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6 - 7 La lettrine

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10 - 11 La couleur

12 - 13 Le mot

image 3


Mise en scène typographique


On me t l e s a c c e n ts s u r l e s c a p i t a l e s

En typographie française, depuis le XIVe siècle, on met les accents sur les bas de casses et sur les capitales pour traduire les subtilités de la prononciation et éviter les contresens. Il arrivait cependant que certaines polices soient créées sans accents pour des problèmes de hauteur de ligne de plomb, mais le bon typographe les rajoutait manuellement. À la fin du siècle dernier on a pris l'habitude de ne pas accentuer les capitales, les nouvelles machines fondant les lignes de caractères étant de conception anglo-saxonne ne comprenant pas de capitales accentuées.

Les césures

En règle générale, on divise les mots par syllabes. Pour les mots composés avec un préfixe, on fait son possible pour tenir compte de l'étymologie (anti / rouille). Pour les mots composés, la coupure se fait après le trait d'union. On ne divise pas un mot avant ou après une apostrophe. On ne divise pas : noms propres, prénoms ou sigles. Mais on peut diviser les noms propres et prénoms composés après le trait d'union. On ne divise pas les nombres exprimés en chiffres.

L e s ti tr e s e t i n te rt i t r e s

Quand la typographie marque elle-même la rupture de la phrase, c'est à dire que le découpage des lignes permet d'en comprendre le sens, on ne pas de point, de virgule, ou de point virgule.

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La lettrine. La lettrine, vestige des enluminures du Moyen Age, est une lettre de grande taille qui se place au début d'un article. Nous utilisons tous les jours les lettres de notre alphabet avec la plus grande aisance et insouciance, les considérant acquises comme l'air que l'air que nous respirons. Nous ne réalisons pas que chacune de ces lettres à notre service aujourd'hui est le résultat d'un long et lent processus d'évolution dabs l'art, ancien, de l'écriture. D.C. Mc Murtrie.


e n'ai plus même pitié de moi Et ne puis exprimer mon tourment de silence Tous les mots que j'avais à dire se sont changés en étoiles Un Icare tente de s'élever jusqu'à chacun de mes yeux Et porteur de soleils je brûle au centre de deux nébuleuses Qu'ai-je fait aux bêtes théologales de l'intelligence Jadis les morts sont revenus pour m'adorer Et j'espérais la fin du monde Mais la mienne arrive en sifflant comme un ouragan.

Apollinaire, Alcool.

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2


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t abe h p al e l' u. Au d e r ea , lett taur e vie i r e l è a i l s à qu rem itique ile ent, p t u a l m e de es sém rgi ouve e e à la v n i u e é r ' m g u l é u . d iq an ", en ph ssin d eau abet, s les l rce 'être a r r o u f g l a h de le t l'alp ie dan u ! te "la i met age t. Le t i m a e i a f l' u d re ét ni sen qu de le to nt lettre ui sig le tau repré diale ns r e e s nte tio r m ère h q ait r il s i e a o d e c p i s . E n p a ar im our repré yptien knin. me prem le ale , app ier, c ie pr p m ; e a g n co nc em erg A, e : tio parti he é n Ou u Au lettre aïtiqu nt, do ne pr rt; én . l i p o a y te e La tosin ceme le sig nspo stenc me év e peti iérogl rc-Al a a i t m pro men u es au tr à l'ex la mê : un s le h e M ade h a re, d n m t n e K o e o " r a c tau ltu l'êtr iven ucti à d bet t-el j abi r Le gricu r de res su r réd te dé 'alpha e a a e de S à l' pass s lett de p f exis e de l s e l l è foui fait tes le proc boeu ystèr s e u d m n rs To re o u du "les t lo o t r e t e e u e v l rea ré d u dd r o c o é i n d tau xte t e.) bet t du a e e n h i e l T l ( alp sou enta e: d i u As c q c o ït sie sina inaî o A t ' o r sd et p rt du S gue b n a a l h se . Alp s le dé e de eu, ...) p u o br gr dan s : ère, hé e u tiq rb émi be, be s s e (ara ngu La frique l'A

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La couleur. L'appréciation que l'on a des couleurs est naturellement subjective : "des goûts et des couleurs" mais elle est aussi culturelle. A surface égale, toutes les couleurs n'ont pas la même force. Les couleurs éclatantes effacents les couleurs plus discrètes. D'une manière générale, la lisibilité d'une forme est liée à l'intensité de la couleur, à son contraste avec le fond, à sa masse.

y e r o r B

d u

r n o i


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Le mot image L’arrache coeur dans l’Ecume des jours, définissait une arme fictionnelle, ce mot qui était l’outil de mort dans ce roman devient dans l’arrache coeur un symbole de maternité-divorce, d’amour-cruauté et de protection-torture. Boris Vian nous décrit un pays où se passe de drôle de pratiques, ils nous décrit simplement le monde qui nous entoure. Les adultes, sauvages et froids, sont malheureux et voué à une certaine solitude ; tandis que les enfants, complices dans un univers féérique et poétique qu’est l’enfance, tentent de d’élever, de profiter secrètement de leurs dons et sauver leur passion de vivre malgré les murailles s’élevant toujours plus haut.


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IL nous faut, à l’ère de la typographie numérique et de la migration des modes de lecture vers de nouveaux supports, rappeler à notre souvenir les origines de l’histoire de cet art ancien. Pour ne pas céder à la facilité d’oublier et pour exiger de la technique qu’elle restitue pour notre usage ce que la typographie a mis des siècles à parfaire. Pour ne pas oublierqu’un jour un graveur de poinçon italien, épris de la beauté du dessin d’une écriture, s’attacha à reproduire sur des matrices de métal la danse de la main sur la feuille par laquelle les mots parviennent encore à nous, remplis de vie, remplis de sens.

Rozenn Loquet. G2B


livret