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QUE FAIRE LE WEEK-END ?

NOv. 18

N°165

mAGAZINE

TU fAIS LES PONTS ?

visite urbaine

LE vRAC NOUS EmbALLE

eNtre drac et iSère Grand format

SuS aux emballageS !

L’éCOLOGIE EN fILmS FeStival du Film ÉvÉnÉment du mois

Nature et eNviroNNemeNt

GAGNEZ

vOS PLACES POUR UN SPECTACLE DE PATINAGE DE NOEL

Mensuel gratuit WWW.SPOT-WEB.FR

Édition grenoble


ÉDITO/SOMMAIRE TEXTE : JÉRÉMY TRONC

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NOv. 18

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N°165

En couverture : Le vrac va-t-il réussir à s’imposer face au préemballé ? © Freepik - Léa Alvarez

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L’AMOUR VRAC Le saviez-vous ? Nous avons 730 kilomètres de frontière commune avec le Brésil. Grâce à la Guyane. Le Brésil, qui a élu à sa tête Jair Bolsonaro. Admirateur de la précédente dictature militaire, le nouveau président a, dans sa ligne de mire, pêle-mêle  : les Noirs, les femmes, les membres de la communauté LGBT, mais aussi les militants de gauche, les Indiens, les membres du mouvement paysan des sans-terre (MST) et d’ONG, les défenseurs de l’environnement et les journalistes. Et bien vous savez quoi  ? Dans les pages qui suivent, on vous donne des astuces pour embêter (un peu) cet obscur personnage. Voilà pour commencer  : le Brésil est le deuxième producteur de soja, culture responsable de la déforestation et d’une méga pollution. Le soja avec lequel la France nourrit son bétail. En réduisant notre consommation de viande, on importera moins de soja. Bon, voilà, ce n’est pas terrible mais à défaut de trouver mieux, on peut tout de même se rendre compte de l’impact possible de chacune de nos actions du quotidien (multipliées par 67 millions). Comme consommer en vrac et local (page 8), ou changer notre alimentation au profit des légumineuses (page 17).

P.4 I EN BREF La bibliothèque Chavant se paye un lifting. La Cochonaille, une invention grenobloise. Des médailles en mousses... P.6 I VISITE URBAINE Les ponts de Grenoble. P.8 I GRAND FORMAT Les courses en vrac sont tendance. P.16 I ÉVÉNEMENT DU MOIS Festival international du film nature et environnement.

P.18 I ÉVÉNEMENTS Des samouraïs au Kawaii. Rencontres ciné-montagne. Le mois du graphisme. Livres à vous. Salon Naturissima et Artisa. Fête des Lumières... P.26 I DESTINATION Vichy, l’élégante. P.28 I CARNET D’ADRESSES À Saint Bruno. Pitaya. La Fabrique givrée. Belledonne, la chaussure (presque) grenobloise.

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TEXTE : JÉRÉMY TRONC

tout a été pensé pour apporter plus de lumière à l’intérieur du bâtiment.

LA bIbLIOThèqUE « ChAvANT » SE PAyE UN LIfTING   

© Agence Groupe Eole Architectes

EN BREF

 R²NOVATION / Elle marque l’entrée du cœur de ville grenoblois : la bibliothèque d’étude et du patrimoine, dite aussi «  Chavant  », est sous le coup d’un projet qui devrait  de réaménagement    débuter  en juillet 2019. Objectifs : ouvrir la bibliothèque sur la ville, y accueillir de nouveaux publics et de nouveaux usages, et affirmer sa valeur patrimoniale. Le rez-de-chaussée   sera conçu comme   une place  intérieure  ouvrant sur une cafétéria offrant une vue sur la Tour Perret ainsi que des espaces d’exposition et une artothèque transformés. Il offrira espace de détente, de convivialité et d’information, ponctuellement     complète de la rotonde  permettra un apport important de lumière. dédié à l’événementiel. L’ouverture Un visage plus agréable pour cet équipement spécifique dans le réseau de bibliothèques. Sa mission principale est la conservation d’un et graphique très important et  et la valorisation   patrimoine  écrit  prestigieux : 23 km de rayonnages, 20 336 manuscrits, 637 349 livres imprimés anciens dont 113 163 publiés avant 1811  !

À L’ACTION AvEC TERRE vIvANTE

²COLOGIE / Face à la crise écologique, on arrête de réfléchir trop et on passe à l’action. Voilà l’esprit de la nouvelle collection de livres éditée par le centre écologique isèrois Terre Vivante. Cette collection, baptisée Champs d’action, entend donner « des  outils  et des  réponses  pour bâtir au quotidien le  monde de demain  dans tous les domaines : jardin, parentalité, santé, transports, cuisine, bien-être, loisirs, habitat, énergies, consommation…  ». Comme une boîte à outils inspirante qui pourra aider à imaginer les premiers pas pour changer le monde. Premiers titres de la collection  : La permaculture au quotidien, Petit traité du jardin punk ou Carnets de Wwoofing. > www.terrevivante.org

GAGNEZ

LA COChONAILLE

JEU / Inspiré de la pétanque carré du sud-est, la cochonaille est un jeu imaginé par deux Grenoblois : les cousins Bastien et Léo Fuma. Après un prototype mis au point dans un garage et quelques parties test en famille, les règles du jeu ont vite évolué pour un faire un jeu loufoque et décalé, entre le bridge et le curling  : «  C'est dans un zone délimitée par des cordeaux bien tendus (la bergerie) que les cochons (les boules carrées) se rueront pour s'accaparer le plus croustillant des glands (les cochonnets) !  ». Voilà pour les règles initiales qui évolueront tout au long de la partie, ajoutant des défis originaux et pas mal de fous rires. Le site internet dédié permet de commander un pack comprenant tout le nécessaire pour jouer. > www.lacochonnaille.fr

RAIDLIGhT GRImPE ENCORE

SPORT / Quand raidlight a lancé son concept de station de trail en 2011, c’était uniquement pour les traileurs. assez logique. les pratiques montagnardes se démocratisant, la société va ouvrir ses anciennes stations et les nouvelles à d’autres activités en les rebaptisant au passage « outdoor experiences by rossignol group. » Celle de saint-Pierre de Chartreuse fait office de station pilote. sous ce nom à rallonge sont réunis désormais le trail, l’e-bike, le ski de randonnée et la marche nordique, avec des parcours spécifiques et la possibilité de louer du matériel pour chaque discipline. >www.raidlight.com

+ DE 500 

JOUER / C’est le nombre de jeux  bientôt proposés à la location par la future ludothèque de saint-Martin d’Hères. elle sera située au centre social aragon, allée Chante grenouille. la ludothèque est pour l’instant en cours de restructuration et d’aménagement. les jeux, qui étaient jusqu’alors répartis en différents lieux, ont été rassemblés pour proposer une offre ludique plus complète. tarifs annoncés pour les jeux : autour d’un euros les trois jeux, en plus d’un abonnement annuel. À suivre…

DES méDAILLES EN mOUSSE

BI¹RE / dans l’agglomération, il y a des microbrasseries qui poussent comme des champignons, et les plus grosses qui montent en qualité et en reconnaissance. la brasserie des cuves à sassenage appartient à cette deuxième catégorie. elle vient d’empocher deux médailles pour sa bière blanche de sassenage (catégorie bière blanche française) et l’Happy’a ! (catégorie bière iPa française) lors du World beer awards de londres. Pour l’automne, la brasserie a mis au point une bière inspirée du vin de noix  : la belle noiseuse.

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© Brasserie des cuves.

Concours gratuit. Modalités de participation sur www.spot-web.fr/grenoble rubrique concours Spot Grenoble Rejoignez-nous sur

© La cochonaille

Vos invitations pour le nouveau spectacle familial de patinage « FOLIE DE NOEL » (Le dimanche 16 décembre au Summum de Grenoble)


© JBA

VISITE URBAINE TEXTE : JEAN-BAPTISTE AUDUC

DE PONT À PONT

DÉCOUVRIR LA VIDÉO !

UNE VISITE qUI SURVOLE LES EAUx À l’occasion de la réouverture de la passerelle Saint-Laurent (en octobre), il était temps de se pencher sur l’histoire de nos ponts poussant comme des champignons depuis le siècle dernier. Petit tour chronologique des ouvrages grenoblois.

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ept au-dessus du Drac et onze sur l’Isère : aujourd’hui, les ponts de Grenoble forment autant de traits d’union entre les villes de l’agglomération. Les deux millénaires précédents, c’est l’une des préoccupations quotidiennes des Grenoblois  : comment traverser les tempétueuses rivières ? Coincés dans cette vallée humide, ils ne disposent alors que de la passerelle Saint-Laurent, seul lien tangible qui raccroche la Chartreuse à la ville. Et puis ? Et puis rien, si ce n’est les bacs reliant les rives des fleuves. Il faudra attendre une deuxième réalisation, sous les ordres du duc de Lesdiguières, en 1621 (il est déjà à l’origine du pont de Pont-de-Claix). Il est achevé en 1670, bien après sa mort. Dès le siècle suivant, le « pont de pierre », nommé en contradiction avec la passerelle (SaintLaurent) de bois, est fortement endommagé par les crues en 1733, puis en 1740. Il est reconstruit la même année. Nouvelle crue,

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nouvelle reconstruction en 1839. Cette fois, la pierre de Sassenage est chargée d’ancrer l’ouvrage dans le temps, jusqu’à nous.

UN DRAC ENjAmbé TARDIvEmENT

Si l’Isère a été assez vite franchie, il n’en est pas de même pour le Drac. Jusqu’au XIXe siècle, les bacs reliés par câbles restent le principal moyen de déplacement. Il faudra attendre 1827 pour qu’un premier édifice en fer suspendu fasse le lien entre les deux villes, près de l’actuel pont du Drac. Géré par une entreprise privée, le pont du cours Berriat est doté d’un péage : chaque passage à un coût, on ne traverse pas pour rien à cette époque. Les Fontainois payeront durant 60 ans jusqu’à ce que la ville de Grenoble, sous la pression des habitants, se décide à bâtir un pont concurrent en 1889. Ce sera l’ancêtre du  pont du Vercors, donnant sur la rue Felix Esclangon. Là aussi le pont est en métal, mais dans un style

Eiffel, avec de grosses poutres métalliques qui lui conféreront le surnom de « la cage de fer ». Sur les gravures, on voit d’antiques voitures le parcourir, puis c’est le tram pour la ligne Grenoble–Villard-de-Lans dès 1911. Obsolète, le premier pont suspendu est remplacé par des arches de béton flambant neuves en 1938. Ce pont, définitivement baptisé « pont du Drac », n’a pas le temps de souffler ses 10 bougies qu’il est déjà détruit par l’armée allemande lors de son départ de la ville, en 1944. Après la guerre, il sera reconstruit tel qu’on le connaît, avec ses affiches et ses messages nombreux, endossant le rôle de crieur public immobile.

fLAmbANT NEUf

La pierre et le béton ont composé les ponts d’avant. Dans un mouvement circulaire, les architectes utilisent de nouveau le bois. C’est le cas du pont de Chartreuse qui relie le centre-ville à la Casemate. La partie


© JBA À gauche : Pont du drac Ci-coontre : Pont marius gontard

piétonne est couverte de bois. La chaussée a d’ailleurs été pensée pour les piétons et cyclistes qui disposent de plus de la moitié de l’espace du pont. Inauguré en 2011, c’est le petit dernier des ponts de Grenoble. Contrairement à son plus vieil ancêtre — la passerelle Saint-Laurent, qui était ancrée par des fondations faites de pieux de bois —, celle du pont de Chartreuse repose sur du béton. Pendant plusieurs semaines, il a fallu mettre au sec les piles du pont avec des lamelles de métal plantées dans la rivière. Opération compliquée s’il en est, mais qui devrait lui permettre de ne pas se laisser emporter, comme ses prédécesseurs, par le courant de l’Isère.

© JBA

Ci-dessous : Pont de chartreuse

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GRAND FORMAT TEXTE :JÉRÉMY TRONC

ON S’EmbALLE POUR LE vRAC

LE PLASTIqUE, CE N’EST PAS FANTASTIqUE

Sus aux emballages ! En deux ans, quatre épiceries en vrac se sont installées dans l’agglomération. Une autre manière de consommer qui nécessite de repenser son quotidien. Et sur les marchés, de curieux consommateurs trimballent avec eux boîtes en plastique et bocaux vides. Ils refusent les emballages pour limiter les déchets et n’achètent qu’au détail. Avec rigueur, mais sans austérité.

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il ne reste que très peu de produits qui ne soient pas proposés à la vente en vrac. © Masayo Ocino

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GRAND FORMAT / ON S’EMBALLE POUR LE VRAC

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ortir une poubelle ? Barbara et Martial ne le font plus qu’une fois par mois. «  Et ce n’est pas parce qu’elle est pleine, c’est simplement qu’elle sent trop mauvais  » s’en amusent-ils. Ce couple de quadra est installé dans une maison à SaintMartin d’Hères avec leurs deux enfants de 8 et 12 ans. En six mois, ils estiment avoir réduit leur volume de déchets non compostables par quatre ou cinq, depuis qu’ils ont décidé de passer aux courses en vrac. « Nous faisions déjà nos courses au bio et au marché mais pas forcément dans l’objectif de réduire nos déchets. C’est sur internet

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que nous avons découvert la démarche zéro waste ». Zéro waste, zéro déchet  : un mode de vie et de consommation popularisé par la française Béa Johnson (expatriée à Los Angeles) via un blog, décliné plus tard en un livre vendu en milliers d’exemplaires. Aujourd'hui, le  mouvement est global. Des groupes Zero Waste se créent partout. Au cœur de la démarche  : lutter contre le toutjetable en trouvant des alternatives aux produits à usage unique. D’où les courses en vrac, et des petites boutiques qui surfent sur cette vague et fleurissent dans toutes les villes. « Le vrac est une manière de consom-

mer, d’acheter ses produits alimentaires et non alimentaires non préemballés, en quantité désirée » explique Célia Renesson, directrice de l’association professionnelle Réseau Vrac (lire notre interview page 15). Elle rassemble aujourd’hui plus de 600 entités dans six pays, preuve d’un marché en pleine structuration. Dans l’agglomération grenobloise, quatre boutiques se sont ouvertes en l’espace de deux ans, chacune occupant un créneau spécifique  : magasin de centre-ville pour Day by Day et La Bonne Pioche, vente en ligne et/ou livraison à vélo pour Aux Petits Grains et Mes courses en vrac.


© Masayo Ogino

« EN SIx MOIS, ILS ESTIMENT AVOIR RÉDUIT LEUR VOLUME DE DÉChETS NON COMPOSTABLES PAR qUATRE OU CINq. »

Ci-dessus : dans certaines catégories de produits, il a parfois plus de choix dans les magasins en vrac que dans les grandes surfaces.

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LE vRAC, DE L’INTéRIEUR

Quand vous entrez dans un magasin de vrac, il semble régner un ordre tout militaire dans les rayonnages : les silos sont parfaitement alignés sur les rayonnages. Les produits stockés apportent quelques touches de couleur. On ne subit pas le fatras des emballages avec leur look outrancier. Une sobriété agréable. À la Bonne Pioche, rue Condillac à Grenoble, il faudra même se passer de musique. Une parenthèse silencieuse voulue par Céline et Marie, les deux gérantes. « Nous voulons faire du magasin un lieu de vie qui va au-delà de l’aspect commercial, défendant des valeurs et mettant l’humain au centre. » D’ailleurs, deux tables sont disposées à l’entrée pour permettre aux clients de discuter autour d’un café ou d’un thé. Alors que l’on dialogue, des consommateurs arrivent avec leurs contenants  - bocaux, boîtes en plastique, sachets en tissu, paniers - et les remplissent des ingrédients de leur choix. D’autres déposent à l’entrée de la boutique leur surplus de bocaux qui servira pour des clients moins avertis. Ceux-là peuvent demander conseil pour savoir comment s’y prendre et par où commencer. Avant de se servir, il faut, si ce n’est pas déjà fait, peser les bocaux ou les boîtes et inscrire la masse dessus. Ici on marche à la confiance. Céline et Marie ne contrôlent pas si le client triche en ajoutant quelques grammes.

© Jérémy Tronc

GRAND FORMAT / ON S’EMBALLE POUR LE VRAC

PRIORITé AU LOCAL

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© J.T.

© J.T.

© J.T.

À la Bonne Pioche, les trois quarts des produits proposés viennent de l’Isère. On ne trouvera même pas de bananes ou d’oranges. Question de cohérence quand on promeut le commerce responsable. « Nous avons 130 fournisseurs. Nous les avons démarchés un par un et sélectionnés en fonction de la qualité de leurs produits. On ne propose pas du bio à tout prix. On privilégie le local en sachant comment les produits sont faits  et en informant les consommateurs. » À Day by day, l’autre magasin de vrac situé place Condorcet, on attache aussi une importance à la provenance des produits mais l’offre est moins locale. Day by day est la première franchise de magasins de vrac. Les boutiques partagent les mêmes fournisseurs. Difficile de faire du très local dans ces conditions. «  Mais nous favorisons la filière française. Les créateurs de la franchise sont en train de revoir l’approvisionnement des produits et de mettre en place des process pour prendre en compte l’impact environnemental. Nous essayons de créer des filières afin de relocaliser certaines productions  » nous assure Brice, le gérant du magasin.


LE vRAC, PAR Où jE COmmENCE ? Pour passer au vrac, c’est très simple. Les quatre premières adresses listées ci-dessous proposent de l’aide et des astuces pour savoir comment débuter. Recommandation récurrente  : être progressif dans la démarche et ne pas essayer de tout modifier du jour au lendemain. Ces enseignes dispensent aussi des formations et des recettes pour savoir comment fabriquer ses cosmétiques ou ses produits d’entretien. Elles vendent les contenants qui vous permettront de vous passer des emballages. > DAY BY DAY : 5 place Condorcet à Grenoble / 04 56 24 34 47 > LA BONNE PIOCHE : 2 rue Condillac à Grenoble / 04 38 38 31 22 > AUX PETITS GRAINS : aux Petits Grains est une épicerie en ligne proposant des produits sans emballage sur la région grenobloise. Les produits bio, locaux ou labellisés vous seront livrés à vélo en contenants consignés. Livraison à domicile, en point-relais, en entreprise ou auprès du voisinage. www.auxpetitsgrains.fr > MES COURSES EN VRAC : Épicerie en ligne proposant des produits sans emballage livrés dans toute la france. Gros programme d’ateliers disponible : cosmétiques, produits ménagers et zéro déchet. www.mescoursesenvrac.com > AUTRES ADRESSES : sur les marchés, dans les commerces de bouche, les épiceries de quartier, les magasins bio et à l’Éléfàn (super marché collaboratif à Grenoble).

En-haut : les clients ont pris l’habitude de rapporter en boutique des contenants pour les autres. Économie du partage. Ci-contre, de gauche à droite : le dentifrice solide, le shampooing solide et le nettoyeur d’oreilles écologique qui permet de se passer des cotons-tiges, bientôt interdits à la vente.

éCOLOGIE RImE AvEC éCONOmIE

On est surpris du nombre de jeunes et d’étudiants qui poussent la porte de la boutique. Leurs motivations ? Pour Sandra « c’est réduire mon empreinte écologique en m’attaquant à mes déchets et à mes poubelles. Et là, c’est du concret.  » Même mobile pour Audrey, étudiante en DUT informatique, qui trouve d’autres avantages au vrac. « Pour tester de nouvelles recettes, je peux prendre ce dont j’ai besoin en petites quantités. Si je n’aime pas, il n’y aura pas de gaspillage. Je peux aussi acheter des produits pour fabriquer mes cosmétiques et mes produits d’entretien. Au final je dépense moins d’argent.  » Faire des économies peut-il être une motivation pour se mettre au vrac  ? Pour Brice, «  à qualité équivalente, le vrac coûte entre cinq et 40% moins cher selon les produits. En plus, en achetant juste ce dont vous avez besoin, vous maîtrisez mieux votre budget.  »

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GRAND FORMAT / ON S’EMBALLE POUR LE VRAC

Écologique, économique, pratique, meilleur pour la santé, le vrac cumule les avantages, ce qui peut expliquer son succès foudroyant en 3 ans. Mais passer de la grande distribution standard aux courses en vrac n’obliget-il pas à adapter sa consommation et ses habitudes ? Pour Barbara et Martial, le passage au vrac a aussi modifié leur mode de vie. «  C’est un grand écart, mais il faut le faire progressivement en s’imposant une discipline au début et pas mal d’organisation. Après cela devient naturel et est plutôt source de fierté et de bien-être.  » Au chapitre des contraintes  : cuisiner un peu plus, emmener ses boîtes et ses sacs quand on part en course et convaincre les commerçants. « Dans les commerces ou sur les marchés, nous avons dû expliquer notre démarche. À quelques exceptions, elle est bien perçue et nous pouvons ramener nos courses dans nos propres récipients  : lait, viande, fromage ou poisson.  » En revanche oubliez le côté pratique des grandes surfaces où l’on trouve tout au même endroit. Passer au vrac nécessite de courir un peu plus les magasins. « Le point positif c’est que nous ne faisons plus de courses spontanées, d’achats impulsifs même si ça nous arrive de craquer. Ce mode de vie ne doit pas entraîner de frustration mais du plaisir. » Consommer autrement sans que cela ne soit vécu comme une contrainte, c'est le pari de ce mouvement ambitieux et positif qui croit au pouvoir des citoyens et en l'impact de chacune des actions du quotidien.

© Jérémy Tronc

DES EffORTS POUR S’ADAPTER

En-haut : À day by day, il faut emmener ses boîtes et ses bocaux et les faire peser avant de se servir.

© Jérémy Tronc

Ci-contre : barbara, martial et leurs deux enfants ont diminué par cinq le volume de leurs déchets en adoptant les courses en vrac et la démarche « Zéro Waste ». un « kit » de matériel peu onéreux permet de franchir le cap : des bocaux et des tupperware, des sacs et sachets en tissus et en mousseline, des gourdes à compote et des « bee wraps », tissus enduits de cire d’abeille qui permettent de conserver des restes ou de transporter des aliments tels le poisson ou la viande.

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© Jessica David

« IL fAUT AmENER DU vRAC PARTOUT ET SUR TOUS LES PRODUITS » Célia Renesson est la fondatrice et la directrice de l’association Réseau Vrac qui fédère plus de 600 adhérents professionnels. Une filière en croissance fulgurante mais qui doit encore se structurer et finir de convaincre le grand public. Interview. Comment se porte le marchÓ du vrac ? Le marché est passé de 100 à 500 millions d’euros en 4 ans. Ce chiffre comprend celui des épiceries spécialisées et des rayons vrac en magasin bio ou en grande surface. Là on ne parle pas du vrac frais comprenant les fruits, les légumes et tous les produits qui s’achètent à la coupe tels que le fromage, la crèmerie, la charcuterie et la boucherie. Ceux-là ont toujours existé. Le vrac qui explose en ce moment c’est le vrac hors frais, dans les épiceries vrac spécialisées et les rayons des magasins bio et conventionnels. Les produits vrac bÓnÓficient d’une image qualitative favorable mais quelles garanties apportez-vous aux consommateurs ? Si on prend la définition stricto sensu du vrac, c’est la vente de denrées alimentaires au poids. Quand on a dit ça on n’a pas dit grand-chose, on parle juste de la manière dont on achète le produit. En revanche quand on étudie les épiceries vrac spécialisées, on se rend compte qu’il y a une véritable sélection des fournisseurs, les produits sont plutôt bio, français, locaux, et de saison. Il y a un vrai travail sur le sourcing qui est fait. Ceux qui ouvrent des épiceries vrac sont très souvent des personnes en reconversion professionnelle, qui ont envie de donner du sens à leur vie et d’initier une autre manière de consommer. Ils vont donc dans le sens de ce que les Français attendent  : des produits sains, de qualité, locaux et de saison. Vous estimez Ë 0,5% le nombre de FranÑais qui achÒtent en vrac. Reste-t-il des freins Ë lever pour augmenter cette part ? Il y en a plusieurs sur lesquels Réseau Vrac travaille. Tous les produits ne se vendent pas encore en vrac du fait de freins réglementaires, techniques et économiques. Il faut amener du vrac partout et sur tous les produits, donc lever les freins, les interdictions et développer des solutions techniques. Pour vendre de la confiture ou de la compote par exemple, il faudrait des machines spécialisées qui n’existent pas forcément encore ou sont très coûteuses. Le vrac peut aussi faire peur en matière d’hygiène, de traçabilité, de conservation et de qualité car il n’y a plus l’emballage d’origine. Une réglementation et des bonnes pratiques d’hygiène doivent être respectées afin de se conformer à la loi et assurer la santé des consommateurs. Réseau Vrac propose des formations et travaille pour apporter un guide de conduite afin de donner confiance aux consommateurs dans une proposition alternative au préemballé qu’ils connaissent bien.


ÉVÉNEMENT DU MOIS

L’éCOLOGIE EN fILmS 27 NOv. 18

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DEC. 18

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM NATURE ET ENVIRONNEMENT

L

a Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (FRAPNA) a la réputation d’être intransigeante face aux atteintes à l’environnement. Mais c’est oublié aussi toutes ses actions de sensibilisation auprès des enfants et des adultes pour faire connaître, aimer et respecter la nature. Deux volets d’actions à l’image du festival que l’association organise depuis 1976. La 32e édition n’a pas perdu de son mordant pour dénoncer et défendre, ni de son penchant pour les beautés naturelles. La sélection de films joue sur les deux tableaux, avec, de plus en plus, des réalisations qui exhortent à agir. « Cette année en particulier, de nombreux films montrent des initiatives et des alternatives et expliquent ce que l’on peut faire pour changer les choses et comment s’y prendre  » explique Marion Herbin-Sanz,

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chargée de communication pour l’association, qui a aussi vu évoluer le public. « Nous constatons qu’il y a de plus en plus de jeunes adultes. Particulièrement lors des films de vulgarisation scientifique permettant de comprendre la nature et ce qui nous entoure.  » Comme si l’envie de passer à l’action se faisait de plus en plus précocément. « Mais de nombreux films invitent aussi simplement à s’immerger dans la nature, à vivre avec, tel un contemplatif. Ils donnent l’occasion de s’interroger sur notre place, en tant qu’être humain, dans notre environnement et dans le monde.  » Une manière d’inviter à changer de perspective et à déclencher le «  changement sociétal pour préserver la planète  » cher à l’Astrophysicien grenoblois Aurélien Barrau. > www.festivalfilmfrapna.com

© Jean-Pierre Bertrand et Patrick Bodu

Favoriser la prise de conscience écologique : voilà la raison d’être du Festival international du film nature et environnement organisé par la FRAPNA. Ce rendez-vous culturel et militant propose une sélection de films contemplatifs ou engagés à découvrir du 27 novembre au 8 décembre.

En haut : des images du film d’autres terres plus douces, consacré à la migration de la grue cendrée. Ci-dessus : la litière forestière, de Jean-Pierre bertrand et Patrick bodu

© MMaxence Lamoureux et Arnaud Devroute / Les Films du Granit

TEXTE : JÉRÉMY TRONC


LES LéGUmINEUSES AU SECOURS DU CLImAT Avec la forêt, l’agriculture pourrait être la seule activité humaine à pouvoir limiter les effets du changement climatique, à condition qu’on en bouleverse le modèle. C’est l’idée défendue par Marc Peyronnard dans son film Les légumineuses au secours du climat projeté pendant le festival. Où il est question aussi de notre alimentation. Marc Peyronnard, votre film est peut-Ôtre le seul consacrÓ aux lÓgumineuses. Pourquoi vous Ôtes-vous intÓressÓ Ë ce sujet ? Pour des questions de climat et d’agroécologie, le sujet est d’importance capitale. L’agriculture est la seule activité humaine, avec la forêt, à pouvoir limiter les effets du changement climatique. Dans ce cadre-là, les légumineuses sont essentielles car elles permettent d’avoir une fumure (amélioration des terres par un fertilisant, ndlr) en azote sans dépense énergétique. En effet, les légumineuses fixent l’azote de l’air sans nécessiter de produits fossiles. En plus elles vont contribuer à accumuler du carbone dans le sol et à augmenter suffisamment le rendement des récoltes. Avec les légumineuses, on peut ainsi avoir une culture viable et beaucoup plus compatible avec le climat qu’en utilisant des engrais azotés. Quel est le problÒme des engrais azotÓs ? Les engrais qu’on importe sont fabriqués avec du gaz ou du pétrole qui proviennent essentiellement de Russie. Cela créé déjà une dépendance stratégique malheureuse. De plus, quand ces engrais arrivent dans la terre, ils produisent des oxydes d’azote très pénalisants pour le climat, 280 fois plus impactant que le gaz carbonique. Ainsi la chaîne complète de l’agriculture est responsable de 30% des gaz à effet de serre. On a donc intÓrÔt Ë produire et Ë consommer plus de lÓgumineuses ? Oui, pour plusieurs raisons. 80% des céréales cultivées en France servent à nourrir les animaux. Ces céréales nécessitent des engrais azotés importés. Les ruminants produisent quant à eux du méthane, et doivent consommer des protéines de soja produites en Amérique de sud - culture responsable de la déforestation -, car il n’y en a pas assez en Europe ! On peut inverser tout cela en produisant et en consommant plus de légumineuses. Notre consommation de protéines devrait provenir à 50% de l’animal et à 50% du végétal. MalgrÓ ces conditions, vous ne prÓconisez pas l’arrÔt complet de consommation de viande ? Non. D’abord les ruminants peuvent valoriser, dans nos régions particulièrement, les prairies naturelles qui sont les plus riches en humus donc en carbone. Du coup le bilan carbone d’un ruminant nourrit avec l’herbe d’une prairie est bien meilleur qu’en élevage hors-sol. Il y a suffisamment de terre non cultivables en France pour faire de l’élevage à l’herbe. Et d’un point de vue nutritionnel, ce serait une erreur d’aller d’un extrême à l’autre. Être purement végétarien peut déclencher des maladies qui sont le pendant des excès de viande chez les autres. Pour les personnes âgées, les protéines végétales sont plus longues à digérer. Enfin elles ne contiennent pas tous les acides aminés essentiels. Il faut les compléter avec des céréales en essayant d’atteindre un équilibre à chaque repas.

Saison 2018 - 2019 / extraits Ven. 30 nov. à 20h30

THÉÂTRE

LA VIE EST BELLE Cie Caravane

Tiré du célèbre film de Frank Capra, ce spectacle est un véritable conte de Noël, résolument optimiste et humaniste, un anti-dépresseur à la morosité ambiante! Un hymne à la solidarité, à l’amitié, qui scintille d’éclats poétiques émouvants… Tout est superbement orchestré… Alors oui la Vie est Belle !!! Durée 1h20 A partir de 10 ans www.compagniecaravane.fr

Sam. 08 déc. à 18h

SPECTACLE FAMILIAL CLOWN

OLÉ ! Elodie Hatton

Un pur moment de poésie, ou quand le clown rencontre le flamenco. Un épatant solo burlesque plein de fraîcheur et de poésie, décalé, émouvant, comique, une grande bouffée d’oxygène qui fait un bien fou… Durée 1h05 A partir de 6 ans http://olebyelo.wixsite.com/olebyelo

Infos et réservations sur www.theatre-en-rond.fr ou au 04 76 27 85 30 Billeterie : 4 rue François Gérin, 38360 Sassenage


ÉVÉNEMENTS TEXTE : JÉRÉMY TRONC

© Yucca films

entre les lignes, du ski de pente raide aux rencontres ciné-montagne.

jUSqU’AU 24 jUIN 19

DES SAmOURAïS AU kAwAII

EXPOSITION / Le département a déclaré 2018 année du Japon en Isère. Belle annonce, qui a abouti sur de nombreuses propositions concrètes dont cette exposition, sise au Musée dauphinois. Elle explore les relations tissées entre le Japon et l’Occident, et notamment la France, de la première rencontre en 1543 jusqu’à nos jours. Sujet vaste, on vous l’accorde, mais le musée ne s’y est pas perdu, en s’intéressant aux influences réciproques, aux ruptures et aux métissages engendrés par cette Histoire croisée, illustrée par de très belles pièces de collections. De l'armure de samouraï du Japon féodal aux figurines d'Astroboy en passant par les œuvres d'artistes japonisants du XIXe siècle, le public voyage à travers cinq siècles d'Histoire. L’exposition se clôturant sur le Japon d’après-guerre et la fascination qu’il exerce sur l’Occident. > musée dauphinois / www.ancien-eveche-isere.fr

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RENCONTRES CINé-mONTAGNE

OUTDOOR / Axées sur les pratiques et les disciplines de montagne, les Rencontres du cinéma de montagne sont le témoin depuis 20 ans des évolutions qui secouent le landerneau montagnard. Et même si la manifestation veut rassembler un public large, ce sont les mêmes passionnés qui chaque année se réunissent par milliers pour savourer la sélection de films. Ils sont même de plus en plus nombreux à vouloir assister aux dernières aventures filmées, à tel point que la jauge augmente avec 500 entrées supplémentaires par soirée. S’appuyant sur sa notoriété internationale, ce rendez-vous peut se permettre d’inviter les plus beaux protagonistes du moment. Et le public s’en régale lors de leurs interventions qui précèdent ou suivent les projections. Everest, grandes aventures, escalade, ascensions pluridisciplinaires, montagne en musique sont les grandes thématiques présentées cette année. On ne manquera pas non plus les passionnantes Rencontres montagnes et sciences programmées les 9 et 10 novembre après-midi. Une autre approche de la montagne, plus cérébrale. > au Palais des sports / entrée payante / www.montagnes-sciences.fr/ infos et réservation : grenoble-montagne.com

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fOIRE DE LA SAINT-mARTIN

COMMERCE / À l’instar de la foire de Beaucroissant, celle-ci aussi est très vieille. Créée vers 1360 pour ouvrir Voiron aux échanges économiques, la foire de la Saint-Martin a pris au fil du temps une ampleur énorme. Aujourd'hui, ce sont en moyenne 200 000 visiteurs qui arpentent les milliers de mètres linéaires d'étals des quelque 450 exposants de produits en tout genre. Si le bétail disparait de la SaintMartin vers l'an 2000, de jeunes agriculteurs le remettent au goût du jour en 2006. Vaches, cochons, moutons et cie se retrouvent ainsi place Saint-Bruno. Anecdote amusante : vers 1800, les représentants de la ville de Voiron avaient décidé de consacrer une rue ou une place à la vente d'un produit ou d'une famille de produits, d'où ces noms évocateurs. On trouvait ainsi des grains place Grenette (comme à Grenoble), le commerce du gros bétail rue Bouverie. Légumes, volailles, beurre et œufs sur les étals de la rue Blancherie… > voiron / www.voiron.fr


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fESTIvAL INTERNATIONAL DU CIRqUE

© pxhere.com

SPECTACLE / Créé en 2002, le Festival international du cirque s’est, depuis, placé au premier plan des compétitions organisées sur le territoire national, mais également au niveau européen, avec un orchestre vivant et plus de 3500 places assises. Il réunit chaque année plus de 80 artistes venus du monde entier, avec des numéros empruntant aux expressions circassiennes traditionnelles et contemporaines. Il est présenté par l’animateur-phare de TF1 Jean-Pierre Foucault et le « Monsieur Sport » de France Télévisions Laurent Luyat (pour la séance du samedi après-midi). Les spectateurs pourront assister aux meilleurs numéros de cirque du monde qui alterneront sur les deux pistes pour un show non stop. Le festival récompensera à sa clôture les meilleurs numéros de cirque du moment. > voiron / 06 20 88 22 31 / www.gcproductions.fr

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SALON DU LIvRE ALPIN

ALPES / Il y a 3 ans, le fameux salon du livre alpin, organisé par la non moins fameuse librairie des Alpes de Grenoble et l’association Ex libris, quittait le joli cadre de l’Ancien musée de peinture de Grenoble pour s’installer dans le Palais des sports en même temps qu’une manifestation emblématique de Grenoble : Les Rencontres du cinéma de montagne. Heureux changement selon l’organisateur puisque le salon profite d’un équipement plus confortable. Cette 27e édition fera la promotion de Belledonne et des Sept-Laux avec des partenaires très engagés  dans l'avenir culturel et patrimonial  de cette montagne. Des conférences seront proposées sur ce thème et vous trouverez sur place, comme à l’accoutumée, des livres rares, des auteurs et des associations. > www.librairie-des-alpes-grenoble.com / 04 76 51 57 98 / de 10 h à 20 h / entrée libre

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ÉVÉNEMENTS TEXTE : JÉRÉMY TRONC

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© Waldemar Świerzy

© Sebastian Kubica

© Aleksandra Niepsuj

le mois du graphisme d’Échirolles explorera près de 70 ans de création polonaise.

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jAPAN TOUCh ET SALON DE L'ASIE

CULTURE / La 5e édition du Salon de l'Asie se joint à la 20e de la Japan Touch : le temps d'un week-end, plongez dans les cultures zen et pop du continent asiatique. La pop culture, ses couleurs et son énergie sont évidemment présentes, avec cosplay, défilé de mode, focus sur Dragon Ball ou encore, pour les plus nostalgiques, un concert spécial Récré A2 (alors, on se sent vieux ?). Les amateurs de gastronomie ne seront pas en reste, ateliers cuisine et food corner seront de la partie. Au Salon de l'Asie, où la Thaïlande est invitée de prestige, on ne manquera pas les démonstrations d'arts martiaux, ni, à la Japan Touch, l'espace bien-être, pour un véritable dépaysement des corps. Plus de 200 exposants sur 22 000 m2... Avec ce gigantesque festival de culture asiatique, on quitte Grenoble pour se plonger avec délices dans les rues peuplées et vivantes des mégalopoles d'Asie. > eurexpo (Lyon) / À partir de 10h / tarifs : 13 € le samedi, 10 € le dimanche, 16 € pass week-end / www.salondelasie.com

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SANG D’ENCRE À vIENNE LE mOIS DU GRAPhISmE LIVRE / Quel est le point commun entre les écrivains Vargas, Férey, Chattam, Grangé, Pennac, Truc et Battisti ? Hormis que ce sont des auteurs célèbres de romans noirs et de thrillers, ils sont tous passés par le festival Sang d’encre à Vienne, positionnant ce rendez-vous littéraire comme un des plus importants en France. Cette année, on dénombre 56 auteurs invités. Il y a des écrivains de renommée nationale et internationale, mais les auteurs régionaux ne sont pas non plus oubliés. Vous pourrez tous les rencontrer au cours des traditionnelles séances de dédicaces et de rencontres. Les librairies de la ville seront aussi mises en avant pour des conférences et des tables-rondes. Expositions et animations ludiques complèteront le programme de la manifestation. > Place miremont et salle des fêtes, à vienne / 04 74 53 21 96 / www.sangdencre.org

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EXPOSITIONS / Depuis les années 1950, la Pologne est considérée dans le monde comme une terre de graphisme aux multiples talents ; un continent à elle seule où de belles pages d'histoire du design graphique se sont écrites. Paradoxalement, le graphisme polonais, qui inspira et inspire tant de créateurs à travers la planète, n'a a priori pas fait l'objet d'une grande rétrospective en France ou en Europe. Le mois du graphisme d’Échirolles compte réparer cette injustice en s’intéressant à divers thématique, des années 50 à nos jours  : le théâtre et l'opéra, le cinéma, le jazz, le cirque, le graphisme et l'illustration contemporaine. Dessins préparatoires, maquettes originales, affiches, couvertures de livres, photographies d’archives, films, dessins animés d’hier et d’aujourd’hui seront présentés dans une dizaine de lieux de l’agglomération grenobloise. > www.echirolles-centredugraphisme.com


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LITT²RATURE / En 10 ans, la formule de Livres à vous n’a pas changé : chaque année, deux invités d’honneur, l’un de littérature jeunesse l’autre de littérature adulte, s’entourent d’auteurs et d’artistes proches de leur univers littéraire. Mais pour cette 10e édition, trois auteurs ont été invités : Jo Witek, écrivaine française et auteure multi primée de livres adultes et enfants  ; Pierre Péju, romancier, il a également publié quelques livres jeunesses  ; et Rémi Courgeon, auteur et illustrateur pour la jeunesse. Leur univers sera étudié et travaillé en amont du festival à l’occasion de lectures, d’ateliers d’écriture ou de lecture à voix haute, d’expositions, en direction de tous les publics. Il explore ainsi tous les domaines artistiques (photographie, musique, danse, cinéma, arts plastiques, spectacle vivant…) au service des auteurs invités et de leurs livres. > voiron et Pays voironnais / www.livresavous.fr

© pxhere.com

LIvRES À vOUS

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INTERNATIONAUx DE PATINAGE

SPORT / Pour la 2e année consécutive, Grenoble, a été retenue pour accueillir les Internationaux de France de patinage artistique et de danse sur glace. Du 23 au 25 novembre, les meilleurs patineurs de la planète vont s’affronter au cours de cette étape du concours mondial, qui en compte six. Un défi sérieux donc, où pourront s’exprimer et sans doute briller nos athlètes français, après les Jeux Olympiques de Corée du Sud. On retrouvera notamment le couple vice-champion olympique  Gabriella Papadakis Guillaume Cizeron, ainsi que Vanessa James et Morgan Ciprès, médaillés de bronze aux championnats du Monde 2018. La compétition s’achèvera par un gala où se produiront les trois meilleurs athlètes. Un grand spectacle assuré. > Pôlesud, 1 avenue d’innsbruck à Grenoble / www.ffsg.org / 04 76 39 25 00

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ÉVÉNEMENTS TEXTE : JÉRÉMY TRONC

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fêTE DE LA NOIx À vINAy

© pxhere.com

D²GUSTATION / Après la récolte 2018 réalisée cet automne, les nuciculteurs fêtent le produit le plus représentatif de la région : la noix. C’est bien entendu l’occasion de la déguster sous toutes ses déclinaisons et préparations salées et sucrées. Des chefs cuisiniers locaux proposeront des démonstrations et des dégustations de recettes personnelles. Dimanche, un jury, avec un invité surprise, se prononcera dans un concours de pâtisseries et de vins de noix. Autre moment très attendu du week-end : le championnat des casseurs de noix. Il attire toujours de nouveaux participants pour défier les tenants du titre. > de 9h à 17h / au Gymnase et au Grand séchoir / vinay / www.vinay.fr / 04 76 36 36 10

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LIvRES EN mARChES

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SALON NATURISSImA

²COLO / Naturissima est devenu en plus de 30 ans le salon référence en Rhône-Alpes en matière de bien-être, de bio, de santé et d’écologie. On y retrouve les traditionnels exposants. Environ 200, qui ont la particularité d’être passés par un comité de sélection. Les visiteurs du salon sont ainsi un peu plus assurés du sérieux des prestations et des produits dont la production va dans le sens du  développement durable  et du  respect de l’environnement et des consommateurs. Les organisateurs ont aussi à cœur chaque année de proposer un riche programme d’animations : conférences, tables rondes, projections, animations, et espace regroupant de nombreuses associations impliquées dans les domaines de l’environnement et du développement durable. > alpexpo, avenue d’innsbruck / Grenoble / www.naturissima.com / 04 76 39 66 00

© pixabay

LITT²RATURE / Patrick Poivre d’Arvor, c’est bon, tout le monde voit à peu près qui c’est. Mais quid d’Yves Coppens ? L’autre tête d’affiche de Livres en marche est un paléontologue et un paléoanthropologue réputé, chroniqueur d'Histoire d'Homme  sur France Info. Ainsi le petit village des Marches en Savoie se paye ces deux invités prestigieux. Au côté des têtes d’affiche, plus de 35 auteurs, illustrateurs et artistes seront présents pour dédicacer leurs livres, ou pour simplement échanger. Les organisateurs n’ont pas oublié les enfants, qui pourront participer à une pléthore d’ateliers, ou ouvrir grand leurs oreilles lors des séances de lectures de contes. Enfin, une bourse aux livres (plus de 50  000) sera organisée sur les deux jours. > Les marches (savoie, vallée du Grésivaudan) / www.livresenmarches.com

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SALON ARTISA

ARTISANAT / À 30 jours de Noël, Spot voit toujours le salon Artisa  comme un passeur d’idées de cadeaux de qualité, originaux, rares, qui plus est avec un minimum d’éthique. Chaque artisan présent est passé par le filtre du comité de sélection, composé de professionnels des métiers d’Art et de la chambre des métiers et de l’artisanat de l’Isère. Autant dire que vous êtes loin de la production en série d’un objet standardisé que vous retrouverez dans la moitié des foyers grenoblois (merci les Suédois). Tableaux, bijoux, accessoires, luminaires, mobilier, créations textiles, vaisselle, jouets, chaussures... Le choix est vaste et qualitatif. Ainsi, parmi les  200 artisans d’art  présents au salon Artisa, vous en trouverez bien un chez qui dénicher une création pour augmenter la pile de cadeaux sous le sapin de Noël. > alpexpo, avenue d’innsbruck / Grenoble / www.artisagrenoble.com / 04 76 39 66 00

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mARChé DE NOëL DE GRENObLE

© Ville de Grenoble

ANIMATION / Cherchez de la « magie  » de Noël dans le dédale d’un supermarché ou d’un centre commercial, vous n’en trouverez guère. Essayez plutôt de fréquenter des lieux recommandables, comme le marché de Noël de la ville de Grenoble. Certes, on peut balayer d’un revers de main tout l’aspect commercial. Bête réflexe résiduel d’une jeunesse insoumise, car si on peut douter de la qualité des produits de certains stands, d’autres seront à même de vous fournir d’excellents cadeaux de Noël, avec un surcroît d’éthique sur lequel on ne peut décemment pas cracher. Noël étant également la fête des enfants, les organisateurs du marché ont tenu à les gâter au moins autant que leurs parents le jour J. De façon totalement anarchique (encore des restes de rébellion), on notera  : les puces savantes de Noël, le village de Noël, les spectacles, les concerts, les déambulations musicales, le père Noël qui abandonnera ponctuellement ses lutins pour faire un coucou aux petits terriens, la parade des lutins… Trop bien. > Centre-ville de Grenoble / www.grenoble-tourisme.com

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ÉVÉNEMENTS © Anjli Nayar

TEXTE : JÉRÉMY TRONC

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fESTIvAL INTERNATIONAL DU fILm DE mONTAGNE

CIN²MA / Voilà 35 ans cette année que le festival international du film de montagne d’Autrans propose en son cœur une compétition de films documentaireS dédiée à la thématique montagne sous tous ses aspects, permettant de provoquer le débat et la réflexion sur ce milieu. Au-delà des films, les programmateurs imaginent également des débats, des rencontres, des expositions, des concerts et d’autres approches variées. Thème retenu cette année : Corps en gage. « Que ce soit dans les conflits, dans les fuites pour survivre, dans les résistances, le corps est mis à mal ou mis en gage. Il peut aussi l’être dans les exploits ou expéditions. » Ces cinq jours de projection annoncent encore de belles découvertes et plein d’émotions. > autrans / www.festival-autrans.com

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fêTE DES LUmIèRES

BRILLANT / Chaque année, éclairagistes, designers, vidéastes, architectes, graphistes, artistes plasticiens, mais aussi compagnies de spectacles de rue, proposent des installations inédites et surprenantes au cœur de Lyon à l’occasion de la Fête des Lumières. Ne pas y aller au moins une fois dans sa vie, c’est manquer l’un des plus grands événements urbains au monde, 70 installations et spectacles grandioses ou insolites, et malheureusement, de fortes bousculades dans des rues saturées de tensions psychologiques. Cet aléas étant facilement contournable pour peu que l’on ne cherche pas les temps forts, pas forcément les plus intéressants, au profit des créations plus confidentielles et surprenantes. > Lyon / www.fetedeslumieres.lyon.fr

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vERTI'vOUISE

COURSE ET MARCHE / C’est une course à pied peu banale. Elle prend son départ de Voiron, en pleine nuit. Tout le trajet est illuminé et balisé par des spots lumineux et ponctué d’animations. Les coureurs se lanceront sur la version contre la montre tandis que les marcheurs préféreront la randonnée non chronométrée ! Le parcours de 400 mètres de dénivelé et de 2,6 km de long vous emmènera jusqu’au pied de Notre-Dame de La Vouise, située sur une colline dominant Voiron. Le sportif (ou le randonneur) pourra apprécier la vue qui embrasse toute la vallée du Voironnais et admirer la statue haute de 7 mètres. Enfin, l’événement est aussi caritatif puisque tous les bénéfices de l’épreuve sont reversés au Téléthon. > départ sur la place de la république à voiron / www.circuit-de-la-sure.fr


© FIFMA

08 DEC. 18

fESTITRAIL À AUTRANS

COURSE / Pour ce trail organisé dans le cadre du Festival international du film de montagne d’Autrans, les organisateurs proposent un seul parcours de 20 km pour environ 860 mètres de dénivelé cumulé. Mais il est réalisable seul ou à deux,  avec un premier relais de 7 km (330 mètres  de dénivelé) puis un second relais de 13 km (530 mètres de dénivelé). Autrans a aussi pensé aux jeunes, avec un parcours adapté aux scolaires, sur 1,5  km. Cet événement comme d’habitude animera le festival. Vu la date, il est malin de consulter la météo et le bulletin d’enneigement afin de prévoir le matériel en conséquence. Une bonne course pour ne pas perdre l’entraînement estival. > départ et arrivée au Centre des congrès à l’escandille à autrans / info@festitrail-autrans.com

08 DEC. 18

CROSS ITEC bOIS fLEURy

© pxhere.com

COURSE B PIED / C’est un événement sportif solidaire comme il en existe tant d’autres mais celui-ci est devenu, depuis qu’il a vu le jour en 1991, le plus important cross de la région avec près de 5000 participants chaque année. Il est du coup aussi l’un des plus lucratifs (plus de 40 000 € gagnés en 2013). Cette année, les bénéfices vont être engagés dans la création d’une unité familiale de néo-natalité. Les organisateurs proposent un parcours adultes de 7 km, un de 5 pour les lycéens et les marcheurs, et quatre parcours pour les enfants aux distances adaptées à leur âge. Le départ sera donné sur le campus universitaire, près de l’arboretum Ruffier-Lanche. > www.philippineduschesne.fr


DESTINATION

l'opéra de vichy.

TEXTE : BENJAMIN LEROY

© Luc Olivier

vIChy (ALLIER)

ÉLÉGANCE DÉBUT DE SIèCLE Héritage d’un passé où la ville était courue par le gratin mondain, pour ses thermes et ses distractions, Vichy propose une architecture et un cadre propices à la rêverie automnale.

D

éambuler dans les rues de Vichy, et se surprendre à y saisir l’écho de rires et de musiques venus d’une époque révolue, s’abuser à y croiser les ombres d’élégants messieurs portant fièrement la moustache ou de belles dames aux toilettes raffinées... Le décor vichyssois, hérité d’un temps où la ville était une bouillonnante destination mondaine, est en effet propice à enflammer l’imagination du visiteur. Prisée des curistes dès le XIXe siècle, Vichy va devenir the thermale place to be lorsque l’empereur Napoléon III va s’en enticher. Ses nombreux séjours entrainant une nette transformation architecturale de la ville. Flâner dans ses rues, c’est profiter d’une superbe et d’une élégance tour à tour Belle Époque, Art Nouveau ou Art Déco, dont on trouve des exemples à chaque coin de rue. Par un bel après-midi automnal, la promenade s’impose ainsi dans les rues piétonnes du centre-ville, pour se poursuivre jusqu’au kiosque à musique. Celui-ci est ceinturé d’une galerie marchande en fer forgé ouverte sur le square, « le Fer à Cheval ». L’endroit idéal pour rêvasser en observant tourbillonner les

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feuilles de novembre. Sur le chemin, vous ne pourrez pas manquer l’Opéra, bâti en 1865 à la demande de Napoléon III. L’amateur de cachet début de siècle sera également comblé par le Hall des Sources, combinaison de verre et d’acier typique de l’époque, où il pourra par ailleurs profiter des bienfaits de cinq des treize sources adorées des curistes. Dans un autre style (néo-classique, pour les curi... pardon, les puristes), le Pavillon des Célestins procure, avec ses sept arches ouvertes sur un parc, une impression beaucoup plus apaisée. De là, faites un crochet par les très agréables parcs Kennedy et Naopléon III (encore lui !), cousins des parcs Montsouris ou des Buttes Chaumont, avant de terminer votre journée en rejoignant les berges de l’Allier. Ou plutôt du lac d’Allier, puisque la construction d’un pontbarrage a transformé cette portion du fleuve en plan d’eau. Les abords sont aménagés et parfaits pour la promenade. Le long du chemin, vous découvrirez certaines des plus belles demeures de la ville, ainsi que les fameux chalets de l’empereur, construits à la demande de... devinez qui ?


charroux, classé "plus beau village de France".

ChARROUx

Pour une escapade dans la campagne bourbonnaise, nous ne saurions que trop vous recommander Charroux. À 30 km de Vichy, il est le seul village du département à pouvoir s’enorgueillir d’être classé parmi les « plus beaux villages de France ». Ancienne place forte et commerçante, Charroux jouit d’un magnifique panorama sur la plaine de la Limagne et les Monts d’Auvergne. Le village est surtout réputé pour son patrimoine bâti : façades en pierre sculptée, maisons à pans de bois et à encorbellement, puits... Sans faire ombrage à la Porte d’Orient, la maison du Prince de Condé ou la Tour de l’horloge, son haut-lieu demeure la Cour des Dames : une cour intérieure de la citadelle entourée de façades concaves.

LE ChALET DU GARDIEN

Avez-vous déjà séjourné dans un bâtiment classé au titre des Monuments Historiques ? Vichy et le Chalet du Gardien vous en donnent l’occasion ! Construit dans un style néo-médiéval à la fin du XIXe siècle sur une parcelle très réduite, afin d’héberger le gardien de la rue longtemps privée, le chalet est considéré comme la plus petite demeure de la ville. Les pièces tout en hauteur ne manquent pas pour autant de confort et la décoration, entre jouets rétro et étranges objets d’un autre temps, renforce le sentiment de se trouver en plein conte de fées. Alors n’hésitez pas à traverser le miroir, ne serait-ce que pour une nuit ! Mais ne tardez pas, le nombre de chambres est, vous l’imaginez, limité !

© Luc Olivier

mUSéE DE L’OPéRA DE vIChy

LE CARREfOUR DES qUATRE ChEmINS

Un lieu, quatre adresse ! Pour boire un verre ou manger un morceau, le carrefour des 4 Chemins est un lieu incontournable qui, par les nombreux établissements qui s’y sont installés, a une longue tradition de coudes levés. Côte à côte, 4 brasseries proposent leurs cartes et leurs terrasses pour une pause à regarder passer les gens et le temps. Il y a le Petit Pot et ses 106 printemps, le Saintonge qui devient salon de thé l’après-midi et propose des soirées café-théâtre, le Morny pour son ambiance cosy et feutrée, ou encore le Lutèce, façon brasserie parisienne, et son zinc brillant de mille feux. Si vous hésitez entre ces adresses recommandées par des spécialistes locaux, un conseil : essayez les toutes !

Un bâtiment aussi incontournable que l’Opéra de Vichy méritait bien qu’un musée lui soit consacré. C’est chose faite depuis 1987 avec cette structure unique en France, qui conserve et met en valeur les archives de l’Opéra. Le fonds du musée est un des plus importants dans le domaine, et pour cause : Vichy était tout de même surnommée un temps « la capitale d’été de la musique » ! À travers prés de 10 000 articles et documents (costumes, programmes, affiches et même une phonothèque), le visiteur revit l’histoire de la comédie, du théâtre et de la musique française. Jusqu’au 16 décembre, c’est le musicien Reynaldo Hahn qui se voit mis à l’honneur par la grande exposition annuelle du musée.

> VICHY : À 4 heures de Grenoble www.vichy-destinations.fr / www.allier-auvergne-tourisme.com > CHARROUX : À 30 min de vichy par la a719 / www.charroux.com > LE CHALET DU GARDIEN : Chambre pour 2 personnes à partir de 120 € 20 rue Hubert Colombier - vichy > MUSÉE DE L’OPÉRA DE VICHY : du mardi au dimanche de 14h à 18h. entrée 5 € (réduit : 4 €) / 04 70 58 48 20 / www.operavichy-musee.com

© Musée de l'Opéra de Vichy

PRATIqUE

les collections du musée de l'opéra de vichy.

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CARNET D’ADRESSES TEXTE : JÉRÉMY TRONC / JEAN-BAPTISTE AUDUC

SPOT A TESTé POUR vOUS ! *****

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il a l’air bien chaleureux ce lieu. et les vins y sont très bons. © À Saint Bruno

À SAINT bRUNO

BAR / Est-ce un bar ou un brocanteur ? L’estaminet À Saint Bruno a ouvert le 15 juin en estimant que les deux activités pouvaient parfaitement se marier. Un accord meubles-vins en somme qui interpelle puis séduit le client qui franchit la porte. À la tête de ce bar à chiner, on trouve Frédéric, Grenoblois, et Sandro, Parisien. L’un est passionné par les objets, la décoration, les plateaux de cinéma ; l’autre par le vin naturel, respectueux du terroir et de l’environnement. C’est donc le (bon) goût qui les rassemble ici, car on apprécie autant le cadre et ses objets à vendre, que la sélection de vins naturels, « vraiment au-dessus niveau qualité » estime Sandro, bref du « vrai pinard » selon lui. Une proposition qui s’inscrit dans la dynamique du quartier. > À saint bruno / 11 rue marx-dormoy, Grenoble / ouvert mardi, jeudi et vendredi de 17h à 23h

« ON PROPOSERA LE PARFUM CLÉMENTINE CORSE MI-DÉCEMBRE. PUIS VIN ChAUD EN JANVIER. »

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LA fAbRIqUE GIvRéE

« UN ACCORD MEUBLESVINS EN SOMME qUI INTERPELLE PUIS SÉDUIT LE CLIENT qUI FRANChIT LA PORTE. »

GLACIER / La décoration est à peine achevée. Mais déjà, elle impressionne de maîtrise, avec les carrelages effet bois, mixés avec des carreaux hexagonaux, les éclairages modernes et « le besoin d’avoir cette chaleur du bois, comme dans les montagnes », commente Martin Chauche, un des trois associés de la Fabrique Givrée. Il explique : «  l’idée est de moderniser le glacier de notre enfance  ». Ainsi, les saveurs de sorbets à l’eau de source d’Ardèche affichent aussi une dimension pâtissière. L’un des associés est d’ailleurs passé par de grandes maisons comme Fauchon. L’hiver s’approchant, les recettes de saison vont apparaître sur la carte comme « bûche de Noël », mais aussi des parfums éphémères. «On proposera le parfum clémentine corse mi-décembre. Puis vin chaud en janvier, ou encore un alliage de pomme/coing/vanille. On est en flux tendu de saison  », tranche Martin Chauche qui annonce 80% de fournisseurs à 100 km à vol d’oiseau de leur labo, proche de Tournon-Sur-Rhône. Le concept, né en Ardèche, essaime  : le magasin grenoblois est d’ailleurs le 9e. > 3, grande rue à Grenoble / 04 56 85 03 80 / www.lafabriquegivree.com


PITAyA GRENObLE

Portions généreuses dans un bol de bambou. © Jérémy Tronc

THAI / Pour une fois, c’est à une chaîne de restaurants que notre fine bouche s’intéresse. Attiré par les promesses d’une « incroyable immersion thaïlandaise » avec une cuisine dans « l’esprit des rues de Bangkock » à base de produits frais et sains (dixit le site de Pitaya), on débarque donc dans l’établissement sis place Grenette avec notre dictionnaire Thaï-Français, au cas où on y serait vraiment. Il se trouve que nous n’en aurons pas besoin, toute l’équipe étant parfaitement francophone. Mauvais point pour l’immersion. Blague à part, nous commandons un Nua Kao à 10,5 €, sélection difficile parmi tant de propositions alléchantes. On patiente en subissant la musique mainstream un peu trop forte à notre goût. L’agréable terrasse est plus tranquille mais remplie de clients profitant des rayons de soleil avant le déluge annoncé deux jours plus tard. En attendant on peut observer les cuisines et les plats, préparés en direct, façon wok, avec des produits frais (crevettes peut-être congelées). C’est rassurant. Le bol en bois de bambou arrive, rempli d’une portion très généreuse. Mais petite déception sur l’aspect du plat, trop uniforme, tout comme le goût. C’est exotique, certainement, mais aucune saveur ne ressort véritablement, au diapason d’une sauce (soja ?) trop présente et trop salée, anesthésiant les autres goûts. Les recettes de nos voisins sont plus aguichantes et nous avons envie de donner une seconde chance à cette adresse fort bien située à Grenoble. À suivre… > 6 place Grenette / 04 22 67 25 17 / Conseil : évitez les heures de rush, l'attente peut être très longue.

« ON DÉBARqUE DONC DANS L’ÉTABLISSEMENT SIS PLACE GRENETTE AVEC NOTRE DICTIONNAIRE ThAï-FRANçAIS. » des glaces originales et recherchées. © La Fabrique Givrée


CARNET D’ADRESSES TEXTE : JEAN-BAPTISE AUDUC

c’est le retour de la basket blanche. © 2018 Belledonne.co

bELLEDONNE, LA ChAUSSURE (PRESqUE) GRENObLOISE

SNEAKER / « Nous ne sommes  pas dans la ‘fast-fashion’, car on cherche une meilleure qualité, avec des produits qui durent  ». Ainsi se définit Antonin, un des trois associés de la marque Belledonne. L’équipe se rencontre à Grenoble et a ciré ensemble les bancs de GEM avant de se lancer dans la chaussure. «  Nous sommes passionnés par le prêt-à-porter masculin  », poursuit le jeune homme qui lance en dessinant, avec l’aide d’un ami designer, un premier essai pour lancer la marque. Leur modèle, unique pour le moment, (à 139€) est disponible en noir ou blanc, avec des variantes colorées. Surtout, les chaussures sont faites de cuir italien, avec un assemblage au Portugal. Il a séduit les clients sur la plateforme Ulule. Aujourd’hui, Belledonne se vend sur internet afin d’éviter « d’avoir des intermédiaires, et donc de maîtriser les prix », estime Antonin qui annonce avoir encore de gros stocks. Surtout, des nouveautés (dont des magasins éphémères) devraient arriver au cours de l’année 2019. > www.belledonne.co / www.instagram.com/belledonne.co/

« LES ChAUSSURES SONT FAITES DE CUIR ITALIEN, AVEC UN ASSEMBLAGE AU PORTUGAL. »

PROChAIN NUméRO.

© Jérémy Tronc

MUSÉES ET VISITES INSOLITES

Décembre 2018 N°166 - Sortie le 12 décembre.

Musées méconnus et surprenants au programme de ce numéro hivernal. Viens te mettre au chaud.

SPOT est un magazine du groupe UNAGI. 12, rue Ampère - 38000 Grenoble. S.A.R.L. au capital de 80 000 euros. RCS Grenoble : 420 090 573. Tél. : 04 76 84 44 60. Fax : 04 76 21 25 11. Mail : contact@spot-web.fr Directeur de la publication : Sébastien Rousset (srousset@groupe-unagi.fr - 04 76 84 44 61) Responsable de rédaction : Jérémy Tronc (jtronc@spot-web.fr - 04 76 84 79 38) Service commercial - Publicité : Sébastien Roy (sroy@groupe-unagi.fr - 04 76 84 79 36) / Mélodie Houet (mhouet@groupe-unagi.fr – 04 76 84 79 30) / Renaud Goubet (rgoubet@groupe-unagi.fr – 04 76 84 44 64) Ont collaboré au numéro : Jean-Baptiste Auduc. Alice Colmart. Assistante de direction : Magali Pochot (contact@spot-web.fr) Design : www.michelbarthelemy.com Maquettiste : Léa Alvarez Infographiste : Melvin Martin Responsable diffusion : Jean-Maxime Morel Tirage : 30 000 exemplaires en libre service, diffusés par DiffusionActive Impression Rotimpres (Espagne) La rédaction n’est ni responsable des textes publiés qui engagent la seule responsabilité de leur auteur, ni des erreurs ou omissions. Toute reproduction de SPOT est strictement interdite. www.spot-web.fr

30 sPot / Novembre 18


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QUE FAIRE LE WEEK-END A GRENOBLE ? Mensuel des loisirs urbains, événements et du tourisme régional.  

Magazine SPOT Novembre 2018 - édition GRENOBLE / Faire ses courses en vrac à Grenoble

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