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EMPLOI

ÉCONOMIE

3650 emplois d’avenir seront créés en Midi-Pyrénées d’ici fin 2013. La Région y consacrera 4,2 millions d’euros au titre de la formation. PAGE 5

Pour aider les entreprises à conquérir des marchés à l’export, la Région met à leur disposition un nouvel outil qui devrait vite devenir indispensable. PAGE 4

www.midipyrenees.fr N  49 o

info MARS / AVRIL 2013

ÉNERGIE

L’innovation pour quoi faire ?

Passer à une société moins gourmande en énergies et plus écologique, c’est l’objectif de la transition énergétique. La Région se fait le relais d’une concertation nationale sur le sujet. PAGE 18

LIRE DOSSIER PAGES 7 À 11

TERRITOIRE

Commerces de proximité, transports à la demande : des solutions pour améliorer la qualité de vie dans les communes rurales. PAGES 18-19

AGRICULTURE

Pour aider les agriculteurs récemment installés à améliorer leur cadre de vie, la Région a mis en place un dispositif d’aide à la construction ou à la rénovation de leur logement. PAGE 21

Maquette de l’A350 dans une soufflerie   du centre ONERA   Midi-Pyrénées.

DÉCODAGE LE BUDGET RÉGIONAL 2013 D’un montant global de 1,19 milliard d’euros, le budget régional 2013 - ambitieux et réaliste - respecte les équilibres en permettant une progression des investissements, au prix d’une stricte limitation des dépenses de fonctionnement. Lire pages 14 et 15

IL ÉTAIT UNE FOIS… La forêt en midi-pyrénées Si les arbres n’ont pas d’histoire, la forêt de Midi-Pyrénées en a bel et bien une. Une histoire intimement liée à celle de l’homme, débutée depuis que ce dernier a osé s’y aventurer pour subvenir à ses besoins… Mais la forêt n’est pas qu’une ressource… PAGES 22 à 25


Laurent Moynat

Remarqués par Martin Malvy, ancien Ministre, Président de la Région Midi-Pyrénées

Personne ne peut contester la nécessité de maîtriser les dépenses publiques, de mieux dépenser. Mais quelle démagogie derrière l’affirmation simpliste de ceux qui reprenant le slogan à leur compte, ne disent jamais où l’on devrait les réduire et élèvent de vives protestations dès qu’elles les touchent. Réduire la dépense a un « coût ». Si, globalement, on ne peut être que d’accord, cela devient beaucoup plus sensible quand on dit où l’on va devoir faire porter l’effort.

Les usagers n’en peuvent plus. La Région non plus ! Le service des trains régionaux a été perturbé depuis plusieurs semaines par un certain nombre de dysfonctionnements que nous ne pouvons pas accepter et auxquels se sont ajoutées les conséquences d’un très long mouvement social que je n’ai pas à commenter, sauf à dire mon incompréhension devant l’incapacité de la « maison SNCF » à régler certains de ses problèmes par le dialogue. La Région fait des efforts considérables pour développer les TER. Il est bon de s’en souvenir. Depuis qu’elle est autorité organisatrice, elle a fait passer de 150 à 356 le nombre de dessertes quotidiennes, du lundi au vendredi. Elle a acquis 70 autorails neufs, en attend 25 et s’apprête à en commander 11 pour 100 millions d’euros. Elle a consacré 400 millions à la rénovation du réseau, créé plus de 1000 arrêts supplémentaires par jour. Elle supporte le déficit du réseau, l’équivalent de 400 000 euros tous les matins. Elle incite les communes à l’amélioration du stationnement des voitures en gare. Elle compense les tarifs sociaux. L’exaspération des usagers au cours de ces dernières semaines est largement partagée par la Région. Le découragement des usagers a – par ailleurs – un coût pour la Région. Sans retour à une situation durablement normale, nous serions vite au cœur d’une crise grave qui pourrait nous conduire nous aussi à rompre nos engagements.

J’étais il y a quelques jours au traditionnel Salon de l’Agriculture, pour sa 50e édition. La démonstration qu’y ont faite nos producteurs et éleveurs régionaux présents a été remarquée ! D’autant plus qu’ils ont pu s’appuyer sur le « Village Sud Ouest France » que Midi-Pyrénées et Aquitaine ont installé sur plus de 2 500 m2 en plein cœur du hall des régions. Grâce au travail des deux vice-présidents, à l’implication des Services de nos Régions, des chambres d’Agriculture, des responsables de filières, en moins d’un an plus de 900 produits ont rejoint la bannière. D’autres suivront. C’est un atout majeur pour valoriser nos productions agricoles et agroalimentaires, un secteur qui reste le premier employeur régional.

Enfin ! 30 ans après les lois Mitterrand-Defferre, un gouvernement remet la décentralisation au cœur de la modernisation du pays. C’est un sujet central. Nous sommes au milieu du gué. En trois décennies, Communes, Départements et Régions se sont affirmées, se sont professionnalisées et ont démontré leur capacité à gérer des politiques publiques, souvent mieux que l’État. Ce qui est normal : l’État leur a transféré des compétences qui nécessitaient une proximité qui n’est plus la sienne. Malgré cela une suspicion séculaire envers « les élus locaux » - terme si condescendant ! – largement entretenue par certains, continue d’alimenter le débat. Face à l’ampleur de la crise que nous traversons, il serait suicidaire de continuer à étouffer le dynamisme et la créativité de nos territoires. Les Régions savent les mobiliser. Il est impossible, depuis Paris, de repérer et d’accompagner les PME prometteuses qui créeront l’emploi de demain. Les Régions peuvent et doivent être désignées comme chef de file du développement économique. La réforme lancée doit avoir l’ambition d’aller au bout de la nécessaire régionalisation. Il n’y aura pas d’autre rendez-vous avant longtemps. Nous sommes à l’heure de vérité.

> 26-27 mars (Toulouse) : « Rendez-Vous en France », Salon international de l’offre Touristique > 28 mars (Hôtel de Région) : Assemblée plénière du Conseil régional > 4 avril (Auch) : Salon de l’orientation « Sup-Pyrénées » > 12 avril (Toulouse) : Futurapolis > 22 mai (Hôtel de Région) : remise des Prix régionaux d’écriture Claude-Nougaro > 25 mai-2 juin : les « Journées nature » de Midi-Pyrénées

Logique Le gouvernement double le montant de

l’effort demandé aux collectivités pour 2014-2015. Je n’en suis hélas pas surpris. Cela traduit l’état dans lequel il a trouvé les finances publiques et la gravité de la situation en Europe. Mais la concertation que le gouvernement engage doit déboucher sur une répartition claire de l’effort entre les collectivités et nous donner des perspectives pour les années suivantes, notamment en matière d’autonomie fiscale. À n’en garder que l’effort l’activité économique et la croissance en souffriraient à coup sûr.

Ça marche ! Pour la première année du plan régional, les logements qui ont pu bénéficier de travaux de rénovation énergétique ont atteint le nombre 2 766 dans le secteur social et 2031 dans le secteur privé grâce à l’éco-chèque. Nous avons signé des conventions avec près de 1 400 artisans. Aux 8 millions d’euros que nous consacrerons cette année à cette politique du logement et de maîtrise de l’énergie, il convient d’ajouter la nouvelle aide régionale de 2 000 euros par logement social neuf dans les communes qui ne respectent pas encore la réglementation nationale et le concours que nous venons de lancer pour la construction de logements économes.


- Quel est l’environnement des affaires ? Contexte politico-économique, profil commercial, pratique des affaires, fiscalité et comptabilité, cadre juridique. - Comment y faire des Affaires ? Approcher le consommateur, vendre, acheter, gérer une entreprise, investir. - Comment s’y rendre et y séjourner ? Les conditions d’entrée, de séjour dans le pays, des cartes du pays.

Un outil complet Cette plateforme regroupe : avec pour chaque pays des informations pratiques et indispensables avant de se lancer à l’international :

commerciaux pour chaque type de produit, 3 000 annuaires professionnels…

Le 22 février dernier, lors du lancement de la plateforme numérique : Martin Malvy, Président de la Région MidiPyrénées, Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur et Bernard Raynaud, vice-président de la Région , en charge de l’économie.

pour connaître l’environnement réglementaire et les méthodes du commerce international : numéros de nomenclature douanière, droits de douanes, taxes locales, calculateurs de prix, modèles de contrat commercial…

© David BECUS

Actualités

manifestations et missions à l’international, aides régionales et nationales, flux d’actualité sur l’international en région… La Plateforme, financée à 50% par l’Union Européenne, est accessible depuis le site internet de la Région Midi-Pyrénées : de soutien au développe- ou ment international des directement à cette adresse : entreprises : calendrier des

Plus de 30 000 études de marchés, 40 000 salons et manifestations internationales, des outils de veille sectorielle ainsi qu’une base de données des flux

« En 2012, le déficit du commerce extérieur de la France a baissé de 7 milliards par rapport à 2011. Et sur ces 7 milliards, 2 milliards reviennent aux performances de Midi-Pyrénées ! Il faut s’en réjouir même si un secteur, l’aéronautique, représente à lui seul 82 % des exportations

régionales. Si Midi-Pyrénées est la 3e région la plus exportatrice au niveau national, les PME de Midi-Pyrénées arrivent au 17e rang des PME les plus exportatrices de France. Un gros effort reste donc à faire en leur direction pour développer un potentiel réel et encore trop peu exploité. C’est pourquoi nous avons mis en place tout un panel d’aides et d’outils d’accompagnement à l’export, dont la plateforme d’information est la dernière en date. »

Après un incendie survenu en 2009, le théâtre va être entièrement réhabilité. Les travaux, subventionnés par la Région à hauteur de 560 000 €, ont débuté en décembre et seront terminés au printemps 2014. Il aura une capacité de 480 places et restera dans sa configuration initiale avec une meilleure visibilité et acoustique.

Une subvention de 70 000 € est accordée pour l’installation de deux nouvelles chaudières à granulés de bois en Ariège. À Auzat, une chaudière, installée dans le futur foyer d’accueil de l’Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH), va assurer la quasi-totalité des besoins en chauffage du site. À Seix, sa mise en place pour 12 logements collectifs de la résidence « La Campagnole », assurera entre 70 et 90 % des besoins en chauffage du site.

Trois entreprises agroalimentaires -la société coopérative agricole Gascoval, la SARL du Mail et Gasco SA- bénéficient d’une aide régionale d’1,9 M€ dont la moitié est issue des fonds européens FEADER, pour procéder à l’extension ou à la construction d’unités de stockage.


Cette fonction, une des plus impliquée dans les comiimportantes de la République, tés éditoriaux de plusieurs étant incompatible avec tout revues spécialisées de droit mandat électif, et de sciences-poli« Je suis très la première vicetiques, Nicole Belhonorée présidente de la loubet a été une de cette Région a donc nomination » Rectrice de l’Acaquitté le Conseil démie de Toulouse régional où elle était depuis remarquée, avant de devenir 2010 en charge de l’Educa- première adjointe de Pierre tion, de l’enseignement supé- Cohen à la mairie de Toulouse et première vice-présirieur et de la recherche. Le Conseil constitutionnel, dente de la Région. « Je suis composé de neuf « sages », a très honorée de cette nominotamment pour mission de nation, » a expliqué Nicole veiller à la conformité des lois Belloubet quelques heures votées par le Parlement avec après avoir appris la noules règles fondamentales de la velle, « mais je ressens aussi constitution française. de la tristesse de quitter une Agrégée de droit public, région à laquelle je suis très

Un dessin d’Henri Cuedo, une lettre d’Ingres et une peinture de Jean-François Gilibert ont été acquis par le musée Ingres grâce à une subvention régionale. D’autres aides ont permis de restaurer la toiture de l’église Saint-Jacques de Puylaroque et celle du Moutet de Saint-Nicolas de la Grave, classée Monument Historique.

attachée et pour laquelle mon engagement était fort.» Le président de la Région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, s’est également réjoui de cette reconnaissance : « je suis évidemment très satisfait d’un choix qui amènera

à siéger au Conseil constitutionnel une universitaire de talent et une Midi-pyrénéenne dont j’ai pu apprécier les grandes qualités. Elle sera regrettée dans la région et au Conseil régional pour son action et son engagement ».

info

Un nouveau Point Visio-public (PVP) entrera bientôt en service à la Maison des services de Mur-de-Barrez. Les PVP permettent de dialoguer par visioconférence avec les conseillers de différents services publics et d’effectuer des démarches administratives tout en évitant aux usagers habitant dans des communes rurales d’avoir à se déplacer.

Apprentis en mécatronique, Rémi Buffenoir et Thomas Arnou médaillés d’or des Olympiades des métiers iront en Allemagne pour les finales internationales.

© Marie Delagnes

Une subvention régionale de 5 700 000 € a été votée pour le regroupement de l’IFSI du Centre Hospitalier d’Albi et celui de la Fondation du Bon Sauveur d’Alby. Deux bonnes raisons à ce regroupement sur un même site : la vétusté des locaux et la diminution des coûts de fonctionnement.

© Grollier Philippe

Actualités

Alors que l’apprentissage constitue une voie royale vers le monde du travail, très peu de jeunes demandeurs d’emploi y accèdent. Pour faciliter cet accès, la Région lance un nouveau dispositif, « Ambition

Apprenti ». Dès avril 2013, les Missions Locales et Cap Emploi, en partenariat avec les CFA (Centre de formation d’apprentis) de MidiPyrénées, pourront proposer aux jeunes demandeurs d’emploi de 16 à 25 ans en

situation de décrochage ainsi qu’à tout demandeur d’emploi en situation de handicap, un parcours d’accompagnement avant la signature d’un contrat d’apprentissage. D’une durée maximale de trois mois (dont 200 heures au moins en entreprise), il permettra notamment à ses bénéficiaires, accueillis en CFA, de conforter un projet, de découvrir la formation en alternance, d’être soutenus et accompagnés dans la recherche d’un employeur et de renforcer ses compétences scolaires. La Région espère, via ce dispositif, faire entrer 150 à 300 jeunes par an en apprentissage.


© Nina Camberoque

Cette année, l’événement aura pour thème « Du jardin à la forêt : des lieux de vie à préserver ». Pendant neuf jours, des animations gratuites vous permettront de découvrir le patrimoine naturel régional : randonnées, observation de la faune et la flore, conférences, ateliers… les acteurs de la préservation de l’environnement et du développement durable se

mobilisent à travers toute la Région. Plus que des animations, ceux qui vous ouvriront leurs portes s’engagent à respecter une charte qui garantit l’accès au plus grand nombre (public en situation de handicap, difficultés économiques…), tout en répondant aux valeurs du développement durable. Pour découvrir le programme des festivités,

La Région recrutera 40 jeunes en Emplois d’avenir, pour travailler dans les lycées.

Dans les trois ans qui suivent leur arrivée sur le marché du travail, 45,7 % des jeunes qui n’ont que peu ou pas de diplômes sont au chômage, contre 22

% pour ceux qui ont le bac et 9% pour ceux qui ont un diplôme de l’enseignement supérieur. Le chômage des jeunes est donc en grande partie lié au

© Delagnes Marie

Actualités

ou proposer des animations (jusqu’à fin mars) ; rendez-vous sur le site internet dédié.

Les inscriptions pour proposer des animations sont ouvertes jusqu’à la fin mars.

Pas de connexion internet ?

N’hésitez pas ! Les cyber bases de la Région sont à votre disposition.

«Aider les jeunes en grande difficulté d’insertion à se construire un avenir en leur permettant d’accéder à l’emploi et d’acquérir une formation

qualifiante est une de mes grandes fiertés d’élue régionale déléguée à la formation professionnelle et à l’apprentissage. Tous les dispositifs régionaux de formation à destination des jeunes sont mobilisés pour la réussite des emplois d’avenir afin de mettre un terme pour des milliers de jeunes issus de milieux défavorisés à la spirale infernale de l’échec.»

niveau de formation. Partant de ce constat, l’originalité du dispositif des emplois d’avenir est justement de proposer à ces jeunes de 16 à 25 ans les plus éloignés de l’emploi, à la fois une première expérience professionnelle, mais surtout une formation, deux éléments quasi indispensables pour mieux s’insérer dans la vie professionnelle. Ainsi, les 4,2 millions d’euros que la Région consacrera aux emplois d’avenir iront à la formation : 3 millions d’euros pour la formation des jeunes en amont, pendant

et à l’issue des trois ans que durera leur emploi d’avenir, 1 million d’euros pour soutenir l’effort de formation des plus petites associations (moins de 10 salariés). La Région recrutera également directement une quarantaine de jeunes qui travailleront aux côtés des agents régionaux des lycées de Midi-Pyrénées.

La SARL Cds vient de recevoir 482 000 € pour l’installation d’une unité de méthanisation collective destinée à la valorisation des déchets verts à Bélesta-enLauraguais. 346 000 € sont alloués à l’installation d’une chaufferie collective fonctionnant au boisénergie pour alimenter un groupe scolaire et un ensemble de logements du quartier CamusSouleillade, à CastanetTolosan.

Lancé en 2011 par la Région, le Pass Mutuelle Étudiant permet aux étudiants boursiers d’accéder à une complémentaire santé grâce à une aide de 100 €. 512 Pass mutuelle supplémentaires viennent d’être attribués, ce qui porte à 1928 le nombre de boursiers bénéficiaires de ce dispositif.

Avec 6 salles et une capacité de 933 places, l’établissement est entièrement modernisé : mise aux normes électriques, d’accessibilité, de chauffage et de climatisation mais également de projection, les travaux ont débuté en septembre et seront terminés d’ici fin avril. La Région finance le projet à hauteur de 200 000 €.


Remarqués Carlos Zalduendo, le nouveau pilier du rugby à XIII, poursuit son action

© Gérard Cardoso

Une association de danseurs de Revel (31), Konnexion, s’est fait remarquer à la Biennale de la danse de Lyon en septembre dernier. Ce festival international, majeur pour la danse contemporaine, organisait pour la première année un concours pour les enfants amateurs de hip-hop, associant mise en scène et figures techniques. Les participants se sont affrontés dans le cadre magnifique de l’opéra de Lyon. En

lice, dans la catégorie des 10-13 ans, huit équipes originaires de différentes régions. Chacune a présenté une chorégraphie devant un jury de professionnels. Les six jeunes de Konnexion ont été propulsés champions de France en s’imposant, en finale, face au groupe Version Kids de Monistrol-sur-Loire (43). À noter par ailleurs que la compagnie Dans6T de Tarbes (65) a remporté le 1er Prix du concours Reconnaissance, une autre compétition de hip-hop réservée elle aux adultes professionnels, en novembre dernier à Grenoble.

Une vieille dame de 72 ans, ancienne danseuse, bien Le Boustrophédon l’a fait ! « Camélia » qui joue des pointes perchée sur un verre en est un spectacle drôle et fin, qui vient d’être cristal posé sur un piano, vous y croyez ? Et récompensé par la plus prestigieuse des compétitions en la matière : le Festival mondial du cirque de demain. Les 10 jurés professionnels ne pouvaient qu’avoir un coup de cœur pour nos Toulousains Julia Mathez, Eloïse Biseau et Daniel Masson. Jonglage, équilibre, contorsion, mât chinois, cette année, sur les 800 candidatures déposées, seuls 24 numéros ont été sélectionnés pour se produire sous le plus grand chapiteau du monde, à Paris. « Ce Festival est une distinction professionnelle importante pour nos artistes. On nous repère, on nous invite et on part en tournée ! », sourit Christian Coumin, directeur artistique du Boustrophédon. Montréal, Avignon, Marseille… « Camélia » viendra danser pour vous aux festivals de Balma et Cugnaux en mai et juin.

Carlos Zalduendo (à droite) en compagnie de Xavier Garbajosa,   lors des Trophées des Sports.

© Lancelot Fréderic

© Konnexion

Nommé à la tête de la Fédération française de rugby à XIII depuis le 17 novembre, Carlos Zalduendo, figure emblématique du Toulouse Olympique, pose les bases d’un jeu collectif pour mener à bien sa mission. Rencontre.

Notre Toulousain d’origine espagnole a la moustache sympathique. À 60 ans, cet ancien flic de la criminelle a déjà baigné 40 années dans le rugby. Une expérience non négligeable quand on prend les rênes de la Fédération : « Je n’ai pas la prétention de savoir ce qu’il faut faire, mais aujourd’hui, je sais ce qu’il ne faut plus faire ». Carlos Zalduendo joue désormais au poste de fédérateur. Son credo : défendre les valeurs du sport, améliorer la communication interne et développer la formation des jeunes. Droit dans ses baskets, il explique simplement : « Mon rôle est de faire correspondre nos ambitions avec nos besoins ». La Fédération se porte bien : 5,5 % de licenciés supplémentaires chaque année, mais le nouveau patron du XIII retrousse tout de même ses manches et se déplace dans chaque club car, assure-t-il : « Il y a encore beaucoup à faire ». En octobre, se tient la Coupe du monde et deux matches se joueront en France. Si le titre se dispute généralement entre l’Australie, la Nouvelle Zélande et la Grande Bretagne, Carlos Zalduendo espère bien mener nos Français vers les quarts de finale. Néo-Zélandais et Samoans viendront enflammer les stades d’Avignon et de Perpignan : un spectacle qui devrait susciter quelques vocations ! Récemment élu meilleur dirigeant bénévole de l’année 2012, Carlos Zalduendo a encore prouvé qu’il savait mouiller le maillot !


Dossier

MIDI-PYRÉNÉES, TERRE D’INNOVATION

© NASA JPL Caltech 2011

Curiosity, ou quand l’innovation élargit considérablement le champ des possibles. Parti en 2011 à la conquête de Mars, le robot Curiosity dispose d’un œil-caméra conçu à Toulouse.

Comme le signale l’agence Midi-Pyrénées Innovation, il ne s’agit pas forcément d’une révolution, mais innover, c’est bien provoquer un changement qui bouleverse plus ou moins nos modes de vie et de consommation. Il s’agit de bien plus que d’avoir une idée : l’innovation est la valorisation économique d’une invention ou d’un concept, qui au final donne un avantage compétitif aux entreprises. « L’innovation est un facteur clé du développement de nos territoires, qui permet d’ancrer

l’emploi en région », souligne Bernard Raynault, vice-président de la Région, chargé de l’Emploi, de l’innovation et du développement économique. Rien d’étonnant en tout cas à ce que Midi-Pyrénées ait été choisie pour ce prochain grand forum de l’innovation. Car sur ce terrain-là, la région a de beaux atouts dans son jeu. Un chiffre en donne la mesure : chaque année, entreprises et laboratoires publics régionaux consacrent à la recherche et développement (R&D)

plus de 3 milliards d’euros*. Ce qui nomique. Son objectif : encourager place Midi-Pyrénées en tête de toutes dans cette démarche les petites entreles régions françaises en intensité de prises, TPE et PME et cela dans tous recherche : elle représente 4,2% de les secteurs même les plus traditionson PIB et dépasse ainsi largement nels ; celle-ci restant encore trop soul’objectif fixé par la « stratégie de Lis- vent la prérogative des grandes sociébonne » (3%). Certes, le secteur aéro- tés dans les technologies de pointe.  nautique, spatial et systèmes embar- Pour les années à venir, la stratégie régionale de l’innovaqués se taille la part Midi-Pyrénées est tion, adoptée en 2009 belle mais d’autres secteurs, comme ce- en tête de toutes les sous l’impulsion de régions françaises l’Union européenne, lui de l’agriculture, en intensité de prévoit d’encourager ne sont pas en reste. recherche. le transfert technoloEn dix ans, l’effort en gique. En s’appuyant matière de R&D des entreprises régionales s’est considé- sur un autre atout : une forte concenrablement accru. Car dans une éco- tration, en région, de laboratoires de nomie mondialisée, l’innovation per- recherche publique. met aux entreprises de se différencier Au-delà de la dimension éconoet de ne plus se battre uniquement mique, cette stratégie vise aussi à sur les prix, un combat souvent per- préparer l’avenir. Car pour de nomdu d’avance face aux pays dit « low breux acteurs interrogés dans ce doscost ». L’innovation est dès lors un sier, « Innover, c’est aussi répondre frein efficace aux délocalisations et à aux besoins sociétaux de demain ». la désindustrialisation. * Dossier de l’Insee n°151 « La recherche en La Région a donc fait de l’innova- Midi-Pyrénées, une dynamique d’envertion un axe fort de sa politique éco- gure internationale », avril 2011


Dossier

MIDI-PYRÉNÉES, TERRE D’INNOVATION

Midi-Pyrénées : tête chercheuse 1re région française et 8 européenne pour l’intensité de la recherche e

Les dépenses en recherche et développement (R&D) atteignent près de 3300 millions au global par an. L’industrie aéronautique et spatiale concentre plus de la moitié des dépenses des entreprises (56%), suivie de l’industrie pharmaceutique (12%).

Les PME consacrent en moyenne 28 900 euros par an à la R&D La recherche et développement occupe 28 100

personnes dans la R&D dont 19 670 chercheurs 1er rang des régions françaises avec 16,2 chercheurs pour mille emplois salariés

Les entreprises régionales emploient 17 900 salariés en recherche et développement, un effectif

© Dumas Patrick

Dépenses en R&D = 4,2 % du PIB régional. La moyenne française est de 2,1 %.

Cela se résume à la différence entre « savoir » et « faire ». Dans le domaine de la connaissance, il y a la production de nouveaux savoirs, processus légitime en lui-même, qui répond à la question existentielle : comprendre notre monde. Et puis vous avez le « faire », la recherche technologique : faites-moi un robot qui fasse la vaisselle, construisez-moi un pont. Là je suis dans le processus d’innovation, j’ai répondu à un besoin. Est-ce que j’ai découvert quelque chose ? J’ai envie de dire très rapidement non, même si cette recherche aboutit à des bribes de décou-

vertes. Mais l’innovation ne répond pas toujours à un besoin exprimé. Le téléphone portable, par exemple, n’a pas répondu à une demande des individus, c’est le besoin qui s’est imposé. Il y a, dans ce processus, des éclairs de génie de gens qui ont « fait », comme par exemple Edison qui a utilisé ses connaissances sur l’électricité pour inventer les premières ampoules électriques à vis.

Il s’agit d’un processus individuel, même si j’ai mené cette aventure avec d’autres collègues chercheurs. À la base, il y a l’envie de voir se concrétiser ses propres travaux de recherche. Comment convaincre qu’il y a quelque chose d’utile à ce que l’on fait ? Le mieux est de le concrétiser soi-même. Ce n’est pas si évident, parce que piloter une entreprise, c’est un autre métier. Je l’ai pratiqué pendant deux ans ; ce n’est pas une tâche facile. Cela interroge le mécanisme de transfert technologique : le chercheur doit y être bien préparé et en comprendre la logique. C’est pourquoi, dans le domaine de l’innovation, il faut favoriser les liens entre chercheurs et entreprises.

On transfère beaucoup trop de craintes sur la technologie. Regardez par exemple la précision chirurgicale qu’apporte la machine au médecin. Là, on peut parler de progrès ! Bien sûr, n’avoir face à soi qu’une interface d’ordinateur, remplacer toujours plus les hommes par des machines, ça pose la question des usages. Question qui n’est pas nouvelle, ni propre à la robotique. L’innovation modifie toujours des savoirfaire et des savoir-vivre.

qui a triplé en 10 ans, soit la plus forte progression en France.

3e région pour le nombre de brevets déposés (740 en 2011), derrière l’Ile-de-France et Rhône-Alpes

Les atouts :

4 pôles de compétitivité, 6 clusters labellisés « grappes d’entreprises », un Pres (regroupement de 4 universités, 17 écoles d’ingénieurs et écoles spécialisées, 15 écoles doctorales), 3 fondations de recherche.

Sources : Insee, Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, MPE, INPI

Cet événement, organisé par le magazine , avec la Mairie de Toulouse et la Région Midi-Pyrénées est consacré à ces nouveautés qui transforment nos modes de vie. Et il a pris de l’ampleur : durant trois jours, les 11, 12 et 13 avril, Futurapolis donnera la parole à des experts scientifiques renommés ainsi qu’à des personnalités politiques et des chefs d’entreprise, réunis pour de nombreux débats au Centre de congrès

Pierre-Baudis, à Toulouse. Interviendront ainsi Serge Haroche, prix Nobel 2012 de chimie, Axel Khan, généticien, Michel Bras, chef étoilé ou encore Jean Nouvel, architecte. Futurapolis qui, selon Franz-Olivier Giesbert, directeur du Point, a vocation à se perpétuer pour devenir le « Davos de l’innovation », vous invite à venir assister aux tablesrondes sur les thèmes tels que « les gaz de schistes en question », « OGM : la polémique », « manger vrai » ou « penser les métropoles de demain ».


Dossier

© Ader Jean-Jacques

Pas évident lorsque l’on est chercheur de se transformer en chef d’entreprise ! Il aura donc fallu deux ans « d’incubation » pour que le   Dr Descargues donne naissance à sa société, Genoskin, issue de ses travaux menés dans un laboratoire du CNRS. Son concept, plusieurs fois récompensé lors de concours à l’innovation, répond pourtant à un vrai besoin : créer et commercialiser des modèles de peau humaine, in vivo et

Des recettes surprenantes…

« La production d’insectes, riches en protéines, a un faible impact environnemental si on le compare à l’élevage bovin. D’où l’intérêt pour  l’entomophagie, c’est-àdire la consommation d’insectes, très répandue en Afrique, en Asie et en Amérique latine, et d’ailleurs encouragée par les Nations Unies »,

ex vivo, destinés aux tests dermatologiques. « Le marché va prendre de l’ampleur, c’est certain, car nos modèles de peaux permettent d’éviter les tests sur animaux, de moins en moins bien acceptés par l’opinion», explique le Dr Descargues. L’Union européenne vient d’ailleurs de les interdire pour les produits cosmétiques. De belles perspectives donc pour cette société soutenue par la Région via une aide au conseil stratégique.

explique Cédric Auriol gérant de la société toulousaine. Cette innovation dans nos modes de consommation jugée « eco responsable » a en tout cas séduit le jury du concours Inn’Ovations, qui lui a décerné le prix « coup de cœur » pour sa barre nutritive à base de grillons et de vers de farine. La 32e édition de ce concours de l’innovation, financé par la Région, a récompensé cette année sept autres lauréats : les sociétés Phonitive (Grand prix), Innopsys, SiConsult, Cocagne & Compagnie et Pixience, l’Ecole d’ingénieurs de Purpan, l’Association MécaElec Concept

existent toujours) est supérieur à la moyenne nationale. Mais tous n’y parviennent pas, car même une belle innovation n’a pas toujours de débouchés. Les chiffres Créer sa petite entreprise à partir parlent d’eux-mêmes : sur les 168 d’un concept innovant n’est pas projets soutenus par l’incubateur une chose si aisée, d’où la créa- en 12 ans, un peu plus de la moition de l’incubateur tié a donné naisUne quinzaine de Midi-Pyrénées. sance à une sociéCofinancée par la de projets à la fois té. Les autres ont profitent Région, cette strucjeté l’éponge. Mais d’un coaching ture est là pour aic’est aussi le rôle de sur-mesure. der à la création de l’incubateur que de jeunes pousses innovantes. Une prendre des risques en soutenant quinzaine de projets à la fois pro- des concepts qui n’aboutiront pas fitent d’un coaching sur-mesure et éviter à certains de se lancer de 12 mois en moyenne (accom- dans une aventure impossible. Le pagnement juridique, commer- dernier projet arrivé : une applicacial etc.). Cette période d’essai tion pour smartphones proposant s’avère payante : le taux de survie une solution de covoiturage. de ces start-up (74 % d’entre elles

« Les entreprises innovantes sont celles qui créent le plus d’emplois » Dans une économie en évolution constante, les entreprises n’ont pas d’autre choix que d’innover. S’adapter à un environnement qui bouge sans cesse est primordial pour faire face à une concurrence mondiale accrue. Dans ce sens, nous sensibilisons les PME à cette démarche d’innovation, afin de les stimuler et de les pousser à anticiper le monde de demain. À raison, puisque nous constatons que les entreprises innovantes sont celles qui créent le plus d’emplois sur le territoire. De manière

© Lancelot Fréderic

© Genoskin

MIDI-PYRÉNÉES, TERRE D’INNOVATION

globale, innover, c’est permettre de diversifier les activités de la région. Enfin, il y a un enjeu sociétal fondamental : l’innovation doit répondre aux besoins de notre société et imaginer, par exemple, les énergies ou encore les transports du futur. »


Dossier

MIDI-PYRÉNÉES, TERRE D’INNOVATION

L’innovation n’est pas la chasse gardée des entreprises de haute technologie. La preuve avec Forges de Niaux, (re-)devenue leader européen dans la production de disque de labour pour machines agricoles, grâce à un nouveau produit breveté. Hier menacée par une concurrence des pays émergents, la société ariégeoise – dont l’origine du site de production remonte aux comtes de Foix ! - prévoit à présent d’ouvrir un deuxième site à Tarascon-sur-Ariège, d’ici deux ans, afin de doubler sa production. À ce jour, 1,8

débordent de déchets. Il devient impératif de trouver des solutions innovantes pour les réduire », pointe Vincent Pluquet. À présent, la PME compte s’attaquer au marché « énorme » de l’emballage alimentaire. Un projet lancé avec le soutien du pôle de compétitivité agriculture et agroalimentaire, Agrimip, et bénéficiant d’une aide de la Région.

millions de disques sortent de l’usine chaque année. Son dirigeant, Laurent Pineda, raconte : « Inquiets pour l’avenir des Forges et de ses 127 salariés, nous avons décidé de nous battre, non pas sur les prix mais sur la qualité ». L’idée : proposer un produit plus résistant. En 2001, les premières recherches démarrent pour modifier la composition métallurgique de l’acier utilisé. Ce n’est qu’en 2008 qu’un brevet est déposé. Aujourd’hui victime de son succès, les Forges n’arrivent plus à répondre à toutes les commandes qui affluent de tous les pays et notamment de... Chine ! Une nouvelle ligne de production est en cours de réalisation. La société bénéficie pour cela d’un contrat d’appui de la Région. « Nous prévoyons l’embauche de 25 salariés à Niaux, puis 70 nouveaux postes seront créés avec l’usine de Tarascon », précise Laurent Pineda.

« Nous prévoyons d’installer un deuxième site de production sur la zone aéroportuaire de Tarbes d’ici deux à trois ans. Nous recruterons alors une quarantaine de salariés », indique Vincent Pluquet.

© Ethiquable

© Grollier Philippe

Quel est le lien entre des tees de plastique d’origine pétrochimique golf, des agrafes à vignes et des qui pollue notre environnement », liens de parachutes ? Réponse : explique son fondateur Vincent leur fabrication réalisée à 100 % à Pluquet, qui a déposé deux brepartir de matières végétales, avec vets sur son procédé de fabricaentre autre une céréale, tion. Si Vegeplast s’est 1 million de le maïs. Ces produits fait connaître en lancapsules sortent ont été mis au point par chaque jour de çant des capsules comla société Vegeplast, inspatibles Nespresso son site. tallée à Bazet, à quelques (1 million de ces capkilomètres de Tarbes. « La création sules sortent chaque jour de son de l’entreprise, il y a dix ans, est site), la société qui emploie 45 partie d’une idée simple : inven- salariés poursuit ses recherches ter un nouveau matériau qui soit pour perfectionner son matériau, biodégradable et compostable et en collaboration avec des laboraqui puisse peu à peu remplacer le toires de la région. « Nos poubelles

© Vegéplast

Végéplast s’attaque à un marché mondial en plein développement,   celui de la capsule de café.

Manager autrement, améliorer le bien-être au travail : c’est aussi innover ! Un exemple de cette démarche  avec Ethiquable, entreprise du Gers. Cette société, qui commercialise des produits issus du commerce équitable, s’est engagée dans une démarche d’innovation économique… et sociale. La PME s’est ainsi créée sous la forme d’une société coopérative (Scop) : la majorité du capital appartient donc à ses salariés qui nomment leurs dirigeants, décident des grandes orientations et du partage des bénéfices. La Région soutient à la fois son projet de lancement d’une nouvelle gamme (des produits locaux issus de l’agriculture biologique), en même temps que sa politique de ressources humaines. Au total, Ethiquable a créé 15 emplois aidés par le Fonds régional d’innovation pour l’emploi (FRIE), dont l’objectif est de favoriser la création d’emplois de « qualité».


Dossier

© Becus David

MIDI-PYRÉNÉES, TERRE D’INNOVATION

« Jusqu’alors les efforts étaient Dépôts et Consignation, afin de disséminés entre tous les acteurs répondre à cette problématique. de la recherche publique, qui À charge pour l’équipe de TTT manquaient de moyens de trouver des applicaÀ ce jour, pour permettre le transtions concrètes aux tra21 projets fert technologique, vaux des 110 unités de ont été lancés c’est-à-dire passer de et 14 brevets recherche ainsi concerl’idée à l’innovation », nées. Et de définir la déposés. estime Pierre Dufresne, meilleure voie pour une président de Toulouse Tech Trans- mise sur le marché. « Nous gérons fer (TTT), société créée il y a un les dépôts de brevets et nous prean, par le PRES (regroupement nons à notre charge la partie la des universités et grandes écoles de plus risquée : le financement de la la région), le CNRS et la Caisse des preuve de concept », précise Pierre

L’Institut des Technologies en Sciences du Vivant est partenaire de la PME Toulousaine Synthivia.

de la pigmentation de la peau grâce à une technique d’imagerie très innovante développée par l’Itav (l’Institut des technologies en sciences du vivant).

vise à soutenir l’effort de recherche et développement d’une entreprise, grâce aux financements de préétudes, d’essais ou de prototypes, de conseil en innovation ou encore d’aides aux dépôts de brevets (362 contrats financés depuis 2007)

© Esteban Framboise

Face à une révolution technologique, nous ne jouons pas tous à armes égales. Un exemple : naviguer sur internet. Des études ont montré que les personnes plus âgées parviennent plus difficilement à trouver une information sur les pages web lorsque celles-ci contiennent beaucoup de menus, rubriques et autres liens hypertextes. Pourquoi, en vieillissant, se noie-t-on facilement en naviguant sur l’océan internet ? C’est la question à laquelle a voulu répondre le laboratoire LTC de l’université Toulouse II Le Mirail, qui étudie les processus cognitifs mis en jeu lors de la réalisation d’une tâche complexe. Ces travaux menés en partenariat avec un autre laboratoire, l’IRIT, indiquent qu’un défaut dans une fonction de la mémoire (la recollection), associé entre autre à une réticence face aux nouvelles

Dufresne. À ce jour, 21 projets ont été lancés et 14 brevets déposés. Dernier exemple en date : les ingrédients cosmétiques conçus par la PME toulousaine Syntivia vont bénéficier d’une nouvelle technologie de pointe. L’entreprise va en effet pouvoir améliorer son étude

Faciliter l’utilisation d’Internet par les séniors, c’est aussi de l’innovation.

technologies, en serait à l’origine. Ce projet de recherche, soutenu par la Région, permet de mieux comprendre les interactions entre l’homme et les TIC qui ont un rôle central dans le monde du travail, nos relations sociales et notre vie quotidienne .

a pour objectif de favoriser le transfert technologique grâce au soutien de projets menés par un laboratoire en collaboration avec une entreprise. s’adressent prioritairement aux PME d’une même filière et soutiennent des projets innovants portant sur les technologies clés de demain. Il en existe cinq : Agil IT (pour les TIC), Eco Innov (domaine de l’énergie), Aerosat (construction aéronautique et spatiale), Epicure (filières alimentation et santé), Lapeyrouse (applications spatiales) vise à inciter les petites entreprises (moins de 50 salariés) à innover pour la première fois en finançant des études de pré-faisabilité : créé par la Caisse des dépôts et consignation et les Régions Midi-Pyrénées et Aquitaine, il permet la prise de participation d’entreprises innovantes en phase de création


Ma planète

© Guionie Philippe

Bio : soutenir l’expérimentation et la recherche

L’agroforesterie est un des axes du Fonds Carbone financé par la Région.

Diminuer les émissions de gaz à effet de serre qui pèsent sur le changement climatique : c’est l’objectif du Plan Énergie Midi-Pyrénées. Mais malgré les économies d’énergie et les énergies renouvelables, certaines émissions de CO2 restent inévitables. Face à ce constat, la Région a mis en place un « Fonds Carbone » afin de

compenser une part des émissions de gaz à effet de serre générées en Midi-Pyrénées. Créer des « puits de carbone » dans notre région, c’est possible ! En effet, les arbres piègent naturellement le carbone en absorbant le CO2 au cours de leur croissance. Un hectare de forêt séquestre ainsi entre 11 et 37

tonnes de CO2 par an. Depuis 2011, la Région a ainsi soutenu 103 projets visant l’amélioration ou la création de forêts « puits de carbone ». Dans cette logique d’arbre séquestrateur de carbone, la Région soutient aussi l’agroforesterie, c’est-àdire la plantation d’arbres dans les champs de culture ou d’élevage. Ces pratiques ont d’autres bénéfices : biodiversité des paysages, régulation du cycle de l’eau, maintien de la fertilité des sols… En 2012, la Région a ainsi financé la plantation de plus de 3 800 arbres répartis sur 79 hectares.

© LARATTA Vincent

 Nouveaux bâtiments du square Maimat, à Muret (31).

Pour comprendre les enjeux de cet engagement, il faut savoir que le secteur du bâtiment est responsable de pas moins d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre, et de près de la moitié des

consommations d’énergie de tout projets constructifs. Actif depuis 2007, le programme « bâtiments le territoire de Midi-Pyrénées. Partant de ce constat, économes » a accordé Le secteur du bâtil’ADEME (Agence plus de 3,5 milment est responDe l’Environnelions d’euros pour la ment et de la Maî- sable d’un tiers des construction d’équipetrise de l’Énergie) et émissions de gaz à ments publics, de bâtieffet de serre. la Région proposent ments tertiaires et de un financement du surcoût lié à logements sociaux. l’excellence environnementale et Pour les foyers les plus modestes, la performance énergétique des sobriété énergétique rime avec

La Région poursuit son engagement en faveur du bio. En 2013, elle consacrera, pour la 6e année consécutive, 135 000 euros à l’accompagnement d’expérimentations en agriculture biologique. Sélectionner des variétés adaptées à la production bio, tester de nouvelles pratiques et moyens de lutte contre les maladies, voilà en quoi consistent les expérimentations menées depuis plusieurs années pour répondre aux besoins des différentes filières de l’agriculture biologique. La Région consacre 135 000 euros par an à l’accompagnement de ces travaux. Elle finance, par exemple, les recherches du Centre d’Expérimentation en Fruits et Légumes de Midi-Pyrénées (CEFEL) en arboriculture biologique. Midi-Pyrénées étant l’une des principales régions productrices de pommes bio, la demande est forte pour trouver des réponses innovantes permettant d’améliorer la qualité des fruits et leur maintien après récolte tout en conservant une production compétitive. Divers tests sont ainsi en cours pour optimiser la protection du verger de pommier : évaluation de variétés résistantes à la tavelure (maladie touchant les arbres fruitiers), comparaison de porte-greffes, de systèmes de filet de protection contre les insectes, de techniques de gestion des mauvaises herbes… charges réduites, une façon de lutter contre la précarité énergétique. L’appel à projets a notamment financé 347 logements sociaux, dont 135 sont terminés à ce jour, et 176 en cours de travaux. Pour la session 2013, les porteurs de projets peuvent déposer leur candidature jusqu’au 4 juin prochain.


Grands sites10/25 villefranche de-rouergue

© Dominique Viet CRT Midi-Pyrenees

& najac

À gauche, le petit cloître de la chartreuse Saint-Sauveur à Villefranche-de-Rouergue. À droite, vue de la rue principale de Najac.

Seulement 22 kilomètres séparent Villefranche- petit cloître est, quant à lui, un modèle de gothique Classée monument historique, la forteresse royale de-Rouergue de Najac. Mais c’est à un voyage de flamboyant. fut rapidement réduite au rôle de prison. Les derplusieurs siècles en arrière que nous convient les En prolongeant le voyage de quelques kilomètres niers templiers du Rouergue y furent incarcérés, et deux cités aveyronnaises, jusque dans la seconde impossible de passer à côté de Najac et de la sil- plus tard les Croquants. Ses archères de 6,80 m sont partie du XIIIe siècle, à la fin de l’épisode cathare, houette fantomatique de son château tout enguir- absolument uniques et de la terrasse du donjon on lorsqu’Alphonse de Poitiers, frère de Saint-Louis landé d’une farandole de petites maisons. Cette admire le magnifique paysage formé par les gorges épousa Jeanne, fille du dernier forteresse royale, édifiée en 1253, est de l’Aveyron. Les deux cités comte de Toulouse, Raymond VII, aveyronnaises nous un modèle de la défense militaire méet devint le nouveau comte. Il édi- convient à un voyage diévale. Elle bénéficia des meilleures La campagne des Grands Sites primée fia, en 1252, une nouvelle ville à la de plusieurs siècles technologies de l’époque pour surésortie des gorges de l’Aveyron et de lever les courtines à vingt-trois mètres en arrière. La dernière campagne de promotion des l’Alzou. de hauteur. Cinq tours rondes furent « Grands Sites de Midi-Pyrénées » vient d’être Dotée de franchises, d’où son nom, Villefranche, ajoutées aux anciennes fortifications et le donjon retenue parmi les 100 meilleures publicités par le elle bénéficia de sa situation exceptionnelle au de trente-huit mètres de haut impose encore aujury du Grand Prix de la Publicité Presse Magazine confluent des deux rivières, pour asseoir son dé- jourd’hui le respect. Najac s’est vu décerner le laqui récompense chaque année depuis 28 ans veloppement économique sur le Rouergue et bel de Pays d’art et d’histoire et fait partie des Plus les meilleures créations publicitaires parues en même bien au-delà. Aujourd’hui Villefranche- Beaux Villages de France. presse magazine. Financée par la Région Midi-Pyde-Rouergue reste une des plus belles bastides, et L’unique rue centrale est bordée de maisons à pans rénées et le Comité Régional du Tourisme, elle est a conservé un extraordinaire patrimoine : sa place de bois qui s’alignent jusqu’au quartier de la Pause, l’œuvre de l’agence de publicité Voix Publique. Notre-Dame et ses couverts, ses venelles médié- le bien nommé. vales, la chapelle des Pénitents Noirs et l’unique Chartreuse Saint-Sauveur construite aux portes À ce jour, la collection Grands Sites est constituée de 25 Grands Sites répartis sur le territoire régional et sur l’ensemble des départements : de la ville entre 1451 et 1459. Ce monastère est Collection Ariège : « 14 000 ans d’Histoire », Pic du Midi, Gavarnie, Cauterets-Pont d’Espagne, Lourdes, Marciac, Auch, Flaran/Baïse/Armagnac, Moissac, Vallée de la Dordogne/St-Céré, Rocamadour, Figeac, Cahors, St-Cirq Lapopie, Conques, Villefranche de Rouergue/Najac, Viaduc de Millau, Cordes, Albi, Sorèze-Revelun chef-d’œuvre de l’art gothique flamboyant. St-Férréol : « Aux sources du canal du Midi », Toulouse, Canal des deux mers, Bagnères de Luchon, St-Bertrand de Comminges/Valcabrère, Rodez. Son cloître est l’un des plus vastes de France, le


© Arno Brignon

Vivre al Païs

© SAADA Romain

Concert au profit des autistes Calendreta Costa Pavada a Tolosa.

Mai de 10 000 visitas en tres annada ambe los sòcis del conselh meses ! Aquò clica, aquò clica, lingüistic. Lo nòstre objectiu èra dins lo site Internet del Congrès de valorizar l’unitat de la lenga en Permanent de la Lenga Occitana ! respectant sa diversitat ». Cal dire qu’èra fòrça L’objectiu es comLe Dicod’Oc esperat aquel diccioplit. Cada region regroupe nari. Dels universitaris, que se parla l’occitan 6 variantes ensenhaires mas tan(d’Aquitània a Ròsede la langue ben afogats e curioses. Alps, en passant per occitane. Dels utilizators mulLemosin e Auvèrnhe) tiples, enfin regaudits. es representada aicí Es plan ufanós de l’escasuda dins son identitat lingüistica. E es d’aquel diccionari lo director plan per la rason que non existís del Congrès, Benaset Dazeas : un occitan « universal », que lo « Aquò’s un espleit que fasiá Congrès a desirat botar en linha sofraita crusèlament e per lo qual aquel Dicod’Òc, francés-occitan, trabalham dempuèi mai d’una qu’amassa las sièis variantas de

la lenga (gascon, vivaro-alpenc, provençal…). Una lenga que 12 % del mond de Miègjorn-Pirenèus afortisson de parlar correntament *, mas que coneis un estrambòrd que creis, mai que mai, al prèp dels joves que 60 % se dison interessats per las ofèrtas culturalas en ligam ambe Occitània*. Messatjòt del President del Congrès : « Passatz lo portal ! Venètz vistalhar las òbras ! » *Estudi de la Region Miègjorn-Pirenèus ambe un escapolon de 5 000 personas, decembre de 2010.

© TASSART Florence

Structures originales, les et je voyais l’air » du FRAC sont des associa12 au 19 avril protions cofinancées par chain au Théâtre l’État et les Régions et Garonne, à Touentièrement dédiées à louse. Au niveau la création contemponational, une grande expo, intituraine et à sa rencontre avec les publics sur tout lée « Les Pléiades », le territoire français. En se tiendra aux Abat30 ans, ils ont permis la toirs, à Toulouse, du constitution de collec28 septembre 2013 Les Abattoirs, musée d’art contemporain de Toulouse. tions singulières d’enau 5 janvier 2014. vergure internationale. Elle regroupera en À l’occasion de cet anniversaire, créateurs pour présenter sa col- un lieu l’ensemble des 23 projets le public pourra découvrir ces lection. En Midi-Pyrénées, cela qui auront été présentés dans dernières à travers deux grandes donnera lieu à l’exposition des chaque région en 2 013. manifestations. Au niveau régio- artistes Guillaume Leblon et nal, chacun des 23 FRAC donnera Laurent Mauvignier, « Je jouais carte blanche à un ou plusieurs avec les chiens et je voyais le ciel

Il y aura du beau monde à la Halle aux grains dimanche 12 mai ! Galliano, Frésu et Lundgren offriront, à des spectateurs chanceux, la magie de leur album « Mare Nostrum ». Une unique représentation au profit des autistes et handicapés. L’initiative de cette belle réunion d’artistes revient à l’association « Cante l’Aouselou » qui possède une jolie propriété à Mirepoix sur Tarn, entièrement dédiée à l’accueil de personnes handicapées et autistes. Près de 400 personnes viennent s’y ressourcer chaque année, via les instituts médicoéducatifs ou les maisons d’accueil spécialisées. Des séjours qui permettent aux malades de sortir de leur quotidien. Pour entretenir cette demeure et améliorer les services proposés, l’association compte sur ses 500 adhérents mais également sur les manifestations qu’elle organise. Hélène Nougaro, présidente d’honneur, et Yves Juniet, membre fondateur, font une nouvelle fois appel aux talents internationaux pour soutenir leur action : « Nous avions déjà organisé un concert en 2006 qui avait fait salle comble, et c’est pour nous un plaisir que de réitérer une telle proposition ». Richard Galliano, accordéoniste renommé, Paolo Frésu, talentueux trompettiste notamment aperçu sur les planches de « Jazz in Marciac » et Jan Lundgren, grand pianiste d’origine suédoise, donneront tout leur saoul le 12 mai pour encourager l’initiative de cette association. Venez nombreux ! Mare Nostrum, Halles aux grains, dimanche 12 mai à 20h30. Entrée de 20 à 45  .



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