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L’intérieur de la chapelle.

Les bancs d’origine ont été enlevés l’an dernier. Le lieu accueille désormais de nombreux concerts de l’association Face à Face Musical.

Le chœur a été réaménagé à l’occasion du concile Vatican II. Bonjour tristesse…

LA CHAPELLE La chapelle, encore consacrée à Saint Joseph. Reconstruite en 1893 et inaugurée par Monseigneur Couillié, celle-ci a vu sa façade refaite, comme l’ensemble de l’Institut, en 2017.

MAISON DE FOUS PUIS PENSIONNAT Après la confiscation des biens de l’Eglise en 1789, le domaine passa successivement dans les mains de plusieurs propriétaires privés. On relève : - de 1795 à 1801 : Louis Brochier, marchand d’épices. - de 1801 à 1816 : Pierre Luquet (rentier à St Clair) et Joseph Gaillard (négociant à St Clair). - de 1816 à 1835 : Claudius Charles Luquet (frère du précédent, négociant rue Basse Grenette à Lyon) - de 1835 à 1864 : Antoine Faivre, médecin et son épouse Célestine Gayet. Le docteur Faivre fit des lieux une maison de santé pour les fous. - de 1864 à 1874 : Antoine Jangot (rentier, rue de l’impératrice à Lyon). - de 1874 à 1885 : Joseph Patin, rentier et son épouse Marie-Thérèse Chazottier. Ces derniers habitaient à la Sablière, propriété voisine de l’Oratoire (lire page 110). Ils firent d’importants aménagements : ils ouvrirent une laiterie, créèrent 12 appartements supplémentaires moyennant d’importants travaux d’agrandissements des bâtiments et mirent en place un service religieux permanent pour les habitants du quartier Bissardon. Monsieur et Madame Patin durent vendre en 1885 l’Oratoire à Messieurs Boiron, Gillet, Delagrange, Vignon et Mereuzat qui formèrent une SCI au capital de 120 000 Frcs et d’une durée de 50 ans. Pour fructifier leur capital, ils firent de l’Oratoire un pensionnat religieux pour jeunes filles et louèrent aux sœurs du Saint Sacrement. Les premières pensionnaires arrivèrent en 1886. Monsieur Boiron (propriétaire et architecte) fit les agrandissements de la chapelle pour y accueillir l’ensemble des jeunes filles. Elle est inaugurée en 1893 par Monseigneur

Goullié, archevêque de Lyon. Les bâtiments nord furent aussi agrandis. Pendant la Grande Guerre, l’Oratoire devint «l’hôpital 110» pour les soldats blessés. Celui-ci fut tenu par les Formations Sanitaires de l’Union des Femmes de France créées en 1881. Enfin, le domaine est occupé par l’Ecole Normale de Filles de Sainte Marie, le centre catholique de France puis par une école de garçons avant de devenir l’Institut de l’Oratoire que nous connaissons, chargé de formé les professeurs de l’enseignement privé (lire page suivante).

Sur la droite, les restes du confessionnal.

La cave située en dessous de la chapelle. Des villageois s’y seraient cachés pendant la 2e Guerre mondiale afin de se protéger des bombardements. On y trouve aujourd’hui des vestiges du confessionnal. Un four, situé dans la cave de la chapelle.

117 • juin 2019 • lyon people

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LYON PEOPLE Juin 2019 / Les Secrets de Caluire et Cuire  

Lyon People, leader de la presse lyonnaise

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