ryanair, Germanwings ou Air Berlin ont permis les voyages à court terme et bon marché, couplés à l’expérience d’Internet. Un clic et je suis sur le net, un autre clic et je peux déjà réserver ce que je souhaite.

Ce développement a rendu les gens très sensibles aux prix. Le client a commencé à remettre en question le prix des arrangements forfaitaires, car il savait désormais à quel niveau de prix, cher ou bon marché, se situait un vol d’un point A à un point B. Il a aussi commencé à réaliser qu’il pouvait se permettre un hôtel plus cher combiné à un prix aérien très attrayant. Le transfert d’un travail physique à une occupation toujours plus cérébrale a aussi constitué un facteur important. Le stress mental exige du wellness, du fitness cérébral et de la récupération. Le marché s’articule autour de deux axes: la masse et le segment Premium: en haut, des désirs individuels et très pointus, avec de nombreuses prestations de service, en bas les «Basics»: soleil, sexe, repos, bien-être. Cela signifie que je recherche de la chaleur, que je souhaite entretenir des relations et avant tout dormir car je suis stressé. Bien-être signifie que je veux faire quelque chose pour mon physique et apprécie volontiers les massages. On peut jouer avec ces quatre facteurs dont l’importance varie selon chacun. Comment voyageait l’homme il y a 75 ans et comment le fait-il aujourd’hui? Il y a 75 ans, on éprouvait un besoin beaucoup plus grand d’informations,

Bosshart: «Il existe de très nombreux facteurs qui ne peuvent pas influencer le tourisme, mais qui sont très importants.»

que l’on ne pouvait pas évaluer. Le prestataire avait alors une position très forte. Prenons l’exemple de Swissair: c’était un monument, une institution nationale de très haute valeur. Lorsque voler s’est transformé en habitude, les voyageurs ont commencé à comparer les prix des différents prestataires. La valeur d’un producteur de voyages a baissé comme dans tous les biens de consommation. Il convenait alors d’investir énormément dans la publicité afin de devenir une marque établie et de gagner la confiance de la clientèle. Les producteurs de voyages doivent aujourd’hui lutter pour sauvegarder leur place sur le marché. Voyager s’inscrit dans la normalité, on s’y est habitué. Même si j’ai un revenu modeste, j’estime avoir le droit de partir en vacances deux semaines par année. Lorsque Gottlieb Duttweiler donna naissance à Hotelplan, il dut presque avoir recours à une pincemonseigneur pour faire clairement comprendre aux hommes que les vacances devaient être accessibles à tous. Le sentiment face à l’éloignement a aussi évolué. Il y a 60 ou 70 ans, se rendre à Berne était un demi tour du monde et entreprendre un voyage au Tessin était l’événement de la décennie. Aujourd’hui, on s’envole vite pour Majorque, Dubaï ou l’Australie, sans autre forme de pensée. Et si on se projette dans le futur: comment voyagera-ton dans 75 ans? Cela dépend très fortement de l’évolution technologique. Aujourd’hui, le prestataire tente de transmettre au client les informations les plus importantes en raison de son passé. Avec

l’aide de données que le prestataire détient en collaboration avec Google, Facebook ou autres, il peut aujourd’hui déterminer les désirs spécifiques des clients. A l’avenir, les clients et les prestataires découvriront ensemble de nouvelles offres. L’aspect social est aussi important: ces précieux moments que sont les vacances, on souhaite les partager avec des personnes ayant les mêmes idées. La question première ne consistera plus à s’interroger sur la destination, mais sera de savoir avec qui et comment je réserve. On peut en déduire que l’hôte, à l’avenir, fera de plus en plus partie de l’offre. Je ne veux être entouré que de gens qui me ressemblent. Avec des gens partageant les mêmes opinions, je peux rapidement me mettre d’accord avant la réservation et obtenir ainsi un rabais de groupe. Si trois couples qui se sont connus sur Facebook veulent choisir la même destination, il est possible de l’obtenir. Quels autres facteurs influenceront-ils le marché des voyages? Il existe de très nombreux facteurs, qui ne peuvent pas influencer le tourisme lui-même, mais qui sont très importants, à l’image de la situation économique. On songe par exemple à des destinations de vacances fort prisées comme l’Espagne, la Grèce ou l’Italie qui connaissent des difficultés d’ordre économique. Combien de temps ces pays feront-ils encore partie de l’union monétaire? S’ils en sortent, les offres deviendront rapidement meilleur marché. Cela provoquera à court terme une poussée dans le tourisme. Ce qui sera décisif, c’est de voir comment ces


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DAVID BOSSHART

L’INSTITUT GOTTLIEB DUTTWEILER En 1962, peu avant sa disparition, Gottlieb Duttweiler posait la première pierre d’un «Institut international de formation et de recherche», comme le décrit le document officiel de la Fondation, et fondait ainsi le premier «Think Tank» de Suisse. David Bosshart exerce la fonction de CEO de l’Institut Gottlieb Duttweiler, à Rüschlikon, laboratoire d’idées qui analyse les aspects liés à la consommation, au commerce et à la société, qui est aussi un lieu de rencontre et d’échanges de connaissances. Le département de recherche observe et analyse les tendances et les contretendances qui marquent les marchés et la société au plan mondial.

pays vont continuer à se comporter sur le plan économique. Comment vont encore se développer des pays comme la Chine et l’Inde? Il n’est pas possible de répondre définitivement à cette question. Si les tarifs aériens continuent à se maintenir à un niveau relativement bas, ces pays entreprendront tout pour se positionner en tant que destinations touristiques. Une autre «black box» reste l’aspect écologique. Et on ne peut pas prédire non plus un attentat terroriste. Une action stupide suffit à secouer le tourisme. Prenons le 11 septembre: cette action terroriste a modifié toute l’industrie touristique. Les mesures de sûreté m’obligent à ôter mes chaussures et à emporter ce petit sac plastique. Toute le système de sûreté réagit de façon irrationnelle à un attentat et on n’est plus en mesure d’estimer quels effets ces mesures drastiques produisent. La technologie sera plus rapide, meilleur marché et plus simple. Personne ne peut dire comment la simplification des processus de réservation et l’«Augmented Reality» influenceront les hommes. Il se peut qu’il y ait régulations des données et que la sphère privée des gens soit mieux protégée. Pour

être plus réaliste – on le voit déjà chez les plus jeunes générations –, je crois plutôt que l’on sera prêt à fournir ses propres données pour obtenir une contreprestation de même valeur. L’ensemble du management des données s’établira sur un nouveau niveau de complexité. Les voyages gagneront-ils en signification dans le futur ou non? C’est entre autres une question de conjoncture. Il convient là de clairement séparer les voyages d’affaires et le segment des vacances. Au lendemain du 11 septembre, on était d’avis que tout les comportements en matière de voyages allaient changer radicalement. Cela n’est pas arrivé parce le monde est de plus en plus global. Toutes les décisions importantes et les réunions ne peuvent pas être prises ou se dérouler sur Internet. Dès que la situation se normalise, les avions sont de nouveau pleins. Les compagnies bon marché en profitent en même temps. Elles ont figuré du côté des gagnants après chaque crise des 15 dernières années. Cela entretient la concurrence et a pour conséquence que les compagnies aériennes nationa-

les améliorent le service dans de nombreux domaines. Fondamentalement, je ne pense pas que les gens voyageront moins. Mais le fait d’avoir accès plus facilement à une foule d’informations fera aussi que la destination retenue changera très rapidement. Les phénomènes passés, que l’on connaît peut-être encore de nos parents, à savoir se rendre chaque année au même endroit, seront en voie de disparition. Les voyages seront marqués par une volatilité accrue. Mais plus l’on vieillit, plus l’on devient prudent. Les grands rêves s’évanouissent et l’on privilégie les beaux moments de la vie, ceux qui sont enregistrés dans notre mémoire et que l’on veut répéter. On retourne dans les endroits que l’on a visités une fois peutêtre vingt ans plus tard. Dans les années à venir incertaines, de nombreux hommes vivront très fortement dans un passé idéalisé. Pourtant, où tout était beau et paisible autrefois, la situation est devenue plus mouvementée. Pour les personnes plus âgées, cela signifie que l’aspect sécuritaire représentera un facteur fondamental. On ne se rend pas dans des endroits potentiellement dangereux. Ou alors je propose un produit de niches pour des risque-tout et des téméraires qui recherchent le climat tendu des zones de guerre. La sécurité concerne aussi les ressources naturelles comme l’eau, l’air, la terre. Ce dont l’homme a encore très peu conscience aujourd’hui prendra une très grande signification dans les 20 à 30 prochaines années. Avec toujours plus de catastrophes naturelles, on prend aussi conscience que la nature n’est pas totalement sécurisante. Dans cette optique, tout ce qui pourra être plus limité (zones non constructibles, vue mer, bon air, forêts, soit les valeurs originelles) prendra une importance considérable dans le futur. Où se rendra le touriste dans le futur? Celui qui n’accorde que peu de valeur au réel peut voyager dans une destination où tout est artificiel. Des événements virtuels deviendront une alternative: je vole à destination de Dubaï pour faire du ski ou je me rends dans

FOCUS

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un centre commercial et y réserve un «Relax-Treatment». Il s’agit là d’une monde fermé, offrant une certaine sécurité et où les coûts sont sous contrôle. Le virtuel aura un bel avenir dans un monde déstabilisé. A contrario, existe-t-il des gens recherchant le vrai? C’est ici que se trouvent les chances de la Suisse. Sur une petite superficie, nous pouvons proposer la palette d’offres la plus étoffée et des produits de très haute qualité. Nous avons des montagnes et des lacs, nous pouvons offrir un climat méditerranéen et une atmosphère urbaine. Cette diversité et la richesse naturelle sur des distances aussi courtes sont le privilège de la Suisse. Cela ne fait aucun sens de construire des centres de congrès de 10’000 places ou de copier Las Vegas ou Dubaï. Nous devons tout entreprendre pour conserver nos valeurs, à savoir la sécurité juridique, une nature intacte, des gens dans l’ensemble sympathiques, un souci écologique et des technologies vertes. Comment la branche peut s’y adapter? L’Europe de l’ouest génère encore entre 40 et 50% du tourisme global. Plus les populations de pays comme l’Inde, la Russie et la Chine voyageront, plus la lutte pour attirer et séduire ces touristes sera forte. Le domaine du service constituera chez nous un grand défi à relever. La deuxième question est de savoir de combien de prestataires de voyages a-t-on réellement besoin. Avec des réservations toujours plus simples et une plus grande transparence des coûts, on peut supposer que ceux qui offriront un bon service auront de meilleures chances que ceux qui estiment que les développements technologiques les contraindront à tout rationaliser. On a besoin de personnes compétentes, qui offrent d’excellentes prestations de service, qui s’appuient sur place sur des guides professionnels et qui garantissent de vrais et bons conseils . Ces éléments gagneront en signification, au même titre que la technologie jouera un rôle parallèle toujours plus important.


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POINT DE MIRE

VOYAGER IL Y A 75 ANS

ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE

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Le «Normandie» conquiert le ruban bleu Le paquebot français rallie Le Havre à New York en l’espace de quatre jours et trois heures. Nathalie de Regt Le 29 mai 1935, le paquebot transatlantique «Normandie» appareille pour sa première traversée commerciale. Pour parcourir la distance entre Le Havre et New York, le «Normandie» n’aura besoin que de quatre jours et trois heures. Avec une vitesse moyenne de 29,98 nœuds (environ 55 km/h), le navire français obtient le «ruban bleu», un trophée récompensant le passage transatlantique le plus rapide. Lors du voyage retour, le record est une fois de plus battu. Cherbourg est atteint après 4 jours, trois heures et 25 minutes, soit avec une vitesse moyenne de 30,31 nœuds.

AVEC UNE LONGEUR DE 313,58 mètres, une jauge brute de 79’280 tonneaux et une capacité permettant d’accueillir 1972 passagers, le «Normandie» est le plus grand paquebot de son époque. Son élégance et son confort deviennent aussitôt la nouvelle référence en matière de construction de paquebots, et jusqu’à aujourd’hui, le «Normandie» est souvent cité comme le plus beau paquebot jamais construit. À l’arrière du bateau, les ponts sont aménagés en terrasses afin de permettre une vue libre sur la mer aux passagers de toutes les classes. L’intérieur du paquebot en style Art-Déco fait sensation, en particulier la salle de dîner de 90 mètres de long, inondée de lumière, dans laquelle jusqu’à 1000 passagers peuvent prendre leur repas en même temps L’ÉLÉGANCE ET LA MULTITUDE d’éléments technologiques innovateurs font immédiatement du «Normandie» le pa-

Le paquebot de luxe «Normandie» quitte sa base, le port du Havre, afin d’entamer le voyage pour New York.

quebot favori des passagers sur les lignes transatlantiques. Le «Normandie» est d’ailleurs équipé de piscines couvertes et découvertes pour les passagers de la première classe.

Voyage record du «Fliegender Kölner»

LE «RUBAN BLEU» FAIT référence à un fanion bleu attribué au début du XIXe siècle par une société maritime britannique à tous les voiliers reliant la Grande-Bretagne à l’Australie. C’est en 1838 qu’un ruban bleu sera remis pour la première fois comme récompense non officielle pour la traversée la plus rapide de l’Atlantique. Le règlement prescrit que la durée de voyage entre Bishop’s Rock sur les Sorlingues (îles britanniques) et le phare d’Ambrose près de New York sont décisifs pour l’attribution du prix.

Le 1er juillet 1935, l’automotrice à grande vitesse «FDT 15» quitte la gare de Cologne et se met en route pour Berlin. Cinq heures plus tard seulement, le train surnommé «Fliegender Kölner» (ce qui veut dire: «le Colognois volant») atteint sa destination finale, la gare de Berlin. La vitesse maximale «régulière» du train – mis en service sur cette ligne longue de 580 kilomètres à l’occasion du centenaire de la «Deutsche Reichsbahn» – avait atteint 132 km/h. NDR

L’INCARNATION DU SERVICE, DE LA ROBUSTESSE ET DE LA RENTABILITÉ Le bimoteur «DST» (Douglas Sleeper Transport) décolle pour la première fois le 17 décembre 1935. Cet avion a été développé sur ordre d’American Airlines, qui souhaite pouvoir permettre à ses passagers de dormir pendant les vols. Pour cela, le DST est équipé de 15 cabines-couchettes. La version normale avec 28 sièges – plus tard 35 sièges – deviendra un succès de vente mondial sous le nom de «DC-3». Le DC-3 s’illustre par un haut degré de sécurité, par sa robustesse et une rentabilité inégalable. L’avion, réalisé par le constructeur aéronautique américain Douglas Aircraft Co., atteint une vitesse de vol maximale de 290 km/h ; il devance ainsi nettement tous les modèles d’avions concurrents. À partir de 1936, le DC-3 sera construit en série, et tiendra dès 1939 une part de marché de 90% du trafic aérien global. Le début des années 30 voit d’ailleurs le trafic aérien civil en plein essor. Une concurrence rude s’établit entre les compagnies aériennes européennes et américaines. L’apparition du Boeing 247 le 8 février 1933 est en général considérée comme l’heure de naissance de l’aviation civile moderne. Grâce à sa forme carénée, à ses coûts d’entretien très bas et à sa performance aéronautique extraordinaire, le Boeing 247 éclipse tous les modèles concurrents de son temps. Mais le DC-1, mis en service en juillet 1933, devance déjà le Boeing 247. Suivra en 1934 le modèle DC-2, dont la version finale sera le DC-3 couronné de succès. NDR


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VOYAGER DANS 75 ANS

POINT DE MIRE

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Comment voyagera-t-on en l’an 2085? Deux enfants et l’animateur de télévision Röbi Koller laissent parler leur fantaisie et se projettent en 2085. Leurs visions sur la manière de voyager dans 75 ans.

Les avions seront trois fois plus grands

Pour Robin (12 ans), le but des vacances sera le même qu’aujourd’hui: se reposer et visiter.

Dans 75 ans, on réservera ses vacances sur son iPhone. Un numéro suffira à chaque destination: le un pour Kos, le deux pour Paris, le trois pour New York, etc. Les avions seront beaucoup grands que les Airbus A380 et pourront transporter des milliers de passagers, les trains à grande vitesse seront deux fois plus rapides qu’aujourd’hui. J’aimerais aussi que les cabines des bateaux soient beaucoup plus grandes. Aujourd’hui, c’est en général beaucoup trop petit. Des navires immenses auront remplacés ceux de maintenant. Mais ils ne navigueront pas: ils seront une destination à eux seuls, et on y trouvera tout ce qu’on veut, comme dans un immense parc d’attractions. On pourra sans doute passer quelques jours sur la lune. Mais plus loin, le voyage sera encore trop long. Presque rien ne sera impossible. Mais le but des vacances restera le même qu’aujourd’hui: se reposer et visiter en étant entouré des gens qu’on

aime. Même si Internet ou d’autres outils technologiques auront été développés, je crois que les agences de voyages seront encore là. Car ce seront elles qui auront les systèmes d’informations les plus développés. Quant à moi, j’aurai sûrement été chauffeur de locomotive ou cuisinier. Mais pour faire de bonnes choses.

On pourra parler aux voitures et elles nous écouteront

Tania (13 ans) imagine de vastes réseaux de monorail dans les villes.

En 2085, tout sera informatisé. Même les voitures rouleront toute seules et n’auront plus besoin de chauffeur. Ce sera très agréable pour se déplacer sans aucun stress: il suffira de parler aux voitures pour leur indiquer où l’on veut se rendre et où l’on doit s’arrêter. Elles feront exactement ce qu’on leur dira. On pourra aussi se déplacer à travers le monde dans d’immenses sous-marins. Toutes les villes seront équipées de grands réseaux de monorail, ce qui sera beaucoup plus écologique que maintenant. Je pense que ce que l’on voit maintenant sera encore plus développé: on pourra réserver presque toutes ses vacances sur un ordinateur personnel. Les agences continueront d’exister mais ne serviront qu’aux voyages très compliqués, mais pas aux simples vacances. Les gens seront encore mieux informés qu’aujourd’hui et auront toute la

technologie pour choisir et réserver eux-mêmes leurs vacances. Mais ce qui aura toujours de l’importance, c’est d’être bien accueilli et de se sentir à la maison même lorsqu’on est à l’hôtel. C’est pour cela que j’aimerais peut-être diriger un hôtel de luxe

Nous avons entrepris l’an dernier un voyage sur mesure à Cuba. Nous avons choisi l’année 2010 (Castro était encore en fonction), une température et un taux d’humidité estivaux (28 à 32 degrés), un hôtel 5 étoiles avec pension complète. Nous avons aussi cliqué sur quelques points forts locaux, dont le Buena Vista Oldies Club. Le voyage s’est effectué sans aucun problème. Nous nous sommes déplacés en train, direction Rümlang, qui abrite l’immense Hotelplan Cyber Resort. Depuis notre télécommande, nous avons choisi le menu: farniente sur la plage, balade à La Havane, dîner dans un restaurant cubain, etc.. L’illusion est parfaite. L’écran à 360 degrés permet de se baigner dans l’été caraïbe. Une légère brise marine souffle, le sol est recouvert de sable fin. Les maisons défilent alors que vous vous essoufflez sur un tapis roulant. C’est vrai que le bassin de plongée pourrait être plus grand. Mais même sur seize mètres carrés, on se

sent comme dans un vrai océan avec un peu de fantaisie. Tout y est: des poissons, des algues et même des oursins dans le programme «Action Plus»! Lorsque le personnel du pays vous sert à manger, vous sentez immédiatement cette différence cubaine, faite de tempérament et de joie de vivre. On apprécie cette ambiance de vacances décontractée. On est dans le bon film. Au final, des vacances couronnées de succès et un rapport qualité/prix excellent. C’est pour cela que j’ai dit à mon épouse qu’à Cuba, on y retournera en train!

2085: vacances virtuelles à Cuba

Pour l’animateur radio et télévision Röbi Koller (53 ans), Cuba, c’est à deux pas.


MOTS-CROISES

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ÉDITION SPÉCIALE ANNIVERSAIRE

29 avril 2010

Chercher et gagner! SACRES

TAS DE SABLE

CERISES

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ABJURER

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Participez à notre concours:

Premier prix

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Il suffit d’envoyer une carte postale (ne pas envoyer de lettres!) indiquant la solution, votre adresse et votre numéro de téléphone à l’adresse suivante: Hotelplan, Marketing Services, Mots-croisés TI, Sägereistrasse 20, 8152 Glattbrugg. Vous pouvez aussi envoyer un courriel à marketing@hotelplan.ch. Délai de participation: 12 mai 2010

1 semaine pour 2 personnes avec demi-pension dans un bungalow à l’Iberostar La Bocayna Village**** à Lanzarote. Le vol charter Zurich-Lanzarote en classe économique est inclu.

1 croisière en méditerranée pour deux personnes à bord du MSC Splendida****+ ou du MSC Magnifia****+. Cabine double extérieure avec balcon, catégorie 6. Pension complète. L’acheminement à l’aller et au retour n’est pas compris.

Un sac à bandoulière Hotelplan en design rétro. Très tendance!

LE GAGNANT OU LA GAGNANTE SERA CONTACTÉ(E) PERSONNELLEMENT ET PAR COURRIER. L’ÉCHANGE, LA CESSION OU LE VERSEMENT COMPTANT DU PRIX NE SONT PAS ADMIS. TOUT RECOURS JURIDIQUE EST EXCLU. AUCUNE CORRESPONDANCE SUR LE TIRAGE AU SORT NE SERA TENUE. LA RÉSERVATION SERA EFFECTUÉE SELON LES DISPONIBILITÉS. VALABLE JUSQU’AU 31 OCTOBRE 2010. LES COLLABORATEURS ET COLLABORATRICES D’HOTELPLAN SUISSE AINSI QUE LEURS PROCHES PARENTS N’ONT PAS LE DROIT DE PARTICIPER AU CONCOURS.


Personne ne rend autant de Suisses heureux.


En vacances dès le premier coup d‘œil Lecture claire et rapide, les nouveaux mondes de vacances d‘Hotelplan fourmillent d‘idées. Disponibles à votre agence; commencez vos vacances au fil de leurs pages! De novembre 2009 à octobre 2010

Asie

De novembre 2009 à octobre 2010

De novembre 2009 à octobre 2010

De novembre 2009 à octobre 2010

D‘avril 2010 à mars 2011

D‘avril 2010 à mars 2011

Maldives & Goa

Caraïbes & Mexique

Kenya & Tanzanie

États-Unis

Canada

Floride, Hawaï & Bahamas

Alaska

Île Maurice, La Réunion & Sri Lanka

De mai à octobre 2010

D‘avril à octobre 2010

D‘avril à octobre 2010

De mars à octobre 2010

De décembre 2009 à décembre 2010

De décembre 2009 à décembre 2010

Égypte & Tunisie

Turquie

Grèce & Chypre

Espagne, Italie & Portugal

Croisières maritimes

Croisières fluviales

De mars 2010 à novembre 2011

De février à novembre 2010

D‘avril 2010 à mars 2011

D‘avril 2010 à mars 2011

Autoplan

Montagnes & lacs Bien-être

Voyages intervilles

Paris

En train et en avion

Disneyland Paris

Suisse, Allemagne, Autriche, Italie du Nord

© Disney - © Disney/Pixar

Italie, Croatie, France, Espagne

De mars à novembre 2010

Europa-Park ®

Atterrissage avril 2010 La brochure officielle été 2010

Hotelplan - 75 ans de vacances  

Hotelplan - 75 ans de vacances

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