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Quel est le profil des nouveaux propriétaires ? Sont-ils investisseurs ou à la recherche d’une résidence principale ? Les nouveaux propriétaires sont en grande majorité à la recherche d’une résidence principale. Caluire n’est pas principalement un marché d’investisseurs même si les investisseurs s’intéressent à cette ville, compte-tenu de sa proximité immédiate avec Lyon. Quels sont les atouts qui séduisent-ils les nouveaux habitants de Caluire ? L’atout principal de Caluire est sa proximité avec Lyon et sa desserte par les transports en commun (métro et lignes de bus directs en direction du centre-ville et de la Part-Dieu). Dans la majorité des secteurs de la ville, on trouve des commerces de proximité qui permettent d’animer des vies de quartier. Quelles surfaces visent-ils en priorité ? Quand ils ne sont pas en quête d’une maison, les candidats acquéreurs recherchent des appartements de tailles différentes en fonction de leur profil. C’est tout l’atout de cette commune qui dispose d’une offre diversifiée. Alors que l’immobilier flambe dans la métropole lyonnaise, Caluire est pris dans la spirale, selon son maire Philippe Cochet. Vous confirmez ? Absolument, je confirme. Les biens que nous aurions pu juger trop chers il n’y a pas si longtemps se vendent aujourd’hui très rapidement. Caluire est-elle devenue plus chère que Charbonnières ou Ecully ? Progressivement, Caluire est devenue aussi chère qu’Ecully (prix médian de 3.190 € / m² pour les deux communes de janvier 2018 à septembre 2018, selon les statistiques des notaires) et légèrement moins chère que Charbonnières (prix médian de 3.810 € / m² pendant la même période).

Les appartements des grandes barres des années 60-70 trouvent-ils encore preneurs ? Bien sûr ! Ce marché est très prisé par les acquéreurs ayant des budgets plus limités et souhaitant habiter dans la commune. Les appartements dont l’intérieur a été rénové trouvent généralement preneurs en quelques jours. Quel est le montant de la plus grosse vente jamais réalisée sur la place ? Les ventes de terrains à bâtir en vue de la construction d’immeubles collectifs représentent les plus grosses transactions (3 millions d’euros et plus). Combien faut-il compter pour s’offrir une belle villa 1900 de Vassieux ? Une telle acquisition nécessite un budget minimum de 900 000 €. Et pour un petit château du quai Clémenceau ? Difficile de donner un prix moyen pour un château car cela va dépendre énormément de son état intérieur et des travaux de rénovation à réaliser. Les ventes des belles propriétés anciennes ne dépassent qu’exceptionnellement 2 millions d’euros. La commune est appréciée des marchands de biens qui démantèlent les grosses maisons bourgeoises. Ces biens sont-ils toujours aussi prisés ? Les grosses maisons bourgeoises restent généralement plus longtemps sur le marché que leurs concurrentes plus modestes. J’observe davantage de divisions de terrains que de démantèlements de bâti.

Dominique Bremens devant la mairie de Caluire

Reste-t-il encore des propriétés hors norme comme le château du Vernay et ses 7 hectares de parc ? Malheureusement, il en existe de moins en moins car ces propriétés sont aujourd’hui le plus souvent déjà divisées.

Combien de transactions sont-elles recensées chaque année ? A ma connaissance, près de 800 transactions ont été recensées en 2018, ce qui constitue une année record dans l’immobilier. Quels sont les prix médians constatés pour un appartement et une maison ? Et au m² ? Le prix médian des appartements anciens est de 3.100 € /m² (prix bas : 2.670 €/m² ; prix haut : 3.650 € /m²) en 2018. Le prix médian des maisons est de 4.350 €/m² (prix bas : 3.510 € /m² ; prix haut : 5.190 € /m²) sur la même période. Une belle maison ancienne dépasse 800 000 € (hors lotissement) mais rarement 1 500 000 €. Les prix de l’immobilier à Caluire en 1998 •

43 • juin 2019 • lyon people

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LYON PEOPLE Juin 2019 / Les Secrets de Caluire et Cuire  

Lyon People, leader de la presse lyonnaise

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